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Novlangue est un univers totalitaire inspiré de 1984 (G Orwell)

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 Rien ne sera plus comme avant [RPs Solo]

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MessageSujet: Rien ne sera plus comme avant [RPs Solo]   Jeu 24 Sep 2015 - 20:51

CHAPITRE I : UN TRÔNE DE BAÏONNETTES

« Les révolutions marchent de faiblesse en audace et de crime en vertu. » - Saint-Just


L'accrochage au Murphy's Bar n'était pas passé inaperçu. L'on commençait à se poser des questions sur le retour aussi précipité de Guinea au Mirail. L'on murmurait qu'il était devenu un agent de la NOD infiltré. D'autres disaient qu'il était devenu fou, à cause de cette Orgienne. D'autres encore qu'il préparait quelque chose de gros. En effet, c'est ce qui était entrain de se préparer. Trois jours après le massacre du Murphy's, Guinea mit en branle un plan discuté pendant deux jours et deux nuits par les fidèles de Guinea, au nombre de deux : Philos, l'homme de l'ombre et Bordiga, le talentueux petit organisateur. Il avait été décidé qu'un grand ménage serait fait dans tout le Mirail, afin d'en finir avec "L'oisiveté, la paresse, la chienlit et tout esprit flâneur". Le matin de la fameuse troisième journée, vers trois heures du matin, ce qui ressemblait à une milice improvisé boucla entièrement les accès au Mirail, des armes à la main. Reconnaissable pardes brassards rouges et noirs, ils firent en sorte que l'ensemble de la population du Mirail fut rassemblé sur une place centrale improvisé. Juché sur deux caisses en bois, se trouvait Guinea, avec un fusil d'assaut à la main.

Guinea a écrit:
Pendant trop longtemps, nous avons souffert de l'anarchie qui prenait court ici. Pendant trop longtemps, nous avons laissé le Mirail devenir le répère de l'indifférence, de la débauche, du vice. Nous nous sommes battus pour que notre monde, ne ressemble pas à celui de ceux qui disent nous gouverner. Pourtant jour après jour, se répercutent ici les pires des vices possibles. Sans sourciller, nous pouvons trouver des proxénètes, nous trouvons des usuriers qui pratiquent des taux à plus de 35%. Nous avons des fournisseurs et des artisans qui vendent à des prix exorbitants, des denrées alimentaires. Nous passons notre temps à nous saouler avec du mauvais vin, alors que nous n'avons même pas de pain ! Cette situation va changer, dès maintenant. Un Comité Exécutif de Salut Public, vient d'être instauré, par moi-même, Philos et Bordiga. Nous acceptons encore neuf personnes pour le rejoindre et le former définitivement. Nous avons de grandes choses à faire, alors ne perdons pas notre temps.

C'était à n'y rien comprendre. Beaucoup étaient trop fatigué ou incrédule pour croire ce que venait de dire Guinea. Sans doute un de ses nombreux passages de folies, où il confondait ses propres fantasmes avec la réalité. Mais c'était bel et bien le contraire. Moins d'une heure plus tard, les premiers coups de feux retentirent. C'était l'un des principaux bouchers du Mirail, qui gisait sur le sol, avec trois balles dans le corps. Puis ce fut au tour de nombreux prêteurs sur gage, usuriers et autres tenanciers de bars, maison close et autres saloperies décadente. De manière parfaitement autoritaire, l'ensemble de ses établissements étaient fermés. Des détachements de réquisitions étaient formés pour qu'ils transforment et gèrent les nombreux points d'approvisionnements du Mirail, en nourriture et en eau. Désormais, il n'y aurait plus de prix totalement arbitraire, mais un prix fixe. Un "Maximum" était établi, placardé sur de nombreux murs de la ville. Interdiction était faîte de vendre au-dessus du prix fixé, sous peine express de mort, sans aucune forme de procès.

Pour les plus démunis, l'accès à la nourriture et aux divers biens d'équipements disponibles, avaient été rendu gratuit et libre d'accès. Il fallait juste présenter un petit morceau de carton, pour signifier sa condition. De nombreuses maisons de jeux avaient été fermées, d'une manière tout aussi expéditive. Plus de place ici, pour les tentations, les vices et le plaisir incontrôlé. Les premiers reproches fait au "Comité Exécutif", portait là dessus : Qu'est ce qui pouvait bien différencier la surface du Mirail, maintenant que s'exerçait une répression aussi forte sur les derniers espaces de liberté ? Là dessus, ce fut Philos qui s'adressa personnellement devant un parterre de curieux.

Philos a écrit:
Vous n'arrivez pas à voir la différence entre ici et la surface ? C'est pourtant simple. Le Mirail est complètement rongé par le vice, la corruption qui nous viennent des élites de cette Cité. Nous pensons qu'être libre, consiste à pouvoir boire à volonté, pouvoir forniquer autant que nous voulons. Vous manquez l'essentiel : Cela fait partie de notre aliénation quotidienne. Comment lutter et résister, si l'on passe notre temps à succomber aux désirs, aux plaisirs ? Où se trouve notre raison ? Vous voulez la liberté ? Cessez de vous comportez comme des babouins et des guenons, offrez vos bras pour la collectivité et le Mirail et ensuite, vous pourrez gouter à la liberté. La liberté pouvoir vivre sa vie, sans tomber dans la débauche et l'ignorance.

