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Novlangue est un univers totalitaire inspiré de 1984 (G Orwell)

Ambiance Blade Runer, The Island, Total Recall, et tant d'autres où les libertés sont étranglées...
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 Bienvenue chez les baltringues nucléaires

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MessageSujet: Bienvenue chez les baltringues nucléaires    Sam 25 Oct 2014 - 15:01

Précédemment

Une fois que les deux avaient finis par me rejoindre, on s'était mis en route pour le QG, passant à travers tout le miral puis le val fourré l’expédition dura un petit moment avant d'atteindre notre base. On pouvait voir autour de nous la misère de ce quartier, des gens qui nous fuyaient du regard, ou encore certains qui pensaient que j'étais un véritable NOD. Mais personne ne s'approchait pour nous faire chier, c'était déjà ça.
Au bout d'un certain temps on pouvait voir un petit groupe d'Insurgés transportant des pots de peinture et encore quelques bricoles s'activant de tout part devant un immense batiment serré entre les autres du Val fourré. J'ai pris les devants en me dirigeant vers un des artisans que j'avais reconnu afin de demander l'avancement des travaux.

- Dis moi toi, viens par ici.

L'homme posa une caisse à outils puis s'approcha en s'essuyant les mains contre ses vêtements crasseux.

- Ou en sont les travaux ?

Il me regarda puis regarda derrière moi en ayant sans doute reconnu Guinéa et Nyriss puis parla enfin.

- Comme tu nous as demandé l’atelier du chef est prêt ainsi que son appartement, celui de la nana aussi, il reste encore quelques bricoles à l'armurerie et la grande cantine sera prête ce soir sans doute. Pour le sous-sol c'est une autre histoire, le tunnel des véhicules est entrain d’être aménagé celui de ton bordel volant aussi. Il restera par contre encore quelques jours pour finir le rail que tu as demandé et le troisième tunnel de lancement, faudra faire une extension de rail et les brancher sur plusieurs générateurs que nos gars réparent en ce moment, ah et pour ce qui est de l'armement on a pas pu tout trouver mais ça viendra.

Je l'écoutais parler en regardant rapidement si les deux autres étaient loin ou pas, mais ils semblaient l'etre encore assez pour ce qui est de la question que j'allais poser à l'homme.

- Pour ce qui est de mon compartiment sous le sous-sol ?

- On a rien touché comme tu nous l'as demandé, on a juste fini d'installer le monte charge et la porte blindé chez toi, pour ce qui est du réglage du monte charge comme tu nous as interdis de descendre vas falloir te démerder et le programmer tout seul chez toi mon gars.

Je fis un signe de tête en croisant les mains derrière le dos.

- Bien tu peux disposer.

Pendant ce temps la tout le monde semblait m'avoir rejoint. Je leur fis signe de me suivre et nous rentrions alors dans le bâtiment. On se trouvait d'abord dans le hall d'entrée qui ressemblait a un squat bordélique, le parfait camouflage pour disséminer tout ce qui pouvait se trouver ici. Un faible éclairage éclairait cet endroit et les murs sales donnaient une ambiance de véritable film d'horreur. Je m'approchais d'un endroit un peu à l'écart qui était l'ascenseur qui reliait tout le bâtiment, l'ouvrant avec un bouton dissimulé que j'ai montré avec soins a mes camarades je décidais de leur montrer le sous-sol, bien entendu simplement l'avancement des travaux rapide sans descendre dans mon compartiment.
Une fois descendus on pouvait voir un grand attroupement d'une cinquantaine de personnes, hommes, femmes qui s'adonnaient aux travaux. Des câbles de 50mm renforcés jonchaient le sol puis étaient montés vers le haut plafond pour relier le tout. L'endroit était bien éclairé et on pouvait également voir l'aéronef qui ne ressemblait plus du tout à l'ancien qu'ils avaient connu. Plus grand, d'une couleur noire et rouge et avec des lettres qui formaient le mot COSSACK l'arboraient. Il se trouvait sur une plateforme oui allait donner sur des rails qui étaient entrain d’être installés. De l'autre coté il y avait le grand tunnel de sortie des véhicules fermé par une grande porte blindée mécanisée. De l'autre le tunnel un peu en hauteur prévu pour faire rentrer l'aéronef et enfin au dessus de notre tête le troisième tunnel carrément en hauteur qui permet l'expulsion propulsée de l'aéronef avec les rails qui allaient être fixés.

J'expliquais tout ceci en même temps à Guinéa et Nyriss.

- Alors vous en pensez quoi ? On va monter après que je vous montre vos quartiers et je vais devoir vous abandonner car j'ai quelques affaires à régler de mon coté une fois la visite terminée.

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MessageSujet: Re: Bienvenue chez les baltringues nucléaires    Sam 25 Oct 2014 - 17:19

« Le jour où personne ne reviendra de la guerre, ce sera parce que la guerre aura été bien organisée. » - Boris Vian

Il ne pensait pas pouvoir la faire venir avec eux, pourtant il avait réussi. Il ne sait même pas lui même, comment il s'y était pris. En étant gentil tout simplement ? Cela ne lui ressemblait pas, ou très peu. Guinea avait fini d'être gentil avec le monde qui l'entourait, une fois que ce dernier lui avait déclaré la guerre. Tout avait été poussé sous le tapis et ressortait de temps à autre. Etait-il toujours comme ça, fut un temps ? Peut-être, mais il y a trop longtemps pour avoir un souvenir assez net. Une fois sorti du pub, il lâcha la main de l'Orgienne, se mettant en marche. C'était stupide, qu'est ce qui l'aurait empêché de continuer ? Il ne voulait pas montrer à Stazar, qu'il pouvait s'attacher. Un combattant ne s'attache pas, ou alors il est perdu à jamais.

A la rigueur, il peut croire. Croire en un tas de choses, futiles et inutiles. Mais jamais il ne peut s'attacher. Il ne doit pas le faire. Ce serait comme vivre avec un poids mort sur la conscience. Pourtant, pourtant... Pourtant, il semblait s'être attaché à Nyriss. Lui même ne svait pas trop pourquoi. Ils l'échangèrent que peu de mots sur le trajet, qui les fit traverser le Mirail pour les conduire jusqu'au Val Fourrée. Un endroit assez sympa, pas trop crasseux et où les autorités mettaient rarement les pieds. Bref, c'tait impeccable. Puis, Strazar s'arrêta devant l'un des bâtiments où s'activaient des peintres, manutentionnaires, etc etc. C'était ça. Guinea leva les yeux jusqu'au sommet de l'immense bâtisse, avec cette pluie qui semblait redoubler tout d'un coup. Jamais la paix dans Novlangue.

Dis moi, t'as au moins pensé à créer un syndicat pour les mecs qui bossent ici ?

Cette remarque fit se taire tout le monde, qui se mit à le regarder. D'un geste de la main, Guinea fit comprendre que tout le monde n'avait rien entendu et qu'il fallait qu'il arrête de radoter n'importe quoi. Il était certains que ceux qui bossaient ici, ne savaient même pas épeler le mot syndicat. Vaudrait mieux qu'il la ferme, il en devient lourd. Strazar était trop fantaisiste, poussant jusqu'à l'excès en se réservant son petit jardin secret. Après tout, il ferait bien ce qu'il voudrait, tant que cela ne mettait pas en cause l'ensemble du groupe. Il lui en parlerait, quand il aura l'esprit plus net et moins embrouillé.

Arrivé à l'intérieur du bâtiment. C'est crade, mais moins que dans le Mirail. Une bonne planque en fait, personne ne viendrait nécessairement fouiller ici, vu le bordel. On dirait un squat pour pouilleux crêteux et c'est parfait. Strazar se fait un malin plaisir à montrer tout les coins cachés, notamment celui de l'ascenseur. Ce qui est sûr, c'est qu'au-delà de sa grande excentricité, il sait ce qu'il fait et sait garder la tête froide.

Les voilà dans le sous-sol et ça s'active encore. Où est-ce qu'il a trouvé toute cette main d'oeuvre ? C'est etonnant, preque ahurissant. Tout ces gens savaient pourquoi ils étaient entrain de faire tout ça, alors que Strazar était entrain d'admiré son petit joujou, Guinea fila un coup de main à un groupe qui galérait à mettre en place un rail. Strazar voyait trop grand, mais il savait ce qu'il voulait. Une fois le rail mis en place, Guinea fit le tour du désormais nommé 'Cossack Volant'. Il était flamboyant et avait une meilleure gueule qu'autrefois. Se baissant légèrement, il passa sa main sur la carosserie plusieurs fois, admirant le profilage. C'était un outil indispensable pour le futur. Puis, il revint à sa place, après avoir fait son petit tour du propriétaire.

Eh bien, t'as vraiment bien bossé. J'ai hâte de voir à quoi vont ressembler nos quartiers.

Alors qu'il continuait à expliquer tout ce qui se trouvait ici, Guinea laissa volontairement ses doigts traînés près de ceux de Nyriss, avant d'entre-mêler ses doigts aux siens sans rien dire, juste en regardant en face de lui, serrant légèrement sa main dans la sienne. C'était ridicule, car on avait l'impression d'assister à une amourette de gamins qui se cachent et n'assument pas. Comme si il ne pouvait pas assumer. Enfin, pour donner le change, ne lâchant pas la main de l'Orgienne :

Tu promets de pas allez faire de conneries hein ? Je commence à te connaître toi.

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Deuxième nuit.
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Attaque de la prison.
Rencontre avec Melian aux docks.
Troisième nuit.
Réparation de la jambe et papotage.
Retour au Murphy's.
Visite du QG, sentiments et sensualité brute.
Quatrième nuit.
Croiser une soeur...
Et l'embarquer dans un plan foireux, retour à la prison. (annulé)
Chinatown (anim Premier signe)
Plus tard, dans Chinatown, l'épidémie fait rage.
Dans l'hôpital.
Bien après.
Retrouvailles avec Guinea.
Burger Bitch (annulé)
Nuits lambda.
C'est en faisant n'importe quoi qu'on devient n'importe qui. (annulé)
Des petits trous dans le cerveau.
Un gros trou dans le cerveau (en cours)
Une autre nuit sur les toits.
Que va-t-on faire de toi Nej ?
Encore plus tard.
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez les baltringues nucléaires    Sam 25 Oct 2014 - 19:26

C'était dans ce genre de moment que Nyriss ne comprenait plus grand chose aux humains. Comme si Guinea en lâchant sa main avait rompu son lien avec l'humanité et l'avait plongé dans le brouillard de ses pensées robotiques. Ou alors c'était cette petite dose d'alcool qui la faisait flotter très loin de tout ça, observateur extérieur et en complet décalage avec les évènements.

L'impression de flottement s'était levé en arrivant au QG, mais pas l'incompréhension. Tout de A à Z lui paraissait profondément mystérieux, des multiples rails et tunnels au nom de l'aéronef en passant par la grandeur démesurée du lieu jusqu'à sa signification même.
Qu'est ce que c'était que tout ça pour elle ? Une maison ? Un lieu de travail ? Un point de rendez-vous et de retrouvailles ? Ça n'avait définitivement pas de sens pour elle, elle ne connaissait rien de tout ça. Elle avait vu, lu, imaginé mais jamais vécu. Et en plus de ça, ces tunnels avec des rails ne lui évoquaient aucune de ces possibilités. Elle suivait, posant ses grands yeux écarquillés sur tout et rien, mais sans grande conviction.

Guinea faisait le tour de l'aéronef, elle regardait simplement, sans bouger, admirant en silence les changements apportés au vaisseau, un brin critique. Probablement que ça l'aurait amusé de bricoler elle-même sur la bête, pour voir tout ce qu'elle cachait et s'en inspirer pour elle-même, c'était le cyborg encore qui s'exprimait. Mais Guinea revint à ses côtés et elle sentit ses doigts frôler les siens. Elle frémit. Et puis il prit sa main, mais pas comme les autres fois, intercalant chacun de ses doigts entre les siens, discrètement derrière leur corps, cachées à la vue de Strazar. Elle rougit même si elle n'était pas sûre de saisir la différence entre ce geste là et celui d'un peu plutôt en sortant du bar. Elle aurait cru qu'en reprenant sa main il rétablirait son lien avec l'espèce humaine et alors sa compréhension de ce qui se passait autour d'elle, mais il n'en fut rien. Bien au contraire, elle nageait dans un lac d'eau noir, dans l’obscurantisme le plus totale, les joues délicieusement roses, scrutant l’œil unique de son compagnon qui ne la regardait pas. Elle serra juste sa main, très fort, trop fort ?

En réalité, Nyriss n'avait probablement jamais été aussi proche d'être humaine, troublée comme elle était par ce simple geste, perdue dans ce lieu encore inconnu et inconfortable. Elle était de ses étranges créatures qui peuvent être de grandes femmes, sérieuses et cultivées et l'instant d'après une pure gamine qui n'a rien vécu. Elle savait beaucoup de choses tant en science, qu'en littérature, qu'en histoire et même en relations humaines mais sur ce dernier point elle n'avait jamais expérimenté elle-même. Quand elle était chez Daïre elle s'était bien gardée de ressentir quoique ce soit, sentiments ou émotions, elle n'avait été qu'un robot à l'époque, puis elle avait été seule pendant la plus longue partie de sa vie et seulement depuis une semaine elle avait eu ses premiers contacts désirés avec des hommes et des femmes, sa première accolade, sa première poignée de main... Alors les subtilités lui échappaient complètement.


- Quel genre de conneries ? Et pas mal le vaisseau Star, mais j'attends de voir la suite pour me prononcer, je ne peux pas dire que ça me parle pour le moment.
Au fait si tu t'en vas après, j'aimerais si possible que tu ailles t'occuper de Jynn toi-même, peut-être que vous avez confiance en eux, mais pas moi, et s'ils lui font du mal...


Son regard s'était durcit et elle avait lâché la main du pirate à l'idée du type de mal qu'ils pourraient lui faire et qu'elle venait seulement de réaliser. Mais une fois l'idée chassée de son esprit, elle redevint cet étrange agneau, attrapant de son index et de son majeur les deux derniers doigts de sa main, son pouce découvrant délicatement toutes les imperfections de sa peau.
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez les baltringues nucléaires    Sam 25 Oct 2014 - 22:21

Les travaux avançaient bien, je me suis rapidement retourné en regardant Nyriss et ce qu'elle était entrain de faire. Je n'ai fais aucun commentaire la dessus, je me suis contenter de voir les fixations que j'allais devoir mettre en place sur l'aéronef et les rails qui avançaient à grand pas. Tout allait bien, il était temps de se tirer d'ici, nul besoin de leur faire visiter mes compartiments.
Je m’avançais vers l'ascenseur qui arriva très vite. Une fois tout le monde dedans un silence lourd pesait, j'ai sélectionné l'étage sur lequel se trouvait la cantine.

- Entre le sous-sol et l'étage que je viens de sélectionner se trouvent les étages de nos membres avec leurs appartements, mais nul besoin de les visiter. On va arriver à la grande salle a manger haha.

La porte de l'ascenseur s'ouvrit alors sur une grande salle propre avec beaucoup de tables, ça ressemblait a une cantine militaire, mais au moins ils pouvaient se restaurer ici quand ils voulaient. Il y avait juste un soucis, c'était de trouver quelques cuisto et quelques provisions. Je leur fit visiter un peu avant de retourner dans l'ascenseur en les attendant, puis en sélectionnant l'armurerie qui se trouvait à l'étage au dessus.

- Et voici l'armurerie, qui est pas encore très complète mais ça ne tardera pas trop j'ai déjà donné des consignes pour la remplir, ici y'a un peu de tout, quand à toi Nyriss j'ai déjà demandé aux membres de te trouver quelques snip et de les poser dans tes quartiers. Je leur donnais à présent des clés pour l'ascenseur.

Sans les attendre je retournais dans l'ascenseur en sélectionnant le sous-sol, je devais m'absenter pour quelques affaires, de plus il valait mieux les laisser tout seuls.

- J'ai quelques détails à régler, pour vos compartiments l'ascenseur reviendra vite, le tiens Nyriss est à l'avant dernier étage seul ta clé te permet de t'y rendre, quant à toi Guinéa c'est le dernier étage entier avec un appartement luxueux au possible vu nos conditions. Ta clé te permet également a toi, et toi seul d'y aller.

La porte se referma et je redescendais vers mes projets.

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MessageSujet: Re: Bienvenue chez les baltringues nucléaires    Sam 25 Oct 2014 - 23:41

« Le jour où personne ne reviendra de la guerre, ce sera parce que la guerre aura été bien organisée. » - Boris Vian

Strazar cachait un truc, mais il ne savait pas quoi. Pour qu'il ne veuille pas qu'ils restent à s'aventurer ici. C'est pour cela qu'il lui avait demandé si il n'allait pas faire une connerie. Mais apparemment, il n'avait pas envie d'en parler et préférait éviter le sujet. Alors, il fallait passer à autre chose. Passer à autre chose ? Si il passait à autre chose, ça serait d'affronter Nyriss face à face parce qu'elle finirait par comprendre que tout ça, c'était plus qu'une simple envie de faire 'amie amie'. Et il ne le voulait pas, c'est pourquoi il essayait de faire traîner tout ça en longueur.

