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Novlangue est un univers totalitaire inspiré de 1984 (G Orwell)

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 Mad & Ayuka - Rencontre avortée

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MessageSujet: Mad & Ayuka - Rencontre avortée   Mar 19 Mai 2015 - 12:36

C'était toujours les mêmes réveils depuis quelques jours. Pendant quelques instants, un sourire de béatitude s'étirait sur ses lèvres, on aurait même pu voir son soleil illuminer la pièce, puis brutalement en l'espace d'un instant tout basculait. La réalité de sa conscience émergente la rattrapait.

Elle se faisait happer par ce bras qui de ses mâchoires béantes s'emparait de son corps pantelant, le maintenant un moment en suspend au-dessus du gouffre sans fond. Puis la descente interminable et vertigineuse : une Alice au pays des supplices achevant sa chute dans le fracas de son être. La plaque d'acier froide comme la mort qui tel un nuage assombrissait peu à peu cette ultime petite lueur avant de la broyer.
Comme une œuvre de César, elle n'était plus qu'une compression.

Du sang partout.

Et l'odeur entrait à son tour dans la danse. Cette odeur de ferraille dure, tel un spectre se mêlant au rouge de ses matins, s'insinuait en elle, pénétrait ses narines, emplissait ses poumons, l'asphyxiant avant même qu'elle n'ait ouvert les yeux.

Il fallait qu'elle prenne l'air, peu importaient les risques.

[De l'air. Vite... de l'air.]

Avant qu'elle ne suffoque dans les miasmes de ses nouveaux souvenirs.

C'était peut-être une chance de ne pas savoir qui elle était. Si toute sa vie avait ressemblé à celle-ci autant la laisser dans l'oubli.

[“Ayuka”. Il m'a appelée A-yu-ka.]

C'était bien ainsi qu'il l'avait appelée.

[“Pars vite, avant que je ne change d'avis.”]

Et il avait changé d'avis. Il l'avait retrouvée.

[“Tu rentres avec moi ma chérie!”]

Mais elle n'était pas rentrée, et lui non plus d'ailleurs.






Quelques jours auparavant, Ayuka avait quitté cet hôtel miteux et trouvé refuge dans un petit meublé qu'elle avait loué pour la semaine.
Ce n'était pas le grand luxe, loin sans faut, mais elle commençait à s'y habituer et si la jeune femme n'avait aucune idée de ce que pouvait être le bonheur, elle se disait que cela devait ressembler à cette légèreté qui commençait à la gagner.

Elle n'était pratiquement pas sortie par prudence, mais il fallait bien vivre et se terrer comme un rat n'était pas dans les options qu'elle envisageait. Elle était libre. LIBRE!

D'une liberté certes toute relative, à Novlangue qui pouvait se targuer de l'être, mais elle l'était tout de même bien plus qu'elle ne l'avait jamais été. C'était une impression étrange. Comment pouvait-elle l'affirmer, elle la sans-passé?
Imprimée dans sa chair, cette sensation était bien trop nouvelle pour qu'elle l'ait déjà vécue auparavant.

La métisse était sortie entre chien et loup pour chiner quelques babioles et compléter sa misérable garde-robe, et elle avait fini par trouver de quoi se contenter : une petite robe noire toute simple, une large ceinture, des talons hauts qui ne lui serviraient probablement pas avant longtemps, mais qui lui avaient semblé absolument indispensables à sa féminité. Dans un autre sac, un livre qui agrémenterait son lendemain côtoyait un rouge à lèvres dont la nuance coquelicot mettait son teint en valeur, un peu de noir pour ses yeux et quelques bricoles dont seules les femmes peuvent comprendre l'impérieuse nécessité de leur futilité.

Futilité, c'était bien le terme qui l'habitait. Tout était trop neuf pour Ayuka qui avait encore besoin de se poser. Elle s'habituait tout juste à son propre reflet et à l'idée de vivre comme si elle venait tout juste de naître. Elle avait ce besoin d'amasser quelques biens matériels aussi dérisoires soient-ils pour se raccrocher à quelque chose et se convaincre qu'elle était bien réelle.
C'était comme une petite parenthèse avant le grand saut : un travail, un vrai chez soi, des amis peut-être, ... la vie quoi!