Pour faire face à la pénurie d'équipements militaires, il a été décidé que l'ensemble des différents vendeurs d'armes seraient réuni sous l'égide d'un seul et unique vendeur, ou du moins de plusieurs vendeurs qui ne rendraient des comptes que devant le Comité Exécutif. Cela devrait éviter de voir se répandre des armes disfonctionnelle, mal entretenues et qui sont plus dangereuses pour son utilisateur, que pour celui qu'il vise. Un contrôle accru des armes est également mis en place, ainsi que sur le droit de la porter. Désormais, pour porter une arme, il faut entrer dans la Milice et effectuer une mise à niveau d'une semaine au niveau du maniement des armes. Il est possible de demander des dérogations, si preuves est faîte que la personne est un ancien flic, militaire ou sachant manier une arme depuis longtemps. Dans tout les domaines de l'existence du Mirail, le Comité Exécutif prenait le pas. De temps à autre, on retrouvait un corps qui gisait sur le sol, ou un autre pendu dans un coin pour des motifs allant du vol au fait d'extorquer, ou encore de ne pas tenir compte du "Maximum". Sanglant à ces débuts, la répression entamé décroissait assez rapidement, parce que l'autorité avait fait place à l'anomie, que l'autonomie avait fait place à la chienlit. Que l'ordre au final, venait de prendre place sur les intérêts égoïstes et purement individuels.

Le "Comité Exécutif" avait décidé de siéger au cœur du Mirail, dans une baraque retapé pour l'occasion. Chacun/une pouvait y faire son entrer, venir demander de l'aide, une explication, quérir quelqu'un si le besoin s'en faisait ressentir. Il ne fallut pas longtemps pour que le Comité passe de trois membres à douze. La répartition des tâches touchait principalement au fonctionnement du Mirail, au commandement de la Milice, au respect des lois ou encore l'application de la Justice. La Justice, parlons-en d'ailleurs. Des tribunaux révolutionnaires siègent dans quasiment chaque coin de rue, afin d'y punir ceux qui sont coupable de quoi qu'on leur reproche. Le plus souvent, ils ont le droit à un avocat. Devant leurs crimes, ils doivent s'excuser en public, puis tuer. Pour leurs fautes, même principe, sauf qu'ils ne sont pas tuer. On parle à demi-mot de la "Terreur" et bientôt, de la "Dictature personnelle de Guinea et du Comité". Ce dernier, réagit à ces propos.

Guinea a écrit:
J'entends dire ici et là, que je serai un dictateur. Pire que ça, que j'agirai pour une dictature personnelle ! Qu'est-ce que j'en ai à foutre sérieusement, de commencer une carrière de dictateur ! Ce que je fais, ce que nous entreprenons le Comité et moi, n'est pas pour ma personne. C'est dans votre intérêt, en votre nom. D'autres parlent de "Terreur". Oui en effet, nous sommes sous le règne de la Terreur collective, la Terreur révolutionnaire. Nous devons faire une chasse impitoyable à tout ceux qui sèment le doute, le désordre. Tout les infiltrés, tout les agents NODs sous couverture doivent être appréhendé et liquidé dès que possible. Cette Terreur, elle vise nos ennemis. Elle ne vous vise pas vous. Nous sommes entrain de mettre en place un appareil judiciaire, qui permet déjà de pouvoir se défendre et de clamer son innocence. La Terreur ? Oui. La Dictature ? Oui. Mais celle de tous et toutes, afin de sortir du chaos et des ténèbres.

Malgré tout, la peur régnait. Mais une peur collective, teinté à la fois d'espoir. Cette forme ultra-violente de pouvoir qui s'instaurait, n'était pas uniquement pour le plaisir de quelques uns. Tous et toutes avouaient qu'ils ne siégeaient pas au Comité, pour avoir une place et avoir du pouvoir. Guinea s'est chargé d'édicter une charte qui règlemente fortement la présence et l'astreinte au sein du "Comité Exécutif." Interdiction de faire usage de son autorité, de voler des biens, de faire preuve d'abus envers la population du Mirail, interdiction de percevoir une quelconque récompense en siégeant au Comité. Guinea était l'œil et l'organisateur de toute l'ossature qui surgissait de terre et commençait à prendre forme. Lui, était le plus désintéressé. Il n'était pas étonnant de le voir déambuler dans le Mirail et de s'adonner à ses activités journalières, sans que cela ne lui déplaise, ni le rabaisse. Après de multiples tentatives pour changer les choses, il avait dû prendre les choses en mains. Oui, la dictateur. Oui, la Terreur. Mais au bout de ce chemin, la délivrance. Il n'était plus question de démocratie et de liberté illusoire, de bavardages incessants et inutiles. Le Comité veillait. Le Comité faisait appliquer. Le Comité faisait ce que d'autres auraient dû faire bien avant lui : Frapper les esprits par la force, la verve et une volonté d'acier.

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MessageSujet: Re: Rien ne sera plus comme avant [RPs Solo]   Dim 27 Sep 2015 - 1:37

CHAPITRE II : NI OUBLI, NI PARDON

« L'humanité ne se pose jamais que les problèmes qu'elle peut résoudre, car, à regarder de plus près, il se trouvera toujours que le problème lui-même ne se présente que lorsque les conditions matérielles pour le résoudre existent ou du moins sont en voie de devenir. » - Karl Marx


La vie continuait malgré tout dans le Mirail. Que faire de toute façon ? S'opposer au "Comité Exécutif", c'était souvent le payer par des coups, voir par sa vie. Officiellement, il n'existait plus de démocratie au sein du Mirail. Il y avait une ligne à suivre, ceux qui ne voulaient pas la suivre, finissaient par le payer de leurs vies. C'était très simples et ni Guinea, ni Philos, ni Bordiga ne sourcillaient là dessus. Le point critique était atteint. Des discussions frappaient le Comité Exécutif, pouvoir savoir ce qu'il convenait de faire, en matière de répression et de persuasion. La Terreur seule, c'est à dire frapper les masses avec une poigne de fer, ne permettait pas de pouvoir faire avancer les choses. Cela était valable pour les ennemis les plus dangereux, les plus nuisibles. Mais comment être capable de pouvoir faire la différence entre ceux qui s'insurgent parce qu'ils sont contre le processus en cours et ceux qui le comprennent, mais ne sont pas d'accord sur les modalités ? La question a été tranché par Bordiga, qui a pris les choses en mains le moment venu, ne mâchant pas ses mots.  