En tout cas, elle semblait partir au quart de tour quand il était question de la petite Jynn. Guinea pouvait comprendre ce qu'elle ressentait et pourquoi elle l'exprimait, mais lui raisonnait de façon purement stratégique et militaire. C'était un poids, tant que l'on ne saurait pas qui elle est réellement et ce qu'elle venait faire dans le Mirail. Toute cette explication ne tenait pas debout pour lui, c'était bancale, presque sur-joué. De nouveau de la méfiance, encore et toujours. Il n'arrive pas à s'en débarasser. Alors que Strazar se dirigeait vers l'ascenseur pour remonter à l'étage supérieur, il sera ses doigts contre ceux de Nyriss et en la regardant brièvement, lui lança :

Il ne lui arrivera rien. Si il devait lui arriver quelque chose, j'en prendrai l'entière responsabilité.

Des mots rassurants, soufflé près d'elle. Alors que la porte de l'ascenseur s'ouvrait, Guinea serra de nouveau un peu plus fort la main de Nyriss, allant jusqu'à l'ascenseur. Strazar faisait semblant de ne rien voir. Soit il ne voulait pas le faire remarquer, soit il s'en foutait, ou alors il était complètement ailleurs. Quoi qu'il en soit, pendant qu'il était entrain de parler, Guinea l'écoutait à moitié, trop occupé à penser à des tas de choses absolument inutiles, qui allaient lui flinguer le cerveau. Arrivé au niveau du garde-manger. Une pièce spacieuse, qui pourrait servir de refectoire si il avait bien compris ?

Je demanderai au vieux, je crois qu'il en a marre de tenir le Winston. Faire de la tambouille, c'est sa spécialité.

Moses avait été cuisinier dans l'armée. Comment Guinea le savait ? C'est une longue histoire. Il ne sait pas tout sur le bonhomme, mais il paraît qu'il a une histoire assez peu singulière et franchement marrante à entendre. Ceci dit, il aurait besoin d'aide. Il fallait également penser à la logistique, histoire d'avoir toujours assez de nourritures et de provisions. Il irait voir avec Moses quand il en aura fini ici, histoire de sonder le vieux sur ce qu'il pouvait faire et surtout, si il voulait être de l'aventure.

Retour dans l'ascenseur. Une ambiance lourde, un silence qui fait mal aux oreilles. D'un coup, la tension semble palpable. Qu'est ce qui se passe encore ? Ils devraient être en joie d'avoir trouvé un endroit qui leur convient, qui devrait leur plaire. Mais chacun semble dans sa bulle, entrain de ruminer ou de penser à autre chose. Les aléas de la vie quotidenne, sont parfois hors de portée de tout. L'arrivée dans l'armurie semble un peu calmer les esprits. Un endroit chouette ou exposer toutes les machines de morts possibles et imagineable. Un endroit stratégique, pour sûr. Un endroit bien meilleure pour entreposer des armes. Le Mirail était un endroit chouette, mais il devait trop accessible et finirait un jour, par être plus truffé d'espions, que d'insurgés. Autant couvrir ses arrières et se donner les moyens de rebondir ailleurs.

Ce serait bien de tenir un inventaire, histoire de savoir où...

Pas le temps de finir. Strazar était déjà dans l'ascenseur. Non mais reviens, tu peux pas t'enfuir comme ça espère d'enfoiré ! C'est ce qu'il pensait, mais n'osait pas le dire. Juste avant, il leur avait donné les clés d'accès pour leurs quartiers respectifs. Puis il s'en était allez, comme si de rien n'était. De nouveau le silence. Il regardait sa clé, n'osant rien dire. Puis, il fit quelques pas en directions de Nyriss, pour regarder la clé qu'elle avait reçu de la part de Strazar.

Hum. Je te propose d'allez visiter tes quartiers, on finira par les miens. Je me demande ce qu'il a bien pu foutre et ce qu'il va allez foutre pour nous laisser en plan comme ça.

Se dirigeant vers l'ascenseur, il appela ce dernier pour se rendre à l'étage juste au-dessus. Une fois la porte ouverte, il s'engouffra à l'intérieur avec Nyriss, cherchant le bon bouton pour allez un étage plus haut.

Et puis comme ça... On l'aura enfin au bout de trois tentatives notre moment de détente.

Léger sourire, en regardant en l'air, croisant les bras attendant d'atteindre l'étage suivant, qui allait donner sur les appartements de Nyriss.

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MessageSujet: Re: Bienvenue chez les baltringues nucléaires    Dim 26 Oct 2014 - 9:30

Ça ne s'arrange pas, cette main qui tient la sienne est son seule contact avec la réalité, elle est complètement ailleurs, pensant à Jynn, à la prison, à ce qu'elle va faire ensuite mais pas à ce que vous pourriez croire, ça elle n'imagine pas. C'est Nej qui détient la clé de ce savoir, dans ses souvenirs, souvenirs de chaires et souvenir d'amour, mais ils ne sont pas remontés, pas encore. Nyriss sait tout ce qu'il y a à savoir sur le plaisir masculin, sur les relations amoureuses, mais il ne lui vient pas à l'esprit qu'elle-même pourrait en profiter, le plaisir de son corps comme l'amour sont des notions très abstraites dans sa tête qu'elle n'est pas sûre d'être capable de ressentir, somme toute elle ne s'en est jamais préoccupée. Peut-être pour cacher une peur plus profonde, celle d'être rejeter pour ce qu'elle n'est pas. Alors elle apprécie que cette main tienne la sienne, ce contact, en particulier parce que c'est sa main à lui, mais elle ne se demande pas où cela va la mener et ce que cela peut bien vouloir dire.

Nej ne se souvenait pas, mais Nej était humaine et avait un instinct bien plus poussé sur ce genre de chose alors Nej l'emmerdait, parce que c'est ce qu'elle était, une emmerdeuse. Mais Nyriss ne la laisserait pas faire ce soir.

T'es sérieuse là ? C'est un mec qui pose des bombes, et toi t'es une bombe, une femme fatale, tu snipes comme personne et vous vous tenez la main comme des ados... Limite prépubères... Tu me désespères. Répond !

...


RÉPOND !!!

...

pfff... Connasse.



La cyborg acquiesça aux mots délicats de son compagnon à son intention, cela la rassura pour Jynn, mais elle n'aimait pas non plus l'idée que s'il lui arrivait quelque chose, c'est à lui qu'elle devrait en vouloir. Casse-noisette les emmena dans une salle à manger géante, puis dans l'armurerie. Ces deux pièces, en particulier la première ne lui inspiraient pas grand chose, elle ne se sentait toujours pas concerné par ce lieu. Dans l'armurerie quand même elle se détendit un peu, et quand il lui parla de sniper pour elle elle sourit. Mais Star s'en alla brusquement et au même moment elle lâcha la main de Guinea. Comme si le fait de n'être plus que tous les deux rendait la situation gênante, et puis cela avait durer assez longtemps, une pause ne ferait pas de mal.

A vrai dire la situation était gênante, ils avaient passé la journée ensemble, à parler de tout et de rien, de belles discussions selon elle, plutôt profonde. Mais là presque aucuns mots ne filtraient entre eux, outre sa main, il était devenu un étranger pour elle, et ça non plus elle ne comprenait pas. Mais maintenant qu'ils n'étaient plus que tous les deux, il faudrait bien parler, arrêter de rêvasser et revenir à l'instant présent.

- Ça me convient. Je me demande aussi, il est bizarre depuis qu'on est ici.

Ce n'est pas le seul. Elle le regardait dans l’ascenseur puis elle finit par dire bêtement.

- J'ai fait quelque chose de mal ?

Mais le gong retentit, elle glissa sa clef et la porte s'ouvrit vers ses appartements qu'elle commença à explorer, Guinea à sa suite. Un salon, une chambre et une salle de bain, et puis un rangement assez grand avec plusieurs armes qu'elle prit une à une pour les regarder. C'était beau, moderne, c'était chez elle. Elle était émue, c'était presque parfait, il ne manquait qu'une chose. Elle s'avança vers une fenêtre pour admirer la vue.

- Il n'est même pas resté pour que je le remercie... Je ne sais pas si j'ai besoin de tout ça, mais ça me touche beaucoup. C'est mon premier chez moi. Il manque juste un atelier de bricolage équipé comme un bloc opératoire.

Je souriais alors et me retournais pour le regarder, simplement heureuse, tendant ma main vers lui pour qu'il m'emmène.

- Allons voir le tiens maintenant !
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez les baltringues nucléaires    Dim 26 Oct 2014 - 19:34

« Le jour où personne ne reviendra de la guerre, ce sera parce que la guerre aura été bien organisée. » - Boris Vian

Comment faire en sorte de reprendre un cours de vie normal ? C'était impossible, pas en passant son temps à se taquiner mutuellement, à fuir pour ne pas devoir affronter. Ne pas se parler et ne pas affronter ce qui semble les attirer pour mieux les repousser. C'est un magnétisme monté à l'envers, qui les fait se pousser et repousser. Peut-être qu'il devrait lui dire tout simplement, qu'il se sent attiré par elle. Mais, là c'est son côté sombre qui vient à la rescousse de sa bonne conscience : Tu vas quand même pas t'attacher à une boite de conserve, une machine à tuer qui techniquement, considère que les êtres humains méritent juste de se faire écraser pour leurs vulnérabilités. Il ne savait que penser à ce sujet. Tout lâcher, ou rester sus la défensive continuellement ?

Ne rien dire, c'était se condamner à l'impuissance et subir sans rien pouvoir faire. Ils allaient se torturer comme des gosses devant une vitrine remplis de bonbons et de pâtisserie, mais ne feront jamais le premier pas pour se rendre à l'intérieur et tout acheter. Guinea ne le voulait pas, parce qu'il avait peur de ce que cela pourrait donner. Du côté de Nyriss, les raisons devaient être encore plus obscurs. Une Orgienne, qui fini par passer plus de temps à fricoter avec des humains qu'avec ces prorpres 'soeurs', devaient la retourner intérieurement. Peut-être que la question qu'elle se posait était tout simplement "Suis-je une simple orgienne ou puis-je être une humaine ?". A ce niveau, seule Guinea pouvait l'aider à allez de l'avant.

Arrivé dans les quartiers de Nyriss. Il ne préféra pas répondre à sa question, l'esquivant en la suivant pour visiter son "nouveau chez elle". C'était spacieux, bien meublé et ça devait lui être utile, elle avait enfin un coin à elle, un coin où se sentir chez elle. C'était le mieux pour resserrer les liens. Savoir qu'il y aurait un endroit où se retrouver hors du Mirail, un endroit où ils pourraient collectivement mettre en oeuvre ce qu'ils souhaitaient. A l'abri des convoitises, des taupes et surtout des fuites. Il fallait préserver cet endroit, coûte que coûte. S'approchant d'elle quand elle regardait par la fenêtre, il tenta de se montrer rassurant :

Non non, ce n'est pas contre toi. C'est dans son caractère. Dire que j'ai rencontré ce mec totalement par hasard et que maintenant, on se retrouve avec notre propre QG. La vie est pleine de surprises, parfois très agréables à vivre et à regarder vivre...

Il ne dit rien d'autre, se contentant de regarder par la fenêtre, pendant un court instant. Ici, c'était bien. On se sentait à l'aise, presque en sécurité. Nyriss aurait ce qu'il lui faudrait, au niveau des armes et de l'équipement. Il ne leurs manquaient plus qu'à trouver des médecins et des spécialistes en bio-mécanique, pour que tout roule et puisse la coacher dans ses problèmes mécaniques. Quelqu'un à enlever ou à forcer de collaborer. Prochaines choses à faire sur la liste de Guinea, quand il aura cinq petites minutes à lui. Là, ce n'était pas vraiment le moment idéal.

Tu le remercieras la prochaine fois que tu le verras. Il avait l'air pressé là. D'un côté, je suis presque content qu'il se soit échappé aussi vite. Comme si il l'avait fait exprès et qu'il avait quelque chose à faire en plus à côté.

Il tourna la tête vers Nyriss, souriant de nouveau. Fait rare, de le voir sourire. Pourtant, il avait envie de lui sourire. Attrapant sa main dans la sienne, ils s'en allèrent jusqu'à l'ascenseur pour atteindre le dernier étage, où Guinea pourrait trouver son fief. Qu'est ce que Strazar avait mijorité ? Il espérait que ce n'était pas trop voyant, ou trop luxueux. Quoi qu'il en soit, il appréhendait un peu. La porte de l'ascenseur s'ouvrit. Il fit quelques pas, toujours en tenant la main de Nyriss fermemant, laissant planer un silence d'etonnement quand il vit à quoi ressemblait son étage.

Wooooh...

Fut tout ce qu'il pu dire, en balayant la pièce du regard. Elle était grande et spacieuse. Au milieu de celle-ci, un bureau rectangulaire, avec plusieurs sièges et chaises. Certains de ses papiers étaient déjà présent sur le bureau, sans doute que Strazar s'était débrouillé pour les faire parvenir jusqu'ici, à son insu. Un peu plus loin, sous le toit défoncé, plusieurs établi, des outils et le nécessaire pour la fabrication des explosifs, des améliorations des armes, etc etc. C'était presque trop pour lui. Il devait l'admettre, ce confort le mettait mal à l'aise. A l'extravagence, il préférait la vertu. Il était comme ça, c'était plus fort que lui.

J'ai l'impression d'être un parrain de la mafia. Al Guinea. Guinea Capone. Je vais me mettre à parler avec une voix grave et porter une alliance.

Il dit cette dernière phrase, en parlant comme Brando dans le Parrain, juste pour le comique de la situation. Vraiment, c'était chouette. Mais c'était trop. Il ferait quand même avec, en foutant son matériel ici, pour pouvoir enfin être au calme dans ce qu'il voulait faire. Sans se faire importuner, sans avoir à être dérangé. C'était un endroit calme malgré tout. Il apporterait quelques modifications, mais ce n'était pas à l'ordre du jour... Ayant quitté l'emprise de la main de Nyriss pour faire le tour du propriétaire, il revient vers elle en flânant légèrement, avant de s'emparer des deux mains de l'Orgienne et d'entre-mêler leurs doigts ensemble, la regardant par la même occasion, caressant la paume d'une de ses mains de son pouce.

Nyriss... Est-ce qu'on ne pourrait pas... Arrêter de tourner autour du pot ? On a passé l'âge de faire des petits flirts ridicules d'adolescent. Je sais, c'est franc, c'est direct mais c'est mieux que d'avoir ça sur la conscience et de ne pas l'exprimer.

Il baissa les yeux en ayant un rire nerveux, avant de la regarder de nouveau.

Tu me plais. Je me fous que tu sois une Orgienne. Pour moi, t'es une amie, une camarade. Sans doute plus. Sans doute plus.

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Quatrième nuit.
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Et l'embarquer dans un plan foireux, retour à la prison. (annulé)
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Plus tard, dans Chinatown, l'épidémie fait rage.
Dans l'hôpital.
Bien après.
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Que va-t-on faire de toi Nej ?
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez les baltringues nucléaires    Dim 26 Oct 2014 - 22:58

Il me souriait, je lui rendais, dévoilant mes dents tout en adoptant une attitude timide, menton légèrement vers le bas, yeux alternant entre lui et le sol. Ce qu'il ne savait pas c'est que je photographiais ce sourire et le gardais bien précieusement dans les tiroirs de ma mémoire, les tiroirs secrets. Il ne souriait pas souvent, ça je l'avais remarqué, mais à moi il souriait désormais, de plus en plus souvent. Rien qu'à moi, c'était un peu comme un secret entre nous et je n'avais aucune envie de le partager. Par contre je ne voulais pas le perdre.

En silence je le suivis jusqu'à ses quartiers, découvrant avec le même étonnement que lui l'appartement. Strazar n'avait rien fait à la légère et cet endroit était à l'image de la plateforme de l'aéronef. Un peu fou. Nous visitâmes d'abord ensemble, puis chacun de notre côté. Je ris quand il imita Brando, puis acceptant cette pause tactile entre nos mains, j’explorai un peu plus en détail l'atelier, lui lançant de loin sans savoir s'il m'entendait.

- Je crois que je vais venir souvent ici.

Puis je revins vers le bureau, je n'avais pas tout vu mais peut-être que tout ne me concernait pas. Au même moment, il revint aussi vers moi, reprenant mes mains, les deux cette fois, pour me faire subir l’électrochoc de ma vie. Ses doigts s'intercalaient de nouveau entre les miens, il caressait ma peau qui frémissait à ce contact. Ses mots s'entre-mêlaient dans ma tête, il me fallut quelques secondes pour remettre tout ça dans l'ordre. Et puis tout fit sens, je faisais le lien entre ses mots et son sourire, les différentes façon de prendre la main de quelqu'un, le silence gênant, la réaction de ma peau quand il me touchait. J'avais un doute sur ce dernier point, difficile de dire si c'était lui ou si c'était normal ou si c'était parce que ma peau à moi s'éveillait.
Je comprenais mais je ne savais pas quoi répondre, peut-être que je devais simplement lui dire ça.
Et ceci était donc un flirt... Oui bien sûr, maintenant que je le voyais d'un point de vue extérieur, c'était évident. Mais s'il n'avait rien dit... Le silence que je laissais à force de réfléchir commençait à se faire long et pesant, alors je lui souris, tout en douceur.

