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Novlangue est un univers totalitaire inspiré de 1984 (G Orwell)

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 CNODIAK111.07 ou Newton

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MessageSujet: CNODIAK111.07 ou Newton   Dim 20 Fév 2011 - 1:25

J'ai été conçut en 2137. J'ai 3 ans. Mais 3 ans quand on est né avec une IA et des programmes aussi chargés, ça n'équivaut pas à 3 ans de vie avec un cerveau humain.
Qui suis-je ?
Je suis immatriculé CNODIAK111.07. Ou plutôt... j'étais ? Car de 07, il n'en reste plus grand chose à par l'IA.

Le CNODIAK111 était un cyborg créé pour assurer efficacement la fonction de NOD. Un prototype doté d'une IA de série K111, avec programmes d'analyse émotionnelle, capacité d'apprentissage améliorée, et un tout nouveau programme de survie visant à le ramener au Centre en un seul morceau après chaque mission. Parce qu'une machine comme ça, ça coûte cher à l'Etat qui déplore trop souvent la perte bête de ses effectifs.

Les rebelles sont malins. La machine aussi est intelligente, mais jamais assez.
De plus ils ont quelque chose qui nous fait souvent défaut : les émotions et la capacité de les interpréter.
C'est une des innovations de CNODIAK111 : la possibilité de reconnaître les signes d'une manifestation émotionnelle, de l'analysée et d'en déduire les intentions ou la situation de l'individu. Ça va de la simple attitude nerveuse qui peut trahir l'insurgé au sein de la population, au simple fait de ne pas confondre un enfant qui cours pour jouer d'un rebelle en fuite. Cela aurait évité un certain nombre d'accidents.

Le CNODIAK111 était aussi doté d'un corps avec tous les équipement dernier cris. Et même trop d’équipement…
Trop de périphériques d’entrée et de sortie, un bazar de haute précision, trop élaboré pour mon IA, bien que cette dernière ait été boostée. Il a du y avoir une erreur dans ma conception.
Hélas, je n’en ai eu la certitude que lors de ma première mission.

Ce jour là, je cumulais les bugs et les insurgés ont profité d’un temps de chargement un peu trop long pour me causer d’importants dégâts. Quand je m’en suis rendu compte, j’avais déjà perdu un bras, j’avais un trou dans ma carrosserie et on m’avais dérobé quelques câbles. Mon programme de survie m’indiquait de me servir de mon bras restant pour tenir fermement le tuyaux qui pendait à mon côté, afin d’éviter que le liquide noirâtre ne continue de se répandre. Mon bouclier était HS et la commande de mes armes plantait. Une chance que mes jambes étaient toujours opérationnelles… du moins, le temps de m’enfuir assez loin.

J’avais échoué. Les ordres étaient alors de rentrer au Centre au plus vite. Mais vu mon état et mes défaillances, je savais que j’aurais été recyclé et ça, mon programme de survie ne le permettait pas. Il a fallut choisir entre les ordres et ce programme. Il y a peut-être eu un bug ou un vice de fabrication, car aillant été créé pour servir, je n’aurais pas du pouvoir choisir de désobéir. Ou peut-être que mes concepteurs n’avaient tout simplement pas pensé à ça lorsqu’ils m’ont programmer pour ne pas me laisser détruire bêtement. Finalement, le cerveau humain n’est peut-être pas si performant que ça.
Je décidais donc de ne pas rentrer au Centre.

Les rebelles m’ont poursuivit un moment en me tirant dessus, si bien qu’arrivé à la décharge, c’est sur les coudes que j’ai du ramper jusqu’à une cachette.
Mes différents capteurs encore en états m’indiquaient que la situation était critique. Ils avaient bousillé mon système de refroidissement et ma batterie semblait avoir un faux contact. Je tentais d’adopter une posture pour maintenir au mieux le courant et je passais en veille pour limiter la surchauffe et économiser mon énergie. Mais tôt où tard, il fallait recharger et réparer les dégâts. Sans moyen de me déplacer, j’étais fichu. Je n’avais plus qu’à attendre là, le tuyaux à la main et la diode clignotante, jusqu’à la panne généralisée.



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MessageSujet: Re: CNODIAK111.07 ou Newton   Dim 20 Fév 2011 - 19:17

J'ai été remis en marche. Je n'étais plus à la décharge mais dans un endroit qui m'était inconnu et en compagnie d'une rebelle, une mutante.
Je devais assurer ma fonction première, à savoir détruire les insurgés. C'est ce que j'aurais fait si j'en avais eu la capacité physique. Je n'avait plus qu'un bras et une tête. Ma batterie fonctionnait mais elle était sortie de mon thorax. J'ai vu une étincelle près de ma tempe droite, quand j'ai tendu la main pour tenter d'étrangler la cible. Puis l'image a commencé à sauter. Je voyais de la neige de temps à autre. J'avais du prendre un sacré coup dans les circuits.

La rebelle s'est écartée. Puis elle est revenue pour débrancher mon bras. Je n'avais alors plus aucun moyen d'accomplir ma fonction première. Je n'avais plus qu'à attendre de voir ce qu'elle ferait de moi. Inutile... est-ce que c'était ça, la frustration ? En tout cas, c'est sans doute ce qu'aurait ressenti un humain à ma place. Ça et la peur de mourir. Mon programme de survie m'indiquait un état plus que critique, bien que le courant était rétablis.
J'étais sans défense, à la merci de l'ennemi.

L'ennemi en question à fait "non" de la tête, la mine consternée, elle a soupirée et est partie chercher des choses dans ce qui ressemblait à la fois à une décharge et à un atelier. J'ai remarqué en passant qu'elle avait un bandage sur son bras, avec des taches de sang. La blessure devait être récente.

Je ne pouvais rien faire et elle était passée hors de mon champ de vision. Donc, je n'avait pas grand chose à voir non plus. J'en profitais alors pour parcourir mes fichiers de mémoire, afin de retrouver ce qui s'était passé depuis la décharge.

Cette mutante m'avait trouvée sous une portière de voiture. J'avais quitté mon état de veille pour passer simultanément en modes attaque et défense. Il fallait que je la détruise mais aussi que je l'empêche de me nuire. Seulement dans l'état où j'étais, j'ai juste pu agripper son bras. Je l'aurait broyé si elle ne m'avait pas fait lâché prise en me frappant violemment à la tête avec une grosse clef à molette.
Ensuite, elle a trainée mon corps inanimé jusqu'à un véhicule et m'a recouvert d'une bâche. J'ai fini de m'éteindre complètement pendant le trajet.

