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Novlangue est un univers totalitaire inspiré de 1984 (G Orwell)

Ambiance Blade Runer, The Island, Total Recall, et tant d'autres où les libertés sont étranglées...
Chut! Big Brother... La délation est l'arme des cafards...
Bienvenue dans notre Monde!

 

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 Bienvenue chez les baltringues nucléaires

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Présentation du Personnage : Une commande spéciale de Mr Daïre.
Mes RPs : Première nuit.
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Nuit pluvieuse.
Rencontre avec un ressac.
Même nuit, au Murphy's, rencontre avec des insurgés...
Journée.
Déguisement.
Deuxième nuit.
L'anarchie s'organise.
Attaque de la prison.
Rencontre avec Melian aux docks.
Troisième nuit.
Réparation de la jambe et papotage.
Retour au Murphy's.
Visite du QG, sentiments et sensualité brute.
Quatrième nuit.
Croiser une soeur...
Et l'embarquer dans un plan foireux, retour à la prison. (annulé)
Chinatown (anim Premier signe)
Plus tard, dans Chinatown, l'épidémie fait rage.
Dans l'hôpital.
Bien après.
Retrouvailles avec Guinea.
Burger Bitch (annulé)
Nuits lambda.
C'est en faisant n'importe quoi qu'on devient n'importe qui. (annulé)
Des petits trous dans le cerveau.
Un gros trou dans le cerveau (en cours)
Une autre nuit sur les toits.
Que va-t-on faire de toi Nej ?
Encore plus tard.
Little boxes (annulée )
Et une autre nuit.
Essaye de tuer Charmant (en cours)
Des mois plus tard
Pacte avec le diable (projet 1/2)
Adieu Nej (projet 2/2)
Courtes retrouvailles nécessaires
Mélancolie nocturne d'un robot trop humain.
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez les baltringues nucléaires    Lun 3 Nov 2014 - 12:24

C'était devenu un jeu, très rapidement, ils étaient comme des gamins, riant tout en avançant ou reculant dans tous les sens. Pourtant il y avait ces mots, ces "je t'aime" qu'il lui murmurait. Elle aurait du apprécier, comme elle avait été touché par le premier, néanmoins, plus il lui répétait et plus ils insinuaient des doutes en elle, comme si chaque itération lui faisait perdre de sa valeur initiale. Et puis ça n'allait pas avec le jeu, ce n'était pas compatible d'être aussi sérieux et taquin dans le même temps, ce genre de contradiction échappait à Nyriss. Elle en arrivait même à oublier que cette situation était sa réponse à son amour énoncé, sa façon de lui dire qu'elle le désirait encore et qu'elle l'aimait. Bien sûr elle n'en montrait rien, riant de bon cœur, souriant avec la même étincelle dans le regard, continuant de jouer, mais les questions étaient bien là. Est-ce qu'il le pensait vraiment ? Est-ce que tout ceci n'était pas juste un jeu pour lui ?

Un malaise se propageait dans tout son être, noircissait son cœur. Elle relâcha sa garde, ses muscles. C'est ainsi qu'il pu la soulever, l'embrasser, la garder dans ses bras. Elle oublia un peu sous ses baisers. Le fait de lui avoir redonner un peu de pouvoir la fit se sentir un peu mieux, parce que ce petit jeu qu'elle même avait créé avait remis Adolf dans ses pensées, des sombres souvenirs où elle ne comptait pas. Ça n'avait rien à voir pourtant, c'était juste une question d'équilibre des forces, de domination. Elle réalisa qu'elle n'était pas prête à s'abandonner, à faire preuve de générosité et de désintérêt, comme si donner sans rien attendre en retour allait la remettre au rang d'objet, elle ressentait la même chose en s'imposant, curieusement, avec l'idée alors de devenir un fantasme vivant. C'était terriblement égoïste, et elle l'admettait, elle avait le droit de l'être sans doute, mais elle voulait qu'il prenne soin d'elle. Il fallait qu'ils trouvent leur équilibre ensemble, qu'elle trouve sa place au sein d'une relation, ça n'avait rien de simple pour elle. Même si quand ses lèvres se posaient sur les siennes plus rien d'autres n'avaient d'importance tant que cela durait.

Le doute subsistait cependant, bien installée au cœur de son mal-être. Même si elle riait en tombant à la renverse sur lui, de bon cœur, avec ce même air enfantin, la fin d'un jeu qui avait pourtant tout de sexuel. Tout était redevenu sérieux, et même curieusement romantique... De la façon dont il l'avait portée et déposée sur le lit, puis regardée, même admirée longuement jusqu'à s'allonger contre elle, enfin, plus tendre encore qu'il ne l'avait jamais été. Un autre de ces moments précieux, où le temps s'arrêtait, une perle de douceur, de simplicité et de poésie entre son œil et sa main qui parcouraient son corps tour à tour. Lorsqu'il posa sa tête sur son épaule, elle passa un bras autour de lui et vint caresser sa nuque et la base de ses cheveux. Il avait l'air si calme d'un coup, si doux, est-ce qu'il avait changé d'avis ? Elle n'oserait pas briser  la douceur du moment en tout cas, pas cette fois, elle n'en avait que trop besoin.

- Tu es fatigué ?

C'était sortie tout seul, comme ça, enfin des mots en provenance de sa gorge, après être restée taciturnes si longtemps, sa langue se déliait. Une véritable libération. Elle entremêla leurs jambes, et maintenant qu'elle pouvait parler, ses lèvres tremblaient et trépignaient de mettre fin à cet odieux doute. En même temps, elle se sentait terriblement bête, comme si elle n'avait pas le droit de se poser de telles questions, après tout ce qu'ils venaient de vivre ensemble, l'alchimie de leur peau, de leurs lèvres. Elle avait l'impression de le trahir quelque part. Mais elle savait aussi que les humains avaient cette capacité là, mentir, et surtout tromper, donner des signes contraires. Elle ne voulait pas l'accuser d'une telle chose, mais le doute était là, il s'était immiscé et creusait une faille qui formait un point douloureux, un abcès et s'étendait. Il valait mieux le crever de suite, sans doute. Elle se demandait aussi si ça ne venait pas de Nej, un de ses coups bas, tout simplement...
Elle leva son menton du bout des doigts pour mieux le voir, jetant son regard bleu sur lui avec une inquiétude mal maitrisée, et peu clair sur ce dont elle parlait.

- Est-ce que tu le penses vraiment ?


Il devait répondre surement, mais elle était brusquement attirée dans les limbes de son esprit, impuissante, elle n'entendait pas. Ses yeux s'écarquillèrent, puis se fermèrent, enfin elle portait sa main à son front, comme pour cacher la crispation. Pourquoi maintenant ? Pourquoi ça ? Ça aurait pu lui être utile quelques heures de cela, mais là... Tous ses souvenirs, d'un coup... Elle n'en voulait pas, pas plus que la dernière fois, pas plus qu'aucun des souvenirs de Nej. Avant elle les appréciait, ça lui donnait une histoire, un passé, maintenant qu'elle construisait sa propre vie, ils ne l'intéressaient plus, au contraire même. Ça n'était pas elle et ça la perturbait. Toutes ses histoires d'amour, une à une, ou plutôt que d'amour, de sexe, défilaient, tous les détails dont Nej se souvenait encore, plus ou moins charmant, tout, vraiment tout. Et même Adolf, bien plus jeune... Des choses dont elle se serait bien passer. Elle la détestait pour ça même si Nej n'y pouvait rien elle-même. Le cerveau était ainsi, la mémoire empreignait les neurones, mais la conscience n'arrivait pas toujours à piocher dedans, celle de Nej était restée dans cette immense toile, elle ne contrôlait pas grand chose mais elle était là. Et comme une décharge électrique qui partait dans la mauvaise direction, les souvenirs jaillissaient en un feu d'artifice au moment où l'on s'y attendait le moins. Une seconde plus tôt, elle n'avait que Guinea, seulement lui, et c'était parfait. Maintenant il y avait tout ce bagage plutôt dégoutant.

Tout ceci n'avait pas duré bien longtemps, même si Nyriss avait perdu le fil, elle réfléchissait très vite. Rapidement elle serra un peu plus Guinea contre elle, et descendit pour poser son visage dans sa gorge. Mais elle n'avait pas entendu sa réponse et ça la préoccupait beaucoup.

- Excuse-moi.

Pour détendre l'atmosphère, le rassurer. Dans le même temps, elle eut une idée, elle attrapait tous ces souvenirs qui la dérangeait et elle les faisait passer dans son bout de cerveau électronique, dans un nouveau tiroir bien sécurisé qu'elle ne rouvrirait jamais. Elle comprenait alors un peu mieux Nej, la facilité qu'elle avait eu à se débarrasser d'elle depuis quelques heures, et probablement encore longtemps. Elle n'avait jamais aimé, ni été aimé, elle était jalouse, mais pas que, c'était beaucoup plus complexe que ça. Elle broyait du noir et Nyriss le ressentait, qu'elle le veuille ou non, mais elle était aussi contente pour elle, juste un peu. Pourquoi tu n'es pas heureuse autant que je le suis, tu vis avec moi, au moins par procuration... Dis lui que tu l'aimes, et fous moi la paix. Elle leva le regard vers son homme, éloignant un peu son visage pour mieux le voir, tout ça mis de côté, juste une bref interruption dans leur idylle. Si Nej le disait c'est que c'était vrai... Elle entre-ouvrit les lèvres...

- Je... Je t'... Je te trouves magnifique.

Elle déglutit. Ça devait être terriblement amusant à voir, mais humiliant pour elle. Tu peux faire mieux que ça Nyriss, vraiment. Elle ferma les yeux, inspira, les rouvrit. Qu'est ce qu'il y avait de si compliqué ?

- Je... Je crois que je t'aime. Non, je t'aime. Si j'ai bien compris ce que c'était. Comment savoir ? Je n'ai pas envie de partir d'ici, de ce lit, de tes bras, de tes lèvres. Je t'aime de tout mon cœur, de tout mon corps...

Il interrompit sa tirade, juste à temps, l'embrassant avec fougue. Il fallait mieux la faire taire avant que ça ne tourne mal. Elle y répondit avec ferveur, resserrant leur corps l'un contre l'autre.

Elle avait cependant la désagréable impression de toujours prendre la mauvaise décision au mauvais moment, de dire ce qu'il ne fallait pas, de gâcher ce qui était magnifique par sa candeur. Et elle se demandait s'il était possible de se rattraper, s'il lui en voudrait.
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez les baltringues nucléaires    Mar 4 Nov 2014 - 17:52

« Le jour où personne ne reviendra de la guerre, ce sera parce que la guerre aura été bien organisée. » - Boris Vian

L'euphorie du moment venait de cesser, comme si elle venait de buter sur un mur, ou une force invisible. C'était le temps de l'alternance dans le temps, d'une danse asymétrique qui n'en finissait plus. Ils étaient étendue l'un contre l'autre, dans leurs plus simples appareils. Rien autour d'eux, sinon des murs, un lit et leurs intimités. Un moment de paix, de grâce et de bonheur. Rien ne semblait venir perturber toute cette atmosphère, presque magique. Pourtant quelque chose dans l'air était palpable, toujours. Non, cela ne pouvait pas être simple, il fallait de la difficulté. Il fallait que revienne sur le tapis, sur la conscience et sur leurs âmes, les séquelles du passé, sorte de blessure qui n'en finissaient jamais de saigner, de s'ouvrir et de s'infecter. Le fait de se retrouver là, aurait dû leur permettre de combattre ce malheur ensemble, de pouvoir franchir un cap. Mais la peur. La peur était présente. Elle était à l'extérieur de ces murs et venait tel un spectre, continuer à les hanter. La simplicité, n'avait pas de place ici et n'en aurait sans doute pas, avant un long moment, malgré leurs efforts.

Se laisser allez à autre chose, à d'autres pensées, à d'autres endroits, à d'autres espaces. Imaginer l'avenir, parler du futur, avec candeur, avec douceur, avec générosité. Philosopher, décrire, raconter. Des faits simples, qui avaient leur place. Mais rien. Le malaise était lourd, il pesait sur leurs épaules respectifs. D'un coup, ils étaient comme Atlas, obligé de supporter le poids du monde sur leurs épaules. Ce malaise n'était pas identifiable, pourtant il était là. Heureux, ils devaient l'être. Pourtant ils semblaient ne rien trouver d'autre, que de la pitié. Guinea s'était calmé, il se laissait allez contre elle, ne disant rien, ne la regardant presque plus. Il soupira légèrement, les yeux perdus sur un point imaginaire. A quoi était-il entrain de penser ? Sans doutes des choses affreuses, atroces et qui le rongeaient. Il avait commencé à ressentir tout ceci, au moment où elle s'était penché sur lui, où elle le couvait presque. Comme si il pouvait ressentir ce qui n'allait pas et cela rejaillissait sur lui, presque instantanément.