Chargée de ses paquets, elle fouilla dans son sac tant bien que mal, y trouva la clé, la fit tourner dans la serrure, poussa la porte de sa hanche, entra, puis du talon la referma derrière elle. Du coude elle chercha l’interrupteur et la lumière se fit sur un homme assit au bout de son lit.

Il était là.

Bien qu'elle découvrait ses traits pour la première fois, elle le reconnut immédiatement. Sa carrure, son costume sur-mesure et ce regard... Il l'avait retrouvée.

Ayuka tourna instinctivement la tête en direction de la porte.

- N'y pense même pas, lâcha-t-il en se levant et en s'approchant d'elle.

Le ton était ferme et assuré, et le regard fiévreux était de ceux que seuls les junkies peuvent poser sur vous, lorsqu'ils veulent leur dose ici et maintenant. A cet instant précis, la métisse sut qu'aucune discussion ne viendrait à bout de cet homme qui, s'étant rapproché, collait maintenant son corps au sien et la maintenait de sa main fermement posée sur sa nuque.

- Tu rentres avec moi ma chérie!

Son visage collé à sa joue, il la respirait comme on respire un parfum grisant, il s'enivrait de sa présence retrouvée.

- J'espère que tu as bien profité de tes petites vacances...

Ayuka ne desserra pas les lèvres, ferma les yeux un instant, puis les rouvrit avant de poser tendrement sa main sur le torse de cet homme tandis que de l'autre, fouillant dans la poche de sa veste, elle se saisissait du cran.

Avec calme, elle en éjecta la lame et la planta dans le ventre de l'automate.

Tout alla très vite ensuite. L'étonnement figé sur son visage, l'homme la lâcha et recula d'un pas. La jeune femme quant à elle ne lâcha rien. Sa main fermement serrée sur son veston, c'était désormais elle qui le tenait à sa merci. Sa lame plongea et replongea en ses entrailles.

L'automate gisait là dans sa mare de sang.

La meurtrière regarda ses mains, son regard descendit sur ses vêtements... du sang... il y en avait absolument partout! Elle se dévêtit en hâte, fila sous la douche, et cinq minutes plus tard elle fourra toutes ses affaires dans son sac, le cran nettoyé retrouva sa place, elle éteignit la lumière, ferma la porte à double tour et sortit.

Laissant derrière elle la scène de crime, elle quittait Chinatown. Son calme apparent aurait paru ahurissant à tout observateur qui, si il avait su ce qu'elle venait de commettre, aurait affirmé qu'elle n'en était pas à son coup d'essai.

Quelques pâtés d'immeubles plus loin, elle jeta, avant de poursuivre en direction de La Paillade, le sac contenant ses vêtements tâchés dans un conteneur, puis un peu plus loin encore ce fut au tour des clés du meublé.

En quelques jours à peine, elle en était à sa deuxième cavale.

Toute sa courte existence était de nouveau à reconstruire et ce fut à ce moment la seule chose qui la préoccupait. Comment allait-elle sortir de ce merdier dans lequel elle semblait s'enliser un peu plus à chaque instant?


Dernière édition par Ayuka le Sam 30 Mai 2015 - 22:04, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Mad & Ayuka - Rencontre avortée   Mar 19 Mai 2015 - 15:54

Je marche seul. Un zombie qui rase les murs, c’est ça Mad et comme un fou je rase, décoiffe le petit passant ordinaire à la recherche du pas ordinaire, de celui qu’on voit pas, celui qui se glisse dans la peau de tout le monde comme un caméléon pour mener sa petite affaire sous le manteau.
Lui, c’est lui que je traque comme le chat joue avec la souris.
J’ai un peu la haine quand même, parce que je fais chou blanc et c’est pas bon pour ma réputation si je fais pas une encoche à mon tableau de chasse.

Je matte les alentours, les recoins, je cherche tout ce qui se cache et les planques, les trous de rats, tous les trous qui mènent aux égouts là où surnage la merde sur les flots d’excréments.
Joli monde
Monde de merde…
Je fouille mes poches à la recherche d’un cacheton, juste une pilule de l’oubli pour faire passer le temps plus vite.
Voilà…. Je la glisse sous la langue sans faire de manière, sans discrétion, je me cache même plus.
La vieille me regarde de travers avec son air de chinetok bien vicelard…. J’aime pas les jaunes, j’aime pas leur regard bridé, j’aime pas les vieux ni les vieilles, alors….  TU DEGAGES !!
Elle frise l’arrêt cardiaque, dommage, elle tient le choc
Putain de vieux
J’aurais bien raccourci ta fin de vie
En plus t’es moche, t’es si moche que j’ai envie de te péter un os…

BOU

Je lui crache mon haleine dans la gueule… t’étouffe pas mamie, je te fais un bouche à bouche pour pas que tu crèves sur le trottoir, ça ferait pas propre.

