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Novlangue est un univers totalitaire inspiré de 1984 (G Orwell)

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 Clyde R. Johnson

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Orthodoxe
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MessageSujet: Clyde R. Johnson   Mar 16 Aoû 2011 - 15:47

« Je débutais la partie avec un sacré bon jeu. Tout juste gamin, mon père était haut responsable du département de production des puces EVE (End VicE) 2ème génération. Fils unique dans un foyer plus qu'aisé, choyé et protégé par ma mère jusqu'à son dernier souffle, elle m'a littéralement "élevé" jusqu'à mes 9 ans et 3 mois avec une intelligence rare pour son rang. Mais cet esprit si simple, posé et brillant, si insolent pour l'Elite, la consumait à petit feu. SA place n'existait pas. Certes, elle était bien là pour mon père, offrant son corps à quelques violences nécessaires après une dure journée de travail. Elle était là aussi pour moi, offrant son esprit, mettant en moi ce qu'elle pouvait encore sauver d'elle, allégeant le fardeau qui l'écrasait. Mais à ce rythme son âme s'épuisa trop vite. Ainsi, bien qu'avec l'équivalent d'une paire d'as à une partie d'Alzass Hold'em Poker, le jeu a commencé à partir en couille. Et j’ai su à quel point P. Lebru, philosophe du 21ème siècle, avait raison quand il disait : "L'important ce n'est pas les cartes, mais ce que vous en faites !".

Même pas 10 ans et me voilà seul. Enfin, seul, j'aurais préféré l'être. Mon père était là, plus présent que jamais et je ressentais physiquement sa solitude qu'il m'assénait à défaut d'une épouse docile. Pas d'agression sexuelle bien sûr, mon père était un Grand homme, simplement de la violence gratuite et cruelle... un bourreau sadique comme savent l'être les êtres impuissants.

L'Ecole Supérieure Administrative, à prix d'or et réservée aux "fils de" qui succéda aux professeurs particuliers qui essayaient en vain de rattraper les ravages de l'éducation maternelle interrompue n'eut pas plus de succès auprès de mon esprit "inadapté" (conclusion officielle du professeur principal). La grande carrière qui m'était destinée et que mon père avait planifiée exactement jusqu'au jour de ma retraite semblait s'éloigner un peu chaque jour.

Paumé et sans perspectives, je commençais à faire des conneries : fugues, bagarres, vols, petits trafics en tous genres, suffisamment pour mettre en difficulté mon père qui se vit contraint par sa hiérarchie de m'envoyer (discrètement) en camp d'entraînement NOD à mon 14ème anniversaire. C'est le haut rang de mon père et le déni de la classe dirigeante d’accepter l’échec au sein de ses propres rangs qui me valut ce traitement de faveur. Quant à mes quelques amis "racailles", ils servirent à des expérimentations scientifiques avant d'être savamment éliminés. Ainsi pour moi, la violence gratuite laissa place à l'autorité aveugle, les deux visant finalement le même objectif : la soumission, ou plus politiquement correct : l'obéissance, seule chose à laquelle ma mère ne m'avait pas préparé.

Bien entendu, cela ne marcha pas et à 19 ans je fus radié du NOD et définitivement déchu de mon statut privilégié. Encore une fois, les relations de mon père et son refus d'accepter mon/son échec me sauva. Alors que je n'aurais jamais dû y entrer, je n'aurais également jamais pu en sortir (vivant)... mais avec un peu d'argent et les bonnes relations, l'impossible devient généralement envisageable. Mon père me sauva la vie et ce pour la dernière fois.

Je fus implanté malgré mon âge avancé, ils espèrent ainsi me neutraliser, me rendre inoffensif pour la classe dirigeante dont j’étais issu et par la même occasion me voir crever rapidement avec un petit peu de chance. On me refila l'identité d'un opposant fraîchement liquidé : Clyde R. Johnson, et je fus casé dans un squat du ghetto Orthodoxe, ce que je suis à présent. Enfin, on s'assura de mon silence avec une rente versée chaque semaine à mon nom à l'Agence des Correspondances du Peuple (ACP) et un petit conseil d'ami : "On ne te revoit plus jamais ou tu disparais définitivement".

Voilà mes débuts dans le quartier, il y a bientôt 10 ans de cela. Et avec un tel jeu pourri, c’est grâce au bluff que je m’en suis sorti. »


La pluie redoubla, Stew ne la remarquait que maintenant dans ce silence assourdissant. L’eau battait les containers métalliques, couvrant presque entièrement les bruits de la ville. L’étroite ruelle à peine éclairée était jonchée de détritus, de poubelles flanquées à l’arrière des boutiques et autres restaurants de ce quartier populaire. Ses sens exacerbés par l’adrénaline, il se sentait paradoxalement hermétiquement isolé en ce lieu, en cet instant suspendu, pataugeant dans les ordures, adossé au mur, se tenant de la main droite son poignet gauche brisé qu’il ne sentait plus. Il fixait le canon blanc pointé vers lui, prolongement brillant du bras de Clyde, seul objet encore clairement visible dans cette allée sombre.

