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Novlangue est un univers totalitaire inspiré de 1984 (G Orwell)

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 The Burger Bitch

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MessageSujet: The Burger Bitch   Ven 9 Jan 2015 - 14:20

On reconnaît dans la pièce derrière le lit de fer le lavabo jauni dans lequel je bois, pisse, chie, vomit à l’occasion, me lave vite fait, etc.
Je regarde ma pisse tourbillonner et se mélanger au mince filet d’eau qui coule sans discontinuer et sans jamais s’arrêter. C’est d’une beauté à clamser.
Si l’eau est tiédasse, elle reste pure et cristalline ce qui m’a toujours fait halluciner vu la tuyauterie rouillée et cradingue.
Je n’attends pas que l’odeur de pisse s’estompe, je plonge mon visage sous l’eau et passe une main énergique pendant quelques secondes. Ça suffira pour la toilette.

Grattements, sueurs, tremblements ! Putain j'ai le trac on dirait, ressortir après toutes ces années (?), heures (?), minutes (?)...
La seule preuve de mon existence fut les alertes du corps qui va se confronter à une situation inconnue ou inhabituelle ou dans mon cas lointaine, comme un comédien qui vit les quelques secondes avant l'entrée en scène comme un supplice contradictoire et délicat : l’envie de partir en courant, de tout plaquer, de disparaître à jamais se disputant à la représentation, la norme, le désir de plaire au public et surtout de recevoir l’approbation, mille louanges et quelques groupies vierges ou pas.

Je me croyais à l'abri de toute tentation.
J'ai mis longtemps à sortir réellement de ma torpeur et à décider que le moment de retourner dans la danse était inévitable.
Il faut vaincre l’effacement. Et réduire le gouffre commun qui sépare la pensée de l’acte.

Y'a cette petite voix qui traque mon cerveau en boucle depuis quelque temps.
« eh coco va falloir sortir de ta p'tite cage dorée ».
« Ah ouais cage dorée », que j’répète. 
sol pierre froid
murs métal froid
zéro ouverture sinon la porte - close

Ici c'est le royaume grisâtre du gris - terne, triste, mélancolique soi-disant. 
Remarque on trouve de l'intérêt à tout quand on est enfermé, j'ai étudié le gris et ses nuances avec des plaisirs incroyables et inavouables.
gris métal m'a fait verser quelques larmes, manque de lame
gris lame d’hallucinations je rêvais rouge
gris taupe tu m'a réchauffé mon salop quand au début mon poignet imitait yo-yo en pensant à antilope
bleu gris jamais vu la mer sinon grâce à toi

Je passais d'une nuance à une autre avec délectation, c’étaient des délires que mon esprit rendait essentiels.
J’crois bien avoir perdu pas mal de neurones dans l’histoire comme si on m’avait greffé le cerveau d’une poule qui essaye de convaincre des moutons qu’elle était là avant l’œuf.

Bref, je suis face à la porte :
« ouvre porte », dis-je solennellement, comme d'autres diraient "sésame ouvre-toi" espérant embrasser un nouveau monde.
La porte s'ouvre lentement, la lumière électrique d'un néon jaune remplit la pièce, caresse le sol et pénètre peu à peu mes yeux éblouis.
Bien sûr la porte est restée fermée. La clef bordel, à l’ancienne, on n’est pas dans les hautes sphères ici, la clef, c’est quand même la seule chose dont je n’ai jamais oublié l’emplacement.

Je regarde furtivement à gauche, à droite, la galerie est vide, je referme derrière moi, je reviendrai peut-être qui sait. Je sors.
La lumière des néons clignote à intervalles irréguliers, le grésillement est continu, ma sortie du silence explique que je ne le supporte qu’avec peine.
L'état de la galerie est déplorable, la situation ne semble pas s'être arrangée, plus haut, plus loin peut-être mais j’en doute.
J'emprunte plusieurs galeries, je ne suis pas perdu, j'avance, je retrouve mes repères à chaque pas ; ma lenteur se justifie par une prudence exacerbée. Si je fais une mauvaise rencontre, je n'ai que mes mains.
Pas âme qui vive sauf peut-être derrière toutes les portes identiques devant lesquels je suis passé.
J'enjambe un tas de ferrailles, des morceaux d'une rame de métro démantelée.
Plus loin, je frôle dangereusement des câbles qui pendent comme des reptiles faussement calmes.
Je lis sur un mur en lettres capitales immenses et noires les mots - NOTRE ATOUT C'EST LA RAGE - qui, lorsque je comprends qu'il ont été écrits très récemment, m’encouragent et justifient une bonne fois pour toute ma renaissance.

C’est vers le Murphy’s Pub que je me dirige depuis le début, passer voir Moses, voir peut-être quelques têtes connues, boire un coup putain, un bon whisky ça fait tellement longtemps ou n’importe quoi d’autre que d’la putain d’eau.
Mais avant j’décide de passer pas très loin au boui-boui The Burger Bitch s’il existe encore, pas très connu mais une sorte de QG pour moi à une époque.
Faut dire que Cassie la proprio - moi j’l’appelle Burgerqueen - vaut le détour avec sa gouaille et son allure sorties de nulle part.
Enorme, elle doit faire dans les 150 kilos, cuisine à moitié allongée sur un grand lit incliné derrière un comptoir qu’elle astique continuellement en te regardant droit dans les yeux, flippant parfois. C’est un mix improbable en plus balèze de Carlos & Maïté deux créatures mythologiques d’une civilisation disparue.
Quand je rentre, pas une réaction, rien, comme si j’étais venu la veille, je ne m’attendais pas à une effusion de sa part mais quand même au début du début d’une marque de surprise.
Je m’assois, personne pour l’heure dans la petite salle, je commande avec émotion mon burger tant désiré.
J’espère que mon estomac conditionné à l’eau et à la poudre va tenir le coup. En tentant de déchiffrer des inscriptions sur le plateau en bois de ma table, je m’imagine à la première bouchée être pris d’une chiasse terrible qui se déverserait partout dans les galeries.
Cassie s’affaire ; ça commence à sentir grave la graille.
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MessageSujet: Re: The Burger Bitch   Lun 12 Jan 2015 - 10:08

De l’entrée on ne peut que se diriger tout droit vers le comptoir de la Cassie.
Elle a pensé son truc, pas folle la guêpe, sûr que c’est élaboré.
Quand vous entrez vous ne pouvez plus reculer, techniquement vous pourriez mais ce qui arrive c’est que vous êtes happés jusqu’à elle sans pouvoir résister.
Elle doit avoir un don pour aimanter le chaland. Je ne crois pas qu’il soit question de pouvoirs surnaturels ; vous êtes rendus faibles c’est tout.
J’entends tellement la réponse qu’elle pourrait balancer :
Ah le dernier enc qu’a fait volte-face j’l’ai chopé par le paletot là j’l’hache menu pour ton beurkger mon chou reste assis  

Donc, l’allée centrale repousse à gauche trois petites tables en bois aux pieds avec arabesques en fer forgé et à droite un long et épais plateau en bois suspendu par quatre câbles en acier, polis jusqu’à mi-hauteur par les paluches des clients qui s’y agrippent parfois pour aider leur carcasse à soutenir le regard perçant qui les fixe, gras et poussiéreux là où plus aucun doigt ne les atteint pour les astiquer.
Nombreux sont ceux qui doivent s’interroger sur l’agencement incongru de ce plateau en lévitation.
L’esprit condamnant les objets à l’immobilité, il fallait peut-être à Cassie quelque chose qui bouge devant elle, si infime soit le balancement. Faut se mettre à sa place lorsque la salle est vide… vlà l’ambiance mortelle…
Moi je dirai qu’il suffit au « charme » du lieu et que c’est la seule explication à donner… car de toute façon c’est à parier que personne n’osera jamais la questionner !