Vire de là ou je t’écorche !
Allez allez !!!!


Elle décampe comme un cafard surpris par la lumière, tout de travers, elle tangue un va et vient à plier de rire un implanté.
Elle a eu la peur de sa vie la petite vioque, si peur qu’elle a failli bousculer une fille bien roulée près  d’un conteneur…  
Le limier s’anime comme un robot, une seconde nature, un putain de réflexe
Il renifle
Il hume l’air, le moindre petit souffle qui trahie
L’effluve qui cache l’emprunte du crime
La petite tache que personne ne voit mais qui reste là où l’attend pas.

J’enregistre sa silhouette, son allure, chacun de ses gestes
Trop normal, trop parfaite pour coller au décor…
Je poursuis la vioque jusqu’au conteneur pour jeter un œil à l’intérieur…
Pas besoin de dessin, c’est dégueulasse et ça pue mais l’odeur du sang c’est un peu comme les cuisses d’une pute, pas besoin de les écarter pour savoir ce qu’on va trouver à l’intérieur.
Je la suis…

… Bingo
Elle jette un truc… des clés
Je sens que mon tableau de chasse ne sera pas vierge aujourd’hui.

Je la suis comme un bon toutou, un de ces gros chien idiot qu’on remarque pas tellement il a l’air con.
Je te quitte plus ma petite caille… Appelle-moi Médor, je suis l’ombre qui va avec le soleil même quand il fait nuit.

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MessageSujet: Re: Mad & Ayuka - Rencontre avortée   Mar 19 Mai 2015 - 19:08

Quatre jours!

Cela faisait quatre jours qu'elle arpentait ce putain de quartier à la recherche d'un job. Et toujours les mêmes réactions!

- Non, j'ai rien pour vous ma p'tite dame.

Puis immanquablement, les regards parcourraient ses courbes et elle avait droit à la même réplique.

- Vous avez essayé du côté des boîtes de strip? Ils cherchent toujours de nouvelles têtes.

[De nouvelles têtes... mon cul, oui!]

C'était physique et violent, rien que d'y penser un frisson lui parcourrait le dos et la nausée montait. Ça lui chamboulait littéralement les tripes.

Mais là avec Maddie, la chance avait enfin tourné. Elle détonnait dans ce quartier glauque et puant, oui pour sûr elle était chouette. Une maîtresse-femme de celle qui vous jauge dès le premier regard, pas du genre bavarde pour un sou, mais du genre à agir.

- Tu sais faire quoi?
- J'sais pas...

C'était un peu con comme réponse, mais objectivement Ayuka n'en avait pas la moindre idée.

- Mouais... J'suppose que tu dois manger comme tout l'monde. Allez suis-moi.

C'était pas qu'elle n'avait plus un rond en poche, la liasse de l'autre automate était encore bien rebondie, mais il valait mieux qu'elle la garde en cas de coup dur et puis elle n'en pouvait plus de se terrer et ruminer sa misère. Il fallait qu'elle aille de l'avant. De toute manière, s'ils voulaient la retrouver, ils la retrouveraient sans problème. La métisse avait beau faire des efforts pour se fondre dans la masse, elle sortait toujours du lot et s'en rendait compte. Quant aux égouts, il n'en était pas question!

- T'as tout c'foutoir à ranger, si le cœur t'en dit. J'te préviens ça paye pas lourd, mais tu seras tranquille ici.

Elle avait tout compris la Maddie.

Ayuka pénétra dans l'arrière-boutique qui servait d’entrepôt et se retrouva face à un monceau de cartons en équilibre les uns sur les autres, certaines piles effondrées répandaient telles des panses éventrées leur flot de marchandises en tous genres : fringues, lunettes de soleil, sacs, ceintures, bijoux... C'était la caverne d'Ali Baba qui s'ouvrait devant elle. Il était presque impossible de mettre un pied devant l'autre et, à la lecture des étiquettes, il était évident que les destinataires n'en avaient jamais vu la couleur.

