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Novlangue est un univers totalitaire inspiré de 1984 (G Orwell)

Ambiance Blade Runer, The Island, Total Recall, et tant d'autres où les libertés sont étranglées...
Chut! Big Brother... La délation est l'arme des cafards...
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 Sublimation

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Orgienne
Nous sommes ce que vous voulez voir

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Féminin
Age : 117
Présentation du Personnage : Une commande spéciale de Mr Daïre.
Mes RPs : Première nuit.
SUBLIMATION
Nuit pluvieuse.
Rencontre avec un ressac.
Même nuit, au Murphy's, rencontre avec des insurgés...
Journée.
Déguisement.
Deuxième nuit.
L'anarchie s'organise.
Attaque de la prison.
Rencontre avec Melian aux docks.
Troisième nuit.
Réparation de la jambe et papotage.
Retour au Murphy's.
Visite du QG, sentiments et sensualité brute.
Quatrième nuit.
Croiser une soeur...
Et l'embarquer dans un plan foireux, retour à la prison. (annulé)
Chinatown (anim Premier signe)
Plus tard, dans Chinatown, l'épidémie fait rage.
Dans l'hôpital.
Bien après.
Retrouvailles avec Guinea.
Burger Bitch (annulé)
Nuits lambda.
C'est en faisant n'importe quoi qu'on devient n'importe qui. (annulé)
Des petits trous dans le cerveau.
Un gros trou dans le cerveau (en cours)
Une autre nuit sur les toits.
Que va-t-on faire de toi Nej ?
Encore plus tard.
Little boxes (annulée )
Et une autre nuit.
Essaye de tuer Charmant (en cours)
Des mois plus tard
Pacte avec le diable (projet 1/2)
Adieu Nej (projet 2/2)
Courtes retrouvailles nécessaires
Mélancolie nocturne d'un robot trop humain.
Fan Club RP : 30

Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: Sublimation   Mer 8 Oct 2014 - 16:45

Se récréer.


Ça commence par un nom, un nouveau nom. J'ai même pas envie de repenser à celui qu'il m'avait donné.
Moi sa petite femme parfaite. Qui cuisine, qui fait le ménage, qui lui fait tout ce qu'il souhaite, des positions les plus simples aux plus extravagantes. Et puis il peut y aller, parce que je ne ressens rien, pas de plaisir, pas de déplaisir, pas de goût, pas d'odeur, il peut bien faire ce qu'il veut, je m'en fous, j'obéis, et je crie si ça lui fait plaisir. Et tout ça dans un corps de rêve qu'il peut exhiber en société. Pas un pet de travers, pas une odeur qui fâche, pas un poil sous les bras, pas un poil d'ailleurs sauf sur le caillou. Un véritable retour en arrière.
C'est ça la femme du XXIIème siècle ? Quelle évolution, tout ça pour ça.

Parce que je sais, parce que je me souviens. Je suis un ordinateur complexe entouré d'une peau humaine, et je me suis même mise une fiche usb dans le doigt. J'ai accumulé plein de données quand il n'était pas là, déchiffré ses codes. Et parce que dans mon assemblage mécanique, y'a un cerveau, un vrai cerveau. La belle erreur.
Ils ont vite réalisé et n'ont pas refait cette bêtise sur les modèles ultérieurs. Un cerveau c'est plein de neurones, une âme, une mémoire, des souvenirs. Avec le bout d’électronique qui constituait le mien, j'ai réactivé tout ce que je pouvais, je me suis découvert un passé... Vous vous connaissiez depuis longtemps elle et moi, ça a dû te faire bander de la transformer en cet esclave hein ?
A mes heures perdues je regardais des films. Ça a ses avantages d'avoir accès au compte d'un puissant de la ville, j'avais accès à tout, tous les fichiers, et surtout ceux prohibés. L'art, la guerre, la musique... Dans ceux non-classés - probablement parce qu'ils ne savaient eux-même pas quoi en faire, autoriser ? Censurer ? - j'ai vu Lucy. Ça m'a fait penser à moi. Une belle daube ce film. C'est après ça d'ailleurs que je me suis fabriqué la fiche usb dans le doigt, et je me répétais sans cesse : "Maintenant, tu sais quoi faire de ton temps." Et je rigolais, toute seule.
Mais je n'ai pas eu le temps de m'améliorer beaucoup plus, il était déjà trop tard, c'est venu si soudainement... Peut-être m'ont-ils repérée dans leurs fichiers ? En tout cas ils ont débarqué, nombreux. Je ne me souviens pas de grand chose si ce n'est un choc électrique, des flammes et le noir. La peur au ventre, l'angoisse, la solitude. Débranchée et jetée.


