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Novlangue est un univers totalitaire inspiré de 1984 (G Orwell)

Ambiance Blade Runer, The Island, Total Recall, et tant d'autres où les libertés sont étranglées...
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 Récits absurdes

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Valkyrie
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MessageSujet: Récits absurdes   Dim 2 Mai 2010 - 1:16

[Quelques petites choses sorties d'ailleurs que j'aime particulièrement et que j'avais envie de mettre là, si cela vous intéresse.
J'ai changé des noms pour donner au texte un côté plus intemporel.
Il n'y a pas forcément d'ordre, les textes sont postés dans l'ordre chronologique d'écriture.]

Il pleut.

Musique

Elle glisse, coule, serpente entre deux feuilles en décomposition, le long d'une racine desséchée par l'air. Elle est déviée par un affreux vers faisant une apparition, elle prend un nouveau chemin sur cette surface rugueuse déclinant toutes les nuances du marron, puis elle touche une chose nouvelle, elle ralentie, en pente douce sur cette étrange surface blanche et lisse, elle choisit un des chemins qui s'offrent à elle, suivant son instinct, elle suit la nouvelle courbe que prend son support, surmontant creux et bosses jusqu'à ce qu'elle perle à son extrémité, un éclat de lumière la fait briller un court instant, révélant par la même nombre de formes inquiétantes. Peu à peu le lien qui la relit au bout étrange et blanc s'amenuise, elle pend au dessus du vide, retenue plus que par une seule et unique molécule...

Il pleut.
Le tonnerre résonne, il n'est qu'un bruit de fond au cœur d'un brouhaha incessant, rien de plus.
Une robe déchirée traine dans la boue, son ancienne couleur apparaît encore en de rares endroits. Retombant sur le sol, elle laisse se dévoiler deux fines cuisses sur lesquelles les gouttes d'eau déposent une couche noirâtre, au bouts des cuisses, deux mollets croisés, le tout joint par de fin genoux, la peau d'une pâleur extrême est presque entièrement dissimulée par une couche de terre et de saleté, ils s'enfoncent dans le sol humide, ne laissant que peu apparaître les pieds. Autour d'eux des bras se croisent et une importante masse de cheveux noir jais vient à recouvrir le doux mais désespéré visage qui s'enfouit et se cache. La masse noire dégouline sur la peau encore blanche et luisante, se colle contre l'épiderme formant de nombreux et petits serpents noirs, s'étend sur les épaules comme un rideau d'ombre.
Mais elle n'est pas seule entre la terre humide et la pluie, dans ce milieu glauque et suintant la mort, on peut parfois entendre un rat circulé à toute pompe contre la paroi comme si sa vie en dépendait puis s'enfuir par un trou, un bout de chair entre ses longues dents. Et il y aussi les cadavres, l'odeur de leur décomposition, de leur mort qui la pousse dans ses derniers retranchements... A elle...
Qui est-elle, cette autre ? Celle qui gémit et parle toute seule, celle qui a perdu tout contact avec la réalité, toute notion de temps. Elle est d'une maigreur... Pourtant ce visage, ces grands yeux verts, cette peau de porcelaine, ces cheveux noirs... Ce sont encore les miens, je m'y reconnais. Je ne suis qu'un monstre, une erreur.

