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 Le Rituel d'Apaisement.

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MessageSujet: Le Rituel d'Apaisement.   Mar 24 Nov 2015 - 23:39

Combien de douleurs un être humain pouvait-il supporter avant de succomber ou de sombrer dans la folie?

Cette question hantait sa tête, tournait dans son esprit, alors qu'elle continuait sa course au beau milieu d'une terre qui lui était inconnue, d'une ville dont elle ignorait tout, poursuivit  sans la moindre raison par des gens qu'elle ne connaissait pas. Elle avançait, essoufflée mais tenace. Les voix ne parlaient plus mais leur puissance semblait se mouvoir en elle, animer ses muscles, gonfler ses poumons. A la fois alliées et ennemies elles devaient être capable du pire comme du meilleur. Elle tournait, au gré du dédale qui se présentait devant elle, et, risquant un œil autours, elle nota qu'elle avait clairement quitté les docks. Les bâtiments autours d'elle étaient sales, vieux. Elle traversa une rue, son salut pensa-t-elle car, devant elle une foule se tenait. Des gens allaient, venaient, criaient, vivaient. Elle n'eut jamais été aussi contente de se retrouver au milieux du monde. Elle courut, encore quelques secondes, une fois noyée dans la foule. Des rageux pestaient sur son passage car elle les bousculait. Elle jura même avoir foncé dans un homme qui devait être à moitié lui et à moitié quelqu'un d'autre tant les deux parties latérales de son corps semblaient diverger.

Elle s'arrêta. Plus personne n'était à sa poursuite. Elle senti alors de nouveau cette vague en elle et avant que les voix n'aient prononcé quoi que ce soit


"C'est bon -prononça-t-elle- je vais le faire. Je vais tuer, je vais boire. Je le ferai"

Sa voix ne laissait aucun doute, aucun appel possible. Alors elle se mit en mouvement en quête d'une proie. Elle était lasse des douleurs, lasse de ne pas sentir son propre corps lui appartenir.

Elle déambula, quelques minutes, quelques heures peut être. Et à mesure qu'elle avançait, les gens se raréfiaient, les rues devenaient plus calmes. Les rares passants qu'elle croisait étaient sales, mal vêtus. Des vieux, des jeunes, des personnes à trois yeux et deux nez...
Le plus étrange, c'est qu'au milieu de tout ces gens différents, elle paraissait presque normal, avec ces vêtements déchirés, ses plaies en sang.
Elle voyait autours d'elle des gens se précipiter dans des immeubles, avec des sacs de papiers kraft serrés contre leurs frêles poitrines. Elle voyait d'autres personnes réunies devant un tonneau où brûlait un feu de fortune. Elle voyait la misère, mais elle voyait la vie. Une vie de pauvreté, de fuite, d'horreur.

Et une de ces vies prendrait fin ce soir.

Lorsqu'elle la vit, elle sut que c'était la bonne. Elle faisait sa taille, avait sa corpulence. Elle était vêtue d'un haut déchiré mais encore assez potable et d'un pantalon noir, orné de lassages le long des jambes, dévoilant sa chair jeune, et pure. Elle pourrait faire d'une pierre deux coup. Les restos du cœur et l'armée du salut réunis en une prostitué malade, chétive... Mais appétissante.
Elle la suivit. Devenant alors l'ombre de son ombre, adaptant sa respiration à la sienne, collant ses pas aux siens. Elle entra dans un immeuble, elle se glissa à sa suite. Toute fatigue avait glissée hors de son corps, elle ne sentait plus que son cœur qui battait, et une puissance latente, qui se lovait à l'intérieur de ses entrailles. Et qui attendait son heure pour exploser.
Elle monta des escaliers à sa suite, évitant d'instinct les marches qui faisait du bruit, se fondant dans l'ombre, prédatrice nocturne. Elle n'était plus humaine, elle était un loup, un animal guettant sa proie. Avec patience. Avec envie.
La femme s'arrêta. Sa voix s'éleva. Ô comme sa voix résonnait agréablement. Quarante-Deux sourit, une petite voix dans sa tête venait de lui faire remarquer que c'était sans doute les derniers mots que prononçaient cette pauvre femme et qu'elle seule le savait. Le fil de sa vie était sur le point de se rompre. Et c'était elle qui avait en sa possession la lame qui le couperait. Et un sourire carnassier illumina son visage.
Si elle avait pu voir ses yeux à ce moment, elle aurait remarquer que les deux avaient viré au noir. Son tatouage s'animait, à l'instar d'un serpent glissant sur sa peau. Et il était pourpre. Comme le sang qui bientôt coulerait. La femme repris son ascension, Quarante-Deux la suivit. Enfin elle entra dans une chambre. La porte avait été depuis longtemps arrachée de ses gonds aussi, elle devrait faire le plus doucement possible. Elle laissa la jeune femme se baisser, s'allonger.
Sa vie touchait à sa fin et elle agissait comme s'il lui restait une éternité à vivre.
Quarante-Deux était Thanatos, elle décidait de la Mort. Et elle avait décidé.
Elle traversa la chambre, silencieuse. Ne prêtant aucune attention à ce qui l'entourait. Elle s'allongea à côté de la femme, caressant alors son visage, ses cheveux. Et lorsque celle ci ouvrit les yeux et voulu hurler, elle pressa ses lèvres sur les siennes. Lorsqu'elle se retira, elle lui murmura:


"Voici le Baiser de la Mort, reçoit le en guise de remerciement pour le don de ta vie"

Et avant qu'elle n'ai put hurler elle plaqua sa main sur sa bouche. Elle vit la peur dans ses yeux, elle sentit l'âcre odeur de l'urine, celle de la transpiration et de la crasse. Ces sens étaient en éveil.
Et elle sortie sa lame.
Et elle trancha la gorge de la femme.

Son corps fut secoué de spasmes alors que Quarante-Deux plongeait son visage dans la plaie ouverte, noyant ses cheveux, buvant, encore et encore, jusqu'à ne plus ressentir de faim. Elle se redressa, assez tôt pour entendre le derniers gargouillis, la dernière respiration. Et voir les yeux de la femme se voiler. Et se figer. Pour toujours.
Elle tira la couverture sur son visage. Se redressant. Et alors qu'elle se redressa, son regard croisa un miroir. Dans la lueur blafarde des néons qui éclairaient la rue, elle vit ses yeux, devenus rouges.
Elle déshabilla la femme en silence, se vêtant de ses affaires. Elle prit sa cape. En rabattit la capuche la capuche sur son visage.  
Plus de voix. Plus de douleurs. Juste un sentiment de plénitude.  
Elle allait quitter la pièce lorsqu'elle perçu un petit, un infime mouvement sous une boule de couverture. Elle avança et retira d'un geste brusque les couvertures. Une petite fille les yeux baignés de larmes s'y tenait recroquevillée. Quarante-deux se mit à genoux et la serra dans ses bras, la berçant doucement.


"Chut petite... Chut... les petites filles gentilles dorment la nuit"

Et alors qu'elle la serrait de plus en plus fort, elle sentit la petite se débattre. Quarante-Deux resserra son étreinte. Plus fort, encore et toujours plus fort. Comme si elle voulait fondre en son corps celui de l'enfant. Oui elle serra, jusqu'à avoir mal aux bras. Jusqu'à ne plus sentir aucun mouvement contre elle. Elle allongea le corps sans vie de l'enfant à côté de sa mère. Déposa un baiser sur sa bouche, incisa son poignet et bu a nouveau. Elle les recouvrit ensuite toute les deux. Les remercia. Réajusta sa tenue et attacha le couteau à sa taille.

Lorsqu'elle quitta la chambre, elle entendit l'une des voix murmurer juste avant de disparaître:

"Dis nous... Pourquoi as tu tué l'enfant? La femelle nous aurait suffit.
-Parce que j'en avais envie."


Le sacrifice rituel avait été perpétré, les voix étaient apaisées... Jusqu'au prochain rituel. Elle regarda une dernière fois dans le miroir. Ces yeux avaient retrouvés leurs couleurs originel: un noir et un rouge. Son tatouage était de nouveau une peinture inertes. Ses plaies semblaient presque guéries. Son visage, ses lèvres étaient maculés de sang séché. Il en était difficile de distinguer ses plaies du reste de l'hémoglobine.
Elle se sentait calme, elle se sentait vibrante. Elle se sentait vivante. Elle sourit et regagna la rue.