Au fond, l’arrière-salle fermée par des portes « saloon » est l’espace dans lequel travaille et vivote le mari de Cassie. Il est à considérer qu’il y est aussi retenu prisonnier.
On l’a sobrement rebaptisé Popol Négation. Ce nom grotesque il le tient du jour où il s’est fait chopé avec un petit gars qui livrait une fois la semaine la bouffe et les boissons.
Quand Cassie les a trouvés à se bécoter dans l’arrière-cour, elle a étonnement gardé son calme, a fait prudemment marche arrière et l’a attendu à l’intérieur.
Adossée au plan de travail et faisant mine de lire une notice, elle dissimulait posée derrière elle sa feuille de boucher…

Entre en scène dans la cuisine Cassie & Rocco (son prénom de naissance).
- t’as voulu m’la faire à l’envers mon amour j’t’en veux pas t’inquiète pas la jalousie c’est pour les traitres j’te comprends le prob c’est que j’supporte pas que tu m’aies laissée sur la touche comme une énorme merde, fallait m’inviter.
- cool ma chérie la prochaine fois tu seras de la partie je savais que tu serais compréhensive, comment on va se mettre bien !
- Rocco mon doudou viens près de moi
- tout de suite ma grosse dondon
Le couperet fend l’air et la chair.
Le Choeur :
- Rocco est mort. Vive Pop, Pop, Popol Nég, Popol Négation, Popol Négation, Popol Négation…
Rideau.


Personne ne sait comment il en a réchappé, personne ne sait comment Cassie a pu rester dans son tripot après lui avoir coupé l’oiseau.
Quoi qu’il en soit dès le lendemain elle a réuni autour d’elle sa clientèle la plus barrée, a cuisiné le membre fautif et a vendu son burger dick à l’amateur le plus offrant.
Comment on pourrait appeler le mec qui a bouffé un burger à la viande de bite merde ?

Je me suis assis à la table la plus proche du comptoir le regard dirigé vers le fond de la salle sans donner l’air d’hésiter.
Je voulais m’asseoir dos à elle, ne pas la subir, faire les choses par étape, me rassembler après ma marche jusqu’ici, la prudence encore et non le courage m’a obligé à poser mon cul sur le tabouret en face d’elle.
Une hallu est vite arrivée : exemple elle semble normale, elle cligne des yeux, les rouvre, distingue comme une roue qui tourne et balance dans ma direction moins la précision du lanceur de couteaux son gros hache-barbaque.
J’veux bien crever connement genre après avoir dit « bonne journée » à un N.O.D. mais pas crever en satisfaisant l’initiation au balancé de hachoir de notre amie.
Raté donc ! j’vois presque tout ce que tu manigances ma Cassie ! en l’occurence sagement mon burger tant désiré (bis).

Moi c’est mon hallu de chiasse qui recouvrirait Tout qui me retravaille.
Et si y penser à l’exception de toute autre chose la faisait advenir.
Craque pas corps, pense au whisky qui suivra tôt ou tard au Murphy’s.
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MessageSujet: Re: The Burger Bitch   Jeu 15 Jan 2015 - 22:52

Quand Cassie fait carillonner sa clochette, Popol n'a que quelques secondes pour rappliquer, prendre les assiettes servies et les porter aux morts de faim qui attendent les crocs plantés dans la table.
Elle le surveille du coin de l'œil et suit le moindre de ses gestes. Un de ses plus grands plaisirs c'est de mater SA putain de danseuse s'agiter dans la salle !

tu veux ta gâterie c’soir ou pas ? alors bouge ta croupe et j’t’enfilerai l'cul du joujou dans ta tienne arrière-boutique,
qu’elle balance avec son sens bien à elle de la poésie.

Le client peut poireauter, pas elle, faut que Popol ramène sa poire fissa.
Et en effet attendre au Burger Bitch, comment dire, accélère le vieillissement, elle prend son temps la Cassie, elle a rien à foutre de ceux qui râlent dans son dos ou de la mauvaise publicité, le roi c'est rien qu'elle, pas le client.

Le seul truc qu'elle prend au sérieux c'est la bouffe qu'elle prépare, pointilleuse sur la qualité mais pas sur les mélanges et les tentatives exotiques dont feu Rocco a fait les frais.
Le hic c’est que ça lui demande des efforts de concentration intenses et elle s'assoupit en général deux trois minutes entre chaque préparation.
Pour notre Popol c’est « moneyyy tiiime » !

Il m'a tout de suite reconnu et m’a même souri.
Il a commencé à déblatérer comme un malade sur tout et n'importe quoi. Il a besoin de parler le pauvre bougre.
S’il savait que c'est pire pour moi et que j'ai parlé à personne depuis cent cinquante mille ans.
Son visage taillé à la serpe rapproché du mien, sa fine bouche aux lèvres gercées collée contre mon oreille pour éviter de réveiller l'hippopo qui pousse grognements sur grognements dans sa sieste, il m'a parlé dans le désordre de son livreur chéri qu'il ne reverra plus, de l'argent de Cassie qu'il a perdu en pariant sur une énième baston improvisée et des représailles qu'il va subir quand elle va l'apprendre, du cri envoûtant du mec qui s'est écroulé un couteau dans le dos après avoir tourné le dos à Cassie, il m’a parlé surtout du virus qui se propage tous azimuts, de tel ou tel autre qui en est mort, de ceux qui ne sortent plus de chez eux et épuisent leur réserve et se laissent crever de faim et de soif parce que c'est toujours plus esthétique et moins douloureux (?) que de devenir une sorte de milieu humide favorable à l'émergence de micro-organismes et de pustules, et que ces symptômes entre autres courent les rues et « n’épargne aucun quartier aucune zone aucune population » a-t-il insisté.

