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Novlangue est un univers totalitaire inspiré de 1984 (G Orwell)

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 La mort est la seule aventure qu'il te reste.

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MessageSujet: La mort est la seule aventure qu'il te reste.    Jeu 13 Sep 2012 - 18:24

L'odeur d'urine se faisait de plus en plus insupportable et envahissait ses narines, il commençait à avoir l'habitude des gars qui se pissaient dessus mais à chaque fois il se demandait comment on pouvait perdre à ce point le contrôle de soi. Un peu de dignité n'a jamais tué personne, surtout pas avec lui, en revanche la lâcheté avait le don de l'énervé au plus haut point et précipitait généralement le sort de l'interlocuteur vers le cercueil.

Depuis qu'on lui avait retiré ce foutu implant cinq ans plus tôt, il se faisait de plus en plus en dur, il se souvenait de l'époque où il était gardé sous contrôle, aucune joie, aucun plaisir, seulement la mélancolie et la colère qui le rongeait d'avoir vu sa famille massacrée aléatoirement par le NOD. Cela servira d'exemple, avait déclaré l'officier de peloton avant d'ordonner qu'on les ligote et que l'on mette le feu à leur appartement. Toutes les nuits depuis lors il était réveillé par les cris déchirant de sa femme et de ses deux enfants brûlés vifs. L'incendie avait gagné rapidement tout l'immeuble, emportant également la plupart de ses voisins tandis que le NOD le forçait à regarder le spectacle depuis la rue avant de le relâcher afin qu'il puisse colporter les faits en guise d'avertissement. Grave erreur, que de le laisser en vie.
Pris de désespoir il erra plusieurs jours dans les rues, n'étant même plus apeuré de ne pas se présenter à l'usine où il travaillait, de ruelles en ruelles, de trottoirs en trottoirs sur lesquels il passait ses nuits, ses pas le conduisirent inconsciemment jusqu'aux bas fonds de la ville. C'est là qu'émergea l'idée de se faire enlever cet implant démoniaque. Il chercha partout, laissant entendre aux commerçants et aux clients peu fréquentables de taubis qui se voulaient des bars qu'il cherchait à s'émanciper. Il ne voulait plus de cette emprise sur ses émotions, tout ce qu'il voulait, c'était goûter au plaisir qui l'envahirait le jour où il tiendrait sa vengeance et l'embrasserai à bras ouverts.

Il dut gagner la confiance de plusieurs personnes, travailla encore plus dur qu'à l'usine dans des établissements peu fréquentables afin de survivre et de s'alimenter un minimum durant trois mois avant qu'enfin, un client bienfaiteur et habitué des lieux, le libère. Une nuit, alors qu'il fermait la boutique, deux hommes dont l'habitué entrèrent et l'emmenèrent avec eux, cagoule sur la tête par précaution, au cas où monsieur prenne peur et décide de se carapater, il ne saurait probablement pas retrouver son chemin. C'est donc ainsi qu'il fini au Mirail 31, allongé sur une table pendant qu'un pseudo médecin lui ôtait l'implant sans anesthésie et avec des outils dont la stérilité laissé à douter. L'opération fut infiniment douloureuse et il en garde encore aujourd'hui un souvenir plus que frais, souvenir et sensation synonymes désormais d'affranchissement.
Son premier acte fut de rire, étrange sensation que celle-ci, disparu depuis trop longtemps, il ne savait trop comment la gérer et se laissa envahir plutôt que de tenter une lutte contre ce sentiment au final si naturel. Il rit à en pleurer pendant plusieurs minutes, la douleur était encore présente et le lançait de manière ignoble, mais la joie de se dire qu'il était libre était plus forte, si forte qu'elle lui fit tourner la tête - à moins que ce soit la douleur, il n'eut jamais pu le dire concrètement - et qu'il en tomba dans les pommes.