Il ne répondit pas à sa question, n'y voyant pas l'intérêt. Elle semblait essayer de meubler d'une voix fébrile, un silence qui s'installait, qu'elle venait de briser encore plus maladroitement. Il serra légèrement son poing, comme pour canaliser un moment de rage, un moment d'énervement. Ce n'était pas le lieu, l'instant et le moment pourtant. Non il n'était pas fatigué, mais il savait que quelque chose n'allait pas chez elle. Et lui machinalement, au lieu de prendre le taureau par les cornes et de lui demander, il se mit à douter pendant un instant, à broyer des idées noires. Alors qu'il ne se sentait pas fautif. Il se repassait dans son esprit le film de tout ce qui venait de se passer, ces dernières heures pour essayer de tout remettre sur de bons rails, afin de comprendre ce qui avait bien pu se passer. Il chassait de son esprit le fait d'être coupable, pourtant cette idée revenait à chaque fois, de plus en plus oppressante. Avait-il mal agit ? Etait-il si maladroit que ça ? Pense t-elle qu'il abuse d'elle ? Les questions s'enchaînent et les réponses ne sont pas là.

Puis arriva le moment de tension. Quand elle se saisit de lui, le regardait avec des yeux tristes et prononça sept mots qui finirent par une interrogation qui semblait se perdre loin, très loin de cet endroit. Sur le coup, Guinea détourna son regard, lâchant l'emprise de l'Orgienne sur lui. Elle pétait un câble, très certainement. Elle devait transférer avec Daire, avec ce qu'elle était avant. Tout cela il l'avait bien compris, il l'avait parfaitement saisi. Cependant, il se sentait blessé. Blessé dans son orgueil, blessé dans ce qu'il était, blessé dans ce qu'elle représentait pour lui. Guinea avait une montagne de défauts, il le savait très bien. Lui-même ne cherchait pas à les cacher et il vivait très bien avec. Cependant, remettre en cause sa fidélité ou sa loyauté, en était une autre. Dans sa vie, il n'a aimé que deux personnes, profondément : Aarliane et maintenant Nyriss. Jamais ô grand jamais, il n'aurait trahi un sentiment aussi beau et noble que l'amour, pour le travestir dans autre chose, dans des intérêts mesquins, des intérêts purement égoistes et qui auraient fait du mal aux autres. Non, il était trop franc. Trop ouvert, trop bon... Trop con aussi certainement. Il était entrain de bouillir intérieurement. Mais les mots ne venaient pas. Il venait d'être sonné comme un boxeur après la douzième reprise, incapable de pouvoir réagir. Partir, il aurait pu le faire. Reprendre ses affaires et s'en aller. S'enfermer dans un coin pour se morfondre, ne pas chercher à comprendre. Mais il n'en avait pas la force : Parce qu'il l'aimait, il l'amait terriblement, avec une force qu'il n'arrivait pas à mettre sur une échelle de valeur. Il y avait elle et c'était tout. Alors, quoi ?

Il ne savait pas combien de temps s'était produit depuis qu'elle venait de poser cette question, mais d'un coup, elle venait de nouveau se serrer contre lui, toute penaude pour se faire pardonner. Elle s'excusait. La main suspendue au-dessus de sa tête pendant un court instant, il aurait aimé lui caressé les cheveux, lui faire comprendre qu'il ne lui en voulait pas, mais sa main tremblait encore de rage et elle regagne sa place, le long de son corps. Il leva les yeux vers le plafond. La chambre était peu eclairé, le peu de clarté passait par une fenêtre qui diffusait la lumière extérieure, très fébrilement. Il restait là comme ça, à ruminer dans ses meninges. Quel était le projet de tout ça ? Est-ce qu'elle se rendait compte de ce qu'elle disait, ou bien elle le faisait sans en être totalement averti ? Quoi qu'il en soit, il ne savait plus quoi penser exactement, sur elle, sur lui, sur tout ça. Tout s'emrbouillait, partait dans tout les sens. Elle n'était plus là, lui ne répondait plus. Ailleurs, perdu dans ses pensées, remettant un puzzle qui venaient d'exploser en milliers de pièces. Elle venait de s'excuser, c'était déjà un bon départ à prendre, ne pas lui en vouloir, se montrer indulgent. Mais la pilule semblait dur à faire passer. Un peu plus d'indulgence et tout devrait peut-être allez pour le mieux.

Guinea n'était pas vraiment pour le pardon des offenses. Ceci dit, comment pouvait-il lui en vouloir autant, alors qu'elle s'excusait d'elle même d'avoir dit de telles énormités ? Toujours rien, aucun signal de sa part. Sans doute dépité, un peu abasourdi et toujours entrain de se poser des questions, les yeux vers le plafond. La tension était redescendue, petit à petit. De nouveau le silence. Il se sentait oberservée, car elle le regardait et lui non. Il n'osait pas tourner sa tête, il ne se sentait pas capable de soutenir son regard, sans avoir envie de lui en coller une, de manière totalement primaire et stupide. Alors, elle entre-ouvrit ses lèvres pour commencer à lui parler. Des sons d'abord inaudibles, d'une petite voix. Finalement et se contrôlant, il tourna la tête vers elle, lentement afin de discerner ce qu'elle était entrain de lui dire. Elle hésitait. Elle bégayait, comme une enfant, comme une adolescente. Le contraste était frappant, entre ce qu'elle dégageait naturellement et la manière dont elle se comportait avec lui. Sans doute un besoin d'être compris, d'être entendue, d'être aimée. Aimée sincèrement. Puis elle revint à la charge, toujours en cherchant ses mots, en essayant de donner du fond à ce qu'elle racontait, ce qu'elle ressentait. Il n'avait jamais remis en cause ce qu'elle ressentait pour lui. Il s'était senti vexé de voir qu'elle pensait qu'il trichait et mentait sur ce qu'il pouvait ressentir pour elle. Jamais. Guinea était loyal jusqu'à la mort et bien au-delà.

Soudain, c'était trop. Dans un élan, il décida d'interrompre l'Orgienne pour cesser se massacre inutile et inaudible, qui ne ressemblait à rien, même si l'intention y était. Il l'embrassa avec fougue et ardeur, venant la serrer tout contre lui, commençant à échanger une pluie de baisers avec elle. C'était sa réponse à tout ça, car il ne pouvait pas en formuler distinctement, car il n'en avait pas l'envie, ni le courage. Cela n'aurait absolument servi à rien, sinon continuer à cristalliser l'impatience, l'incompréhension et son malaise. Avec ce langage qui était celui du corps, il était sûr de pouvoir se faire comprendre et lui prouver ce qu'il ressentait pour elle. Sa langue franchit la barrière pour se faufiler jusqu'à celle de l'Orgienne, pour venir la caresser, venir s'enrouler autour de cette dernière et commencer un échange de baiser langoureux. Sa réponse se trouvait là, dans tout cet amour, dans tout cette envie et cette passion qui l'animait. Elle, il n'y avait qu'elle. Sa rancoeur semblait s'être volatilisé, comme si elle n'avait été que brève et passagère, comme si elle n'en avait pas valut une seule fois la peine... Il ne devait rester que leurs bonheurs respectifs, que leurs plaisirs et le reste pouvait bien allez se faire voir ailleurs. Tout sa rage venait de s'évanouir, pour se transformer en autre chose, sorte de désir soudain qui venait le tirailler, qui venait lui rappeler que cette nuit n'était qu'à eux, que pour eux et que personne ne viendrait les y déranger, ni les importuner. Et elle était encore longue, alors il fallait en profiter, même dans les moments les plus longs, les plus noirs et les plus capricieux.

Il la repoussa légèrement pour qu'elle se retrouve le dos contre le matelas, toujours au près d'elle, toujours au plus proche. Quand leurs lèvres se désolidalisèrent enfin, il déposa ses derniers sur sa joue pour l'embrasser, remontant ensuite lentement pour veniry taquiner son oreille, s'amusant à donner de petits coups de langues sur son lob, le mordillant même. Dans le même temps, sa main droite qui l'entourait commença de lentes et longues caresses sur l'ensemble de son corps, flirtant de nouveau avec sa poitrine, descendant jusqu'à son ventre en zigzaguant sur sa peau, avant de remonter aussi sec pour empoigner l'un de ses seins, le caressant avec un peu plus de vigueur. L'envir brûlante de la posséder de nouveau, venait le chatouiller et se faisait de nouveau jour. Pour lui prouver tout son amour, il ne voyait rien d'autre. Rien d'autre que de lui montrer de l'attention, qu'elle ne le laissait pas indifférent, qu'elle était un tout pour lui, qu'il ferait tout pour la rendre heureuse et pouvoir la voir s'épanouir à ces côtés. Il ne demandait en effet, rien d'autre. Quand sa main redescendit une nouvelle fois, c'était pour dégager le passage de ses cuisses et lui laisser accès à son intimité, encore toute engorgée de plaisir et quasi offerte à lui. Il commença quelques caresses à cet endroit, tandis que ces lèvres se placèrent dans son cou pour l'embrasser, tirer légèrement avec ses dents sur sa peau, pour la voir, l'entendre et la sentir frissonner contre lui. Elle était un terrible excitant pour lui, comme si il n'arrivait pas à se contrôler dans ce genre de moments. Plus pressante était ses caresses sur son intimité, et plus il se pressait contre elle, plus son cou finissait marquer par les mordillements sur sa peau. Elle était sa drogue, elle était ce qui l'animait en ce moment. Il l'aimait. Il l'aimait tellement. Par dessus tout, il avait envie d'elle, encore, encore et encore. Comme il lui avait dit il y a peu. Il n'était pas rassasié, tant qu'il ne pourrait pas de nouveau la posséder, se sentir en elle, l'entendre gémir, la voir sans défense face à lui. C'était sa façon de lui montrer sa passion dévorante et son amour. Ils ne se quitteraient plus, c'était scellé.

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MessageSujet: Re: Bienvenue chez les baltringues nucléaires    Mer 5 Nov 2014 - 9:38

Elle parlait, elle parlait, elle parlait trop, elle parlait mal. Comme une poupée déréglée qui serait devenue folle. Alors il se saisit de ses lèvres avec les siennes, la força à se taire d'une bien belle façon. Il aurait eu tort de s'en priver. Entre leurs lèvres tout était immédiat, facile, mais dés qu'elles s'éloignaient, ils semblaient ne plus se comprendre, se laisser envahir par de sombres pensées. C'était si triste de s'aimer autant, si vite et de ne pas arriver à se rendre heureux, à se parler. Si au moins ils arrivaient à partager leur peine... Mais non, rien du tout, les silences se faisaient de plus en plus lourd. Nyriss de son côté cherchait trop à comprendre ce sentiment amoureux, elle cherchait des raisons, elle ne pouvait appréhender qu'une chose comme l'amour ne s’embarrasse pas de justification ou de logique, qu'il était là et c'était tout, sans autre explication, qu'elle devait arrêter de trop réfléchir car cela l’amenait sur des sentiers escarpés... Aime Nyriss, et tais-toi, tu as tellement de chance...

Lorsqu'il l'embrassait, tout était simple oui, le bonheur à l'état brut. Ils s'aimaient, se le montraient. Et maintenant qu'elle lui avait confessé ses sentiments, elle voulait lui dire, encore et encore et encore. Comme il l'avait fait avant et que cela l'avait conduit à se poser tant de questions. Elle se sentait idiote alors. Et elle ne doutait plus de lui. Elle voulait lui prouver, dans la danse de leur langue et de leur peau, pressant ses doigts entre ses omoplates. Elle était sûre qu'ils y parviendraient, à se parler, à se rendre heureux, mais pour le moment ce n'était pas ce dont ils avaient besoin, il leur fallait quelque chose de plus concret. Partager un moment de grâce, s'oublier dans les bras l'un de l'autre. Laisser parler le langage du corps...