Je n'ai pas froid.
Encore un autre qui atterrit là, mais celui-là, il gémit encore, il agonise tout en tenant toujours à la vie, une faible lueur d'espoir le maintient encore. Et il saigne. Pauvre de lui... Le liquide rouge et chaud s'écoule depuis son buste, je l'imagine, je le sens, je le ressens...
Il m'enivre.
Je me retourne soudainement et félinement, plongeant mon regard dans le sien, un éclair rend mon allure encore plus effrayante, comme un tigre prêt à bondir mais si proche du mort-vivant par l'apparence. Je m'approche à quatre pattes de lui, le regard fou, passant une jambe par dessus lui, je me penche au dessus de son torse, soulevant ce qui reste de sa chemise, je lèche la plaie comme un loup affamé, il se tait. Et puis je remonte vers son visage, je lui souris, comme un ange, il me rend mon sourire, emplit d'espoir. Alors, je me penche vers sa gorge et le mord, aspirant et buvant son sang sans qu'il puisse se défendre, il hurle et je ne l'en empêche pas, j'aime ces cris, ils m'exaltent. Et puis le silence revient, sa tête tombe lourdement et le liquide chaud au parfum si particulier ne vient plus, je reprends ma place, recouverte de son sang, rassasiée.
Il n'est pas le premier, ni le dernier. Je ne suis ni un vampire, ni un cannibale.
Boire ce sang m'aliène, je crois.

Je ne suis pas seule.
Non, je ne parle pas des rats, mais d'un démon, il est là, toujours là, mon démon, mon compagnon. Il me rend folle, son rire, je ne le supporte plus, je ne peux plus l'entendre. Il tourne autour de moi, sans cesse. J'ai arrêté de lui prêter attention et de l'écouter. Pourtant je sais que Priëm n'en démordra pas et qu'elle continuera à me torturer pour l'éternité, mais, cela n'a plus d'importance désormais. Je l'entends courir autour de moi, j'entends le craquement des os sous ses pieds, les crânes qui se fendent, les squelettes qui s'enfoncent dans le sol, la chaire qui se déchire...
Elle s'amuse à changer de forme, pour me tromper, je le sais, et pourtant... Vraisemblablement je me fais encore prendre à son petit jeu, tantôt elle a son apparence que je connais le mieux, une petite femme noire au regard effrayant et sadique, toujours sale, tantôt elle prend cette image hideuse d'une petite fille à la bouche cousue, mais surtout elle s'amuse à prendre celle de mes proches... Ils y sont tous passés... Renian, Catelyn, Edda, mon fils Aranel, le Guerrier-Chat...


...

« Baran ? Baran ?

Baran, où étais-tu ? Je t'ai cherché partout ! Toi et Edda...
Sans vous tout a perdu son sens, la vie comme la mort.
Et dis moi que tu es avec Catelyn, elle auss... »


Bien sûr elle rit.
Toujours elle rit.
Elle m'a eu, elle me connait trop bien.
Elle sait me prendre par les sentiments...
Et c'est toujours trop tard que je m'en aperçois.
C'est encore plus amusant que de s'emparer des rêves, semble-t-il...

« Que crois-tu, Niniel, petite elfe... Que tu pourrais être allié avec un démon ? Un démon ne connait pas l'amitié, un démon ne connait pas la loyauté...
Il ne connait que le chaos et ses propres désirs.
Pauvre enfant... »


Le mince filet se déchire et elle tombe, pour se perdre dans les profondeurs du vide... Ou au centre d'une masse noire, juste là, où la peau se dévoile un peu.
Et je me réveille, en sursaut.


Dernière édition par Nina Hagen le Dim 2 Mai 2010 - 1:26, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Récits absurdes   Dim 2 Mai 2010 - 1:18

Il neige.

Musique

Un petit être flasque et informe serpentant dans l'humus, il cherche à se nourrir, creuse sa galerie.
Une proie facile, peu discrète, sourde et muette, incapable de pressentir le prédateur qui le guette...

Il est là, impassible, imperturbable. Il attend.
Un prédateur peu commun, inattendu, imprévisible.

Le chasseur est fourbe, son odeur est enivrante, irrésistiblement attirante. Il est sûr de lui, il ne peut rater son coup.
Il n'a pas à bouger, juste à attendre...

La proie se rapproche de lui, s'engouffre dans le piège.

... Une étreinte mortelle...



Et bien au dessus de ce massacre, proche d'un génocide, son corps est étendu sur le sol dur et sec, glacé.
La robe déchirée essaye encore de recouvrir ses maigres cuisses.
Bras et jambes écartés, son regard se perd vers le ciel, absent, ailleurs, illuminé.