Mais je n'avais pas fini de réfléchir, la plus grosse question restait en suspens. Et maintenant quoi ? Je n'arrivais pas à savoir si je ressentais la même chose, même si j'étais sûre de le croire. C'était toujours ça mais bien peu. Je savais ce qu'il devait se passer ensuite, j'avais vu, lu, se rapprocher, s'embrasser, peut-être même plus. Ça je ne pouvais pas le faire la première, j'avais trop peur. Peur que ça ne soit pas agréable, même si je ne m'attendais à rien de particulier, ou pire, peur de ne rien ressentir. J'avais déjà embrassé, je savais faire mais maintenant c'était différent, je voulais faire partie du projet, recevoir autant que donner, je n'étais plus une chose. Si je ne ressentais rien, ça me renverrait là-bas, avec Adolf. Plus qu'une déception. Quant au plus, c'était les mêmes frayeurs, décuplées, fois mille. Il fallait pourtant bien que je lui réponde, je n'allais pas le laisser comme ça, dans l'expectative, sur un sujet aussi sensible qui peut nous emmener autant vers le bonheur que vers le malheur.

- Je comprends maintenant, tout ça, cette soirée. Je... Je ne sais pas quoi dire... Je ne sais pas si je suis capable de ressentir... Mais je voudrais...

Une femme normale aurait surement répondu "Moi aussi, tu me plais" mais ça, je n'en étais pas encore capable. Pour lui ça devait être naturel, instinctif, moi j'y songeais à peine. D'un autre côté je n'étais pas une femme normale, et ça il le savait, mieux il m'avait dit ce que je rêvais d'entendre.
Je réalisai pourtant que ma réponse sonnait très négativement, presque comme si je le repoussais, alors je serrai ses mains, très fort mais sans les broyer, pour le rassurer, lui montrer que ça ne représentait pas rien.
Et il avait quand même planté une idée dans ma tête, idée qui faisait son bout de chemin, assez rapidement même. Je scrutais son visage, c'était celui d'un ami, l'ami le plus proche que j'avais, il me plaisait, je le trouvais beau, l'idée de l'embrasser n'était donc pas invraisemblable, je commençais même à en avoir envie. De là à sauter le pas, c'était une autre histoire.

Par dessus tout, je me sentais bête. Et une question me tracassait plus que les autres, une question que je mourrais d'envie de lui poser : Est-ce que tu crois que je peux aimer ? Toi qui semble me connaitre mieux que moi-même.

Finalement, plutôt que mes mots mal placés, l'art de converser étant complexe, surtout quand il s'agissait de sentiments, je lâchai ses mains et glissai mes bras sur les siens jusqu'au coude, puis sur sa taille jusque dans son dos, mon corps suivant mes bras pour se nicher contre lui et enfin ma tête se posait sur son épaule, un câlin comme ce matin même, mais peut-être un peu différent aussi, et je murmurais :

- Et si on allait boire ce fameux verre ?

Je crois que je vais venir souvent ici, peut-être même plus souvent que chez moi. Chez moi !
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez les baltringues nucléaires    Lun 27 Oct 2014 - 12:27

« Le jour où personne ne reviendra de la guerre, ce sera parce que la guerre aura été bien organisée. » - Boris Vian

Une fois de plus, le temps venait de se figer. Volontairement pour eux et pour lui. Pour la deuxième fois en quelques jours, il ressentait cette même impression. Mais cette fois, elle était différente, car elle n'était pas triste à en mourir. Elle lui faisait porter son attention sur Nyriss, sur cette Orgienne. Là, il n'y avait qu'elle. Lui qui avait passé toutes ces années à fuir, ne ressentir absolument rien, se retrouvait submergé tout d'un coup, d'émotions contradictoires. Fallait-il se lancer à corps perdus, ou bien marquer un temps d'arrêt et tout tirer au clair ? Pour être franc, il n'avait pas la tête à réfléchir. En cet instant, réfléchir lui paraissait bien trop compliqué, bien trop futile même. Si c'est pour avoir encore des remords et des désillusion, autant ne plus vivre du tout. Mais là, c'était elle qu'il voyait. Nyriss et personne d'autre. Il la regardait, droit dans ses yeux. Avant, il y avait tout Novlangue. Puis il y a eu le Mirail. Puis le Winston. Puis le Val Fourré. Puis leur QG. Puis cette pièce et enfin, eux deux. Au bout de tout ce cheminement qui rétrecissait à vue d'oeil, elle. Tout semblait le ramener vers elle. Pourtant, elle n'avait rien fait de particulier. Mais faut-il que quelque chose soit faîtes volontairement, pour que naisse le désir ? Car c'était bien du désir. Un désir palpable, un désir qui se ressentait à chaque fois qu'ils avaient entrelacés leurs doigts, à chaque fois qu'ils revenaient l'un vers l'autre. Cette attirance et cette attraction, semblait plus forte que la raison.

Mais, c'est lui qui avait mis le pied dans le plat. C'est lui qui s'était lancé. On se croirait dans un cliché de mauvais film de série B, où l'on voit que le héros crève d'envie et d'amour pour la nana, et que cette dernière evidemment sous ses airs de femme fatale, n'est rien d'autre qu'une adolescente incapable de faire le premier pas. A défaut d'être tragique, ça à le mérite d'être comique. Alors, elle se mit à essayer, maladroitement. Qu'est-ce que Guinea pouvait espérer ? Qu'elle lui saute au cou, qu'elle lui déclare sa flamme, que tout allait être réciproque ? Bien evidemment, cela ne pouvait pas se passer comme ça. Cela ne devait pas se passer comme ça. Tant mieux quelque part, cela rend la situation davantage complexe. Une partie d'échec, où chaque mouvement de pièce allait être crucial.

Après les quelques balbutiements dont elle fit preuve, c'est elle qui vint se lover contre lui. Encore une fois, il se retrouva raide comme un piquet pendant quelques instants. Comme en cette fin de nuit où ils s'étaient croisés au Mirail. Lui, assez dédaigneux, avait réagit de la moins bonne des manières. La plus débile qu'il soit. Alors qu'ils s'apprêtait à refaire la même erreur, en lui donnant une vulgaire tape dans le dos, il se ravisa, passant ses deux bras autour de l'Orgienne, afin de la serrer contre lui. Un geste simple, un geste de confiance. Un geste de... tendresse. A ce moment là, il pensait à tout ceux qu'il a connu et connaissaient, en le voyant dans cette posture. Ils ne pourraient pas y croire, ou alors ils lui auraient demandé si ils n'étaient pas malade, ou entrain de faire du cinéma. Mais non, c'était bien réel. Au fur et rien mesure, il l'enlaça de plus en plus, pour l'avoir tout contre lui. Il ferma son unique oeil, quelques instants. Histoire de pouvoir savourer et partager ce moment avec elle. Qu'allait-il advenir ensuite, il n'en savait rien. Ce répis fut brisé par un murmure prononcée par l'Orgienne, qui le tira de ses pensées.

Un peu amusé par ce qu'elle venait de dire, il se retint de rire. Alors que la situation venait d'atteindre un niveau de romantisme à faire pleurer toutes les pisseuses fan de Twilight, elle proposait... d'aller boire un verre. Volontaire ou pas, cette candeur qu'elle dégageait d'un coup, lui fit retenir encore un petit rire, un brin moqueur. A moins qu'elle ne pensait réellement ce qu'elle était entrain de dire. Reculant légèrement la tête, il passa sa main droite sur le haut de son crâne, commençant à caresser ses cheveux. Voyant qu'il ne disait rien, elle leva les yeux vers lui, sans doute pour le sonder. C'est alors qu'il la regarda, toujours de son oeil unique, un bref instant avant de se saisir de son menton, toujours de la même main en rapprochant son visage du sien. Attachez vos ceintures, impact de trois, deux, un... Ce geste simple paru durer des heures, alors qu'il ne dura que quelques secondes. Approchant sa tête de la sienne, il le pencha légèrement sur le côté, avant de plaquer ses lèvres contre les siennes, afin d'entamer un baiser. Baiser court, rapide, intense. C'est lui qui se désolidarisa de ses lèvres, lâchant son menton, avant de soupirer légèrement, caressant son visage :

Je suis bien ici, avec toi. Je n'ai envie d'allez, nulle part d'autre, ne rien faire d'autre, que d'être avec toi en ce moment.

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MessageSujet: Re: Bienvenue chez les baltringues nucléaires    Lun 27 Oct 2014 - 16:39

Je l'enlaçais et il restait raide, distant, presque froid, je ne comprenais pas. Après ce qu'il venait de dire ça n'avait aucun sens. Mais ça ne dura pas, enfin, ses bras m'entourèrent et j'étais, je crois, heureuse.
Profondément bien mais tout autant gêné par ce sur quoi je n'arrivais pas à mettre le doigt.

Alors j'ai sorti cette phrase. Bien entendu c'était bête. Mais il m'avait aussi mal compris. Bien sûr que je ne voulais pas sortir, que je ne voulais pas retourner au milieu du monde, il n'y avait que lui qui m'importait, et je voulais boire un verre, ici avec lui, juste pour m'aider à y voir plus clair. Mais avant, mais avant...

Il recula un peu, je le regrettais déjà. Il n'alla pas loin cependant, mes mains restèrent autour de sa taille, je sentais la sienne caresser mes cheveux, alors je levais la tête, juste un peu. Jamais personne ne m'avait caresser les cheveux encore, je n'imaginais même pas que cela puisse être agréable, comment se l'imaginer ? Les cheveux c'est un tissu mort, avant tout décoratif, pour moi en tout cas, qui ne sent rien. Comment deviner que ses doigts en glissant dessus les accrocheraient, tirant subtilement sur le cuir chevelu, tel un délicat et fin massage. Ses doigts glissaient toujours sur la mèche de cheveux et je scrutais son seul œil des deux miens, puis une fois à la pointe, ils enveloppèrent mon menton et le levèrent doucement, encore un peu, s'approchant à nouveau, vraiment très près. Cet instant parut durer une éternité, mais j’eus à peine le temps d'inspirer pour calmer ma crainte que ses lèvres pressaient les miennes. Dans un premier temps je ne réagis pas, mais rapidement je plongeai corps et âme dans ce baiser, aussi court et chaste fut-il.

Puisqu'il avait choisit que ce soit si court, je le prolongeais dans mon esprit, me délectais de chaque sensation, et elles étaient nombreuses. Parce que j'avais senti, tout senti, la douceur de ses lèvres, légèrement humide, le piquant de sa barbe, les quelques crevasses d'une peau qui a vécu sans jamais être entretenue, j'aimais chaque imperfection qui était sa signature plus encore que toutes les parties lisses. J'avais aussi senti mes lèvres qui accueillaient les siennes, les cherchaient, les désiraient, cette fameuse chose que je cherchais à comprendre. Le désir. Cela dura quelques secondes, des heures. Cette fois, j'étais heureuse. Et un éclat de rire sortie tout seul, sincère, un brin timide, avec un grand sourire, juste pour lui. L'espoir.

Je laissais mon front se poser contre le sien, fermant les yeux. Ma main avait atterri sur le haut de son buste à un moment ou à un autre. Toujours l'un contre l'autre. C'était peut-être ridicule, pathétique, trop romantique, mais qu'importait non ? Nous n'étions que tous les deux, personne pour nous observer ou nous juger, ou encore nous déranger, c'était notre secret, notre monde, à nous deux, et nous méritions sans aucun doute un monde de douceur, un instant de repos au milieu de toute cette horreur. Il n'y avait aucune nécessité de le partager. Lui et moi, nous. Oui nous, parce que je ne pensais qu'à l'instant présent, exact, et là, l'un contre l'autre, il n'y avait pas de lui et moi, il y avait un peu moins de deux êtres, il y avait quelque chose au delà des mots et de la compréhension, quelque chose que le gouvernement ne pourrait jamais nous enlevé, quoiqu'il arrive. Je ne pensais pas à la suite, beaucoup de choses s'étaient éclairées, mais il restait une part d'inquiétude non négligeable et le meilleur moyen de ne pas y penser était encore de ne pas y réfléchir.

Ma main remontait le long se sa jugulaire, je sentais son cœur battre à travers, puis sa joue sur sa barbe rugueuse et le contour de son cache-oeil. J'aurais probablement dû répondre quelque chose mais mes mots dernièrement avaient été maladroits, et une maladresse de plus pouvait tout gâcher peut-être. Le langage du corps n'était pas ce que je maitrisais le mieux, encore plus chez les autres que chez moi, mais pour cette fois il n'y aurait guère d’ambigüité. Je voulais ces lèvres encore, encore un peu, un peu plus que ses lèvres. Passant ma main dans sa nuque, j'unis nos bouches à nouveau, d'abord doucement, comme il avait fait plutôt puis je l'entrainais vers quelque chose de plus fougueux, langoureux. J'essayais d'oublier l'enseignement qu'on m'avait fourni, de faire en fonction de mon ressenti mais il était tenace, je pensais plus à lui qu'à moi, et avant de trop m'emporter, j'y mis fin. Je restais contre lui cependant, fuyant un peu son regard, contre son oreille je murmurais enfin quelque chose qui me tenait à cœur, tentant de ne pas briser la magie de ce qu'il m'offrait, même si mes pensées se félicitaient actuellement du bon état de marche de toutes mes organes buccaux.

- Avec moi, tu es différent, tendre, ce sera notre secret. Je crains de ne plus vouloir quitter notre jardin.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez les baltringues nucléaires    Lun 27 Oct 2014 - 20:51

« Le jour où personne ne reviendra de la guerre, ce sera parce que la guerre aura été bien organisée. » - Boris Vian

Depuis combien de temps étaient-ils là ? Depuis combien de temps étaient t'ils entrain de s'enlacer, sans se quitter des yeux, en haussant à peine la voix, poussant quelques murmures qui rompaient ce silence qui les enveloppaient l'un et l'autre ? Impossible de le dire, eux-même ne devaient pas le savoir. Le monde continuait sa longue agonie, il continuait son bout de course et semblait les laisser dans leur alcôve qu'ils venaient de se bâtir, l'un et l'autre, l'un avec l'autre. Qui était-elle ? Pourquoi elle ? Guinea eu peur à un moment, un frisson l'avait parcouru. N'était-il pas entrain de projeter un amour enfoui pour une autre personne, vers Nyriss ? Est-ce qu'il ressentait réellement ce qu'il ressentait pour elle ? Cela lui percuta l'esprit, après leur premier baiser. Mais, ce fut très vite chassé de son esprit : Non, cela n'avait rien à voir avec les fantômes de son passé. Son présent, son avenir et son futur, il voulait le réaliser avec elle. Il ne savait certes pas encore comment, ni si cela était réalisable. Pourtant, une force irresistible le poussait en avant, à allez plus loin. A mener la danse.

Là, enlancer l'un contre lui, il formait un tout. Un tout étrange et unique à la fois. Ils n'avaient dans cet endroit, pas à se justifier. Pas à se cacher. Pas à faire semblant. Cette attirance soudaine était explosive, tant sur le plan intellectuel, que physique. Guinea avait été frappé par ses connaissances, parce qu'elle savait, ce qu'elle pouvait raconter. Par son assurance, par sa détermination. Par ce qu'lle semblait encore lui cacher. Pour être franc, ils ne sa connaissaient aucunement l'un et l'autre. Le fait de buter des méchants ensemble, était un strict minimum qui n'était pas des plus concluants. Ils fallaient qu'ils bâtissent ensemble, une relation. Le mot était lâché. Avec leurs vies respectives, avec ce qu'ils allaient devoir endurer, ils allaient souffrir certainement. C'est là tout le problème, que tout se cristallise : Si Guinea avait préféré resté solitaire, c'était pour ne plus supporter cette dictature sentimentale, qui allait le miner, jouer après jour.

Pourtant en cet instant, éclairé par les lumières de l'extérieur, il la trouvait belle. Belle et attirante. Une furieuse envie de la posséder était entrain de naître en lui. Elle allait certainement commencer à le dévorer, pour finir par le rendre complètement dingue. Cette sensation, il ne la connaissait plus. Elle revenait dix, voir cent fois plus fort à cet instant. Elle venait faire l'état des lieux, pour voir si il était encore apte. Il fallait se contrôler, du moins pour le moment. Comment le faire ? Comment essayer d'avoir des idées net, quand celle que l'on a dans ses bras, est entrain de vous rendre dingue, en ne faisant quasiment rien, si ce n'est être là, contre lui ? Son unique oeil la scrutait sans arrêt, voyant ses réactions, ses sourires et enfin son rire, qui le fit rire également. Puis, vint le moment où leurs lèvres se retrouvèrent souder de nouveau ensemble. D'abord surpris, il la laisse faire. Avant d'y mettre un peu du sien et d'accentuer le baiser, remontant ses mains le long de ses flancs, dessinant ses courbes. Puis, le baiser cessa.

Quand elle se mit à parler dans le creux de son oreille, murmure à peine audible, c'est lui qui se mit à rire. Derrière ses airs de porte de prison, il y avait evidemment quelqu'un de tendre, d'affectueux, de sincère. Cependant, derrière ce sourire, se cachait de l'amertume. Regardant le sol, puis la regardant ensuite, il quitta l'étreinte et fit quelques pas vers les fenêtres qui donnaient vers l'extérieur, frottant l'arrière de son cou en regardant quelques instants dans le vide, les yeux perdus. Ce qu'elle venait de dire, résonnait encore dans sa tête. C'était un compliment, mais également quelque chose de redoutable pour lui. Ses vieux réflexes semblaient refaire surface :

Je ne peux pas l'être tout le temps. Cette vie... Notre vie est trop dure. Notre lutte est trop ardente, trop brutale. Je me force de ne pas ressentir ces choses là, je dois les combattre par tout les moyens.