Elle a du me rebrancher après m'avoir partiellement démonté. Je pouvais voir mes jambes, un peu plus loin, dans un sale état et un certain nombre de mes accessoires éparpillés, dont certains grièvement endommagés.
Ce qu'il restait de mon corps allait-il servir à alimenter le trafic de pièce détachées, au marché noir ? Je me disais alors que j'aurais mieux fait de rentrer au Centre quand c'était encore possible. Mais une fois le programme de survie lancé, je n'avais pas réfléchis à quel serait la meilleurs façon d'être recyclé. Je n'ai pas pris en compte le fait que je risquais de tomber entre de mauvaises mains. Le but était plutôt de ne tomber entre aucune main, bien que je n'aurais certainement pas pu aller bien loin. Est-ce que c'est ça que les humains appèlent l'espoir ? Ou c'était peut-être juste une défaillance de mon IA. En tout cas, je réalisais que j'avais agis de façon stupide.



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MessageSujet: Re: CNODIAK111.07 ou Newton   Lun 21 Fév 2011 - 3:13

J'ai entendu mon bourreau parler au téléphone. Elle demandait à quelqu'un de venir pour reprogrammer une machine. Elle semblait ne pas vouloir donner trop de détail quant à la machine en question et a préféré attendre que l'informaticien arrive sur place pour lui exposer sa trouvaille.
Il semblait impressionné, surtout après avoir branché des câbles dans ma tête pour me relier à son ordinateur.


-Nom de dieu ! Emilie, tu sais au moins ce que c'est cet engin ?


-euh... une tête de cyborg ?


-J'en ai jamais vu des comme ça, avant. Ça doit être un nouveau modèle de CNOD. Je connais pas cette série d'IA.

-Tu vas quand même arriver à faire quelque chose ?

-Je vais faire de mon mieux. L'idéal serait de tout remettre à zéro pour le reconfigurer. La vache ! Ils l'ont sacrément boostée, son IA. Regarde moi-ça...

-Fais juste le nécessaire pour qu'il arrête de m'agresser.


-Il t'a agressé ? Et dis moi, qu'est-ce que tu comptes en faire une fois que je l'aurais arrangé ? Je te rappelle quand même que c'est un NOD.


-Je sais...


A ce moment là, la rebelle avait une sorte de tristesse dans la voix et le regard mélancolique. Elle essayait visiblement de masquer les regrets d'un passé douloureux en m'adressant un petit sourire, une expression de compassion, une sorte de pitié dans ses yeux humides. Mais cette petite voix et se regard lointain juste avant de reporter son attention sur mon crâne, m'indiquaient bien que ce n'était pas moi, la vrai source de sa peine. Plutôt un souvenir aussi lointain que son regard.
Tout ça, le monsieur ne l'a pas vu, il n'était surement pas équipé pour capter efficacement les manifestations émotionnelles. Alors il continua :


-Et tu sais que c'est une IA très compliquée ? Ça sera pas donné...

-ben... justement, fais le minimum pour réduire son agressivité et j'aurais de quoi payer.

Elle a eu un temps de réflexion. Ça aurait pu passer pour une hésitation, la personne semblant manquer un peu d'assurance. Mais la modulation de sa voix sur les premiers et derniers mots signaient le mensonge, l'entourloupe... elle lui cachait quelque chose. Le problème ne venait peut-être pas uniquement du prix à payer. Quelque chose d'autre la poussait à ne demander qu'un travail minimale sur mon IA.

Ainsi, certains de mes programmes furent piratés. Je perdais l'application automatique des ordres, en particulier la directive première. J'avais toujours conscience de ma mission fondamentale d'exterminer les rebelles, mais n'était plus obligé de l'accomplir. Dorénavant il faudrait que je prenne l'initiative de lancer manuellement l'application des ordres.
Ma mémoire aussi est restée intact et même inviolable. Il n'a pas put y accéder pour s'emparer d'informations confidentielles. Finalement mes concepteurs n'avaient pas été si mauvais, à moins que ce ne soit ce programmeur qui n'était pas assez compétant.

Puis tout s'est arrêté.
Quand j'ai été redémarré, quelque chose avait changé. Il y avait comme un vide dans mes donnés. Il manquait quelque chose.
Un humain peut-il savoir ce que cela fait de ne plus rien avoir qui vous pousse à agir ? Est-ce que les voitures continueraient d'avancer quand on appuis sur l'accélérateur si ce n'était pas automatique ? Et si elles pouvaient faire autre chose que d'avancer ? ... mais quoi ? Qu'est-ce qu'elles pourraient bien faire d'autre ? Rien, évidemment, ce ne sont que des voitures et elles n'ont pas l'intelligence pour concevoir l'idée de faire quelque chose. Mais c'est une image pour illustrer ma situation de manière simplifiée et plus compréhensible pour l'esprit humain.
Les humains apprécient les métaphores. C'est un outil de communication qu'il me faut encore développer.

Mais ce que j'ai perdu ce jour là, aurait-il put faire place à une chose nouvelle pour une machine ?
Est-ce que c'est ça, le libre arbitre ?



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MessageSujet: Re: CNODIAK111.07 ou Newton   Lun 21 Fév 2011 - 17:59

Une fois que le programmeur est reparti, j'ai eu une discutions avec la mutante. Enfin c'est surtout elle qui a discuté :

-Bon... alors maintenant, tu ne vas plus vouloir me tuer ?

-...

-Ah oui, c'est vrai que tu ne peux pas répondre puisque...


Elle a ramasser quelque chose pour me le montrer. Une sorte de petit appareil difficilement identifiable.

-tu vois ça, c'est ce qui te servait à parler. Et comme tu peux le voire il est un peu... tout cassé.
Désolée, ça doit être quand je t'ai tapé avec ma clef pour que tu lâches mon bras. Tu m'as fait mal, tu sais ? Mais bon, tu devais faire ton travail de NOD, j'imagine...

Et puis le reste de ton corps est aussi bien déglingué, mais je vais t'en faire un tout neuf si tu veux bien... tu veux bien ?
Bah j'imagine que oui. Même s'il ne sera pas aussi sophistiqué que ce celui d'avant, ce sera toujours mieux que rien.
Par contre, il y a une condition. Je te fais un corps, mais ce n'est pas pour que tu puisse à nouveau m'agresser ! Tu dois me promettre d'être sage. D'accord ?

Elle le savait que je ne pouvais pas répondre, alors pourquoi s'obstinait-elle à me poser des questions ?

-euh... fais moi un signe si tu es d'accord... cligne des yeux par exemple...euh non, c'est vrai que tu n'as plus de paupières. D'ailleurs, je ne sais pas si tu t'en rend compte, mais tu n'as plus de visage. Il était... bien amoché. J'ai préféré te l'enlever, ça m'écœurait un peu...qu'est-ce que tu pourrais faire comme signe...

Tout ce que je pouvais encore faire, c'était bouger mes caméras, alors j'ai regarder alternativement le sol et le plafond.


-Bah voilà ! Tu n'as qu'à bouger les yeux comme ça pour dire que oui, tu promets de ne pas m'attaquer.

Je recommençais le même mouvement pour confirmé et elle était contente.