Etant censé être au courant de la situation puisque tout le monde semble l’être et supportant son flot de paroles, je fais mine de ne pas m'étonner de ce qu'il me raconte - un peu comme quand on dit qu’on a lu un livre qu’on n’a pas lu, un film, un concert mythique, une marche ceci-cela, etc.
Je lutte pour ne pas le repousser. Sa respiration haletante me bourdonne dans l'oreille, me dégoûte.
Puis il pourrait me le refiler ce virus ! qui sait s’il ne l’a pas chopé ! Peut-être même qu'il se serait laissé missionner pour m'inoculer cette saloperie, mais par qui et pourquoi, non trop improbable, du calme la parano !

J'aimerai ne pas y croire mais je me résous à l'évidence.
Je n’ai pas choisi le bon moment pour sortir c’est clair. Je comprends mieux que personne ne soit rentré ici depuis que je suis arrivé. Les temps sont durs, encore plus qu’auparavant.
- T’inquiète les clients vont revenir, je lui glisse sans réfléchir.
J’hésite quelques secondes en pensant retourner m’enfermer dans ma cache, cependant faiblesse et envie de me re-réjouir rendent l’appel du whisky plus fort.
Profitant du sommeil de Cassie j’obtiens de Popol qu’il m’avance le burger, lui jure que je reviendrai ou que je ferai passer quelqu’un pour régler et décide de bouger au

Murphy’s.

- t’as pas un truc pour le ventre, au cas où, j’lui demande.
- tiens, prends ça, si t’as vraiment besoin et que la moitié, lopéramide RPG, coupé à j’sais plus quoi, mais coupé, alors mollo.
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MessageSujet: Re: The Burger Bitch   Ven 13 Mar 2015 - 17:32

Entre Le Murphy's et le Burger Bitch, je prêtai peu attention aux traîne-savates du Mirail, mes semblables certes, beaucoup plus nombreux que quelques heures auparavant. On aurait pu penser qu’ils se ré-aventuraient dehors, enfin sortis de leur cloaques, égouts, tunnels, cartons, blocs à l’hygiène innommable, suite aux dernières annonces officielles concernant la maîtrise du virus, si seulement ils en avaient eu quelque chose à foutre !
Je constatai bien sûr qu’il étaient tous à errer comme des pierres au fond de rivières sombres, roulant lentement, sans logique, sans maîtrise, dans un sens ou dans l’autre selon les remous de courants indéfinis.  

Aussitôt le dernier de mes mots prononcés - « amis », que je répétais et faisais résonner en moi comme un mantra - je regrettais déjà d'avoir succombé à l'élan incontrôlable qui m’avait poussé à sortir, voire à m’enfuir comme un voleur, du Murphy's.
Qui de mon âme ou de mon corps avait divorcé de l’autre ! qui des deux avait souhaité faire un « break ! Assurément avais-je suivi sans raison un mouvement impulsif, ce n’était pas une séparation d’un « commun accord » ; moi qui voulais rester à discuter avec eux, moi qui regrettais déjà d’être seul avant même d’avoir passé la porte du Pub.
Que l’âme et le corps ne soit qu'un doit pouvoir se concevoir et se réaliser mais je ressentais qu'ils formaient en moi un couple tumultueux. Ce n’est pas une surprise en soi mais le degré de leur séparation temporaire, qui peut fluctuer et à la rigueur trouver son équilibre entre l’acceptable et l’inadéquat, avait été présentement d’une violence subite.  

Avec la régularité d'un métronome, je me retournai et marchai deux trois pas à reculons, imaginant Molly & Harry suivre, vérifiant sans trop savoir pourquoi qu'ils n'échappassent pas à notre groupe vers un tunnel "tranquille", à l'abri de nos regards, ou qu'ils ne pénétrassent dans un bâtiment désaffecté.
Je criai les deux mains portées autour de la bouche : Eh Harry, rien n'est jamais acquis à l'homme...

Je ne manquai pas non plus entre deux volte-faces de jeter un œil à mes nouveaux camarades. Les choses étaient allées vite. A nous voir marcher de concert, beaucoup se figureraient une bande soudée depuis des lustres, membres de quelque confrérie d'épicuriens acharnés, d'adorateurs de la bouteille ou de représentants en chaleur humaine.
A ma gauche, un peu en arrière, Nyriss, qui avait rajusté son t-shirt de sorte à dissimuler les circuits, et à ma droite, à ma hauteur tout en ayant gardé un bon mètre de distance sans que je tranche si c'était calculé ou non, Guinea, qui, comme moi, connaissait bien le chemin qui menait au Burger.
Ce n’était pas encore, entre nous trois, un alignement d’astres parfait. Mais je me disais qu’on y travaillait.
Nous étions plutôt silencieux. Je pensais à la suite que je me figurais facilement : aller au Burger était rassurant, c'était terrain connu, mais ensuite ? Allais-je me retaper un burger ? Mon estomac allait-il tenir le coup ? Allions-nous renforcer les premiers liens de notre rencontre ou allions-nous nous séparer après avoir rigolé une dernière fois ?

Les pensées, lesquelles sont inévitables, diluent exagérément le réel dans des rêves et cauchemars entremêlés, si on n'y veille c'est une couverture opaque qu'on jette sur la vie.
Alors je tentais de penser moins que d'habitude afin d'éprouver le réel et de profiter de cette équipée inespérée. Peut-être est-ce le meilleur moyen de croire que la réalité est palpable par intermittence. Comme si penser le réel éloignait du mouvement interminable des pensées et réconciliait avec des bribes de réel. Est-ce nous ou le réel qui fait tournoyer le disque hallucinatoire qui nous hypnotise et nous rend impuissant à ouvrir vraiment les yeux. Est-ce nous en nos âmes qui le réfléchit ou le monde en les éléments qui le rend concevable.

Quand le délire fut passé, tel un déluge chu, je me vis SEUL - dans un tunnel froid à la lumière blafarde, cette lumière fausse et éternelle qui n’est qu’un ersatz de soleil.  


Il y a rarement du neuf au Burger. Jamais même depuis que j'y traîne. Et ce n’est pas pour ça qu’on y vient.
Là, Cassie avait affiché sur le mur, à droite en entrant, un tableau noir sur lequel est décrite en petits caractères serrés et presque illisibles la bouffe que l’on peut s’envoyer.

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*                                                                                                  
*                                                                                                  
*     - Classic Rat Burger                                                                  
*       (buns, steack de rat ficelé par sa longue queue, sauce pourpre non        
*        identifiée)                                                                                  
*                                                                                                  
*     - Burger saignant minute                                                                
*       (buns, steack de rat, bain de sang frais)                                
*                                                                                                            
*     - Gave Burger
*       (4 buns, épiderme de rat en mille-feuille, pelage doux,
*        huile de friture)
*                                                                                                            
*     - Burger couillu
*       (buns, mijoté de 6 à 10 couilles de rats et c’est tout)                                                                                       
                                               
*     - Lux burger
*      (buns, croustillant de cuisses de rats, incendié d’alcool 70°
*       maison)                                                                                
*                                                                                                  
*                                                                                                  
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Ca donne l’eau à la bouche ! je vais peut-être me recommander un truc (en même temps rien commander ici équivaut à un suicide programmé) ! au pire, j’ai toujours le matos de Popol au fond de la poche si mon estomac tape un 720° !