- J'accepte le job!
- Bien, tu commences demain à neuf heures.

Elle sortit de la boutique avec son mal aux pieds qui ne la lâchait plus à force d'user ses semelles dans les rues de La Paillade, mais quel pied, elle avait un job! Elle vissait ses lunettes sur le bout de son nez, lorsqu'elle le remarqua.

[Encore lui...]

C'était la troisième fois qu'elle le voyait en quelques jours. Il ne payait pas de mine, avait tout l'air d'un camé, mais là ça faisait trop pour n'être qu'un simple hasard. Son cœur lui envoya une décharge et le temps se figea.

[Ils m'ont retrouvée!]

Ayuka eut l'impression de se dédoubler, comme si une partie d'elle traversait la rue en un focus. Ce type sentait la dope à plein nez, mais ce regard...

[Faut que j'me tire.]

Elle prit à gauche, essayant de calmer son pas qui ne demandait qu'à s'emballer, puis tourna à l'angle de la rue et disparut de sa vue. Là, elle accéléra nettement, son esprit déroulant le film à la même vitesse.

[C'est qui ce mec? Un des gars de l'automate? Non, il sent trop la zone! Un NOD? Si c'était un NOD, il m'aurait déjà serrée depuis longtemps. Ils sont pas du genre à s’embarrasser. Ils te choppent et plus personne n'entend jamais plus parler de toi! Il veut quoi? MERDE, ça s'arrêtera jamais!]

Brusquement, elle stoppa net.

[Il sait où j'crèche!]

Dans la tête de la pauvre Ayuka, c'était comme en première ligne, ça tirait tout azimut. Il savait forcément où elle vivait s'il la suivait depuis plusieurs jours, c'était une évidence. Elle ne pouvait même plus rentrer chez elle récupérer ses affaires et ne pouvait pas se volatiliser comme ça sans une tune en poche.

Quoiqu'elle fasse, elle était piégée.

[Vivre la peur au ventre à chaque instant?]

La jeune femme fit volte-face, rebroussa chemin et se planta devant lui.

[Tu veux quoi?]
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MessageSujet: Re: Mad & Ayuka - Rencontre avortée   Jeu 21 Mai 2015 - 9:19

Je passe tellement de temps à observer ma nouvelle copine qu’on devient cul et chemise. Cul c’est elle. En parlant de chemise, faudrait que je pense à faire un tour chez mon teinturier, j’ai l’air d’une saloperie de clodo à force de planquer.

Je sais pas ce qu’elle a foutu, mais je le saurai, sur.
Je sais où tu bosses et où tu crèches. Quand je saurai ce que t’as foutu et pourquoi, à la fin, ce sera un pan t’es mort.

Putain... quatre jours déjà… ok, je l’ai pas joué solo, j’ai eu le temps de rendre visite à mon fournisseur local pour faire provision de dope en tout genre, tout un tas de petits copains du soir et du matin, de quoi passer à l’As un gros tas de mauvaise humeur.

Qu’est-ce qu’elle fout…
Et merde, repéré…
Bien joué Mad, la dope aura ta peau.

Pas frapper madame, pas frapper… moi pas très comprendre, moi pas d’ici, venu de l’extérieur pendant épidémie…
Vous peut-être avoir petit peu argent pour moi ?
Manger… pas beaucoup ici, dans la rue et froid dehors quand le nuit tombée
S’il vous plait madame…


Je m’enfonce sous mon chapeau pour avoir l’air le plus misérable possible, pire que ça, je m’écrase, je me fais petit, plié, cassé en deux par tous les temps. Une grosse merde d’immigré comme on en voit depuis l’épidémie. Tous ces rats qui sont venus se réfugier sous le dôme, dans cette putain de ville. Les cons, y se sont bien foutus dedans, en plein dans la gueule du loup.

Je fais pitié, chérie, regarde-moi bien, regarde-moi dans les yeux… putain mais regarde, tu vois bien que je vaux pas un clou, juste un tas de chair limite décomposition et des os pas loin du bris de glace.
Allé, je te fais pitié… file moi une pièce et amène-moi dans ton taudis pour prendre une douche et un bol de soupe… je veux savoir ce que tu caches sous ton matelas…

Et si je penche un peu la tête comme un putain de chien battu, ça augmente mes chances de trouver un peu d’affection ou elle s’en fout ?