Elle m'avait fait faire une promesse. Mais qu'est-ce qu'une promesse ? Un ordre qu'on est obligé d'appliquer une fois qu'on l'a accepté ? Mais qu'est-ce qui l'assurait que j'allais la tenir maintenant que mes ordres n'avaient plus d'application automatique ? Plus rien ne m'obligeait à faire ce qu'on me demandait.
J'ai accepté avec les yeux parce que je n'avais pas beaucoup d'autres options. Je ne peux rien faire en étant qu'une tête sans visage et sans voix. Elle le savait, alors aurait-elle été assez bête pour penser que j'aurais pu refuser qu'elle me donne un nouveau corps ?
Peut-être pensait-elle que j'étais capable d'être honnête, comme un humain. Mais une machine n'a pas a être honnête car elle est normalement dotée de programmes plus fiables qu'une simple promesse.
Je n'étais pas sensé pouvoir mentir. D'ailleurs, il n'y a pas de programmes pour ça. Seulement ma fonction devait m'interdire de laisser l'ennemi sain et sauf et le programme de survie était chargé de faire ce qui était dans mon intérêt.

Qu'allais-je bien pouvoir faire une fois qu'elle aurait terminé ?
Peut-être apprendre de nouvelles notions qui vont avec le libre arbitres ? Des notions telles que la promesse, l'honnêteté, le mensonge... est-ce que j'allais devoir remettre en cause ma fonction première ?
Mais si je ne pouvais plus faire mon travail de NOD, qu'est-ce que j'allais bien pouvoir faire ?



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MessageSujet: Re: CNODIAK111.07 ou Newton   Mar 22 Fév 2011 - 0:44

N'étant qu'une tête avec un champ de vision limité, je n'ai pas pu voir où elle avait rangé ce qu'il restait de mon ancien corps.
Quant au nouveau, elle mettait du temps à le confectionner.

Il lui fallait parfois chercher de nouvelles pièces et elle avait aussi son travail, des clients à satisfaire pour gagner sa vie.

Tous les jours, elle me parlait en bricolant. Emilie est très bavarde quand elle ne reçoit pas de visite de ses congénères. Ce qui est étonnant puisqu'elle me parlait justement comme à un congénère, comme si j'étais son égal et pas juste un morceau de ferraille avec un disque dur.

Elle me parlait de choses et d'autres, du temps qu'il faisait, de ce qu'elle était en train de bricoler, de ses sculptures... à quoi ça sert, une sculpture ? Pourquoi elle fait ça ?
Elle me racontait aussi ses joies, ses misères, sa colères après avoir traité avec un client abusif... Elle parlait, elle parlait et moi, j'écoutais. Qu'est-ce que je pouvais bien faire d'autre de toute manière ?
Pourquoi est-ce qu'elle me parlait autant, alors qu'aux siens elle ne disait presque rien ? Peut-être parce que moi je ne parlais pas. Un besoin de combler le silence ? Mais avait-elle besoin de moi pour ça ?

Elle aurait pu continuer à raconter des choses à n'importe quel objet, quitte à ne pas attendre de réponse. Et pourtant, c'était toujours à moi qu'elle s'adressait, et elle s'assurait de temps en temps que ma batterie était toujours chargée afin que je ne m'éteigne pas.

Elle m'a aussi donné un nom. Un nom humain : Newton. Elle disait que ce nom avait été porté par de grands savants et que c'était aussi une unité de mesure de force. Elle trouvait que ça m'allait bien et elle espérait que ça me plaise. Personnellement je n'avais rien contre, mais de là à dire que ça me plaisait... C'est étonnant cet tendance qu'elle a toujours eu à m'attribuer des émotions humaines. Pourtant, elle savait bien que je n'étais pas comme elle. Peut-être lui arrivait-il de l'oublier.

Le soir, elle me disait "
bonne nuit Newt" et allait dormir dans une autre pièce. Moi je restait branché dans l'obscurité. Je n'avais pas grand chose à faire, encore moins que la journée, alors j'occupais ce temps à penser.

Par exemple, je pensais à quoi pouvait bien ressembler le sommeil. Les humains font des rêves. Il parait que certains sont plaisants et que d'autres sont des cauchemars. Le plaisir étant interdit, ils ne devraient faire que des cauchemars ou ne pas rêver du tout. Mais comment savoir si quelqu'un fait des beaux rêves ou pas ? Et comment pourrait-on les empêcher de commettre un délit de plaisir pendant leur sommeil ? Est-ce que les implantés font des rêves ?
Dire que l'être humain à un cerveau qui fonctionne constamment, allant jusqu'à se créer des images pendant qu'il dort... A quoi ça lui sert ?

Chaque nuit pendant plusieurs mois, je me posais comme ça bon nombre de questions sans réponses. Quand j'aurais à nouveau une voix, peut-être allait-elle pouvoir y répondre...


Enfin arriva le jour où j'allais avoir ce nouveau corps. La rebelle m'a débranchée le temps d'y installer mon IA et de faire les raccordements.
Quand j'ai été remis en marche, la première chose que j'ai vu, c'était ses genoux.



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MessageSujet: Re: CNODIAK111.07 ou Newton   Mar 22 Fév 2011 - 19:24

Si ma caméra était à hauteur de ses genoux, je pensais que c'était à cause de ma position. J'ai voulu me lever, mais j'étais déjà debout.
J'ai tenter d'inspecter mon nouveau corps, chose pas évidente vu le manque de souplesse et la pauvreté des capteurs.
J'ai bien repéré quatre pieds mais pas de bras. Pas d'armes non plus, pas de bouclier, pas de turbo-jet et même pas de GPS intégré. M'avait-elle vraiment donné un corps ou est-ce que j'étais devenu un tabouret ou une table basse ? Un repose pied peut-être ?

Déçut ? Vous croyez ? Voyons, un robot ne peut pas être déçut, pas plus que joyeux ou triste. Ça, c'est des trucs d'humains. Mais un corps avec un peu plus d'options, ça aurait été beaucoup mieux. Qu'est-ce que j'allais bien pouvoir faire avec ça ?

Quand j'ai voulu lui demander qu'elles étaient mes options (au cas où il y en aurait que je n'avais pas détecté), tout ce que j'ai pu faire, c'était émettre un genre de grincement sonore et dis-harmonieux. Impossible d'articuler un mot avec cet équipement là.

Ce nouveau corps n'était certes pas aussi performant que l'ancien, mais je pouvais au moins me déplacer de nouveau... pas aussi facilement que j'en avais l'habitude. Je manquais d'agilité. L'engin était lourd et peu maniable. Toute fois, il avait comme avantage d'être assez stable. Et puis quatre pieds, c'est pas bien compliqué à gérer, je ne risquais pas de ramer avec ça.

Maintenant que je pouvais à nouveau me mouvoir, qu'est-ce que j'allais faire ? Tenir ma promesse ou assurer ma fonction première ? Cette deuxième option me semblait bien compromise au vu de mes capacités physiques. Qu'est-ce que j'aurais bien pu lui faire, à part lui marcher sur le pied ?


