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Novlangue est un univers totalitaire inspiré de 1984 (G Orwell)

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 La princesse et le crapaud

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MessageSujet: La princesse et le crapaud   Jeu 12 Mai 2011 - 14:52

Une histoire banale et amusante, celle d’une princesse au joli visage et d’un prince charmant pas très malin. Certes, prince et princesse sont des termes désuets et pas tout à fait adéquats concernant ces deux-là, les zéros de l’histoire.

Cette histoire est intemporelle, on pourrait la promener par tous les temps sans se soucier des dates et des siècles. On peut donc s'affranchir du temps. Toute façon, la météo ça fait chier, c'est trop capricieux. Une histoire sans aucun doute pathétique malgré qu'elle soit drôle, comme le furent tant d'autres. Toutefois, rien ne saurait l’offrir en disgrâce devant l’éternelle platitude d'une poitrine famélique. N'y voyez aucune allusion personnelle, voyons !
Comme il est inutile de souligner que toute ressemblance avec des personnages existants serait fortuite. Un prince et une princesse et vice versa, ça ressemble à tout le monde, c'est juste la petite cuillère dans le Q qui fait la différence.

S’en suit.


Il était une fois une princesse qui s’ennuyait dans son château doré.
Son mari le roi des Cornards passait son temps à s’occuper de son royaume et ses sujets, pendant que la princesse Gnagnagna s’ennuyait.
Comme toutes les princesses, elle aimait être entretenue et ne rien faire, mais surement pas qu’on lui colle aux fesses. « De l’air, de l’air » disait-elle à qui veut l’entendre, la bouche en cul de poule et le cul bien aéré. Sauf au roi. Lui, rapportait boustifaille et pain béni et ainsi faisant, il faisait bouillir la marmite. Alors, cracher dans la soupe quand elle est servie chaude et généreuse dans des assiettes à dorures, c'est moche, moche et moche !  

Pour cette raison, elle ne lui disait rien. En tout cas, elle ne le détrompait pas quand il lui demandait s’il était toujours le roi de sa vie. Et à ses « vous m’aimez ma mie » de pain ? Elle répondait sans honte et gêne « bien sur mon bon roi ». Poil au doigt.
Et lui, en bon roi des Cornards et Cornard premier du nom, il la croyait. Il buvait ses paroles comme pain béni. Oui-oui.

Certains mal intentionnés pensaient que le roi des Cornards n'était pas aussi crétin qu'il le laissait croire. Et s’il jouait les benêts, c’est parce qu’il aimait bien la jolie gueule enfarinée de la princesse, son petit jouet rien qu’à lui, cui-cui. Oui-oui et malgré qu’elle soit la première des feignasses et que même au pieu, elle réservait sa fougue à son précieux "ô my god" -comprenait godemiché c'est plus simple et au diable les belles formules !- donc bleu comme le bleu, un godemiché bleu quoi ! N'en déplaise à not’ bon roi, cocufié par un morceau de plastique, c’est à marquer d’une pierre blanche. Poil à la hanche.

Voilà déjà quelques années que notre pauvre petite princesse n’aimait plus le roi. Mais, la pitance était bonne et ne rien foutre, c’est carrément un truc de princesse. A ce jeu-là, notre jolie princesse était à tout point du vue, une vraie princesse avec tout ce qui faut, tralala et frou-frou, rien à foutre du jour, je vis la nuit quand tous les chats sont gris. « Et si ça plait pas, je trépigne !! » Non mais.

Vint un jour où hélas, elle venait d’épuiser ses ressources, finies les nuits d'ivresse papivore. Tout lu, tout vu ! Plus de bouquins à lire sans les comprendre ni en retenir un traître mot, et plus rien à regarder à force d’écumer les innombrables chaines du canal satellite. On peut le dire, à ce niveau de l’histoire, notre princesse se faisait chier comme un rat.
D’ailleurs : « chier, chier, chier ! » disait-elle à qui veut l’entendre. Si fort et si loin, qu’un prince au loin entendit les mots déformés sous cette coupe : « Yé ,Yé, Yé »

Le prince Con, féru de musique pop, reçu les mots de la princesse comme un appel à la danse.
Il sauta sur sa monture blanche, une vieille Peugeot décapotable, et en avant la musique ! « Yé, Yé,Yé !!! »
Dommage, la princesse préférait les Harley blanches. Pas grave grommela t’elle, on fera avec les moyens du bord ! Le voyage sera long. Que nenni ! Au diable vauvert ! Que serais-je sans toi ! Poil au doigt.