Il passa deux jours à moitié inconscient, entre délires, cauchemars et douleur due aux effets secondaires du retrait de l'implant. A son réveil, son corps était anormalement plus velu qu'à l'accoutumé et des odeurs ignobles imprégnaient ses narines comme si tout le Mirail 31 débarquait dans son nez. Et quelque chose en lui avait changé, il ne se sentait plus le même, il ne pouvait mettre de mots sur ce qu'il était désormais, mais il sentait une nette rupture entre l'ancien et le nouveau lui. Et Novlangue le sentirait bientôt aussi. Elle allait se prendre le changement en pleine face, il était plus déterminé que jamais à faire tomber ce système qui lui avait pris tout ce qu'il avait de plus cher et ce par tous les moyens qu'il trouverait.

Le bruit d'une dent cassée tombant sur le sol vint le sortir de ses pensées, depuis le coin sombre où il se tenait, il observait ses deux acolytes passer à tabac ce jeune dandy automate qu'ils avaient enlevé quelques heures plus tôt. Ce dernier tentait tant bien que mal de demander grâce, les poings ne lui laissaient jamais le temps de finir sa phrase.

- Ils n'arrêteront pas tant que tu ne m'auras pas dit ce que je veux savoir, annonça-t-il calmement. Et nous avons tout le temps devant nous, crois-moi. Je peux même trouver un toubib pour qu'il te rafistole afin qu'on remette cela encore et encore. Nombreux ceux qui apprécient de savoir qu'un automate se fait rendre la monnaie de sa pièce. Alors soit tu me donnes les informations que je t'ai demandé, soit tu endures ma colère pendant encore quelques .... disons ... semaines ? Et je peux t'assurer que ce sera très, très douloureux pour toi.

- Mais je ne sais rien !!!!! pleura l'otage entre deux crachats ensanglantés. Je vous l'ai répété une centaine de fois !!!!

- Voyons voyons, je sais que tu bosses depuis peu avec ton paternel en collaboration avec le NOD, ne me ment pas où je vais perdre mon calme. Tu sais des choses, et je veux les savoir à mon tour. Tu coopères et la souffrance disparait. C'est pourtant simple comme deal non ?

- Mais puisque je vous dit que je ne connais pas le nom de cet officier !!!!!! Je viens de débuter et je ne sais encore que peu de choses !

- Tss tss tss, ton manque de collaboration m'insupporte de plus en plus. Je suis sur que tu as quelques informations à me livrer.

- Mais si jamais je savais quoique ce soit je vous le dirais, je le jure !!!!

- Et en plus il est lâche, prêt à cracher le morceau sous la menace. Pitoyable.

- Mais c'est ce que vous voulez non ???

- Oui, mais vois-tu, c'est mon petit côté bipolaire, quoique tu fasses, tu me révulseras, tu es un automate, c'est dans tes gênes, et les miens sont incompatibles avec les tiens.

Le loup sortit de l'ombre et s'approcha lentement, prenant le temps à chaque pas avant de se pencher sur le visage de son hôte. Il le huma, uen fois à gauche, une fois à droite, ses narines s'élargissant à chaque inspiration.

- Tu pues la peur, c'est indéniable, mais pas encore assez. Je vais donc te laisser réfléchir encore un peu pendant que je te confie à mes camarades, j'ai d'autres affaires à traiter en attendant. Alors sois gentil, crache le morceau si tu veux souffler un peu.

- Mais nom de dieu, qui êtes-vous ? demanda l'otage haletant et les yeux transpirant la terreur.

L'homme approcha son visage de celui de l'automate, collant presque son nez contre le sien.

- Moi ? Je suis juste le grand méchant loup, dit-il avec un sourire carnassier. Et je sors du bois pour me repaître des brebis que vous êtes.

- Vous êtes complètement cinglé.

- Je ne suis que le résultat du gouvernement que tu soutiens.

Il s'éloigna et fit signe à un des deux gorilles de le rejoindre.

- Qu'est-ce qu'on fait de lui alors Sercan ? demanda l'acolyte. Je doute qu'il sache quoique ce soit.

- Questionne le encore pendant 48 heures, ensuite, relâche-le, qu'il raconte son aventure à ses camarades.

- Entendu. Ça va commencer alors ?

- Oui, ça va commencer.

Bad Wolf sorti alors de l'entrepôt désaffecté et baigna son visage dans le soleil matinale, respirant l'air frais d'une nouvelle journée qui commençait puis partit vers le Mirail, le sourire aux lèvres.


[ indéniablement insurgé ]

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