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MessageSujet: Re: Le Rituel d'Apaisement.   Mar 1 Déc 2015 - 12:24

Qu’est-ce que je fous là ?
C'est vague comme un gros trou dans la mémoire ? Je vois que ça...
Putain de dope… je crois que j’ai encore abusé des bonnes choses.

Je me traîne comme une putain de fiotte, la queue en rade et l’œil vitreux. Pourtant je vois clair, et si on me marche sur le pied, je sais ce que je ferais, je sais exactement où et comment faire ça : très mal et très bien.
On est quoi, jour nuit ?
Putain, j’ai mal aux os, mes putains de vieux os
Je suis pas si vieux merde
Je dis ça en regardant mon reflet dans une vitrine
Je vois pas que ça d’ailleurs
Je la vois elle, la pute
Et l’autre pute qu’elle suit.

J’ai l’œil pour ça, même dopé jusque dans la moelle, je garde la petite étincelle sur l’iris et l’instinct de limier qui va avec,  un putain de chien de chasse qui pisse sur ses proies après les avoir déchiqueté.
C’est quoi ça ? Femme ? Ça pourrait. Elle manque un peu de classe, elle fait carrément négligée avec ses fringues dégueulasses et pourries de sang ? Je la renifle…
C’est là que je me réveille, là que toute la dope que je m’enfile sous la peau, sous les dents, dans chaque infime partie de mon corps et de ma cervelle, s’estompe pour laisser la place à l’animal qui traque avant de soulager… soulager, parce que je fais mal. Et quand je fais mal, il reste une seule alternative à la souffrance, la mort violente. Aussi belle que définitive. Et j’aime ça, le gout du sang sous la langue, l’acidité qui marque le fond de la gorge. J’aime ça putain.

Elle suit la pute pas à pas comme une saloperie de chat, légère et discrète. Deux putes cul à cul, ça me fait sourire. Je sais pas ce qu’elle prépare, mais ça sent pas le rendez-vous du dimanche au bord de l’eau.
J’ai envie de vomir en imaginer le pique-nique sur les berges…  Plutôt écraser un petit chat sous la semelle.

Je suis la pute aussi silencieux qu’elle, mais en plus classe.

Elle entre dans l’immeuble ? Soit, j’entrerai derrière elle. Je vérifierai les issues, et je tracerai chacun de ses pas. Je ferai ça mais pas tout de suite. Dans un instant… le temps de me poser là, juste en face de la porte, de l’autre côté de la rue déserte ou presque, et moi, moi qui m’écroule comme une merde, un rat crevé dans la rue que personne ne distingue des autres rats, de la boue qui coule dans le caniveau, là d’où je viens. Là je rejoins ma famille les amis des vers de terre. Je m’écroule le temps de respirer un coup, de reprendre conscience et rattraper un peu mes esprits qui se barrent.
Le dos appuyé contre le mur, je glisse et râpe sur le crépit, comme moi décrépit, usé. Je glisse jusqu’au sol, vaguement assis, calé pour garder un peu de dignité. Ce qu’il en reste.
Je récupère en happant un peu d’air, comme un chiot trop con pour atteindre sa gamelle de flotte.
Ça va aller… la dope et moi c’est une longue histoire de haine.
Je refais le chemin à l’envers en râpant le mur dans l’autre sens pour me tenir enfin debout. Je titube mais mes jambes tiennent.

Quoi ? Qu’est-ce qu’il a lui ? Pourquoi tu me regardes comme ça !
Dégage ou je t’arrache deux dents !

Je sens un truc pas net…
Pas lui, celui qui me regarde comme s’il voulait me filer une pièce avec de la charité plein la bouche. Je le dégage de mon chemin, je le pousse trop fort ou alors il tient pas de debout, ou alors il est trop vieux. Je suis pressé, et j’aime pas qu’on me regarde. Ta pitié, tu peux l’avaler avec deux ou trois hosties et le vin de messe piqué sous l’autel.
Moi, j’ai un job à faire, et là j’ai les sens qui sont au taquet, j’ai des voyants rouges plein la tête et l’odeur du sang qui me ravine les papilles. Y a un truc qui se passe et je mise mon bras gauche sur la pute.

Je rejoins fissa l’entrée de l’immeuble et j’entre, et pas comme un putain de chat, pas vraiment dans la discrétion, plutôt dans le genre dentiste sans anesthésie.
Je grimpe les marches deux à deux, preuve que je suis pas si mort au cas où vous en doutiez. Et puis la dope, ça va, ça vient. Là, ça va. Maintenant, ça va.
Je ralentis le pas…
Je sors mon petit jouet préféré, un fusil à canon scié… une relique, un souvenir de je sais plus qui… ok, c’est même pas un souvenir, c’est juste un jouet que j’apprécie parce qu’il taille large. C’est pas dans l’air du temps, hein ? Le genre de joujou qu’on trouve plutôt coté Insurgés ou dans les musées.
Cette fois, je fais comme la pute, j’imite le chat sur la moquette, pas à pas, léger comme du velours, je me dirige vers un couloir au fond, là où je sens un truc. L’instinct et l’odeur du sang, ça m’a jamais trompé.
Je sais que c’est là…
A deux pas…

Elle est là, en train de se mater dans le miroir.
Je pointe ma relique sur sa tempe.
Tic-tac
J’appuie, ou je lui laisse le temps de me faire perdre le mien en explications pas forcément utiles ?
Je me décide à desserrer les dents et objectiver ma pensée.

Tu bouges, pan t’es morte.
Tu bouges pas, pan t’es morte mais t’auras le temps de faire risette, et de me dire ce qu’y a dans la chambre…


Mes yeux balayent son corps en un temps record… j’aime ce que je vois, sang compris.

Choix numéro 2, t’as deux secondes pour tout déballer.

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MessageSujet: Re: Le Rituel d'Apaisement.   Mer 2 Déc 2015 - 2:04

Son souffle se coupa. Comment, mais comment avait-elle put être aussi stupide. Elle avait relâché son attention peut être le temps d'une poignée de secondes, et l'Autre avait surgit. Son odeur l'avait précédé, mais dans un tel trou à rat, sentir une souris fureter relevait du miracle. Elle sentit le froid de l'acier se poser sur sa tempe. Un touché qui étrangement ne lui était pas désagréable. Elle sourit même entendant la voix prononcer:

"Tu bouges, pan t’es morte.
Tu bouges pas, pan t’es morte mais t’auras le temps de faire risette, et de me dire ce qu’y a dans la chambre…"


Un silence. Le poids des yeux de l'intrus sur elle.

"Choix numéro 2, t’as deux secondes pour tout déballer."

Le désavantage c'est qu'elle ne voyait pas à qui elle avait à faire. Aussi elle pivota pour faire face à l'homme et pour se retrouver avec sur son front son arme. Elle n'y connaissait d'ailleurs rien mais vu la taille de l'engin, le type avait clairement un petit quelque chose à compenser. Elle n'en doutait pas.

Elle aurait dû avoir peur, à l'idée que sa cervelle pouvait aller bientôt décorer le plancher, mais elle se tenait là, paisible, la respiration calme, sa poitrine se soulevant doucement. Elle toisa l'homme du regard. Un brin chétif, un camé tout au plus. Qui n'aurait même pas fait un bon Rituel.  Pas désagréable à regarder pourtant. Cette pensée lui étira ses lèvres dans un sourire quelque peu carnassier. Ses yeux luisaient, un rouge et un noir et elle sentait de nouveau cette puissance en elle, en sourdine d'abord, puis l'envahir par vague.

Elle le regarda, s'inclinant, singeant une révérence elle écarta les bras de son corps, se montrant mains nues offrant un tour sur elle même et déposant finalement son regard dans celui de l'homme en face d'elle. Puis elle reprit place, avec le soin de bien coller son front au canon de l'arme, elle s'approcha d'un pas dans sa direction, forçant son bras à se plier légèrement, jusqu’à ce que ces lèvres effleurent son oreille:

"Quarante-Deux, pour vous asservir..."

Elle se prit l'effluve de son odeur... Du tabac? De l'alcool? Et cette autre chose qu'elle ne définissait pas.

A nouveau, elle murmura, sans douceur, mais avec sensualité:


"C'est la Mort, qui se trouve dans cette chambre...Monsieur."

Ses mouvements étaient lents, presque nonchalants, comme une invitation à une danse funeste.