Cassie est derrière son comptoir, avachie sur son épais matelas, comme d’hab. La ferraille grince affreusement quand en appuyant sur un gros bouton rouge le dossier s’incline vers le haut.
Elle me regarde, ne manque aucune de mes attitudes, bien que ses yeux qui vous scrutent semblent ne jamais vraiment vous regarder... tant ils balaient inlassablement l’espace pour tout voir.

Un jour qui sait un historien ouvrira à la lettre C., dans l’encyclopédie de Nov.,  le volume consacré au Mirail et s'arrêtera peut-être par hasard sur le paragraphe consacré à la Cassie.
Passant les banalités « Née dans la dèche en…, propriétaire du Burger Bitch…, taulière ingérable, insupportable, têtue comme mille ânes mais fine cuisinière… », voici à peu près ce que l’exégète devrait retenir de sa lecture :
A être obligé de comparer une personne à quelque chose, à quelqu’un, à un animal… à se rassurer de la catégoriser… on rapprocherait aisément le tempérament de Cassie à un volcan inlassablement en activité, on rapprocherait aussi sans difficulté la morphologie de son énorme corps à la masse immense de ces ensembles géologiques majestueux.
Tel un volcan assujettissant la campagne alentour, Cassie régnait sur les surfaces environnantes.
Il était aussi bon de vivre à ses côtés, comme si avec joie nous eussions dévalé des pentes, roulé dans l’herbe fraiche, senti l’odeur de la terre fertile, qu’il était terrifiant de se trouver à proximité lorsque se réveillait sa violence explosive et imprévisible comme si nous eussions été foudroyés par Vulcain en personne et eussions été figés par la coulée destructrice.    
Sa bouche, sa bouche, sa bouche… éructait des paroles immondes qui eurent, paraît-il, le pouvoir de tuer, ou mieux encore, la puissance d’encourager ceux qui repartent au combat.
Etc.
 

Alors que j’avise une place libre à côté d’une table occupée par une femme, assise dos à l’entrée, dont la chevelure auburn interminable caresse le sol, Cassie me beugle avec toujours son sens aigu du respect :

Tiens t’es déjà reviendu ma p'tite enculotte !
 
On remarque surtout, entre les ondulations de la coiffure de l'inconnue, son dos intégralement nu, c’est original !
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Orgienne
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Rencontre avec un ressac.
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Journée.
Déguisement.
Deuxième nuit.
L'anarchie s'organise.
Attaque de la prison.
Rencontre avec Melian aux docks.
Troisième nuit.
Réparation de la jambe et papotage.
Retour au Murphy's.
Visite du QG, sentiments et sensualité brute.
Quatrième nuit.
Croiser une soeur...
Et l'embarquer dans un plan foireux, retour à la prison. (annulé)
Chinatown (anim Premier signe)
Plus tard, dans Chinatown, l'épidémie fait rage.
Dans l'hôpital.
Bien après.
Retrouvailles avec Guinea.
Burger Bitch (annulé)
Nuits lambda.
C'est en faisant n'importe quoi qu'on devient n'importe qui. (annulé)
Des petits trous dans le cerveau.
Un gros trou dans le cerveau (en cours)
Une autre nuit sur les toits.
Que va-t-on faire de toi Nej ?
Encore plus tard.
Little boxes (annulée )
Et une autre nuit.
Essaye de tuer Charmant (en cours)
Des mois plus tard
Pacte avec le diable (projet 1/2)
Adieu Nej (projet 2/2)
Courtes retrouvailles nécessaires
Mélancolie nocturne d'un robot trop humain.
Fan Club RP : 30

Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: Re: The Burger Bitch   Jeu 19 Mar 2015 - 11:08

Ils sont rentrés avec Guinea peu après le départ de Loup. Profitant d'un moment rien que tous les deux, hors du temps et de l'espace. Et la délicieuse sensation pour elle de recharger ses batteries, de retrouver sa pleine puissance et tous ses moyens. Elle n'a nullement tardé pour en profiter.

Mais comme toujours, il a fallut redescendre sur terre. Cette fois-ci pourtant cela avait été plus facile, elle n'avait nulle envie saugrenue, elle allait simplement rester dans le secteur et aider les insurgés. En particulier elle devait le dépirater. Elle passa donc une bonne journée à étudier le matériel à sa disposition, à faire une liste de ce dont elle avait besoin. A laquelle elle rajouta quelques trucs pour elle-même. Ce n'était bien sûr pas précisé sur la liste, elle avait peur que Molly n'accède pas à sa demande si ce n'était pour Guinea. Mais elle aussi avait bien besoin de s'améliorer et de changer un peu de look.
Elle allait devenir rousse et cacher ses circuits, et puis remettre son système digestif en place tout en s'améliorant. Enfin ça, ça ne serait pas pour tout de suite.

En fin de journée elle se dirigea donc vers le Murphy's pour y retrouver Molly. Elle lui passa la liste et les deux femmes échangèrent quelques mots alors que son blondinet lui envoyait moult clins d'oeil.

C'est en sortant qu'elle repensa au Burger Bitch et à Loup. Est-ce que par chance il y serait actuellement ? Elle alla rapidement demander à Moses où se trouvait la boutique... Juste à côté bien sûr.

Elle fit son entrée dans le Burger Bitch et l'aperçu rapidement. Un grand sourire et ses yeux enfantins pétillaient.

- Loup !


Elle n'avait même pas encore prêté attention à la matrone, et pourtant difficile de ne pas l'apercevoir. Elle en fut surprise, elle n'avait jamais vu quelqu'un d'aussi... gros. Ça ne devait pas être franchement pratique. Et ça devait se voir vu la façon dont elle lui rendait son regard.

- Tu consommes où tu m'r'gardes juste ? Grande maig'e comme toi faut manger !
- Bien sûr que j'vais manger ma Cassie ? Quoi tu me reconnais pas ? J'ai un peu changé j'avoue mais le principal est là. Toi t'as grossis ma Catin ! Ahahahah.
- Min dieu, mais c'est ma pétasse préférée ! Bon sang t'es vivante ?!
- Longue histoire.

Elle n'allait pas laisser Nej prendre le dessus et coupa court à la discussion.
Bien sûr, les souvenirs de Nej refaisait surface. Elle était venue ici il y a longtemps, pas mal de fois. Une habituée. Nyriss regarda la tronche de la nourriture cuisiné et n'en fut guère enchantée. Dans quelle galère elle s'était fourrée ?