« Tu… tu… tu bluffes… c’est… c’est ça hein ? … tu vas pas me tuer ?!

- Ah si si ! Et puis tu en sais trop maintenant. » [Paaooowwww !!!]

La déflagration sèche résonna dans la ruelle puis se noya rapidement dans l’averse nocturne qui avalait tout. Des mèches de sang se dessinaient lentement dans l’eau où gisait le corps, puis s’accéléraient, happées par la bouche d’égout qui aspirait avec peine tout le liquide que le ciel lui servait.

Clyde resta quelques secondes devant le corps inanimé, un trou rouge dans la poitrine, puis il rangea son arme et referma sa veste. Il tapa son pantalon d’un revers de la main comme pour effacer les éclaboussures de sang qui désormais maculaient son costume gris clair (qui fût blanc quelques années auparavant). Il l’inspecta succinctement afin d’en vérifier l’état, concluant qu’un peu de couture serait nécessaire en rentrant. Il pressa sa main contre l’oreille puis observa sa main rouge se diluer rapidement sous la douche céleste. Il se décida alors à rentrer… pas mal de couture l’attendait.



_________________
« Is that your blood?
- Some of it, yeah. »


Dernière édition par Clyde R. Johnson le Ven 19 Aoû 2011 - 1:11, édité 3 fois (Raison : image d'ambiance ajoutée)
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MessageSujet: Re: Clyde R. Johnson   Ven 19 Aoû 2011 - 1:09


1h27. Comme tous les samedi soir le quartier est particulièrement bruyant, le NOD a tendance à permettre quelques petits débordements en fin de semaine afin de faire retomber la pression sur la classe ouvrière et conserver un niveau de productivité satisfaisant. Le peuple peut ainsi s'adonner au vice dans les bars du coin, un coin assez populaire pour ne pas dire franchement craignos mais l'animation y attire encore quelques rares mentalistes et automates. Il faut dire que le quartier est réputé pour la petite vertu de ses établissements, on peut y trouver de la drogue, des filles, des armes, des EVE-killers, de tout. Encore faut-il y mettre le prix. Orthodoxes, Insurgés, Valkyries et Orgiennes s'entendent sans trop d'histoires, et ça c'est bon pour le business.

Pour ma part, sans boulot et sans plaisir, je me suis vite emmerdé en arrivant dans le coin alors j'ai fait ce que je savais faire : trafiquer. Quoi ? Tout ce qui est traficable, mais surtout ce qui rapporte et ce sans prendre de risques car je suis en sursis.

« Quel temps pourri ! Mon costume est dégueulasse, faut vraiment que je fasse quelque chose. » Clyde traverse la rue à grandes enjambées, et se dirige vers le "The Inn-Uendo", un bar-club dans lequel il a ses habitudes. Arrivé sur le trottoir opposé, de jeunes femmes trop parfaites pour être humaines aguichent les clients. L'une d'elles, une grande brune avec de longues bottes en cuir à talons et une robe courte sombre ajustée le salue discrètement. Clyde lui répond en esquissant un sourire qu'elle reçoit avec satisfaction puis elle s'éloigne dans la direction opposée d'une démarche provocante, exaltée par la pluie.

Il arrive alors devant l'entrée gardée par un géant, élégamment habillé dans un costume sombre, qui tient en respect sous la pluie battante une longue file de clients calmes mais bruyants qui espèrent encore entrer.
« Salut Fred, la forme ? Arrivant dans son dos, Clyde tape chaleureusement sur l'épaule du videur puis se faufile à l'intérieur devant les clients dégoûtés.
- Salut RJ, plutôt calme ce soir, enfin... jusqu'à c'que t'arrives ! Dit-il en souriant.
- T'es con. » Répond Clyde en envoyant un petit direct dans la poitrine avant de poursuivre vers l'intérieur.

A peine retourné, Clyde est violemment bousculé par un gars passablement éméché, chahutant avec son ami aussi bourré et qui se mit à gueuler immédiatement.
« EEhhh !! cass'toi côôônnnaaaaaaarr... !! Le soûlard se retourne et s'interrompt net en voyant le visage de Clyde R. Johnson. Ce dernier les regarde, il fixe les deux énergumènes figés d'un air curieux attendant sans illusion la suite de l'histoire. Après deux secondes interminables, l'ami se penche vers l'auteur de l'accident et lui glisse.
- C'est Clyde Johnson ! Ce dernier l'avait bel et bien reconnu, mais un peu tard.
- Désolé Mr Johnson, on... on vous avait pas vu !
- Cassez-vous ! » Les deux mecs se barrent sans demander leur reste, Clyde se dirige alors vers la partie club du Inn-Uendo, la seule salle qui reste ouverte tard dans la nuit. Il pousse les portes matelassées et le grondement sourd de la musique s'éclaircit aussitôt.


