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Novlangue est un univers totalitaire inspiré de 1984 (G Orwell)

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 Geai

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Automate
Nous sommes Dieu...

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MessageSujet: Geai   Mer 18 Mar 2015 - 10:25

Monsieur Jay Carlson ?

La voix vient de la petite secrétaire blonde, penché dans l'encadrement de la porte, m'appelant pour le prochain rendez-vous.
Je me suis levé mécaniquement en essayant de cacher au mieux ma nervosité.

C'est moi.

Je me suis approché d'elle en ajustant mon costume pour qu'il paraisse moins froissé. Un costume bleu, pour honorer mon surnom. Geai Carlson, l'homme qui s'habille de bleu et dont le travail consiste à siffler. C'est moi l'oiseau bleu du bonheur, je fais danser les livres de compte et je fais grimper les bénéfices en flèche ! Vous préfériez le poulet gris de la dépression ?
Je n'ai pas encore l'habitude des protocoles sociaux en usage dans les cercles des automates, et rien que de penser que je puisse oublier quelque chose d'évident pour eux qui ne le serait pas pour moi, mes tremblements reprennent.

Ça va, je suis présentable ?

La secrétaire doit avoir pris pitié de moi, car elle me redresse affectueusement mon col.

C'est parfait.

Bien.

Grande inspiration, et j'entre.


*

Le bureau est immense. Les murs sont blancs et dépouillés, pas de décorations ni de peintures suspendus ou quoi que ce soit qui puisse donner un peu de vie à la pièce. Juste un bureau, quelques chaises et un vidéo-projecteur éteint au plafond. Le minimalisme et l'art moderne, ce n'est pas mon truc.

Le propriétaire des lieux a cessé de trier des papiers sur son bureau pour lever la tête et me scruter de bas en haut.

Très joli costume, monsieur ?...

Jay. Jay Carlson, monsieur.

Silence gênant. Il s'attendait à quoi ?

Vous êtes donc Jay. Mes condoléances. Vous l'aimiez, j'imagine ? Votre père je veux dire.

J'ai pris une seconde pour réfléchir, mais ma réponse est déjà toute prête.

Je l'ignore. Nous ne nous sommes jamais côtoyés assez longtemps pour le découvrir. Il travaillait beaucoup.

Ah. Oui. Le travail.

Il a poussé de son pied la chaise libre devant son bureau pour m'inviter à m'asseoir, ce que je fis nerveusement. L'odeur de son cigare me dégoûte et j'hésite presque à lui demander de l'éteindre.

Écoutez, il nous faut quelqu'un pour remplacer votre père. Nos conseillers nous ont soufflés que vous connaissiez le travail et que vous pourriez le remplacer au pied levé. Est-ce vrai ?

J'aurais aimé lui dire que le contrat était déjà fait, que j'avais hérité de l'entreprise de mon père à sa mort et que cette place me revenait donc de droit, que c'était la seule décision possible et que j'étais déjà à ce poste depuis un an et demi, mais il me faut plus de tact.
J'ai donc réfléchis à la meilleure réponse possible avant d'oser commencer à la formuler :

Je...-

Parfait ! C'est donc entendu. Vous prendrez vos fonctions dans quelques jours.

Il se replonge dans ses papiers et me laisse là, assis comme un idiot.
Toute ma vie, j'ai été l'employé de mon père. Maintenant que je suis le patron, je suis encore traité comme un employé par le sous-directeur.
C'est ma faute, j'ai laissé faire.

Dites....

Oui ? Vous avez une question ?

J'en ai une, oui. Vous aimez votre métier ?

Je ne comprends pas ?

Vous aimeriez continuer à le faire ?

Ses mains se sont crispés sur le bureau. Il comprend, visiblement.

J'aime beaucoup votre bureau.

Je vous le laisse, si vous le désirez.

Si vous le désirez, monsieur.

...Si vous le désirez, monsieur.

Il m'a laissé sa chaise, et je m'y suis installé confortablement. Le stress est encore là, mais je suis soulagé d'avoir réussi à reprendre le dessus.

Je suis votre supérieur, mais ce n'est ni vous ni le conseil d'administration qui décide de ce qui se passe ici. C'était mon père, et maintenant selon ses dernières volontés, c'est moi. Maintenant, fichez le camp avant que je ne vous remplace par quelqu'un de moins ambitieux et de plus respectueux.


Bien monsieur, tout de suite monsieur.

Il s'est hâté de ramasser les papiers sur son bureau, ses quelques affaires ( bien qu'il n'y ait pas grand-chose à emporter ) et s'est enfui dans le couloir.
S'il n'est pas parti chercher un autre bureau vide, alors il s'est probablement jeté par la fenêtre.

Mes mains tremblent comme jamais. L'adrénaline d'avoir osé lui parler sur ce ton et de le menacer de licenciement, waouh.
Me voilà propriétaire d'une des plus grosses entreprise d’électronique et de production d'énergie.
Je crois que je pourrais m'y faire. Il ne me reste plus qu'à me mettre au travail.


Jay "Geai" Carlson, nouveau propriétaire de Carlson Inc©, en service et prêt à l'action.
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Geai
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