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Novlangue est un univers totalitaire inspiré de 1984 (G Orwell)

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 Une jambe, un homme à faire parler et Plato(o)n

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Présentation du Personnage : Une commande spéciale de Mr Daïre.
Mes RPs : Première nuit.
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Nuit pluvieuse.
Rencontre avec un ressac.
Même nuit, au Murphy's, rencontre avec des insurgés...
Journée.
Déguisement.
Deuxième nuit.
L'anarchie s'organise.
Attaque de la prison.
Rencontre avec Melian aux docks.
Troisième nuit.
Réparation de la jambe et papotage.
Retour au Murphy's.
Visite du QG, sentiments et sensualité brute.
Quatrième nuit.
Croiser une soeur...
Et l'embarquer dans un plan foireux, retour à la prison. (annulé)
Chinatown (anim Premier signe)
Plus tard, dans Chinatown, l'épidémie fait rage.
Dans l'hôpital.
Bien après.
Retrouvailles avec Guinea.
Burger Bitch (annulé)
Nuits lambda.
C'est en faisant n'importe quoi qu'on devient n'importe qui. (annulé)
Des petits trous dans le cerveau.
Un gros trou dans le cerveau (en cours)
Une autre nuit sur les toits.
Que va-t-on faire de toi Nej ?
Encore plus tard.
Little boxes (annulée )
Et une autre nuit.
Essaye de tuer Charmant (en cours)
Des mois plus tard
Pacte avec le diable (projet 1/2)
Adieu Nej (projet 2/2)
Courtes retrouvailles nécessaires
Mélancolie nocturne d'un robot trop humain.
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MessageSujet: Une jambe, un homme à faire parler et Plato(o)n   Sam 18 Oct 2014 - 19:38

HRP : viens de là


Melian... Ce nom, ce visage, je ne vais pas l'oublier. J'ai toujours le sourire quand je la quitte, traînant ma patte dans les égouts, puis les souterrains. Rien de notable à raconter sur le chemin, je casse la gueule à deux-trois gus en route, rapide et efficace, facile en même temps. Et je compte les rats.
214. Rien que ça.

Je vole une poche de sang en passant près d'un hôpital, dans leur réserve. Un ou deux infirmiers assommés, rien de plus. Je la prends dans ma main droite et je la mets dans mon sac, avec le reste. On verra plus tard.

Et puis à un moment, j'en ai marre, je m'assoie dans un endroit bien tranquille, bien sombre. Tout ce dédale de grisaille... Et je me débranche. Oui je suis comme ça.

[...]

- Nyriss ?
- Oui ?
- T'en as pas marre d'être dans le noir là ? Je m'emmerde moi.
- Ça fait combien de temps ?
- Des siècles, j'te dis ! Ils sont tous morts tes amis. Debout !
- T'es trop con. Attends... Ça fait 15 heures 23 minutes et 8 secondes.
- Des siècles quoi. J'ai mal au cul.
- C'est faux.
- Je te dis que si.
- Je le sens très bien, et j'ai pas mal aux fesses.
- Elle est moche ta robe.
- Pas du tout !
- D'accord, mais ça fait jeune vierge quoi. Ah non, mieux, bergère.
- Ça me change un peu.
- Change moi ça ouais, j'ai l'air niaise.
- J'en ai, à vrai dire, vraiment rien à foutre.
- Déjà que t'as refait mon nez et mon menton...
- Ben ouais, j'en avait marre de voir ta gueule dans le miroir. Ça se comprend non ?
- Et là tu vas me dire que de toute façon, mon avis... Bon, tu bouges ! Mon cul est tout esquimau.
- Un esquimau c'est un peuple du nord de la planète. T'as déjà ouvert un Larousse toi ?
- A droite là !
- Non, tu rêves ! A gauche.
- T'es nulle.
[...]
- Oh mais pétasse quoi, j'ai vraiment cru que t'y allais.
- Et non !
- T'as pas envie de chocolat ?
- On ne sentira pas le goût. T'es pénible.
- Répare ! T'en auras besoin.
- Ok, le chocolat m'a convaincue.
- T'as vraiment plein de chose à apprendre.
- Du genre ?
- C'est par là !
- Exact.
- Je connais ici, t'as qu'à me suivre.
- Tu connais... Un dédale de couloirs gris. Que t'as foulé y'a combien de temps ?
- J'ai perdu le compte. C'est que t'as mis du temps à te sortir de ta poubelle.
- Un paquet de temps.
- Une éternité.
- T'aurais d'ailleurs pu me faire le plaisir de crever.
- Un miracle.
- Une malédiction ouais.
- Hé attends...
- Non ! Et donc, ça a bien changé ici. Alors je ne te suivrais pas.
- J'ai besoin d'action. Fais moi plaisir. Je paries qu'on va passer 66 heures à se refaire une jambe...
- Gagné. Tais-toi maintenant, on arrive.


Dans les souterrains, une planque, et une porte fermée.

- Mot de passe ?


Merde je fais comment, il oublié de me dire ça Moses... L'enfoiré.
- Accordéon ? Fez ? Thanatos ? Chaussette ? heu... Voiture ? Ac...
- Allez-y


Non sérieux ? C'était lequel ?
Y'a tout un tas de gens par ici, des hommes, des femmes, des enfants, souvent difformes, mais ils me sourient. J'en suis... émue. Il y a des blessés aussi, mais ça n'a pas l'air grave. J'avance, au hasard cette fois, toujours mon sac sur le dos et ma robe mauve qui m'arrive aux cuisses.

- Guinea ? Strazar ?

Je regarde les gens autour dés fois que, mais j'ai juste le droit à des haussements d'épaules. Ils ne sont pas bavards par ici.
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MessageSujet: Re: Une jambe, un homme à faire parler et Plato(o)n   Sam 18 Oct 2014 - 20:30

« L'homme est une chose imparfaite qui tend sans cesse à quelque chose de meilleur et de plus grand qu'elle-même.  » - René Descartes

Le Mirail était agité depuis plusieurs heures maintenant. Sans doute à cause de ce qui s'était passé à la prison. Guinea lui, continuait sa vie comme si de rien n'était. Il n'allait quand même pas finir bouffer par la culpabilité non ? Il aurait du se douter que de toute façon, ça ne saurait être simple et fulgurant. Qu'ils leur faudraient traverser des périodes de difficultés, de remises en cause. Pourtant ce qui l'obstinait de plus, était cette histoire de ce qui se trouvait sous la prison. Vrai ou faux ? Intox ou réalité ? Le seul moyen de savoir, aurait été d'y retourner. Mais là, c'est impossible. Du moins pour lui. Maintenant, il doit être fiché comme le chef de bande, comme l'ennemi à trouver, à torturer délicatement puis à faire disparaître pour la forme. Rien de bien réjouissant.

Peut-être devrait-il changer totalement de look ? Il est reconnaissable avec ce bandeau et ces cheveux longs, cette barbe mal taillée? Il lui fallait trouver cependant un moyen de pouvoir cacher son oeil invalide, car sinon cela pourrait éveiller encore davantage les soupçons. Mais le bandeau devait sans doute, éveiller les mêmes soupçons. Les bras chargés de ce qu'il venait d'acheter, il bifurquait par le centre du Mirail, en pleine agitation. L'on discutait de ce qui s'était passé, de ce qu'il faudrait faire ensuite. Si la tactique était la bonne. Guinea marchait au milieu de tout ces gens, avec un flegme britannique, sachant qu'on allait le reconnaître et que c'était de lui que l'on parlait. Sans critique, il n'y a pas de possibilités d'accéder à un stade supérieur qualitativement. Alors, il fallait se faire une raison et admettre quand tout n'allait pas.

Ce n'est pas en éparpillant leurs forces qu'ils allaient triompher. Cela semblait pour lui, une evidence. Il avait passé le plus clair de son temps à faire des attentats individuels, pensant que cela permettrait de créer une force d'attraction. Mais de plus en plus, il pensait que seul l'action de masse, diriger par une avant-garde obstiné, pourrait permettre de créer une brèche. Le plus important evidemment, était de créer d'une part cette avant-garde et de l'autre, être capable de créer une armée disciplinée et capable de mener la lutte activement. Pour le moment, ni l'un ni l'autre n'étaient réuni. Il pensait à tout cela en marchant, penchant la tête à droite et à gauche, en pleine réflexion. Quand, poussé par quelqu'un d'un coup d'épaule, il fit tomber certaines de ces emplettes.

Bordel, mais regardez où vous allez...

Lâcha t-il en se baissant pour ramasser ce qu'il venait de faire tomber. Alors qu'il était entrain de se baisser, il cru entendre son prénom. Il se redressa, regarda autour de lui un instant, avant de replonger au sol pour ramasser ce qu'il venait de faire tomber. Une fois tout ramassé, il mis son sac sous son bras, entendant une nouvelle fois son prénom. Il était entrain de délirer, ou bien ? Puis, un rassemblement se fitnon loin d'ici. Il se mit légèrement sur la pointe des pieds pour regarder ce qui provoquait ce chahut, faisant dégarpir les gosses qui lui collaient aux basques pour avancer. Puis, arrivé à l'épicentre de l'affaire, il fit une drôle de tête, un peu surpris.

Nyriss ?

Guinea était étonné de la voir par ici. Il pensait qu'elle ne reviendrait pas avant un moment, ou peut-être jamais. Sans doute que Strazar devait être dans le coin lui aussi, mais il n'en savait rien.

C'est toi qui gueule mon prénom depuis avant ?

Il la regarde rapidement, de haut en bas. Vraiment, Adolf était vraiment le dernier des salopards, mais un mec qui avait du goût. Il y en a qui savent prendre leurs pieds.

Je suppose que c'est pour ta jambe ? Suis-moi, on va passez par l'atelier pour te rafistoler tout ça.

Guinea fit un signe de la tête vers Nyriss, pour qu'elle le suive. En avant pour de nouvelles aventures, pensa t-il.

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Une autre nuit sur les toits.
Que va-t-on faire de toi Nej ?
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MessageSujet: Re: Une jambe, un homme à faire parler et Plato(o)n   Sam 18 Oct 2014 - 21:11

Mais je lâche mon sac et l’attrape par l'avant-bras, l'attirant vers moi, passant une main dans sa nuque et l'autre autour de sa taille, jusque dans son dos, mon visage à côté du sien, pommette contre pommette, fermant les yeux. Une étreinte tendre mais serrée - trop fort ? - par des bras qui jaugent mal leur force. Ce geste que j'avais apprécié avec Melian, le même, mais un peu moins timide, et plus ferme. Je sens son odeur en passant. Définitivement, tous les humains ne sentent pas de la même façon, pas forcément bon, ni mauvais d'ailleurs, mais au moins, très différemment d'Adolf...

- Oui, c'est moi, mais je ne gueulais pas. Je suis contente de te voir.

Et je recule d'un pas, sourit. Le laissant m'emmener vers l'atelier sans plus de cérémonie.
Pfff Nyriss...
Quoi ?
Ben t'es nulle. J'avais dit de l'action, arrête de faire ami-ami. Moi, à ta place, je n'aurais pas fait que l'enlacer...
On va dire que je te laisse penser parce qu'au moins, pour une fois, tu ne le fais pas à haute voix.
Ouais, je voudrais pas compromettre toutes tes chances non plus quoi.
Trop aimable. Et pas fait que l'enlacer ? Tu t'attends à quoi... J'ai assez donné avec Daïre, merci.
Je t'expliquerais un jour. T'as qu'à fouiller dans mes souvenirs sinon.
Pas envie de fouiller là dedans, t'as qu'à me montrer.
Je n'y arrive pas... Sinon ça serait déjà fait.


- On ? Non, non, TU vas regarder l'artiste à l'oeuvre tout en me faisant le bilan de cette mission pendant que JE me répare. J'ai vaguement entendu du mécontentement... Et tout le monde a l'air de me connaitre ici... C'est... étrange ?

Un petit rire pour accompagner tout ça, mettre le ton, au début du moins.
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MessageSujet: Re: Une jambe, un homme à faire parler et Plato(o)n   Dim 19 Oct 2014 - 1:11

« L'homme est une chose imparfaite qui tend sans cesse à quelque chose de meilleur et de plus grand qu'elle-même.  » - René Descartes

C'est bien elle. Alors qu'il s'apprêtait à reprendre sa route, elle l'attrape par son bras et le tire vers elle. Qu'est-ce qu'elle est entrain de foutre ? Elle l'enlace, comme si ils ne s'étaient pas vu depuis longtemps. Où comme si elle était heureuse de le revoir. C'était étrange, parce que lui, il savait pas quoi faire. Il était subitement transformé en piquet tout raide, qui ne fit aucun mouvement, son oeil valide grand ouvert. Fallait faire quoi ? Faire la même chose, ou bien faire comme si de rien n'était ? Là ça le dépassait. Avoir quelqu'un dans ses bras, de sexe féminin, cela faisait longtemps. Puis elle ça ne compte pas vraiment, vu que c'est une Orgienne.