Le rythme était parfait, les gestes finement orchestrés.
S'embrasser d'abord. Enrouler leur langue ensuite. Ne plus réfléchir ? Si, encore un peu, pour comprendre, admettre. Mais agir. Se laisser aller. Glisser sur sa peau. Y enfoncer ses ongles. Suivre son instinct. Gémir sous ses coups de dents. Frémir sous ses lèvres. S'ouvrir, son âme, son corps, ses cuisses. Gémir à nouveau sous ses doigts. Fermer les yeux. Murmurer son nom. Ne plus réfléchir du tout. Prendre son désir à pleine main. Pour l'entendre lui aussi. Resserrer sa prise dans son dos, encore plus, rapprocher leur corps toujours. Faire un peu plus que murmurer son nom. Continuer comme ça un moment, jusqu'à n'en plus pouvoir, jusqu'à jouir l'un à côté de l'autre, l'un contre l'autre, maculer son ventre blanc. Et l'appeler de toute son âme, de tous ses muscles, de tous ses pores. En Elle. Attendre, sans lui laisser une seule seconde de répit, sans arrêter de l'embrasser, sans lui laisser le choix, qu'il soit prêt à nouveau. Le repousser sur le dos, couvrir son torse de baisers et de caresses, puis ses jambes, descendre sur l'une, remonter sur l'autre, lui laisser croire que... Mais l'éviter volontairement. Pour le rendre dingue. Le rendre dingue. Se faire repousser sur le dos à son tour. Unir leur corps enfin, griffer sa peau. Étreinte passionnée, déraisonnée. L'expression d'un amour épuré. S'aimer, s'aimer à l'infini, s'aimer longtemps. Ne plus vouloir se séparer. Crier son nom. Murmurer qu'elle l'aime à son oreille. Jouir, l'un avec l'autre, l'un contre l'autre, l'un dans l'autre. Transpirer. S'apaiser. Reprendre son souffle en un doux câlin. Tendre. Déposer des baisers délicats dans sa gorge. L'aimer plus que tout, à ne plus savoir comment l'exprimer.

Dans l'alliage des corps et des fluides, il n'y avait plus de lit, plus de murs, plus de dôme, elle flottait avec lui dans les étoiles, son plaisir l'emportait ailleurs, si loin. Sous la voûte étoilée, allongée sur l'herbe humide. Sa peau brûlait sous un soleil de désirs, au milieu d'une prairie, des arbres, une forêt. Leur bassin s'emboitait et elle voulait lui dire de fuir avec elle, loin, par delà le dôme, vers la vie et la nature. Tous les deux, rien que tous les deux. L'euphorie la gagnait en même temps qu'elle se consumait dans ses bras. Quand ils ne faisaient qu'un, tout prenait sens, il la complétait, elle était femme, elle était magnifique, grâce à lui. La dissociation était un monde, presque insurmontable... Le laisser partir ? Elle ne pouvait plus, elle s'accrochait, s'enfermait contre son torse. Elle en tremblait encore longtemps. Comme était-il possible de s'aimer ainsi ?

Ce ballet fou, ce baller contemporain, mélange de corps plein de sens et d'émotions.
Là tout était dit, il n'y avait rien à ajouter à cette offrande mutuelle, aucun des deux ne pouvait plus remettre en cause l'amour sincère de l'autre, elle espérait qu'il avait oublier sa question, qu'ils allaient pouvoir mettre leur soucis de côté. Elle cherchait encore un peu à comprendre ceci dit, juste un peu, mais pour ça elle alla piocher dans ses connaissances, ses lectures, la poésie... Qui d'autres que les poètes pour mieux cerner l'Amour ? Et puis, une idée, une ampoule qui s'était allumée, elle avait trouver un poème qui exprimait assez bien ce qu'elle ressentait. Elle le regarda de ses yeux brûlants encore de désir, elle l'embrassa à nouveau, se jeta presque sur ses lèvres malgré elle, comment faire autrement ? Et elle lui sourit, un grand et beau sourire. Elle était sûre d'elle, au moins en l'instant, tant qu'elle ne bougerait pas de ses bras. Elle avait juste à lui sourire, caresser tendrement le bord de son visage, de sa tempe à sa mâchoire pour lui faire entendre. Et les mots quittèrent les lèvres, chantant dans le silence, emplissant l'air de leur fragrance, d'une beauté à couper le souffle, surtout prononcé avec une telle sincérité et une voix si suave, dans la langue originelle de leur auteur parce qu'une traduction les dénaturerait. Il doit connaître, elle en est sûre.

- I almost wish we were butterflies and liv'd but three summer days - three such days with you I could fill with more delight than fifty common years could ever contain.

Quelques éclats de rire et le silence revint, mais il n'était plus aussi lourd et pesant comme avant, c'était un instant de poésie, de beauté, des yeux qui se cherchent pour se dire qu'ils s'aiment, comme au début, quand il a pris sa main, entremêlé leurs doigts, quand il lui a avoué son attirance. Un instant qui dura longtemps, et passait si vite. Cette simplicité, cette tendresse. Elle n'était pas parfaite, des parts d'ombre occultaient encore leurs iris, mais c'était un début, un mieux. Elle s'attendait à ce qu'il lui dise "encore", elle elle n'osait pas, se mordait la lèvre pour se retenir, elle ne connaissait pas les limites et préférait se taire. Finalement, la quiétude s'imposa, lovée dans ses bras, sur ce lit. Et toutes les questions, réflexions d'ordre philosophiques qu'elle s'était faites rejaillissaient au même instant, cherchant des réponses. Peut-être qu'ils pouvaient s'accorder une pause pour discuter, réapprendre doucement à communiquer avec autre chose que leur corps, le moment paraissait bien choisit. Ça avait commencé dans leur échange de regard, pendant de longues minutes passées à contempler l'âme de l'autre, un morceau d'éternité et puis elle brisa le silence, après avoir laissé le temps filé un long moment, tentant quelque chose, peut-être... Elle marquait des pauses entre chaque phrase, déposait un baiser sur ses lèvres, lui souriait toujours, trop heureuse pour que ses joues se détendent. Elle espérait ne plus être aussi maladroite, son ton en tout cas était bien différent.

- Je crois qu'un appartement vient de se libérer.

Elle rit. Ça aurait pu paraitre précipité, mais ils n'avaient pas de temps à perdre pour les simagrées, pas dans ce monde là. Demain pouvait les séparer, ils n'osaient y penser mais ils savaient pertinemment que chaque seconde ensemble était précieuse. Alors il lui était évident qu'elle vivrait ici, avec lui, ça, même elle l'avait compris.

- Je suis désolée, j'ai découvert au passage quelques souvenirs dont je n'avais pas besoin. Tout à l'heure. Ils m'ont un peu perturbé. Ce que je vais te dire est peut-être un peu fouillis, mais je ne comprends pas pourquoi j'ai été fabriqué, je me suis demandée à la façon dont tu m'embrassais. Quelle est la valeurs de tout ça sans amour, le plaisir là dedans ? Il me parait si infime en comparaison... A l'inverse, je comprends mieux la politique de ce régime totalitaire. En interdisant le plaisir, ils empêchent l'amour, la seule entité assez forte pour tout balayer sur son passage, pour tout détruire et tout reconstruire.

Elle le regardait toujours, le dévorait de ses yeux bleu lagon. Elle savait, elle devinait que pour lui elle ferait n'importe quoi à partir de maintenant. L'Amour, voilà ce que c'était : un million de possibles, aucune barrière infranchissable, et il semblait l'avoir choisit lui.
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez les baltringues nucléaires    Mer 5 Nov 2014 - 20:34

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Vouloir. Désirer. Posséder. Voilà trois verbes qui pouvaient caractériser ce qu'ils étaient entrain de vivre, de ressentir. Jamais l'un sans l'autre, toujours l'un avec l'autre. Tout ceci ne pouvait pas finir, ne devait pas s'achever. Une nuit éternelle, une flamme qui ne cesserait jamais de brûler, de les éclairer. Pourtant, le temps passait. Il passait beaucoup plus vite qu'ils ne pouvaient le penser.  Dehors, la vie allait reprendre son cours normal, triste et morne à la fois. Avec son entassement de saloperies diverses et variés, avec sa monotonie, avec ses peurs, avec ses pièges. Tout s'accélérait. Piégé comme des rats, leurs portes de sortie se faisaient de plus en plus mince, de plus en plus étroire. Il n'y avait plus rien, sinon ce diktat sentimental qui les unissaient et continuerait de les unir, tant qu'ils seraient ensemble. Ils étaient protégés parce qu'ils partageaient mutuellement. Une protection morale, plus que physique. Pas besoin de gilet pare-balle, ils étaient loin de la matérialité de l'instant.

Rien d'autre qu'elle. Nyriss. Tantôt succube, tantôt délice. Cadeau empoisonnée, typiquement cette petite entaille que l'on a au fond de la bouche qui saigne et qu'il faut faire cesser de saigner. Alors on passe sa langue dessus, mais on ne peut pas. C'est une plaie ouverte dont on ne se débarasse pas. Dont il ne se débarassera plus. L'éternité était à eux, le reste était illusoire, sans intérêt. Autant vivre dans ses songes, sinon on est bon pour allez à l'usine. Elle était là, brûlante de désir, suffoquante presque, entrain de s'abandonner à lui. Sa douceur, son goût qui restait sur ses lèvres, son envie pour elle dépassait l'entendement. Il pourrait passer le restant de sa vie avec elle dans cet endroit, juste à la regarder, à dire des choses maladroites, à se rattraper, à s'aimer, à vouloir se posséder mutuellement, à rire, à se montrer niais. Une relation amoureuse quoi, passionnel et qui ne devait rien se cacher. Un désir qui refaisait surface et qu'il était de moins en moins possible de cacher, de restreindre. Son coeur s'affolait, ses mouvements étaient plus rapide, son excitation grandissante.

Mais rien ne sortait pour l'instant d'entre ses lèvres, sinon quelques murmures à peine audible pour sa compagne. Nouveau contact, il sursaute légèrement. Elle l'a surpris, il ne s'y attendait pas. Il l'embrasse, quand leurs plaisir mutuel commence à grandir, à se mêler. Quand l'écho de son prénom raisonne enfin avec celui de l'Orgienne, qu'ils sont presque en transe, qu'ils vivent exactement la même passion ardente, la même envie. Un instant plus tard, c'est la délivrance. Le trop plein est expulsé, dans un petit gémissement qui se perd sur les lèvres de sa bien-aimée. Tout était parfait, tout semblait être calculé pour répondre à leurs attentes. Sans se connaître, ils semblaient savoir ce que désirait l'autre, ce qui l'animait, ce qu'il attendait. Nul besoin de souffler mot, il suffisait qu'ils se regardent mutuellement et le tour était joué. Chacun savait ce que désirait l'autre. L'étreinte se faire un peu plus forte, un peu plus lourde. En l'observant rapidement, il sait que rien n'est encore fini, que tout ne fait que commencer pour lui. Dans quoi s'est-il embarqué ? Lui qui la désirait tellement, allait être servit.

Nouveau jeu, nouvelles règles. Savoir qui va réussir à pousser l'autre à bout. Tout est justifiable, rien n'est interdit. Nouvelle danse sensuelle de leurs corps, qui se font face, se touchent, s'écartent et ne refont qu'un peu de temps après. Elle le cherche, il aime jouer. Elle le pousse à bout, il ne fait que la vouloir encore plus ardemment. Il la pousse, elle roule sur le côté. Il attrape ses lèvres, l'embrasse passionnément, la saisissant au moment opportun pour ne faire plus qu'un avec elle. Un nouveau long soupir d'aise, quand leurs corps se mettent en action, quand les coups de reins et de bassins se succèdent rapidement de manière quasi bestial. L'envie, la possession et le désir. C'était tout, tout ce qu'ils avaient besoin. Guinea l'aimait, sans pouvoir le discerner totalement, sans pouvoir mettre des mots dessus. Rien ne venait, sinon l'alchimie de leurs corps, échange de fluides, superposition des corps, quelques gémissements. Le jeu n'était pas fini, il ne faisait que devenir plus intéressant, quand ce fut à son tour de se retrouver sur le dos et à elle d'être sur lui. Il attrape ses doigts qu'il enserre avec les siens, pour ne plus la lâcher, pour qu'ils puissent une fois de plus, être ensemble au moment de l'extase. Il la distinguait dans l'obscurité de la pièce, de temps à autre, quand dans des soubresauts, elle passait dans un espace lumineux qui provenait de l'extérieur. Elle était étincellante, elle scintillait, avant d'être de nouveau plongé dans une semi-clarté. La beauté était là et nulle part d'autre, c'était elle et il l'aimait. Ils s'aimaient.