Clyde apprécie particulièrement cet endroit, il s'y sent chez lui. Il traverse la grande salle en direction du bar. Il s'attarde sur les sublimes créatures qui dansent lascivement au rythme lent de la musique. Réparties sur une dizaine de petits podiums dotés d'une barre verticale, elles s'y enlacent avec grâce dans une lumière rose vacillante qui les met en valeur dans la salle sombre. Une légère fumée artificielle flotte, évolue lentement entre les danseuses, faisant croire à de petits anges portés par les nuages. Les clients, affalés sur des fauteuils, profitent du spectacle ensorcelés par les Valkyries. D'autres restent plus en retrait, s'enivrant entre amis, dissimulés dans les alcôves ou perchés sur les balcons.

Clyde s'approche de la barmaid, une jolie brune longiligne aux cheveux courts qui porte un haut définitivement trop court.
« Lewis est là ? Sans un mot, elle pivote sur elle-même et désigne de la tête l'autre bout du zinc.
Tu nous envoies deux blondes stp. » Clyde se dirige vers la silhouette reconnaissable entre mille de Lewis Clarke, le patron de l'établissement. Il est accoudé au zinc, concentré et semble faire ses comptes dissimulé derrière une petite lumière d'appoint. Clyde s'approche. Surpris, Lewis lève la tête. Les deux hommes se serrent la main.

Lewis Clarke :
 

« Lewis Clarke.
- RJ ! Comment ça va ?
- Ca dépend, dis-moi que tu as la marchandise...
- Ecoute... on a eu un petit souci, j'ai perdu deux gars en qui j'avais confiance, emportés par le NOD pour une raison foireuse, tu sais ce que c'est...
- Rien à foutre, tu déconnes Lewis, j'attends cette livraison depuis lundi, qu'est-ce que j'vais dire à mes clients ? Tu me fous dans la merde !
- Mardi t'auras tout.
- J'te laisse jusqu'à lundi 18h, et assure cette fois sinon j'trouve quelqu'un d'autre.
[silence]
- Sinon à part ça la forme ?
- On fait aller.
- Tu viens demain soir ? J'suis un peu sec en ce moment... faudrait que j'me refasse... il paraît qu'il va y avoir du lourd.
- J'sais pas, faut que j'récupère un peu. Clyde incline la tête, laissant apparaître une plaie suturée d'une dizaine de centimètres juste derrière son oreille.
- C'est pas joli joli, qu'est-ce que t'as foutu encore ?
- La routine. Tiens, à propos...
Clyde jette sur le zinc un petit composant électronique que Lewis recouvre immédiatement de la main. Les deux hommes s'interrompent pendant que la barmaid sert deux belles bières dorées puis s'efface.
- Putain fais gaffe !! Tu sais bien qu'y a des yeux qui traînent par ici... Lewis observa prudemment autour de lui puis jeta un coup d'oeil furtif entre ses doigts. D'où tu sors cet EVE (End VicE implant) ? Il est sûr ?
- A ton avis ? Ca vient d'un ex-implanté pardi. Répond-il avec un sourire. Et évidemment qu'il est sûr, je suis pas non plus complètement con. C'est un EVE 2ème génération, sans GPS, comme celui que j'ai dans la caboche, comme ceux que mon père fabriquait.
- Combien t'en veux ?
- Le double de la dernière fois, et encore ça reste une affaire pour toi.
- J'suis à sec mec.
- Ben je le déduirai de ta prochaine livraison... lundi. Bon, c'est pas tout mais j'ai du sommeil à rattraper.
- Euh, RJ ? ... J'suis en ce moment sur un super plan avec des Insurgés, ... si tu pouvais me dépanner...
- Tu veux que j'te rende un service ? Je croyais que t'étais sec ?
- Non mais là c'est une occaz en or, un coup sûr j'te dis.
- J'aime pas trop les coups sûr, c'est justement ceux qui foirent tout le temps.
- T'as juste à contacter ton pote de l'extérieur pour que... pour qu'il t'envoie quelques armes et...
- NON ! Je t'ai déjà dit JE NE FAIS PAS LES ARMES ! Trop risqué. Et puis des caisses de fusils c'est autrement plus dur à passer en douce que des sachets de pilules !
- T'as juste à faire le deal, je m'occupe de tout le reste.
- C'est hors de question, ceux qui contrôlent cette cité s'en battent les couilles royalement que leur populace se défonce le week-end dans les bars à putes, par contre armer l'insurrection c'est pas le même tarif. Sans même comprendre ce qui m'arrive ils me font sauter le caisson, à distance. Et puis j'suis pas un révolutionnaire, je fais mon petit bout de chemin, je demande rien à personne, ils ont pas besoin de moi pour trouver des armes ici.
- Mais ils veulent pas des flingues à la con, ils cherchent du lourd, des grenades, des fusils mitrailleurs, des armes à énergie... Ya un truc de gros qui se prépare, crois-moi, je le sens.
- Ca ne va pas le faire Lewis.
- C'est toi qui voit RJ, c'est toi qui voit...
- Il se fait tard, tu diras à Jess que je suis passé et que tout est réglé, elle comprendra.
- Ca roule, essaie de passer demain soir quand même, histoire de renflouer ton vieil ami.
- J'te promets rien. »


Clyde sort du club, la file d'attente a doublé. Il ne s'attarde pas et s'enfonce dans la nuit à vive allure sous la pluie battante.

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