**Et quelle danse allons nous faire "Milord" **


Un rire s'échappa de sa gorge, elle porta les mains à ses hanches, reculant doucement afin d'à nouveau, retrouver sa position. Ses mains rencontrèrent son couteau. Quelles étaient les chances pour qu'elle arrive à l'atteindre avant lui. Et en même temps, aussi bizarre que cela puisse paraître, elle était à son avantage. La Nuit c'était son domaine. Et l’orgueilleuse puissance que devait procurer son arme au petit homme, était un atout. Qui aurait tenté quelque chose... A part une Folle?

Elle n'eut pas plusieurs essais. Sans prévenir, elle se baissa soudainement, rapprochant son corps brusquement de celui de l'homme, et pivotant rapidement , relevant son bras avec force elle donna un coup de tranchant de sa lame sur le bras de celui qui quelques secondes avant la tenait en joug. Elle se précipita vers la porte. Elle ne prit pas les escaliers, non elle avait, en montant aperçue une meilleure issue:

**Au cas où** avait-elle pensée, elle il se trouvait que c'était "un cas où".
Elle couru au fond du couloir hurlant alors

"A l'aide, AU VIOL!!"


Cela réveillerait il peut être certains vagabonds, qui curieux ou prit du syndrome du super héros, sortirait de leurs chambres, offrant un parfait obstacle aux tirs de l'autre.
Elle entendit dans son dos des voix, des cris, et alors qu'elle se retournait elle eut le temps de voir quelques personnes amassées dans le couloir, encore pleins de sommeil et sans doute d'alcool. Elle sourit, espérant que l'Homme armé capterait ce sourire moqueur et narquois. Un bref au revoir de la main, et dans un vole de cape elle passa par la fenêtre.
Elle grimpa un échelle incendie qui la conduit alors directement sur le toit. L'homme ne semblait pas en très bonne condition physique, aussi, pressa-t-elle ses muscles, forçant l'effort pour mettre le plus de distance possible entre lui et elle.

Elle courut, rapidement, sauta sur le toit suivant, et sur un troisième. Elle s'arrêta brusquement au bout du quatrième toit, manquant de basculer dans le vide.

"Merde..."

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MessageSujet: Re: Le Rituel d'Apaisement.   Mer 2 Déc 2015 - 15:44

Ah putain, elle fait chier…
Elle me fait quoi, le jeu de celle qu’à pas peur ?
Ça aussi ça fait chier, les héros, ceux qu’on peur de rien et qui se permettent de jouer sur la corde raide. Tirer sur la mienne, c’est jamais une bonne idée, j’ai rempli un tas de cimetière, et comme elle me regarde, ça me chier, et comme elle me fourre son haleine dans le nez, ça me fait chier, et ses courbettes, ça me fait encore plus chier. Et ton sourire, je l’aime pas.
Putain mais pourquoi elle joue à ça ?
J’en ai plein le cul, je sens que ma gâchette va faire une  bavure.
Trop tard, la petite pute m’a gonflé, je tire…

C’est là que les choses se gâtent, là que j’ai surement sous-estimé la pute. J’aurais dû faire le choix numéro 1 et lui exploser sa jolie petite gueule sans discuter.

Putain la salope, elle m’a taillé le bras. Rooo merde, c’est con, je vais crever d’une hémorragie.

Elle gueule au viol ? Pas con, j’aurais du la violer. Mais putain, je l’ai amer, un sale gout dans la bouche de m’être fait mettre en beauté.
Et le pire, je vais devoir courir. Putain ça fait chier merde !!!
Et ça loupe pas, y a tous ces cons qui se découvrent un brin de courage et qui déboulent dans le couloir, fait chier !
Rien à foutre, je tire dans le tas, dommage collatéraux, c’est la consigne NOD. La pute a pas l’air au courant des Us & Coutumes.  Je note l’indice : pute étrangère. Chouette, je progresse dans mes investigations.
Je tire au moment où elle me fait coucou de la main. Ma fierté en prend un coup… fierté ? Y a des lustres que j’ai l’ai perdu.
Je tire et les dégâts collatéraux s’écroulent. Putain, ça va saloper la moquette. Je me surprends à avoir une pensée compatissante pour le petit personnel qui va se coltiner le ménage.

Je la suis, encore, mais en courant. Je sais encore faire ça, malgré la dope et tout le reste, je sais courir, et vite. Une chose apprise au camp de conditionnement, ravaler la souffrance dans un « marche ou crève » avec remise à zéro des compteurs chaque jour, heure, minute, seconde. C’est cool, j’avais besoin d’un petit décrassage. Faut que je pense à remercier la pute avant de lui arracher la peau.

Coup de bol pour moi, elle est prise au piège sans aile pour jouer les filles de l’air. J’arrête de courir, ça sert plus à rien. Je ralenti le pas, je recharge mon vieux fusil tout en m’approchant du bord.
Elle ? Je la tiens en joue, un faux-pas et c’est la bavure.
Je regarde en bas
Ouais, ça fait haut quand même.

On se fait un bal-trappe ?
Devine qui joue la cible ?


Je vise sa tronche, les dents de préférence

Fais-moi un sourire

Et j’enfonce le canon entre ses lèvres…

Lèche ça…
Pendant que je prends ton canif.


Et le canif, je lui colle sur le cou, la pointe enfoncée juste ce qui faut pour la faire saigner. Oh rien de grave, pas de quoi attirer le cousin Dracula. Et puis, je laisse glisser la lame sur sa peau, sur son torse, entre ses seins. Je dessine un sillon rouge et sanguinolent sur sa peau, jusqu’au nombril, et puis plus bas encore jusqu’au pubis où j’appuie la pointe de la lame… je recommence à sillonner sa peau entre tissu et peau nue, jusqu’à la cuisse.
Je marque une autre pause, et d’un geste brutal, je plante la lame jusqu’à la garde dans sa cuisse.

Tu ris plus ?
Je sens que si, c’est pas loin, t’as ça dans le sang…

J’aime pas ton rire, comme ça tu sauras.


Elle s’écroule bien sûr, mais ma main lâche pas le manche, au contraire, j’appuie encore, encore… et la lame pénètre encore le muscle plus profondément… la douleur est insupportable, n’est-ce pas ? Ce sont des petites choses qu’on nous a appris, à grand coups dans la gueule.
Je la laisse comme ça, sur le carreau.

Maintenant, tu coures plus, tu bouges plus, tu me fais plus chier !

Je recule en lui tournant le dos pour aller poser mon cul sur le rebord du toit, et le fusil.
Je déchire la manche où la pute a entamé ma peau avec le couteau qui la cloue au sol.
Ça pisse un peu le sang, mais c’est propre, une belle entaille
Je contemple la pute
Avec sa douleur, on dirait un poisson sans air
Je lèche ma plaie sur toute la longue
Et je lui crache le sang sur la gueule.

Moi c'est Mad.

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MessageSujet: Re: Le Rituel d'Apaisement.   Mer 2 Déc 2015 - 17:51

**Bordel de merde de putain de bordel de putain de merde de ... **

Elle aurait put continuer longtemps alors que le couteau s'enfonçait dans sa chair. D'abord sa gorge, puis ensuite, le reste de son corps. Elle ne pensait plus à rien.  En fait il n'y avait que ça dans sa tête. Uniquement la douleur. Moins vive que ce que les voix lui avaient fait ressentir cependant. L'avantage était là, elle avait connu pire. Mais ce n'était pas que son physique. Son moral et son sentiment d'invincibilité venaient de prendre plusieurs coups de massues et ce en faciale.

**Pauvre mec, espèce de connard**

Plus de trace de cette puissance qu'elle sentait. Mais pourtant, ces yeux... Tout étaient dans ses yeux. Ils étaient devenus entièrement noirs.
Elle cessa de crier à un moment, non pas parce que la douleurs était absente, juste que sa dignité reprenait le dessus. L'homme était puissant mais il était un con finit. Elle ne crierait pas pour un con. Elle se redressa et s'adossant alors à se qui était une cheminée. Elle baissa les yeux vers sa plaie. Pas jolie jolie... Le couteau qu'elle avait trouvé était fiché dans sa cuisse. Seule la garde et le crâne du loup gravé en dépassait. Ça aurait put avoir un certain style, si cela n'avait pas été sa jambe à elle.

Bien la douleurs était une chose, mais la survie une autre. Et l'autre là. Il était qui au juste?