Maladroitement, il passa sa main droite derrière le dos de l'Orgienne et donna une légère tape dessus, pour répondre à cet etreinte, sans doute de la moins bonne des manières qu'il pouvait faire. Mais bon, il ne voyait pas pourquoi elle se montrait si familière d'un coup. Certes ils avaient fait du bon boulot, mais Guinea la soupçonnait d'être là sur le compte de K-Cendre, afin de le surveiller pour voir si il était ou non, un salopard machiste ou pas. Apparemment, ça semblait se préciser. Se désolidarisant de l'étreinte, il eu un léger spasme au niveau des bras, presque gêné.

Ouais ouais. Moi aussi Nyriss, moi aussi.

Puis il se remit en marche, arpentant des allées remplis de monde, de braillards et d'enfants qui courraient absolument partout. Fallait se glisser jusqu'à l'atelier, où ils pourraient sans doute commencer à la réparer. Pourquoi est-ce qu'il s'était foutu là dedans déjà ? Ah oui c'est vrai, elle a acceptée de se joindre à la mission suicide et tout ce qui va avec. Donc maintenant, c'est une faveur échangée contre une autre. Un cercle vicieux pour sûr.

Déjà tu vas changer de ton. D'une c'est MON matos personnel pour réparer TA carcasse, dans MON atelier pour TA poire. Quand on me parle en me sortant 25 possessifs par phrase, j'ai tendance à mordre.

L'on pousse une vieille porte blindée, pour rentrer dans l'atelier, puis l'on ferme juste derrière. Il fait un geste pour qu'elle vienne s'installer, appuyant sur un interrupteur pour allumer toutes les lumières. Voilà l'atelier, zone de guerre et d'inventions multiples de Guinea. On y trouve de tout, tout et n'importe quoi. Il pose son sac de courses au sol et vire ce qui se trouve sur le plan de travail, avant de sortir de dessous, des instruments divers et variés : Fer à souder, disqueuse, ponceuse, etc etc. Un attirail parfait, ainsi qu'une paire de lunette de protection.

Oui, ils ont reconstruit la prison dans la nuit. Ils doivent cacher quelques chose en-dessous. Je vais t'expliquer, laisses moi le temps de ravaler ma fierté et de faire mon auto-critique.

Il retourna le sac en faisant tomber tout ce que cela contenait. Le dernier truc à en tomber, fut le duplicant 3D, qu'il rattrapa du bout des doigts, pliant le sac avant de le jeter en boule dans un coin. Regardant l'appareil, il le pose un peu plus loin, le branche au secteur et fouille dans un tiroir contenant des papiers, des livres et un foutoir pas possible.

Cette merde doit se trouver par ici, hum. Je me souviens l'avoir lu il y a pas longtemps. Raaaah, quelqu'un à du le prendre, fait chier.

Il continua à fouiller, laissant Nyriss se réparer pendant ce temps là.

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MessageSujet: Re: Une jambe, un homme à faire parler et Plato(o)n   Dim 19 Oct 2014 - 10:28

- Tant de sincérité... Je ne te demande pas de comprendre va. Je ne suis qu'un robot après tout.

C'est pas grave, si t'es pas capable d'accepter ce qu'on te donne, c'est pas mon problème. Je ne te demande pas de comprendre que moi, il n'y a pas si longtemps, je n'avais qu'une personne dans ma vie et cette personne, c'était Adolf, alors j'avais envie c'est tout, et quand je verrais Strazar, et bien je ferais pareil, parce que. C'est comme ça, et même si ça revient à enlacer une armure. C'est le geste qui compte. Mais c'est pas la peine de me mentir et de me prendre pour une abrutie.

Par contre là maintenant, tu me les brises. Si c'était pour supporter un vieux grincheux, je serais retournée dans mon labo abandonné. Tout ça pour ne pas avoir d'humour en plus.
La mission fut un échec, c'est ça qui te mets tant de mauvaises humeurs ?

Bref, moi, je fais ma vie. Le matériel est un peu obsolète mais suffisant. Je pose mon sac au pied de l'établie et en sors une boite d'outils chirurgicaux que j'ai piqué en passant. Je m'assoies sur le plan de travail. " Direction le bloc 5" " pince " "scalpel "... Je me refais un film opératoire dans ma tête avec Nej histoire de m'amuser. Je n'écoute même plus à vrai dire, de toute façon je ne compte pas l'ouvrir avant un bon moment. Il cherche un truc, je ne lui propose pas de l'aider, non, qu'il aille se faire voir.
L'opération avance bien, les balles échouent une à une dans un petit pot en faisant un joli cling, derrière je recouds la peau, les cellules devraient se reconstituer quand ça n'est pas trop gros, sinon je réparerais plus tard. Je me cache un peu pour celles dans mon ventre, étant obligée de soulever ma robe, je me mets dos à lui, on m'a dit que fallait pas forcément montrer sa culotte à n'importe qui. Déjà que j'ai fait un strip dans la rue la veille...
Ne reste plus que l'épaule. L'épaule c'est chiant parce que je ne vois pas. Je commence par enlever la peau, cache-misère qui me recouvrait, je ne comptais pas la garder de toute façon, elle n'est pas très bien posée ni irriguée, et je la jette dans une poubelle. Enfin je m'allonge, plongeant dans le trou à l'aveuglette, mais dés que je tire vers le haut ou le bas, ça me mal, m’arrachant quelques bruissements de douleurs, mais quand j'attrape la balle par l'arrière et que je la tire vers la sortie, la douleurs se fait intense, dans toute l'épaule. Je me mords la main pour ne pas gémir plus. Un long soupire. Putain, mais y'a quoi là dedans pour que ça fasse aussi mal ? Et la peau se remet à saigner autour parce que je l'ai un peu trituré pour atteindre la balle. Je me fais un pansement cette fois. J'irais voir un docteur pour ça, un de ces quatre.
Enfin, je nettoie un peu le bas de ma cuisse, brûle légèrement la peau pour égaliser le contour et ligature mes artères et veines.

Je descends ensuite de la table, accroche la poche de sang en hauteur et me la perfuse dans le poignet. Le fil est assez long pour ne pas me gêner. Voilà qui va compenser la perte de sang et me mettre dans les meilleures conditions pour travailler. C'est partie pour la reconstruction de ma jambe.
Je commence par les os, en fibre, je refais le bout manquant puis forme le genou, le mollet et le pied. Je connais mes mesures par cœur. Je travaille vite et bien, gribouillant sur une feuille à côté de temps en temps, pour y mettre d'autres idées. Je coupe, je soude, je fais fondre, j'assemble. J'en ai pour des heures et des heures et je ne compte pas faire de pause, pas besoin. Je suis hyper concentrée. Y'a juste cette épaule quand je la lève trop... La douleur... Non mais vraiment, ça vient de passer deuxième sur ma liste des priorités. Si j'ai même plus les avantages du cyborg en ayant mal au moindre bobo comme un putain d'humain, ça ne va pas le faire ça.


Dernière édition par Nyriss WA-7 le Dim 19 Oct 2014 - 13:28, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Une jambe, un homme à faire parler et Plato(o)n   Dim 19 Oct 2014 - 13:07

« L'homme est une chose imparfaite qui tend sans cesse à quelque chose de meilleur et de plus grand qu'elle-même.  » - René Descartes

Le monde allait trop vite pour lui. Il cherchait les freins, un moyen de ralentir la vitesse de projection. En face c'était un mur et il l'allait certainement pas passer au travers. Il se sentait dépassé. De cette sensation, il était devenu cynique et froid. Incapable de comprendre un geste de sympathie, un geste qui vient du coeur. Un bloc de béton qui essaye de trouver un sens à sa vie, mais qui n'en a de fait, aucun. C'est triste, mais cette tristesse, c'était son bouclier. Guinea était retourné parce qu'il avait vécu plutôt la veille, avec ce retour dans sa propre vie. Caché au fond de ses entrailles, cela venait de lui expliquer à la gueule. Vivre avec des regrets, c'est lourd à porter. Alors on ravale tout ça, bien comme il faut.

Le grand drame des solitaires c'est qu'ils s'arrangent toujours pour ne pas être seuls.

Lança t-il, après l'invective de Nyriss à son égard. Non pas qu'il n'était pas content de la voir, ni même d'avoir de la compagnie. Ce qui le dépassait, c'était les intéractions sociales normales. Le fait d'avoir des rapports même amicaux avec quelqu'un, surtout du sexe opposé, était comme hors de ces possibilité. Voilà, c'est ça le poids des regrets et de la culpabilité. Voilà pourquoi il foire tout le temps, comme il a foiré avec K-Cendre. En parlant d'auto-critique, faudrait aussi qu'il pense à revoir son attitude vis à vis des autres, ça marcherait mieux et ce serait une première étape vers autre chose, de plus constructif.

Il retourna un tiroir au sol, fouillant avec son pied pour trouver ce qu'il cherchait. Enfin, il était là. Remettant tout en désordre dans le même tiroir, qu'il remit à sa place, il exhiba fièrement le livre qu'il venait de trouver, comme si il s'agissait du Saint Graal. En fait, c'était sa première étape pour parvenir ce qu'il cherchait, c'est-à-dire créer une organisation armée capable de pouvoir agir mieux, se coordonner de la meilleure des façons pour faire mal. Et savoir trouver les bonnes cibles, accessoirement. Mettant le livre dans le duplicant 3D, ce dernier se mit en marche, commençant l'analyse du livre de fond en comble, avant de commencer la duplication. Il avait d'autres bouquins à faire passer comme ça, cela prendrait du temps de toute manière. Se reportant sur ce qu'était entrain de faire Nyriss, il s'approcha du plan de travail et agita légèrement à la lumière, les balles qu'elles venaient d'extraire de son corps. On se croirait dans un laboratoire maléfique ici.

Les balles sont enveloppés dans du tungstène royeux. C'est un mélange inventé il y a quelques années par les scientifiques du gouvernement, afin de transformer le projectile en une sorte de toupille qui éclate en milliards de particules. Si tu meurs pas sur le coup, tu finis par attraper un cancer. Ou une autre maladie du genre.

Il reposa le petit pot contenant les balles, avant de faire le tour de l'Orgienne et regarder son épaule. C'était moche, vraiment moche. De plus, elle avait l'air de pas trop apprécier le fait de devoir effectuer des mouvements avec. En plus, le pansement mis à l'arrache souintait le sang, encore et encore. Soit elle avait fait exprès de ne pas trouver la balle, ce qui autait été stupide, soit il y avait un autre problème. Il tira à lui une vieille chaise à roulette, s'en servant comme appuit, appuyant sur un interrupteur qui actionna une sorte de bras mécanique contenant une lampe à haute tension. Il attrapa le bras pour le mettre au-dessus de l'Orgienne, avant de la regarder, se sentant observer.

Faut remettre ton épaule en place. Ensuite va falloir cauteriser la plaie. Je sais, je sais. T'as mal et je n'ai pas envie de te faire souffrir davantage, mais laisses moi faire, ça va allez. Ou pas.

Il fit un léger sourire suite à ce qu'il venait de dire. Poussant la chaise, il attrapa un combiné se trouvant derrière la porte et appuya sur un bouton, mettant le combiné contre son oreille. Il dit quelques mots évasifs, tout en gardant un oeil sur l'Orgienne. Raccrochant le combiné, il attendit quelques instants avant que l'on ne frappa à la porte. Il ouvrit cette dernière et un jeune homme, lui apporta ce qui semblait être, un chalumeau. Le remerciant, il fit un signe de la main avant de retourner au près de l'Orgienne, tirant de nouveau à lui la chaisse à roulette, mettant un pied dessus.

Tu me fais confiance ?

Guinea agita le chalumeau comme pour avoir son approbation, avant de sortir une pince, un tournevis plat et cruciforme et quelques autres outils rudimentaires. Se parant de lunettes de protections, ainsi que d'une lunette grossissante. Allait-elle le laisser faire ? C'était moins sûr. En tout cas, il essaierait de se remémorer ces quelques souvenirs en mécanique de précision. Au pire, elle pourrait toujours lui mettre des baffes si il faisait mal un truc.

En fait, faut que je te dise. Je te préfère en rousse. Largement même.