Elle chuchote quelques mots. Incompréhensible. Même pour elle
Créature pathétique, monstre...

Non, non, ce n'est pas moi...
Regarde le ciel Priëm, admire sa couleurs grise uniforme.
Regarde la vie, les couleurs se sont estompées, tout est en noir et blanc.
Mais pourtant, vois-tu ces délicates pensées blanches qui virevoltent lentement dans la brise légère, sens-tu leur odeur ? Serait-ce les pétales des cerisiers blancs, le début du printemps ?
Regarde les descendre... Bientôt ils nous auront rejoins. Leur contact sera doux sur ma peau, une caresse...

Tu ris à nouveau, tu te moque de moi...

Oui, je regarde...
Plus ils se rapprochent et plus ils me semblent différents. De petites boules de coton flottant, divaguant dans l'air sec. Elles sont légères, mais elles ne caressent pas.
Elles brûlent.
Elle aura raison de rire, je vais à nouveau souffrir, pour le plaisir de ses yeux, et sans qu'elle n'ait rien à faire. Son rire sera l'écho de ma douleur, écrasant mes tympans, étreignant mon front et ma nuque.

Les flocons se posent sur moi, se fixent sur mon grain de peau déjà gelé.
Un à un, ils me recouvrent, ils recouvrent tout le sol.
Je disparais sous une couche blanche, immaculée.
Mes mains attrapent ma tête, tentant d'échapper à la contrainte de ses gloussements insupportables.

Je sens le froid entrer en moi, d'abord par les couches superficielles. Puis il atteint chaque organe, au plus profond de mon être.
Je ne peux plus bouger.
Le froid s'insinue, et pour la deuxième fois je ressens sa présence glaçante.
Quelque chose change...

Priëm, j'aimerais savoir ce que nous faisons là.
J'aimerais savoir pourquoi, j'aimerais savoir comment, j'aimerais savoir depuis combien de temps.
Il n'y a plus de corps depuis bien longtemps, même les rats sont partis.
Les os s'enfoncent dans le sol.
Tout disparait...

Oui tout disparait. Quand la neige s'accumule, il ne reste qu'une surface propre, vierge.
Tout disparait, absolument tout...
...Sauf ton affreux visage et ton ignoble rire.

J'ai peur.

Seul mon visage dépasse encore de la neige.
Mes longs cheveux noires s'étalent sur elle comme des fissures sur la surface immaculée.
Mes lèvres violettes s'empreignent d'un rictus marquant la folie.
Mes oreilles sont compressées par son rire glaciale et strident, qui jamais ne s'arrête.
Mes paupières bleues se ferment sur mes grands yeux verts...


L'anneau du mycorhize venimeux encercle sa proie, ce petit vers et aspire sa vie, son âme, tout son être...

Il a peur.

Une étreinte mortelle.
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MessageSujet: Re: Récits absurdes   Dim 2 Mai 2010 - 1:22

Il...


« T'es-tu déjà allongé sous un marronnier un jour de grand soleil ?
Sous ces grandes palmes verts pâles, où chaque feuille laisse une ombre sur celles d'en dessous, créant ainsi des milliers de formes et de tons selon les superpositions. Une jolie palette qui change au gré du vent.
Sans doute ne perçois-tu pas les nuances. Pauvre créature.

As-tu déjà senti l'air glisser sur ta peau ?
Le vent s'engouffrer dans ta chevelure et emporter avec lui quelques mèches, dans un sens, puis dans un autre ? Une goutte d'eau glacée glisser dans ta nuque puis le long de ton dos ?
Sans doute ta peau n'est-elle pas apte à ressentir. Pauvre créature.