**Un mec capable de tirer dans une foule sans une putain de sommation!**

Elle voulait gagner du temps, attendant qu'un éclair de génie fasse murir un plan dans sa cervelle pas encore endommagée.  


"Vous savez, c'est la première fois qu'un inconnu propose de me tirer.."

Et elle rit. Un rire nerveux, irrépressible. Un rire qui semblait avoir la capacité d'énerver son opposant. Mais un rire qu'elle ne put retenir.  

**Retire le couteau**

Quoi?

**Retire ce putain de couteau. Tu es une Sanguinaire, et tu viens d'accomplir le Rituel. Tu as sa vie au creux de ta main**


Elles étaient là, un murmure incessant. Les Voix.  Mais si elle retirait l'arme. Elle crèverait sur un toit, d'une hémorragie.

**Nous n'avons aucun intérêt à ta mort. Retire. Cette. Lame**


"RETIRE LA"

Elle avait sursauté et tourné la tête, ayant entendu réellement la voix dans son oreille. Mais à en juger par la réaction du type qui s'éloignait d'elle, tout ce passait simplement... Dans sa tête.

**Tu dois faire vite, regarde**


Il... Il lui tournait le dos. Cela ne durerait pas longtemps sans doute... mais le fait était là

Elle rabattit sa cape sur sa cuisse et saisit larme. Et elle tira, doucement d'abord puis d'un coup sec. Des papillons s''envolèrent devant ses yeux alors qu'elle se mordait la lèvre pour retenir un cri et pour être...le plus discret possible. Elle jeta un coup d'oeil. Non cela ne saignait pas plus... Elle le remarquait maintenant, toute les plaies de son corps avaient simplement cesser de saigner au moments du retour des voix.

** Notre pouvoir n'est pas éternel, il faiblit avec le temps, mais le Rituel t'offre ce don... Et tant d'autre. Plus tu l'accomplira, plus tout cela sera constant... Mais pour l'instant, occupe toi de lui**


Le changement fut subtil, ses yeux passèrent du noir au rouge. Elle rabattit sa capuche sur son visage, simple figure de style et se tint alors accroupie. Peut importe qui Il était. Il ne serait plus rien quand elle en aurait finit avec lui.
Ô oui, elle sentait à nouveau ce pouvoir en elle.  
Il lui avait tourné le dos. Mais on ne tourne pas le dos à un animal blessé.
Elle voulait lui faire mal. Le faire souffrir. Lui offrir le gout amer de la peur et de l'incompréhension...
Elle eut un gout métallique en bouche. Un peu comme ce que le mec venait de lui cracher à la gueule. Tout aussi sanglant, et tout aussi répugnant.


"Moi c'est Mad."

Elle s'en foutait clairement.

** Va y, parle, parle... **

Elle évaluait la distance qui les séparait. Il n'avait fait que quelques pas et se trouvait sur le bord du toit. Son fusil à ses côtés. Et pas dans sa main. Il avait la gâchette facile, mais pas forcément rapide. Ça elle le découvrirait peut être trop tard.
Elle se trouvait donc accroupie. Elle ne réfléchit pas: elle sauta sur l'homme qui la indéniablement, le poids entrainant, bascula en arrière avec elle. On aurait put croire l'ultime étreinte désespérée de deux amants. Elle s'attendit à une énorme chute... Elle toucha sol moins d'un mètre plus bas. Une plateforme métallique, un escalier de secours joignant les deux étages. Un coup de feu partit alors que son arme qui était tombée avec eux touchait le sol. Une balle qui lui effleura l'épaule. Mais elle ne sentait pas la douleurs. La rage et la colère avait tout remplacé. Elle s'approcha de l'homme et shoota dans son pistolet qui tomba au bas de l'immeuble, bien bien loin.


"On joue à armes égales. Tu va aimer ça"

Cette voix n'était pas la sienne. Elle saisit l'homme par le col. Il était léger... Si léger si chétif.... Si misérable. Et elle l'attira dans un effort au travers d'une fenêtre ouverte. La pièce était vide, l'immeuble entier semblait désaffecté. Bingo, ils auraient tout le temps pour eux. Sa cuisse la lançait bien sur, tout comme son épaule, tout comme ce sillon qui descendait le long de son corps maintenant. Tout comme avant sa joue l'avait fait. Ce n'était que des cicatrices en plus. Rien d'autre pour le moment. Rien qui ne demande que l'on meurt pour. La douleurs était un souvenir, et le futur de cet homme était le présent.
Elle saisit sa lame et lui planta la cuisse avec un immense sourire ses yeux tout aussi planter dans les siens et elle prononça lorsqu'elle la retira.


"Un partout, on joue à qui saigne le plus?"

Cette voix, différente de la précédente ne semblait toujours pas être la sienne. Elle retira la capuche de sa cape, prête à en découdre à mains nues, et à mourir pour le tuer s'il fallait.


"Honneur aux fillettes"

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MessageSujet: Re: Le Rituel d'Apaisement.   Jeu 3 Déc 2015 - 13:14

Tout va si vite hein, la chute, le fracas, nos corps qui s’écrasent, le boucan d’enfer ? Non, ça c’est pas l’enfer, lui je l’ai connu avant. Elle n’est rien. Juste un détail de plus, un obstacle, l’ordinaire d’une vie de NOD. En tout cas, ma vie de merde c’est sûr, avec le kit complet du parfait petit soldat, douleur, plaies et fractures, et cette fois la surprise de me faire baiser faute d’avoir pris les devants. Mais rien n’est jamais joué, et tout ça m’excite, oublié la dope et la morosité d’une nuit fade comme un trottoir sans pute. La pute, elle vient de me faire passer à travers un plancher et une fenêtre, faudra ajouter ça à la liste des pertes et fracas. La cerise sur le gâteau, c’est son canif qu’elle a planté dans ma jambe. Je me demande si mes vaccins sont à jours.
Mais oui ça fait mal, un mal de chien, un putain de chien tout ce qui y a de plus vicieux avec des crocs bien dégueulasses qui me lacèrent la chair et fait pisser mon sang. Je vais finir la nuit vidé comme un porc. Faut réagir Mad, et pousser mémère dans les orties, bien comme y faut, que ça lui fasse si mal qu’elle aura du mal à savoir qui était la pute qui l’a mise au monde.

Faut s’y coller Mad…

Alors, je réagis comme on m’a appris, comme un chien, un animal qui ne connait pas la douleur parce qu’il en a pris déjà tellement dans la gueule qu’au fond, tout ça c’est rien. Ouais, tout ça c’est rien, et c’est ça le drame, être ça, cette chose qui va la réduire en miettes, la pute. Cette chose qui n’a rien de connu de bon, de doux, de chaud qui fait du bien sous la peau et dans les os. Ou alors, c’est oublié, un souvenir très lointain de la douceur d’être un gosse avec tout ce qu’on peut lui offrir pour qu’il soit bien, juste une paire de bras qui l’entourent, rien que ça…
Bref, je mollie, je vais m’endormir si je continue à m’imaginer des berceuses.

J’ai mal ouais, et je touche pas à ce qui obture la plaie, l’essentiel est la survie non ? C’est ça le job, prioriser. Et je priorise.

J’ai plus de flingue, son canif sert de garrot, mais il me reste tout le reste, et tout le reste je lui fous dans la gueule, dans le ventre, en commençant pas son putain de genou que je brise dans coup rapide et bien placé. Merci la cantine NOD pour ces petits trucs et astuces : comment immobiliser un adversaire très casse-couille. Ensuite ? Je rugis comme une bête et je lui saute dessus pendant que son genou brisé la cloue au sol, que le mur dans le coin, la retient. Je frappe de rage, de haine de tout ce qu’on a fait de moi, de toute la colère d’être ce que je suis, un monstre qui frappe, et qui frappe et frappe encore, déchainé, le fou est libéré, sans retenu, désinhibé, sans loi, avec juste la rage et la survie, cet instinct qui le tient en vie, malgré tout.


Quand il arrête, le visage de la femme est en sang, méconnaissable. Les poings de Mad sont dans le même état, déchirés, abimés, meurtris, trempés de sang.
Il regarde le résultat de sa rage, la haine qu’on a glissé en lui peu à peu chaque jour de son conditionnement ; la pute à genoux, pantelante, le visage en sang, plus grand-chose qui tienne la route.
Mais c’est pas terminé.
Mad apprend de l’autre, il s’adapte, il sait pourquoi une proie devient prédateur, alors, il répare son erreur. Il la frappe à nouveau, une dernière fois, ultime et si fort qu’elle aurait dû crever.