Elle s'assit en face de Loup et lui donna un coup amical sur l'épaule l'air de dire "qu'est ce qu'on mange ?"
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MessageSujet: Re: The Burger Bitch   Mer 25 Mar 2015 - 0:02

Est-il venu le temps d'agir ? le temps d'oser faire quelque chose ? le temps de ne pas se trahir en attaquant les pourritures qui tirent les ficelles ? le temps de bien sournoisement servir pour revêtir discrètement les habits du traître (traître, parmi d'autres, nécessaire et salvateur) ? le temps d'organiser et de mettre les pensées en actes ? le temps de ne pas s'abstenir quitte à en crever (sans espérer être pleuré en martyr / être surtout sans gloire) ?
Oser agir pour que ne s'enraye pas la roue éternelle de la résistance.
Ce temps est-il proche ou est-il lointain ? défend-il une cause définie ou n’est-ce qu'une RAGE qui m'anime et qu'il faut à tout prix structurer ?
(Quel abruti suis-je pour garder l'espoir, est-ce la faim qui me fait tourner la tête ou suis-je drogué dans les tripots où je traîne ?)
Ce temps est-il proche ou est-il lointain ?

Je m'assieds dos à la porte d'entrée, face à la Cassie, avec une vue imprenable sur le dos découvert de l'inconnue.
Je distingue entre les entrelacs de la chevelure l'épiderme hâlé et un immense tatouage qui, comme une page d'un très ancien livre, aligne les lignes d'un texte illisible à la distance, pourtant proche, qui me sépare d'elle. Il m’est donc impossible de savoir dans quelle langue il est écrit et si, par ailleurs, ce fragment d'écriture eut pu être déchiffré par un autre qu'un membre d'une quelconque secte obscure.
La femme, à mon entrée, n'avait pas bougé, ne s'était pas retournée, c’était plus qu’étonnant, tout le monde au Mirail surveillait ses arrières et n’importe qui, par méfiance, par curiosité, par défiance, à moins qu’elle ait en Cassie une confiance aveugle, se serait retourné, moi le premier même si c’était vrai qu’au Burger on pouvait relâcher la garde, elle était sourde peut-être, je crois même qu'une statue aurait paru moins immobile ; au moins, l’esprit a la force de lui inventer, à force de la fixer et de la contempler, un souffle de vie et une animation que la pierre ou le marbre retient prisonniers.  
Je me raconterais volontiers mille et une histoires sur la femme ; des instants, des actions, des pensées que je me figurerai, je toucherai parfois sans le savoir un soupçon de justesse, aussitôt disparu la seconde suivante - mais la femme n'est ni poupée gonflable ni Vénus anadyomène.

On ressortait toujours du Burger en étant peu assuré de revoir un jour Popol Négation, je me demandais où il était, ce qu’il foutait : soit dans l’arrière-cuisine à récurer les gamelles, soit puni à la cave, soit en train de minauder dans l’arrière-cour avec un garçon-boucher pourvoyeur de rongeurs, soit découpé en morceaux qui nous seraient servis, sans scrupule, confondus à la viande de rat dans le « burger du jour ». C’était sûr qu’un jour Cassie se le ferait, pour une raison inconnue, je me disais pour le plaisir peut-être, pour la beauté du geste (Cassie n’était gracieuse que quand son hachoir fendait l’air avec une précision inhumaine), je me disais pour faire l’expérience de tuer quelqu’un enfin, point.
J’aime bien Popol, je tressaille vite fait à l’idée qu’il puisse n’être plus de notre monde, si pourri soit-il.

- Le monde c’est pas cuicui les p’tits oiseaux, hurla Cassie, comme lisant dans mes pensées, sans que je puisse avec certitude affirmer qu’elle s’adressait à moi en particulier.
- Merci pour le réconfort, vociféré-je très intérieurement.

Comme pour me consoler, je revenais sur la nudité du dos en imaginant la nudité du buste…
Posant mes coudes sur la table, prenant appui pour soulever ma carcasse, je lève un peu mon cul du tabouret et penche en avant pour tenter de lire quelque chose du texte tatoué. Bien que j'aurais pu en tendant au max un bras et un doigt effleurer ses cheveux, rien n'y faisait, les écritures me restaient indéchiffrables. Je n'arrivais même pas à distinguer s'il s'agissait d'une langue inconnue. Peut-être la femme portait sur son dos un message destiné à une seule personne, lisible et compréhensible pour elle seule, qui viendrait tôt ou tard s'asseoir à ma place pour en prendre connaissance. Le femme était un passeur qui attendait de transmettre des informations capitales. A la vue de tous, la nudité si remarquable, c’était insensé.
Alors, sans perdre espoir d'y voir plus clair, je reliais entre eux, comme s'il se fût agi de points lumineux d'une constellation évidente, des caractères, des bribes de mots, des fragments d'encre noire, des symboles, des formes qu'inventait la chevelure brune, qui dessinaient les contours et les éléments primordiaux d'une carte au trésor.
Quand je perdis l'image que j'avais conçue et que je me rendais à l'évidence de sa nature illusoire, je revoyais les lettres d'une mosaïque morcelée impossible à reconstituer.

Oh ! soudaine baisse de tension électrique dans la pièce ! tout redevint normal en un éclair, on comprit que quelqu'un - qui n’était pas monsieur Tout-le-Monde - arrivait.

Si mon inconnue devant moi ne bougea pas à mon entrée - était-ce une substance qu’elle avait prise qui permettait d’expérimenter une paralysie si totale ! j’veux tester ! - elle ne bougea pas davantage lorsqu’on entendit s’ouvrir la porte et qu’immédiatement, moi par méfiance réflexe, prêt à bondir, je tournai prestement la tête pour voir qui entrait.
Je distinguai d’abord une longue silhouette… féminine. A mon grand étonnement, dont je dissimulais non sans effort l’expression, ce fut Nyriss qui apparut.
Un geste amical, une main sur l’épaule, même l’espace d’une demi-seconde, ça faisait longtemps et ça picotait les yeux, vraiment.

- rissNy !
J’balançais une explication confuse : que j’aimais bien mettre les prénoms en verlan et que j’espérais que ça la dérangeait pas, c’était surtout le signe que j’appréciais la personne mais ça je le gardai pour moi, un peu comme quand Burgerqueen vous insulte, c’est bon signe. J’lui disais que « Poul » pour « Loup » j’kiffais bof par contre.

- Tu veux bouffer ? T’inquiète, ici question graille, contrairement aux apparences, c’est le paradis.
A voir sa moue dubitative, j’ai juste envie d’exploser de rire.
- Moi j’vais m’prendre un « saignant minute », j’ai besoin de rouge à fond. Mate la carte, fais-toi plaisir.
Comment j’arrive à pas rire !