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MessageSujet: Re: Mad & Ayuka - Rencontre avortée   Jeu 21 Mai 2015 - 17:28

[Qu'est-ce qu'il me fait... Non mais je rêve! Il me prend pour une demeurée... Qu'est-ce que t'as? T'as bu trop d'potion aujourd'hui, que tu m'joues le Lilliputien. Fais gaffe, si tu continues, tu vas te dissoudre dans l'bitume.]

Elle le regarde de la tête aux pieds.

[P'tit chou, t'as eu froid cette nuit? Pour sûr que t'as dû passer du temps dans la rue, une bonne douche serait pas du luxe! Tu m'ferais presque pitié, si t'avais pas c'regard et si j'avais pas cette sensation de jouer ma peau.

Oooh, comme c'est mi-gnon, il me fait le cocker maintenant... Tu voudrais pas une caresse et un os à rogner? Je pourrais même éclater de rire et lui payer un p'tit verre en prime... et pourquoi pas... puis allez tiens, la bouteille vu que tu ne manques pas d'humour, t'es même un as de la voltige dans ce domaine, tu culmines dans les hautes sphères, hein? Je suis sûre qu'on va passer une très bonne soirée à jouer au dîner de cons...

J'les connais les hommes. Et toi mon gars, t'es pas une loque et t'es pas un clown. T'es un préda, un putain de prédateur!

Tu veux jouer au chat et à la souris? Ça tombe bien, moi aussi et j'veux savoir qui tu es et ce que tu m'veux.

Faut que j'fasse gaffe quand même, je me sens pousser des ailes, je me surprends, je me fais peur aussi et j'aime ça. Cet aplomb que j'ai! Cette façon que j'ai eu de planter l'autre enfoiré, ce sang froid qui coule dans mes veines. Et là maintenant ce mec.
J'ai l'impression d'avoir fait ça toute ma vie. Je viens de dire à Maddie que je ne savais pas de quoi j'étais capable, mais là je sais. Les mecs, je les connais. Un seul regard et je sais qui j'ai en face. Je les ai pratiqués, je le sais, je le sens.]

- T'as faim? Oui, bien sûr que tu crèves la dalle. Tu as de la veine d'être tombé sur moi, dit-elle comme en se parlant à elle même.

Puis s'adressant à lui et en mimant chaque mot, des fois que ce pauvre petit chéri aurait oublié son dico.

- Toi, venir avec moi... manger?

Elle porte ses doigts à sa bouche, puis sa main à son estomac. La métisse est la compassion incarnée.

- Mmm, manger. Viens. Et puis, tu en profiteras pour me raconter ton histoire…, elle fait mine de se ressaisir. Toi... raconter ton pays... à moi.

Elle parle plus fort, détache chaque syllabe, en deux mots elle se paye sa tête en large, en travers et en gros plan.

[Dis-moi, tu l'aimes ma prestation? Tu aimes quand on te parle comme à un bol de nouilles décérébré? Fais-moi confiance, quand t'en auras assez de toutes mes conneries, tu finiras bien par le tomber ton masque.
Sans compter que depuis le temps que tu m'suis dans tous les coins et que tu fais le'planton, tu dois avoir les coussinets en feu, hein...
Mon mal de pieds ça doit être rien comparé au tien, avec tes pompes que t'as pas dû quitter depuis une plombe... On va souffler un peu sur les braises mon gars...]

- Allez, viens.

[Oui, viens mon gros matou. On va voir si, avec tout ce que tu t'es mis dans l'cornet aujourd'hui, tu supportes encore le poisson cru, pas très frais, avec de jolies baguettes!]

La métisse commence à bien connaitre le quartier et lui fait faire un tas de détours, sans même lui adresser la parole, pour finir par le ramener non loin de là dans un troquet minable. Sans rien lui demander, elle passe commande :

- Sashimi, … du maquereau s'il vous plait, salade et saké. Pour deux, Merci.

La jeune femme se dirige vers le fond de la salle. C'est pas très propre, voire franchement dégueulasse, c'est donc parfait...