Il tombe à genoux à son tour, épuisé.
Il la regarde saigner, presque morte, et surpris du « presque ».
Il se demande de quoi elle est faite, et sa voix, pourquoi a-t-elle changé, qui est-elle ?
Il se demande quand comment elle va se relever maintenant qu’elle est brisée. Et par quel miracle.
Étrangement, il a du respect pour elle, presque une attirance pour cette adversaire qui a failli avoir sa peau. Et du respect.
Il avance une main ensanglantée vers elle, pose ses doigts sur la veine jugulaire là où ça palpite encore.
Elle vit. Ou survit ?
Il balaye des mèches mouillées de sang pour dégager son visage
Et là, il y a cette larme qui s’échappe de son regard enfermé sous les paupières, qui coule et dessine un trait clair au milieu du rouge.
Il observe son corps replié comme un pantin sans fil écrasé contre le mur, à moitié nu, les dessins sur sa peau. Avant de retirer sa main, il effleure son torse pour couvrir un sein. Un geste pudique, illusoire, le tissu est en lambeaux, puis il s’assoie à côté d’elle appuyé sur le mur, il étend sa jambe. Maintenant, il a une plaie à soigner, un couteau à enlever, un garrot à faire, et elle à surveiller. Peut-être la protéger de lui ou de cette autre chose qui semble l’habiter.


Content de te connaitre Quarante-Deux.

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MessageSujet: Re: Le Rituel d'Apaisement.   Ven 4 Déc 2015 - 0:29

L'avait-elle surestimé? Ou s'était elle surestimée elle même?

Dans les deux cas le résultat était le même. Son genoux n'était qu'un amas de fractures, et son visage un amas de chaires en sang. Et elle était là, presque inconsciente, et il continuait à frapper comme un sourd, comme..

**une bête **

Elle n'essaya même pas de résister. Quoi que fut cet homme, elle ne pouvait plus rien faire. Et après tout ne l'avait-elle pas cherché. Elle aurait du fuir, disparaître. Elle avait voulu jouer, il fallait qu'elle accepte la défaite
.

**Non... Sanguinaire, non**

Elle fut surprise de la clarté de ses pensées. C'était donc ainsi qu'apparaissaient les choses, juste avant le point ultime où tout craquait, où la douleurs devenait si importante qu'elle n'était plus capable de sentir où son corps s'arrêtait et où l'impacte des coups échouait. Son esprit se brisait peu à peu et la douleur faisait déborder les digues de ses sens.
Elle le sentit alors: un autre coup, un coup ultime et la clarté disparait.

Elle sent son souffle se couper, son coeur bat dans ses oreilles, à mesure que le sang afflue, à mesure qu'elle se vide. Ses yeux retrouvent leurs couleurs,  la puissance en elle s'éteint, son esprit s'envole. Une dernière image, il est penché sur elle.
Puis plus rien.


Elle était un morceau de chaires à vif, de douleurs, de sang. Ses pensées s'enfuyaient, à mesure qu'elle sombrait dans une étrange inconscience. Son corps perd ce qu'il reste d'équilibre, elle est allongée au sol, un pantin de chiffon aurait meilleure tenue

[...]
"Je... JE NE SAIS PAS QUI JE SUIS"

Elle hurlait, des cris silencieux, des cris qui arrachaient son cœur et ses cordes vocales. Elle se trouvait dans une pièce vide. Dans le noir. Dehors c'était la fin du monde. Elle entendait les cris, les pleurs, les voix. Elle entendait les oiseaux, elle les voyait voler, elle voyait le ciel, elle voyait les étoiles, elle le voyait Lui, elle ne voyait rien. Une aveugle sans mot, un sourds sans la vue, une bouche sans lèvre, un amour sans sentiment. Elle était le monde, le monde qui se mourrait en elle et au dehors. Et les voix. Les voix. Les voix.
Elle entendait les tambours. Et elle hurlait. Elle voyait le Feu et les gens danser sur la pleine lune. Les dessins de la Caverne. Sa peau que l'on déchirait et l'encre rouge qu'on coulait dessous. Elle se transformait. La pièce s'arrondissait, répondant aux fréquences émises par son corps. Elle se leva, elle volait, elle n'était rien.


"Qui es tu et que fais tu ici?"

Les murs étaient recouvert de ce nombre, de ce nombre qui était maintenant son identité.
Elle pleurait maintenant, elle avait peur, car les Voix venaient même la nuit, quand les gens biens étaient endormis. Elle ne dormait plus, elle ne respirait pas. Elle n'était pas. Elle ne vivait que pour les Voix, des dieux païens qui offraient puissance et immortalité à condition d'établir le Rituel.
Alors pourquoi. Pourquoi n'était elle que douleur, pourquoi était elle allongée au sol, dans cette chambre froide, avec ses cadavres qui découvraient son corps et l'embrassaient. La danse macabres des chaires mortes, amantes et aimantes. Tant de monde, tant personne à qui elle avait prit la vie pour assurer la sienne... Et...

Elle revint à la réalité. Sa main sur son visage. Elle a peur. Et elle pleure. Une larme coule. Rêve ou réalité.


Ses lèvres qui pressent les siennes, elle le mord dans le cou, ses ongles s'ancrent dans ses épaules, pendant que leurs corps dansent à un rythme soutenu. Il lui arrache des cris. Il n'y a plus de douleurs. Ses yeux sont rouges, et sur sa tête trône le chapeau de l'homme. Ses cheveux à elle recouvrent son torse, effleurent son visage. Elle est assise sur lui et elle sent sa peau brûlante. Il est partout, Il est absolu: en elle et autours d'elle. Ses yeux rouges se révulsent ses cheveux qui caressent toujours son torse et ses ongles qui y dessinent des sillons sanglants.
Il l'attire contre lui et lui murmure à l'oreille:


"Tu n'es rien" Il sort son arme et lui transperce le cœur d'une balle. Et ses cris sont étouffés dans ses rires.

Elle est nue, enchaînée à un mur. A genoux. Et elle pleure. Les hommes en uniformes devant elle tiennent une lance à eau. Elle est trempée, et elle à froid.

"JE NE SAIS PAS QUI JE SUIS"
La semelle d'une ranger fait éclater sa paumette et son arcade.

"Tu es la dernière des tiennes, sans ce Rituel vous n'êtes plus rien vous redevenez Mortels. Apprends nous. Montre Nous. Offre nous tes dieux. Et nous te laissons la vie."

Elle ne dit rien. L'homme s'approche, ses mains, et son corps.

"Voyons si tes Voix te sauverons de ça"

Il colle son visage au sien, et elle reconnait l'homme à qui elle doit son état. Ou ce n'est pas lui. Ou alors... Elle ne sait plus. Elle sent ses mains, puis ses lèvres.
Et elle à mal.
Et quand il termine, le suivant prend la relève.
Et elle ne cri pas.
Leurs odeurs, leurs uniformes, leurs rires.
Et Enfin.
Enfin elle les entend.
Elle entend les Voix.
La puissance qui se concentre. Cela explosera tôt ou tard. Mieux vaut tôt. Car elle a mal. Ils terminent. Puis une brûlure sur son avant bras.


"JE NE SAIS PAS QUI JE SUIS!
-Tu es Quarante- Deux "


Il rit.

**Tu es une sanguinaire, laisse toi aller**


Et ça explose. La puissance. De son esprit elle brise ses chaînes. Et les hommes en face d'elle ne sont plus rien. Elle les découpent, les déchirent, les dévorent. Elle apaisent les Voix, et la puissance disparaît. Puis elle court vers la lumière.

**Je suis Quarante- Deux**


"Content de te connaitre Quarante-Deux".

Elle ouvre les yeux et se redresse brusquement, dans un hurlement. Elle se tasse alors contre le mur, le plus loin possible de lui. Elle sent la peur, elle sent la douleurs. Si seulement elle apprenait à contrôler de nouveau cette puissance. Elle lui ferait mal. Ô elle n'hésiterai pas. Elle le regarde. Elle est une louve blessé et lui un prédateur. Elle ramène ses genoux contre sa poitrine, l'articulation de son genoux se rebelle, son visage se crispe. Les voix se taisent. Elle ne sont plus là.


[...]