Un léger rictus, avant de commencer à décoller le pansement.

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L'anarchie s'organise.
Attaque de la prison.
Rencontre avec Melian aux docks.
Troisième nuit.
Réparation de la jambe et papotage.
Retour au Murphy's.
Visite du QG, sentiments et sensualité brute.
Quatrième nuit.
Croiser une soeur...
Et l'embarquer dans un plan foireux, retour à la prison. (annulé)
Chinatown (anim Premier signe)
Plus tard, dans Chinatown, l'épidémie fait rage.
Dans l'hôpital.
Bien après.
Retrouvailles avec Guinea.
Burger Bitch (annulé)
Nuits lambda.
C'est en faisant n'importe quoi qu'on devient n'importe qui. (annulé)
Des petits trous dans le cerveau.
Un gros trou dans le cerveau (en cours)
Une autre nuit sur les toits.
Que va-t-on faire de toi Nej ?
Encore plus tard.
Little boxes (annulée )
Et une autre nuit.
Essaye de tuer Charmant (en cours)
Des mois plus tard
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Adieu Nej (projet 2/2)
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MessageSujet: Re: Une jambe, un homme à faire parler et Plato(o)n   Dim 19 Oct 2014 - 14:34

De temps à autre, je regardais d'un œil distrait ce qu'il faisait. Un livre ? Hmm. Puis il tentait une approche, parlant d'un truc puis d'un autre, allant et venant pendant que le squelette de mon nouveau pied prenait forme. Je ne répondais pas, toujours mécontente de la façon dont il m'avait parlé, mais je finis par me radoucir. C'était probablement une façon de me faire des excuses, enfin des excuses... de se racheter une conduite en tout cas, je pouvais aussi faire un effort. Et puis il était assez âgé, il y avait probablement des tas de choses qui m'échappaient, les humains sont si complexes.

Faire des efforts commençait par détendre l'atmosphère, je restais taciturne pour le moment mais avec un air plus avenant. Je fronçais les sourcils alors qu'il regardait mon épaule, mais je n'objectais pas, ça me paraissait venir d'une bonne intention. Je le suivais des yeux, de mon épaule jusqu'à la porte, quelqu'un puis de retour jusqu'à moi. Ça avait l'air amusant de rouler sur ce fauteuil tiens. Mais le chalumeau me plaisait beaucoup moins. Cependant je le laisserais faire, c'était ça mon effort du jour. J'arrêtais momentanément la transfusion, retirant l'aiguille de mon bras et la poussant pour faire de la place. Mon autre main continuait machinalement à tisser les fines lamelles en un bel os noir, je n'avais même pas besoin de regarder. D'autant que c'était très long. Mais c'était le prix à payer pour avoir quelque chose de solide et léger.

- Je ne te fais pas confiance, mais d'accord.

Je souriais, j'avais l'impression que l'humour ne passait pas trop entre nous, mais tant pis, j'essayais quand même. Puis je tendais le menton vers le pot qui contenait les balles.

- Ce qui est étonnant c'est qu'aucune toupille n'a éclaté. Sauf celle là. Il n'y a que ma peau qui me fait potentiellement mal, normalement. C'est bien ça que je ne comprends pas. Ou alors il y a du tissu vivant là dessous dont je ne serais pas au courant. Vas-y doucement. Pas parce que j'ai mal, ça je m'en fous.

Ce qui était bien avec la douleurs, c'était que Nej se terrait quelque part dans le fond de son inconscient.
J'étais quand même un peu crispée. Mais conciliante, je posa ma main sur ma cuisse pour lui libérer l'accès à l'épaule et m'assis bien au fond de mon siège, lâchant finalement mon travail en cours. Je le regardais faire du coin de l’œil. Ce qui m'amusait surtout c'était de repérer là où la peau était sensible et là où elle ne l'était pas quand ses doigts passaient pour enlever le pansement. Visiblement, il ne restait plus grand chose d'insensible sur cette épaule. Et j'avais vraiment fait ce pansement comme un cochon, j'aurais quand même au moins pu prendre un miroir... Je me suis aussi demandée si je devais attacher mon bras, au cas où la douleur provoque une réaction violente... à défaut, je refermais ma main sur l'accoudoir, fermement.
Quand il eu fini d'enlever le pansement et de nettoyer, je laissais, contre toute attente, retombée ma nuque sur le dossier, le visage plus tourné vers lui mais droit devant moi et je fermais les yeux. Le laissant faire ce qu'il voulait... Et advienne que pourra. Je repensais à ce qu'il me disait un peu plus tôt pour m'occuper l'esprit avant de sentir le chalumeau.

- Tu disais ça parce que j'avais caché mes circuits ?

Je me sentais bête d'un coup. Je ne savais pas trop ce que je faisais là. Là ou ailleurs d'ailleurs. Je n'avais pas de but. Les humains avaient une vie, ils naissaient, grandissaient, faisaient leur chemin et mourraient. Je n'étais pas née, je n'avais pas grandis, et la mort n'avait pas grand sens pour moi, enfin je ne savais pas vivre. Jusqu'à maintenant j'avais survécu. Le plus perturbant c'est que j'avais accumulé beaucoup de connaissances, et c'était comme une carapace pour cacher qu'au fond je ne savais rien et avais tout à apprendre. Mon but, mon seul avait été de servir Adolf, puis de le tuer, pour Nej. Et maintenant ? Je n'ai fait que suivre au hasard des rencontres, parce que ça m'inspirait, parce que peut-être, sur un malentendu, je trouverais un but au milieu de tout ça. Actuellement, j'avais ma jambe... Mais après ? Tout était sombre. Au bout d'un moment, j'ajoutais :

- Moi aussi je me suis bien aimée en rousse.

Je pouvais toujours faire ça, devenir humaine, et rousse et m'inventer une vie. Si je faisais ça j'irais dehors je crois, loin de la misère de cette ville. Sauf que pour me réparer...
Je racontais des trucs sans importance parce qu'il avait un chalumeau à la main, diriger vers ma peau, je ne voudrais pas le perturber. Mais je n'avais pas oublié la prison et tout ce qu'il avait dit, plus tard, nous aurions le temps d'en reparler.


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MessageSujet: Re: Une jambe, un homme à faire parler et Plato(o)n   Dim 19 Oct 2014 - 19:06

« L'homme est une chose imparfaite qui tend sans cesse à quelque chose de meilleur et de plus grand qu'elle-même.  » - René Descartes

Guinea se saisit du pansement doucement, avant de le retirer de la peau de Nyriss. En effet, il y avait du sang qui continuaient à couler à flot, ce qui l'obligeait à passer des compresses et à éponger cet affleux toujours plus constant, qui ne semblait pas vouloir s'arrêter. Il fallait qu'ils se fassent confiance mutuellement, bien qu'il était plus une sorte de bricoleur qu'un réel génie dans le domaine, mais il ne fallait pas qu'elle le sache, du moins pas tout de suite, sinon elle le tuerait. Une fois le sang totalement nettoyé, il utilisa le bras mécanique pour trouver d'où venait le source du problème. Eclairant les circuits, il tapota légèrement sur son menton.

Merci de la non-confiance que tu me portes. Cela me touche énormément.

Attrapant l'une de ses pinces métalliques, il commença à triturer à l'intérieur ces circuits, pour en extraire ce qu'ils pouvaient. D'un geste de la tête, il fit signe à Nyriss de lui passer le godet qui contenait les balles. Il commença à extraire des morceaux qui se trouvaient ici et là, les montrant à l'Orgienne, avant de replonger dans son boulot. Il se souvenait quand il était gosse, il y avait un jeu comme ça, où on devait retirer des objets dans le ventre d'un faux patient, sans lui faire mal, sinon des voyants s'allumaient. Petit moment nostalgique en perspective.

Prenant ensuite un tournevis,il désolidarisa plusieurs plaques entre elles, pour y faire passer ses pinces et retirer d'autres éclats. Ce devait être ça qui lui faisant tant mal, en fait. Avant de continuer, il inspecta le reste de la zone, balayant avec la lumière des zones qu'ils n'avaient pas bien regarder. Pendant les minutes qui suivèrent, il passa en revue l'ensemble des circuits, faisant bouger l'épaule de Nyriss pour savoir où elle avait mal.

Huuum. Quelque chose me dit que c'est le haut de ton omoplate qui est touchée, le petit morceau qui s'articule avec ta clavicule. Surtout ne bouges pas.

Reculant légèrement en arrière et levant le bras de Nyriss, il essayait d'atteindre cette partie qui lui semblait impossible d'atteindre de là où il se trouvait. Essayant de faire pivoter certaines plaques et de contourner des circuits, il avait peur de faire une connerie et d'endommager le bras de Nyriss. Parfaitement calme, il fit se redresser l'Orgienne et palpa la zone incriminée, voyant clairement qu'elle souffrait.

Bon, va falloir que je t'ouvre un peu plus pour atteindre ton acrominion, ce que je te parlais avant. Je vais inciser de deux centimètres, eviter que trop de sang ne se casse et enfin, cautériser tout ça. Bien evidemment, tu passeras chez ma secrétaire qui te facturera mes honoraires.

Il lui envoya un sourire, avant de reprendre son sérieux. Saisissant un scalpel, il entailla légèrement la peau de Nyriss sur quelques centimètres comme il l'avait promis, avant de se saisir de sa pince pour commencer à trouver ce qui clochait chez elle. Il devait être rapide et ne pas se tromper. Augmentant la puissance des lumières, il trouva enfin ce qu'il était cherchait depuis avant : Une des toupilles en tingstène rugueux. Cette dernière était à moitié détruire et libérait à chaque fois qu'elle bougeait son épaule, ses petites particules qui la rongeait de l'intérieur.

Quittant l'épaule de l'Orgienne, il roula jusqu'à une armoire non loin, pour en sortir une petite boite métallique et un livret, sans doute de médecine. Revenant aussi vite qu'il s'était absenté, il ouvrit le livre là où se trouvaient des marques pages, regardant les circuits de Nyriss, puis de nouveau le bouquin. Enfin, il le referma et se remit à sa tâche, pour tenter d'extraire la toupie.

J'ai eu un bon professeur dans ce domaine. Anton Melton, tu connais non ? On le surnommait 'Meltdown' fut un temps. Un ancien collaborateur de Adolf Daire. Il a fini ces derniers jours ici, il souffrait d'une dégénérescence qui l'abrutissaient de jour en jour. Il a préféré se suicider. C'était un type chouette !

Lança t-il, une fois qu'il eu arraché la toupe des circuits de Nyriss, jetant la toupie dans la boîte, refermant cette dernière aussi rapidement que possible. Faisant en sorte de ne pas laisser trop de sang s'écouler encore davantage, Guinea alluma le chalumeau pour terminer ce qu'il avait commencé. Il regarda l'Orgienne un court instant, avant de se mettre à finir ce qu'il venait de commencer. Cautérisant la plaie autant qu'il pouvait, il épongeait le sang au fur et rien mesure. Sans doute qu'elle allait souffrir, sans doute qu'elle n'allait pas apprécier, mais c'était ça où le pire aurait pu se produire. Une fois fini, il retira ses grosses lunettes et éteignit le bras articulé, soupirant de soulagement.

Logiquement, ça devrait allez. Tu recouds tout ça et ça sera comme neuf. Si jamais tu as encore mal, là faudra que tu consultes un vrai spécialiste dans ce domaine. Moi, je suis juste bon dans mon boulot de nettoyeur par le fond.

Se levant, il avisa un chiffron accroché non lui et s'essuya les mains, avant de faire de même pour ses outils. Il fixait désormais Nyriss, tout en continuant son ménage.

Avec ou sans circuit, être rousse te va toujours bien. Enfin, c'est que mon avis. T'as de toute façon un minois bien plus charmant que ma gueule, donc...

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MessageSujet: Re: Une jambe, un homme à faire parler et Plato(o)n   Dim 19 Oct 2014 - 21:44

Au début cela faisait un peu mal, juste un peu, au final elle trouvait ça globalement agréable. Ne rien faire et regarder les autres, voilà qui était nouveau. Une jolie découverte. Et que quelqu'un s'occupe de soit, à sa place, peu importe si c'était bien ou pas, c'était touchant. Plus les minutes passaient et plus elle se détendait jusqu'à lui accorder sa confiance, peut-être pas totale mais suffisante pour lui confier son épaule, fermer les yeux et obéir sans broncher. Assise, le bras levé, debout... Si ça pouvait l'aider. Elle savait être une poupée immobile et articulé lorsque c'était nécessaire.