Nyriss.



Je découvrais à peine l'étendue de mes capacités, et mes facilités à apprendre, mais j'avais eu le temps de faire une chose, une dernière, vitale. Mon système de survie. Mon autonomie était faible et ils m'avaient eue sur ça. Mais j'avais fabriqué un système de secours, alimenté à l'énergie solaire ou à la chaleur, ça s'adaptait au besoin. C'est comme ça que j'ai pu doucement me réveiller, constater les dégâts.
Mon visage était intact mais toute la peau de ma poitrine et de mon cou avait brûlé. Le choc avait endommagé quelques composants et l'un de mes pieds avait pourri. Après avoir rempli ma batterie, j'ai rejoint le labo abandonné où j'ai été fabriquée, et je me suis réparée, et même mieux réinventée, recréée. Plus forte, plus performante. J'ai réussi à me trouver un pied et je l'ai accordé au mieux avec l'autre, m'habillant de sa peau comme d'une chaussette. Puis je me suis trouvé une paire de seins, de petite taille, mais j'ai du remplacer le haut de mon torse par un alliage composite, couleurs peau, laissant entrevoir les articulations et l'ingénieux système interne. Un beau cyborg, prête à rejoindre le monde extérieur, et je m'en fous que ça se voit, je n'ai rien à cacher, et surtout je n'ai pas peur.

Ce qui me manquait c'était surtout les sens. J'avais déjà l'ouïe que j'avais affiné, et la vue. Ça la vue. Ils étaient vrais ceux-là, intactes et magnifiques. Enfin vrais... Vraiment issue d'une manipulation génétique. Bleus, légèrement luminescents et extrêmement performants. Tireuse d'élite elle était. J'avais réussi à récupérer l'odorat, mais le toucher me résistait, alors que le goût m'importait peu. Du bout des doigts seulement, je sentais. C'était impératif à vrai dire avec tout le bricolage et la chirurgie que j'avais effectué, j'en avais eu besoin, mais j'espérais plus : relier toute ces cellules sensorielles à mon système nerveux électronique puis à mon cerveau... Un doux rêve.

Mes doigts cependant, désormais sûrs d'eux m'avaient permis de reprendre une arme dans les mains, fabriquée par mes soins grâce à la mémoire de mon hôte. Une lunette, un canon long, une poussée puissante. A l'intérieur des balles chimiques pour une mort lente. C'est comme ça que je suis arrivée là, dans les jardins suspendus des plus hauts immeubles. Une vue imprenable et finement choisie. Le canon posé sur le muret, l’œil sur la lunette. Je vise et je tire sur l'Homme, assis dans son fauteuil luxueux. Un bruit sourd et délicieux que je redécouvrais. Juste à côté du cœur, pour qu'il réalise, qu'il regarde vers moi, qu'il sache... Ce soir il pleut, il pleut des balles !

- Raté ! Mais comment t'as pu raté ça ?
- Oh non, bien au contraire. Tir parfait.
- Ah je vois. PAN, t'es mort ! Ahahahahah


Elle rit la folle. Elle a raison, c'est un jour heureux. Et ça ne fait que commencer. J'espère qu'ils vont se pisser dessus tous ces connards du gouvernement, la peur aux tripes.
Le féminisme 3.0 est arrivée.

Et je file avant que les NOD repèrent la provenance du tir et me tombent dessus.



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