Elle le regardait. Elle le haïssait et le maudissait. Elle était seule

**Nous sommes là, mais tu es encore jeune et tu ne te souviens plus comment faire
-Revenez, montrez moi. J'ai besoin de Vous.
-Nous ne sommes jamais loin. Il te suffit d'y penser**

Elle était troublée, tant par son état interne que par celui qui se tenait en face d'elle. Il aurait put... Non il aurait dû la tuer. Mais quelque chose avait changé.. En lui?  Était -ce de lui qu'elle avait rêvé, de lui qu'elle s'était souvenu? Était-ce seulement des souvenirs...

Elle se sentait lasse. Et elle murmura:

"Je me sens sale... Et je suis fatiguée maintenant."

Elle appuya sa tête en arrière contre le mur, suppliant les larmes qui pointaient sous ses paupières de ne pas couler. Trop tard.
Elle ouvrit les yeux, et planta son regard dans le sien. Puis, prenant appuie sur sa jambe valide elle se leva. Boitant, et titubant. Chaque pas menaçait d'être le dernier. La douleurs était devenue sa compagne. Elle se tenait le ventre, dans doute de nombreuses côtés cassées. Le sang qu'elle perdait permettait qu'on la suive à la trace. Chaque souffle était un combat qu'elle gagnait. Elle se pencha dans un gémissement: elle alla ramasser sa cape, elle la mit, nouveau gémissement. Elle fit quelque pas et perdit l'équilibre. Elle se laissa alors aller contre le mur et tomba lentement au sol. Et elle rit. Un rire douloureux. Un rire fou. Jusqu'à ce que son rire se transforme en larmes. Et baissa de nouveau la tête, mutilé physiquement et moralement. A bout de souffle. Elle perçu pourtant un mouvement en elle... les Voix... Elles chuchotaient à nouveau, faiblement. Et leurs présences la réconforta. Même si maintenant, toutes étaient bien trop faibles pour l'aider.

Elle se contempla quelque seconde puis murmura lentement, en détachant presque chaque syllabe:


"C'est officiel, au jeu du "qui saigne le plus" j'ai perdu"

Elle poussa un soupir résigné et fatigué puis désigna la cuisse de l'homme et le couteau qui y était planté

"Ceci est à moi. Je veux le récupérer."

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MessageSujet: Re: Le Rituel d'Apaisement.   Lun 7 Déc 2015 - 13:08

Super, j’ai encore taché mes fringues.

Elle est habitée ? Elle fait quoi la pute… elle se raconte des histoires ? Ça y ressemble, en grande conversation. Pas sûr, je vois plus très clair, et je me demande même si je suis pas devenu sourd, un peu paralysé aussi, et plus très vivant.
Je me demande aussi ce qui bat dans ma poitrine, des battements de cœur ou des sursauts de vie, un truc nerveux comme quand on arrache la queue d’un lézard. J’encaisse la chute, un coteau dans la cuisse et dix ans de moins d’un coup comme ça, parce que ça lui est passé par la tête, parce que je traînais au mauvais endroit. Je me demande ce qu’elle a foutu dans cette chambre. Plus tard… je note pour plus tard. Je suis un peu naze là.

Qu’est-ce qui reste après tout ça, faut retenir quoi de tout ce bordel.
Que j’ai la plus grosse ? C’est sûr, à moins que sa paire de couille soit proportionnée.
Mais pourquoi elle s’agite, pourquoi elle bouge, pourquoi elle essaye de se tenir debout ! Je lui ai pété le genou putain !!
Elle sort d’où celle-là, elle va pas remettre ça, je me suis froissé un muscle, je bouge plus et j’appelle mon ostéo.

T’es fatigué chérie ? Moi aussi, et je remettrais pas ça, pas envie, je suis fatigué, je tape plus, pas pour le moment, plus tard sans doute mais là non, je dors, je respire, je suis en vie, et j’ai envie d’appeler ma maman, c’est salope. Je débloque, faut surtout pas que je pense à elle, c’est qu’une pute.

Je laisse tomber, si elle me fait le même coup que tout à l’heure, tant pis j’ai plus d’énergie, plus rien qui marche, je crois que je suis brisé. Et mal là, la cuisse.

Elle veut son dû, je lui rends. Ça a l’air si facile de le dire. Un couteau planté dans la cuisse qui traverse la peau, la chair, le muscle, qui tranche les veines, les nerfs ? Ah ouais, ouille putain, faut le faire et pas attendre, après c’est pire. Alors, un grand coup sec, direct, sans appel, je tire et extirpe et putain c’est à hurler. Et c’est pire après, quand tout est débloqué, quand tout ce que la lame bouchait se met à respirer, vivre, et couler.
Merci la pute, j’ai très mal là.

Tu fais chier.
Tu viens d’où, t’es qui ?!
T’encaisse comme une salope d’Orgienne mais t’as pas leur force.


Je parle, je parle, et saigne comme un porc. Alors ouais, je lui rends son couteau… dans ses rêves.
Je le range bien soigneusement, celui-là il sortira que pour te faire mal.

Je garrotte ma cuisse et je dis rien, je montre rien, surtout rien, surtout pas que ça mal putain à hurler comme un loup. Mais voilà, je serre les fesses et les dents, mais je lui montre pas, qu’elle crève cette salope.

Ça va le genou pas trop mal ?

Sur ces mots plein d’empathie, je fouille ma veste, ce qu’elle n’a pas foutu en l’air, dans la doublure où se cachent quelques petites pilules spéciales NOD. Une autre dope, pas la même que je prends pour me faire un cinéma un 3D. Celles-là, c’est pour rafistoler la bête, ça cotise pas les plaies mais ça donne une pêche d’enfer, de quoi lever son cul et traîner une pute par les cheveux jusqu’à la chambre et voir ce qu’elle a foutu là-bas.
Efficacité garantie, mais ça secoue un peu, grand vertige avant de relever le menton et aboyer comme un très vilain toutou.
Je tombe la tête en arrière, je vois des étincelles et maman qui me guette au passage prête à remuer mes escarres. Je te haie sale pute, mais je vais pas te laisser me crever, je vais pas non-plus te laisser squatter le mur.

On dégage chérie, faut lever tes miches.

Je me lève fier comme un putain de paon, merci les cachetons d’état. Je lui tends pas la main, je la prends. Et je la tire, je la relève sans le moindre ménagement d’un coup, comme ça pour le plaisir de la voir avoir mal. Je vois pas pourquoi j’aurais de la compassion pour celle qui m’a fait un gros trou dans la peau.
Je passe le bras par-dessous ses aisselles, son genou pété et ma cuisse trouée entres elle et moi. On est pote maintenant, des vrais copains de guerre.

On retourne dans la chambre, et t’arrête de me faire chier

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MessageSujet: Re: Le Rituel d'Apaisement.   Lun 7 Déc 2015 - 23:52

Tu fais chier.
**Va te faire foutre mon gars**
Tu viens d’où, t’es qui ?!

**Aouch!**

Cette question résonnait comme son -rêve, vision, souvenir- moment d'inconscience. Elle était Quarante-Deux, elle n'en savait pas plus.

T’encaisse comme une salope d’Orgienne mais t’as pas leur force.

**Une quoi? De la force de quelle orgie il me parle**

Et pendant qu'elle réfléchissait à cela, il continuait à déblatérer des paroles. Elle ne l'écoutait plus. Elle se concentrait. Il venait de lui voler le seul bien qu'elle possédait, et ça... Elle ne le laisserait pas s'en sortir avec ça. Il ne l'emporterai pas au paradis, ni dans l'enfer duquel il semblait tout droit sortir.
Ce mec était un monstre, et si elle avait eu assez d'énergie, - et ces deux genoux-, son corps aurait été rejoindre celui de la femme et de son enfant. Même s'il avait l'air d'avoir un très mauvais gout, elle aurait fait comme pour l'enfant. Elle l'aurait tué par envie, parce qu'il lui avait fait mal. Et parce que sa suffisance et l'intonation de sa voix lui donnait envie de vomir partout et sans aucune retenue. De la haine? Non, on déteste seulement ce que l'on considère au moins un peu. Lui il n'était rien. Rien qui vaille le coup
.

Ça va le genou pas trop mal ?