Elle voyait les morceaux tomber un à un dans le pot quand elle ouvrait les yeux. C'était plutôt bon signe. Et puis il s'attaqua à la partie délicate, celle qui lui faisait vraiment mal. Très conciliante, elle se retint de l'exprimer au maximum, gémissant parfois ou fermant ses paupières très fort, mais rien de plus. Pourtant à chaque petit mouvement, la balle dégoupillait un fragment qui lui faisait terriblement mal. Il dû employer des méthodes un peu plus radicale mais vraisemblablement efficace. Le soulagement fut réel.

- Je vais te fracturer tes honoraires ouais, mais je ne suis pas certaine que tu apprécieras.

Elle arrivait encore à rire malgré la douleur, ça n'était pas mauvais signe. Elle vit la toupie tomber dans la boite enfin, mais il restait l'épreuve du chalumeau... Elle serra les poings, se mordit la lèvre, mais ça ne fut pas si terrible, finalement. Elle n'aimait pas le feu, on ne pouvait guère lui en vouloir. Et comme un besoin de se confier.

- Quand ils ont décidé de m'envoyer à la casse, j'ai été réveillé au lance-flammes, entre autres réjouissances. Je n'aime plus trop voir ces choses là de près. Anton Melton ? Oui, je le connaissais. C'est lui qui m'a conçue. Je dirais que c'était un génie utopiste dont l’œuvre a mal tourné, comme beaucoup. J'espérais le retrouver... Dommage.

Elle le regarda s'éloigner, presque un peu déçue que cette douce torture soit terminée et reprit son travail pendant qu'il nettoyait. Accrochant des lamelles à chacun de ses doigts, elle tissait, agile et gracieuse, cela ressemblait à de la couture, mais le produit était impressionnant. L'os apparaissait au fur et mesure des couches, il s'épaississait. Puis elle assembla les os de son futur pied, et posant son autre pied sur le plan de travail, elle compara la longueur et la largeur. Impeccable. Il la regardait toujours, alors elle pris une mèche de ses cheveux dans ses doigts qu'elle regarda et caressa un instant.

- J'y penserais. Je dois pouvoir me les teindre facilement. A moins que tu ne veuilles le faire à ma place ? J'y ai pris goût.

Elle sourit et se décida finalement à faire une pause et se leva, s'approchant prudemment du duplicant 3D. Il multipliait un livre, mais elle n'arrivait pas à lire le titre. Ni à comprendre pourquoi. Se tournant vers lui, elle réalisa qu'elle n'avait pas vraiment chercher à le comprendre, le connaître, savoir pourquoi il posait ces bombes, ce que son cache-œil cachait : un œil ou un trou ? Et pourquoi. dépuçage, accident ? Il s'en moquait peut-être, mais elle pourrait sans aucun doute lui refaire un œil, un œil fonctionnel. Mais elle n'oserait pas proposé, pas encore du moins, ce n'était pas assez important pour le moment.

- C'est quel livre ? Qu'est ce que tu veux en faire ? Des idées politiques à diffuser largement ?

Elle parcourut la pièce, sa curiosité attisée, surtout par les livres qui s'entassaient sur les étagères, Une vraie mine de connaissances pour elle. Elle en prit un au hasard qu'elle lut, passant page par page, un simple regard de haut en bas, son œil bougeant si vite que c'en était imperceptible. En quelques minutes elle avait refermé le livre.

- Ce n'est pas étonnant pour la prison, c'est la spécialité des régimes totalitaires, étouffer, effacer, manipuler la foule pour lui présenter une autre vérité. Mais ça n'est pas un si mauvais coup. Ça montre ce qu'on peut faire. Et ils vont être court en NOD pendant quelques temps, le temps d'en former de nouveau. Ou alors ils seront mal formés et retournables. Il suffit de voir Strazar. Dans l'ordinateur de Daïre, j'avais regardé certains chiffres, rares sont les non pucés qui respectent les règles qu'ils font eux même respectés. Le système est pourri jusqu'à la moelle, mais ça fait un sacré paquet d'insurgés potentiels, surtout chez les NOD, leur conditionnement est médiocre.
Et tu disais qu'ils cachaient quelque chose sous la prison, quelque chose d'utile pour nous tu crois ?


Elle se rassit à son atelier, reprenant le travail sur sa jambe, attirant le bras articulé à côté d'elle qu'elle alluma, reposant sa transfusion sanguine, d'abord le tibia et le péroné, puis elle s'attaquerait à la rotule et au montage du pied sur le tibia.
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MessageSujet: Re: Une jambe, un homme à faire parler et Plato(o)n   Lun 20 Oct 2014 - 0:26

« L'homme est une chose imparfaite qui tend sans cesse à quelque chose de meilleur et de plus grand qu'elle-même.  » - René Descartes

L'un après l'autre, il finissait de nettoyer ses instruments de tortures, qu'il allait ensuite ranger bien comme il faut à leur place. Il était presque soulagé d'avoir réussi ce petit tour de bricolage, ayant peur d'avoir tout faire foirer. Mais apparemment, tout semblait être rentré dans l'ordre. Il commença alors à essayer de mettre de l'ordre dans ce foutoir abominable qu'était son atelier, mais par où commencer ? Un tel bordel nécessiterait des mois de rangement et lui qui s'étonne de ne jamais rien retrouver, ferait mieux de s'y mettre rapidement.

Je suis pas un robot moi. Me fracturer quelque chose, ça ne se répare pas avec un tournevis. Alors on va rester bon ami, je te fais crédit cette fois ci.

Le grand chambardement commence. Tout tombe dans tout les sens et il ramasse, trie et range. Les outils, les mécanismes, les trucs inutiles d'un autre côté. Il fait des tas bien distincts, pour ne pas se tromper. Si seulement tout le monde faisait l'effort de ranger aussi, cet endroit pourraît être plus accueillant. Mais c'était plus un énorme bordel qui s'empilait depuis des années, un truc qui pouvait le rendre dingue. Son bordel il pouvait le gérer, mais gérer celui des autres par-dessus, cela devenait plus compliqué.

Puis, elle commence à raconter sa vie. C'est marrant, Guinea avait toujours pensé que ces êtres étaient simplement des boîtes de conserves qui ne servaient absolument à rien, sinon à tuer et à se faire tuer. Depuis qu'il a rencontré Nyriss, il se dit qu'au fond peut-être, elles sont toutes comme ça. Qu'il y aurait un moyen de pouvoir faire front avec elles, contre tout ce système à la con. Cela ne lui était jamais venu à l'idée, avant qu'il ne parle avec elle. Qu'elle parle d'elle, de ce qu'elle a pu ressentir. Au final, c'était une leçon de vie pour lui.

Melton était un enfoiré. Il est venu se terrer ici car il savait qu'il finirait avec un QI d'un gosse de 3 ans et que le gouvernement le buterait, donc qu'il serait incapable de se défendre. Il a écrit un bouquin sur ses mémoires et tout ce qui va avec. C'est lui qui m'a montré quelques trucs en mécanique de précision. Qu'il repose en paix... Ou pas.

Melton était un pétochard, mais un génie sans aucun doute. Guinea avait beaucoup appris du bonhomme et il aurait sans aucun doute aimé en apprendre davantage, si il ne s'était pas collé une balle. Sans doute que les génies sont des incompris. Mais qu'ils se sentent pas obligés de toujours vouloir se suicider parce qu'ils ont un petit problème d'égo ! Toujours la même rengaine. Une fois qu'il eu fini de ruminer tout ceci dans son esprit, il regarda du coin de l'oeil Nyriss entrain de se triturer une mèche de cheveux. Il se mit à rire, entrain de soulever un carton qui traînait.

Ah non. Moi à la base, je suis professeur de philosophie. Le reste, ne me concerne pas !

S'exclama t-il, en posant le carton sur un meuble un peu plus loin. Il souffla sur le carton, pour essayer d'enlever la poussière. Il y avait quoi à l'intérieur ? Bingo ! Des livres, encore des livres et toujours des livres. En parlant de philosophie, ça tombait plutôt bien en effet. Le duplicant continuait de cracher des feuilles et des feuilles, ce qui attisa la curiosité de l'Orgienne. Pour Guinea, c'était juste un moyen comme un autre, de pouvoir faire correspondre la dynamite avec des idées, même minimes.

Il commença à déballer le carton, entassant les livres en petite pile, regardant parfois le nom de ces derniers. C'était étrange, certains de ces livres ils ne les avaient plus touchés depuis un sacré bout de temps. Une fois que le carton fut vidé, il le jeta par terre et commença à regarder les auteurs et fit d'autres tas, puis encore d'autres tas. Jusqu'à la question de Nyriss.

Il s'agit du manuel de guérilla urbaine, écrit par Carlos Marighella, un brésilien. C'est un peu l'ouvrage de base pour former et entraîner politiquement, idéologiquement et militairement une armée. On ne gagnera pas si l'on ne sait pas pourquoi l'on se bat, pourquoi et dans quels optiques. Ces gens dehors, il leur faut une ligne de conduite. Sinon on va tous y rester.

Il avait dit ça, comme si tout cela semblait être naturel. Mais ça ne l'était pas, loin de là. Chacun était éparpillé dans son coin, entrain de faire ce que bon lui semblait. Après ce qui s'était produit à l'Opéra, il avait réfléchi. Tout cela était trop dangereux pour une seule personne, une seule personne isolée. Il fallait faire plus que tout faire sauter à la dynamite, il fallait conscientiser les actions futurs. Pourquoi et comment. Enfin, il semblait trouver une nouvelle vocation. Elle semblait meilleure que fabriquer des bombes comme un asocial.

Puis, vint enfin le sujet qui fâche. Nyriss l'aborde, le plus calmement possible. Lui, il arrête ce qu'il est entrain de faire. Sort de sa poche du papier à roulé et du tabac, roule une cigarette calmement en l'écoutant. Tire une chaise vers lui et s'installe dedans. Sort ensuite son zippo, allume sa cigarette. Index posé sur la tempe, il regarde l'Orgienne, avec un air grave.

Ce que je vais te dire, ne doit pas sortir d'ici. Je sais que ça peut paraître dingue, mais j'ai fais une rencontre du troisième type. J'ai été aspiré dans une autre dimension, j'ai revu mon passé. Et là, elle est apparu. Un visage d'ange, ses lèvres ne bougaient pas. Elle contrôlait l'espace temps, tout. J'ai cru que c'était un mirage, une hallucination. Elle m'a dit que sous la prison, le gouvernement cachait les expériences râtés, des enfants pour la plupart. Elle également, tout au fond d'un dédale de couloirs. Je n'y ai pas cru, j'ai préféré faire tout sauter. Qu'est ce que t'aurais fais à ma place ?

Il tira sur sa cigarette plusieurs fois, l'air pensif. Ils étaient sans doute passé à côté de quelque chose, quelque chose de gros. Il se sentait coupable de tout ça.

D'un autre côté, tu as raison. Ils ont un point faible. Il nous faut attaquer là où ils sont faibles : Les usines, les centres de reproductions et surtout, de confinement. Si l'on arrive à détruire la base des ressources en matériel humain et économique, ils vont commencer à vraiment se poser des questions. Mais pour ça, il faut être plus que trois. Il faut des hommes et des femmes entraînés, formés pour ce genre de choses. Nous n'avons pour le moment, qu'une masse inerte qui cherche à survivre. Si nous voulons gagner cette guerre, il va falloir jouer autrement, sur un autre tableau. Les frapper là où ils auront mal. Là où ils sont les plus vulnérables. Le reste tombera comme un chateau de carte.

La discussion avait pris une autre tournure d'un coup. Moins marrante, plus crispante.

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MessageSujet: Re: Une jambe, un homme à faire parler et Plato(o)n   Lun 20 Oct 2014 - 10:54

Tout en l'écoutant, je fouillais dans le sac à la recherche de mes muscles. Ils étaient tout faits, je ne saurais dire comment exactement ils étaient fait et cela m'arrangeait énormément qu'ils soient prêts à l'emploi. C'était beaucoup trop complexe. Je savais juste qu'il y avait des lamelles, on pouvait les voir en regardant de près, séparées par des petits points bleus. L'ensemble donnait un joli amas noir étoilé, souple et mou. Et je pouvais le découper à ma convenance tant que je le faisais dans le sens des lamelles. C'est ce que je fis, commençant par les plus gros, ceux pour compléter ma cuisse, puis le mollet et enfin le pied.

Ce qu'il dit sur la prison m'intrigua. Quelque chose en dessous, des expériences ? J'avais envie de savoir, tout de suite, de prendre ma jambe à mon cou et de courir là-bas sur ma prothèse-fusil, m'infiltrer dans une brèche tant qu'il y en a, et trouver cette... chose.