Es-tu déjà passé le long d'un chemin orné de jasmin ?
l'odeur des feuilles, suivit de la douce et délicate odeur des fleurs, une senteur féminine, subtile et raffinée rappelant à la mémoire quelques souvenirs d'un bonheur résolut ou terni par le temps.
Sans doute ton nez n'est-il pas capable de reconnaître un délicieux parfum. Pauvre créature.

Et as-tu déjà entendu la symphonie d'une forêt ?
Une adéquation parfaite de tons et d'accords entre tous les sons et les bruits. Où les cordes sont jouées par le vent dans les feuillages, les grincements des branches et des troncs, où les percussions résonnent dans chaque fourré, au passage d'un petit mammifère sur le tapis de végétaux, de branches et de feuilles mortes, où les oiseaux chantent la mélodie des vents, où les trémolos sont assurés par criquets, grillons et cigales, et l'ensemble forme un chef-d'oeuvre de la nature qui n'a point besoin de chef d'orchestre.
Sans doute n'as tu même pas d'oreilles. Pauvre créature.

Aujourd'hui je m'éveille... à nouveau.
Aujourd'hui mes sens se réveillent et se rappellent.
Aujourd'hui, cette goutte d'eau tombée au sommet de mon être et qui s'infiltre en moi m'a ouvert les yeux sur ta propre condition.

Pauvre créature. Tu ne connais pas le bonheur, tu ne sais pas apprécier la vie et la nature, tu ne sais que détruire et répandre la mort.
As-tu seulement remarqué qu'aujourd'hui le soleil brille et ne connaît pas d'ombre ? »

Ah enfin tu sors de ta léthargie.
Ah enfin tu interagis un peu.
C'est que je commençais à m'ennuyer, même si je ne me lasse pas de notre petit jeu, je dois dire que nous sommes un peu à l'étroit ici.
Et encore une fois tu me fais rire, encore une fois tu m'amuse beaucoup. T'entends-tu seulement parler ? C'est la question que je me pose, et plus le temps passe, plus je pense que non.
Ton regard se perd à nouveau, pauvre petite... Encore un éveil qui ne durera pas bien longtemps.
Mais nous avons encore du chemin à parcourir tous les deux.

...
Comme tout ce que tu dis est si beau; mais si cruellement niais... Tout cela doit te rappeler une belle époque, une nuit de bonheur aux frontières du rêves, un certain guerrier... Je peux être lui si tu veux... je sais ce que tu désire au fond de toi, il serait si simple de s'enfermer dans une autre réalité !
Lui et toi, ici pour l'éternité.
Tu pourrais embrasser ses lèvres à nouveau... mes lèvres.
Ma main s'infiltre dans ta chevelure noir de jais... sa main.
Elle qui caresse ta nuque et d'un geste délicat rejette sensuellement une bretelle par dessus ton épaule.
Et il suffirait que je te décrive des paysages magnifiques pour qu'ils viennent troubler ta vue... Tu es tellement perdue, déconnectée du monde réel.

Et encore un fois tu as tout faux, si loin de la vérité. Comme toi, je ressens toutes ces choses, je sais distinguer ce qui est beau de ce qui ne l'est pas, seulement cela ne me touche pas.
Mes sens, contrairement aux tiens, ne sont pas embrumés par cette beauté irréel que tu te représente comme étant la nature. Un filtre ne les recouvrent pas et ne cachent pas ce que je ne veux pas voir.
Oh, je peux te comprendre, il est tellement plus aisé de masquer à sa vue les atrocités du monde et de vivre dans ses plus beaux rêves. Et certainement qu'à force de n'avoir que du sang, ou pire des cadavres pour te nourrir, cela n'ait rien arrangé. mais de tout ça, tu es la seule et unique responsable.
« C'est faux »
Chut. Ne m'interromps pas.
Rien ne t'oblige à t'y soustraire. Tu en as les moyens.