Elle fut tenter de répondre par toutes les insultes qui lui passaient par la tête. Et même des que personne ne pouvait connaître ou qui n'avaient pas encore été inventées. Pauvre type qui tirait sur la foule et qui défonçait une femme sans aucun scrupule

**Tu l'aurai tué sans aucun scrupule si tu avais pu, alors ne te plains pas Sanguinaire**

Si elle se plaignait. Elle se plaignait de la douleur, de la peur, de l'Inconnu. Elle ne connaissait pas les lieux, ni les règles qui régissait cet endroit. La pièce était noire, le tout puait. Elle détestait cet endroit, elle aurait préféré être dans les bois. Elle...
Le fil de ses pensées fut interrompu


On dégage chérie, faut lever tes miches.

Il la tire avec force, forçant l'appui sur sa jambe douloureuse.
Elle se retrouva debout, prise de vertiges. Des papillons s'envolèrent devant son regard, elle se retrouva alors à deux doigts de perdre connaissance à nouveau. Elle tenta pourtant de se dégager, car elle ne voulait pas qu'il la touche.


On retourne dans la chambre, et t’arrête de me faire chier

Elle mit quelques secondes avant de comprendre de quoi il pouvait s'agir. De quelle chambre il parlait. Elle eut un flash, elle sur lui, leurs corps, leurs cris et... La balle en plein cœur. Elle eut envie de vomir, mais elle avait montré trop de faiblesse devant cet être.
Enfin, la nausée s'estompa, mais, elle ressentit alors une énorme appréhension. Elle réalisé de quelle chambre il parlait. Et surtout de quoi il parlait. Si il se retrouvait avec elle, face aux deux corps. Elle ne donnerait pas cher d'elle.
Elle profita pourtant de l'appui qu'il lui procurait: elle commença par passer son bras autours de sa taille, question pratique, puis se raviva immédiatement, répugnée par l'idée de le toucher. Il la dégoutait. Tout son être, du chapeau usé à la pointe de ces chaussures. De ses vêtements miteux et crasseux à son air de faux vieux. C'était quoi ce camé, ce monstre
?

**Le diable revêt souvent ses plus beaux habits**

Ouai, là elle avait raison... enfin, propre, rasé, et surtout moins violent, le mec aurait pu être beau. Vraiment. Mais ça, son être entier... C'était le Mal. Il était une bête. Qui répondait à elle ne savait quel instinct, ou qu'elles règles de survie. Elle l'observa: il semblait aller mieux, mieux que les quelques minutes avant.

**Ce sont ses pilules...
-Oui, mais franchement, je ne suis pas certaines qu'il m'en propose.
-Alors sers toi**


Parfois, les voix n'étaient pas de bons conseils. Pas du tout.
Ils avaient progressés dans un couloir. Et se trouvaient maintenant face à des escaliers. Elle pouvait l'y pousser. Simplement.

Elle descendit les premières marches avec lui. Elle aurait aimé s'arrêter, qu'il lui offre un peu de répit. Mais non. Et puis... Et puis les voix étaient là. Et semblaient un peu plus fortes qu'avant. Et la douleur à son genoux diminuait. Diminuait vraiment. Elle put presque le plier au bout du deuxième pallier. Bien sur,  elle ne pourrait pas courir, mais, son appui était meilleur. Ce qui signifiait que tout n'était pas perdu.

**C'est notre pouvoir que tu sens en toi. Le rituel te permets d'en bénéficier. Tu ne sera pas guérie, mais juste soulagée, pour un petit moment. Au moment venu, nous saurons t'en faire profiter.**

Son temps de bien être serait compté. Mais il serait... Bénéfique.
Et le temps était un allié. L'immeuble était haut, et personne n'était présent. Comme elle l'avait pensé, il était bel et bien désaffecté. Il mirent du temps pour descendre.
Ils arrivèrent en bas. La porte en face d'eux était murée avec des parpaings. Ils progressèrent le long d'un couloir et passèrent devant une ancienne cuisine. Elle fit encore quelques pas avec lui. Il arrivèrent face à une porte: les mots "Issue de secours" étaient dessinés en lettre blanches et tremblantes. Quelques planches étaient clouées, barrant l'accès à la porte, mais rien d'insurmontable. Leurs corps se séparèrent alors, et se fut pour elle l'impulsion.


Elle enfonça son index droit dans la plaie a sa cuisse. Faisant fit du garrot, elle enfonça son doigt, fouillant les chairs, jusqu'à lui arracher au moins un cri. Alors que la douleurs le pliait doucement elle saisit ses cheveux et sans ménagement, organisa un speed-dating entre son visage et le mur.
Un bruit sourd, et elle sent un sourire qui fend son visage. Elle se penche sur lui. Il est conscient mais surprit et clairement sonné. Encore. Elle plonge ses yeux écarlates dans les billes du camés. Les yeux sont le miroirs de l'âme et elle ne voit rien dans les siens.
Elle ouvre sa veste, dans des gestes rapides et récupère son couteau. Elle ouvre la lame, relève sa tête en saisissant à nouveau sa tignasse et dépose la lame sur son cou. Le froid de l'acier sur sa peau chaude... Elle presse la lame, sans pourtant le blesser.


"Retenez que j'aurai juste pu vous tuer ce soir.."

Et cette fois c'est elle qui lui crache à la gueule. Et elle se retourne et elle court. Et son genoux ne lui fait aucun mal.

**T'aurai du prendre les pilules...
-Laissez moi juste le temps de sortir d'ici, et la douleur, je la prend et je l'encaisse**


Puis elle économise ses pensées. L'homme ne restera pas au sol, elle le sait déjà. Elle court dans la cuisine. Dans le mur, un passe plat. Elle saute dedans, les cordes grincent mais tiennent bon. Elle se laisse glisser rapidement, brûlant ses paumes
Ses pieds touchent un sol de béton. Une cave. Vite elle observe, vite elle pense et vite, elle voit la plaque d'évacuation... Ou peu importe ce que c'est réellement. C'est une porte de sortie avec EXIT qui clignote en gros.
Elle pousse la plaque, mue par l'adrénaline et la force des Voix.
Elle sait que s'il la rattrape, elle crève. Elle l'entend presque, déjà sur ses talons. Et elle saute sur une échelle sans prendre le temps de refermer. Elle descend et saute au sol. Sensations des vibrations qui remontent jusque son genoux, déjà plus algique que les secondes qui précèdent.

**Fais vite Sanguinaire**

Autant qu'elle peut, autant que son corps et le dédale de couloirs lui permettens. Elle saigne, on peut la suivre à la trace, mais dans ce monde souterrain, sans trop de lumière, elle à une chance. Elle croise plusieurs échelles, mais elle ne remonte pas à la surface, pas maintenant.
Elle avance au gré des pièces. Son genoux devient une gêne.


Elle ne sait pas si elle à put mettre un peu de distance entre elle et lui. Elle voit une échelle. Elle monte, repousse la plaque, plus lourde que la précédente donnant une ouverture sur la rue...
Puis se laisse a nouveau tomber dans les égouts, et s'enfonce dans un couloir un peu plus sombre que les autres, dont la longueur est ponctué de plusieurs portes donnant sur des salles vides ou meublées, mais toutes abandonnée. Elle pénètre dans la dernière salle, là ou un sommier en métal est renversé contre un bureau où trône une chaise. Elle pousse en silence la porte derrière elle, et appuie le dossier de la chaise sous la poignée. Elle se glisse sous le bureau. Et elle y reste. Cachée, tapie. Animal traquée. Comme un enfant qui à peur du noir, poursuivie par le Croque-Mitaine. Elle doit se reposer, si elle veut donner du répit à ses Voix... Et être capable encore se servir de leurs pouvoirs.
Elle force sa respiration à se calmer. Elle sent un goût métallique dans sa bouche. Elle sent l'odeur qui hante les lieux: Excréments et eaux usagées, cadavres, et rat qui imprègnent les lieux. Elle se sent en vie.
Et elle attend. Son cœur assourdissant dans les oreilles, sont sang qui bat à ses tempes. Et la douleurs qui revient comme un coup fulgurant. Tant, qu'elle laisse ses larmes couler, en mordant l'étoffe de sa cape.


Et elle attend.

