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Novlangue est un univers totalitaire inspiré de 1984 (G Orwell)

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Chut! Big Brother... La délation est l'arme des cafards...
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 Orpheline

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Orthodoxe
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MessageSujet: Orpheline   Jeu 11 Oct 2012 - 20:57

Chaque soir elle était toujours réveillée de la même façon: subitement elle ouvrait les yeux, son regard apeuré se posait sur son environnement comme si elle le voyait pour la première fois. Elle se sentait perdu le temps que la réalité reprenne consistance.
Oui elle venait encore de faire un cauchemars, encore le même. Enfin était-ce vraiment ce qu'on pouvait nommer un cauchemars? Elle ne le voyait pas ainsi. Un cauchemars disparaissait lorsque la réalité faisait surface. Pas pour elle.
Sa réalité était la continuité de ce dernier. Comme toujours elle revivait le même jours ou sa vie à basculée.

Ce samedi matin où, comme chaque semaine, ses parents répétaient les mêmes actes tels des horloges . La ballade au parc avant d'aller faire les courses. C'était le moment préféré de Kouan. Le seul qu'elle passait vraiment avec ses parents. Ce jour avait commencé comme tout les autres. Elle suivait docilement ses parents lors de la remontée du parc en attendant de voir, au détour du séquoia, l'apparition de l'aire de jeux pour enfants. Cette dernière située près de la sortie nord du parc était le chemin vers le centre commercial situé juste à la sortie.
Elle savait que ces parents lui accorderaient 30 minutes afin qu'elle puisse se détendre. 30 minutes de liberté pour elle, avant que le planning organisé de ses parents l'oblige à les suivre docilement, durant le reste de la journée. Elle était pas malheureuse pour autant, angoissée de nature, Kouan aimait et était habituée à ce que ses journées se passent sans imprévu...
Comme à chaque fois à l'apparition du séquoia elle se mit à courir dès que les jeux furent en vue. Laissant ses parents arriver doucement vers le banc où, durant 30 minutes, ils attendaient afin de passer à l'étape suivante de leur planning.
Insouciante de la réalité du monde et courant vers les jeux Kouan ne vis jamais ce qui clocha ce jours la.
Il y eu cette lumière et ce bruits sourd venant du centre commercial et elle fut projetée contre le sol, sa tête heurtant le pied d'une balançoire... Elle eu mal... Elle essaya de ce retourner afin de demander à ses parents de l'aide mais ces derniers n'étaient plus là... Ils gisaient sur le sol dans des positions improbables. Le blanc de l'allée du parc peu à peu maculé de leur sang. De la fumée et des cris résonnaient dans sa tête aux moment ou, elle perdit conscience...

Lorsqu'elle s'était réveillée, la première fois après cette perte conscience, elle était allongée dans la pièce où elle se tenait actuellement. Une petite pièce sombre qui sentait le salpêtre. Pour seule et unique ouverture, une petite fenêtre longue et encrassée qui donnait sur la rue, au niveau du sol. Cette cave était sa nouvelle demeure depuis des semaines voir des mois, elle ne savait plus.

Kouan fut en effet recueillie par cet homme qui l'effrayait terriblement. Un homme d'une cinquantaine d'année, dégarni qui sentait la sueur, Il disait s'appeler Gustav.
Ce dernier lui disait qu'il lui avait sauvé la vie et que pour cela elle devait lui obéir et elle le faisait docilement. Kouan n'avait pas le choix de toute façon, cet brute, prenait n'importe quel prétexte pour avoir la main leste sur elle. Il la gardait dans la cave le jour, et le soir, il la sortait afin qu'elle accomplisse les corvées dans la cuisine de cette brasserie miteuse...

Une sueur froide la traversait chaque soir où elle entendait la clef tournée. Elle craignait qu'il soit ivre et qu'il la tape avant d'aller s'endormir sur son fauteuil une bouteille à la main. Mais ce soir la, elle entendit la voix de Gustav parler à un autre homme. Ce qui ce passait n'était pas normal... Sa routine, qu'elle commençait seulement à maîtriser allait être de nouveau chamboulée.
Pétrifiée elle entendit la clef tournée. Ouvrant la porte, Gustav lui fit signe de monter. Elle hésita et Gustav la foudroya du regard. De peur de faire face à son courroux, elle s’exécuta et suivit son bourreau qui l’entraîna dans la grande salle de la brasserie. Il faisait nuit. La brasserie étant fermée, la grande salle n'était éclairée que par la lumière sortant de l'encadrement de l'entrée de la cuisine. Kouan encore éblouie par le passage de la pénombre de sa cellule à la lumière de la cuisine ne voyait pas l'interlocuteur de Gustav. Ses yeux peinant à passer de la pénombre à la lumière pour retourner à la pénombre. Elle sentait juste la fraîcheur de l'air nocturne de la porte d'entrée ouverte sur la rue.

Brisant le silence Gustav dit d'une voix enjouée: "Vous voyez je vous ai pas menti, elle vaut bien son prix, elle est en bon état et vous pourrez prélever sur elle ce dont vous avez besoin".

Bien que ne sachant pas de quoi il était question dans cette conversation, Kouan fut prise d'une terrible angoisse. Ce changement dans le cycle journalier... la mine enjouée de son bourreau... Elle se savait en danger. Ne réfléchissant pas aux conséquences de ses actes elle se rua subitement vers la porte afin de ce perdre dans la pénombre nocturne..
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