- Tu connais Cassie en fait ! J’croyais qu'tu connaissais pas le Burger !

C’était pas vraiment des questions mais un étonnement sincère.
Elle devait être schizo (une maladie qui avait engloutie une civilisation ancienne), un truc comme ça.

- Sont où Guinea, Molly & Harry ?
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Deuxième nuit.
L'anarchie s'organise.
Attaque de la prison.
Rencontre avec Melian aux docks.
Troisième nuit.
Réparation de la jambe et papotage.
Retour au Murphy's.
Visite du QG, sentiments et sensualité brute.
Quatrième nuit.
Croiser une soeur...
Et l'embarquer dans un plan foireux, retour à la prison. (annulé)
Chinatown (anim Premier signe)
Plus tard, dans Chinatown, l'épidémie fait rage.
Dans l'hôpital.
Bien après.
Retrouvailles avec Guinea.
Burger Bitch (annulé)
Nuits lambda.
C'est en faisant n'importe quoi qu'on devient n'importe qui. (annulé)
Des petits trous dans le cerveau.
Un gros trou dans le cerveau (en cours)
Une autre nuit sur les toits.
Que va-t-on faire de toi Nej ?
Encore plus tard.
Little boxes (annulée )
Et une autre nuit.
Essaye de tuer Charmant (en cours)
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Adieu Nej (projet 2/2)
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MessageSujet: Re: The Burger Bitch   Ven 27 Mar 2015 - 0:10

Je mate la carte, ouais mec, et y'en a un qui m'tente grave. Non mais Loup ?! S'était-il métamorphosé en banlieusard, mec de la téci d'une autre époque. Gros wesh qui se la raconte, grave et parle en verlan, vas-y. Qu'est ce qu'il branle ? Oui, elle avait regardé un certain vieux film avec des personnes qui parlait comme ça. C'était d'autant plus drôle que Loup n'en avait pas le look, ni le style, ni le physique. Mais elle fut prise d'un fou-rire, comme ça, ça devait être... la première fois. Il avait l'air de se retenir le pauvre. Elle sourit quand elle eu finit de rire, assez vite finalement. Elle restait un robot après tout.

- t'es sûr pour Poul ? Moi j'aime bien. Oulp sinon. Wesh, Oulp. Comment tu causes ?


Elle prit la carte et la regarda attentivement, plusieurs fois, de long en large. Sérieusement ? Y'avait que du rat et des trucs louches ?
Le dernier avait l'air moins pire, désinfecté à l'alcool à 90° ça ne pouvait pas faire de mal.

- Un Lux pour moi Cassie. Au fait moi c'est Nej.

Ok celle-là commençait sérieusement à lui taper sur le système. Elle ne la laissait jamais faire elle-même les présentations et les explications. Ok, elle n'en avait jamais envie, elle espérait paraitre normal un fois de temps en temps. Elle n'était même pas folle, pas du tout, mais la Nej oui et en plus elles étaient deux. C'était trop compliqué à gérer pour n'importe quel humain. Elle se demandait même comment Guinea pouvait accepter l'idée. Personne n'aimait Nej, elle était chiante, tarée, pénible, complètement tordue, cruelle, un humour douteux. Elle n'avait pas d'amis fallait pas s'étonner. Sauf Cassie, tiens, ça ne pouvait être qu'un signe.

- Ok Loup. Pour la faire vite. Je suis un prototype fabriqué à partir d'un véritable corps. Nej. Enfin y'a plus grand chose de l'original qui reste, même son visage je l'ai un peu retaillé moi-même pour avoir ma propre identité. Mais voilà, le problème c'est que sa conscience est restée dans son cerveau. Et quand ils l'ont découverts ils m'ont jeté à la poubelle. En prime elle est bipolaire et schizophrène, mais vraiment très atteinte.

Elle n'avait jamais été aussi direct, elle n'a même jamais confié à qui que soit les problèmes mentaux de l'autre. Ça n'était pas facile à vivre et à partager encore moins, c'était comme reporter le fardeau sur quelqu'un d'autre. Elle posa sa main sur les doigts de Loup et les pressa, se disant que ça ne devrait pas le gêner vu l'accolade amical un peu plus tôt. Elle se pencha en avant et murmura.

- Aide moi à m'en débarrasser, s'il-te-plait.


Puis elle reprit tout haut, ne désirant pas attirer l'attention de Cassie. Elle ne cautionnerait sans doute la mort annoncée d'une de ses clientes. Nyriss lâcha aussi la main de Loup avant que cela ne devienne gênant.

- Guinea fait un plan, quelque part. Et je viens de quitter Molly, elle doit récupérer du matériel pour moi. Je monte un bloc opératoire clandestin. Il faut que j'opère Guinea, je vais lui remettre un œil, et si possible, un œil qui marche. Je peux te dire que vu ma commande, elle en a pour un moment.

- Allez c'est pour lui rendre service. Elle se repose la langue comme ça.

Nyriss évitait toujours de répondre à Nej, même si elle en avait envie. Elle voulait pas aggraver son cas. Dans le même temps les burgers firent leur apparition. Elle observa la nourriture, méfiante puis tâta le truc avec son couteau sans oser encore en manger. Lui d'abord.

- Sinon je veux faire quelques modifications sur moi-même. Et me teindre les cheveux. Tu pourrais m'aider pour ça aussi ? C'est pour Guinea, une surprise.

Elle sourit à nouveau, elle avait l'impression de se faire un ami, un vrai pote. Elle pouvait difficilement se sentir plus heureuse et comblée qu'en ce moment même. Oulp. BFF. Ahahah. L'idée était tordante et délicieusement réjouissante.
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MessageSujet: Re: The Burger Bitch   Mer 1 Avr 2015 - 23:33

Cassie hallucinait.
- Ma Nej, quand j’pense que t’es là ma Nej, devant moi, en chair et en os, si on peut l’dire comme ça… déjà que vous êtes plusieurs dans ta caboche, et que t’es une sacrée chieuse, tu t’fous pas trop sur la gueule avec la rebelle qui t’accompagne, c’est qu’elle a l’air d’vouloir prendre d’la place ! Si t’as besoin, j’remets les pendules à l’heure direct, tu m’dis. Et toi Loup, fais pas trop le fou.

A y repenser, la venue de Nyriss au Burger continuait de me surprendre.
Je n'arrivais pas à ne pas me faire de films. Je préférais penser, même à tort, qu'il fallait être alerte en toutes circonstances.
Ma méfiance qui était grande et que je dissimulais n’aurait pas réussi à repousser, s’il se fut agi de cela, les signes d’une amitié naissante.
Mais quel danger courrais-je au juste (tenais-je tant à mon existence ridicule ? oui certes, depuis que je forgeais des projets de passage à l’action !)
Ce n'était pas par vanité que je voulais rester en vie mais parce que j'avais un rôle à jouer, je désirais intensément que j’en eusse un à jouer, ou, à tout le moins, cherchais-je des encouragements en me persuadant que sous les feux du dôme m'attendaient des actes résistants ; il s'agissait sans doute d'une prétention, inconsciente donc excusable peut-être, au service d'actions futures qui me paraissaient indispensables.