Bordiga a écrit:
Il y a beaucoup de piaillement en ce moment, qui se font dans notre Cité. Le Mirail deviendrait t-il le repère des commérages, du bavardage et de la couardise ? Il n'y a pas de place pour ce type de discours, ce type d'attitude. Nous devons nettoyer la crasse qui recouvre les murs du Mirail. Nous devons purifier systématiquement ce qui ne l'est pas. C'est la Vertu, contre l'égoïsme institué en valeur. L'on se plaint du fait que certains sont "maltraités" parce qu'ils osent ne pas être d'accord par la politique mené. Le temps des bavardages est fini. Pendant des années, nous n'avons eu aucune organisation concrète au sein de la Résistance. Subitement, nous nous trouvons en face d'une ribambelles de Robin des Bois en herbe. Sachez que face à ces quelques bandits de la pensée, nous avons de quoi les faire taire définitivement. Il fallait réfléchir avant, plutôt que de capituler lâchement.

La "Terreur" prend une tournure toute autre, à partir de ce moment là. Il ne s'agit plus de frapper de manière aveugle ceux qui sont jugés coupables, même suspects. Il s'agit de frapper l'ensemble de l'imagination, de prouver qu'il y a une possibilité de pouvoir faire 'marcher au pas' ceux et celles qui ne veulent pas encore faire cet effort. Désormais et sous la supervision de Bordiga lui-même, des estrades sont mises en place le long du Mirail et des condamnés sont frappés à mort devant l'ensemble de la population, avec des écriteaux autour du cou, clamant qu'ils sont "Des agents NOD infiltrés" ou encore "Des éléments non-sûr et contre-insurrectionnel". Ils sont incités à faire leur "auto-critique" devant tout le monde, afin d'avouer leurs fautes, leurs égarements... leurs pêchés. De véritables minutes de la haine se mettent en place, où l'on jette à la face des personnes mises en pâture à la foule, tout ce qui est possible. Les plaidoiries sont très simples et expéditives. Le plus souvent, le ou la condamné reconnait ses fautes assez rapidement, promet de ne plus recommencer et après quelques jours, fini par retrouver la liberté.

Les murs du Mirail continuent d'être tapissé de feuilles de papiers, journaux et cartons où sont inscrit des slogans, des plaintes et tout simplement de la propagande. Le nettoyage réalisé par le Comité Exécutif a permis de centraliser l'ensemble des efforts et de les faire converger. Chaque morceau de papier, chaque encrier, chaque stylo, gomme et feutre est utilisé à bon escient. Les stocks sont contrôlés. Cela se répercute sur l'ensemble de la "production", ainsi que sur la distribution de nourriture. A défaut d'avoir une liberté politique, les habitants et habitantes du Mirail ont au moins le ventre plein. Psychologiquement, ils sont totalement perdu. Il existe une minorité qui soutient les actions du Comité, s'en vante et en fait de la propagande. Une large majorité continue de vivre sa vie, donnant leurs temps et leurs énergies pour ce qu'ils croient être juste et bon, c'est à dire leurs vies. A l'opposé, une minorité bruyante fait savoir que le Comité Exécutif n'est qu'une pâle copie du gouvernement de Novlangue, que la dictature a fait place à la liberté, qu'il ne reste plus aucun espace de dialogue et de bon vivre.

Philos a écrit:
Écrasons les insectes. Finissons-en définitivement avec ceux qui veulent briser notre volonté de nous hisser vers le haut. Imaginons que demain, le Comité décide de s'auto-dissoudre. Ce sera le chaos, comme avant. Chacun fera ce qu'il souhaite, parce qu'il sera avec les personnes qu'il veut être. Non. Nous devons jeter ses balivernes par-dessus nos têtes et nos esprits. Aujourd'hui, nous ne pouvons plus choisir avec qui nous voulons être. Nous sommes dans le même bateau, pour un trajet commun. Ceux qui parlent sans arrêt de "bon vivre", de "liberté", de "démocratie", ne comprennent pas qu'ils ne pourront pas atteindre cette idéale en continuant de se saouler comme des pochtrons, de passer leurs journées à ne rien faire. Nous avons besoins de révolutionnaires, nous n'avons pas besoin d'alcooliques, de dépravés et d'autres salopards dans le genre. La surface en est rempli. Nous avons une seule chose à faire, avec cette raclure dégénérescente : C'est lui coller une balle entre les deux yeux.

Philos et Bordiga sont connus pour leurs radicalités. Guinea semble jouer l'entremetteur, le "centre" de toute cette histoire. Bien qu'il partage les avis de ces proches compagnons et camarades, il sait aussi que le Mirail ne pourra pas être remodeler simplement avec la force pure. Qu'il faudra d'autres procédés, d'autres façons de pouvoir souder la population entre elles. Pour cela, il faut faire plus que de frapper et casser des têtes. Il faut donner envie, montrer la nécessité de participer à cet élan commun. La Terreur doit être collective, s'exercer dans chaque aspect de la vie quotidienne. Il faut que le Mirail, réussisse sa propre psychanalyse sauvage. Tire un trait sur le passé, regarde vers l'avant. Cela ne peut pas se faire qu'avec de la coercition, avec des coups de crosses et des balles dans la tête. Guinea le sait. Pourtant, il ne fait rien pour arranger la situation. Sans doute sait-il que cette période tragique est une nécessité pour la suite. Alors il suit souvent l'avis de ses deux comparses, appuyant le plus souvent tacitement ce qui est proposé.

Ce qui fait que étrangement, Guinea ne souffre pas d'un manque de popularité quelconque. Parce qu'il ne fait pas preuve d'autant de fermeté et parfois de cruauté que ces compagnons, souvent omniprésent et connu pour leur discours le plus souvent haineux et populiste au dernier degré possible. On vient le voir, on vient se plaindre. On lui demande d'arranger la situation. Il ne peut pas se permettre de faire des promesses, mais d'appuyer ce que le Comité est entrain de faire dans le Mirail. Pour le bien de tous et toutes. C'est ce qui pour lui, est le plus important.