Il se frappa le front contre la paume d'une de ses mains, en soupirant lourdement. Qu'est-ce qu'il était entrain de faire et de dire ? Bien evidemment qu'elle le savait très bien tout ça sale con, ce n'était pas la peine d'en rajouter. La regardant, il se glissa de nouveau jusqu'à elle, l'enserrant de son bras pour la coller contre lui et l'embrasser une nouvelle fois. Les mots ne servaient à rien dans cette situation, seul les actes semblaient avoir de l'importance. Son baiser était encore un peu plus accentué qu'avant, son étreinte sur elle un peu plus ferme. Il fit tout pour faire prolonger cet instant et ce baiser, comme pour se faire pardonner de raconter n'importe quoi, d'être stupide par moments.

Au bout de ces quelques instants, le baiser cessa. Il lui sourit, sortant de la poche intérieur de son manteau, une petite flasque qui contenait du whisky. Il n'avait pas oublié le fait qu'ils devaient encore boire ce verre ensemble, qu'il lui avait promis. Alors, tel un gosse, il attrapa sa main et l'emmena avec lui jusqu'à ce qui allait devenir son bureau, la faisant s'asseoir sur l'un des fauteuils, lui se mettant juste en face d'elle, assis sur le bureau, une jambe pendant dans l'air. Ouvrant la flasque, il but une gorgée avant de la donner à Nyriss, pour qu'elle puisse en profiter également.

A nous. A notre chez nous. Et au hasard d'avoir pu nous faire nous rencontrer.

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Attaque de la prison.
Rencontre avec Melian aux docks.
Troisième nuit.
Réparation de la jambe et papotage.
Retour au Murphy's.
Visite du QG, sentiments et sensualité brute.
Quatrième nuit.
Croiser une soeur...
Et l'embarquer dans un plan foireux, retour à la prison. (annulé)
Chinatown (anim Premier signe)
Plus tard, dans Chinatown, l'épidémie fait rage.
Dans l'hôpital.
Bien après.
Retrouvailles avec Guinea.
Burger Bitch (annulé)
Nuits lambda.
C'est en faisant n'importe quoi qu'on devient n'importe qui. (annulé)
Des petits trous dans le cerveau.
Un gros trou dans le cerveau (en cours)
Une autre nuit sur les toits.
Que va-t-on faire de toi Nej ?
Encore plus tard.
Little boxes (annulée )
Et une autre nuit.
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez les baltringues nucléaires    Lun 27 Oct 2014 - 23:08

Il s'enfuit, redevenant le Guinea de l'extérieur, celui qui fait face devant tous. Imperturbable, implacable, impitoyable, je ne dis rien, je n'eus pas le temps. Il revint vers moi, celui qui me désirait, que je désirais parce qu'il me désirait mais aussi parce que je le désirais, un cercle vicieux délicieux, le désir entrainant plus de désir, et qui ne pouvait conduire qu'à une chose. Ce Guinea là, quelque part, c'était le miens. Je comprenais bien ce qu'il me disait, il serait ainsi dans l'intimité, peut-être pas tout le temps, mais pas dehors, avec les autres. Non seulement cela ne me posait pas de soucis, mais je commençais à connaitre suffisamment les humains pour savoir que chacun d'entre eux a plusieurs facettes, aucune n'est plus vraie que l'autre, elles dépendent de qu'ils ont besoin, envie, de montrer. Certains ont des masques, mais c'est différent, les masques sont faux. Les facettes sont forgées par la vie, l'expérience, dépendent de la situation, des personnes qui nous entourent. Ces deux hommes ne faisaient qu'un et il serait idiot d'en préférer un, il avait surement d'autres facettes mais seul le temps me permettrait de les connaitre. Et ces facettes de nous deux, pleines de douceur et de fragilité ne pouvaient se montrer au monde, elles étaient trop vulnérables.

Et en le regardant faire un pas un arrière, fuir, je comprenais qu'il était comme moi. Il avait aussi ses peurs sur la situation, je devais l'aider et il m'aiderait en retour. Cela me réconfortait, me redonnait de l'assurance. On était tous les deux cassés, pas complets, c'était peut-être ça qui nous rapprochait tant... Peut-être... Tout ce que je pouvais faire pour le moment c'était de ne pas le juger, de ne rien dire, de ne pas lui en vouloir, juste ouvrir mes bras, l'embrasser. Le serrer plus fort, l'embrasser avec plus de ferveur. C'était facile, c'était tout ce que je désirais.

Tout était facile soudain, maintenant que sa peur avait calmé la mienne.
Il sortait sa bouteille, je souriais et le suivait.

Une rapide question avec moi-même, laisser l'alcool pénétrer mon esprit ou non ? Pour la quantité, ça ne changerait pas grand chose sinon m'aider à sentir les choses. Je décidai que oui et bu ma gorgée avant de lui rendre sa bouteille.

- A nous ! A notre secret.

Un silence s'en suivit, on se regardait, se fuyait, se dévorait du regard. C'était stupide et terriblement sensuel en même temps. Pourquoi t'es-tu assis si loin ? J'étais là assise, toujours dans la robe mauve de la mentaliste, me mordant la lèvre, rougissant, riant de notre bêtise.
Finalement, je craquais la première, me levais, revenais vers lui, entre ses bras, glissant mes mains dans les manches de son manteau pour lui enlever. Loin de le déshabiller, parce que je ne voulais pas particulièrement faire avancer les choses, on était là tous les deux, on avait le temps, tout notre temps, le temps n'existait même plus pour nous, juste l'instant. Mais ce manteau me gênait, il était gros, trop gros, m'empêchait de vraiment ressentir ses bras, son pouls, son dos. Je ne portais qu'une robe, pas si loin que ça de la nudité, cela nous mettait sur un pied d'égalité.

Et puis je me logeais contre lui, l'embrassais à nouveau, toujours plus fort chaque fois un bras dans le bas de son dos, l'autre entre ses omoplates. Je fermais les yeux. Pour quelqu'un qui ne voulait pas presser l'inévitable, j'étais plutôt mal partie. Mais qu'aurais-je pu faire d'autre ? Reprendre une discussion normale, briser définitivement le désir, mettre un peu de glace entre nous. Bien sûr cela n'aurait pas durer, mais même... Ce n'était pas le moment d'être ridicule au point de parler de la pluie et du beau temps, pour parler il y en aurait d'autres. Là nous avions besoin l'un de l'autre, physiquement, de proximité, les mots ne faisaient que nous perturber. Mais si je continuais comme ça, j'allais nous rendre dingue. Je devais quitter ses lèvres, relâcher mon étreinte, nous laisser un peu d'air. Front contre front, nez contre nez. Je devais trouver quelque chose pour satisfaire l'envie d'être avec lui sans précipiter les choses. Parce que tout viendrait en son temps, le tissu glisserait, et la peau rencontrerait la peau... Mais pas encore... Pas encore...

- Est-ce que tu as de quoi mettre de la musique ? Je veux danser, j'ai toujours rêver de danser...

Des mots murmurés, presque désolés de briser ce précieux silence. Danser c'est parfait, pour appréhender mon corps et le siens. D'être proche sans se sauter dessus comme des bêtes.
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez les baltringues nucléaires    Mar 28 Oct 2014 - 1:00

« Le jour où personne ne reviendra de la guerre, ce sera parce que la guerre aura été bien organisée. » - Boris Vian

Mais laissez les vivre ! C'est sans doute ce qu'auraient crié leur conscience à leur inconscient respectif, pour qu'ils arrêtent d'être aussi tendu, aussi distrait, aussi peu sûr d'eux. Ils se mettaient la pression pour rien, pour pas grand chose. Ils ne semblaient pas inaccepter l'inévitable, ce qui allait nécessairement se produire plus tard, ou dans quelques instants. Mais encore une fois, avec une notion du temps qui est à peu près nulle ou complètement décalé de la réalité, cela pouvait durer une petite seconde, comme une heure. Ils campaient chacun sur leur position, faisant un pas avant d'en faire dix en arrière, pour revenir et recommencer une nouvelle fois. Se faire bouffer par la pression du désir, par l'envie qui naît est quelque chose de durement contrôlable si il en est. Pourtant, il leur fallait passer ce pas. Passer ce cap. Qui allait le réaliser ?

C'était sans doute un mauvais choix stratégique que d'aller se traîner jusqu'à ce bureau, en mettant de la distance entre eux. Pourtant, c'était la solution qui semblait à Guinea la moins débile à accomplir, plutôt que de rester debout pendant des heures, à se papouiller innocemment sans rien oser entreprendre. Arrivé à l'endroit, il semblait y avoir un grand vide, après les quelques paroles prononcés. De nouveau un blocage, après avoir trinqué à leur... secret. Bordel que c'était naze. De quoi se frapper la tête contre les murs. Mais sur le moment, devant le peu de mots échangés, cela semblait être la meilleure solution à faire. En dire peu, pour casser le moins possible la bonne humeur qui venait de s'installer. Alors qu'elle lui rendit sa flasque, il se contenta de boire une nouvelle gorgée, puis de la ranger dans son manteau. Un nouveau silence, quelques regards. Rien de bien concluant.

L'Orgienne se jeta sur lui. Ou peut-être pas. Mais dans le feu de l'action, il avait l'impression qu'elle venait de se jeter sur lui. Ce qui n'était pas le cas, mais là n'est pas la question. Elle fit tomber de ses épaules et le long de ses bras, son manteau. Son manteau qu'il ne quittait pratiquement jamais, même pour dormir. Sa caisse à outil, son réservoir à dynamite. C'était un peu son deuxième chez lui, qu'il traînait un peu partout en le portant. Ceci dit, le fait de ne plus à devoir porter cette masse sur soi, était un bienfait qu'il ne fallait pas négliger. Avec cette epaisseur en moins, il pouvait sentir l'Orgienne venir se coller contre lui, l'étreindre et l'embrasser une nouvelle fois. Tout ça à la fois ? Comment en pas être heureux. Mieux que des mots ne servant à rien. Cependant, la situation se crispait toujours davantage. Au jeu du chat et de la souris, le chat fini toujours par attraper la souris. Il ne savait pas quand, ni comment. Mais il finirait par l'attraper, par l'étreindre et la posséder totalement. Un peu de patience, encore un peu de patience. Il se contentrait de ses lèvres, de ses caresses et de son contact pour le moment.

C'est elle qui choisit de mettre fin au baiser, pour se donner encore du temps. Guinea souriait, rigolait presque devant cette situation de plus en plus absurde, de plus en plus grotesque. C'est indescriptible ce qu'il était entrain de ressentir, aucun son n'arrivait à sortir de ses lèvres. Il était aphone, occupé à la regarder, la contempler. La fin du baiser fut presque un supplice pour lui, il commençait à s'y habituer, petit à petit. Alors qu'elle vint poser son front contre le sien, il déposa plusieurs baisers sur ses lèvres, les attrapant avant de les relâcher, plusieurs fois. Puis il recommença à sourire, même à rire avec elle. Mais ce silence était de nouveau pesant. Impossible de parler de quelque chose de sérieux. Platon, Descartes, Rimbault, Verlaine et Aragon pouvait allez se faire foutre. Ils n'avaient pas leur place ici, ainsi que tout leurs copains. Ce n'était ni le lieu, ni le moment. Puis, elle lui demanda quelque chose qui lui semblait sur le coup, iréel : Danser. Mettre de la musique et danser. D'accord. Là c'était la cerise sur la péniche.

Euuuh. Oui. Enfin. Euuuuh. Pourquoi pas. Jeeeee. Attends.

Guinea était pris de court parce ce qu'elle lui avait demandé. Descendant du bureau en embrassant son front, il se mit à fouiller de manière totalement aléatoire dans la pièce, à la recherche d'un appareil pouvait permettre d'écouter de la musique. Pendant quelques minutes, il était entrain de chercher. En même temps, c'était prévu comme un bureau, pas comme un dance-floor. Revenant du bout de la pièce, il attrapa son manteau et sur l'une de ses poches avant, sortit un petit gadget pas plus grand qu'une balle de golf. Il l'exhiba fièrement devant Nyriss, avant de se sentir con de lui montrer un truc inutile. Redevenant sérieux, tatonna sous le bureau pour trouver de quoi raccorder tout ce bordel. Car enfin de compte, il y avait bien des hauts parleurs incrustés dans le plafond. Quand il croiserait l'ingénieur, il lui paierai un coup. Ou deux. Ou trois. Quoi qu'il en soit, il se dépêcha de brancher son petit ustentile et...

Spoiler:
 

Take My Hand Before I Go,
We'll Never Be Alone,
Look At All The Lucky Days,
And Places We Have Gone.


La musique se lança. C'était un choix absolument aucunement volontaire. Il ne fallait pas qu'il mette un truc trop gnan gna non plus, pour ne pas faire le cliché d'une boum, où il allait pécho la reine du bal. C'était bien plus que ça. Voilà pourquoi il lui fallait assurer un minimum. Lui faisant signe de s'approcher en tendant sa main, il attrapa l'Orgienne, posant une main de ses mains sur sa taille, attrapant l'autre dans la sienne, commençant à danser, de manière totalement approximative. Car oui, Guinea savait comment fair exploser un mur. Il connaissait la contenance d'un baton de dynamite. Le procédé de l'acide sulfurique. Mais alors savoir danser, c'était tout autre chose. Sans dire un mot et se prenant très au sérieux, il entama donc cette danse avec Nyriss, ne la quittant pas des yeux, glissant alors sa main derrière sa nuque pour venir l'embrasser.

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MessageSujet: Re: Bienvenue chez les baltringues nucléaires    Mar 28 Oct 2014 - 9:30

Oui, tout cela était ridicule et grotesque. Mais encore une fois cela restait entre eux. Personne pour venir redire quoique ce soit sur la situation, et à travers ce jeu cocasse, ils s'appréhendaient. Ce qui était mieux pour Nyriss, elle n'avait jamais connu le désir, l'envie d'être avec quelqu'un, de l'embrasser et ce temps qu'ils passaient à se chercher sans se trouver lui permettait de faire éclore son désir, de l'affirmer. Cet homme là serait sien, elle le voulait, ce qui n'avait pas été aussi évident au début. Pour parfaire le spectacle il ne manquait plus qu'elle ait envie de passer aux toilettes, ou encore exprime sa faim pour quelque chose de plus substantiel. Mais fort heureusement elle était Orgienne, et rien de tout ça n'arriverait. Lui pouvait, s'il voulait continuer encore un peu cette danse. Danse qui n'était même pas une danse de la séduction, séduits ils l'étaient déjà, depuis de longues heures, depuis le début ?  Un magnétisme incontrôlable qui les pousserait forcément à s'unir, à un moment ou à un autre, de par sa force.

Elle recula légèrement du bureau, l'observant pendant qu'il cherchait, maintenant qu'il n'avait plus son manteau, elle pouvait enfin le voir, l'admirer. Elle riait, réalisant totalement le pathétisme de la situation. Elle rit encore plus quand il lui montra l'objet de ses recherches pendant quelques secondes, sans rien dire. Puis il lança la musique, l'attrapa, l'emmena danser. Il était maladroit, mal à aise, visiblement pas danseur. Nyriss n'avait jamais dansé mais elle avait observé et elle apprenait vite, alors elle prit rapidement le contrôle de cette danse là, après qu'ils se soient embrassés encore une fois. Elle lui montra comment la faire tourner, croiser ses bras autour d'elle pour rapprocher leur corps, ou encore l'enrouler dos à lui, offrant sa gorge à ses baisers, s'il osait. Elle riait tout en tournoyant, simplement heureuse et se calmait quand il la reprenait dans ses bras. Ainsi jusqu'à ce que la musique s'arrête, qu'ils s'arrêtent, se regardent, l'un contre l'autre, paume contre paume.

Ce petit flirt adolescent l'avait touché, parce que peu importe ce qu'elle demandait, il y accédait, sans protester, aussi bête cela puisse être. Il le faisait pour elle, pour être avec elle. Comme cette danse. Elle ne pouvait que s'en émouvoir. Il était prêt à tout pour qu'elle se donne à lui. Cela la rassura définitivement. Quelles que soient ses peurs, sans être obligée de briser l'instant en lui en parlant, elle avait confiance en lui, si ça n'allait pas elle lui dirait. Elle lui dirait et il comprendrait.

C'est pour ça qu'à cet instant, elle se décida à rentrer dans le vif du sujet, puisque c'était elle qui menait la danse, qu'elle n'avait plus d'idées pour faire durer ce petit jeu et qu'elle en avait envie, aussi. Envie de désir et envie de curiosité sur des sensations nouvelles dont elle était déjà accroc. Elle prit sa main qui était contre la sienne et la posa au creux de sa gorge, glissant avec elle sur sont épaule en chassant la manche de sa robe, manche qui retomba facilement sur son bras. L'épaule dénudée, elle y abandonna sa main, replaçant la sienne le long de son corps. Lui redonnant les rênes. Il suivait tout ça de son œil unique, elle souriait doucement, sûre d'elle. Elle avait envie de ses lèvres, encore, mais elle n'en fit rien, elle voulait qu'il la regarde. Le message était évident.
Déshabille-moi.