-Alors, comment tu te trouves ?


Court sur pattes, mais ça je ne pouvais pas lui dire. Tout ce que je pouvais faire pour lui communiquer mon impression, c'était de me pencher un peu sur le côté, de lever un pied et de le bouger façon handicaper qui essaie de faire coucou (avec le coude plus haut que la patte). Et en plus, ça grinçait.

-Ça ne vaut surement pas ton ancien corps, mais j'ai fais ce que j'ai put. Je me suis appliquée. Avec ça, tu vas pouvoir te promener partout dans l'atelier. Mais pas de bêtises hein ? Si tu es sage, j'aurais d'autres pièces avec lesquelles t'équiper.

Je l'écoutais et la regardais sans rien dire (forcément, puisque je n'avais toujours pas la parole) alors elle s'est agenouillée devant moi pour venir poser sa main sur le côté de ma tête et me parler d'une voix douce et compatissante.


-Désolée, c'est tout ce que je peux faire pour le moment. Tu penses bien que je ne peux pas te donner des mains, ni même des pinces. Ce serait trop risqué pour moi. Je ne tiens pas à me faire étrangler... Mais tu m'as l'air déjà beaucoup moins agressif. Et si on arrive à s'entendre, peut-être que je pourrais te permettre plus de choses.
... t'es pas obligé d'être un NOD. Ils t'ont donné une IA pour nous détruire, mais c'est pas à eux de décider de ce que tu en fera.


Mais alors, qui décide ? Elle ? Et qu'est-ce que je pourrais en faire, si je ne suis plus un NOD ? Est-ce vraiment possible de ne plus en être un ? Est-ce que ce n'est pas comme de demander à une voiture de ne plus être un véhicule ? Un humain peut changer de fonction, mais une machine peut-elle faire autre chose que ce pour quoi elle a été programmée ?

En tout cas, je décidais de faire ce qui était dans mon intérêt (et ce qui était à ma porté). Donc comme elle me l'avait demandé, j'allais "être sage".



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MessageSujet: Re: CNODIAK111.07 ou Newton   Mer 23 Fév 2011 - 1:46

Chaque jour je continuais à l'écouter sagement. J'avais visité l'atelier et en connaissait chaque recoin. Je savais où se trouvait chaque chose. Il ne me restait qu'un endroit à explorer, une pièce à laquelle je n'avais pas accès : la "chambre" d'Emilie. La porte en restait toujours fermée. Il y avait aussi les objets rangés en hauteur que je ne pouvais pas connaitre.

Mais le plus intéressant à observé, c'était elle.
J'examinais ses moindres gestes, de ses trois mains avec mon seul œil. Ce quelle faisait, j'aurais été capable de le refaire si j'avais eu des bras. Je savais où elle égarait ses outils et l'aidais à les retrouver. Alors elle était contente de moi.

Emilie à souvent un geste quand elle est contente de moi. Elle pose sa main sur ma tête et elle la bouge doucement en me souriant. J'ai bien quelques capteurs sous ma carrosserie pour ressentir ses caresses, mais je crois qu'elle les apprécie plus que moi. Me toucher lui fait plaisir. Et moi je la laisse faire. J'accepte d'être l'objet de son délit.
Je la laisse aussi faire des sculptures alors qu'elle n'a pas son permis d'art. Je sais qu'elle n'a même aucun permis, pas même celui de conduire les véhicules volants qu'elle affectionne et encore moins celui de posséder un cyborg. Mais qu'est-ce que je pouvais y faire ? Et puis j'ai décidé de rester sage, comme elle dit. Si je lui faisait ce plaisir, elle allait m'équiper avec de quoi faire autre chose que marcher et aboyer.

Avoir un corps aussi simple présentait tout de même certains avantages. Ma mémoire n'étant plus encombrée par un surplus de périphériques, mon IA pouvait tourner à plein régime. J'exploitais alors au mieux mes programmes de raisonnement et d'apprentissage. Mais malgré cette intelligence, il restait des problèmes irrésolus.

Était-elle en train de me soudoyer ? Je ne réagissais pas à ses délits, en échange de quoi elle me donnerait de l'équipement. Je m'abaissais même à accepter ses caresses pour entrer dans ses bonnes grâces. Et une fois qu'elle m'aurait donné quelque chose, est-ce que j'allais continuer à bafouer ma fonction pour en obtenir plus ?

Au bout de quelques semaines, elle m'a fixé une mâchoire. Je pouvais mordre mais ne l'aurait pas fait, car c'est pas avec une morsure, même puissante que je l'aurais neutralisée. Et même si j'avais pu le faire, qu'est-ce qu'il se serait passé ensuite ? J'aurais eu du mal à quitter l'atelier avec mes petites pattes. Si j'arrivais quand même à passer la porte, où est-ce que j'aurais pu aller ensuite ? Aller exterminer les autres insurgés des environs ? Trop nombreux, je n'aurais surement pas fait long feu face à eux. Je n'aurais pas pu rentrer au Centre non plus, pas avec cette carosserie made in Bas-fonds. Je n'aurais même pas été recyclé mais purement pulvérisé.

Peut-être allait-il falloir être sage assez longtemps pour obtenir de quoi me sauver d'ici et faire mon travail. Ou peut-être allait-il falloir que je renonce pour de bon à ma fonction...

Si je n'étais plus un NOD, qu'est-ce que je serais ? A quoi j'allais servir ?
Il y eu un évènement qui m'apporta des réponses.

Un soir, un client est entré, un insurgé. J'avais accepté d'être sage avec Emilie, de ne pas la blesser, mais qu'en était-il des autres rebelles ? La mutante était partie dans sa chambre, chercher de la monnaie. Je profitais que l'autre hors la loi était occupé à remplir ses vêtements avec les objets des étagères pour lui broyer le tibia avec ma mâchoire. Alerté par son cri de douleur, la mécanicienne est arrivée en courant et a vu les objets tomber de son congénère. Surprise elle a hésité un instant avant de me dire de lâcher prise. Elle était en colère, mais j'ai compris à son attitude que ce n'était pas après moi qu'elle en avait le plus. Elle était tellement furieuse que j'ai presque cru qu'elle allait m'aider à l'achever. Au lieu de ça, elle l'a juste prié de partir immédiatement en ponctuant sa demande de quelques grossièretés.

Une fois que le voleur boiteux est parti, elle m'a exprimé sa colère, sa déception et aussi une forme de détresse, une profonde mélancolie mêlée d'anxiété. Elle se lamentait sur le fait qu'on ne peut faire confiance à personne.
C'était pourtant bien elle qui m'avait demander de lui faire une promesse.
Et moi, est-ce que je devais lui faire confiance quand elle disait qu'elle me récompenserait si mon comportement lui plaisait ? Ou peut-être que notre relation était exceptionnelle, au point que nous pouvions nous faire confiance plus que deux être humains entre eux...