Elle s’en fichait. Elle attendrait qu’il arrivât ! Il lui fallait un prince pour tromper l’ennui et raviver sa libido désespérée, alors elle patienterait et se contenterait des lettres et e-mails qu’il lui enverrait.
Evidemment, elle ne montra pas son air « pffff » ni son précieux derrière en dire autant.
Elle lui offrit un sourire de loin par lettre recommandée, juste celui qu’il faut pour ne pas en montrer plus qu’il n’en faut. L’art de la séduction, donner peu et avec modération et surtout faire croire qu’on a beaucoup à donner. Poil au nez.

Le prince Con fut séduit. Immédiatement parce que les princes c’est comme ça, très con. Et lui, plus que les autres, et qu'est-ce qu'il était con ! Peut-être qu’il avait une très très grosse envie de la sauter  contre le mur du fond ?
Non, non, non et non. Prince –c’est son petit nom-, n’est pas du genre à regarder le balcon avant les fenêtres. Môssieur prenait la peine de regarder le miroir de l’âme et d’y voir des choses que lui seul voyait. Des étoiles et des voiliers, des mers et tout un tas de trucs romantiques et absolument ennuyeux. Pauvre fou ! Autrement dit, andouille. On parle de notre princesse merde quoi ! Tout ce qu’on aurait pu trouver dans ses yeux, passé le fond de l’œil, c’est un creux ! Un putain de trou ! Une coquille vide ! Mais non, Môssieur lui, voyait des mots d’amour et des regards en coin, des dîners aux chandelles et des draps de soie pour la coucher sous les étoiles. Crétin ! Poil aux seins.

Il lui contait fleurette et elle aimait ça. Poèmes bohèmes et écrits enflammés, elle se sentait vivre à nouveau et ses mots embrasaient son corps endormi, et sa libido grandissait de jour en jour. Son godemiché, quant à lui, trouvait enfin toute la dimension qu’il méritait, quatre fois par jour au bas mot !
Poil au dos.

Ainsi, jour après jour, le soleil s’était installé entre nos deux amoureux éperdus. Le godemiché ne quittait plus la table de nuit, ni de jour. Les oiseaux dehors chantaient à récurer les oreilles -à tue-tête, quoi-, noyant les cris de la princesse qui s’envoyait en l’air en lisant les mots doux du bon prince charmant. Poil aux dents.

Lui, n’était pas un prince ordinaire. Il ne venait pas des beaux trônes propres dessus sans dessous. Il était né dans le royaume Con où on lui cognait plus souvent sur la tête qu’on ne lui offrait un peu d’amour. Pas le temps ! Tout l’amour du royaume Con se résumait en une série interminable de guerres et paix. Quand il y a paix, c’est qu’il y a eu guerre, et guerre, il y eut. Poil au cul.

Il avait grandi entre les murs d’un château en guerre où les morts comptaient les vivants.
Seul et livré à lui-même, il grandit comme il put, pas très heureux et entre deux guerres.
Ainsi -soit-il-, couvert de cicatrices qu’on ne voit pas et de récits de guerre qu’il fit à sa douce et tendre, il fit chavirer son cœur de princesse Barbie. Poil au…

Elle eut pitié, semblait-il. Elle fit même semblant de pleurer ou bien croyait-elle être triste. Les princesses, après tout, ça aime se faire peur dans les châteaux confortables et leurs grands lits bien chauds.
Elle l’aimait encore plus qu’avant son prince charmant et le godemiché servit plus encore, aux quatre heures et au soir, six fois par jour au bas mot. Poil au dos.

C’est ainsi qu’elle lui fit un cadeau venant du cœur, l’offrande de son nom de prince charmant au troisième larron de l’histoire, le godemiché qui portait désormais le nom mémorable de « Prince » et ainsi la nuit et le jour, l’on pouvait entendre par les fenêtres et tous les trous, les fentes et les écoutilles, les cris d’une princesse comblée qui hurlait à tue-tête « Prince, prince !!! Oh oui, Prince !!! » Et cetera.