Maintenant c'était à lui de voir, s'il voulait attendre encore un peu, si ses peurs gagnaient encore sur son désir. Elle ne le prendrait pas mal.
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez les baltringues nucléaires    Mar 28 Oct 2014 - 15:02

« Le jour où personne ne reviendra de la guerre, ce sera parce que la guerre aura été bien organisée. » - Boris Vian

Maintenant, fallait faire quoi ? Il était totalement perdu. En effet, il savait faire pleins de trucs. Mais jamais il ne s'était mis à l'esprit de savoir danser. Pourquoi faire ? Il n'allait pas faire des claquettes de toute façon, il aurait d'autres choses à faire et accomplir dans le futur. Dans ce cas, elle allait mener la danse. Dans tout les sens du terme, parce que ce n'est pas lui qui allait le faire, de toute manière. Il n'était pas à l'aise et cela se ressentait. Seulement, il n'avait pas envie de dire non à ce qu'elle lui demandait. Que ce soit un caprice, une réelle volontée de danser ou d'autres choses. Alors. Alors il faisait ce qu'elle demandait. Guinea suivait ses instructions, dans les pas de danse et dans comment tenir sa partenaire.

Drôle de situation pour apprendre à danser, surtout qu'il aurait certainement tout oublier le lendemain, ou même dans les heures qui allaient suivre. En fait, il s'en fichait de la musique. Elle était déjà loin pour lui. Ce sur quoi il était focalisé, était l'Orgienne. C'était elle qui monopolisait son attention, qui monopolisait son unique oeil. Il ne la perdait pas du regard, qu'importe la position, qu'importe ce qu'elle lui demandait de faire. Elle riait de bon coeur, lui se sentait gêné, gêné d'être aussi nul et de ce sentir ringard à cet instant précis. Il ne s'est pas montré entreprenant durant cette courte période, peut-être qu'il aurait dû. Mais il avait peur de faire une maladresse, peut-être même de la faire tomber. De quoi casser des mythes. Décidément, la danse n'est vraiment pas fais pour lui. C'est presque avec soulagement, qu'il accueilli la fin de la musique. Mais il ne le montrait pas. Après tout, ça avait fait plaisir à sa partenaire, donc pourquoi pas. Il espérait juste qu'elle n'allait pas lui demander de refaire ça, car cette fois, il dirait probablement non. Simplement non.

Les voilà de retour au point de départ, une fois que la musique cessait. Un bref interlude avant de retourner dans un duel de séduction, à savoir qui ferait le premier pas, qui prendrait l'initiative sur l'autre. Il fallait faire un choix, mais ce dernier vint pas de lui. C'est elle qui brisa la glace. Pour la briser, c'était la bonne expression à employer. Sans doute que tout ça avait trop duré, qu'il fallait passer à la vitesse supérieure. Il se laissa faire, n'opposant aucune résistance. C'était son idée, alors il l'accepterait. Ses doigts glissèrent lentement le long de sa peau, de sa nuque jusqu'à son épaule, faisant tomber un pan de sa robe. Cette robe. Il n'y avait pas vraiment prêté intention jusque là, se rendant compte à ce moment précis, qu'elle lui allait à ravir. Mais, la contemplation n'était plus à l'ordre du jour. Il fallait passer à autre chose. Guinea cependant, continuait à la contempler, alors qu'elle l'incitait à la dénudée. L'on était passé en quelques minutes, d'un extrême à un autre. De manière nonchalante, il s'approcha d'elle, passant une nouvelle fois sa main dans ses cheveux, avant de la regarder.

Un sourire, un sourire qui dure. Sa main quitte ses cheveux et se pose dans son cou, qu'il caresse du bout des doigts. Ses lèvres s'approchent des siennes, mais il refuse le contact, continuant ses caresses jusqu'à son épaule. A ce moment là, quittant la proximité de ses lèvres, ce furent les siennes qui vinrent se poser sur son cou, avant de descendre le long de sa nuque, en déposant des baisers sur sa peau. Ses lèvres suivèrent toute la ligne de sa peau, jusqu'à son épaule, en une multitude de baisers. Une fois son petit périple accompli, ses lèvres allèrent se souder contre celle de Nyriss, pour l'embrasser une nouvelle fois, avec plus de passion, plus d'ardeur, plus d'envie. Sa main gauche quitta sa taille, pour descendre jusqu'à sa cuisse, la soulevant légèrement pour l'avoir contre lui et la caresser, profitant qu'elle n'était plus couverte par sa robe. Fallait-il à ce moment donné, accélérer encore davantage le rythme ? Non, aucun intérêt pour le moment. Mais, il allait accéder à sa demande, une fois qu'il eu rompu le baiser. Sa main quitta sa cuisse pour venir chasser la manche de sa robe restante, pour la faire tomber. Un peu. Encore un peu. Encore un tout petit peu, la regardant en même temps en souriant. Une fois son épaule dévoilée, il n'avait plus qu'à tirer légèrement sur le morceau de tissus, pour qu'il tombe, qu'il s'en aille et la dévoile enfin totalement. Ce qu'il fit, ce qui se produisit.

La voilà devant lui, offerte. Pourtant, rongé par son désir, il ne fit rien. Rien dans le sens de précipiter la situation. Non, c'était un instant unique. Un instant qu'il ne fallait pas gâcher. Ses mains se portèrent de nouveau jusqu'à son visage, chassant les mèches de cheveux qui cachaient son visage, caressant ses joues rougissante, venant coller son front contre le sien, en la regardant intensément. Ses doigts parcourent sur son visage, le dessinant encore et encore. Ils pianotèrent sur ses lèvres, tandis qu'il lui souriait une nouvelle fois. Une façon de lui dire, qu'il n'y avait que eux ce soir, cette nuit et au-delà encore.

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MessageSujet: Re: Bienvenue chez les baltringues nucléaires    Mar 28 Oct 2014 - 23:50

Il y avait un nouveau jeu, le jeu du miroir. Le reflet cependant, Nyriss, ne suivait pas très bien les mouvements, il était un peu paresseux peut-être ? Non juste fasciné, captivé par ce qu'il voyait. Il rendait chaque sourire pourtant, chacun de ses beaux sourires comme s'ils lui appartenaient. Le reflet rendait aussi les regards avec la même flamme, le même désir bien lisible.

Elle laissait faire, sans bouger, ses doigts qui glissaient sur sa gorge, revenaient dans ses longs cheveux noirs, glissaient dans son cou à nouveau, puis ses lèvres sur sa gorge... Elle tendait la nuque à l'opposée. Elle aurait pu comparer avec sa triste expérience, mais elle n'y pensait même plus. Comment y penser encore alors que ce qui était un ordre, une mécanique était devenu un milliers de sensations, un désir profond et même un amour naissant ? Il n'y avait rien de comparable.

Guinea du bouts des lèvres, du bouts des doigts, de sa paume lui faisait découvrir son propre corps, pour la première fois, pour la deuxième fois, encore... Et encore. Petit à petit, il se l'appropriait avec douceur et respect. Il explorait, un peu, juste un peu, puis revenait sans cesse revisiter ce qu'il connaissait déjà, comme un sculpteur qui revient parfaire son œuvre, dans les plus fins détails, pour s’imprégner d'elle. Il l'embrassait, elle fermait les yeux, se laissait emporter dans ce baiser plein de passion, une étrange sensation au creux du ventre jusque dans ses tripes. Elle en restait figée, rouvrant les yeux alors qu'il s'éloignait, un peu, pas trop loin, juste de quoi la regarder, faire glisser la deuxième manche. Un frisson la parcourut quand le tissu enfin glissa à ses pieds, la laissant presque totalement nue devant lui. C'était ce qu'elle avait voulu, pour mieux ressentir, pour savoir enfin ce que sa peau lui réservait. Mais celle-ci semblait crépiter et se réveiller au passage de ses doigts.

Il revenait contre elle, la reprenant dans ses bras, et alors elle suivait chacun de ces gestes, comme un reflet inversé, le reproduisant avec la plus grande imperfection possible, caresse du dos de la main, du bout des ongles, dessiner son portrait, connaitre chaque pore de sa peau, les yeux fermés. Un nouveau ballet, mains et doigts danseurs, plein de grâce, où la beauté prenait tout son sens.
Là, véritablement, le temps s'était arrêté, l'instant était parfait. Ils n'avaient plus besoin de mots, ils avaient trouvé leur rythme, plus de maladresses, de demandes grotesques. Nul besoin d'aller plus vite, ni ailleurs, ni plus lentement. L'instant était éternel. Elle pourrait rester comme ça, des heures durant, pour le simple bonheur d'être dans ses bras, nue.

Elle fermait les yeux, se laissait aller, ne lançant aucune autre initiative, ne mettant fin à rien. Il était libre d'explorer son corps, tout son corps, et à ce rythme il en avait pour la nuit, au moins une nuit, peut-être même plus. Cela lui convenait parfaitement. Elle n'imaginait juste pas qu'il pourrait en avoir assez d'être ainsi, debout, pour elle ça ne présentait aucun problème.
Les tendons de ses talons se tendirent, tirant sur ses pieds nus dont elle avait enlevé les chaussures en même temps qu'elle avait chassé sa robe, son corps se penchait légèrement en avant pour glisser son visage dans sa gorge, semer des baisers le long de la carotide, remonter le long de la mâchoire jusqu'à la commissure des lèvres, puis au coin des yeux, sur la pointe des pieds vers la paupière mobile et plus haut. Redécouvrir avec ses baisers ce que ses mains ont dessiné. Pour l'éternité.
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez les baltringues nucléaires    Mer 29 Oct 2014 - 2:19

« Le jour où personne ne reviendra de la guerre, ce sera parce que la guerre aura été bien organisée. » - Boris Vian

Guinea paraissait rustre, presque barbare, comparé à la beauté que dégageait Nyriss. Sa peau, ses doigts, ses mains avaient été façonné par des années à lutter, à fabriquer, transformer, travailler. Ainsi qu'à tuer, cela va de soi. Il se sentait laid et disgracieux, comme si il était le Bossu et elle Esmeralda. Ce n'était pas volontaire, mais il avait passé ces dernières années, à détruire des choses belles, faire des plans pour détruire des choses belles. Aujourd'hui, il devait faire l'inverse, c'est-à-dire pouvour contempler du beau, sans avoir à le réduire en poussière, sans avoir à le faire éclater en milliards de particules. Pourtant, ce n'était qu'une Orgienne. Une simple Orgienne. Il avait sufisamment dit, qu'il vomissait ce monde, ce qu'il renfermait, ce qu'il avait crée. Là maintenant, il se retrouvait planté devant ses contradictions. Une contradiction irresistible, qui lui tentait les bras. Il n'avait qu'à la cueillir, qu'à en récolter ce qu'il voulait. Pourtant, ce n'était pas aussi simple. Rien n'était simple, alors que tout semblait l'être.

Son visage, ses yeux, sa peau, le goût de ses lèvres. Rien qu'avec ça, il savait qu'il était perdu. qu'il ne pouvait pas lui dire non, ni même penser à lui refuser quoi que ce soit. C'était... C'était donc ça l'amour. Dans tout ce qu'il renfermait, dans tout ce qu'il cachait, dans tout ce qu'il laissait exploser comme sensations. Chacun de ses doigts sur ses lèvres, étaient comme une partition qu'il jouait. Cette partition était celle de leur amour réciproque. L'on en ferait pas un opéra, ni même une comédie, tout le monde s'en fout et c'est tant mieux. Personne n'a besoin de savoir. Rien qu'eux, là, maintenant, tout de suite. Puis demain, la semaine prochaine, dans un mois ou dans un an. Autant de temps qu'ils pourraient vivre cela. Aucune interrogation sur la suite. Pourtant leur vie, était précoce. Chassé de toute part, Guinea savait qu'il finirait par céder un jour, par faire un faux pas. Jusqu'ici, c'était une fatalité pour lui, qu'il acceptait. Maintenant qu'il ressentait ce qu'il ressentait pour Nyriss, la donne avait été changée : Il voulu que ce moment arrive, le plus tard possible.

Elle était belle. Il aurait aimé lui dire, mais il n'avait pas les mots. Ils lui faisait défaut. Pour lui dire quoi ? Des mots stupides, des mits ringards. Lui dire qu'il l'aime, serait également futile. Lui dire un 'Je t'aime', ne représenterait rien, même pas une parcelle des sentiments qu'il ressentait. Une façade et rien d'autre. Oui, elle était belle. Elle l'était encore plus, quand elle lui souriait. Quand elle commença à parcourir son visage avec ses lèvres. Le souffle long, l'oeil fermé, il la laissait faire, savourant longuement ces instants de passion, d'amour et de protection. Bientôt, cela se terminerait. Les regrets viendront, prendront place. Il y pensait le moins possible, pour se concentrer sur l'unique chose qui devait occuper son esprit, son corps et les prochaines heures de sa vie : Nyriss. Son oeil fini par se rouvrir, pour retrouver son regard et s'y planter. Dans son extension, elle offrait encore davantage la possibilité d'explorer son corps, ce qu'il ne manqua pas de faire. Ses doigts parcoururent alors sa peau, ses bras, ses doigts, ses flancs, son ventre, avant de faire le chemin inverse. La touchant à peine à certains endroit, voir en l'effleurant tout juste.

C'est alors, qu'il se saisit d'elle, le plus délicatement possible, la tenant fermement par la suite, la faisant décoller du sol pour l'avoir dans ses bras et contre lui, se déplaçant de quelques mètres pour venir la déposer délicatement sur le bureau, en face de lui. Ses mains quittèrent alors sa taille, se glissèrent rapidement vers sa poitrine, avant de remonter jusqu'à son visage. De là, un nouveau sourire. Il aurait tellement de choses à lui dire, mais rien ne voulait venir. C'était bien mieux ainsi, sans doute. Cet accord tacite entre eux deux, une loi du silence. Il y aurait tout le temps pour s'en souvenir, tout le temps pour en parler. Ce moment, était trop précieux. Il l'embrassa une nouvelle fois, d'abord timidement avant d'y mettre un peu plus de vigueur. Alors, c'est de sa langue qu'il alla chercher celle de l'Orgienne, pour commencer un ballet. Un ballet qui s'accentua en quelques instants, pour devenir long et intense.

Profitant de son élan, il la fit lentement se coucher sur le dossier du bureau, avant de délester leurs langues et leurs lèvres, non sans avoir remis le couvert quelques secondes. Sa main droite se posa sur ses cheveux, son oeil se planta dans le regard de l'Orgienne et sa main gauche se mit à parcourir le haut de son corps, de manière plus entreprenante qu'il y a quelques minutes. Ses doigrs dessinaient des petits cercles sur sa peau, parcourant son ventre, avant de remonter délicatement jusqu'à sa poitrine. Il en fit le contour avec son index, suivant la forme d'un huit. Il sensait sous ses doigts, sa peau frissonné, son corps se raidir petit à petit, sous ses caresses. Il était sur la bonne voie. Il lui souriait toujours, jusqu'à cesser ses micros-caresses pour se saisir de sa poitrine à pleine main, y mettant un peu plus d'ardeur. Quand sa main ne semblait plus suffire, ce sont ses lèvres, sa bouche et sa langue qui vinrent à tour de rôle, venir flatter sa poitrine. Les choses sérieuses semblaient enfin commencer.

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Réparation de la jambe et papotage.
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Quatrième nuit.
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Plus tard, dans Chinatown, l'épidémie fait rage.
Dans l'hôpital.
Bien après.
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Un gros trou dans le cerveau (en cours)
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Que va-t-on faire de toi Nej ?
Encore plus tard.
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez les baltringues nucléaires    Mer 29 Oct 2014 - 10:41

Je m'envolai, je m'envolai dans ses bras, passant les miens autour de ses épaules, posant mon front contre le sien. Je rouvrais les yeux pour lui sourire, pour voir le sien, parce que je savais désormais qu'il souriait pour moi quand je lui souriais, au moins pour me faire plaisir, et par envie aussi. Un échange de faciès heureux essentiel alors que son bonheur et le miens étaient liés depuis qu'il avait apposé ses lèvres sur les miennes. Une de mes mains passait encore une fois sur sa barbe, pour en sentir le picotement pendant que je volais. Ce déluge de sensations était extraordinaire, toutes ces choses nouvelles que je ressentais, et j'en étais presque sûre, mieux qu'un humain, plus en détail.

Je m'envolai, et enserrée entre ses bras, ses mains sur ma peau nue, je me sentais comme une chose précieuse, miraculeuse, je me sentais humaine, il avait réussit à me faire oublier tous mes circuits, avait lui-même dépassé une certaine aversion. Je me sentais belle. C'était ça l'amour ? Non c'était bien plus encore, je percevais à peine le sens profond de ce sentiment extraordinaire.

Mes fesses se posaient sur la surface dur et froide du bureau. Là quelque chose avait changé, le temps avait repris son cours, doucement. La façon dont il m'embrassa cette fois n'avait plus rien avoir avec précédemment, nos deux corps se consumaient l'un pour l'autre, cela se ressentait plus que jamais dans l'échange passionné, parfait, de nos lèvres et de nos langues, cela ne pouvait plus s'arrêter. Pourtant il y parvint, j'étais admirative, je n'aurais pas pu, peut-être parce que je n'avais nulle idée de la douce torture qui m'attendait.