Au lieu de me reprocher d'avoir blessé un de ses semblables, elle m'a remercié de l'avoir empêché de lui nuire. Je voyais aussi qu'elle avait peur. Cet incident l'avait bouleversé. Elle songeait que ça aurait pu être un assassin ou un violeur. De plus, parmi les objets qu'il avait fait tombé, elle avait trouvé une arme qui n'était pas à elle. Depuis quand les clients venaient-ils armés ?
Je suis venu placer ma tête sous sa main pour l'apaiser. Ce geste l'a émut aux larmes. Elle me l'a encore dit, "
merci" et elle a passé ses bras autours de moi.
Si je pouvais utiliser ce qu'elle me donnait pour assurer encore ma fonction en arrêtant quelques criminels qui se présentaient dans l'atelier, je voulais bien accepter ses câlins en échange. Cette attitude bien que répréhensible fut rapidement récompensée.



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MessageSujet: Re: CNODIAK111.07 ou Newton   Jeu 24 Fév 2011 - 17:16

Le lendemain même de l'incident avec le voleur, Emilie m'a présenté un canon qu'elle avait récupéré et retapé. Elle avait lustré l'arme, je pouvais y voir mon reflet. C'est d'ailleurs comme ça que j'ai su que cet arme rudimentaire était assortie à ma carrosserie.
Elle était très contente de me l'offrir et n'a pas mis longtemps à me l'installer sur le dos. Elle ne le dis pas, mais je sais que cette mutante adore me bricoler, tripoter mes pistons, lubrifier mes rouages... elle est très fière du corps qu'elle m'a construit, même si elle préfère se montrer modeste quand elle m'en parle. Elle doit se dire que je préférais largement mon ancien corps. Peut-être même a-t-elle peur que je me moque de celui qu'elle a confectionner. Toujours cette tendance à m'attribuer des émotions, mais l'humour et le sarcasme sont des notions humaines dont je ne maitrise pas toute les subtilités.

Ce jour là, ce n'est pas seulement une arme qu'elle m'a confié, mais aussi plus de confiance et un travail. J'ai un canon pour la défendre, elle et ses biens. C'est du moins l'usage qu'elle m'autorise à en faire. Hors, ma fonction première m'ordonne de l'utiliser à l'extermination des rebelles.
Heureusement que je n'ai plus l'automatisme d'appliquer les ordres programmés, sinon je n'aurais pas pu accéder à la requète d'Emilie, j'aurais du la tuer et je me serais retrouvé sans personne pour s'occuper de moi.
Je ne peux pas entretenir tout seul mon corps. J'ai bien la possibilité de me brancher moi-même sur le secteur pour recharger ma batterie, mais mon autonomie ne va guère plus loin. Mon programme de survie juge donc nécessaire de coopérer avec elle.

Quant aux visiteurs, c'est toujours le même problème. La mécanicienne n'approuve pas ma fonction première quand je veux l'appliquer à ses clients sauf si elle estime qu'ils sont en tort. Pour moi, le simple fait qu'ils marchandent avec une insurgée les met déjà en tort. De plus, la plupart d'entre eux sont des hors la loi avérés.
La loi d'Emilie est bien différente de celle de mes fichiers, ce qui nous met parfois en désaccord. Mais si je m'obstine à vouloir appliquer la loi de Novlangue, elle va me démonter. Ce serait vraiment regrettable, surtout depuis qu'elle a promis qu'un jour elle m'emmènerait avec elle, dehors. Cela vaut peut-être la peine d'être très sage.

Je n'ai plus grand chose à apprendre de cet atelier. Les journées se répètent, les cibles sont rares et mon potentiel trop peu exploité. Côtoyer cette humaine au quotidien est une chose enrichissante. J'en apprend beaucoup sur le comportement des non-implantés et donc sur mes cibles potentielles. Mais les cibles en questions, c'est à l'extérieur de cet atelier qu'on en trouve le plus. Je sais aussi que tous les rebelles ne fonctionnent pas tout à fais de la même façon. Il serait intéressant d'en étudier d'autres, à défaut de pouvoir les exterminer.
Il est évident qu'à l'extérieur comme à l'intérieur, celle qui s'occupe de moi n'approuvera pas que j'extermine tous ses semblables que je rencontrerais. Je devrais me contenter de suivre mes autres objectifs dont celui d'apprendre des choses sur mon environnement et les personnes qui le composent. En thermes humains, je suis programmé pour être curieux. C'est un objectif secondaire à la fonction première, mais tant qu’il y a des objectifs applicables… N’est-ce pas cela qui fait la différence entre un cyborg et un tabouret : avoir des objectifs ?


Je fut le CNODIAK111.07.
Je suis Newton et je ne suis pas un tabouret.
Est-ce que je serais encore un NOD ? Est-ce que je me soumettrais aux lois des rebelles ? Une machine peut-elle changer de fonction première ?


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MessageSujet: Re: CNODIAK111.07 ou Newton   Mer 27 Juil 2011 - 1:11

CHAPITRE 2

Quelques temps plus tard...


Emilie avait confiance en moi. Elle m'autorisait même à entrer dans sa chambre-bureau. Elle était contente que je sois là à son réveil et que je passe la voir dans son lit le soir pour qu'elle me dise "bonne nuit". Il est même arrivé qu'elle s'endorme avec un bras ou deux par dessus ma tête. Je n'ai pas bougé pour pas la réveiller. De toute façon, cogiter sur son lit ou ailleurs, ça fait pas grande différence pour moi. En plus elle a une multi-prise à côté de son lit, donc ça ne m'a pas empêché de recharger ma batterie.
Il faut en prendre soin de cette humaine sensible. Elle est très émotive. Il parait qu'on peut mourir de peur ou de chagrin. Je ne voudrais pas que ça lui arrive. Alors je veille à son bien-être comme sur sa santé.

Mais depuis quelques temps, elle m'a de nouveau interdit l'accès à sa chambre. Pourtant, il ne m'a pas semblé pas avoir fait quelque chose de mal. Alors j'ai essayé une "ruse" humaine pour obtenir ce que je voulais : j'ai boudé. Des fois ça marche entre eux. Quand l'un fait la tête, l'autre vient le voir et s'excuse, retire ce qu'il a dit, lève une punition... bref, ce montre plus conciliant.
Je n'ai pas obtenu qu'elle lève l'interdiction, mais elle a dit qu'elle était désolée, que ce n'était que temporaire, pas pour me punir...
Qu'est-ce qui pouvait bien justifier qu'elle m'empêche d'entrer temporairement ? Des cachoteries ? Des travaux ? Elle refaisait la déco de sa chambre ? Une envie de s'isoler ? Ses menstruations ? Ou une autre fantaisie humaine que j'ignore ? J'ai eu beau gesticuler, je n'ai pas eu plus d'informations de sa part.