« Un jour, mon prince viendra… »

A force de chanter la chanson, la princesse Gnagnagna commençait à perdre patience. Et Prince, -l’autre Prince- le godemiché bleu, s’usait dans les fondements d'une princesse aux abois. Poil au doigt.

Prince Con lui, ramait dans sa Peugeot décapotable et tardait à venir. La route était longue et les Peugeot, on a beau dire, c’est quand même des putains de veilles taules.

Notre jolie princesse commençait à dépérir. Elle avait fini par réaliser que le roi des Cornards ne la comblerait jamais. Sa libido se mourrait auprès du roi et il lui poussait même quelques poils blancs au milieu de sa fourrure noire et épaisse.
Elle avait beau s’échiner et supplier sur le répondeur du prince Con avec ses cris et ses larmes, et ses « Prince, prince !!! Oh oui, Prince !!! » et cetera, lui ne pouvait avancer plus vite que sa vieille Peugeot.

Il lui dit de se sauver, d’aller se réfugier dans sa famille, et qu’il viendrait, qu’il la rejoindrait coûte que coûte avec tout son amour et son gros dard -pensa-t-elle-, dès qu’il aurait changé la roue crevée de la Peugeot, qu’il serait toujours là pour elle, qu’il ne l’abandonnerait jamais, et que bientôt il serait avec elle, tout près d’elle.
Elle rêvassait en entendant ses mots incandescents, les yeux remplis d’étincelles « en moi surtout, et bien profond » s’imaginait-elle. Ah, que c’est beau, le pragmatisme de l’amoureuse éperdue. Poil au cul.

Mais, le roi des Cornards ne l’entendait pas de cette oreille. Il la fit prisonnière pour qu’elle ne le quitta point. Point-point. Elle était SA princesse et même si elle ne l’aima point, il n’en avait cure.
Elle avait beau vouloir s’échapper, rien n’y fit, lui l’avait enfermé et avalait la clé pour qu’elle ne s’enfuit pas. Tralala. Tsoin-tsoin.

Le prince Con toujours en prise avec sa vieille Peugeot, ramait encore. Mais, il l’aimait à en perdre la raison sa princesse. Il lui écrivit tant de mots pour la faire rêver d’un monde meilleur « je rêvais d’un autre mooondeeee, où la Terre serait rooondeee, où la lune serait blooondeee » où elle et lui, s’enverraient en l’air matin midi et soir et au quatre coin de la terre, en passant par le port saint Nazaire pour terminer vautrés au matin sur une plage été indien. « On ira, où tu voudras quand tu voudras, et on s’aimera encore, quand l’amour sera moooooort, toute la vie, sera pareille à ce matin » Poil aux seins.

Il s’acharna à la faire rêver en l'attendant et prendre son pied par e-mail et i-Phone, tant qu’il perdit tout son saoul et y passa tout son temps, tout son argent, son forfait i-Phone, tant et si bien que la Peugeot rendit l’âme au carrefour saint Pierre et Miquelon. Amen.
Il finit sa course effrénée à pieds et sur les rotules, épuisé, la mort dans l’âme, une vraie couille molle. « Y en a même qui l’on vu voler ».
Bref, c’est con un prince, mais un prince amoureux, c’est gratiné. Poil au nez.

La princesse Gnagnagna l’apprit par la voix des corbeaux mais ne s’en soucia guère. Elle ne pensait plus qu’à s’enfuir avec son nombril et son inséparable Prince bleu. Elle affichait désormais un mépris et une ingratitude propre aux jolies princesses qui possèdent la mémoire d’une moule frite. Elle sifflait et Prince à piles s’enhardissait dans sa besogne transpirante et orgasmique. Que demander de plus ! A part quelques e-mails chauds et tendres du prince pour entretenir sainte libido.