La petite mort vient frapper, comme pour leur rappeler que tout avait une fin. Cette fin, elle s'était produite dans un léger râle, qui venait une fois de plus troubler le silence qui régnait pourtant autour d'eux. Un nouvel échange de baisers, quelques regards, quelques sourires. Guinea haletait doucement, tentant de reprendre ses esprits et de retrouver son souffle. N'est pas robot qui veut. Il posa son avant bras sur ses yeux, comme pour retrouver ses esprits, essayer de retrouver sa respiration, revenir à la réalité. Ce n'est qu'au contact de l'Orgienne, que le déclic se fut. En faisant disparaître son bras, il la voyait se presser contre lui, lui sourire et l'embrasser. Elle le fixait et lui souriait. Le calme, de nouveau. Comme si il y a quelques minutes, rien ne s'était produit. Les murs étaient imperméables et les protégeaient de l'extérieur, comme de l'intérieur. C'est l'amour qu laissait place net sur tout le reste, pour venir les réconcilier après leur ébat. Il passa son bras autour d'elle, pour l'avoir contre lui. Que demander de plus ? Rien. Lui si rationnel, lui si scientifique, lui si pointilleux... Se laissait perdre dans des abstractions métaphysiques. Que l'on nomme cela amour ou autre, cela représentait ses abstractions. Il les avaient combaatu, comme il combattait actuellement la passion dévorante qui l'animait, pour elle.

Son contact, ses doigts, son sourire, son être. La voir contre lui, le remplissait d'un étrange sentiment. Peut-être de la joie ou de la gaieté. C'était étrange, comme si il avait oublié ce que ressentir tout cela pouvait procurer. Comment caractériser tout cela, sans tomber dans l'excès, sans tomber dans le trop facile ? Il ne savait pas. Il se triturait le cerveau, quand des mots raisonnèrent dans la langue de Shakespeare. Une langue qu'il n'aimait pas. Mais qu'il maitrîsait cependant. Il se mit à rire, car cette phrase semi-romantique n'était rien pour lui, sinon une nouvelle tentative de meubler un silence. On ne chantonne pas l'Amour, on le le récite pas, on ne fait pas une ballade avec. On essaye de le vivre, de le ressentir. Guinea avait toujours trouvé la poésie romantique assez gnan gnan, en plus d'être inutile. Mais, dit avec la passion et l'ardeur de l'Orgienne, qu'il fini par craquer et par l'embrasser. C'était beau, elle était belle. Elle pouvait lui réciter n'importe quoi, même un mode d'emploi pour un micro-onde, ce serait pareil. Il n'entendait pas ce qu'elle récitait, mais la teneur et la musicalité de sa voix. Parfaite, envoûtante, désirable. Lui dans un style qui le collait parfaitement, décocha cette phrase :

J'ai vu l'enfer... L'enfer, c'est de ne plus aimer.

C'était moins romantique, mais c'est ce qu'il ressentait actuellement. Un besoin d'aimer, de l'avoir pour lui. D'avoir cette sensation qu'il ne voulait plus voir partir. C'était elle qui avait réussi à le faire vivre. Le faire revivre. Elle méritait dès lors toute son intention, même la plus infime. Il ne voulait plus ressentir ce sentiment, celui d'être seul. Non pas la solitude, mais d'être seul. Le plus grand drame des solitaires est qu'ils s'arrangent toujours pour ne pas être seul. De nouveau ses lèvres, de nouveau sa peau. Il commençait doucement à retrouver son souffle, à pouvoir respirer normalement. Le poids des années sans doute. Il était fatigué et usé par tout ce qu'il avait vécu. Elle, semblait avoir 18 ans. Une jeune femme pleine de vie. Lui, il ressemblait à un vieux briscard, avec son bandeau de pirate, sa coupe des sixties et sa barbe d'ours mal léché. Opposition de style, plus que jamais la belle et la bête. Allait-elle lui faire le même coup et lui lancer un peu "encore" ? Intérieurement, cela le faisait rire. Physiquement, il savait qu'il avait atteint des limites. Il était épuisé, mais de passion, d'envie et d'étreinte.

Il pouvait si il le souhaitait, se reposer au creux d'elle, l'esprit tranquille, sans avoir à se méfier de ce qui va passer par la porte. Une première pour lui, si cela arrivait. Pourtant, il ne voulait pas. Il voulait profiter d'elle autant de temps que possible, autant qu'elle le voudrait. Ne plus la quitter, lui faire comprendre qu'il l'aime. Qu'il ne la lâchera plus. Qu'il l'a dans la peau. Qu'elle ne parte plus. Il posa la tête de l'Orgienne contre son épaule, commençant à caresser ses cheveux, en soupirant légèrement. Moment délicieux et à se délecter, car ils étaient plongés dans le silence. Ce silence était salvateur, car il permettait de remettre en place certains souvenirs, de faire le point. Aimer. Aimer, il allait devoir le réapprendre. C'était sa rééducation personnelle. Ils ne pourraient pas passer leurs temps à faire ce qu'ils font en ce moment. Réapprendre les petites attentions, les petits gestes, les petits mots. Il ne sait pas si il était à la hauteur. Comme si il était face à une feuille blanche qu'il n'arrivait pas à remplir.

Mais non, on pourra aussi allez inaugurer le tiens !

Lâcha t-il en s'exclaffant, après cette histoire d'appartement vide. C'était un peu leur chez eux ici maintenant, une maison, un endroit où se retrouver. Toujours mieux que le Mirail, bien plus sûr tant qu'ils ne seraient pas découvert. Pourquoi demander plus ? Une alcôve de protection, un endroit qu'ils partageraient tout les deux, rien que tout les deux. Vivre à deux. De nouvelles perspectives d'avenir. Mais comment se projeter dans l'avenir quand l'on ne sait pas de quoi sera fait demain ? L'espoir était là pour panser toutes les inquiétudes. Il lui suffisait de tendre les bras et il pouvait caresser cet espoir. Nyriss, la convoitise, l'amour et l'envie en même temps. Son ame était damné, il trouvait un peu de rédemption au près d'elle.

Tu as été crée pour faire des plaisirs à des vieux lubriques qui pensent que le plaisir est nuisible, sauf pour ceux qui ont le pognon de pouvoir se payer. En gros t'étais une Valkyrie métallique avec le chant en moins. Mais toi tu es particulière, à cause de Meltdon. Dans ce malheur, je dois lui être reconaissait de t'avoir crée, sinon je ne t'aurai jamais rencontré.

Un léger sourire, comme pour essayer de la réconforter. C'est vrai, sans doute ceci, il ne pourrait pas la connaître. Impossible de savoir ce qui se serait passé. Sans doute un appel de la providence ?

Mais je comprends ta souffrance. Je comprends ce qu'à dû ressentir Nej en butant Daire. Tu as trouvée la clé de ta liberté. La liberté est dangereuse et peu rassurante. Notre système est rassurant, car il moule tout le monde dans une communauté uniformisé. Crois moi, ce n'est pas la démocratie qui est la règle naturelle. C'est le fascisme.

Constat amer. Il dépose ses lèvres sur le sommet de son crâne pour l'embrasser, descendant sa main pour caresser le haut de son dos et frictionner légèrement son épaule, se serrant un peu plus contre elle, pour ne rien laisser les séparer. Le monde réel revenait enfin. Il revenait toujours. Impossible de le chasser. Son regard se porta vers l'ouverture qui donnait vers l'extérieur. Un petit silence se fit.

Je t'aime. Ne remet jamais ça en doute. Qu'importe ce qui peut se produire.

Son regard se porte de nouveau vers celle qu'il aime. Il se saisit de son visage pour l'embrasser. Ils s'aiment. Le reste peut bien allez crever.

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Des petits trous dans le cerveau.
Un gros trou dans le cerveau (en cours)
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez les baltringues nucléaires    Jeu 6 Nov 2014 - 11:47

L'enfer c'était ne plus aimer. Elle méditait sur cette phrase, la tête posée sur son épaule, allongée presque sur le ventre, en partie sur lui, en biais. Il caressait ses cheveux, elle caressait son épaule, longeait sa clavicule et sa poitrine. Il avait déjà aimé, elle ne s'était jamais posé la question et ça ne lui évoquait pas grand chose si ce n'est qu'il avait donc cessé d'aimer, et connu l'enfer, pour une raison ou pour une autre. Elle ressentait de l'empathie pour lui, mais en même temps, si elle avait été encore là, il n'aurait pu aimer Nyriss. Elle reconnaissait sa chance dans ce triste évènement. La deuxième c'était que l'amour pouvait cesser... Elle le savait, l'avait lu, l'avait vu mais avait du mal à le concevoir. Soit par à un drame brutal, soit par le temps. Mais elle n'y pensait pas, n'y penserait pas. Inutile de plomber un moment aussi beau avec des pensées aussi sombres. Il était là, elle était là, ils étaient ensemble. Et tout le reste...

Elle se releva un peu soudain, pour l'embrasser, le regard moqueur. - Tu veux l'inaugurer tout de suite ? - Elle rit, elle n'était pas sérieuse évidemment, elle se remit aussitôt sur son épaule en se frottant contre sa barbe au passage, très féline. Il fallait bien qu'elle le taquine là-dessus, c'était trop tentant. Elle n'avait pas plus envie de continuer que lui, mais pour d'autres raisons, et elle avait très bien conscience de sa fatigue.

Maintenant elle avançait dans l'inconnu, ils s'étaient embrassés, s'étaient aimés physiquement, à présent il s'agissait de s'aimer moralement. Les sentiments étaient là, mais comment cela se traduisait concrètement ? Et en dehors de ces murs, comment fallait-il agir ? Ils n'avaient pas spécialement besoin de se cacher en tant que criminels, c'était l'avantage. De là à le faire savoir au monde... Probablement que si ça ne se savait pas, leur vie à deux n'en serait que plus sûr, personne ne pourrait utiliser cet amour pour les atteindre. C'est toujours ce qu'ils faisaient dans les films en tout cas. Quant à leur vie à deux... Avec Daïre, elle était la femme parfaite : ménage, cuisine, laver le linge, etc. Elle savait tout faire, mais c'était pratiquement de l'esclavage. Elle ne ferait pas le ménage, ça c'était sûr, elle n'aimait pas ça, encore moins les odeurs que cela représentait. Elle l'aiderait bien sûr, au besoin. La cuisine, elle pourrait, cela lui ferait plaisir, énormément même, si tant est qu'il a quelques produits intéressants dans son frigo. Avec Adolf, ça ne manquait pas, les meilleurs produits possibles étaient à sa disposition. Mais elle préfèrerait attendre de pouvoir manger correctement avec lui, sans doute que cela serait... Et puis merde, elle rit toute seule, elle verrait bien après tout. Quelle importance ? Il lui apprendrait ça aussi, à vivre ensemble comme deux êtres égaux, en temps voulu.

Elle l'écoutait parler, déposer un baiser sur son front, caresser sa peau, elle adorait. Elle caressait sa barbe sur sa joue, du bout des doigts, levant un peu le regard vers lui.

- Ce que je ne comprends pas, c'est où est le plaisir tout seul... Comparer à celui de le vivre à deux, et de s'aimer. Et tu as une vision bien pessimiste des choses, si notre système est rassurant, pourquoi est-ce que le peuple vit dans la peur constante ?

Elle hésita à lui parler de Nej, de ses souvenirs, elle avait envie de le partager avec lui et en même temps... Elle craignait qu'il tente de l'empêcher de retourner à la prison. Un long silence s'en suivit, elle ferma les yeux, s’imprégna de son odeur pour ne jamais l'oublier, écouta les battements de son cœur. Il le brisa avec des paroles graves mais belles, attira son visage à lui l'embrassa comme si c'était la dernière fois.

- Moi aussi... Moi aussi...

C'était tout ce qu'elle arrivait à souffler, susurrer sous l'émotion, avant de lui rendre son baiser puis de reprendre place contre lui, laissant passer un nouveau silence. Elle ferma les yeux, plongea son cerveau humain dans le sommeil... Une première pour elle, de le faire en présence de quelqu'un, preuve qu'elle avait confiance en lui. Elle était vulnérable comme ça, car bien moins réactive physiquement. Mais elle pouvait toujours parler, bouger, penser, c'était plutôt pratique. Elle se débarrassait de Nej aussi par la même occasion. Elle lui aurait bien dit, pour elle c'était une belle chose, mais ça n'avait rien de très glamour. Il s'en rendrait compte peut-être, à sa manière de bouger beaucoup plus lente. D'ailleurs, elle s’inquiétait pour lui, il avait des besoins, elle le savait, elle ne lui en voudrait pas de les exprimer... Elle remonte un peu contre lui, dépose un baiser sur sa joue.