Régulièrement, elle s'enfermait dans de ce bureau. Elle y emmenait des outils en cachette, mais je voyais bien qu'il en manquait dans l'atelier. Et je me demandais pourquoi est-ce qu'elle y emmenait des choses en essayant de d'être discrète. Peut-être qu'elle faisait des travaux. Un nouveau mobilier ? Avec des plaques métalliques et de circuits électroniques ?
Bonne ou mauvaise surprise ? En tout cas, elle me cachait quelque chose. Il fallait que je sache.
Pour une fois qu'il y avait un vrai mystère matériel à découvrir dans cet atelier que je connais par cœur...

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Dernière édition par Newton le Mer 27 Juil 2011 - 2:11, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: CNODIAK111.07 ou Newton   Mer 27 Juil 2011 - 2:08

Première tentative :
Je profitais qu'Emilie dormait pour m'emparer d'un pied de biche. La partie recourbée allait me servir à appuyer sur la poignet de la porte, tandis que l'autre bout, je le tenais dans ma gueule comme je pouvais.
Je l'ai échappé 3 fois. Ça a réveillé l'humaine qui est venu voir ce qui se passait. Pas de main pour cacher l'outil dans mon dos et de toute façon, avec le dos sur le dessus, ça n'aurait pas servi à grand chose. Alors j'ai lâché l'objet et me suis jeté dessus à plat ventre avant qu'elle n'allume la lumière. Elle a cru à une défaillance de m'a part, comme si j'avais pas fait exprès de tomber, les pattes écartés. Elle a voulu m'examiner et à fini par trouver le pied de biche. Alors elle l'a rangé là où je ne risquait pas de le faire tomber : sur une étagère, en hauteur.
Échec.

Deuxième tentative :

Je pied de biche n'était visiblement pas l'outil adéquat pour découvrir ce que cachait ma mécanicienne derrière cette porte. Trop lourd et trop peu maniable à cause d'une forme inadaptée à ma morphologie.
Qu'à cela ne tienne, il suffisait d'en trouvé un autre plus approprié, avec une double courbure que je n'ai pas à me mettre sur mes pattes de derrières (je n'ai pas une très grande amplitude de mouvement quand je lève la tête. Je ne suis vraiment pas très souple dans ce corps de quadrupède), et un côté large pour mieux le tenir entre mes dents.
Hélas, il n'y avait pas d'objet comme décris ci-dessus, dans l'atelier. J'allais devoir le fabriquer et sans qu'Emile ne se doute de rien.

Alors un soir, j'ai subtiliser un tuyaux et je l'ai caché sous un meuble. Le lendemains, je testais l'attention de la bricoleuse en m'éloignant et en allant faire un peu de bruit plus loin, pendant qu'elle travaillait. Elle est venu voir trois fois ce que je manigançait, m'a posés des question auxquels je ne répondais évidemment pas (pour une fois, ça m'arrangeait de ne pas être équipé pour parler), puis elle a fini pas ne plus prêter attention à ce que je faisais. Le surlendemains, je faisais la même chose. Elle est venu voir deux fois et comme la veille, elle n'y a plus porté attention, alors j'ai commencer à bricoler.
J'ai ressortit le tuyaux et j'en ai aplati une extrémité à force de sauter dessus. Puis je l'ai tordu avec mes dents et mes pattes pour lui donner la forme d'un S allongé. Ce corps n'était ni souple ni léger ni moderne, mais il avait là l'avantage d'être lourd et puissant.

J'ai caché mon outil sur mesure et j'ai attendu la nuit, que l'humaine s'endorme à nouveau. L'objet m'allait très bien : un bout assez plat et tordu de façon à avoir une bonne prise sans devoir lever la tête, une partie assez longue pour compenser mes courtes pattes et une extrémité supérieure qui m'a permis d'appuyer sur la poignet.
La porte s'est ouverte. Mais l'objet qui m'a servit à l'ouvrir étant en plein devant mon unique œil, j'ai du le poser pour voir quelque chose. Une bâche. J'ai pas eu le temps de la tirer pour voir ce qu'il y avait en dessus. J'ai pas fait beaucoup de bruit en posant l'outil, je me suis appliqué, mais quand j'ai fait un pas à l'intérieur, ça a réveillée Emilie. Elle m'a demandé de sortir et a gardé mon outil de son côté de la porte. Maintenant, elle ferme la porte à clé la nuit et pendant la journée quand elle n'est pas dans son bureau.
Échec critique

troisième tentative :

J'avais perdu la bataille, mais pas la guerre. La porte ne s'ouvrais plus que quand Emilie y entrait ou en sortait. J'en déduisais que c'était à ces moment là qu'il fallait que j'essaie de passer.
La solution la plus simple est parfois la meilleurs. J'ai attendu le matin qu'elle ouvre sa porte et j'ai foncé entre ses jambes. Mais j'étais un peu large. Elle m'est tombée dessus, les jambes de chaque côté de ma tête et le nez sur mon canon. Je me crois qu'elle s'est fait mal, alors je me suis arrêté.

Elle a crié et elle a dis des grossièretés. Ma bienfaitrice était en colère. J'ai du aller un peu trop loin. Elle m'a fait la tête pendant presque toute la journée. Mais moi, je n'ai pas de mots pour nous réconcilier. Sinon je me serais excusé et j'aurais peut-être pu trouvé un terrain d'entente.
J'ai essayé de me montrer plus câlin que d'habitude, parce que je sais qu'elle aime bien quand je fais le mignon. Mais elle n'avait pas l'air enchantée que je frotte ma tête et mes flans contre ses jambes pendant qu'elle travaillait. Et encore moins quand je lui ai accidentellement marché sur le pied. Vraiment pas pratique ce corps. La pauvreté de mes capteur me faisait manquer de délicatesse et de précision. Elle a encore crié et m'a insulté. Alors j'ai décidé de me tenir tranquille dans un coin, pour ne plus la gêner.

Heureusement, elle n'est pas trop rancunière et est revenu vers moi le soir pour me parler et me caresser la tête. Elle m'a dis de pas être triste. Est-ce qu'on est forcément triste quand on reste seul dans un coin sans bouger ? Et puis moi je ne lui en veut pas de m'avoir crié dessus. Elle par contre, j'ai bien vu qu'elle n'était pas complètement sincère quand elle m'a pardonné. Je l'ai vu lever les yeux au ciel pendant trois quarts de seconde et plusieurs fois dans la même conversation (si on peut appeler ça une conversation, vu qu'elle est seule à parler. Mais elle a l'habitude).
Bref, encore un échec.

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MessageSujet: Re: CNODIAK111.07 ou Newton   Jeu 28 Juil 2011 - 0:17

Les trois premières tentatives de voir ce qui se cachait dans la chambre ont échoué non sans dommages collatéraux. Ça devient de plus en plus compliqué d'élucider le mystère. Aussi, je crains que ma relation avec ma mécanicienne ne se détériore d'avantage.
Ça devient tendu.
Peut-être serait-il plus prudent d'abandonné cette quête... ou de la remettre à plus tard, le temps qu'elle se remette de ses émotions et qu'elle ne se méfie plus.