- Je n'ai pas été créé pour prendre des décisions, il y a des choix qui sont encore trop complexes pour moi, surtout quand il s'agit de vies humaines. C'est pour ça que j'étais en haut et que toi tu étais dedans à appuyer sur le bouton. Tout aussi bien c'était un piège, une arme pour te faire renoncer et te capturer. Et si c'est vrai, je ne crois pas que vivre là dedans soit vivre, la mort est une forme de libération. - Oh oui, parfois il vaut mieux mourir. Ces enfants... C'est mieux pour eux, et des armes en moins de leur côté. Qui sait quel genre de monstres ils peuvent fabriquer que tu aurais libérer dans la nature... Tu n'as qu'à me regarder pour voir l'étendue de leur connerie. Aussi bien, demain, j'ai un court-circuit et je fabrique une armée de moi pour tuer tous les êtres humains que je croise... Ils ont de la chance, j'ai une conscience...
Enfin je crois que tu as bien fait.



Je continuais mon découpage tout en le regardant tirer sur sa clope. Je repensais à Melian, ce qu'elle m'avait montré, alors je regardais dans ses yeux. Il avait clairement changé d'attitude, il fumait déjà, ses pupilles s'étaient étrécis, un air grave. Son ton était bien loin de celui qu'il avait employé précédemment, lorsqu'on plaisantait sur ma couleurs de cheveux, flirtant légèrement. Il était tendu, avait du mal à en parler, je ne comprenais pas vraiment pourquoi, même si je le souhaitais très fort. Mais il me faisait confiance et j'étais reconnaissante. Même si j'avais aussi apprécié ces discussions plus frivoles. J'étais juste un peu nerveuse, comme s'il pouvait s'énerver d'un instant à l'autre. Alors je lui souriais tendrement tout en fixant mes muscles sur mes os, y accrochant les tendons, j'allais bientôt pouvoir souder tout ça.

- Je crois qu'il faut viser les classes hautes, c'est ce qui les emmerde le plus. Le centre de reproduction c'est une bonne idée. Je pourrais sillonner les toits la nuit et sniper une liste qu'on établirait ensemble, jusqu'à ce qu'ils se pissent tous dessus en s'approchant d'une fenêtre et n'en dorment plus. Je peux aussi former quelques mecs qui ont une bonne vue, mais moi, je peux tirer de beaucoup plus loin, peu de chance que je me fasse prendre, alors qu'eux... Pour l'enseignement, c'est toi le professeur.
- C'était mon plan solo ça, sniper tous les cons depuis les toits mais je me suis faite choper. Une erreur de jugement que je ne referais pas, enfin elle, quoi, elle réfléchit mieux. Mais ces yeux, c'est de la bombe atomique génétiquement modifié. Y'a aucun œil synthétique qui peut égaler ça.

Je ne préférais pas répondre à Nej, je commençais à comprendre que c'était ces dialogues entre nous qui me donnait l'air complètement dingue. Puis j'appréciais qu'elle reconnaisse mon intelligence supérieur, oh elle n'était pas con, mais tellement folle et impatiente que ça l'avait mené tout droit à la morgue, et puis pas de chance, jusqu'au labos de Melton à la demande de Mr Daïre. Melton, il était peut-être fou, c'était peut-être un enfoiré, mais ma conscience, ma distinction du bien et du mal, c'était à lui que je le devais. Au labo, pendant qu'on me formait sur ce que Mr Daïre souhaitait, on discutait aussi longuement, il m'avait lu quelques livres de poésie mais pas que, et en particulier Dix lettres à un jeune poète de Rilk et L'Insoutenable légèreté de l'être de Kundera, des ouvrages quasi introuvables. Il m'avait appris bien plus que ce qu'il n'aurait dû. Peut-être que c'était sa vengeance sur Adolf pour l'avoir obligé à travailler sur un corps humain et un cerveau dans le coma. Il a vite vu d'ailleurs quel échec ça serait. Ça le terrifiait, mais il se disait que c'était une belle punition pour son client. Et puis un jour il est venu me voir en pleurant, m'a dit qu'il était désolée et m'a éteinte. Je me réveillais, parée comme une jolie poupée, prête et ne me souvenant pas de tout ça, très bien conditionnée. Il aurait pu tout supprimer, mais il a juste mis ça dans un coin avec un code, je l'ai vite trouvé et j'ai vite compris que ma condition était anormale.

- Quoi qu'il en soit, y'a de quoi faire et ça va être long et éprouvant. Peut-être qu'une vie humaine ne sera pas suffisante. C'est pour ça que ces livres, c'est ce qu'il y a de plus précieux. Tu as pensé à un écrire un toi-même ? Plus proche du présent ? J'ai peur que beaucoup ne te comprenne pas, ou ne t'écoute même pas. Les gens sont malheureux, ils ont faim, ils ont peur, ils veulent être libre, tout ce qu'ils te diront c'est que la philosophie du siècle passé ne se mange pas, et qu'ils n'en ont rien à faire, je le crains. Mais je suis peut-être trop pessimiste.
Tu sais qu'au début du XXIème siècle il y avait des émissions qu'ils disaient de téléréalité, où ils enfermaient les être les plus idiots et les plus illettrés pour que d'autres les regardent, non-stop. Abrutissant au possible. Et à la fin, ces gens-là gagnaient mieux leur vie que les plus grands cerveaux. Ils s'étaient inspirés du livre 1984 pour ces émissions. N'est-ce pas ironique ? Et maintenant, après plus d'un siècle d'abrutissement des populations, nous sommes en 1984.


Je passais maintenant mes vaisseaux sanguins à l'intérieur du mollet et du pied et j'allumais le fer à souder pour commencer à fixer tout ça, très précise dans mes jonctions qui étaient très propres. Point par point. A la fin, quand tout serait fixe ensemble et à ma jambe, un courant électrique alimenterait les muscles, passant à travers les tendons qui sont en fait de simples fils électriques élastiques.

- Je te remercies de t'être confié à moi, ça me touche, vraiment. Ces lèvres sont scellées.
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MessageSujet: Re: Une jambe, un homme à faire parler et Plato(o)n   Lun 20 Oct 2014 - 16:46

« L'homme est une chose imparfaite qui tend sans cesse à quelque chose de meilleur et de plus grand qu'elle-même.  » - René Descartes

Elle en savait des choses la bougresse. Plus qu'il ne pouvait l'imaginer. Il avait toujours l'impression de se sentir supérieur  intellectuellement face aux autres. Non pas qu'il fut pris d'orgueil ou d'un mépris quelconque, mais c'était son quotidien. Avec qui parler de tout ça ? 3/4 des personnes vivant ici, sont trop plongé dans des problèmes rétrécis qui concernent leurs propres vie, qu'aborder ce genre de sujet, semble être lunaire. Comment leur en vouloir ? Ils vivent écrasés, démuni. Ils ont été abrutis trop longtemps. Il faut les réveiller, mais de la meilleure des façons.

Guinea se leva, une fois que le duplicant eu fini de faire son travail. Feuilletant rapidement le lire pour s'assurer que tout était en ordre, il reprogramma la machine pendant quelques minutes, pour qu'elle produise d'autres tirages. Il en fallait des dizaines, des centaines, des milliers. Plusieurs milliers. Cela commencerait par de simples livres, mais les murs seraient recouvert, puis enfin la ville, puis enfin... Là il rêvait de trop. Mais bon, il fallait un peu de fantaisie pour continuer à y croire, sinon comment faire ? Il alla se rasseoir, donnant le livre à Nyriss, reprenant sa cigarette.

Je n'en sais rien. Je me sens coupable quelque part, de ne pas avoir été jusqu'au bout. J'aurai dû allez voir par moi-même. Quitte à mettre tout en péril. C'est le rôle d'un chef de prendre des décisions justes. Si il ne les prends pas, c'est la fin de tout. Tout s'étiole et l'on se retrouve avec une bande de gamins qui pensent que tout est un pique-nique. Non Nyriss, je me suis laissé aveuglé par ma propre haine et par mon amour propre. C'est tout. Je dois le confesser.

Ce n'était pas dans son tempérament, de dire ce genre de choses. Se confesser, admettre ses erreurs. L'Orgienne semblait pourtant le comprendre et le lui faire comprendre. Après tout, il fallait s'entraider à travers tout ce qu'ils vivaient. Une fois sa cigarette fini, il s'empressa d'en rouler une autre, comme dans un geste machinal. Certes, il ne buvait que très rarement, mais fumer était vital pour lui. Autant crever d'un cancer que de crever entre les mains des NODs. Quitte à faire un choix, autant que ça soit celui-là qui soit privilégié.

Une fois la cigarette roulée, il la tapota sur la plan de travail à côté de lui, regardant du coin de l'oeil l'Orgienne entrain de se réparer. Fallait être tordu pour créer ce genre de trucs, mais fallait admettre qu'elles devaient toutes être redoutablement efficace et dangereuse. Si plus de projets foirés étaient connus, sans doute que cela pourrait changer pas mal de plans. De fait, on en revenait toujours au même point : Guinea avait planté. Peut-être qu'il aurait pu découvrir quelque chose. Mais, tout cela était trop approximatif. Il fallait penser au futur. Il se frotta le front en fermant les yeux.

Cet idée de former des combattants de la nuit est intéressant. Il faudrait surtout former une unité composée de tes 'soeurs' orgiennes. Connais-tu l'histoire des sorcières de la nuit ?

Il rouvrait les yeux, déposant sa cigarette entre ses lèvres, remontant ses manches.

Durant la seconde guerre mondiale, les soviétiques avaient décidé de permettre aux femmes de combattre au front. Ces dernières étaient mises aux commandes de vieux appareils complètement dépassé, mais elles attaquaient de nuit les positions allemandes. Elles arrivaient silencieusement et au moment où elle enclenchaient leur moteur, elles lâchaient les bombes. BOUM ! Les nazis en avaient une peur bleue, ils les ont surnommés à ce tire, les sorcières de la nuit.

Il se prit à rire, après avoir raconté cette petite histoire. Sans doute que la réalité était moins rose que ça, mais l'essentiel était de faire correspondre ses attentes avec ce qu'il connaissait. Et c'était l'exemple qui lui venait en tête, de but en blanc. Sans doute qu'ils y en avaient d'autres, mais pour le moment...

Il faut faire exploser ces installations. Tuer un, deux, dix de ces salopards ne fera qu'éveiller leurs méfiances. Il faut frapper au coeur, là où ils sont les plus vulnérables. Si l'on dérègle le centre de reproduction et que l'on balance un virus dans le système de conditionnement, on aura déjà fait un petit pas en avant. Mais encore une fois, nous en sommes loin. Nous ne gagnerons pas seul.

Il n'avait volontairement pas relevé ce qu'avait dit Nej. Sinon, il aurait dû faire une conversation double. Quitte à choisir, il trouvait que Nyriss était plus posée et réfléchi que Nej. C'était ce qu'il aimait chez l'une et pas chez l'autre. Ahn, Guinea qui fait le type ultra-chiant tout le temps, mais qui peut pas s'empêcher de faire de l'empathie. Guinea qui balance l'humanité au fond d'une poubelle, mais qui plonge la rechercher deux secondes plus tard. Guinea qui sait se montrer froid, calculateur et décidé, alors qu'il n'a pas toujours été comme ça. Comme l'a souligné la Valkyrie, il n'y a pas que son oeil qui en a pris un coup, après avoir fait sauter l'End Vice.

Je ne suis pas un théoricien. Je suis un homme d'action. Les théories de libération sont universelles, elles doivent juste être réinterprété dans l'espace où elles se situent. Un travail de vulgarisation si tu préfères.

Il écrase sa cigarette une fois fini, se balançant légèrement sur sa chaise.

Ils changeront leurs opinions et leur façon de voir le monde, en s'impliquant dans un processus de libération. Ce n'est pas en lisant un livre qu'ils seront illuminés, c'est en transformant leurs réalités. Il ne faut pas tout ménager. Quand à 1984, j'ai toujours eu un faible pour le Meilleur des Mondes, bien plus subversif que le précédent. Je n'ai jamais aimé Orwell. Oui oui, je sais, je sais. Mais j'aime détruire les idoles, c'est plus fort que moi.

Il fit un léger sourire en direction de Nyriss, avant de se lever pour voir où en était le duplicant, tapotant dessus pour voir ce qu'il lui restait à faire. Se tournant de nouveau vers l'Orgienne, il croisa les bras en la regardant se raccomoder et se remettre à neuf.

