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Novlangue est un univers totalitaire inspiré de 1984 (G Orwell)

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 Noires. Les idées.

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MessageSujet: Noires. Les idées.   Lun 21 Mar 2011 - 0:17

Elles vont, elles viennent.

C'est toujours pareil: Quand je me réveille je les sens qui sont proches. Elles m'assaillent rapidement, peut importe la raison ou le prétexte, et n'en n'ont pas vraiment besoin, elles ne veulent pas me laisser de répit.
Ces derniers temps elles viennent même le soir, je m'endors avec elles et me réveille avec elle.

Je réfléchis, j'imagine, je rêve, je retombe dans la réalité. Dure la réalité, rugueuse, abrupte, douloureuse. Comme dit mon père: "c'est la vie, dure, mortelle, mais surtout cruelle". Mais il faut croire que je suis maso, car je ne peux empêcher de me poser la question: "Et si c'était pire?". Le "pire", c'est que je réponds à ma question, j'ai une inspiration sans faille pour penser comment cela pourrait aller plus mal.

Tout ça part d'un rien, une réflexion, ou une absence de réflexion, un souvenir. Ensuite la machine infernale qui me sert de cerveau se met en route et puis voilà, je suis pris dans les engrenages à leur merci.
Merci qu'elle n'ont point, car elles s'acharnent.
Elles finissent souvent par repartir dans la journée, laissant parfois une geôlière pour me harceler. Si je n'ai pas de chance elles s'accrochent et me ronge, de l'intérieur comme de l'extérieur.
D'autres fois il n'en reste même plus rien et j'oublie, car j'ai envie d'oublier, c'est un bonheur.

Mais un bonheur temporaire car comme elles s'en vont, elles reviennent. Elles reviennent toujours, mais des fois j'ai droit à quelques jours de repos.

J'aimerais qu'elles se tirent une bonne fois pour toute, j'aimerais qu'elles n'aient pas de raison de revenir.
Mais faut croire que c'est trop demander, faut croire que je n'en fais pas assez.

Peut être est ce ma faute, peut être pas. Peut être que je me prends trop la tête. Peut être ne suis-je qu'un jouet pendu aux fils du destin. Peut être n'ai-je qu'à me rebeller, mais cela ferait des dégâts que je ne veux pas faire.
Tout cela a une cause, j'en suis certain et la connais peut être. Mais si je me trompe elles changeront juste de prétexte et je L'aurai faite souffrir pour rien.
Faire souffrir pour être heureux tout en ayant l'énorme risque que de me tromper, ou trouver un autre moyen de lutter contre elles.

Un moyen, oui, mais lequel?
La fuite n'est pas utile et j'ai déjà trop fui.
Ce qui me fait du bien me fait du mal, revigorant empoisonné qui les attire comme tu miel attire les ours mal léchés.
Je ne vois rien d'autre et m'approche du gouffre. Bientôt je serai obligé: soit je fais le grand saut et La détruit pour mon salut, soit je plonge.

Oui, je leur plongerais dedans plutôt que de Lui faire du mal. Je leur plongerais dedans pour ne jamais remonter, perdu à jamais dans mes idées...
Noires.


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MessageSujet: Re: Noires. Les idées.   Mar 5 Avr 2011 - 0:28

[Cette deuxième partie peut être ne devrais je pas la mettre ici.
Elle ne vous regarde pas vraiment, mais la première non plus alors tant qu'à faire... Et puis comme ça si certains se sont inquiétés ils savent maintenant qu'ils peuvent être rassurés.]



Ici commence la deuxième partie.
Car les choses ont changé.
J'étais con.
(Note, je le suis probablement encore.)
[Mais un peu moins.]


Je me trompais et pas qu'un peu.
Je voulais fuir, Les fuir, La fuir.

Elles me faisaient du mal et je pensais que c'était à cause d'Elle alors j'étais presque prêt à L'abandonner pour Leur échapper. Je ne voyais rien d'autre que la douleur dans mon bonheur, le négatif du positif, en éternel pessimiste me laissant malmener par la fatalité.

La fatalité ou la facilité peut-être, choisir de ne pas me battre et d'abandonner. Être d'un égoïsme crasse comme l'Homme le fait si bien, me faire passer avant tout le reste, tous les autres, et même avant mon futur. Vouloir le maximum de bonheur maintenant tout de suite sans réfléchir au mal qu'on fait et qu'on se fait.

Mais Elle est forte et je ne pouvais l'abandonner. Comme elle est si gentille et attentionnée, Elle m'a forcé à réfléchir et m'a donné la force de ne pas choisir la facilité. Tout ça elle l'a fait en étant elle même, sa présence seule m'a suffit et j'aurais voulu l'abandonner?

J'avais peur aussi, peur de la déranger, peur qu'elle se voit sale dans le reflet que je lui renvoyais, peur qu'elle finisse par m'abandonner avant que je ne puisse faire quelque chose. Mais même si elle sentait bien mes tracas, elle a préféré me soutenir et me montrer que j'avais tort.

Je La croyais source de mes ténèbres et de mes douleurs. Passez-moi l'expression mais je n'étais qu'un petit con.
Je La voyais génératrice de nuit, tortionnaire contrainte et appât à dépression; alors que sa seule présence éloigne mes tracas, me fait oublier mes blessures et me donne assez de motivation que pour conquérir le monde et le faire mien.
Je La pensais lune obscure assombrissant ma vie alors qu'Elle est, parmi d'autres, un véritable feu de camp près duquel je vais m'abriter quand j'ai trop peur du noir.

Grâce à Elle mes Idées Noires sont parties pour un temps.
Elles reviendront, probablement, mais ne pourront plus la prendre comme excuse.
C'est mon amie, elle est géniale. Elle ne mérite pas que je m'empoisonne par sa faute.

Alors je relève la tête, je l'ai même déjà fait un peu, et je regarde devant moi.
Je n'ai plus peur du noir et des Idées qui s'y cachent. J'irai de l'avant, je trouverai d'autres feux pour lui permettre de se reposer de temps en temps, tout en restant disponible pour Elle qui a tant fait pour moi.


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