- Tu sais... Ce n'est pas parce que je suis un cyborg que tu dois te laisser dépérir... D'ailleurs je n'y compte pas. Si tu as faim, soif, autres, envie de dormir... Je te promets d'être là à ton réveil. Je n'ai pas envie d'être ailleurs qu'avec toi de toute façon. Et si tu ne dis rien, d'ici cinq minutes, je t'embarque avec moi jusqu'à la douche.

Elle lui mordilla l'oreille, tendre et joueuse, elle aurait eu envie d'être plus insistante, mais en même temps, il pourrait l'envoyer paître, à raison, elle n'était pas sûre des limites de ce côté là. Mais pour elle, il pouvait, devait, prendre soin de lui, c'était tout ce qu'elle lui demandait.

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MessageSujet: Re: Bienvenue chez les baltringues nucléaires    Jeu 6 Nov 2014 - 22:28

« Le jour où personne ne reviendra de la guerre, ce sera parce que la guerre aura été bien organisée. » - Boris Vian

Moment de grace, moment de délectation. La fureur venait de s'en aller au galop, pour faire place net. Du silence, des étreintes un peu moins virils et charnels. Juste des paroles, des rires et des embrassades. Le plus gros de la tempête venait de passer. Après l'effort, les gesticulations et l'envie de l'autre, juste la complicité. La complicité et commencer à bâtir par la base, une relation. Chose neuve, presque nouvelle autant chez Nyriss, que chez Guinea. Oui, comme il l'avait dit il avait connu l'enfer. Ne plus aimer, ne vivre que de manière rationnel. Du pessimisme, du cynisme. Ne chercher des réponses que dans des processus, plus dans le contact humain. Il avait conditionné sa vie vis à vis du rapport avec les autres : Des êtres à usages uniques. On s'en sert une fois, puis on jette. On recommence le lendemain. D'abord Strazar, maintenant cette Orgienne. Il aura fallut que ce soit l'amitié pour un cinglé et l'amour pour une non-humaine qui finisse par le ramener dans le droit chemin. Autant en rire, non ?

Les sons se liaient de nouveaux. Ils n'étaient plus des grognements inaudibles, ils n'étaient plus de longs moments d'extase ou de jouissance, qui s'entremêlaient en même temps que leurs corps. Ces sons donnaient des mots. Ces mots donnaient des phrase et commençait à mettre en place des fondations. Ces fondations, étaient celles de leurs relations. Apprendre à se connaître, à vivre ensemble, à s'apprécier, à s'adapter. Vivre d'être seul, fini de ne plus penser qu'à sa gueule. De ne voir que le lendemain comme une nouvelle façon de tomber de plus en plus dans le trou. Guinea pensait naivement que c'était lorsque l'on avait tout perdu, qu'on était libre de faire tout ce que l'on voulait. Non, on échappe pas à la gravité. On échappe pas aux lois élémentaires de la vie. On fini également par retomber sur quelqu'un qui vous donne envie de vous réconcilier avec l'Humanité toute entière. Qui vous réapprend à aimer. Nyriss était cette personne pour lui.

Elle était là, contre lui. Prenant soin de lui, comme personne ne l'avait fait depuis de longues années. Pouvoir fermer les yeux un instant, être en sécurité. Etre aimer, aimer en retour. De quoi lui redonner un peu de foi, même infime. Vouloir être avec elle, dans tout les moments. Ne plus l'oublier, son visage, sa peau, ses traits, sa voix, son toucher, son goût... Sorte de folie cognitive qui le transcandait. Là, étendu avec elle pressée contre lui, il ne pourrait plus rien faire de sa vie. Juste, être là. Laisser filer le temps. Profiter encore, encore et encore. Ses doigts parcouraient sa peau, dessinant ses courbes, allant et veannt dans de longs et grands gestes qui la recouvraient totalement. Leurs lèvres se rencontraient également, pour s'échanger des baisers, qui n'en finissaient pas. Et ils se souriaient, sans aucune raison apparente. Ses doigts toujours entremêler aux siens, il embrasse le dessus de sa main, avant de serrer un peu plus leurs doigts ensemble. Comme un appel pour qu'elle ne le quitte pas.

Le plaisir est aristocratique. A l'époque Grec, c'était entre hommes. Maintenant, c'est entre personne de statures importantes. C'est logique à comprendre. L'exploitation de l'homme par l'homme est plus simple en la privant de toute déviance émotionnelle. Plus besoin d'aimer, quand on peut s'acheter des merdes en cinq exemplaires. C'est le progrès universel.

Ton un peu cynique, comme à son habitude.

Et les optimistes m'emmerdent. Je suis pessimiste car je suis plus proche de la réalité. Les masses sont conservatrices. Elles ne répondent qu'avec leurs passions. La peur... La peur est collective et coercitive. Elle est rassurante, car elle est la norme, la Loi. Au final, on fini par être heureux en ayant peur de son voisin. Etrange, non ?

Ce monde finira bien par crever un jour ou l'autre. Avec ou sans lui, avec ou sans eux. Nyriss, elle était le fruit de la cupidité, de l'avarice et du pêché. Elle représentant les 7 pêchés capitaux, qu faisaient fantasmer les plus gros dégueulasses qui dirigeaient Novlangue. Le plaisir par procuration, donné par des machines que l'on rendrait humaine. Au moins, ce plaisir ne gâcherait pas des plans de domination. Plus rien n'était naturel, y compris de pouvoir avoir un enfant. Dans ce type de situation, il ne restait plus qu'à trouver un moyen de jouir, tout en l'interdisant. Après tout, la luxure n'est pas interdite... Certains animaux sont plus égaux que d'autre, c'est une règle universelle.

Retour à la réalité, loin des pensées philosophiques. Lui et elle. Toujours au même endroit, toujours l'un contre l'autre, l'un avec l'autre. Toutes ces discussions philosophiques semblaient plates, ennuyeuses et sans saveur. C'était sans doute le désir mutuel qu'ils avaient, qui rendaient tout fade. Juste le fait de partager des moments ensemble, sans s'arracher les cheveux. Laisser le monde avec ses emmerdes, pour se recentrer sur eux. Sur ce qu'ils allaient faire dans le futur, sur comment ils allaient vivre cette relation. Comment gérer le danger, le doute et la distance. En soi, aimer quelqu'un n'était pas un problème. Aimer une Orgienne était le summum, car c'était une race encore davantage pourchassé que les Insurgés. Guinea dans le rôle de Clyde, Nyriss dans celui de Bonnie. En espérant qu'ls finissent tout de même mieux que ces deux gangsters. Mais, ça à de quoi faire rêver.

Elle était touchante. Elle se sentait obliger de venir se quérir de lui, ce qu'il voulait, ce qu'il désirait. Ce qu'il ne devait faire ou pas. Si il avait été grossier, il lui aurait dit que fut un temps, il avait une mère et qu'elle s'occupait très bien de lui et qu'il n'en avait plus besoin ! Mais non, autant en profiter. Bien que cela soit gênant pour lui, lui qui faisait absolument tout seul, sans que cela n'attriste quelqu'un, ou que cette personne vienne lui demander comment il allait. Guiena était en pleine rééducation au niveau des valeurs, notamment les valeurs sentimentales. Basculant sur le côté pour se retrouver sur elle, il l'embrasse en passant une main dans ses cheveux, la fixant ensuite, se collant contre elle de tout son long.

Chut. Tu parles de trop. Je sais me débrouiller, tu n'as pas à être à mon service exclusif. Si je veux un truc, je le ferai moi-même. Penses un peu à toi, à ce qui pourrait te faire plaisir. Moi, ça fait longtemps que je n'ai plus besoin que l'on me tienne la main pour allez aux toilettes.

Il se mit à rire, en lui tirant la langue, l'air moqueur. Ses lèvres plongèrent de nouveau vers les siennes, pour l'embrasser, fermant doucement les yeux. Il n'osait pas le dire, mais il se sentait à l'aise là. D'avoir quelqu'un sur qui compter, qui voulait prendre soin de lui. C'est juste qu'il était solitaire, seul et qu'il avait sa fierté. Peut-être mal placé penseront certains. Une fois le baiser rompu, il se redressa légèrement, en s'étirant.

Bon, ça fait cinq minutes. C'est quand que tu m'embarques sous la douche alors ?

Regard un peu provocateur, tandis qu'il se met à la chatouiller.

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Déguisement.
Deuxième nuit.
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Attaque de la prison.
Rencontre avec Melian aux docks.
Troisième nuit.
Réparation de la jambe et papotage.
Retour au Murphy's.
Visite du QG, sentiments et sensualité brute.
Quatrième nuit.
Croiser une soeur...
Et l'embarquer dans un plan foireux, retour à la prison. (annulé)
Chinatown (anim Premier signe)
Plus tard, dans Chinatown, l'épidémie fait rage.
Dans l'hôpital.
Bien après.
Retrouvailles avec Guinea.
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Nuits lambda.
C'est en faisant n'importe quoi qu'on devient n'importe qui. (annulé)
Des petits trous dans le cerveau.
Un gros trou dans le cerveau (en cours)
Une autre nuit sur les toits.
Que va-t-on faire de toi Nej ?
Encore plus tard.
Little boxes (annulée )
Et une autre nuit.
Essaye de tuer Charmant (en cours)
Des mois plus tard
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez les baltringues nucléaires    Ven 7 Nov 2014 - 11:26

- D'accord, d'accord. Mais je ne sais pas ce qui pourrait me faire plaisir, j'ai déjà plus que ce que je n'aurais jamais imaginé.

C'était un peu niais dit comme ça, mais c'était vrai. Lui l'avait fait se sentir parfaitement humaine, lui avait fait découvrir les merveilles que le corps humains recèlent. Et en plus de tout ça, le sentiment le plus noble et le plus précieux. Alors comment le remercier ? Et bien sûr que oui, elle voulait prendre soin de lui, il aurait beau dire qu'il le faisait très bien lui même, elle n'était pas vraiment d'accord d'une part, et ça lui ferait plaisir d'autre part, parfois, pas en permanence bien sûr. Mais pour le moment, elle avait dit d'accord, elle ne ferait rien, verrait bien comment leur relation se concrétise, le temps qu'elle trouve sa place à ses côtés, elle avait bien l'intention de suivre la marche, le plus expérimenté des deux si on peut dire et d'apprendre.

Elle caressait son dos jusqu'à ses fesses, il l'embrassait à nouveau, encore un instant d'éternité, éphémère et pourtant sans fin, les secondes devenaient des heures. Elle pourrait rester comme ça une vie entière. Néanmoins il se détachait déjà d'elle, bien trop tôt, un regard provocateur, une boutade. Elle regrettait déjà ses lèvres, n'en avait pas eu assez. Non, vraiment pas. Il la chatouillait, et elle réagissait au quart de tour, hyper sensible, elle se tordait sous lui. Cinq minutes, cinq minutes... C'est beaucoup plus long que ça cinq minutes. Avec une langueur particulière, du fait qu'elle devait réfléchir à chaque geste, elle attrapa sa main qui la torturait et elle le poussa, roulant avec lui, s'approchant dangereusement des bords du lit. Elle était sur lui cette fois, elle reposa sa main dans son dos et caressa du bout des doigts son visage. Penchée au dessus de lui, appuyée sur son autre bras, elle le dessina plusieurs fois, en fit tout le tour, ferma les yeux et recommença jusqu'à l'avoir dans la peau. Faire le tour de son cache-oeil, puis effleurer sa paupière, dessiner une ligne front-pomette-menton, parcourir son nez, arpenter les reliefs de ses lèvres, se frotter à ses joues barbues, dans le sens du poil, et à l'envers. Tout ceci toujours très lentement. Son souffle effleurant son derme tout du long. Puis sa main glissa sur sa tempe, fit le tour de son oreille, la taquinant légèrement, descendit ensuite sur sa gorge, et plongea dans sa nuque. Là elle rapprocha son visage, entre-ouvrit sa bouche et laissa sa langue dessiner le contour de ses lèvres, elle se prit à désirer en connaitre la saveur et sourit. Et puis elle l'embrassa, longuement, s'appropriant le baiser qu'il lui avait arraché bien trop vite.

A un moment, elle ne pourrait dire si c'était elle ou lui, mais ils tombèrent à la renverse au pied du lit, en quelques éclats de rire. Cette fois, elle ne pouvait que céder. Elle enroula ses bras autour de lui pour se relever, ensemble, sans se quitter, et elle l'enlaça, déposant un fugace baiser dans sa gorge. Elle aurait largement pu le porter comme il l'avait fait, mais elle ne doutait pas un instant que cela ne lui plairait pas, et qu'ils seraient parfaitement ridicules, quelque chose comme la virilité masculine. Elle prit simplement sa main et l'entraîna derrière elle, de ses mouvements un peu robotisée.