Guinea a écrit:
Cette période spéciale, nous devons la traverser tous et toutes ensemble. C'est en relevant nos manches, que nous arriverons à quelque chose de neuf, une situation nouvelle. Nous devons souffrir maintenant, pour que nos lendemains soient plus radieux. Souffrir... Nous n'avons connu que la souffrance jusqu'ici. Il nous faut combattre la souffrance, par la souffrance. Nous sommes des êtres malheureux. Vous savez, il m'arrive de m'endormir certains soir et de ne pas me sentir en sécurité, d'avoir peur. De me dire qu'à tout moment, le grand nettoyage pourrait arriver. Alors, je me dit qu'il doit exister un Être Suprême, celui des Insurgés. Je lui demande, de nous protéger. De faire en sorte que nos fils et nos filles, puissent vivre en tant qu'hommes et femmes libres. C'est ce qu'il faut que nous pensions collectivement. Nous souffrons, pour que plus personne n'est dans un futur proche, à souffrir. Donnons tout, pour oser vaincre.

Le chemin était long. Après avoir commencé à ouvrir une brèche, il fallait la garder ouverte. C'est avec ce prétexte, que le Comité pouvait user de tout les moyens dictatoriaux possible, pour assurer tout simplement non seulement son existence, mais également la relative stabilité du Mirail. Cela passait entre autre par un renforcement constant des prérogatives de la Milice, qui gardait une présence forte au sein du Mirail. Il n'était pas étonnant de voir déambuler à toutes heures, des membres de la Milice, reconnaissable avec leurs brassards rouges et noirs. Ils étaient craint à cause de leurs brutalités. A vrai dire, leur recrutement avait été très simple : Possibilité d'avoir un toit, un lit et de quoi se nourrir, de manière continuelle. En plus d'avoir une situation stable sur le long terme. Mais la Milice servait aussi à remettre de l'ordre quand cela s'avérait nécessaire. Elle avait été nécessaire dans les premiers temps du "coup". Elle avait été nécessaire pour éradiquer ceux qui étaient jugé comme les ennemis du Mirail. Elle serait encore nécessaire, pour assurer la continuation de l'œuvre entreprise ici. L'on murmurait à demi-voix dans le Mirail : "Guinea chercherait-il la dictature militaire ?"

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MessageSujet: Re: Rien ne sera plus comme avant [RPs Solo]   Mar 29 Sep 2015 - 12:11

CHAPITRE III : MON PAPA A MOI...

« Le vrai Citoyen préfère l'avantage général à son avantage. » - Gracchus Babeuf


Le 'Comité Exécutif' vivait une situation particulière depuis quelques jours. Dans une longue déclaration qu'il a fait devant l'ensemble du Comité, Guinea s'en est pris ouvertement à ceux et celles qui perpétuaient "le désordre, le chaos, l'avarice et la tromperie". Sous couvert de la Terreur, des bandes de miliciens se croient tout permis. Des plaintes afflux, sur les mauvais traitement, sur la manière dont sont traités des personnes lambda au sein du Mirail. L'on parle de règlement de compte entre bandes rivales, l'on fait primer son intérêt propre sur celui de l'intérêt général. La machine semble s'emballer et les contradictions s'aiguisent davantage. Le Comité semble se diviser en deux. La minorité mené par Guinea-Philos-Bordiga et de l'autre côté, l'immense majorité, celle qui est pointée du doigt par Guinea, comme étant responsable de l'exaspération grandissante et du manque de communication entre le Comité et l'ensemble du Mirail. L'on demande des noms de responsables à Guinea. Il n'en donne pas. Il préfère passer des heures dans le Mirail ou chez lui, loin de tout ça. La tournure des évènements le dégoute profondément.

Un matin, alors qu'il était encore assoupit, l'on vient le chercher par la force. Une dizaine de miliciens s'emparent de lui, le trainent jusqu'au siège du Comité Exécutif, en face des neufs personnes restante. A côté de lui, se trouve Philos et Bordiga. Pendant plusieurs heures, l'on délibère sur leur tronche. Certains parlent de les enfermer, d'autres de les tuer. Cependant, la nouvelle s'est répandue dans le Mirail : On s'en est pris à Guinea et à ses lieutenants ! Une masse importante se présente devant le siège du 'Comité Exécutif', armé de ce qu'elle peut et scande qu'elle veut que Guinea soit libéré. Les miliciens devant l'entrée, font leur possible pour repousser cette horde déchaînée. Finalement, alors que les sanctions allaient tomber, des miliciens décident de s'interposer et de raisonner leurs frères d'armes, pour leur faire comprendre qu'ils commettaient une erreur. Brandissant leur crosse en l'air, ils rejoignent finalement la foule d'excités et pénètrent tel un torrent dans le bâtiment, renversant tout sur leurs passages, frappant et insultant les neufs membres du Comité qui sont pris à partie de manière assez violente.

Libérééééé, délivréééé, Guinea, Philos et Bordiga peuvent très rapidement reprendre les choses en mains. Sans se soucier du motif bon ou mauvais et les actions entreprises par le Comité, ils décident purement et simplement de l'épurer. Les neufs membres du Comité dissident, sont placés en détention provisoire. Afin d'éviter toute nouvelle tentative dans le genre, Philos propose de trier sur le volet des miliciens qui formeront une sorte de 'Garde Prétorienne' alors que Guinea et Bordiga proposent de renforcer les prérogatives des Tribunaux Révolutionnaires et de les doubler par de nouveaux sous-comités, chargé de veiller au bon déroulement des évènements au sein du Mirail. C'est finalement cette solution qui est retenue, sans doute pour le plus grand bien de tous et toutes...

Guinea a écrit:
Il était évident que des traîtres et des conspirateurs se cachaient parmi nous. Nous ne pensions pas que le Comité allait s'auto-épurer lui-même. Nous savons très bien pourquoi la majorité du Comité s'est comportée de la sorte : Elle voulait couvrir ses propres actions, sa propre capitulation. Une fois de plus, on essaye de détruire tout ce qui pour le moment, fait notre force. Nous ne devons pas céder face à l'absurde, face aux tentatives de nos ennemis. N'oubliez pas que si les portes du Mirail finissent grandes ouvertes, c'est un massacre assuré pour tout le monde. Je sais parfaitement que vous en avez assez de cette situation, que vous vous demandez quand nous frapperons. Ce sera très bientôt. Nous ne pouvons vous demander que davantage de vigilance. C'est à vous que revient ce devoir sacrée, de ne pas sombrer dans la guerre civile.