La façon dont il s'y prenait me laissait croire qu'il avait tout compris de mes peurs, de mes pensées, j'avais désormais toute confiance en lui, il faisait attention à moi, plus qu'attention même, j'étais un diamant brut entre ses mains expertes, me transformant en un bijou aux détails infinis. Il était loin de l'égoïsme primaire de certains, il pensait à moi, il pensait à nous. Il effleurait ma peau, mes seins, la caressait, ses mains, puis ses baisers, elle ne pouvait que rendre les armes face à ces attaques d'une telle finesse. Qui aurait cru qu'il pouvait être d'une telle douceur ? J'avais tant à lui dire, tant à lui expliquer, tant à lui raconter, un merci, un désir, un amour à exprimer mais seul un feulement pouvait encore quitter ma gorge, pour formuler tout ça et le plaisir qu'il m'offrait, sans que je puisse lui rendre. Il était loin de mes lèvres, mes mains pouvaient seulement passer dans ses cheveux, caresser sa nuque et le haut de son dos, elles s'accrochaient au tissu, parfois, quand cela devenait trop intense.

J'étais tendue comme un arc, cambrée, la tête en arrière, mes cuisses remontèrent graduellement, jusqu'à entourer sa taille, le genou plié. Là soudainement, alors que mes ongles déchiraient sans le vouloir le tissu, la corde lâcha, je me redressai contre lui, les jambes toujours pliées autour de ses hanches, j'arrachais dans le même temps son haut, me plaquait contre sa peau, mon souffle chaud et saccadé dans sa gorge, ses bras m'entourant, un désir puissant dans le bas ventre, au creux des entrailles, toujours plus bas. Ça avait été brutal, presque violent, un peu trop, résultat d'un désir intense, ce n'était pas voulu, mais je ne voulais pas enlever son T-shirt, lui faire lever les bras, ne serait-ce qu'une seconde me séparer du contact de ses mains. Pour compenser je me lovais contre son torse, quelques secondes d'apaisement, tout en déposant des baisers sur sa gorge, sa clavicule, son épaule, je ne pouvais guère descendre plus bas ainsi logée contre lui, ma main fit le reste, explorant son buste, l'une devant, l'autre le dos, ses pectoraux, le dessin de ses muscles, son poitrail duveteux, ses reins... Je retrouvai ses lèvres avec délicatesse.

J'hésitai un court instant, détacher sa ceinture aussi, mais non, il n'était pas encore temps pour la fin de l'histoire, nos corps avaient encore des choses à se conter. Je quittais ses lèvres, à regret, redescendait m'allonger, repoussant hors du bureau tout ce qui s'y trouvait, il n'y avait rien de fragile, ou rien de remplaçable, de toute façon rien d'autres que nous deux n'importait. Je regardai dehors, je regardai loin, transportée, hors du temps et de l'espace, un noyau de bonheur et de plaisir. Je ne souriais plus, je fermais les yeux, seulement le bien-être sur mes traits, offerte à lui, rien qu'à lui.
Novlangue n'existait plus, j'étais humaine, nous étions amoureux.
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez les baltringues nucléaires    Mer 29 Oct 2014 - 15:23

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Il pouvait lui faire tout ce qu'il désirait, sans doute n'aurait-il en retour aucune plainte, aucune rancoeur. Cependant, il semblait s'abstenir de faire une chose pareille. Sans doute pour ne pas sauter une marche trop vite, lui faire découvrir, lui montrer ce qu'elle ne semblait pas soupçonner sur elle, sur lui. A quoi bon s'obstiner, si cela ne paie pas ? Mieux valait prendre son temps, se laisser allez aux découvertes, des découvertes mutuelles qui les feraient grandir. Grandir leur amour, leur plaisir et leur désir. Une nouvelle fois, Guinea eu la sensation de toucher quelque chose qui ne lui était pas destiné, défendu, interdit. Daire était un salopard accompli, Melton qu'un exécutant totalement mégalomane. Mais ils avaient crée une pièce unique, une pièce merveilleuse. Cette Orgienne, Nyriss, était magnifique. Magnifique et pourtant si fragile. Il le ressentait, car il l'était lui-même, fragile. Regardons des miroirs pour déceler la vraie profondeur d'âme de quelqu'un.

Il la désirait. Ardemment, avec force. Il n'était plus question d'autres choses, tout était fini, n'avait plus de sens et n'en aurait plus jusqu'à l'instant où ils allaient se séparer, pour se retrouver plus tard. Elle s'offrait à lui, lui faisant des appels du pied pour venir la saisir, venir la cueillir et la posséder. Autant qu'il le souhaitait, comme il le souhaitait. Mais, elle était belle. Trop belle, là allongé en cet instant, pour qu'il se laisse allez à des lubies, à des désirs qui étaient seulement les siens. Ils étaient deux et elle comptait énormément. Il ne savait pas grand chose d'elle, si ce n'est qu'il devait être le premier à tenter de la traiter comme une femme, non comme une pièce de métal crée pour des plaisirs salaces et immondes. Toute sa vie prenait sens en cet instant, que ce qu'ils faisaient depuis toutes ces années se matérialisait devant lui : Nyriss était la clé. A travers elle et sa manière de la traiter, il redonnait à l'humanité un semblant de rigueur moral, un semblant d'harmonie. C'était si peu et pourtant trop.

Ses doigts avaient dessiné des dizaines de fois les contours de sa poitrine, dans un sens comme dans l'autre. Quand ces digts ne semblaient plus être suffisant, il y plaça une de ses mains, avant d'y ajouter la seconde, la caressant, la prenant entre ses mains, s'amusant avec les morceaux de chairs qu'il avait en sa possession. Mais à leurs tours, ces mains étaient inutiles. Alors, c'est de ses lèvres et de sa langue, qu'il vint parachever le tout. Il la sentait frémir davantage, à chaque contact sur sa peau, sur ses seins et sur ses mamelons. Il voulait la découvrir de cette façon, le plus longtemps possible. Connaître chaque parcelle et recoin d'elle, ne laissez aucune partie de son corps non-découvertes. Inlassablement, il revenait à la charge, mordillant certains morceaux de peau, du bout des dents, tirant même légèrement dessus, sans jamais lui faire mal. Tout ce petit manège fut soudainement arrêté par l'envolée de sa partenaire, qui l'enserra entre ses cuisses et d'un geste, détruisit ce qui lui servait de haut, se collant à lui. Totalement surpris, il ne réagit qu'au bout de quelques instants, quand il pu sentir le contact de ses lèvres contre les siennes.

Peut-être était-il allez trop loin, ou s'était-il trop attardé. Quoi qu'il en soit, il venait de la faire réagir, démontrant qu'il était sur la bonne voie, qu'elle était encore une fois receptive à ce qu'il lui faisait. Des caresses, son visage, ses yeux, puis de nouveaux ses lèvres. Il ne lui fallait rien d'autre, pour se sentir heureux et apaiser à ce moment précis. Puis d'un geste machinal, elle fit le chemin inverse, se détachant de lui pour revenir s'allonger sur le dossier du bureau, envoyant voler ce qui semblait inutile pour le moment. Ce bref sursaut, n'était en réalité qu'une volonté de lui faire comprendre qu'il devait continuer, allez plus loin encore, qu'il le devait. Il l'avait compris et saisit sur l'instant. Pour le moment, il se contenta simplement de retirer son t-shirt, pour se retrouver torse-nu et venir se coller sur elle, délicatement, pour l'embrasser une énième fois. Ses mains parcouraient son corps de haut en bas, suivant sa ligne, puis sa croupe, remontant en sens inverse ensuite, dans des carasses lentes et profondes. Il avait été surpris de son attitude plutôt, surpris et également amusé. Si elle se permettait ce genre d'excentricité, il pouvait se le permettre également.

Après un échange de plusieurs longs baisers, où leurs langues s'entrechoquèrent de nouveau pendant de longues minutes, ses lèvres quittèrent les siennes, pour se loger dans son cou, caressant la peau qui s'y trouvait du bout de la langue, remontant jusqu'à son oreille, venant mordiller son lob quelques fois. Profitant qu'elle tourne sa tête dans le sens opposé, il avise l'endroit idéal pour venir y planter ses crocs et lui administrer un léger suçon, une sorte de marque affective, comme pour lui faire comprendre qu'à partir de cette instant, elle était sienne, quoi qu'il arrivait. Un léger rire, avant de reprendre son périple, de quitter son cou pour repasser par sa poitrine, sur laquelle il s'attarda peu, la quittant en laissant traîner sa langue sur sa peau. Sa langue semblait rouler, voir glisser le long de celle-ci, ramenant une main sur sa ventre, pour le caresser, avant de la couvrir de baiser. Ses mains se saisirent de ses cuisses pour qu'elles cessent de l'enserrer, les écartant pour qu'elles puissent lui laisser accès qui allait être le bout de son périple. S'arrêtant dans son petit jeu, il se saisit du dernier sous-vêtement qui la recouvrait et le fit glisser le long de ses jambes, avant de le laisser retomber au sol. La voilà totalement nue, sans plus rien pour la couvrir.

Il caressa sa jambe droite, la levant légèrement, avant de descendre sur sa cuisse, la couvrant de baiser, se rapprochant de plus en plus de l'endroit tant convoité depuis ces longues, très longues minutes. Reposant sa jambe sur le bureau, il se mit alors à genoux, s'aggripant à elle, approchant son visage lentement de son antre de plaisir. Elle pouvait sentir son souffle se rapprocher, se faire plus pressant. Il leva son oeil vers elle, pour l'observer, voir ses réactions, son expression faciale. Bien qu'il ne disait rien, elle n'en pensait pas moins. Amusé, il l'était. Il contrôlait totalement la situation et il pouvait continuer autant de temps qu'il le souhaitait, à la martyriser de la sorte. Mais, son envie prenait le dessus, il avait envie de lui faire plaisir, qu'elle en profite, qu'elle adore, qu'elle lui redemande encore et encore. C'est alors qu'il commença à la titiller du bout de la langue, avant d'amplifier ces caresses buccales, pour lui fournir le maximum de plaisir. Se cramponnant au niveau de ses cuisses, il essayait de la faire bouger le moins possible, pendant qu'il était entrain de lui faire du bien. Son tour viendrait, mais la n'était pas la question. Ses mouvements de langues se firent plus rapide, plus court, plus intense, n'épargnant pas son bouton de plaisir. Il voulait l'envoyer au septième ciel, qu'elle crie son nom, qu'elle en veuille encore. Une sorte de désir pervers quasi-dominant, qu'il assumait parfaitement.

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MessageSujet: Re: Bienvenue chez les baltringues nucléaires    Mer 29 Oct 2014 - 19:59

Par où commencer. Alors qu'il m'embrassait à nouveau, à moitié allongé contre moi, et surtout son torse contre ma peau, me caressant. Quelque chose avait changé dans son regard, il était devenu plus ardent, mystérieux, comme s'il préparait quelque chose.

Ça commençait apparemment par me mordre la peau du cou, doucement mais suffisamment pour que cela m'arrache un hoquet de surprise. Et il descendait en baisers et coups de langues, contournant ma poitrine, ou l'effleurant à peine, mais j'en étais déjà tellement accroc que je ne pus m'empêcher de donner un coup de talon dans le bureau afin d'évacuer ma frustration. Et il continuait à s'éloigner de mon emprise, si tant est que j'en avais... Non, je n'avais plus aucune emprise sur ce qu'il faisait de moi, parce que je le voulais bien, par amour, je m'étais offerte.

Il n'y a que l'instant présent...
Sa langue glisse, sa main aussi. Ma peau frémit, je m'étire, je me cambre. Il pose sa main sur ma cuisse, l'écarte, sans réfléchir je résiste une seconde, parce que j'aime l'enfermer contre moi. Et je relâche, comprenant ses intentions. Peu après je suis nue, totalement nue. Je ne sais pas ce qu'il veut de moi, ce qu'il manigance, je ne cherche pas à comprendre, il n'y a que l'instant présent. Ses baisers qui descendent sur ma cuisse, son souffle chaud qui frôle mon épiderme jusqu'à... Je le sens, subtilement, mais je le sens, je souris, me mordille là lèvre et puis ferme les yeux, totalement concentrée sur mon intimité, oubliant tout ce qui se passe ailleurs. Je frissonne. Ses lèvres, sa langue, au début tout est flou, trop fin pour bien ressentir, pas à cause de lui, mais parce que rien ne fonctionne, tout est plongé dans un profond sommeil depuis toujours, une dormance volontaire qu'il n'est pas facile d'inhiber. Flou mais délicieux de part sa bienveillance, son envie, sa façon de me transmettre son amour. Dans ce curieux conte, c'est le prince qui croque dans la pomme pour éveiller sa belle. Je frissonne. Et puis soudain, c'est comme une explosion, une claque, tout lâche en même temps, les dernières barrières tombent. C'est si fulgurant et intense que mes lèvres lâchent exultent un cri, aigu, divin. Et cela ne fait que commencer. Tout mon corps tressaute. Qu'est ce que c'est ? Je suis bien trop prise par cette sensation démente pour aller rechercher dans mes connaissances en quoi cela consiste, plus tard je retrouverais. Là, je ne peux qu'exprimer ce mélange de désir et de jouissance par des gémissements, balbutiements sans le moindre sens. Je cherche sa main de la mienne, je ne la trouve pas. Je plante un ongle dans le bureau, une marque, un souvenir. Je ne pourrais pas me cambrer plus. Et tout augmente, cette chaleur, cette envie, cette force étrange, elle monte, m'envahit, me submerge, tous mes muscles se contractent. Jusqu'à ce l'apothéose de cette grandiose montée atteigne mes lèvres.

L'apaisement. Je me calme, je tremble. Mon corps se relâche. Dés que mes forces reviennent, je me rassois, cherche sa main pour la prendre dans la mienne, entrelaçant nos doigts. Je caresse son visage du miens, de mon souffle encore haletant. Je murmure... Guinea... C'est encore tout ce que j'arrive à dire dans le tumulte d'émotions, de sentiments, de désirs qui m'habitent. Je l'embrasse avec toute la ferveur et la sensualité que je peux y mettre. Mes mains parcourent son torse longuement, de fond en comble sans lâcher ses lèvres. Un cliquetis, celui de sa ceinture que j'ouvre, ses vêtements qui tombent au sol, libèrent son désir, il est enfin nu dans mes bras. Je lâche ses lèvres, me penche, me plie un peu pour déposer des baisers sur son torse pendant que mes mains découvrent ses fesses. Je suis tendre, un brin féline je mordille sa clavicule, je reprend sa main dans la mienne et lève son bras pour l'embrasser, jusqu'au bout des ongles, suivant une ligne. Mais pour le moment, je ne vais pas plus loin, il reste encore tant à découvrir. La nuit est éternelle, et nous avons le temps.

Mais bientôt... très bientôt...
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez les baltringues nucléaires    Jeu 30 Oct 2014 - 3:00

« Le jour où personne ne reviendra de la guerre, ce sera parce que la guerre aura été bien organisée. » - Boris Vian

Guinea donnait le maximum, peut-être maladroitement au début, pour maximiser le plaisir de sa partenaire. Il le lui devait, d'une pour qu'elle puisse le ressentir et ensuite, parce qu'il en avait envie. La voir ainsi, totalement offerte à lui, prête à succomber, à tout lâcher. Cela lui donnait enfin de mettre un coup de collier supplémentaire, de ne rien lâcher. Il irait jusqu'au bout de ce qu'il avait commencé, jusqu'à ce qu'elle s'effondre de plaisir, qu'elle ne puisse plus en pouvoir. Là était son but, son unique pensée du moment. Etrange sensation que de se dire, qu'il était entrain d'essayer de donner du plaisir à une Orgienne, à un être qui n'est pas nécessairement organique. Mais tout ça n'avait d'importance, n'avait plus de sens et d'intérêt : Au fur et rien mesure, il en oubliait presque qu'elle n'était pas humaine, mais qu'elle était une femme. Juste une femme en quête de plaisir, en quête d'être reconnue comme telle. Tout ce qu'il faisait, allait dans ce sens. C'était plus ou moins réussi, plus ou moins le but cherché.

Cependant au début de ses caresses sur son intimité, rien ne s'était produit. Peut-être qu'il s'y prenait vraiment mal, qu'il était rouillé où n'était pas au bon endroit. Ou alors elle ne ressentait tout simplement rien ? Une Orgienne frigide, bordel. Le pompon si cela était réellement le cas. Il s'acharna un peu plus, dans le sens d'intensifier ses caresses buccales, ses caresses avec sa langue. Quand sa langue ne suffisait plus, c'est de sa main qu'il venait la taquiner, pour varier les plaisirs et les sensations. A partir de ce moment là, elle semblait commencer à réagir correctement au traitement. Il ne lui fallait pas perdre le rythme et ne pas la laisser souffler. Ces gemissements se firent de plus en plus présent, expulsé hors de ses lèvres, venant se répercuter dans le pièce. C'était ça, c'était ça. Il pensait faire ça mal, alors qu'il s'y prenait de la bonne façon. Un peu de patience et tout fonctionne, tout prend forme. Cela l'amuse beaucoup, de la voir se tordre dans tout les sens, chercher des repères, chercher un endroit à s'aggriper, essayer de se remettre les idées en place. De quoi continuer encore et encore, inlassablement jusqu'à ce qu'elle s'abandonne totalement.