- C'est où au fait la salle de bain ?

Il ne fut pas d'une grande d'aide, elle fit le tour de la pièce du regard, se dit que ça ne devait pas être loin de la chambre, au pire ils feraient le tour de l'appartement, au moins il verraient tout cette fois. Elle tenta la première porte devant elle, mais ce fut un placard mural, la deuxième par contre, bingo, donnait sur une jolie salle de bain, simple et propre. Elle s'approcha de la douche, alluma et régla l'eau, fouilla un placard dans le même temps pour trouver savon et shampooing, elle les ouvrit pour sentir l'odeur et ne dit rien. Elle n'avait pas des goûts de luxe, bien évidemment, mais elle avait l'habitude de flacons aux odeurs délicieuses de fleurs, alors elle était forcément un peu déçue. Elle l'entraina sous l'eau bien chaude, les enfermant dans le carcan en verre. La vapeur montait déjà, embuant les vitres. Elle préleva une noisette de liquide savonneux avant de lui tendre le flacon et se frotta entièrement avec, restant toujours en contact avec lui, au moins un peu. Elle se sentait un peu bête à vrai dire, qu'est-ce qu'elle était censée faire ? Le frotter elle-même ? Il avait largement sous-entendu l'inverse un peu plus tôt. Elle prit alors le shampooing, écartant sa tête du jet d'eau pour faire mousser ses cheveux tout en l'observant. Et puis, sa main pleine de mousse, elle sourit comme un félin qui prépare un mauvais coup et lui écrasa la mousse sur le visage en riant, évitant le jet d'eau bien sûr, et sa bouche pour venir ensuite l'embrasser, glissant avec lui sous l'eau sans délier leurs lèvres. De vrais gosses.
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez les baltringues nucléaires    Sam 8 Nov 2014 - 12:40

« Le jour où personne ne reviendra de la guerre, ce sera parce que la guerre aura été bien organisée. » - Boris Vian

Mourir plusieurs fois, pour mieux renaître. A terme, il finirait bien par frôler la vie. Chose compliquée au regard de tout de son passif. Des appels à l'aide qui finissent par se perdre dans le vide, avec aucun écho. Pour mieux faire passer son malaise, on le ravale et on essaye de le contenir. On se donne une façade. Cette façade est une carapace face à tout les dangers possibles. Mais cette protection fini par craqueler, par avoir des fissures. Tout s'engouffre alors à l'intérieur et fini par imploser. En négatif, mais aussi en positif. Le positif, c'était Nyriss. Choc frontal et sublime, envoûtant et délicieux à la fois. Elle était comme une offrande, offert à lui par la providence. Non pas qu'il pouvait être croyant, mais cela semblait irréel il y a encore quelques temps. De quoi laisser songeur et rêveur.

Sans doute la fatigue, voilà pourquoi il s'est laissé aussi facilement renverser, comme un fétu de paille. Non pas qu'elle avait usée de sa force, car la seule personne usée des deux, c'était bien lui. Un rire, c'est tout ce qu'il était capable d'émettre suite à ce retournement de situation quelque peu inattendue. Lui laisser les rênes et prendre des initiatives, n'était pas pour le déplaire. C'est par ces petits moments anodin qu'ils commençaient à construire leur vie commune, à deux. Chacun finissant par connaître l'autre, ses réactions, ce qu'il pense, ce qu'il ne faut pas faire. Guinea adorait l'imprévu, car c'était l'imprévu qui rythmait pour une bonne part sa vie. Dissoudre tout ça dans une relation avec la personne qu'il aimait, était davantage excitant car c'était bel et bien le mot à employer.

Sentir toute cette attention sur lui. Sentir ses doigts, sa peau, sa langue, son contact, son toucher. Prendre soin de lui, lui montrer par quelques gestes et quelques attentions, qu'il était aimé et désiré. Cela suffisait à combler le vide qu'il ressentait, combler l'absence de toutes ces années. Il se prit même à frissonner, instinctivement et brusquement. Voir qu'après tout ça, elle était plus qu'un simple robot, qu'une machine sophistiquée. Elle était celle qu'il désirait et qu'il aimait. Elle était devenue une femme à part entière. Les détails ne comptaient plus. Ce qu'ils s'étaient dit, ce qu'ils s'étaient échangés, la manière dont ils s'étaient rencontrés. Il n'y avait plus Guinea et Nyriss, il n'y avait qu'eux. Qui formait un tout, une continuité. Ce tout fini par sa vautrer quelques centimètres plus bas, suite à un mauvais mouvement dont ne sait qui. En tout cas, ils se vautrèrent comme il faut, l'un sur l'autre. Retour à la réalité, à la matérialité des choses. Mal à la nuque pendant un instant, une grimace qui se perd dans des rires. Une embrassade et un nouveau contact, comme pour ne pas se quitter, même dans les moments les plus irréels. Tout ça n'avait pas d'importance, ce qui importait allait suivre.

Elle l'entraîna par la main, à la recherche de la salle de bain. Lui ne savait pas où elle se trouvait, parce qu'il avait complètement oublié où cela se situait. Il avait d'autres choses en têtes, pour penser à ça. Alors les recherches infructueuses commencèrent, comme dans un Cluedo. Guinea éclata de rire quand elle ouvrit une porte qui donnait sur un placard mural, devant le ridicule de la situation présente. Puis, hasard de la situation, ils trouvèrent enfin l'endroit tant convoité depuis de longues minutes. Un endroit simple, qu convenait parfaitement pour ce qu'ils devaient faire. Situation cocasse, de voir deux personnes de sexes opposés entrain de se doucher, ne s'échangeant rien, ni même des mots ou des regards. Sans doute que ce qu'il avait dit un peu plutôt, l'avait un peu refroidi. Tout cela partait sans doute d'un bon sentiment de sa part, vouloir lui faire plaisir en toute circonstance. Lui avait simplement joué son rôle habituel, celui qui cherche à être indépendant et à ne surtout pas demander de l'aide. C'était le mauvais logiciel, à utiliser au mauvais moment. Mais c'était une tête de mûle et rien ne pourrait le changer aussi facilement.

Se laver. Quand l'on passe sa vie au Mirail, on fini par oublier ce que veut dire la propreté. Même avec s'être lavé cinq fois, on a toujours l'impression d'avoir un rat crevé au fond de la poche. Ici, c'était différent. Peut-être un contact nouveau avec la civilisation. Entrain de se savonner comme il peut, il se fait attaquer en traître par l'Orgienne qui semble très heureuse de ce qu'elle venait d'accomplir. Juste des gosses, qui essayaient d'oublier ce qui les attendaient quand ils sortiraient d'ici. Pouvoir de nouveau sentir ses lèvres fut une bénédiction, et il prolongea ce baiser comme pour padonner son offense. De nouveau l'un contre l'autre dans un espace confiné, comment ne pas se laisser allez à de nouvelles envies. Des envies subites, que l'endroit rendait propice. L'attrapant en l'enserrant dos contre lui, bloquant ses bras, aspergés par le flot continu du jet d'eau, il parcoura le visage de l'Orgienne avec ses lèvres, l'embrassant à plusieurs endroits, pour finir par sou cou, qu'il alla mordre avec un sourire aux lèvres. Puis d'un geste, il la fit légèrement tournoyer pour la plaquer contre le mur à côté d'eux, nouant de nouveaux ses lèvres contre les siennes, tandis que ses mains parcouraient son corps une fois de plus, par de longues caresses sur sa poitrine, ses jambes, puis son visage. Rompant le baiser en allant mordiller sa lèvre, il lui sourit légèrement, mordant en même temps son menton plusieurs fois, avant de poser son front contre le sien, ses mains ses joignant aux siennes.

Si tu veux me faire plaisir, c'est le moment idéal.

Lui souffla t-il à demi-mot, quand ces lèvres se plaquèrent de nouveau contre les siennes pour l'embrasser une nouvelle fois, plaquant ses mains et les siennes contre la paroi. Elle le rendait fou. Peut-être même qu'elle allait le tuer d'envie, de fatigue. Qu'importe. Il la désirait toujours davantage.

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MessageSujet: Re: Bienvenue chez les baltringues nucléaires    Lun 10 Nov 2014 - 15:27

Tout partait toujours d'un simple jeu, un geste anodin qui se transformait irrémédiablement en un ballet sensuel, parce que le désir qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre n'avait pas de limites, un véritable magnétisme. Ils pourraient tenter de se repousser, mais ils se condamneraient à se dévorer du regard tout en mourant de l'intérieur, peu à peu, à se morfondre en laissant leur flamme s'éteindre péniblement. A quoi bon quand aucun obstacle ne se mettait entre eux ? Parce que leur Amour ne pourrait se finir sans un drame, il est trop fort, trop intense, trop soudain pour un avenir trop incertain. Alors oui, ils pourraient vivoter des années pour s'éviter un cœur brisé, plus tard, un jour... Mais c'est ce que disait John Keats dans sa poésie, celle que Nyriss avait cité un peu plus tôt, et son choix était fait, elle préférait vivre pleinement, intensément, peu importe combien de temps cela durerait, ce qui viendrait ensuite.  

Elle profitait de chaque baiser, de chaque caresse, malgré ses perceptions amoindries, cela lui paraissait plus doux, moins électrique. Elle aimait la chaleur sur sa peau, le toucher humide de la sienne. Un câlin, un câlin de plus, est-ce que ce n'était que ça ? Plus ils s'embrassaient et plus la situation était équivoque. Elle le croyait fatigué, elle doutait. Le désir était sans limite mais pas leur corps, surtout le sien. Celui de Nyriss pouvait continuer sans fin, théoriquement, un autre curieux fantasme des vieux pervers sans doute, dans les faits c'était plus compliqué que ça, il n'y avait pas que la fatigue qui rentrait en compte. Alors elle n'osait pas le provoquer plus, elle se souvenait de son souffle, de sa difficulté à s'en remettre. Ses mains restaient les plus sages possibles, ses lèvres aussi, répondant seulement à ses gestes pour ne pas le vexer. Mais malgré tout cela, sa présence seule, nue, semblait le rendre fou, fou d'elle. Elle se posait tant et tant de questions qu'elle ne savait même pas si elle en avait envie, sûrement que oui, mais il fallait qu'elle se réveille, et ça elle ne le voulait pas. C'était son moment, complètement seule avec lui, juste Nyriss, pas de pensées parasites, peut-être qu'elle pouvait se laisser aller malgré cela, mais elle n'avait pas envie de tenter, pas cette nuit du moins, par peur de tout gâcher.

Et puis, front contre front, il y eu ces mots. Tranchants, presque violents. Ils se plantèrent comme des poignards dans le cœur de Nyriss. Elle déglutit. Elle n'aurait pas dû les prendre comme ça, mais il n'y avait rien de rationnel là-dedans. Ces mots sonnaient comme un ordre. Ils la replongèrent dans de sombres pensées. Elle le serra contre elle, ferma les yeux, se laissa quelques minutes pour se ressaisir. C'était différent, il l'aimait, ce n'était pas un ordre, juste une invitation maladroite, il l'aimait vraiment, il ne voulait pas la blesser. Elle s'en convainc facilement, mais son cœur continuait de battre à tout rompre. Maintenant, qu'en faire ? Il y avait tellement de façon d'interpréter cette demande... Elle y réfléchit, compara avec ce qu'elle s'était dit avant, avec le flot, le flou d'émotions qui la traversaient. C'était trop, et trop tard. Elle était de toute façon douchée dans les deux sens du terme, elle devait prendre le risque de le blesser à son tour après sa maladresse à son égard. Il avait forcément senti son malaise après ce long silence et la manière dont elle s'accrochait à lui, comme si elle allait tomber.

Doucement elle le repoussa sous le jet d'eau, toujours contre lui, laissant l'eau les rincer puis elle ferma le robinet. Se hissant légèrement sur ses pointes de pied, elle ferma ses yeux du bout des doigts puis embrassa ses paupières, glissant ensuite au creux son oreille, en un souffle, d'une voix douce, tentant de tempérer au mieux.

- Sois raisonnable.