Le soir même, la sanction tombe : L'ensemble des dissidents du Comité font être passé par les armes, sans aucune autre forme de procès. Cela semble lourd de conséquence, car la faute pourrait être pardonné. Mais à l'avis opposé de Bordiga et de Guinea, Philos se montre plus radical. Il souhaite décapiter toute opposition non productive, celle qui passe son temps à saboter et à crier au loup. C'est un geste fort, mais cela doit préserver de toutes tentatives futures de la sorte. Frapper un grand coup, remettre les choses à leurs places. Durant la nuit, la petite colonne des neufs est adossé contre un mur et une vingtaine de coups de feu plus tard, on en parle plus. Personne n'a réellement bronché face à cette acte, qui semble parfaitement légitime quoi que l'on puisse en dire. C'est Philos qui parachève le tout, avec sa verse habituelle :

Philos a écrit:
Non, ce n'est pas fini. Neuf personnes qui ont eu accès à la justice, n'est pas suffisant. Il existe d'autres personnes et d'autres groupes qui conspirent dans l'ombre, qui cherchent à détruire le Comité, du moins ce qu'il en reste. Nous devons les chasser, les trouver et leur faire savoir que l'on ne plaisant pas avec ces personnes là. C'est à vous citoyens du Mirail, de les débusquer. Il faut les trouver. Oui, il y a des suspects et il y en aura toujours. Trouvez les. Apportez les aux tribunaux révolutionnaires. Que l'on en finisse définitivement avec la racaille et la moisissure qui continue de pulluler dans nos murs. Frappez les de toutes vos forces. Ne montrez aucune pitié. Mieux vaut la Vertu, que la souillure.

C'est un signal, ni plus ni moins. Le lendemain, des foules de personnes commencent à dénoncer tel ou tel personnes, tel ou tel groupe. Souvent, il faut faire le tri sur ce qui est raconté. Certains usent du prétexte pour des affaires personnels, d'autres fabulent, d'autres exagèrent des propos ou des faits. Les Tribunaux sont rapidement dépassé par les demandes, par les dépositions. Comment démêlez le vrai du faux ? Ce qui reste du Comité, ne le sait pas. Faut-il frapper à l'aveugle, pour inspirer une peur collective ? Faut-il faire preuve de jugement et en savoir plus ? Là est toute la question. Dans les premières heures, de nombreux suspects et coupables présumés sont arrêtés. L'on déniche même un ancien scientifique, qui est tout bonnement accusé de "réparer et d'améliorer des Orgiennes". Ce dernier est relâché. L'on entend alors des braillements dans le Mirail, prétextant que Guinea sauverait ce scientifique, parce qu'il aimait une Orgienne. Une position délicate, que Guinea clarifie très rapidement, en place publique.

Guinea a écrit:
Vous me demandez de trancher sur le cas d'un scientifique. Vous savez parfaitement que nous avons besoins des scientifiques, ne serait-ce que pour retirer nos puces, pour améliorer nos armes ou nos tenues de combat. Vous le savez aussi bien que moi. Mais vous voulez que je sois celui, qui tranchera sur la question. J'entends dire que je laisserai la vie à ce scientifique, parce que j'aurai aimé une Orgienne. Qu'est-ce que cela vient faire là dedans ? Les Orgiennes nous ont aidé, une en particulière. C'est un fait. Toutes les Orgiennes ne sont pas aussi belliqueuse que vous le prétendez. Elles sont simplement hautaine, ne croient pas en notre combat. Elles pensent que nous sommes dépassés. Oui, elles ont souvent choisi de ne pas nous aider, de rester dans leur coin, de nous trahir. Après tout, ce ne sont que des machines, crée pour le plaisir de quelques vieux croutons salaces, qui avaient besoin de se sentir de nouveau vivre. Vous me demandez de trancher. Je n'ai aucune haine contre ce scientifique. J'ai une haine certaine contre les Orgiennes et ce qu'elles représentent. Si vous voulez vous en prendre à quelque chose, prenez-vous en à des Orgiennes. Attrapez une arme, prenez les munitions nécessaires et renvoyez les à la casse. Tuez les toutes si cela peut vous faire plaisir. Mais je ne prendrai pas la vie de ce scientifique, pour vous plaire.

Grâce à cette intervention, Guinea sauve la tête et la vie du-dit scientifique. Ce dernier ne peut que le remercier et intègre de manière surprenante, le Comité. Personne ne sait réellement de qui il s'agit. Guinea lui, le sait parfaitement. Il s'agit de Melton Jr, le plus jeune fils du défunt et esprit complètement allumé qu'était Melton. Voilà la véritable raison qui a poussé Guinea à le faire survivre, car ce dernier connaissait les travaux de son pères, sur les Orgiennes et sur un grand nombre de mécanismes, d'armes et de technologies qui pourraient sans doute aider les Insurgés à gagner en puissance technologique et de feu. Pour cette raison, Guinea s'en ai fait son protecteur, en le faisant intégrer le Comité, lui offrant même la protection de Miliciens spéciaux et la possibilité de demander tout les matériaux dont il avait besoin, dans ses recherches. C'était un atout précieux. Voilà pourquoi Guinea le gardait sous la main. Qui sait, certaines personnes pourraient bien le voir mourir, ou tomber entre leurs mains : Automates, NODs ou bien Orgiennes... Il serait en sécurité dans le Mirail, pour le moment.

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MessageSujet: Re: Rien ne sera plus comme avant [RPs Solo]   Dim 11 Oct 2015 - 19:03

CHAPITRE IV : UN FLINGUE POUR MON ROYAUME !