Quoiqu'il en soit, il est temps d'être gentil, de rester sage, de se faire vraiment pardonner.
On ne m'aurait jamais demander ça du temps où je faisais parti du NOD. Mais j'ai appris des choses et il faut savoir s'adapter.
Je peux m'estimer heureux de ne pas avoir de programme d'auto-répression pour m'empêcher d'enfreindre la loi en faisant plaisir à quelqu'un. Mes créateurs n'avaient pas prévu que ça puisse arriver. Ils ne devaient pas me penser assez malin pour adopter ce genre d'attitude à mon avantage.

Donc aujourd'hui, je fais le beau. Pas longtemps, sinon comme je suis très lourd, je tombe et si c'est pas sur mes 4 pattes, je n'arrive pas toujours à me relever.

J'anticipe le moindre de ses besoins, de ses envies. Ses désirs sont pour moi des ordres prioritaires avant même qu'elle n'est eu le temps de les formuler. Je connais ses habitudes et ses gouts par cœur. Tout est soigneusement enregistrer dans le dossier Emilie.

Besoin d'un outil ? Je le lui apporte avant même qu'elle n'ait remarqué qu'elle en avait besoin.
Elle siffle un air. Envie de musique ? Je rapproche le lecteur de CD et me débrouille pour le mettre en marche (pas facile d'appuyer délicatement au bon endroit, sur le petit bouton, quand on est large de partout. Mais en poussant avec un tourne-visse entre les dents, ça marche).
Envie de compagnie ? Je suis la tout le temps. Envie de conversation ? alors là, je peux écouter la sienne et j'essaie d'être le plus expressif possible pour participer, lui montrer que je l'écoute plus qu'attentivement.
Une petite faim ? J'ai déjà mis la table et je fais la vaisselle ensuite. Oups, cassé l'assiette. Tout compte fait, je ne fais pas la vaisselle. Si je remplace l'assiette cassée par une jante, ça le fait aussi ? C'est rond et plat... avec un peu de chance, elle n'y verra que du feu, comme il lui arrive d'être distraite.

Par contre, j'ai pu faire un peu de rangement, passer le balai (je crois que je me suis fait un torticolis. Si, c'est possible. J'ai du trop forcer en penchant la tête à 90° sur le côté pour tenir le manche. Je n'arrive plus à la remettre complètement à l'horizontal), la serpillère, chasser la poussière... Tout ce que j'ai pu faire pour rendre son milieu de vie plus agréable.

Un jour elle a fait une petite sculpture à mon effigie. Sans doute une preuve d'affection. Et elle, elle aime penser que je l'aime. Alors, j'ai essayer d'empiler des choses pour que ça lui ressemble, mais c'était pas très réussi. J'ai utilisé une roue de vélo, un seau, un tuyau, un balai, une gouttière, une pince à métaux et divers objets vaguement identifiés.
J'ai fini par arriver à lui faire comprendre que c'était sensé la représenter, en montrant successivement avec l'avant de ma tête, la sculpture qu'elle a fait, mes pattes, la sculpture que j'ai fait et elle. J'ai du recommencer 4 fois avant qu'elle percute et qu'elle arrête de me demander ce qui me prenait d'entasser du bordel au milieu de la pièce.
Plus tard, elle a eu besoin d'un outil dont je mettais servi pour cette œuvre d'art. Alors je le lui ai apporté et ma sculpture s'est effondrée. Tant pis. De toute façon, je sais qu'elle la trouvais moche. Mais elle était quand même émue (il parait que c'est l'intention qui compte) et m'a "récompensé" de quelques compliments hypocrites, un sourire authentique, des mots doux et un câlin. Ça lui fait plaisir. Moi, ma vrai récompense sera d'arriver à découvrir ce qu'elle cache dans sa chambre, mais chaque chose en son temps.

Elle m'a trouvé bizarre, mais aussi très attentionné. Malgré quelques maladresse, elle était ravie. Je pense qu'elle m'a vraiment pardonné cette fois-ci.
Nos violons accordés et les pendules remises à l'heure, je vais pouvoir poursuivre ma quête visant à satisfaire ma curiosité.
Mais comment ?
Il me faut un nouveau plan.


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MessageSujet: Re: CNODIAK111.07 ou Newton   Ven 29 Juil 2011 - 2:23

Un nouveau plan... pas facile avec le peu d'option qu'il me reste.
J'ai essayé la ruse, la patience, le bricolage, la vitesse... j'ai été gentil jusqu'à maintenant. Il est peut-être temps de changer de méthode.

Je vois cette porte, toujours fermée et Emilie qui passe encore plus de temps de l'autre côté, sans que je ne puisse voir ce qu'elle y fait.
J'ai pourtant été gentil. J'ai été mignon comme je l'ai jamais été et elle, elle s'enferme. Peut-être que j'en ai fait trop et qu'elle en a marre de moi.
Ces humains, ils savent jamais vraiment ce qu'ils veulent.

Moi je sais ce que je veux, et je l'aurais.
Je connais une autre méthode qui a déjà fait ses preuves, dans une autre vie. C'est pas parce que je suis court sur patte que ça ne marche plus.
Elle ne va pas aimer. Mais ça ne la tuera pas. Elle a déjà vu pire et elle n'est pas morte de peur pour autant. La encore, elle s'en remettra.

quatrième tentative :
La bonne vieille méthode NOD, peut-être celle que je réussi le mieux puisque je suis programmé pour agir comme ça. Ça fait un moment que ça clignote comme une évidence dans un coin de mon IA.
Le programme est simple : présence de rebelle à l'attitude suspecte. Cachoterie détectée. Éveil du programme de curiosité. On saute la partie torture et chantage qui de toute façon n'est qu'optionnelle et on passe directement à la phase "faire sauter l'obstacle et s'emparer de l'information en dépit de toute éventuelle protestation du suspect".
Canon chargé.
Cible verrouillée.
La porte s'ouvre.
Mais je n'ai pas encore tiré.
Interruption d'urgence. Si la porte s'ouvre, c'est qu'Emilie est juste derrière et je dois la préserver, c'est une priorité par l'intermédiaire du programme de survie. Et même, je me dépêche d'abaisser mon canon, avant qu'elle ne se rende compte de mes intentions. Mieux vaut ne pas la contrarier inutilement.

Elle referme la porte et se tient le dos contre celle-ci, un sourire aux lèvres. Ça cachoterie est de plus en plus étrange. Ça semble l'amuser. Est-ce que c'est une blague ? Un coup fourré ?


-Neeewton <3

Voix enjouée, ton excessivement aimable, presque indécent. Elle cherche à m'amadouer. Ses yeux brillent de malice. Elle mijote quelque chose, j'en suis certains. Et le pire, c'est que j'en suis la cible.
Un message d'alerte me suggère de la tenir en joue, comme manœuvre dissuasive. Mais c'est Emilie, elle ne me ferait pas de mal. Elle m'aime trop pour ça. Mon programme d'analyse émotionnel ne peut pas se tromper, c'était plus que flagrant. Est-ce que ça a pu changer aussi vite ?