...
Le monde est bien plus complexe que tu ne le voudrais.
Oui, je peux sentir l'odeur du jasmin, mais sens par toi-même ce qui t'entoure aujourd'hui : l'odeur de la mort, des cadavres en décomposition... Un être normal aurait fuit depuis bien longtemps, mais regarde, dans leur chaire on peut voir la trace de tes dents. Pauvre créature.
Oui, je peux entendre la symphonie naturaliste, mais j'entends aussi le vent hurler comme des femmes torturées, des spectres criant leur haine, comme toi tu cris dans tes rêves. Pauvre créature.
Oui, je peux sentir le poil de ma peau s'hérisser dans une brise fraîche. Mais toi, es-tu capable de reconnaître ses lèvres... Sais-tu quelles sont celles que tu embrasse ? Que ce n'est pas un doigt d'humain mais un ongle pointu et tranchant qui caresse ta joue ? Tu vois bien que non. Pauvre créature.
Oui, je peux voir les teintes, les nuances et les couleurs. Et je me rappelle d'une forêt de peuplier blanc que tu chérissais tant pour ses couleurs : un feuillage vert sombre sur le dessus, argentée sous la canopée et blanchissant au fil des saisons... Et par dessus tout leur magnifique bois blanc immaculée qui changeait de couleurs au fil de la journée.
De cette forêt, il ne reste plus rien. Tout a été arraché, coupé, tranché. Et avec tout ce bois, ils ont construits un magnifique et grand voilier blanc qui vogue fièrement sur des mers d'argent et étale sa couleurs dans tous les plus grands ports. Tous les marronniers fanent et perdent leurs feuilles un jour, Niniel Isilindil...
Tu bouillonne de rage, enfin je te retrouve.
Dis moi, que ferais-tu au capitaine et à l'équipage de ce navire si tu les croisais ? Hein, dis moi ! Tu leur arracherais leurs tripes ? Leur enfoncerais ta lame dans leur thorax ? Les brûlerais vifs ?
Dis moi tout !
« Si je les croisais... Je les tuerais sur leur bateau et une fois en mer, de la mort la plus douloureuse.
Je couperais et entaillerais chacune de leur veine, en commençant par les plus petites et je les laisserais se vider de leur sang.
Je souillerais le bâtiment jusqu'à ce qu'il devienne écarlate.
Je laisserais leur corps pendre sur les voiles.
Ainsi rentrera-t-il au port.
Et ce vaisseau deviendrait le navire de la honte.
Je le maudirais. »

Voilà qui te ressemble mieux. « ... Ren.. »
Que chuchotes-tu ? Ne te fais pas stupide, tu sais bien qui je suis... Regarde...

Son rire... Je ne le supporte plus, il me martèle les tympans, il me rend folle. Je n'arrive plus à penser, je n'arrive plus à comprendre tout ce qu'il dit...
Sans réfléchir, tel un félin affamé, je bondis sur la vision féminine qui a repris la place du guerrier, furieuse.
Mais tout s'échappe, elle m'échappe, et je me retrouve la tête enfoncée dans la paroi de terre.
Et je tombe au sol, toujours furieuse.
Et son rire encore...


Serait-ce le soleil et la chaleur qui te font perdre le peu de raison qu'il te reste ? ma pauvre, tu transpire, tu es trempée.
Et cela ne va pas s'arranger, bientôt il n'y aura plus aucune ombre dans ce trou pour protéger ta peau si pâle.
Sais-tu seulement si j'existe vraiment ou seulement dans ta tête ?

Regarde-toi, pauvre créature !
Et demande toi qui de nous deux est le plus à plaindre, qui est le plus démoniaque.
Je suis un monstre, un démon, je le sais et j'assume pleinement ce rôle. Mais toi aussi, tu es un monstre, regarde ce que tu es devenu et accepte-le !

« Il fait si chaud, le soleil brille de tous ses éclats brûlants...
... Il m'aveugle.
Mais pourquoi peut-on dire qu'il pleut, qu'il neige et pas qu'il soleille ?
Alors moi je le dis, non, il ne fait pas beau... Il soleille...
Et je brûle... »



Regarde cet éclat bleuté qui brille... Légèrement argenté également... autour de ce poignet...
Ne serait-ce pas mon bracelet que j'avais perdu ?
Je vais le remettre, autour de mon cou si maigre.