Et elle l’entraîna hors de la douche, souriante, elle attrapa une serviette et le sécha sans le quitter des yeux, le laissa faire de même et les enroulèrent dans le tissu, le temps d'un baiser passionné faisant suite à un instant de nouveau si sensuel et intense, emplit d'un désir qui restait inassouvi. Enfin, ils retournèrent dans le lit, sous les draps cette fois. Elle le prit dans ses bras, posant sa tête entre ses seins. Il pouvait dormir, ou ils pourraient parler, ou bien... Peu importait tant qu'ils étaient l'un contre l'autre, qu'ils s'aimaient. Elle ferma les yeux, eux aussi avaient besoin de repos, et caressa ses cheveux encore humide. Elle regrettait sa réaction dans la douche, très exagérée, et maintenant que tout était calme, elle pouvait clairement identifier ses envies. Mais ça n'était que partie remise après tout. Elle ne savait pas s'il dormait déjà ou pas, mais elle murmura dans le silence qui lui fit écho, comme s'il était indispensable de lui ré-avouer ses sentiments.

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MessageSujet: Re: Bienvenue chez les baltringues nucléaires    Mar 11 Nov 2014 - 0:56

« Le jour où personne ne reviendra de la guerre, ce sera parce que la guerre aura été bien organisée. » - Boris Vian

Un moment de folie, un moment d'égarement. Peut-être trop d'envie, trop de passion. Lui-même ne pourrait l'expliquer. La façon d'agir et de parler est très importante et il l'a oublié sur ce coup. Ou alors, c'est elle qui décide de mettre un coup d'arrêt volontaire à tout ça. Qui peut avoir tort dans ce cas ? Guinea sous estimait certainement les antécédents de l'Orgienne, ce qu'elle a dû, pu vivre durant toutes ces années. La frustration, les ordres, l'esclavage et tout le reste. Lui aussi connaissait ça parfaitement, mais il se retrouvait face à une entité, qui lui était supérieure sur tout les plans, sauf dans sa façon de vivre et de pouvoir être libre. Double oppression tant sur le genre, que sur la fonction. Triste réalité qui semblait lui échapper, un court instant.

Il avait été emporté par sa passion au final. Emporté par l'envie, le désir, l'excitation. Peut-être en tremblait t-il encore, ou alors avait-il les yeux plus gros que le ventre ? Ses pensées sont sans doute allez trop loin, il n'a pas cherché à la comprendre. Ce fut presque de l'irrespect de sa part. Il avait aboyé presque un ordre, comme si lui infligez ce genre de choses allaient pouvoir la rendre confiante. Confiante envers lui et confiante avec elle-même. Mauvaise approche, mauvaise stratégie. Guinea était mauvais tout simplement. Maladroit en prime. Sa rationalité avaler et digérer intégralement par ses ardeurs. De quoi le faire douter, lui faire perdre pied.

Aucun mot ne pouvait franchir ses lèvres. Il restait silencieux, les yeux baissés, n'osant rien dire. N'osant pas la regarder. Elle aurait pu lui mettre une baffe. L'insulter. Lui cracher dessus. Le tabasser. Lui dire que c'était un pauvre type. Qu'il ne comprenait rien. Mais non. Elle se contenta simplement d'essayer de le raisonner, le plus gentiment et tendrement possible. C'était un ange et lui une brute. Toute la différence se trouvait là. Elle était plus humaine que lui, en cet instant. Deux mots raisonnaient dans sa tête désormais : 'Sois raisonnable'. Cela fait longtemps que la Raison s'est cassé par la porte d'entrée, suivi de la Compassion par la fenêtre et de l'Intelligence par la porte donnant sur le jardin. On ne se refait pas, on ne fait que perpétuer des tares, des approximations et des débilités qui font mal.

Tout d'un coup, il venait de perdre sa virilité. Comme si elle l'avait castré. Il ne disait rien, il était presque hagard. Il n'avait pas envie d'en remettre une couche, surtout qu'elle cherchait absolument à polir les angles, à essayer de tout remettre en ordre, pour limiter la casse. Lui, il se contenta de soupirer, la laissant faire. Il n'avait pas envie de verser une longue litanie pour s'excuser et continuer à remettre de l'huile sur le feu. Il avait compris son erreur, compris qu'il avait dit n'importe quoi. C'était un fait et il devait l'accepter. Guinea avait l'impression que dix jours venaient de se passer entre leur arrivée dans la salle d'eau et les en voir sortir. Il venait de se manger un allez-retour en pleine face et en était encore hébété, se demandant ce qu'il venait de se passer. Pourtant, elle était revenue. Encore une fois, avec un baiser. Peut-être sa manière à elle, de mettre les points sur les i, de faire en sorte de passer à autre chose. Un moment court mais intense. Un pardon mutuel, qu'il ne laissa par partir, se pressant contre l'Orgienne. Peut-être le début de la Rédemption ?

Retour à la case départ, dans la chambre, dans ce lit qui avait connu leurs ébats un peu plutôt. On couche toujours avec des morts, disait Ferré. Il avait raison, une fois de plus. Toujours en fait. Retour aux sources, en se lovant l'un contre l'autre, en se glissant tout les deux sous les draps, sa tête venant reposer sur la poitrine de sa partenaire, tandis qu'il ferma les yeux un instant. Non pas de la fatigue, mais le besoin de se ressourcer, de se sentir bien. Protéger. Compris et surtout pardonné. Il avait envie de lui dire au final, qu'il était désolé. Qu'il ne voulait pas la blesser. Que ces mots ne signifiaient pas ce qu'elle pensait. Peut-être qu'il aurait dû, mais rien ne voulait sortir. Cela aurait été inutile et futile de toute manière. Il lui fallait être 'raisonnable'. C'est ce qu'elle avait dit, alors autant l'être, rien qu'un tout petit peu. Ses yeux se rouvrirent lentement quand il l'entendit. Il resta figé pendant un court instant, sans rien faire, avant de hisser sa carcasse lentement vers le visage de Nyriss, l'attraper entre ces deux mains et l'embrasser, comme seule et unique réponse. Il n'en demandait pas temps et surtout pas plus. L'essentiel venait d'être dit. Il aura fallut de nouveau deux mots, pour que tout se tasse. Que tout se fasse jour. Il venait de se faire une frayeur pour rien, ou si peu.

Je t'aime.

Souffla t-il contre les lèvres de l'Orgienne, en mettant fin au baiser, les yeux mi-clos, ses deux pouces caressant ses joues, pour ensuite l'embrasser une nouvelle fois, passant sa main autour d'elle, pour la serrer de nouveau contre lui. Accentuant légèrement le baiser, il lâcha aussi rapidement pour venir passer sa main sur le ventre de l'Orgienne, lui offrant mille et une caresses, ne se détachant pas pour autant de ses lèvres. Une fois les baisers à nouveau échangé, ses lèvres se portèrent jusqu'à sa joue et descendit lentement pour venir se nicher dans son cou, où une pluie de baisers se fit jour. Puis, une fois son oeuvre terminé, il alla remettre sa tête contre la poitrine de Nyriss, continuant ses caresses sur son ventre, regardant ses doigts passer et repasser sur sa peau. Il était entrain de sourire, tout simplement.

J'ai perdu mon sang-froid taleur.

Fut les quelques mots qu'il pu lâcher en direction de sa compagne, en tournant légèrement en tête, restreignant son sourire et se saisissant d'une des mains de l'Orgienne, pour venir déposer un délicat baiser dessus, avant de la reposer, tout en reposant également sa tête là où elle se trouvait déjà, continuant à la fixer, lui souriant un peu plus franchement. Voilà, il était enfin raisonnable maintenant.

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MessageSujet: Re: Bienvenue chez les baltringues nucléaires    Sam 15 Nov 2014 - 2:11

Ces quelques mots, des excuses, c'était touchant, surtout après l'avoir embrassée avec autant de douceur, l'avoir caressée avec la même tendresse, lui avoir redit ces deux mots si précieux. Il s'était rendu compte de la portée de ses mots, il l'avait comprise et il en était désolé, que demander de plus ? Rien du tout. Elle était définitivement amoureuse, passionnée, dingue de lui. Et elle se demandait déjà comment ils allaient pouvoir se séparer pour faire ce qu'ils avaient à faire le lendemain, chacun de leur côté, sans doute pour mieux se retrouver. En espérant que rien ne leur arrive entre temps.

Elle le fit remonter contre elle, sur elle, pour l'embrasser, lui dire à quel point elle était touchée par ces quelques mots, émue même. Elle passa ses mains dans sa nuque, dans ses cheveux, fébrilement, elle l'entoura de ses bras, de ses cuisses, ses genoux se plièrent. Elle l'embrassa avec ses lèvres, avec sa langue, avec sa passion, elle y mettait un peu trop de lèvres, un peu trop de langue, un peu trop de passion. De bouleversée, elle était devenue fiévreuse. Il ne pouvait pas ne pas s'en rendre compte tant son corps la trahissait, entièrement. Et puis ses propres mots revinrent dans son esprit. "Sois raisonnable". C'était aussi valable pour elle-même. Elle sépara leur lèvres, à regret et soupira longuement, reprenant son souffle plus que saccadé. Elle laissa sa tête retomber sur les coussins, le serra dans ses bras, son visage dans sa gorge. Elle ferma les yeux, déglutit comme pour ravaler son désir et se détendit peu à peu jusqu'à se rallonger. C'était injuste ce qu'elle lui faisait, après l'avoir rembarré sous la douche, même si c'était à juste titre, après s'être dit et répétée que cela suffisait pour la nuit. Mais le désir semblait n'avoir aucune rationalité, aucune limite, pas plus que l'amour. Et cela lui plaisait plus qu'on ne pouvait l'imaginer. Un robot avait une pensée logique, raisonnée, tout ce qu'il y a de plus pragmatique et terre à terre à l'inverse d'un humain. Mais elle, Nyriss, elle avait des envies, des émotions et des sentiments qui dépassaient l'entendement, qui ne suivaient aucune logique, des pensées abstraites, elle se sentait humaine, on ne peut plus humaine. Et c'était lui, Guinea, qui le lui permettait. Grâce à lui, à son influence, elle pouvait désormais s'épanouir.

Elle l'enveloppait de ses longs et fins bras, le couvait de ses ailes, pour ensemble s'envoler vers un nouveau monde, leur monde, celui qu'ils allaient se créer dans cet appartement. Ils repousseraient les limites du possible. Ils écriraient un roman absurde, dont personne ne pourrait comprendre le sens, si ce n'est eux. Dehors tout serait gris, mais ici tous se colorerait à la façon des impressionnistes, point par point, patients pour atteindre la perfection, l'épanouissement le plus totale. Un travail titanesque, long mais qui en vaudrait la peine, aucun doute n'était possible, car ils en sortiraient grandis en tout point. Ils se rendraient beaux, ils se rendraient forts, ils se rendraient plus ouverts, plus intelligents, apprenant l'un de l'autre sans cesse, se remettant en question mutuellement. Novlangue paraissait si petite, si insignifiante face à tout ça. Car dans leur alcôve, à l’abri du monde, c'était une étendue infinie de beauté et de sagesse qui prospérait sous leurs yeux.

Tout en pensant cela, elle jouait avec sa main, dans les airs, de ses longs doigts graciles elle lui faisait fendre l'air, avec une grâce toute particulière, souriant aux anges, non, souriant pour lui, rien que pour lui. Elle s'était demandée un peu plus tôt comment ils arriveraient à dormir l'un contre l'autre. Lui encore, pourrait tomber de fatigue, mais elle, elle devrait faire avec, juste caresser sa peau sans le réveiller, écouter son souffle, le regarder dormir et veiller à ce que rien ne le dérange. Ainsi, la chaleur avait finie par retombée, tout semblait tendre à nouveau. Il caressait son ventre, elle son bras et ses cheveux. Elle avait reposé sa main sur le lit, précautionneusement. Et elle fermait les yeux, se laissant aller à ses pensées, observant les rêves de Nej, étranges comme toujours, mais elle aimait ça. Encore une fois la logique n'avait aucune place, tout était absurde, les émotions produisaient des images et des objets sans liens avec la réalité de leur concept, et ainsi l'inconscient envoyait des messages au conscient. Mais quel genre de message ? Pour l'une comme pour l'autre, cette partie du cerveau restait un profond mystère.

En ce moment, elle avançait sur les toits de Novlangue, reine du ciel, elle avançait en sautillant, elle se faisait équilibriste à mille lieux du sol. Elle n'était pas seule, il y avait un homme qui riait avec elle, Nyriss ne le connaissait pas. Ils étaient fous tous les deux, ils se tenaient la main et sautaient dans le vide, en s'esclaffant. Et ils atterrissaient sur d'autres toits, avec des jardins, des fruits énormes y poussaient. Ils les jetaient alors sur les murs du palais du gouvernement, comme des gosses. Les fruits laissaient une grosse trace, et surtout ils puaient et puis ils escaladaient une paroi de verre, lisse, vers la plus haute tour, courant pour échapper à la milice. Ça continuait ainsi, longtemps, sans aucun sens, traversant le temps et l'espace avec la même facilité. Cet homme l'intriguait, elle se demandait s'il avait un nom, s'il avait vécu, qui il était pour Nej.