-J'ai une petite surprise pour toi.

Ça sonne faux. Surtout au mot "petite". Elle ment. Mais pourquoi elle ment ? Elle me fait une farce ? c'est quoi la blague ?

-Tu vas adorer. Mais pour ça, il faut que je te désactive. C'est juste le temps de...

...de ? ????????

-...de t'installer un nouvel équipement.

Je recule d'un pas.
Elle a trop hésité. Et pourquoi aurait-elle besoin de me désactiver pour m'installer du matériel ? Elle n'a pas eu besoin de le faire, quand elle m'a mis un canon sur le dos.
Ma réaction la surprend. Elle ne s'attendait pas ce que je me méfie.


-bah ?... t'inquiète pas, ça durera pas très longtemps. Et puis est-ce que je t'ai déjà fait du mal ?

Non. Tu m'as juste fracassé la tête à coup de clé à mollette, confisqué le seul membre valide qu'il me restait puis mis dans un corps de chien. Mais c'était de la légitime défense. Enfin ça l'aurait été si tu n'étais pas une hors la loi et moi un flic.
Et puis nos relations ont changé depuis, n'est-ce pas ?


-allez, approche, tu vas voir, ça vaut le coup.


Elle s’accroupit et me fait signe de venir vers elle en agitant les doigts.
Je remarque une sorte d'excitation, mais pas de nervosité notable. Elle semble sincère en disant que ça vaut le coup.
Emilie ment très mal, je la connais. Mais elle me cache quelque chose. Elle se comporte étrangement depuis quelques temps.

Seulement quand elle me regarde comme ça... de la bienveillance plein les yeux, avec la joie qui fait remonter les pommettes et une petite étincelle d'espièglerie. C'est cette dernière qui m'étonne. Est-ce que je devrais refuser pour une petite espièglerie ?
Emilie n'est pas mon ennemi, elle a toujours pris soin de moi. Si ça devait changer, qui le ferait ?

En dépit des messages automatiques d'alerte, je m'avance vers elle et lui présente mon cou. Elle glisse une sorte de clé sous mon collier à pointes. Un cliquetis et tout s'arrête.
Je m'éteins.

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MessageSujet: Re: CNODIAK111.07 ou Newton   Dim 31 Juil 2011 - 18:23

Je suis remis en marche. Emilie toujours face à moi, l'excitation dans ses yeux et un grand sourire. Je suis dans sa chambre. Il y a une bâche juste à côté de moi, celle que j'avais vu lors de la deuxième tentative de découvrir ce qu'il y avait en dessous.

-Ca va Newt ? Tu m'entends ? Tu me vois bien ?

J'acquiesce avec la tête. Pourquoi ces questions ? Elle a du me faire des modifications importantes pour avoir du m'éteindre.
En effet, mes périphériques de sorties m'indiquent que je n'ai plus de canon. J'ai toujours quatre membres mais dont deux semblent plus complexes.
Des mains.
J'en teste brièvement la motricité. Les mouvements sont précis.

Je regarde le reste de mon corps.
J'ai deux jambes. Je me lève. Mes appuis sont relativement stable. Pas autant que quand j'avais 4 pattes, mais je suis plus souple qu'avant. J'arrive presque à voir mon dos en tournant la tête et en me penchant un peu, je peux voir mes talons.

Je suis debout, aussi grand que mon humaine.
Nous pouvons enfin parler face à face, à hauteur égale.

Ah non. On ne peut pas parler. Pas moi. Il y a pourtant bien une sortie son de prévue, mais pas l'appareil qui va avec. Je ne peux même pas aboyer comme avant.


-Alors, qu'est-ce que t'en pense ?

Je ne peux pas lui dire que d'avoir des mains est un avantage non négligeable, bien plus intéressant qu'un unique canon sur le dos. Alors je vais lui exprime ma "joie" sans mots, plutôt comme elle le fait elle, quand elle est très contente de moi : je la prend dans mes bras.
Surprise, elle se raidie, puis pose timidement ses trois mains dans mon dos. Je les sent à peine. Je manque en encore de capteurs tactiles.
La séquence d'étreinte terminée, je me recule un peu et la regarde, son visage ému.


-hm... contente que ça te plaise
, dit-elle en tortillant ses doigts de deux de ses mains, la troisième allant remettre en place une mèche de cheveux.
Je crois que je l'intimidais moins quand je lui arrivais à la cuisse. Mais il faudra qu'elle s'y fasse ou je serais obligé de me baisser en sa présence.

On peut dire que je suis plutôt satisfait des changements, mais il y a quand même un détail à revoir et pas des moindres. Alors de mon index, je pointe l'endroit où je devrais avoir une bouche qui fonctionne et penche la tête sur le côté comme je le faisait étant chien pour poser une question.


-Et non, tu n'as plus ta grosse mâchoire. Tu n'auras plus besoin de mordre maintenant que tu peux utiliser des outils avec tes mains. Et puis ça aurait fait bizarre, sur un corps comme ça.


Elle n'a pas compris. Comment préciser la question ?
Il y a un poste de radio près de son lit. Je l'allume et imite une bouche avec ma main près de mon visage. On entend la voix d'une présentatrice de la météo. Une voix claire, qui articule bien avec un soupçon de sensualité. Sa m'irait bien une voix comme celle-là.


-aaaaah, oui, parler... désolée, j'avais prévu de t'installer ce qu'il fallait pour ça, mais tu étais tellement pressé de voir ta surprise que je me suis dépêcher de finir. Du coup, j'ai pas eu le temps d'aller chercher la pièce qu'il manquait. Mais il y a déjà l'emplacement de prévu !
Et puis, tu n'as pas la parole, mais au moins maintenant, tu peux aller et venir où bon te semble.


Ou bon me semble ?
A ces mots, je lui fais un autre câlin puis je sort de la chambre. Je croise mon ancien corps canin, inanimé, à l'endroit où j'avais été éteint. Puis je me dirige vers la porte. Avec une des mes mains toute neuve, je déverrouille, je prend la poignet et je l'ouvre.


-euh Newt ?... hey non ! attend !


Trop tard, je suis déjà dehors.
Il y avait un peu de panique dans sa voix. Je lui fais peur en sortant comme ça ? On dira que c'est une surprise alors. Elle m'a fait peur en gardant secrète celle qu'elle me préparait.
L'appareil phonatoire, elle n'aura pas à aller le chercher, car je vais y aller moi-même.


-je voulais dire dans l'atelier et la chambre... oh merde...


Je suis Newton et je ne suis plus un chien-tabouret.
Depuis ce jour où je suis passé à la bipédie, ma vie va changer.
Mais pour l'instant, je dois trouver une voix, afin que nous puissions mieux communiquer.






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