Dernière édition par Nina Hagen le Dim 2 Mai 2010 - 1:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Récits absurdes   Dim 2 Mai 2010 - 1:23

Il vente.

Musique

Un murmure... Puis un autre.
Un léger souffle.
Des gémissements aigus qui s'élèvent.
Les murmures se font plus forts, plus denses, plus intenses. Ils résonnent en chœur, se synchronisent sur la même pulsation.
Je les sens se rapprocher telle une armée de fantômes venant chercher un bien précieux.


C'est toi qu'elle vient chercher, mon ange.

J'entends les cristaux limpides tomber, et les branches qui craquent et parfois se cassent et tombent.
Elle laisse des traces dans la couche blanche, les redessine régulièrement.
Le souffle maintenant uni en un murmure puissant m'atteint désormais. Il remue la poudre blanche, s'infiltre et hérisse mon derme.
Il rentre dans ma cage thoracique et y brûle mes poumons tant il est froid.
Un cri de douleur, un cri étouffé par la neige qui s'y engouffre.
Je m'étouffe.


Enfin, le repos éternel, le vrai. Toutes les deux unies pour la vie dans ce voile de pureté, à jamais. Laisse-la t'emporter, ne lutte pas. Elle est si belle, comme toi.
Une vie bien trop longue, mon ange.
Nous allons partir dans le monde des songes, ensemble.
Abandonne-toi à elle !
ABANDONNE-TOI !!!

Des cris, des cris de femme, des cris de désespoir. Ces souffles brûlants, terrifiants viennent de partout. Des assauts de terreur dans ce monde où seul la neige est pure. Surface immaculée cachant les horreurs, celles que personne ne souhaite entrevoir. Parfois, une tâche rouge vient perturber sa pureté, mais pas ici. Elle paraît si parfaite cette surface, lissée par les cris de l'air.
Et pourtant quand on la regarde bien... On voit les formes des corps sans vie abandonnés ici, des images se dessinent sur sa surface, sombre et morbides, par les jeux d'ombres.
Ils crient dans mes oreilles, tu ris dans leur échos.

Où il y eut la vie, les ténèbres la recouvrent.
Où il y eut l'amour, l'amour n'est plu.
Ne dis pas adieu, ne me dis pas que je n'ai pas essayé.
Ces larmes que nous pleurons sont un rideau de pluie pour tous les mensonges que tu m'as raconté, les blessures et la culpabilité.
Et nous pleurerons d'être si seuls.
Nous sommes perdues, nous ne rentrerons jamais.
Alors à la fin, je serais ce que je dois être.
[...]
Maintenant, je fais mes adieux.
Je dis que tu n'as pas essayé.
Ces larmes que tu pleures sont venues trop tard.
Reprends tes mensonges, mes blessures et ta culpabilité.
Et tu pleureras
Quand tu affronteras ma fin, seule.
Tu es perdue...

Je suis perdue...



Angoisse...
Je tremble, je pleure, je hurle intérieurement, ma gorge prise par la glace. Ma vie n'est plus qu'un fil éphémère. Déjà je sens mon âme se délier de mon corps et de ses souffrances. Mon esprit devient flou.
Mais rien n'est visible sous la neige, je ne suis qu'un cadavre parmi les autres.
Et je m'abandonnerais, mais sans toi. Je ne veux pas de toi, pas encore.
Le repos éternel porterait bien mal son nom sinon...

Sors de moi créature misérable, sors de moi, par mes mains. Une sensation de chaleur, une brume qui se forme, je t'expulse, je t'exècre, je te hais.

Sors de moi et laisse moi seule.
Pour l'éternité.
Sors de moi et laisse-moi...






...Mourir.
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