Nyriss sortie soudain de ses songes, caressant toujours les cheveux de son amour, elle murmura, à peine audible dés fois qu'il dorme.

- Est-ce que te souviens de tes rêves ?

Sous-entendu, "raconte-m ‘en un". Elle voulait savoir s'il rêvait pareil, ce que ses rêves disaient, elle se demandait si grâce à lui, les rêves de Nej pourraient également devenir les siens, si elle pouvait rêver de lui. Comme si cela ne suffisait pas qu'il habite son corps et ses pensées. Et puis elle voulait percer cette inconscient, le comprendre, savoir s'il devenait aussi le sien avec le temps. Elle soupira doucement. Peut-être qu'il dormait, peut-être qu'il ne répondrait pas, auquel cas tant mieux, elle lui soufflerait de quoi faire de doux rêve à l'oreille, tel un Djinn bienveillant. Elle protègerait autant son corps, que son âme ou son esprit pendant son sommeil, veillant sur ses songes contre la puissance néfaste de l'inconscient.
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez les baltringues nucléaires    Lun 17 Nov 2014 - 19:15

« Le jour où personne ne reviendra de la guerre, ce sera parce que la guerre aura été bien organisée. » - Boris Vian

Peut-être qu'au final, tout était mieux ainsi. Chacun à leur façon, ils étaient capable de se pardonner. De se faire comprendre et d'aller de l'avant. C'était un premier pas qui était franchi, qui allait leur permettre de pouvoir coexister sans avoir besoin de s'engueuler constamment. Il marquait un point, après son comportement plus que limite qu'il avait adopté tout à l'heure. Mais c'était une très bonne chose de ressentir une complicité et une confiance mutuelle. La base de toute relation stable, en quelque sorte. Pour le reste, ils verraient bien plus tard. L'important se situait en ce moment, perdu qu'ils étaient à se contempler l'un l'autre, à s'aimer et à le faire comprendre à l'autre.

Le monde entier tenait réellement dans un mouchoir de poche. Il se trouvait ici, dans cet immeuble, à cet étage, dans cette chambre, sur ce lit, dans ses draps. Un morceau de bonheur qui flottait dans les airs et qui semblait insaisissable. Seul eux étaient capable de pouvoir le ressentir et d'en profiter. Le reste était futile, n'avait ni goût ni odeur. Il ne valait plus la peine d'être vécu, sans que cela ne les concerne personnellement. Il leur fallait se sentir vivre et c'était la seule manière qu'ils avaient trouvé pour le faire. Que cela dure le plus longtemps possible, car la séparation serait pénible. Peut-être même douloureuse.

Mais l'essentiel n'était pas de panser au fait qu'ils allaient se quitter. Mais au fait qu'ils avaient encore du temps devant eux, un temps précieux qu'il leur fallait profiter. Ils ne pouvait pas se laisser emmurer ici indéfiniment, en restant étranger à tout ce qui se passait dehors et ce que demain réserverait. Demain serait triste et morne, mais il n'y avait pas le choix que d'aller dans cette direction. Il leur restera des souvenirs et le désir de vouloir se retrouver, à défaut de pouvoir être ensemble continuellement. La situation prit un autre tournant quand l'Orgienne se montra un peu plus pressante contre lui. De nouveaux échanges de baisers, une nouvelle envie subite. Elle qui prêchait la modération, venait sans doute de franchir un cap. Guinea ne broncha pas, il la laissa faire, si c'est ce qu'elle désirait réellement. Mais bien vite, ce fut le retour à la raison. Sans doute que les paroles prononcées il y a peu 'Sois raisonnable', lui était revenu en pleine figure. Cela n'avait aucun intérêt et l'avait fait beaucoup rire. Il était fasciné parce qu'elle était, ce qu'elle ressentait. Lui qui avait eu une image négative de tout ce qui l'entourait et de tout ce qui n'était pas organique à 100%, venait de se prendre une baffe. Mieux vaut tard, que jamais.

Une fois le moment de tension redescendu au-dessous du seuil critique, il retrouva sa place contre elle, la tête posée sur sa poitrine, sa main caressant lentement et doucement son ventre, fixant un point imaginaire. Il soupira longuement, clignant des yeux rapidement, pour finir par bailler. La fatigue se faisait de plus en plus pressante et il ne pouvait pas lutter contre indéfiniment. Il se faisait vieux et en plus, ces derniers jours avaient été riche en émotion en tout genre. Il lui fallait faire un break, mettre sur pause. Il s'étira longuement tout en profitant de la protection des bras que lui offrait sa partenaire. Là il se sentait bien, protégé et apaisé. Il pouvait relâcher sa garde, fermer les yeux, sentir son contact et ne penser à plus rien d'autre. Tout ça serait bon pour une autre fois. Finalement, ses yeux se fermèrent après une lutte ultime pour tenter de faire papillonner ses paupières. Il avait perdu d'avance et il le savait.

Mais, dans cette atmosphère calme et sereine, il n'y avait rien que du vide devant ses yeux fermés. Comme si ses pensées étaient mortes et refusaient de lire quelque chose. Comme si il fallait qu'il soit rebooté. Ou peut-être était-ce elle qui lui permettait de ne pas penser à tout les soucis qui allaient l'attendre ? Quoi qu'il en soit, il n'y avait rien. Sinon un épais brouillard devant ses yeux. Cachait-il quelque chose, ou rien du tout ? Il ne semblait pas réussir à le percer et plus il semblait s'avancer, plus il s'assombrissait. Il se mit à bouger légèrement dans le lit, raffermissant son emprise tout autour de Nyriss, pour qu'elle ne s'en aille pas. Guinea ne la lâcherai pas. Il ne la lâcherai plus. Puis il rouvrit les yeux, aux paroles de l'Orgienne. Qu'est ce qu'elle venait de dire ? Il n'avait pas fait attention. C'est seulement la fin de sa phrase qui avait semblé être audible à ces oreilles. Il avait comprit "tes rêves ?" et pour le reste, à la poubelle. Toujours dans sa position, attrapant une de ses mains, les yeux vers son point imaginaire, il commença à parler faiblement :

Je ne rêve pas. Je ne fais que des cauchemars. A la fin, c'est toujours celui de l'autre côté qui gagne. Ou alors il m'arrive n'importe quoi. Une fois, je n'arrivai pas à poser ma jambe gauche sur le sol, elle était inerte. Dès que je me relevais pour faire un pas, je m'écroulai. Ainsi de suite, ainsi de suite. Quand j'ai enfin réussi à retrouver l'usage de ma jambe, j'avançai comme un escargot. Mes jambes étaient lourdes et... Voilà. Pourquoi tu me demandes ça ?

La question pouvait paraître ridicule, mas cela l'intriguait. Guinea avait passé le stade d'avoir des rêves, il était trop souvent entrain de broyer du noir, ou d'avoir des choses qui lui plombaient la tête. les derniers choses qu'ils voyaient, était un monde totalement dévasté, avec des femmes buvant du vin au couleur sang. Rien de bien normal, rien de bien concret. Il était trop matérialiste pour ça, peut-être un peu trop terre à terre. Son inconscient lui jouait des tour et il fallait qu'il fasse avec.

Je vais finir par m'endormir tu sais...

Lança t-il, en allant embrasser sa nuque plusieurs fois, se nichant au creux de son cou en fermant les yeux.

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Troisième nuit.
Réparation de la jambe et papotage.
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Et l'embarquer dans un plan foireux, retour à la prison. (annulé)
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Dans l'hôpital.
Bien après.
Retrouvailles avec Guinea.
Burger Bitch (annulé)
Nuits lambda.
C'est en faisant n'importe quoi qu'on devient n'importe qui. (annulé)
Des petits trous dans le cerveau.
Un gros trou dans le cerveau (en cours)
Une autre nuit sur les toits.
Que va-t-on faire de toi Nej ?
Encore plus tard.
Little boxes (annulée )
Et une autre nuit.
Essaye de tuer Charmant (en cours)
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez les baltringues nucléaires    Mar 18 Nov 2014 - 22:08

Quelle drôle d'image cela devait donner. Une orgienne, un robot, un tas de circuit et de métal, certes très joliment assemblée mais un cyborg pour autant, tenant dans ses bras un humain. Ça devait avoir l'air d'un délire pervers quelconque, une façon pour un pauvre homme de combler sa solitude. Et pourtant cet assemblage curieux éprouvait des sentiments, et plus étonnement encore, avait réussit à se faire aimer en retour. Et si on passait outre ses quelques circuits apparents, on ne voyait plus que l'évidence : l'amour, la tendresse, la protection. Ce lit était un cocon à l'abri de tous les dangers, une bulle d'ailleurs, une enclave d'anarchie dans un monde totalitaire.

Nyriss déposa un baiser sur son front, caressant son visage avec langueur.

- Je m'intéresse à l'inconscient. C'est très abstrait pour moi. Je regarde les rêves de Nej et j'essaye de comprendre. J'ai remarqué que le temps ne défilait pas de la même façon, il peut se passer beaucoup de choses dans un rêve alors que cela dure à peine quelques minutes. Les tiens ont l'air tout aussi étranges que les siens, et déplaisant puisque tu les appelles cauchemars... J'espère que tu n'en feras pas cette nuit. Mais je parles des rêves de la nuit, du sommeil bien sûr, pas de ceux du jour...

... Parce qu'il n'y en a pas de possible. Pas d'avenir radieux. Mais nul besoin de l'exprimer ni d'y penser.
Alors qu'il s'était logé dans sa gorge, elle frémit sous ses baisers et le resserra contre elle, bougeant juste le temps de fermer ses paupières d'un baiser.

- Alors endors-toi... endors-toi...

Un murmure, à peine, presque une incitation.
Elle-même fermait les yeux, ne le lâchait pas, faisant en sorte que leur peau se touche au mieux, au plus, chaque centimètre qui pouvait être en contact l'était. Parce qu'il ne fallait pas en perdre une miette. Et leur corps ainsi enlacée, elle se refaisait le film de cette soirée, cette nuit qui avait changé sa vie pour de bon. Ses doigts intercalés entre les siens, le silence gênant, pesant, l'aveu d'une attirance. L'un dans les bras de l'autre, ce premier baiser, chaste, court et pourtant si marquant. Et un autre, puis un autre... Il y en avait déjà une infinité, trop pour être compté. Et il y en aurait encore plus. Et puis la découverte du corps, s'appréhender, se mettre à nu. Le plaisir de la peau qui touche la peau, la volupté, les caresses et les poils qui se hérissent sous elles, chaque cellule qui s'éveille, l'émotion à travers chaque pore. Et quand ce n'est plus la peau qui caresse mais ses lèvres, sa langue... Quand le désir nait... Et que le plaisir devient jouissance.

Elle ressent tout ça au nouveau, juste en y repensant, mais ça n'est pas pareil, c'est feutré, flou, cela manque de quelque chose, heureusement. Juste un souvenir, surtout pour cette sensation chaude et exaltante. Un souvenir qu'il faudra rendre réel à nouveau. Voilà qui lui arrache un pincement au cœur, comme un poids qui lui pèse. Elle panique maintenant, son pouls s'accélère, comment va-t-elle faire demain, sans lui ? Et s'il n'était pas là quand elle reviendrait ? Ou qu'elle mettait trop longtemps ? Et plus simplement, comment allait-elle vivre avec ça ? Ça n'était pas le genre de chose qu'on apprenait à l'école des orgiennes, comment aimer et comme vivre en aimant, en se séparant pour se retrouver ensuite. Lui, ça ne devait pas lui poser problème, c'était un solitaire, il avait l'habitude. Elle se disait même alors qu'elle ne lui manquerait pas.

Vivre à deux c'était déjà un monde, mais alors vivre seule toute en aimant, cela lui semblait insurmontable, et par là elle entendait bien les rares moments qu'elle passerait loin de lui, l'inquiétude, le manque. Rien que l'idée de ne plus toucher sa peau la rendait nerveuse. Elle se concentra sur son souffle, fort, régulier pour se calmer, et attendre tout simplement qu'il se soit reposé, qu'il s'éveille à nouveau pour lui rappeler qu'ils y parviendraient, que tout ça n'aurait jamais de fin.

Une nouvelle vague de rêves vint occuper ses pensées dans ce moment opportun, l'emmenant vers d'autres questionnements, moins troublant, pour le reste de la nuit.
Demain un jour nouveau, un au revoir, espérons point un adieu.
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