Mais, cessons ces discussions philosophiques et théoriques pour le moment. J'ai envie de penser à d'autres choses ce soir. Demain, nous aurons tout le monde de songer à tout ce qui nous arrive. Pour le moment, quand tu auras fini, nous irons boire un verre. J'insiste.

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Deuxième nuit.
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Attaque de la prison.
Rencontre avec Melian aux docks.
Troisième nuit.
Réparation de la jambe et papotage.
Retour au Murphy's.
Visite du QG, sentiments et sensualité brute.
Quatrième nuit.
Croiser une soeur...
Et l'embarquer dans un plan foireux, retour à la prison. (annulé)
Chinatown (anim Premier signe)
Plus tard, dans Chinatown, l'épidémie fait rage.
Dans l'hôpital.
Bien après.
Retrouvailles avec Guinea.
Burger Bitch (annulé)
Nuits lambda.
C'est en faisant n'importe quoi qu'on devient n'importe qui. (annulé)
Des petits trous dans le cerveau.
Un gros trou dans le cerveau (en cours)
Une autre nuit sur les toits.
Que va-t-on faire de toi Nej ?
Encore plus tard.
Little boxes (annulée )
Et une autre nuit.
Essaye de tuer Charmant (en cours)
Des mois plus tard
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MessageSujet: Re: Une jambe, un homme à faire parler et Plato(o)n   Lun 20 Oct 2014 - 19:52

Je l'écoutais parler tout en finalisant la première partie du travail, ma jambe allait bientôt être prête à être fixée. Il était intéressant, la discussion en elle-même d'ailleurs, même si je ne connaissais pas tout ce qu'il citait. Je n'avais pas eu une telle conversation depuis mes échanges avec Melton et j'en étais ravie. J'apprenais à le connaitre et je sentais l'effort qu'il lui fallait pour se remettre en cause, quelque chose que j'avais compris sur les humains, ils faisaient des erreurs mais avaient encore plus de mal à les admettre, comme si l'erreur était un échec. Je repoussais soudain ma transfusion et en libérait mon bras.

- Il me semble qu'on dit souvent que l'erreur est humaine. Le plus dur c'est de le reconnaître. Dans tous les cas, ça ne pouvait pas être pire, et même maintenant, pour eux, pour nous, ça ne pourrait pas être pire.

Je poussais le livre sur le côté, libérant le plan de travail des outils pour m'asseoir, ma cuisse allant être le nouvel objet de mes attentions. J'attirais le bras mécanique pour bien éclairer l'intérieur. J'enlevais le fusil cassé que je jetais vers mon sac et commençait par compléter l'os manquant puis le muscle, m'étonnant moi-même en utilisant le chalumeau plutôt que le fer à souder pour aller plus vite. Une fois ceci fait, il fallait que je fixe le mollet au fémur en posant les tendons sur la rotule, puis que j’emboîte le tout.

- Est-ce que tu peux venir m'aider s'il-te-plait ?

J'attendais qu'il me rejoigne en raccordant les vaisseaux sanguins des deux parties et je lui tendis ma future rotule.

- Il faudrait que tu tiennes la rotule pendant que je pose les tendons, bien en place, et après il faudra emboîter les os ensemble, ça va faire un beau clac, mais ne t'en fais pas, je ne sentirais rien.

Ce n'était pas évident de fixer les tendons avec une main de plus au milieu, mais ça l'était toujours plus que si ce petit os glissait dans tous les sens. Seulement j'étais obligée de me tortiller pour faire les joints très fins des tendons, en dessous et au dessus et j'avais du mal à garder ma jambe bien droite.

- Je n'ai pas lu le Meilleur des Mondes. Ce qui est juste saisissant dans Orwell, c'est la difficulté à trouver d'autres insurgés et l'incroyable manipulation de la réalité. C'est pour ça que je trouve que notre cher gouvernement est un petit rigolo à côté de Big Brother. Et je suis entièrement d'accord, j'ai eu assez d'années pour réfléchir, je préfère l'action, et je ne doute pas que les livres ne changeront pas notre vie. D'autant que la philosophie n'est vraiment pas le domaine que je comprends le mieux.


Je le regardais, m'arrêtant quelques secondes, fer en main et lui souriait à pleine dents.

- Et je serais ravie d'aller boire un verre, enfin, me faire boire est véritablement du gâchis je te préviens. Mais se détendre un peu... J'en ai envie. Même besoin.
J'espère juste que tu es patient. Remettre la peau est le plus long, sans parler d'accorder le pied à l'autre...


Je ne lui répondis pas sur l'armée d'Orgiennes. Déjà je n'en avais jamais croisé de toute ma vie, et ensuite ça ne me plaisait pas. J'avais rejoint librement ce mouvement, mes sœurs étaient libres de se joindre à nous mais je n'en ferais pas une armée de robot, jamais.
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MessageSujet: Re: Une jambe, un homme à faire parler et Plato(o)n   Mar 21 Oct 2014 - 0:42

« L'homme est une chose imparfaite qui tend sans cesse à quelque chose de meilleur et de plus grand qu'elle-même.  » - René Descartes

Les bras croisés, il attendait qu'elle finisse ce qu'elle était entrain de faire. Enfin, cela prendre encore certainement du temps. Mais du temps, c'est ce qu'il avait à revendre. Il voulait faire profil bas pendant quelques instants, pour donner le change. Si il continuait à toujours être dehors et à faire le zouave, cela lui retomberait déjà à coup sûr. Il fallait être prudent, faire en sorte de ne pas se faire pincer. Etre vigilant, avec tout le monde, chaque personne, à chaque instant. Une garde rapprochée ? Allons, il n'était pas mégalo à ce point. Par contre il songeait à instaurer une sorte de milice, qui maintiendrait l'ordre. Chose indéniable selon lui.

Loin de ces pensées purement militaires et sécuritaire, le duplicant se mit à bipper plusieurs fois pour faire comprendre qu'il avait fini de faire son taff. Prenant la pile de livre qu'il venait de créer, il les tapa contre le bureau pour en faire un joli petit paquet qu'il mit de coté. Fouillant de nouveau dans sa pile de livres, il chercha un autre bouquin à dupliquer. Mais quoi ? Là était la question.

Je déteste cette maxime de perdant et de fataliste. On est ce qu'on est, point final. Je n'ai pas le temps de vivre avec des remords, sinon je peux allez me livrer au gouvernement. Je n'ai pas le luxe d'en avoir, tout court.

C'est ce qu'il dit en prenant un livre un peu au hasard et en le fourrant dans le duplicant, tapotant de nouveau sur les chiffres pour qu'il recommence la production. Ce qu'il disait était vrai, ce n'était pas un luxe dont il pouvait se permettre. Il avalait tout, le mastiquait et quand il en avait marre, le recrachait aussi sec. Voilà ce qu'il fait et c'est aussi pour ça qu'il est aussi mal. Trop de responsabilités. Mais il l'avait dit à Elle, qu'il acceptait le poids de la destinée de milliers de personnes, sur ses épaules. Puisque personne ne voulait le faire, lui le ferait. Avec du bon ou du mauvais.

Elle lui fit signe de s'approcher ensuite, pour qu'il l'aide. Il posa un genou à terre pour être à la bonne hauteur et ecouta ses instructions. De toute façon, elle devait savoir ce qu'elle faisait. C'était déjà un miracle qu'il eusse pû réussir à lui réparer son épaule sans faire n'importe quoi. Pourvu que ça dure.

Je t'écoute, je t'écoute. De toute façon, c'est toi qui connait ton corps mieux que moi.

Puis, il emboîta les os ensemble, comme elle lui avait demandé. Il la regardait travailler, avec une rapidité déconcertante. Presque trop rapidement pour lui. Si il pouvait réparer des trucs à cette vitesse, ce serait tellement bien, tellement plus simple. Fallait peut-être qu'il devienne un robot lui aussi, pour que tout s'arrange ? Quelle idée à la con n'empêche.

La différence chez Orwell, c'est que même l'opposition n'existe pas. Ici, elle existe. Orwell a une vision fataliste de la société et de la révolution. Elle mène forcément au totalitarisme, à la dictature, à l'horreur. La volonté d'une autre société, c'est justement qu'elle porte en elle des espoirs, qu'importe ces défauts. Si nous avons peur avant de commencer, on est perdu. Pour sûr.

Ce qu'elle disait néanmoins, faisait sens.

Les philosophes n'ont fait qu'interpréter le monde de différentes manières, mais ce qui importe c'est de le transformer. Marx, 13 ème Thèse sur Feuerbach.

Il dit ça le plus naturellement possible. Sans doute un reste de déformation professionnel. Un vieux reste qui traîne ici et là. Se sentant observe, il leva les yeux des circuits de l'Orgienne, pour la regarder. C'était comme si ils étaient devenu intimes d'un seul coup. Comme si ils se connaissaient depuis longtemps, voir toujours. Qu'ils ne s'étaient pas vu depuis longtemps. Mais bon, aimer les femmes intelligentes comme disait l'autre...

On est pas pressé. T'as quelque part où allez ? Moi pas. Alors détends toi, fini ce que t'as à faire et on avisera ensuite.

Lui lança t-il en souriant du coin des lèvres, avant de replonger sa tête vers ses circuits, pour être sûr de ne pas faire une connerie, ou de râter quelque chose d'important.

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MessageSujet: Re: Une jambe, un homme à faire parler et Plato(o)n   Mar 21 Oct 2014 - 9:36

Je pris sa main dans la mienne, délicatement, pour l'enlever de ma rotule et l'écarter, afin de vérifier que tout était bien en place, mais je fus perturbée par ce qui fut comme un crépitement partant de chaque doigt vers le poignet, un mini-feu d'artifice de toute les cellules sensitives, qui soudain, au contact d'une autre peau, s'étaient réveillées. Cela ressemblait à un très léger chatouillement, voire un fourmillement qui s'étendait rapidement et ne durait pas, après quoi je sentais parfaitement sa peau contre la mienne, bien mieux que la dernière fois et beaucoup de douceur en son cœur. Un léger frisson me parcourut, probablement imperceptible et je pressais un peu plus fort sa main contre la mienne, sans lui faire mal, juste pour mieux ressentir. J'en perdis le fil de mes pensées, mais je me repris rapidement, sans chercher à comprendre plus loin, même si une question restait en suspens, à savoir si c'était le contact avec une autre main, ou avec sa main à lui qui en était responsable. Mais je ne poussais pas plus loin cette réflexion, peu importait et j'étais gênée en repensant à comment il avait réagit quand je l'avais serré dans mes bras, alors je reposais simplement sa main à côté de mon genou. Il n'aimait peut-être pas le contact après tout, c'était son droit, et il ne me connaissait pas, trois jours pour moi c'était beaucoup mais probablement que pour un humain, ça n'était rien. Et par dessus tout, je ne voulais pas gâcher tout ça, j'aimais bien parler avec lui.
Au final tout ceci ne dura que quelques secondes avant que je reprenne la parole.

- Est-ce... Est-ce que tu peux appuyer sous mon pied, d'un coup sec ?

Le clac ne tarda pas à retentir, indiquant que l'articulation était en place. Je commençais par faire bouger les doigts de pieds, puis le pied en petit rond autour de la cheville et enfin plier le genou, tout bougeait impeccablement.

- Parfait. Merci.

Avant qu'il ne reparte à ses bouquins, je descendis - avec douceur - pour récupérer quelque chose dans mon sac, un genre de tuyau noir souple, avec un côté fermé avant de me rassoir.

- Tu connais ça ? C'est du magnésium il me semble, mais on peut faire ça avec pas mal de métaux. C'est sur le même principe que je fais mes os en carbone. Le métal est tissé, ça le rend souple, léger et hyper résistant, je peux l'étirer et lui donner la forme que je veux, je m'en fais une gaine. Ça peut arrêter certaines balles et ça protège mes circuits.

J'étire le métal tissé jusqu'à pouvoir glisser ma jambe à l'intérieur comme un collant, lui donnant la forme de ma jambe au fur et à mesure et même des doigts de pieds à la fin. Puis je découpe et soude avec le bas de ma cuisse jusqu'à ce que la jonction soit parfaite. Enfin je le perce très précisément là où les vaisseaux vont rejoindre ceux de la peau. Une fois finis je me lève pour essayer ma jambe encore noir en faisant un rapide tour de la pièce, puis je lui souris et m'assoies dans un fauteuil un peu plus confortable qui traine dans un coin.