Prince Con fit tout ce qu’il pouvait pour aider la princesse à se sauver. Et désespéré de ne plus arriver à atteindre le cœur de sa charmante et néanmoins princesse, la croyant en danger, il envoya à sa famille quelques missives et e-mails avec son i-Phone dernier cri « Prince, prince !!! Oh... ».
Erreur, grave erreur petit scarabée ! Il ne faut jamais se mêler de la vie d’une princesse car elle te le rendra au centuple. Tes couilles, tu perdras. Ouille.
Sa vie tu as changé, sa vie lui appartenir, une feignasse elle est, et tout le monde l’apprend de ta bouche. Mal agi tu as, petit scarabée, puni tu vas être par grand maitre Yoda. Kiaaai ! Crapaud  te voici devenu ! Va et bave en paix. Côa-côa

La princesse Gnagnagna, l’appris -toujours par ces putains de corbeaux-.
Folle de rage, ô désespoir, elle lui claqua la porte -pas encore franchie- au nez.
Elle ne voulait plus de Prince Con et décida qu’elle ne l’aimait plus, comme ça, d'un coup, aussi rapide qu'un petit coup vite fait sur la banquette arrière de la vieille Peugeot.

Plus princesse qu’une vraie de vraie, princesse Gnagnagna devint moche comme une carabosse, et oublia bien vite les bons mots du prince charmant devenu vilain crapaud, mais aussi ses maux qu’il lui contait hier et qui la firent vibrer tant et si fort jusque dans le creux des reins et entre ses cuisses, et crier, hurler sur le répondeur de l’i-phone de prince Con « Prince, prince !!! Oh oui, Prince !!! » Et cetera.

Ainsi, tant pis pour notre malheureux prince devenu encombrant, elle le troqua un jour définitivement pour son Prince à elle, inépuisable et à piles.
Elle ne lui donna aucune explication, ni ne lui fit porter un message, ni un e-mail, ou même un putain de pigeon voyageur ?! Non, rien. Que dalle. La princesse était ingrate, le mot merci n’appartenait pas à son vocabulaire. Elle y préférait sa suffisance et l’indifférence de son Prince à piles «  je parle pas à un crapaud, na ! »
Une princesse reste une princesse, et la nôtre en est une. Une vraie gnagnagna méprisante et souvent méprisable, égoïste et sans scrupule, froide comme un lac gelé de Caroline du nord. Aussi vide que la dernière des Poupées Russes, celle que l’on découvre à la fin quand tous les masques des poupées sont tombés avec le dernier espoir d'en trouver une qui ait un cerveau agrémenté d'un cœur palpitant. C’est le risque quand on joue à la poupée. Poil aux tétés.

Notre prince charmant quant à lui, restait seul avec les souvenirs et la voix de sa jolie princesse qui résonnait encore sur le répondeur de son i-Phone quadribande « Prince, prince !!! Oh oui, Prince !!! » Et cetera. Il devrait maintenant s’en contenter et jouer un cinq contre un jamais décevant, mais le cœur brisé quand même.


Moralité de l’histoire.

La princesse avait dit beaucoup de choses et fait beaucoup de promesse au prince, des choses et cetera qu'elle n'aura jamais tenues. Le prince très naïf a gobé toutes ses belles paroles en la regardant niaisement, elle sa princesse merveilleuse, jusqu'au jour où il les a reçu dans la gueule, les beaux mots et les promesses. Parce que les princesses, aussi jolies soient-elles, elles n'ont pas plus d'état d'âme qu’une paire de chaussures et autant de mémoire qu’une coquille vide. De toute façon, y a que leur cul qui compte, même s’il est pas terrible.

La princesse Gnagnagna n’a pas échappé à la règle des princesses gâtées, elle s’est débarrassée du gentil  prince trop stupide quand il a dérangé sa vie. Toutefois, elle garde précieusement son petit Prince à elle, blotti au chaud entre ses cuisses et qui fait parfois coin-coin en remuant la queue. Poil aux yeux.
Quelle générosité de lui avoir donné le petit nom de notre prince, vraiment quelle élégance. Elle rendit à César ce qui lui appartient, finalement.

Moralité : les princesses, c’est comme tout le monde, ça fait caca sur les chiottes et ça pète au lit.
Elles oublient ces détails et nous les croyons.

Mais bien sûr, ceci n’est qu’un récit imaginé. Une histoire inventée pour faire sourire. Et dans la véritable vie, les princesses disent toujours merci et s’excusent parce que c’est ce qu’il faut faire.

[...]

« Prince, prince !!! Oh oui, Prince !!! » Et cetera.


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