« Sans armée populaire, le peuple n'a rien. » - Chairman Mao


L'on arrivait au bout des deux semaines promises par Guinea vis à vis de Heraklios. Rien ne semblait indiquer ce qu'il comptait faire réellement. Se joindre aux NODs et devenir la créateur de Heraklios ? Ou continuer à vivre ici, en attendant que les choses se calment et prennent un nouveau sens ? Mais plus rien n'avait de sens pour lui depuis longtemps. Il n'aimait plus personne, ni lui-même. Il passait très peu de temps avec les autres, n'arrachaient que quelques mots lorsqu'il croisait ses proches compagnons Philos, Bordiga et le dernier de la Bande des Quatre, Melton Jr. Ce dernier se montrait extrêmement docile à toutes les injonctions que pouvait lui soumettre le 'Comité'. De toute façon, il n'avait pas forcément le choix de dire non... Guinea voulait le protéger du mieux qu'il pouvait, alors que Philos et Bordiga voulait simplement qu'il meurt, purement et sans aucune discussion. Mais Guinea savait qu'il avait besoin de Melton Jr, ne serait-ce que pour perfectionner tout un arsenal et toute une armée qui était entrain de se bâtir.

Des accès avaient été complètement fermé à l'ensemble de la population du Mirail, pour cause de sécurité. De l'autre côté de ses portes, gardés par de nombreux miliciens, on ne savait pas trop ce qui se passait. L'on disait qu'il s'y passait des expériences étranges, que l'on était entrain de fabriquer une nouvelle arme, de nouveaux moyens de se défendre, que des super-soldats allaient sortir comme par magie... Beaucoup de bruits, qui permettaient de laisser l'illusion et le doute sur ce qui se déroulait réellement dans ses zones de sécurité. En fait, le 'Comité' avait décidé qu'il fallait entraîner, armer et créer une véritable force armée, capable de pouvoir résister aux forces répressives de l'État. Pour cela, il fallait du temps, de l'instruction du matériel, des armes, des chefs compétents, etc etc. Oui, il fallait bâtir une armée. Créer de toute pièce un semblant de quelque chose qui servirait à quelque chose, dans un prochain temps. Quand exactement ? Aucune idée. C'est pour cela que les zones de sécurités avaient été mises en place, pour parer à toutes éventualités. Il fallait que le secret le plus absolu soit fait sur l'ensemble de ces activités.

Melton Jr dans tout ça ? Il était aussi fou que son père, mais bien plus réservé. Il lui fallait quelques bousculades pour qu'il se mette à travailler convenablement. Guinea passait des nuits entières à discuter avec lui, alors que le monde entier lui cassait royalement les burnes. Il proposait des idées, que Melton Jr acceptait ou refusait. Guinea avait été un soldat et c'est tout ce qu'il savait faire, tirer avec une arme et quelques autres trucs de base, mais cela se limitait. Le Mirail disposait de matériaux limités, ainsi que des armes et des munitions tout aussi limités. Il fallait trier sur le volet ceux qui allaient adhérer à cette nouvelle armée et ceux qui resteraient des miliciens, pour garder le Mirail. Pour éviter que tout ne parte en cacahuètes, il avait été décidé que les soldats en formation subiraient un entrainement physique, moral, psychologique et politique. Un bon soldat, doit savoir pour quoi il se bat, sinon c'est un boucher en puissance et guère plus. Les cadres avaient été également trié sur le volet et pouvait étudier des livres anciens sur l'art de la guerre, allant des écrits de Sun Tzu à ceux de Carlos Marighella. Comment construire une armée, comment faire la guérilla, comment fabriquer des armes, se déplacer, etc etc. C'est ce qu'il manquait depuis trop longtemps aux Insurgés et la Résistance. Guinea voyait ce côté uniquement. Les affaires militaires n'étaient pas le domaine de prédilection de Philos et Bordiga.

Se battre... Voilà quelque chose qui ne quittait pas Guinea. Sans arrêt, devoir se battre. Cela se confondait avec sa vie. Il pouvait déclarer la guerre à la société entière, au tout Novlangue si cela devait se faire ! Il n'avait plus rien à perdre, pas grand chose à gagner personnellement. Quand on s'efface à ce point, c'est que l'on estime que l'on a un idéal qui en vaut parfaitement la peine. Ou alors que l'on est complètement fou. Voilà qui caractérisait parfaitement Guinea, dans cette période assez particulière de sa vie, qui se confondait avec celle du Mirail, celle des Insurgés, celle d'un tas de facteur. Pour lui, c'était très bientôt que les comptes allaient se régler. Une bombe à retardement...

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MessageSujet: Re: Rien ne sera plus comme avant [RPs Solo]   Lun 12 Oct 2015 - 19:12

CHAPITRE V : SENS INTERDIT

« Un homme est plus un homme par les choses qu'il tait que par celles qu'il dit. » - Albert Camus


L'on avait réveillé Guinea dans la nuit. Il n'avait pas voulu répondre, malgré le fait que l'on tambourine à sa porte. Il devait être entre trois heures et quatre heures du matin. Un vrai bordel dehors, cependant. Finalement, c'est Philos et quelques miliciens qui étaient venu le trouver chez lui, pour le tirer du plumard. On lui racontait que des Orgiennes auraient été vu de l'autre côté du Mirail, au Burger Bitch. A l'annonce de cette 'nouvelle', Guinea repris ce qui lui servait de drap et voulu se recoucher. Mais presque instantanément, il fut de nouveau réveillé face à la gravité de la situation. Du moins, c'est ce qui semblait se passer dehors. Même si il n'en avait pas envie, Guinea était obligé vu son rang et sa stature, de voir de quoi il en retournait. La grande agitation qu'il entendait à l'intérieur de chez lui, n'était pas une farce. Une sorte d'hystérie collective s'était emparé de beaucoup de monde, suite à cette fameuse annonce clamant que deux Orgiennes avaient été vu non loin d'ici.