Quelques signes par-delà moi trahissaient mon calme de façade - mes yeux un peu déviants qui ne soutenaient rien sinon chaque chose moins d'un millième de seconde : le grand plateau suspendu en métal à droite, la chevelure de l'inconnue, la peau du dos offerte, l'encre noire des écritures, les yeux surnaturels de Nyriss et leurs teintes bleu-noir qui par intermittence brouillaient les champs chromatiques, ce corps-tas difforme de Cassie - mes doigts, aux ongles sales hélas, qui tapotaient nerveusement la table - mes jambes qui tremblaient sans contrôle - mon ventre qui réveillait des métaphores de volcans rentrant en éruption.

Seul si longtemps, retranché dans ma cavité sordide avec la ferme intention d’y crever, je confondais sans doute "amitié naissante" avec une rencontre usuelle éphémère qui durerait le temps d'une soirée et qui ne serait que prolongée, fortuitement, par des retrouvailles dans les spots incontournables du Mirail. Faut se lever tôt pour créer des liens durables et solides. Et j’avais eu trop de compagnons avec lesquels nous avions tissé une toile qu’un geste ou un mot avait détruite. La toile est solide pour l’araignée en son monde, fragile pour l’homme - ainsi en est-il de l’amitié qui tient ou non selon les circonstances et les mondes de chacun.

J’eus une pensée fugitive - l’une de celles auxquelles on attache aucune importance sur le coup et qui peut-être un jour reviendrait avec force - qui n’eut le temps ni de me perturber ni de me donner suffisamment d’idées bien que j’en conçu aussi des images.
La voici retranscrite, incomplète, telle qu’elle me traversât :
Main-Epaule.
Main-Main.
Main-…
La main en feu d’avoir sur ma main sa main.
Comme si ma main résistait à un brasier indolore pour la peau (moins pour les sentiments).
Comme si sa main blanche, délicate, douce, cuite à 800°, était une céramique restée brûlante, vivante - humaine augmentée.


Nyriss était très familière avec moi, comme avec d’autres, on la sentait très naturelle, ses gestes, ses paroles, ça m’allait bien. Un côté nature peinture que j’aimais bien et qui ne marquait pas chez elle un manque de finesse ou d’intelligence.
En disait-elle trop que ce qu’elle aurait voulu ? Elle avait été programmée pour la maitrise, mais elle brisait ce carcan chaque jour qui passait, et elle était peut-être dépassée dans des instants de faiblesse par le souffle de la liberté.

C’est perturbant la main d’une femme.
Rares sont les femmes qui osent poser leur main sur un presque inconnu, soit des putains, soit des perles rares.
Nyriss était une femme et n'en était pas une ou, plutôt, à son avantage, était-elle plus qu'une femme, et c'était LÀ, pour moi, dans cette situation inédite, que se renouvelait l'ambiguïté d'une amitié naissante et platonique. Ce n'était pas par manque de finesse ou par attirance ciblée qu'elle avait eu ce mouvement volontaire, elle voulait être confidente et suivait un but précis, son geste posé et finalement sans équivoque, quoiqu'une autre aurait forcément été accusée de jouer de ses charmes, était persuasif et demandait, à celui qui se laissait convaincre, de se rallier à sa cause sans n'attendre rien en retour, ou si peu.
Je ne pouvais cependant pas laisser passer ce contact sans en ressentir un peu de vie, électrique et électrifiante, un peu de chaleur, un peu d'espoir, un peu d'un désir, d'un désir général j'entends, celui qui nous fait dénicher des pépites dans les lieux dégueulasses et chez les enragés des bas-fonds.
Si je concevais que Nyriss ne ratait pas une occasion d'avoir l'air effrontée, je m'étonnais qu'elle soit avec moi sans retenue sur son projet de bloc opératoire clandestin qu'elle me décrit avec passion. Ça ne pouvait pas être du baratin, bordel ! Elle m'inspirait confiance depuis le début, cela semblait réciproque, et cela pouvait l'être après tout ; si ! si ! il était possible que cela existât !

- Je suis ton homme, dis-je en entamant mon saignant minute, passant la pointe de ma langue sur mes lèvres ensanglantées.

Je m'étais tu, non par gêne, je réfléchissais, eh oui, penser et réfléchir, en toute liberté, sans ne rien risquer, était l'un des luxes de nos quartiers, autant en profiter, autant s'enivrer des décharges et fluides exquis que la pensée et son échange offraient.
Regardant furtivement cette main me quitter, la mienne conservant la chaleur qu'elle y avait déposée, je poursuivis, avec plus d'assurance maintenant, le regard braqué sur son regard, car j’avais dit une sorte de « oui » en voulant rester fier.

- Nyriss, tu peux me faire confiance. Je marquais une pause maladroite. J’sais bien que c'est ce que disent les plus grands escrocs. Pause un peu calculée. Tu peux compter sur moi.
J'avais assez regardé le passé, je m’étais même perdu dans sa contemplation comme une relique qu'on chérit et admire. Le passé c’était un peu mon hamac. Vivre le présent et aller vers le futur (ok ! c’était bateau de le penser !) n’était pas des directions si faciles à suivre.
- On commence par quoi ?

En lui affirmant que je l'aiderai pour effacer Nej en elle, pour précipiter Nej hors d'elle, ce qui consacrerait la liberté que Nyriss avait gagnée par son courage et sa pugnacité, concrétisant pour d'autres non plus le rêve mais la possibilité d'un affranchissement, je ne savais pas s'il "suffisait", en lui apportant un soutien psychologique, qu'elle oublie Nej en ne l'écoutant plus, en ne lui répondant plus et en finissant par l'occulter entièrement, non comme une mise à mort mais comme une mise de côté qui était la facette principale de l'acceptation que Nej était là, comme un fait (point barre) dont il fallait s'accommoder, et, s'accepter véritablement, tel qu'on est et sera, était le premier pas vers la disparition de la Nej, la laisser vivre donc mais presque éteinte comme la neige d'une cime éternelle, comme un feu qu'on étouffe, comme une bouche qu'on bâillonne, à moins qu'il y ait une possibilité, telle une espérance, tel un duel d'honneur, de mise à mort physique de Nej, de tuer l'âme de Nej, si tant est qu'il est envisageable de s'en prendre concrètement à une âme, comme on assassinerait quelqu'un en lui enfonçant une lame bien pensée sur quelque point vital.