- J'ai tout mon temps, et je n'ai nul part où aller en effet, si ce n'est là tout de suite, dans une grande morgue pleine de cadavres frais mais sans NOD pour trouver... chaussure à mon pied. Ça risque d'être compliqué, il me faut une jambe la plus proche possible de la mienne. Et quelques heures pour l'enfiler. Soit un coin tranquille. Tu veux venir avec moi ou tu m'attends ici ?

Je réfléchis un court instant.

- Tu dois être devenu l'ennemi public numéro un, il vaudrait peut-être mieux que j'y aille seule. Et tu as pensé à te reposer un peu aussi ?

Je me lève, prête à partir, ou presque.

- Tu n'aurais pas des chaussures à me prêter s'il-te-plait ?
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MessageSujet: Re: Une jambe, un homme à faire parler et Plato(o)n   Mar 21 Oct 2014 - 12:07

« L'homme est une chose imparfaite qui tend sans cesse à quelque chose de meilleur et de plus grand qu'elle-même.  » - René Descartes

Guinea pensait au fait que toutes les Orgiennes n'étaient peut-être pas comme Nyriss. Certaines devaient réellement détester profondément les humains, pour ne pas les approcher. Voir pire, les éradiquer. Une sorte de chaîne alimentaire inversé, où ce n'est plus l'homme qui est en haut, mais toutes les saloperies crées volontairement ou non, qui espèrent prendre la place dominante. C'était une lutte pour la survie, à l'intérieur de tout un système qui était lui-même basé sur la survie. Je te tiens, tu me tiens... Faire confiance, est une chose essentiel.

Mais à qui faire confiance ? Pourquoi ? De quel façon ? C'était la question qu'il se posait depuis le départ, avec Nyriss. Sans doute était-elle différente, à cause de Melton. Ce fou hystérique aura vraiment eu une vie complètement loufoque et des idées qui le sont encore plus. Mais au moins, il avait mis involontairement la main à la tête, en faisant de Nyriss un arsel indispensable du WAT. Ainsi qu'un membre à part entière. Bien que Guinea se demandait si elle réalisait réellement, ou si ce n'était qu'un simple mécanisme dans son esprit.

Comme ça ?

Il suivit les instructions de l'Orgienne et donna un coup sec sous son pied, pour emboîter l'articulation. Apparemment, elle commençait à se remettre en marche tout doucement. A la bonne heure, car les choses s'étaient dors et déjà accéléré, mais elles vont l'être encore plus dans les moments à venir. Lâchant le pied, il se redressa en frottant la poussière se trouvant sur ses genoux, avant de faire un tour du côté du duplicant, s'assurant que tout était en ordre. Attiré parce qu'elle venait de sortir de son sac, il la regarda faire avec intérêt. Pleins de choses lui echappaient encore, mais cela pourrait s'avérer vraiment utile.

Il faut que j'étudie ça. Strazar dans sa grande bonté, m'a récupéré deux des cadavres de techniciens NODs. Il faut que j'étudie leurs amures, la composition et avec cette barre de magnésium, je pourrais peut-être faire quelques améliorations. Peut-être travailler sur une armure légère pour le thorax et le dos. J'y penserai.

Le moment n'était pas aux expériences foireuses, ni aux tentatives désespéré. Il y avait d'autres priorités à accomplir. Guinea savait que le Mirail 31 allait sans aucun doute, grouiller bientôt de personnes qui pourraient rensigner les NODs, ou les mentalistes sur sa présence. Il lui fallait être le moins visible possible, surtout au niveau des inconnus. Alors, autant prendre l'air. Mieux vaut que ça soit dehors que dedans.

L'entendant parler de sa visite prochaine à la morgue, il se mit à sourire. C'était mignon, elle voulait le protéger. D'habitude, c'est lui qui jouait sans arrêt les baby-sitters et qui s'assurait que tout le monde aille bien. Il n'allait pas faire de réflexion mal placé, pas maintenant. Pour une fois que quelqu'un, fut-elle Orgienne, se soucie de son cul, ça fait du bien au moral.

Non non, je trouve que c'est un endroit tellement romantique pour un homme et une femme, une morgue. Ce serait toujours moins glauque que de rester dans ce trou à rat.

Il fit sortir de l'arrière de son jean, l'un de ses Desert Eagle. Il l'examina pendant un court instant, faisant sortir le chargeur, le vérifiant, avant de le remettre à sa place et de l'armer, visant Nyriss. Puis, il le rangea à sa place, avant de prendre son manteau, de vite fait zieuter le duplicant si il faisait toujours son boulot, puis se dirigea vers la porte, l'ouvrant pour que l'Orgienne puisse passer devant lui.

J'ai tout la mort pour me reposer si tu veux tout savoir. Sinon non, je n'ai malheureusement, aucune chaussures à te prêter. Désolé, ce n'était pas prévu dans mes emplettes d'acheter une paire de chaussures.

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Deuxième nuit.
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Attaque de la prison.
Rencontre avec Melian aux docks.
Troisième nuit.
Réparation de la jambe et papotage.
Retour au Murphy's.
Visite du QG, sentiments et sensualité brute.
Quatrième nuit.
Croiser une soeur...
Et l'embarquer dans un plan foireux, retour à la prison. (annulé)
Chinatown (anim Premier signe)
Plus tard, dans Chinatown, l'épidémie fait rage.
Dans l'hôpital.
Bien après.
Retrouvailles avec Guinea.
Burger Bitch (annulé)
Nuits lambda.
C'est en faisant n'importe quoi qu'on devient n'importe qui. (annulé)
Des petits trous dans le cerveau.
Un gros trou dans le cerveau (en cours)
Une autre nuit sur les toits.
Que va-t-on faire de toi Nej ?
Encore plus tard.
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Et une autre nuit.
Essaye de tuer Charmant (en cours)
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MessageSujet: Re: Une jambe, un homme à faire parler et Plato(o)n   Mar 21 Oct 2014 - 18:31

Je suis toujours assise, une jambe croisée au dessus de moi, l'autre pendouillant, dans ma petite robe de bergère.

- Romantique ? Je suppose que les gens comme nous ne peuvent guère aspirer à mieux.

Je souris, pas très sûre du sens de ma phrase, c'était spontanée, certainement une boutade. D'autant qu'il me visait avec son revolver. J'y avais pensé maintes fois d'ailleurs, tirer dans ma tempe, pas pour mourir mais pour la tuer. Je n'ai jamais sauté le pas. Je me lève lorsqu'il le remet dans sa poche et m'avance pour sortir.

- Si un jour l'envie te prends de me tirer dessus, ne vise pas trop bas s'il-te-plait.
Tu devrais quand même te reposer, un minimum, vos cerveaux en ont besoin, mais je ne dis pas ça pour te faire la moral, tu fais bien ce que tu veux. C'est juste à titre informatif.


On se retrouve vite dans la pièce où nous nous sommes retrouvés, il y a toujours du monde, j'en profite pour négocier avec une dame la location de sa paire de chaussures. Des petites ballerines plates qui vont à merveille avec ma robe. Nous sortons enfin de la planque, puis dans les égouts, j'avance en sautillant depuis que nous avons passé le poste d'entrée à la planque, surexcitée d'avoir retrouvé ma jambe.

- J'ai envie de courir, tu me suis ?

Je ne lui laisse pas vraiment le choix, toute rieuse, je commence à courir, une vraie gamine, à travers le dédale de couloirs humides, sur une ligne droite, je fonce comme une dingue, trop heureuse de me défouler ainsi. Il ne peut évidemment pas suivre, d'un coup d’œil par dessus l'épaule je vois bien que je l'ai perdu. Je retourne vers lui en trottinant, un peu confuse.

- Je me suis un peu emballée, ou alors tu fumes trop.

Je ris, et prends sa main pour l'entrainer derrière moi, à un meilleur rythme pour lui, au pire je le traine s'il ne veut pas suivre, de toute façon, on est bientôt arrivé dans la plus grande morgue de la ville. Je grimpe la première à une petit échelle qui permet de rejoindre les souterrains de la morgue et puis on avance discrètement dans les couloirs gris. Je la connais comme ma poche cette morgue, c'est un peu ma réserve de peau, je suis venue plusieurs fois me servir, il y a plein de salles privées où on peut appeler les cadavres grâce un ordinateur. Il faut juste passer la sécurité.

- Un petit jeu de rôle ça te dit ? Tu préfères faire le médecin ou faire le mort ?

Nous débarquons enfin vers la cage d'escalier qui nous permet de remonter deux étages pour accéder à des parties plus intéressantes, mais quelques peu plus fréquentées. Le gros de la sécurité étant à l'entrée, et les couloirs n’étant pas couverts par des caméras de sécurité. Parce qu'il n'y a pas d'intérêt à surprotéger des morts. J'entrouvre la porte coupe-feu et écoute, puis observe. Il n'y a personne. J'attrape une blouse dans la salle de repos qui est juste derrière la porte après avoir fait parvenir un brancard et un drap à Guinea.

Je le regarde, la blouse dans une main et le drap dans l'autre, tous deux dans la cage d'escalier, attendant de savoir ce qu'il préfère. Nous ne devrions pas croiser qui que ce soit de toute façon.

- Le couloir est circulaire et toutes les portes vers l'intérieur du cercle donnent sur une une salle d'examen. Il suffit de s'arrêter devant la première dont le système d'ouverture est vert. Je m'occupe d'ouvrir. Il n'y a pas de caméra dans le couloir mais il y en a dans la salle. Il ne vaut mieux pas la neutraliser, je m'occuperais d'y mettre l'image d'une autre salle. Je prends ma peau et on file dans les étages inférieurs, y'a plein de labos abandonnés encore bien équipés.

Comme prévu, une fois devant la porte, je décapsule mon doigt et le branche dans le système, ouvrant la porte et détournant la caméra rapidement. Puis je rebranche ce même doigt dans l'ordinateur de la pièce, une fois que nous sommes enfermés dedans, à la recherche du cadavre idéal. Les données défilent à toute allure sur l'écran, jusqu'à ce qu'un cadavre enfin sortent des multiples couloirs, dans un cercueil blanc et rond qui s'ouvre une fois entièrement avancé.
Puis je m'approche pour comparer avec ma jambe. Au bout du quatrième corps, je suis convaincue et commence l'extraction de peau.

- L'informatique et la médecine, c'est ça que j'ai le plus lu. C'est moins abstraits que la philosophie.
... Alors, tu trouves toujours ça romantique ?
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MessageSujet: Re: Une jambe, un homme à faire parler et Plato(o)n   Mar 21 Oct 2014 - 21:26

« L'homme est une chose imparfaite qui tend sans cesse à quelque chose de meilleur et de plus grand qu'elle-même.  » - René Descartes

En fait, plus le temps passait, plus il la trouvait marrante. Presque attirante. Non seulement parce que trouver un alter-ego qui est capable de tenir une discussion intéressante sans rôter ou lâcher des caisses est louable (Coucou Strazar), mais également parce qu'elle semblait de plus en plus choisir ce que l'on pourrait nommer de façon assez péjorative, le bon camp. Après, cela la concernait personnellement. En espérant que cela puisse continuer, car elle avait sans doute l'intention de continuer. L'histoire que Guinea lui avait raconté sur les sous-sol de la prison l'avait fait réagir. Si elle veut y allez, qu'elle y aille. Lui est de toute façon griller dans ce secteur là.

Fallait partir d'ici, pour trouver ce qu'elle voulait. Guinea allait la suivre, parce que tout cela l'intriguait. Et c'était une façon de pouvoir découvrir un peu plus ce qu'elle faisait sans arrêt quand elle s'en allait pour revenir des heures plus tard. Cela l'avait toujours intrigué. Maintenant, il allait en avoir le coeur net.

Tu ne sais pas ce qu'on raconte depuis hier soir ? Je serai né dans un hopital psychiatrique et je ne dormirai que deux heures par jour. Je suis un "grand homme" maintenant.

Cela le faisait rire. Parce que cette fable était loufoque, en plus d'être terriblement marrante. Chacun devait se forger sa propre légende, mais celle là était entrain de franchir des sommets incalculables. Après tout, fallait savoir se faire mousser non ?

Je ne prendrai pas la peine de te tirer dessus. Je te ferai exploser en milliards de morceaux. Ce sera net et radical. Mais on en est pas encore là, non ?

C'était une boutade, sans doute qu'elle l'avait compris de toute manière. De nouveau de la foule, une foule dense, une foule poisseuse. Une fois qui est emmerdante, qui n'avance pas. Nyriss semblent ne profiter pour se prendre des ballerines. En plus elle joue la coquette avec sa robe. Elle se prend vraiment pour une femme, ou bien ? Guinea est bourré de préjugés sur tout, c'est un pro-humain à 400% et il n'arrive pas à s'y faire, malgré le fait qu'il puisse trouver l'Orgienne agréable à regarder et intéressante à écouter parler. Il y a un pas qu'il ne semble pas vouloir franchir.