Se retrouvant pour en discuter et surtout pour que Guinea puisse prendre un café, le 'Comité' se montrait assez vindicatif et voulait faire arrêter toute personne ayant fréquenté le Burger Bitch au cours de ces 48 heures. Las de devoir tempérer sans arrêt, Guinea accepta, en se demandant comment allait s'"organiser ces arrestations étant donné qu'il n'y avait aucune preuve contre les personnes qui vont être arrêté. Une fois ce problème 'résolu', ce fut au tour de Guinea de se réveiller. Il fit un geste vers deux, trois miliciens et leur demanda d'allez faire un tour du côté de chez Melton Jr, afin de voir si il était toujours vivant. Quelques instants plus tard, ils revinrent en expliquant à Guinea que Melton était chez lui, entrain de dormir 'comme un bébé'. Plus de peur que de mal donc. Après 45 minutes de pourparlers, le 'Comité' ordonna les arrestations et le bouclage complet du Burger Bitch, ainsi que l'arrestation de sa patronne.

Ce fut fait extrêmement rapidement et avec une grande brutalité : Les portes et les fenêtres volèrent en éclat, tout ceux qui s'y trouvèrent furent arrêté avec une grande virulence. Quand à la patronne, elle reçu plusieurs coups de crosses pour la calmer... Une chose qu'elle ne se soit pas fait tuer. Cela aurait pu être pire, en sachant qu'une foule hostile en était arrivé à la conclusion qu'il fallait brûler le Burger Bitch. Heureusement, une telle extrémité ne fut pas accordé. Guinea demanda qu'on le laisse parler avec Cassie, la patronne. Il ne voulait pas être dérangé. Tout ceci l'intriguait en fait, profondément.

Cassie. Ma grosse. Je tiens à m'excuser de compter des... collaborateurs aussi con.

J'ai encore mal au crâne, espèce de connard de pirate. Z'avez faillit me tuer !

Sache que si tu ne parles pas, certains ont déjà préparé ton échafaud. Donc nous n'avons que faillit pour le moment.

Et tu vas les laisser faire ? Après tout les bons moment que l'on a passé ensemble ?

Cassie. Tu ne m'as jamais aimé. Moi non plus. N'essayes pas de me prendre par les sentiments : Est-ce qu'il y avait deux Orgiennes avec toi hier soir ?

Non.

Tu insinues que ceux qui ont dit cela, sont des menteurs ?

Oui.

Ce sont peut-être des menteurs, mais quand ils vont t'avoir, ils vont te dépecer.

...

Bon écoutes. Je peux t'aider, sincèrement. Je sais très bien que tu n'es pas une traître ou je ne sais pas quoi d'autre. Tu veux faire comme tout le monde, vivre ta vie. Soit, cela me va parfaitement. Mais j'ai besoin de savoir.

Pourquoi ?

Cela ne te regarde pas.

J'aimerai savoir pourquoi. C'est à cause de l'autre Orgienne bandante là, Nyriss ?

Guinea marque une petite pause, cachant à peine sa surprise.

Donc tu admets qu'il y avait deux Orgiennes dans ton établissement, hier soir ?

Qu'est ce que je risque ?

Arrête de tourner autour du pot. Accouches. Sinon, tu finiras comme Molly, ou Moses.

Je... D'accord, t'as gagné l'pirate. Elles étaient deux. Une que je connaissais très bien. L'autre, elle était avec toi tout le temps.

Qui était la deuxième que tu connaissais ?

Bah, la salope là. La catin, la péripatétipute. Nej.

Quoi ?

Guinea n'eut pas le temps de continuer, Philos fit son entrée dans la pièce et sortit son arme, qu'il pointa sur la tempe de Cassie. Cette dernière ferma les yeux, retenant ses larmes. Guinea se redressa, les poings sur la table.

Philos, putain. Qu'est ce que tu fous ?

On a ce qu'il nous faut. On peut la descendre. Elle est contre nous. Contre la Vertu et contre la Terreur que nous appliquons. Tu ne vas quand même pas, te dresser contre le propre 'Comité' que tu as crée ?

Guinea resta prostré quelques secondes, avant de faire le tour de la table et d'arracher l'arme des mains de Philos, le regardant droit dans les yeux.

Elle n'est pas contre nous. Elle n'est pas avec nous. Qu'on lui foute la paix.

C'est à cause de l'autre saloperie en fait ? T'as pas changé Guinea. Tout ces beaux discours, c'était donc du vent. Tu te payais notre gueule en fait. PARLES.

J'ai rien à te dire. Elle vivra, parce que je le décide. La Terreur à ces limites.

L'amour ? Une Orgienne ? Ce sont ça, tes limites. Il faudra qu'on est une discussion Guinea et très vite.

Philos sortit de la pièce, laissant Guinea et Cassie seul. Il allait se rasseoir, rangeant l'arme dans l'une des poches de son long manteau qu'il ne quittait jamais. Il jouait avec ces doigts, de manière anxieuse.

Est-ce que tu sais où elles sont allez ?

N... Non. J'te le promet !

Je veux bien te croire. Si j'étais toi, je fermerai boutique pendant quelques jours. Histoire que ça se calme là dehors. Les esprits sont chauffés à blanc, ça pourrait mal finir. Tiens, c'est les clés de mon ancienne piaule. Personne n'y va, tu pourras être tranquille quelques temps.

Guinea se leva et ouvrit la porte de derrière, pour qu'elle puisse partir. Une fois que ce fut fait, il retourna s'asseoir au centre de la pièce, en sortant de quoi se faire une clope. Quoi qu'il puisse en dire, il était vraiment dans la merde.

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Dernière édition par Guinea le Lun 12 Oct 2015 - 19:21, édité 1 fois (Raison : Les couleurs putain. Les couleurs.)
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MessageSujet: Re: Rien ne sera plus comme avant [RPs Solo]   Jeu 15 Oct 2015 - 12:15

CHAPITRE VI : COMBIEN FONT 25.50 et 25.50 ?