Il arrive. C'est le zénith, le point le plus haut. Elle se raidit une dernière fois, répercutant sa jouissance par sa voie, qui se fit entendre à tout l'étage. Heureusement, il n'y avait qu'eux et il serait le seul à pouvoir l'entendre, à pouvoir apprécier cette mélodie à ces oreilles. Pourtant, il ne cesse pas tout de suite, il continue encore un peu, juste histoire de la taquiner et parce qu'il est fier d'avoir pu lui procurer ce qu'elle avait ressentie, qui l'avait fait se lever et l'avait fait pousser ce cri d'extase. Il s'en souviendrait, comme si il s'agissait d'une première fois, avec une mémoire photographique. Comment l'oublier ? Il ne pouvait plus. C'était entré dans sa chair, c'était dessiné sur sa peau. C'était si peu et pourtant tellement en comparaison de tout ce qui allait encore certainement se produire durant cette nuit.

Chaleur de la nuit. Il se redresse, elle se redresse. Il vient l'accueillir dans ses bras, embrassant son front, ses joues, son nez, ses lèvres, l'ensemble de son visage. Elle lui rend l'appareil, venant prendre ses lèvres, l'embrassant. Sorte de folie collective qui s'emparait de leurs âmes, de leurs corps. Une autre étape, avec impossibilité de pouvoir reculer. Il se pris à frissonner quand elle passa ses doigts sur son torse, car ce contact était fort agréable. Elle se montrait un peu plus entreprenante, un peu plus sûre d'elle. Cependant, Guinea avait envie de la posséder, rien que lui, rien que pour lui. Ce sentiment était presque honteux, mais il était bien là. Quand il la regardait, il ne l'imagineait plus qu'entièrement sous son contrôle pendant les prochaines heures, faisant voler en éclat la frustration accumulé, le malaise et les emmerdes qu'ils se trimballaient et qu'il se trimballait personnellement. Puis, deuxième frisson en quelques secondes. Elle le libère d'un coup, faisant sauter sa ceinture, ouvrant son jean et faisant disparaître ce qui le recouvrait encore. D'un geste du pied, il envoya ses affaires sur le côté, pour être libre de ses mouvements.

Ses bras passèrent de nouveau autour d'elle. Il était silencieux, ne disant toujours rien. N'ouvrant la bouche que pour venir l'embrasser, presser leurs lèvres les unes contre les autre, venir titiller sa langue de la sienne. Aucune parole, aucun murmure. Ils étaient bien là, sans avoir à se parler. Leurs corps et leurs expression faciles faisaient le reste. Lui souriait, il n'avait d'ailleurs jamais autant sourit en si peu de temps. Qu'importe, pour une fois, il se sentait heureux. Il ne voulait plus que cette sensation ne le quitte, ne lui fasse faux bon. Elle était là, il ne voulait plus la quitter. Ne plus penser à rien, juste à la contemplrer, à la regarder. C'est ce qu'il faisait, entremêlant ses doigts avec les siens, se laissant couvrir de baisers. Que demandez de plus ? Il y aurait certainement plus, mais cela viendrait en son temps. Une fois qu'elle eu fini avec son bras, il ressera son entreinte sur elle, la plaquant contre lui, la regardant intensément. Un cap avait été franchi, mais le reste dépendait d'elle. C'est ce qu'il semblait lui dire en la regardant avec insistance, caressant son visage encore et encore, déposant des baisers sur ses lèvres, laissant ses doigts venir de nouveau flatter sa poitrine, avec des gestes simples et des gestes amples.

Cependant, il ne pouvait plus cacher comme auparavant, son désir et la manière dont il s'exprimait. Autant il était simple pour le sexe féminin de ne pas se montrer trop demonstratif à ce niveau, autant réussir à contenir l'éminence masculine en était une autre. La scène était presque burlesque. S'étant rapproché d'elle, l'écart qui les séparaient étaient infîmes, au fur et rien mesure. Ce qui devait se produire, arriva : Son membre, fièrement tendu, glissa le long de sa cuisse, sans que cela eu été réellement volontairement. Ce qui mis fin de manière précipiter à l'échange de baisers qu'ils étaient entrain de faire, autant par une gêne absurde, que par un léger rire que laissa échapper Guinea, devant la réaction totalement puérile dont ils avaient fait preuve, suite à ce contact. Puis il se calma, la tête légèrement baissé, son oeil levé sur elle. Oui, il était totalement grillé et il le savait. Plus moyen de faire semblant, ou de masquer tout ça. C'était à son tour, de lui rendre l'appareil, en quelques sortes. Sans la presser, sans la brusquer. Mais que l'Orgienne ne se fasse pas trop attendre quand même... Il ne pourrait pas rester de marbre indéfiniment. Enfin, une certaine partie de son corps, en particulier.

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Deuxième nuit.
L'anarchie s'organise.
Attaque de la prison.
Rencontre avec Melian aux docks.
Troisième nuit.
Réparation de la jambe et papotage.
Retour au Murphy's.
Visite du QG, sentiments et sensualité brute.
Quatrième nuit.
Croiser une soeur...
Et l'embarquer dans un plan foireux, retour à la prison. (annulé)
Chinatown (anim Premier signe)
Plus tard, dans Chinatown, l'épidémie fait rage.
Dans l'hôpital.
Bien après.
Retrouvailles avec Guinea.
Burger Bitch (annulé)
Nuits lambda.
C'est en faisant n'importe quoi qu'on devient n'importe qui. (annulé)
Des petits trous dans le cerveau.
Un gros trou dans le cerveau (en cours)
Une autre nuit sur les toits.
Que va-t-on faire de toi Nej ?
Encore plus tard.
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Et une autre nuit.
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez les baltringues nucléaires    Jeu 30 Oct 2014 - 14:08

Abandon. Perte de contrôle. Elle n'avait jamais ressenti ça, jamais, elle n'était pas faite pour et pourtant. Pour la première fois, tout, même dans son propre corps lui avait échappé, poupée de chiffon soumis au dictat de la jouissance. Et ça lui avait plu, beaucoup. Elle qui avait l'habitude de tout contrôler, autant dans son corps que dans celui de l'homme qu'elle devait satisfaire, les battements de son cœur, la vitesse de son souffle, ses frissons, le rythme, même quand elle devait jouer à se laisser faire, c'était elle qui contrôlait. Parce que c'était pragmatique, parce qu'elle savait tout ce qu'il fallait savoir sur l'autre, percevait chaque détail de son fort intérieur, parce qu'elle était plus forte, plus rapide, plus endurante et se contrôlait à la perfection. Une vraie machine à sexe en somme. Chose qui lui faisait seulement penser que les hommes étaient fous, ils créaient une société où le plaisir était un crime, puis ils créaient des machines capables de leur en donner comme aucun autre humain. Mais tout ça était faux, abstrait en plus d'être absurde et ridicule. Parce qu'elle n'aurait jamais pu donner autant de plaisir qu'elle le fera avec lui, cette nuit, d'autres nuits, parce qu'il n'était pas juste un homme, mais son partenaire et qu'elle-même en avait envie. Elle avait envie de lui, ce qui était une première, elle avait envie de lui faire plaisir, elle avait envie qu'il l'aime.

Mais pour le moment il n'était pas question de tout ça, pour le moment elle devait saisir la beauté de cet acte, en comprendre le sens, le pourquoi. Elle devait y trouver son compte, il devait lui faire aimer ça s'il espérait recommencer avec elle, tout simplement. Elle commençait, après ce qu'elle venait de ressentir, à comprendre ce qui les humains y trouvaient. Ce lâcher prise, cette sensation, c'était unique, d'autant plus que c'était offert, presque avec désintérêt. Mais il n'y avait pas que ça, sinon ça n'en vaudrait pas la peine, ce qui la perturbait d'autant plus sur les raisons de sa création. Par dessus tout, il y avait ses caresses sur sa peau, ses baisers, la façon dont il l'embrassait, et comment elle le lui rendait. Tout cet échange sensuel ne pouvait exister sans un désir mué par un certain amour, l'orgasme n'en était que l'apogée. Le plaisir pouvait se suffire du premier, alors que le second devenait vide de sens s'il venait seul. On n'avait même pas besoin de l'autre dans ce cas. Nyriss se disait que les humains devaient être mentalement atteints, aliénés pour en être venus à ça, à elle, à oublier l'essentiel, la base. C'était presque même de la paresse, la culture de la facilité.

Il lui manquait encore une expérience pour finir de se convaincre, même si elle ne doutait plus. Cela allait même arriver très vite. Parfaitement serrés l'un contre l'autre, enfermée dans ses bras, elle ne comprit pas sa gène, comme si cela devait l'étonner que son désir vienne caresser sa cuisse, elle préféra ignorer sa réaction, pour ne pas l’embarrasser plus. Elle ne s'était pas attendue à autre chose en le mettant à nu, le contraire l'aurait même perturbée. Elle continua à caresser son dos, pressant ses seins contre son torse, elle voulait connaitre chaque parcelle de peau, de ses fesses jusqu'à sa nuque, elle glissait ses mains, ses doigts, ses ongles, tout en l'embrassant, ses lèvres ou sa gorge. Avec ce qui lui restait de maitrise et un brin de pragmatisme elle réfléchissait à comment elle allait faire ça. Elle n'avait rien à reprocher à la position actuelle si ce n'est qu'elle n'aurait que très peu de pouvoir, peu de possibilité de mouvement, elle devrait s'abandonner à lui encore, au moins partiellement, ce qui malgré tout lui laissait une certaine appréhension, perdre le contrôle à nouveau... Elle pourrait le pousser, le faire tomber au sol, là elle serait maitre de tout mais le sol était dur, peut-être, pour lui, et ce n'était pas non plus ce dont elle avait envie, pas pour cette fois du moins. Elle avait envie de choses simples, d'être allongée sur un lit douillet, dans ses bras, encore fallait-il trouver ce lit, c'était un peu tard pour ça. Finalement le plus simple était encore de rester là, c'est ce qu'il avait voulu en tout cas, ou du moins, elle le croyait.

Elle fit durer encore un peu la découverte de son dos, puis une main le quitta et glissa entre ses cuisses. Son visage tout près du sien, elle guettait sa réaction alors qu'elle caressait son membre. Elle avait bien l'intention de le torturer un peu, jusqu'à ce qu'elle lise dans son regard à quel point elle le rendait fou, mais pas jusqu'au point de le faire craquer. Et puis... Doucement, elle le guida en elle, toujours plongée dans son regard, avec une fébrilité déconcertante, étonnement peu sûre d'elle en l'instant comme s'il pouvait la rejeter, alors elle s'agrippa à lui, comblant chaque vide entre leurs corps en appuyant ses mains dans son dos, enfermant son bassin entre ses jambes. Ils ne faisaient plus qu'un et c'était peut-être la plus belle chose qu'elle puisse imaginer.

Elle l'embrassa une fois sa fougue retrouvée, fiévreuse, et commença à onduler doucement contre lui. Par dessus tout, elle s'offrait à lui, c'était beaucoup et bien peu en même temps, elle voulait être sienne, qu'il la possède, qu'il l'aime. Elle voulait sentir son souffle chaud s'accélérer et chatouiller sa peau, entendre sa voix comme il avait entendu la sienne, peut-être. Partager une intimité qu'elle n'offrirait à aucun autre. Elle voulait son bonheur, comme il l'avait rendu heureuse. Son cadeau c'était juste elle-même, simplement, offerte, elle espérait que cela soit assez.
Ensemble, leurs bassins se mirent en mouvement, bien que lui donna le rythme. Accélération, décélération.
Ensemble ils transpiraient, soufflaient, gémissaient, s'agrippaient l'un à l'autre comme s'ils allaient se perdre.
Ensemble pour concrétiser leur désir et leur amour, dans un mélange de fluide, de corps, d'intensité et de tendresse.

Jusqu'à l'apothéose, la sienne, au creux de son oreille, des derniers acoups vers sa libération, en elle. Ce qu'elle ressentait, elle, était difficile à expliquer, elle le sentait en elle, le mouvement, les frottements, ses baisers et ses mains toujours, le plaisir était là, fort, délicieux, ce n'était pas cette force qui soufflait tout sur son passage comme un peu plus tôt, mais elle s'en foutait, royalement. Et il devrait lui aussi, peu importait, il y aurait d'autres fois, plein d'autres fois. Rien n'avait jamais eu aussi peu d'importance en comparaison de ce qu'elle vivait, de la façon dont elle bougeait, plus par mécanique mais par intuition. De toutes ces émotions insensées qui accouraient jusqu'à son encéphale. Du plaisir sur chaque centimètre de sa peau. Tout ceci trahie par ses feulements. Et un large sourire, sincère quand leur corps se calmaient, toujours l'un dans l'autre, l'un contre l'autre. Et enfin, une larme au coin de l’œil, glissant doucement jusqu'à leurs lèvres emboitées. Elle était bouleversée.

Il lui avait appris l'Amour, tout le reste pouvait bien être pâle à côté.
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez les baltringues nucléaires    Jeu 30 Oct 2014 - 19:37

« Le jour où personne ne reviendra de la guerre, ce sera parce que la guerre aura été bien organisée. » - Boris Vian

Guinea vivait de manière spartiate, depuis bien trop longtemps. Il avait abandonné, jeté tout ce qui le constituait avant. Il était le premier à crier à l'envie, au plaisir, à la jouissance, à la vie. Avec les années en plus et avec du recul, tout cela s'était asséché en lui. Il ne voyait plus que le côté scientifique et rationnel, que le côté logique de tout ce qu'il faisait. Bien evidemment qu'il fallait renverser l'ordre de cette société, qu'il fallait impérativement chasser toute forme de pouvoir totalisant. Mais il ne voyait plus ça que d'un côté militaire, le côté froid et dur. L'action à la prison en était le summum : Il ne voyait plus que le feu. Si il le pouvait, il se serait saisi de la terre, l'aurait broyé avec une telle force entre ses mains, qu'elle n'existerait plus. Il désirait le chaos, il désirait l'anarchie, il désirait tout démolir, pour tout reconstruire. Dans cette vision, il n'y avait pas de plus pour des petits à côtés. Jusqu'à ce qu'il l'a rencontre. Là, il avait été bouleversé. Il ne pouvait pas l'expliquer, ces choses ne s'expliquent pas. Sans doute de la frustration, des désirs enfouis et volontairement dissimulé.

Elle venait de le réveiller, de le ramener à la réalité, celle qu'il se cachait. Comment pouvait-il la remercier, sinon en l'aimant du plus profond de son être ? C'était la seule solution, la seule rédemption qui s'offrait à lui. Quand à elle, elle s'était offerte à lui. Une offrande, un cadeau, un tribu. C'est tout et c'est trop. Il ne voulait pas la perdre, il ne voulait pas qu'elle s'en aille. Qu'ils soient séparés. Qu'ils restent ensemble, que plus rien ne bouge autour d'eux. Qu'ils profiter comme cela, encore et encore. Un mouvement perpétuel. Dehors, la réalité était trop sombre. Il ne voulait plus y penser, il ne voyait qu'elle. Elle. Elle était là, comme la boîte de pandore. Il n'attendait que de pouvoir l'ouvrir. Explorer ce qu'elle contient, pouvoir posséder ce qu'elle recelle. Une sorte de boulimie qu'il ne pouvait stopper. Son seul vaccin, son seul médicament, c'était elle. Nyriss. Cette Orgienne. Ces créatures, ils les a méprisé. Peut-être qu'il les méprisera encore dans un futur proche. Mais elle... Non, c'était différent. Elle était juste sa moitié, ce qui le complétait. Qu'elle ne parte pas, qu'elle reste. Il s'accroche, il perd pied. Il se met à ressentir, ce qu'il n'avait plus ressenti depuis longtemps.

Mais, elle ne s'en irait pas. Du moins, pas avant qu'il ne le décide. C'était terriblement égoiste, c'est un fait qu'il ne pouvait pas négliger. Cependant, il devenait incontrôlable. Plus le temps passait, plus elle était désirable à ces yeux. Plus l'envie montait, plus ses pulsions remontaient. Il fallait qu'il se contrôle, qu'il laisse échapper un peu la pression. Grande respiration, il essaye de se vider la tête. Mais quand il essaye de rouvrir les yeux, elle est là, contre lui, entrain de lui sourire, entrain de l'embrasser. C'est une voie sans issue, puisqu'il finira obligatoirement par retomber sur elle. Elle est un tout, un tout qui semble lui échapper des mains, du moins pour le moment. Il ferma son oeil encore une fois, après un nouveau contact avec ses cuisses. C'était ridicule, elle devait bien se douter de quoi était composé le corps humain, encore plus celui d'un homme. Il n'était pas avec une vierge, ou une coincée. Encore une trace de son mépris sans doute. Quand il rouvrit son unique oeil, c'est en sentant les caresses de sa partenaire sur son membre, qui s'amplifiaient. Ses doigts se crispèrent, son souffle se fit plus court. Avec un air de jeu et de défi, elle le regardait. Il fit de même, dans un face à face étrange et terriblement excitant. Puis, vint la libération, quand elle se décida enfin, à le faire venir en elle. C'est par un long gemissements qu'il accueilli cette initiative, chacun se précipitant vers l'autre, comme pour ne pas le perdre, comme pour ne pas le lâcher.