Il fallait aussi commander un truc pour nos gosiers secs. Un truc qui allait saloper mon estomac mais qu’importe, c’était déjà plus ou moins une passoire le machin !
Je ne sais pas si une Orgienne avait ce genre de problème ou si le prélèvement d’organe sur son adorable personne était envisageable.
Mieux, je lui proposai avec malice un échange : mon estomac de sale humain apte à lui faire découvrir les affres de la condition animale contre le sien métallique et imperméable aux substances les plus diverses. Une part d’humain supplémentaire, ça ne se refusait pas !
Je vis Nyriss inspirer à fond, clore les paupières et refermer voluptueusement sa bouche sur son Lux. J’avais encore envie de me taper une barre. Je me retins.
Je demandais à Cassie une carafe d'Xvolution, sorte de cocktail Molotov maison, réservé aux furieux qui se foutaient d’avoir le bide retourné ou non. De toute façon, y’avait rarement autre chose à boire ici.

Rien ne semblait simple, tout était aussi important : aider à l’installation du bloc, rester discret, recruter pour sa maintenance, aider Guinea d’abord, puis d’autres, tuer Nej, etc.
J’étais motivé, avec l’air de celui qui veut tout faire, si possible en même temps.

Le plus compliqué pour moi étant de lui teindre les cheveux je crois.
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Attaque de la prison.
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Troisième nuit.
Réparation de la jambe et papotage.
Retour au Murphy's.
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Quatrième nuit.
Croiser une soeur...
Et l'embarquer dans un plan foireux, retour à la prison. (annulé)
Chinatown (anim Premier signe)
Plus tard, dans Chinatown, l'épidémie fait rage.
Dans l'hôpital.
Bien après.
Retrouvailles avec Guinea.
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Nuits lambda.
C'est en faisant n'importe quoi qu'on devient n'importe qui. (annulé)
Des petits trous dans le cerveau.
Un gros trou dans le cerveau (en cours)
Une autre nuit sur les toits.
Que va-t-on faire de toi Nej ?
Encore plus tard.
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MessageSujet: Re: The Burger Bitch   Ven 10 Avr 2015 - 1:33

Cet homme là était gentil, un vrai type bien mais c'était fou comme elle ne savait rien de lui, rien du tout. Il faudrait qu'elle lui pose quelques questions, à l'occaz. Mais après qu'elle ait répondu à ses interrogations. Elle ne se débrouillait pas si mal en relation humaine finalement. C'était un peu triste de se dire qu'un robot était plus empathique que 90% de la population et en même temps c'était beau de savoir qu'elle avait été créé pour être une esclave et qu'elle avait largement outrepassé son rôle, qu'elle s'était recréée elle-même et en mieux. Son créateur y était pour beaucoup. Cependant elle prenait la fâcheuse habitude de voir de la bonté en chaque être vivant et elle finirait sans doute par se faire du mal. Un peu comme dans un vieux film futuriste avec une histoire de moultipass. Elle aimait bien s'identifier à cette héroïne, elle se sentait un peu pareil, différente des autres, meilleure et même supérieur. Comme elle, elle était l'Amour. Du moins elle le pensait malgré le côté un peu ridicule et cliché.

Ce sentiment de supériorité l'amenait également sur une pente fragile. Qui sait si elle ne pourrait pas un jour basculer de l'autre côté, transformer tout cela en haine. Il fallait le craindre sans cesse. Son cerveau était soumis à tellement plus d'émotions, de données et d'informations parce qu'il s'y passait bien plus de choses chaque seconde que dans un cerveau humain. Plus elle s'humanisait et plus elle voyait leurs défauts, si nombreux, et plus elle-même en développait. Ou bien c'était Nej. Elle n'était plus toujours sûre de différencier ses pensées des siennes et c'était terriblement dangereux. Un jour elle ne ferait plus qu'un, à moins que l'une des deux soit supprimée. Tout son monde était si complexe qu'il était difficile à décrire. La seule chose simple c'était qu'elle voulait se débarrasser d'elle et vite. Peu importe ce que Cassie en pensait. Nej elle-même voulait mourir et c'était probablement la chose la plus difficile à vivre pour Nyriss parce que cette émotion forte, presque une pulsion était une lame qu'on lui enfonçait dans le dos. Accompagnée d'une bonne dose de déprime, ça lui faisait aussi mal que si elle lui appartenait. Et bien qu'elle partageait le même cerveau, Nyriss ne comprenait pas encore très bien le fonctionnement et l'origine de toutes ces maladies mentales.

Regardant le Loup faire, elle croqua finalement dans son Lux, laissant les saveurs envahir son palais. Son goût n'était pas encore bien développé mais cela lui plu quand même. Ça avait un petit côté madeleine de Proust. Nej avait dû en manger des burgers ici. Elles s'aimaient bien avec la Cassie. Et y'avait plein de souvenirs heureux là dedans.

- T'en fais ma ptite Catin, j'ai vécu plus que ma propre vie, il est temps. Je partirais dignement s'il le faut. Et bon sang tes burgers c'le paradis.

Lorsque Nej s'exprimait on aurait vraiment pu croire que ça ne sortait pas des jolies lèvres de Nyriss. Tout ce langage grossier, ça lui allait mal. La voix était la même, mais le timbre, le ton, tant de choses variaient si bien qu'il n'y avait aucun doute sur l'interlocutrice.
Nyriss tourna la tête vers Loup, la lèvre inférieur relevée contre celle du haut en tirant sur le menton, tordant la bouche en une moue dérangée, comme si elle voulait s'excuser des éruptions incessantes de l'autre. Après tout elle voulait répondre à Loup et non pas à la grosse dame trois ans plus tard. Mais au final, ça aurait pu plus mal se passer. Nej le vivait bien et Cassie n'en ferait pas un fromage.

- Merci Loup. Je n'oublierais pas. Toi aussi tu peux compter sur moi. Je crois qu'on pourrait commencer par me trouver un local ! Ensuite, pour le parasite là, il me faudra un cerveau synthétique, et ça, ça ne court plus les rues. Sans même parler des risques... Mais une simple balle bien placée ferait l'affaire.


Elle mangeait tranquillement son burger tout en parlant, comme si c'était un sujet banal de conversation, marquant des pauses pour mâcher et avaler. Finalement, il fut assez vite englouti. Elle bu sans se poser de question la boisson qu'il leur avait commandé. L'alcool ça passait toujours bien et elle se laissa même aller à autoriser son absorption.

- Tu ne parles pas beaucoup de toi Loup. J'ai tellement de questions en tête, je ne sais pas par où commencer. Que cherchais-tu l'autre jour au Murphy ? Et je vois que tu n'es pas tout jeune, tu as toute une vie derrière toi qui t'a amené là aujourd'hui. J'aimerais comprendre.

L'amitié, si elle avait bien compris, c'était d'ouvrir son âme, mais aussi de comprendre et d'écouter celle d'autrui.
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