La serveuse arrive rapidement avec les verres à saké et la bouteille. Ayuka la regarde, elle n'a pas plus l'air asiatique que le cuistot qui doit avoir appris la cuisine dans un magasine et qui n'a jamais dû voir les halls autrement qu'en photo. Surement le genre à se contenter de poiscaille de deuxième ou troisième main.

[La bouffe doit être infâme à souhait ici.]

- Laissez la bouteille, Monsieur a surement très soif.

Sans un mot, elle le regarde.

[Ronronne un peu pour voir.]
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MessageSujet: Re: Mad & Ayuka - Rencontre avortée   Sam 30 Mai 2015 - 22:00

Il n'avait pas décroché un mot. Son regard même était fuyant.

Ayuka sentait la colère monter en elle, une colère froide et muette qui la gagnait. Elle était prête à se jeter sur lui telle une furie...

[Ooh oui, une bonne paire de gifles pour commencer, juste en préliminaires!]

… lorsqu'elle accrocha enfin son regard. Elle y plongea corps et âme, sans ménagement aucun pour son hôte et fouilla le moindre recoin de ses désirs.

Rassasiée, elle le lâcha enfin. Perplexes, ses yeux clignèrent quelques instants comme si elle cherchait à comprendre ce que tout cela pouvait signifier pour elle.

Le visage grave, la métisse se leva, attrapa sa veste, et gagna la sortie.

- La note est pour Monsieur, dit-elle au patron en passant à sa hauteur.

Si elle avait vu juste sur certains aspects, elle s'était quand même bien plantée et dans les grandes lignes en plus...
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MessageSujet: Re: Mad & Ayuka - Rencontre avortée   Lun 1 Juin 2015 - 10:46

Je me sens scruté, observer, déchiqueté dans la machine à vérifier les papiers d’identité, un vrai flic en bas résilles, dommage, c’est pas mon type. D’ailleurs, j’ai pas de type, je prends ce que je trouve et de toute évidence, j’ai pas trouvé.
Sa chaussure n’est pas taillée pour ma mesure.
Ou bien l’inverse.

Un peu comme la bouffe, les trucs asiates tout fait congelés c’est pas mon truc. Mes bonnes manières m’empêchent de cracher dedans, et puis cracher dans la soupe, c’est mal.
Maman a dû me dire ça un jour, avant qu’elle devienne une personne bien.

Je me regarde dans la glace, celle qui se planque derrière les bouteilles, derrière le comptoir, le bon côté celui où tout est gratos, celui où on déguste jusqu’à plus soif pour pas un rond. Mieux que ça, on encaisse. Mais je suis de l’autre côté et j’ai l’air usé.
Rien ne m’empêchera de passer par-dessus le comptoir et de prendre la place du disc-jockey des alcools en tous genres. Quand je le déciderai.
J’ai tous les droits, carte N.O.D. oblige. Tout est question de patience, comme le chat guette la souris avant de lui faire la peau, mais avant cette petite joie délicieusement jouissive, le coup de griffe qui fait mal.
J’aime pas les chats. C’est vicieux, pire que moi, ça tape dans le dos.

Elle se tire ?
Et mon job ?
J’ai poireauté des lustres sous la flotte pour un flop ?

Machinalement, je matte mes pompes à la recherche des racines, ou du temps perdu.
Tout aussi machinalement, je matte le verre que le serveur a déposé devant moi.
Du saké ? C’est un alcool de pd mais ça ravine comme un JD, alors pas de raison de faire le difficile.

Un regard sur ses hanches qu’elle balance pas mal du tout, un ping-pong sur l’arrière-train pas dégueu…
Et puis, je sens les griffes du manque griffonner mes tripes et faire des trous dans mon cerveau.
Les dés sont jetés, ce sera alcool de pd pour soigner mes bobos.
Tant pis pour le job, j’ai déjà trop planqué dans le quartier pour savoir qu’un de perdu c’est dix de trouvés, y a qu’à se baisser et laper l’eau qui mouille le trottoir, et attendre le talon qui claque sur le bitume. Les coups fumants, les mauvais coups, c’est par ici docteur.

Compte sur moi pour payer l’addition…
Je regarde le Johnny du glutamate et je lui souris, un sourire qui veut dire qu’il touchera pas sa bille ce soir, ni son oseille.
C’est pas moi qui raque, c’est l’illusion du peintre.

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