L'Orgienne commença à donner le ton, avant qu'il ne prenne le relais. Cette position lui était favorable et c'est ce qu'il recherchait depuis le début. Ses mains se mirent dans son dos, quand ces mouvements commencèrent à prendre un peu plus d'ampleur. Voilà, c'était le moment qu'ils préparaient depuis que l'autre baltringue nucléaire les avaient laissé. C'était le moment qu'ils préparaient depuis qu'ils avaient commencé à danser ensemble, pour entamer une autre danse, bien plus sensuelle, bien plus physique. Sa passion l'enflammait plus que jamais, de pouvoir la sentir contre lui, entièrement à sa portée, de pouvoir enfin partager ce plaisir mutuel qu'ils cherchaient tant. A quelques moments, il accélérait ses coups de reins, l'embrassant frénétiquement par la même occasion, avant de décélérer, pour ne pas gâcher un moment qui s'annonce fabuleux. La chaleur atteint son comble, il a l'impression d'etouffé. Pourtant, c'est si bon. Il ne laisse passer qu'à travers ces lèvres, des gémissements, de plus en plus accentués. A d'autres moments, il serre les dents. Non, il ne voulait pas se donner en spectacle comme ça, elle pourrait se délecter du son de sa voix, plus tard.

Soudainement, comme dans un accès de rage, il la plaqua contre le dossier du bureau, lâchant son étreinte sur elle et fit de même avec ses jambes qui entouraient sa taille, pour lui écarter un passage, avois plus d'accès et pouvoir en profiter encore davantage. Il posa ses mains sur le bureau et, accéléra de plus en plus en plus ses mouvements, ses coups de reins devenaient plus fort, plus violent, à en faire trembler le bureau, à la faire trembler elle. Ses lèvres allèrent se plaquer sur les siennes, cherchant sa langue pour une danse endiablée, toute aussi violente que les a-coups qu'il lui donnaient. Il ne se maîtrisait plus, il la désirait tellement, qu'il la possédait avec force, avec détermination. Ses gémissements au fur et rien mesure, commencèrent à prendre de plus en plus d'ampleur. Elle pouvait l'entendre, elle pouvait sentir qu'il avait du mal à contrôler ce qu'il ressentait. Tant pis, elle aurait ce qu'elle voulait tant : L'entendre dire son prénom, avant d'allez l'embrasser, le tout saccader par ses longs gémissements et la violence de ses coups de reins. Le moment d'extase était sur le point d'arriver, sur le point d'être atteint. Son corps se raidit d'un seul coup, le forçant à se mettre sur la pointe de pieds, expulsant sa jouissance en poussant un long râle de plaisir, qui dura pendant un long moment.

En sueur, le souffle court, il s'affala sur l'Orgienne, posant sa tête sur sa poitrine pour tenter de retrouver sa respiration, qui lui faisait défaut. Il ferma de nouveau son oleil, entièrement lové contre elle, essayant de dire quelque chose, mais rien ne semblait venir. Dans un nouvel effort, il se hissa jusqu'aux lèvres de sa tendre, pour venir l'embrasser, sortant d'elle par la même occasion. Sa main se posa contre sa joue, pour accentuer le baiser. Il venait de repasser en mode tendresse, comme si ce qui s'était produit il y a quelques minutes, ne s'étaient absolument pas passé. Comme pour se faire pardonner, pardonner de toute cette violence, toute cette passion. Il se redressa, l'attirant vers lui, passant ses bras autour de sa taille, pour continuer à l'embrasser. Elle était belle, lui toujours aussi affreux. Rien n'avait changé, sauf l'amour qu'ils partageaient et le désir de ne plus se quitter. L'essentiel était là, entre eux, pour eux. Il la regarda, toujours sa main posé sur sa joue, lui souriant. Plusieurs fois, il tenta de lui parler, mais les sons ne venaient pas. Guinea pris une profonde inspiration, avant de lancer :

Encore...

Ce fut le seul mot qu'il était capable de prononcer en cet instant. Certes, il était en sueur, certes il savait très bien que la fatigue finirait sans conteste par le rattraper. Mais cette fatigue là, qu'est ce qu'elle était revigorante pour lui. Il se mit à rire, il avait presque dit ça comme une provocation, mais en sachant qu'il était encore débordé de plaisir pour sa partenaire, pour Nyriss, celle qu'il aimait. Ce n'était qu'un entract en quelque sorte. Il voulait plus, il la désirait plus, il voulait la posséder encore. Tant que cela serait possible. Il se mit à rire encore une fois :

Encore...

Il frotta sa joue contre la sienne, tel un félin. Si il pouvait ronronner, il l'aurait fait. Reprenant un peu son sérieux, ses mains posés sur chacunes des cuisses de l'Orgienne, il l'embrassa une énième fois. Il ne comptait plus le nombres de fois où il l'avait embrassé ce soir. Mais il était accro, comme attiré. Que rien ne vienne gâcher ce moment, qu'il continue, qu'il perdure. Elle le comblait de bonheur en cet instant. Entre deux baisers, entre deux caresses, il glissa un léger :

Je t'aime...

Qui semblait s'être perdu dans l'immensité de la pièce, une fois qu'il fut prononcé, à voix basse.

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MessageSujet: Re: Bienvenue chez les baltringues nucléaires    Jeu 30 Oct 2014 - 23:16

Elle avait prédit la violence. C'est pour ça qu'elle avait débarrassé le bureau un peu plus tôt. Il avait juste mis bien plus de temps qu'elle ne l'avait deviné. Ce qu'elle n'avait pas prédit c'est qu'elle en resterait pantelante, subjuguée par l'intensité de sa passion, leur passion. Ce baiser, son nom, sa voix, elle s'en souviendrait toujours. Après quoi il s'était allongé contre elle, redevenu tendre comme s'il en était désolé. Curieux sentiment alors qu'elle l'avait vécu avec la même force que lui, et qu'elle n'était pas du tout désolée, bien au contraire.

Une fois de nouveau dans ses bras, tout était redevenu d'une douceur infinie entre eux. Un instant de répit. Elle en profitait pour ranger tout ce qu'elle venait de vivre dans un tiroir sécuriser, celui de ses plus beaux souvenirs. Il était hors de question d'en perdre une seule miette, là ce serait conserver pour l'éternité, accessible dés qu'elle en aurait envie. Rapidement elle revint à l'instant présent, elle ne pouvait guère s'en échapper longtemps. L'embrasser encore. Se faire embrasser à nouveau. Baisers sur la peau. Caresse sur le derme. Elle voulait lui dire qu'elle le trouvait beau, est-ce que c'était ridicule ? Sa gorge était trop sèche pour le vérifier en tout cas. Néanmoins elle le pensait, pour plein de raisons, principalement parce que toute la beauté qu'il lui avait dévoilé venait de son cœur. Mais pas seulement. Elle aimait ses traits marqués par le temps, sa barbe d'homme mâture, les durs moments inscrits sur son visage comme au fer rouge. Cela lui donnait envie de rendre sa vie plus belle, plus facile, maintenant qu'elle en faisait partie. Elle avait envie de partager tant de choses avec lui, de lui montrer qu'il peut vivre pour d'autres choses que pour sa dynamite, sans chercher à le changer. Juste le rendre heureux.

Encore...


Elle rit, pensant qu'il rigolait, d'ailleurs il riait lui aussi. Elle s'était dit qu'ils parleraient sans doute maintenant, referaient le monde tout en se câlinant. Elle avait tant de choses à lui dire, elle avait tant appris ces dernières heures qu'elle avait besoin de partager ses découvertes avec lui. Elle ne le prit pas au sérieux. Peut-être parce qu'Adolf s'effondrait systématiquement, en ronflant, il était vieux. Elle ne pensait pas à lui présentement, elle n'avait pas pensé à lui une seule seconde depuis un moment d'ailleurs. Cela représentait juste ses repères, ses anciens repères.

Encore...

Elle souriait. Elle aimait le contraste entre ce mot, son ton, un désir tellement fort qu'il pourrait passer pour un ordre et la façon dont il se frottait à sa joue, l'embrassait, tel un délicat félin. Force et tendresse leur correspondaient bien. Il avait l'air sérieux. Il fallait qu'elle se pose la question, est-ce qu'elle en avait envie ? Elle aimait se poser cette question en tout cas, parce qu'elle avait le choix de dire oui ou non. Et puis...

Je t'aime...

Les mots firent échos dans le silence, laissés en suspens. Un long échange de regard s'en suivit. De longues minutes.
Brusquement Nyriss se laissa glisser sur ses pieds, elle l'embrassa avec bien plus de fougue que précédemment, que jamais encore. Une main sur sa nuque, l'autre sur ses reins pour le maintenir contre elle et le repousser doucement, mais surement. Il pouvait résister autant qu'il voulait, elle était plus forte. Inévitablement ils finirent par heurter un mur, là, elle posa sa main sur la sienne contre le mur, paume contre paume, et la remonta avec une langueur toute contrôlée jusqu'au dessus de sa tête tout en continuant de l'embrasser. Puis elle recula, l'emmenant avec elle, au hasard d'une autre direction. Elle tomberait sans aucun doute sur un autre mur. Il n'y avait pas vraiment de but là-dedans, juste un autre genre de danse, beaucoup plus sauvage, une façon de lui montrer sa passion à son tour, juste un fragment.

Elle aurait pu lui répondre "Moi aussi". Ça aurait été facile, trop facile. Il y avait un temps pour tout, elle l'aimait, du moins elle le pensait, elle hésitait encore parce qu'elle n'avait jamais aimé. Est-ce que c'était bien cela ? Comment en être sûre ? Quand elle aurait envie de lui dire, elle le saurait. Et ça ne serait pas parce qu'il lui a avoué, ça ne serait pas par rapport à lui, ça serait juste parce qu'elle en a envie, qu'elle le pense, qu'aucun autre facteur ne vient l'influencer.

Alors à défaut elle lui disait avec son corps, comme si ces quelques mots avaient fini de la convaincre. Il en voulait encore, il serait servie, parce qu'elle aussi en avait envie. Elle venait de gouter à ce fruit délicieux et il lui semblait impossible de s'en détacher. Accrochée, attirée, magnétisée. Il y avait d'autres forces que l'amour entre eux, définitivement.
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez les baltringues nucléaires    Ven 31 Oct 2014 - 2:59

« Le jour où personne ne reviendra de la guerre, ce sera parce que la guerre aura été bien organisée. » - Boris Vian

Un contraste énorme venait de se poser, sur leurs situations respectives. Il n'y a pas si longtemps, l'on pouvait voir leurs deux corps s'entre-choquer, les entendre s'embrasser, rugir, gémir. A cet instant présent, plus rien. De nouveau le silence, de nouveau la paix. Non pas parce qu'elle était recherchée, mais parce qu'elle semble s'être imposée, suite aux derniers mots de Guinea, à l'intention de Nyriss. Lui avouer même à demi-mot, cette tirade qu'il ne voulait pourtant pas lui dire plus en arrière, à laisser le temps à plusieurs anges de passer et de se faire discret, dans leurs passages respectifs. Ils se contentèrent de se regarder, de s'interroger du regard. Qu'est ce qu'il venait de dire ? Pourquoi est-ce qu'il l'avait dit ? S'offrir une psychanalyse sauvage après l'amour, était l'un des pires choix qui pouvait être fait.

Peut-être que les mots avaient été mal employés. Peut-être que ce n'était pas la bonne occasion. Lui avouer ça juste après l'acte, ressemblait plus à une tentative de délester un poids, qu'à un réel sentiment. Pourtant, il l'avait pensé et lui avait dit, parce que c'est ce qu'il ressentait. Le timing n'étaient pas bon, ou mal calculé. Guinea arrive toujours à foutre la merde, alors que tout va bien. Et ce silence qui dure. Lourd et pesant. Quelques suspicions ? Des regards interrogateurs ? Elle ne pouvait pas mal le prendre, ce n'était pas son intention. Elle pouvait l'ignorer, ce qui aurait été encore plus simple. Mais elle semblait rester inerte, comme figé face à lui. De son côté, il n'osait pas en remettre une couche, de peur de faire exploser la situation.

Drôle de couple que voilà, obligé de se cacher pour se dire ce qu'ils ressentent, pour s'avouer qu'ils sont attiré l'un vers l'autre, depuis le début, sans doute. Le fait étonnant là dedans, est que Nej ne se soit pas encore manifesté. Cela vient lui frapper l'esprit, durant ce moment de silence. Qu'est-ce qu'elle pouvait bien être entrain de penser ? Qu'il se moquait d'elle ? Qu'il était entrain de la rouler ? Ou tout simplement qu'elle ne pouvait pas comprendre le fait de dire lui dire 'Je T'aime' ? En fait, tout se mélangeait dans son esprit. Plutôt que de tenter de sauver la situation, il la laissait filer. Il était impuissant, pas parce qu'il ne voulait pas prendre position, mais parce qu'il pensait aggraver la situation. C'est alors, quand il avait enfin pris ce qu'il lui restait de courage entre les mains pour lui adresser une parole, qu'elle se redressa et... fis exactement le contraire de ce qui s'était produit avant. C'était elle qui venait se coller à lui, pour le malmener. D'abord surpris, tant par sa rapidité que par sa force, contre laquelle il ne pouvait de toute façon rien même avec la meilleure volontée du monde, il se laissa allez au jeu, à ce qu'elle était entrain de manigencer, attrapant ses lèvres, sa langue, totalement sous son contrôle.

Un contact. Un mur juste derrière lui. Il était pris au piège. Elle le maintenait comme ça, en continuant de l'embrasser, emprisonnant ses mains dans les siennes, toujours avec cette force face à laquelle il ne pouvait rivaliser. Du coup, tout s'echappa hors de lui, ce qu'il pensait durant ces longues minutes. Loin de lui en vouloir, c'était sa manière de lui répondre. Elle était originale. Un peu brutale, mais originale. Lui, ça avait le don de lui faire rire. Il se redécouvrait cette âme joueuse, cette âme d'enfant. C'était innocent, alors que la situation ne le permettait pas. Qu'importe, il fallait profiter de chaque instants. Un autre mur, un peu plus loins, un nouveau contact. Il essaye de l'attraper, mais elle semble bondir comme une lionne, se contente de la chatouiller, l'embrassant, la caressant, lui murmurant toujours qu'il l'aime. Puis, encore un autre mur, un nouveau contact. Cette fois, c'est lui qui prends l'initiative. Il lui tire la langue, rigolard, l'attrapant par les cuisses pour la surlever légèrement, la collant contre le mur. Ses lèvres, sa nuque, sa gorge puis sa poitrine furent de nouveau explorés par ses lèvres, très rapidement, assez pour que la position change de nouveau. Il riait encore, toujours. On se serait cru dans un flipper, tellement ils partaient dans tout les sens.

Cette pause, était une manière de poursuivre leurs petites danses. Tout était une question de danse entre eux, de face à face. Quand ils s'étaient rencontrés la première fois, quand ils se sont retrouvés, quand ils ont discutés, quand ils sont venus visiter ici, quand leurs doigts se sont entremêlés, puis leurs langues, leurs peau, leurs corps, leurs envies, leurs désirs, leurs jouissance... Des petites pauses, des moments de répit. Il n'avait cependant pas oublier ce qu'il lui avait dit plutôt, qu'il la désirait encore. Elle ne pouvait pas ne pas l'avoir compris, ni pris au sérieux. Sans doute s'amusait-elle à essayer de faire durer le suspense, qu'il en perde la tête encore une fois. Un nouveau contact. Mais cette fois-ci, c'est elle qui le pousse. Non pas contre un mur, mais contre une porte. Cette dernière s'ouvre, il tombe au sol avec elle dans ses bras. Un choc qui les laisse sans voix, avant quelques rires. Guinea n'avait pas fait attention à cette pièce, tout à l'heure. En levant la tête, l'on y voyait une armoire rudimentaire, une table, une chaise et... un lit. Un grand lit. Un appel de la providence ?

Il lança un regard vers Nyriss, qui se trouvait toujours sur elle, complètement affalé. Il se remit sur ses deux jambes, avant de l'attraper et de la prendre dans ses bras, la soutenant par son dos, comme une mariée soutenu par le marié, pour l'emenner vers leurs chambres. C'était encore une fois burlesque, parce qu'ils étaient entièrement nue. Mais le geste comptait plus que la forme. Il marcha en direction du lit, tout en la regardant, ne la quittant pas. Tout près du lit, il l'enjamba pour venir se poser dessus et déposer l'Orgienne sur le matelas, délicatement. Plus de sourire, plus de rire, plus cette frivolité qu'il y avait l'espace d'une poignée de secondes. Posé sur ses genoux, Guinea l'observa pendant un long moment, de haut en bas. Pour voir son corps, pour la détailler, pour s'imprégner de sa vision, dans un profond silence. Puis, avec sa main, il partit de son pied et remonta tout le long de son corps en suivant une ligne droite, effleurant sa peau, remontant jusqu'à ses cheveux, faisant s'avancer son corps également au même rythme que ses doigts, avant de plaquer sa main dans ses cheveux et ses lèvres contre les siennes, pour l'embrasser tendrement et finir par s'allonger juste à côté d'elle. C'est là qu'était sa place, il venait de la trouver. Quand à elle, il ne voulait pas qu'elle aille autre part, sinoon à une distance infîme de lui. Cette simplicité, était déconcertante, vis à vis des moments de doutes qui se faisaient jour. Mais ils étaient chassé, mis de côté, pour ne laisser que le meilleur.

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