« Le sommeil de la raison engendre des monstres. » - Goya


La situation était devenue glaciale au Mirail, depuis l'incident au Burger Bitch. Tout le monde savait que Guinea avait couvert -ou tout du moins, protégé Cassie- la principale fautive, ne serait-ce que pour avoir fait venir des Orgiennes dans son établissement. Il n'y avait plus de discussion au sein du Comité, entre Guinea et Melton Jr d'une part, Philos et Bordiga de l'autre. L'on s'adressait à peine la parole, sans doute pour éviter que la situation ne s'enflamme et ne mette en péril tout ce qui avait été construit jusque là, ces longues semaines. Pourtant, il fallait bien crever l'abcès à un moment ou un autre. C'est Guinea qui se décida à se lancer le premier, ne serait-ce que pour en porter la responsabilité si cela devait très mal se passer. Il avait convié Philos et Bordiga à une sorte de conciliabule privée, où les différents pourraient être exprimé et la crise désamorcé.

Bien entendu, il avait été convenu que toutes les armes seraient interdites, afin de ne pas transformer cette tentative de conciliation en annexe pour OK Corral. Plusieurs gardes montaient la garde devant l'entrée, alors que chacun des protagonistes faisaient leurs entrées. Une grande table circulaire avait été placé au centre de la pièce, rempli de dossiers et de différentes notes prises au cours des dernières semaines et jours. L'essentiel porterait sans aucun doute sur l'affaire récente des Orgiennes. Guinea était en minorité, Philos et Bordiga ne considérait pas Melton Jr comme un membre du Comité, c'est pourquoi ils ne voulaient pas qu'il soit présent. Ils pensaient pouvoir prendre Guinea au piège et l'obliger à prendre des mesures qu'il ne voulait pas. Guinea le savait, c'est pourquoi il était encore plus emmerdé. Il prit cependant son courage à deux mains et les discussions purent commencer, même si l'ambiance restait lourde. Philos tendit une feuille de papier à l'intention de Guinea et tout commença.

C'est une blague, j'espère ?

Tu ne vas quand même pas transgresser les règles de fonctionnement du Comité que tu as mis toi-même en place, si ?

Je refuse de signer, d'amender quoi que ce soit, y compris ce torchon.

Tu n'as pas le choix Guinea. Tu es tout seul maintenant. Nous t'avons fait confiance et tu nous a trahi.

Si je signe ce truc, ce n'est plus la Terreur, mais tout simplement un carnage que vous proposez de faire. Vous voulez frapper de peine de mort et d'emprisonnement, des centaines de personnes qui sont je cite "soupçonné d'avoir fait taire la présence des Orgiennes". Vous voulez quoi, que l'on finisse avec la tête coupé ?

C'est toi même qui disait...

Je te remercie Philos, je sais très bien ce que j'ai dis. Nous avons clairement dit que la Terreur ne pouvait qu'aller avec la Vertu. Que l'une sans l'autre, n'aurait aucun sens. Vous voulez détruire la Vertu, pour lui substituer uniquement le sang. Je refuse encore une fois, de signer ce papier.

Alors ce Comité ordonnera ton arrestation.

Quel motif ?

Collaboration avec l'ennemi du Mirail. Tentative de sédition. Refus de se plier aux ordres du Comité. Rapport 'privilégié' avec une Orgienne.

Hmpf. Vous êtes ridicule. Vous pensez sincèrement que j'en ai quelque chose à foutre d'une Orgienne ? J'ai déjà expliqué devant ce Comité, que je regrettai profondément ce que j'avais fait et ressentit pour cette entité. Vous voulez quoi ensuite ? Que je me flagelle ?Je sais des choses que vous ne savez pas.

Tiens donc ?

Une des deux Orgiennes repéré. L'une d'elle, est une ancienne Insurgée.

Mensonges.

Pourquoi donc je te prie ?

Donne nous des preuves.

Il est mort, tu le sais bien. Tu n'as pas été très émotif en apprenant sa mort d'ailleurs.

Donc si je comprends bien, la seule preuve que nous ayons, était la déposition de Moses, que tu as tué. Tout ça t'arrange bien en fait, de nous prendre pour des abrutis. Signe ce putain de papier, ou alors...

Ou alors quoi ? Vous allez faire quoi ? Me tuer ?

Il y a un silence, suite à ces paroles. Philos regarde Bordiga, qui regarde à son tour Guinea. Ce dernier prend le papier et le broie entre ses mains, en faisant une boulette avant de le lancer sur la table, à la hauteur de Philos et Bordiga. Il se lève et commence à enfiler son manteau, avant que Philos et Bordiga ne fassent de même, mais en pointant chacun une arme sur lui.

En plus vous n'avez aucunes paroles. Vous êtes deux prétentieux qui pensent tout savoir mieux que tout le monde, hein ? Allez-y, tirez moi dessus. Oubliez pas qui je suis...

Un nouveau mouvement de flottement, les deux compères en face de Guinea se regarde, tandis que ce dernier ouvre son manteau qui est... rempli d'explosifs, comme à l'accoutumée. Il les regarde, avec un sourire carnassier sur la gueule, se retenant de rire aux éclats.

Vous savez parfaitement que tout ceci est stupide. Faîtes donc vos arrestations arbitraires, allez donc tuer des personnes innocentes et faire des procès inutiles. Vous ne comprenez pas une seule chose, c'est que toutes les Orgiennes ne sont pas contre nous. Je vais vous le prouver, en essayant de trouer la dénommée Nej et la faire venir ici. Vous pourrez ensuite, nous tuer tout les deux si cela n'est pas assez convaincant.

Philos et Bordiga baissent leurs armes à ces paroles et les rangent dans leurs étuis respectifs. Ils font un signe à Guinea sans rien dire, qui semble lui signifier qu'il ne lui laisserait au plus que quelques jours pour prouver ce qu'il disait, sans quoi il serait sans doute responsable de la rafle la plus impressionnante et meurtrière qui allait s'abattre sur le Mirail. Quand la révolution commence à manger ses enfants... C'est qu'il y a un soucis.

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