Retourner vers la sortie, retrouver l'air libre. D'abord devoir arpenter les égoûts, éviter les rats, les checkpoints, les types qui les gardent, etc etc. A un moment donné, alors qu'il était entrain de chercher le nécessaire pour se rouler une cigarette, elle se met à courir. Mais à courir vraiment vite, trop vite pour le simple humain qu'il est. Il essaye de la rattraper, mais elle est déjà loin. Il se gratte la tête, se demande si elle n'est pas complètement folle. Elle réapparaît ensuite l'air confuse, en s'excusant platement.

Je ne...

Pas le temps de finir, elle le prend par la main et recommence à courir, de façon un peu plus raisonnable. C'est plus simple et c'est moins chiant, vu qu'il se fait tirer par la main. Comme un enfant. Bon par contre il a perdu sa clope, là ça ne lui fait pas plaisir. Elle a peut-être raison, il devrait arrêter de fumer. Guinea, depuis quand t'écoutes les nanas toi ? Il se contente de la suivre, elle a l'air de connaître son chemin. Qu'est ce que lui il irait foutre dans une morgue de toute façon ? Il essaye d'éviter la mort, c'est pas pour la cotoyer tout le temps.

Là, elle lui propose un dilemme assez stupide selon lui. C'est elle qui connait l'endroit, lui il fait juste le visiteur. Donc quitte à choisir, il choisit le drap et fera le mort. Une occasion de se reposer et de fermer les yeux. Mimer la mort, c'est pour mieux la faire venir selon certaines cultures. Reste à savoir si elle frappera rapidement, ou dans un long moment.

Le mort. Comme ça, je lui fais comprendre que j'ai pas peur. Ouais, vieilles superstitions totalement débiles.

Bon, voilà qui est fait. Le drap sur lui, faire le mort, plus bouger, plus respirer. Au moins, c'était sans risque. Fallait juste attendre qu'elle arrive au point où elle voulait. Puis elle s'arrêta. Sans doute que ça y était. Une fois en sécurité, il retira le drap et se leva. Bon, c'était une réserve pour viande froide. C'était génial et hyper romantique qui plus est. Pour un premier rendez-vous, on aura vu mieux non ?

Et moi la chimie et la physique. C'est plus détonnant que l'informatique et plus marrant que la médecine. Car tu t'amuses pas à savoir quelle partie du corps tu exploses, vu que tu l'exploses totalement !

Réflexion déplacé. Mea culpa intérieur. Il la regarde s'activer, pour chercher de la peau. Elle trouve un cadavre frais qui semble lui convenir. On se croirait dans une séance de vampirisme.

Si on passe une musique de Black Metal en recitant des morceaux de la Nécromancie, ça pourrait être fun en effet !



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MessageSujet: Re: Une jambe, un homme à faire parler et Plato(o)n   Mar 21 Oct 2014 - 22:41

En premier lieu je retournais le cadavre et incisait la jambe gauche, sur le côté, une belle ligne bien droite au scalpel, verticale jusqu'à un peu plus haut que ce dont j'avais besoin bien sûr. Et puis je passais un couteau fin pour décoller la peau, sans l'abîmer. Ça saignait un peu, mais à peine quand c'était bien fait. Le plus dur c'était le pied. Et en même temps, je continuais de discuter.

- Disons que ça dépend qui tu veux tuer, là tu pourras choisir entre la balle ou la dynamite.
Pour la musique, fais-toi plaisir.


Je lui montrais l'ordinateur du doigt, j'aimais bien faire péter tout un tas de verrou quand j'en avais un sous la main, histoire de voir ce que je pouvais trouver d'intéressant dans les dossiers, et y'avait forcément un peu de musique là dedans. Cette discussion sur ma mort m'amusait, ça me rendait plus humaine, et ça ne me dérangerait pas forcément qu'il me tue, lui. Juste pas tout de suite, j'avais d'autres choses de prévue.

- Ça serait une fin shakespearienne. D'ailleurs puisqu'on parle de grands hommes et de drame, pour en revenir à une discussion un peu plus sérieuse, tu peux compter sur moi, vraiment, tu n'as pas à porter ce fardeau tout seul. Je peux t'aider à le soulever... Si tu le veux.


Je retournais de nouveau le cadavre, scalpant sa jambe puis je m'attardais un peu sur les doigts de pied. Enfin la peau se soulevait avec moi, entière. Je la pris avec moi et retourna vers l'ordinateur pour lancer l’incinération du cadavre et fermer tous les programmes. Le cadavre disparu et on vit les flammes dans la vitre.

- En piste Monsieur le mort.

Je lui confiais ma précieuse peau et le recouvrait du drap, puis je parcourais de nouveau le long couloir dans l'autre sens. Je croisais un collègue, ce qui fut sans histoire, après tout il me connaissait, et y'avait tellement de docteurs qui travaillaient ici... Sans compter ceux qui disparaissaient sans prévenir, ou ceux qui étaient dérangés. De retour dans la cage d'escalier je l’entraînais un étage plus bas, dans un vieux bloc opératoire désaffecté, je me mis moi-même sur la table d'opération et commença à remettre la peau, fixant d'abord les vaisseaux sanguins de ma jambes à la peau, puis je faisais une couture nette, sans point, issue des dernières technologies. rapidement, la cicatrice disparaîtrait.

- Il faut vraiment que je me trouve un docteur compétent. J'ai quelques soucis avec le sang. Mes poumons fonctionnent mais j'ai fait une connerie avec mon système digestif. J'ai agit sur un coup de tête, je n'ai pas réfléchit... C'est un peu le problème d'avoir quelques vrais organes, toutes les Orgiennes ne sont pas comme ça. Moi ils m'ont vraiment fait tout comme une humaine, sans rien omettre, je pouvais tout faire... en plus glamour. Alors franchement, c'est quoi l'intérêt d'être un cyborg si t'as tous les inconvénients des humains ? Sans même les bons côtés...

Bientôt nous pourrions partir boire ce verre... J'en avais bien besoin, alors je travaillais le plus vite possible. Une fois la peau entièrement recousue, je m'attaquais à la concordance entre les deux pieds, parce que c'était quand même important...
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MessageSujet: Re: Une jambe, un homme à faire parler et Plato(o)n   Mer 22 Oct 2014 - 1:59

« L'homme est une chose imparfaite qui tend sans cesse à quelque chose de meilleur et de plus grand qu'elle-même.  » - René Descartes

Bienvenue en enfer. Voilà ce qu'il était entrain de penser. Pourquoi il était déjà venu ici au fait ? Ah oui, pour suivre l'Orgienne dans ses folles aventures pour allez se refaire une jambe. C'est peut-être mieux d'être ici, que d'être dans le Mirail. Au moins, il découvre d'autres endroits qui sont vraiment sympathique. Ou qui le sont moins, tout dépend de quel point de vue on se place. Ne souhaitait pas importuner l'Orgienne dans son oeuvre, il se taisait, croisant les main derrière le dos pour regarder ce qu'elle était entrain de faire. Ce n'était clairement pas la première fois qu'elle faisait ce genre d'opérations. Sans doute qu'elle devrait apprendre à faire plus attention à l'avenir.

Lui même se dit ça, alors qu'il n'est guère mieux. La différence, c'est que maintenant il a des personnes sur qui compter, sur qui s'appuyer. Fini de tout faire en solitaire, de faire péter des trucs et de s'en foutre. Fallait penser collectivement, vivre collectivement, s'entraider et tout appréhender de manière collective. Venir avec Nyriss ici, c'était un premier pas vers ceci. Un petit pas pour lui, entendons nous bien.

La liste est trop longue. Je ne compte même pas les personnes qui veulent ma peau. Qu'ils fassent la queue putain.

Discuter de tout ça au milieu de morts, c'est limite glauque. Un appel du pied à la Mort ? Un moyen de rire d'elle ? Certainement. Cela dit, il paraîtrait qu'il ne fallait pas déranger des morts dans leurs repos éternel, cela n'était pas une marque de respect, ou un truc dans le genre. Mais bon, ils étaient pas entrain de se réveiller, donc c'est l'essentiel. Cela ne devait pas les ennuyer tant que ça.

Je te remercie, mais ça ira. Je devrai pouvoir m'en sortir tout seul.

Puis, tout se passe très vite. Elle retourna vers l'ordinateur après avoir fait ce qu'elle voulait, pour ensuite incinérer le corps. Guinea regardait ce spectacle ahurissant, pour la première fois. C'était impressionnant, plus impressionnant que de faire exploser quelqu'un à coup de TNT. Non pas que ça le gênait de voir tout ce spectacle, mais assister à la crémation de quelqu'un, c'était nouveau pour lui. Oh oui, il allait s'en remettre sans aucun soucis. Là n'était vraiment pas le problème. Puis, il fallait qu'il commence à faire son numéro de mort. Un rôle sur-mesure pour lui.

Un moment, elle s'arrête. Elle parle pendant un instant avec quelqu'un. Qu'est ce qu'elle fout ? Elle taille une bavette au calme, en attendant que ça se passe, ou bien ? Puis elle repart. Il se sent con sous son drap là, avec comme seul réconfort, un morceau de peau fraîchement découpé d'un cadavre qui a fini brûlé. Nyriss avait raison, il devrait écrire un bouquin, juste pour raconter ce genre de moments. Arrivé dans une pièce, plus exactement un bloc opératoire. Plus de drap, plus de peau. En fait il était là pour faire joli, c'est bien ça le projet ? Peut-être qu'il aurait du l'attendre en fait, ça aurait été pareil. Il arpentait ce vieux bloc opératoire, touchant ici et là ce qui traînait.

Melton était un fou. Daire était le sadique dans l'affaire. Sans doute qu'il voulait que tu fasses moins robotique et un peu plus humaine. Sans doute un vieux fantasme à écoulé, ou une connerie dans le genre. On peut se permettre d'avoir ce genre de luxe quand on est pété d'argent tu sais. Faut pas chercher plus loin.

Il avisa un siège, roulant comme dans son atelier et se mit à tournoyer, encore, encore et encore. Avant de se projeter vers Nyriss, pour voir ce qu'elle était entrain de faire. De ses deux pieds, il fit freiner son engin à roulette.

Bienvenue dans mon monde. On te trouvera un spécialiste, de gré ou de force. Ne t'en fais pas, j'ai déjà mis quelqu'un sur le coup. C'est pour bientôt.

Il dit les trois derniers mots en hochant la tête de haut en bas, comme pour appuyer ce qu'il venait de dire.

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MessageSujet: Re: Une jambe, un homme à faire parler et Plato(o)n   Mer 22 Oct 2014 - 20:51

Il tournait sur son siège et ça m'amusait, il avait l'air de s'ennuyer un peu, ceci dit, je n'avais pas spécialement insisté pour qu'il vienne, je n'allais pas non plus rembarrer un geste comme celui-ci. Il avait avant tout eu envie de passer du temps avec moi, et d'une ça me faisait plaisir, de deux personne ne m'avait montré autant d'intérêt.

- Je suis désolée mais je ne te propose pas de m'aider sur ce coup là, c'est pas particulièrement charmant de coudre un scalpe sur une jambe. Ce n'est que la deuxième fois que je le fais, et je trouve ça déjà très ennuyant. Sinon j'aurais même refait les deux pieds.

D'ailleurs la couture prenait fin, j'arrangeais un peu le pied, mais je n'avais pas le matériel qu'il fallait à disposition pour le faire correspondre parfaitement, j'avais une réserve secrète pour ça, mais c'était loin et je n'étais pas prête à partager ça avec quelqu'un, c'était ma seule possession. Pour le moment mon pied serait caché dans mes chaussures et ça suffirait. Alors je lui donnais juste forme autant que je pouvais.

- En fait Adolf voulait Nej, il l'a faite tuer de façon à l'avoir intact, et pendant ma conception, je présume que Melton a jugé que garder son cerveau serait plus simple pour plein de choses. Donc un vieux fantasme, ça c'est sûr. C'était un sacré connard.
Merci pour le spécialiste.


Je jetais un dernier regard à mes pieds, plus satisfaite que la première fois et j'enfilais mes ballerines à nouveau, assise sur le brancard, les jambes brinquebalantes.

- Finis ! Où est-ce qu'on va maintenant ? Un endroit plus vivant de préférence. Et... merci d'être venu avec moi, je ne peux pas dire que ça m'amuse de trafiquer sur des cadavres. Quelle perte de temps cette jambe à refaire.


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