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MessageSujet: Re: Le Rituel d'Apaisement.   Mar 8 Déc 2015 - 15:10

Tout va bien Mad.
Mad ? Qui est Mad ?
Je suis Mad
Non
Je suis pas ce que vous voulez que je sois
Laissez-moi tranquille !
Foutez-moi la paix, tirez-vous, barrez-vous, laissez-moi tranquille !!
J’ai mal… c’est dans ma tête, là, j’ai mal là, dans ma tête dedans, là, ça fait mal putain, lâchez-moi, laissez-moi, sortez de ma tête… Maman ? Maman c’est toi ? Viens me chercher, je veux pas rester là !
Je veux pas rester seul, je veux plus qu’il me frappe, je veux plus maman…
Maman ?
Maman !
T’es jamais là
T’es qu’une grosse pute !
Tire-toi toi aussi, dégage de ma tête !!


Des pas dans le couloir… comme un chat, sur la pointe des pieds, ils se fondent dans le silence de la nuit, ils s’éloignent peu à peu. Des portes s’ouvrent et se referment, des pas qui trainent sur le sol, des pas qui laissent des traces rouges…


Tu les entends p’tit ? Faut les suivre…
Marche sale ordure ! Lèves-toi et suis les pas ! Sinon, je frappe. Et tu sais comment ça fait, quand je frappe… oui, tu sais, oui bien sur…
Obéis petite ordure ! Ou je te broie, j’arrache tes ongles un à un et j’inonde à l'acide chlorhydrique, alors, lève-toi et rampe ! Mais suis-là, ne lâche pas ! Tu n’es pas autorisé à abandonner, rien ni personne ne t’y a autorisé. Tu es un soldat du NOD, tu obéis, et tu crèveras quand on te dira de crever. Tu n’es rien, tu n’as plus d’intimité, tu ne possèdes rien. Tu as un NOD, ton histoire est celle des NOD, ton enfance est celle des NOD, tu n’as plus de passé, tu n’as plus de parents, ni frère, ni sœur, tu es un chien obéissant, un NOD ! OBEIS !

Maman est partie un jour, j’ai oublié, ma mémoire a des trous, elle est plus tout à fait étanche. Tu savais papa que les ongles repoussent quand on les arrache ? Moi je savais pas. Tu sais, ça fait mal, et aussi il fait froid ici, tout le temps froid papa, la nuit et le jour sont pareils, tu savais ça ? Tu m’as pas dit, tu m’as jamais dit tout ça, tu m’as dit de pas y aller, tu m’as pas mis en garde, t’as juste foutu le camp sale connard !
Je vous, je vous déteste tous, tous les deux, vous n’êtes pas des parents !
Vous êtes rien, rien, rien…

J’ai mal à la tête, là ça fait mal dedans, j’ai mal maman, papa, vous êtes où, venez m’aider, sortez-moi de là, j’ai mal, mal dedans, ça fait si mal, il frappe trop fort, ce soir et hier et avant encore et tous les jours il frappe, et frappe et frappe… Mad ?
Qui est Mad ?
Tu es Mad, Mad Hatter, c’est ton nom, ton matricule. Tu es un soldat du NOD.
Obéis chien et rampe, suis-là jusqu’à son terrier, traque la salope et chope la, et crève-la si c’est nécessaire. Nous supportons toutes les pertes. Ici, tu es dans ton domaine, la rue dans les quartiers orthodoxe est ton domaine, tu as tous les droits, tuer, mutiler, briser, tu sais faire ça si bien… tu es un très bon élément, un des meilleur qu’on ait formé. Alors, lève-toi MAINTENANT et rattrape-là !

Maman ? Il y a la lune sur le mur. Tu crois que je pourrais arriver à l’atteindre ? Et si je montais sur elle, je pourrais partir d’ici ?
Il fait si froid maman si froid
Je dois me lever et attraper la lune !
Je veux pas la rater !
Oh… il pleut !
C’est tout rouge comme sur les murs
C’est du sang maman ?
Non, c’est de l’eau ! La pluie qui conduit sur la lune !
Elle est belle, elle est ronde et rousse ce soir !
Je pourrais la toucher dis ?
Il y a une porte maman… je dois y aller et monter sur la lune
Je veux plus rester ici, tu comprends ? Il faut que je parte !
Je dois maman…
S’il me trouve, il va encore me faire mal
Il frappe trop fort maman.

La porte s’ouvre et grince comme un cri dans la nuit celui d’un loup blessé long lent, interminablement lentement la porte s’ouvre. Dans la pénombre, il y a son ombre, sa silhouette, son visage maculé de rouge, les cheveux trempés de sang et de sueur.
Son regard a changé
Il avance jusqu’au bureau et s’accroupie…
Il pousse, il s’enfonce… Il se cache, se tasse, se recroqueville contre cette femme qu’il a retrouvé
Jamais il n’abandonne
Elle ne peut pas lui échapper, elle ne peut pas s’enfuir ! Mad est fou…
Il se roule en boule sous le bureau tout contre elle, s’écrase tout contre elle
Il tremble mais c’est rien, c’est dans sa tête que c’est comme ça, tout abîmé, cassé, violé, pas récupérable
Tous ont échoué, ceux qui ont essayé de trouver la clé pour entrer à l’intérieur et recoller les morceaux
Mad est fou…


Chut !
Il va venir ! Fais pas de bruit !
Il fait trop mal, tu sais… trop mal quand il frappe…
Il t’a frappé toi ?
Faut pas rater la lune…
Tu m’aideras ? A trouver la lune et partir loin.


Sa voix, c'est celle d'un enfant de 10 ans.


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MessageSujet: Re: Le Rituel d'Apaisement.   Mar 8 Déc 2015 - 18:52

Elle entend ses pas et elle frissonne. Il se rapproche du bureau, de sa cachette si sûre, si enveloppante. La sous l'obscurité de son Royaume, c'est là que les peur disparaissent. Ou peut être est ce le contraire. C'est dans le noir, lorsque ce qui reste n'est que ténèbres, que les monstres sortent, qu'ils se fondent dans leurs capes d'obscurité et qu'ils terrifient les gens que les peurs naissent.
D'un moment à l'autre, elle s'attend ce que le bureau vole et qu'elle se retrouve face à lui, à nouveau, trop fatiguée et trop lasse. Et trop seule.

Il s'accroupit, et se glisse contre elle. Elle reste interdite. Sa respiration se coupe. Elle ferme les yeux et pries. Et attends la douleur.

La douleur qui ne vient pas.


Alors elle ouvre un oeil, puis l'autre. Et elle le sent. Blotti contre elle, tremblant. Non elle n'en revient pas.

**Je n'ai pas frappé si fort pourtant**

Mais elle sent autre chose. Quelque chose de si primitif, que sa peau se couvre de frissons. La peur. Il a peur.

**De moi?**

Et soudain, sans prévenir, elle se laisse envahir par le remord. Qui est-elle pour infliger cela à quelqu'un? Pour qui se prend-elle. Quels monstres sommeillent en son corps, pour qu'elle ai prit plaisir à...
Non, il faut se reprendre. Le mec là, il a voulu la tuer. Et elle se souvient avoir regardé dans ses yeux. Et n'y avoir rien vu. Que les ténèbres. Ou peut être pas; n'avait elle pas aperçu au fond, tout au fond une lueur? Une lumière morte, aussi lointaine et pâle que la lune. Mais la Lune n'était-elle pas, une fois dévoilée, le plus beau des astres?
Elle ne savait plus, elle ne savait rien, elle est était un chiffre, une erreur dans l'équation, qui ne connaissait rien à l’algorithme de l'amour et des sentiments, ni même çà celui de la douceur. Et si elle l'avait connu, elle ne s'en souvenait pas.


Et pourtant. Et pourtant, dans cet espace à l'abri du monde, dans le Royaume sous Le Bureau, sa main se leva jusqu'au visage de l'homme et repoussa une mèche de ses cheveux. Doucement, le plus doucement dont elle était capable, elle prit son menton et tourna son visage vers le sien. Elle plongea son regard bi-colore dans les deux billes du fou. Elle ne cherchait pas la lueur, car ce qu'elle y vit lui fendit le coeur. Il était un enfant, trop petit pour ce monde. Trop fragile. Elle eut envie de le gifler et de le serrer contre elle, contre sa poitrine, et de lui dire que tout irai bien, pour toujours. Qu'elle irait lui décrocher cette lune, et qu'elle la capturerai dans une cage d'étoiles, pour qu'elle brille, pour lui, pour lui seul égoïstement, jalousement et tendrement. Mais elle mentirait. Elle n'était pas d'ici, pas de ce monde, pas de son monde. Et son instinct l'avait poussé à la traquer. Et là... Il se dévoilait. Elle pensait que c'était ça, Ce qu'il était. Un prisonnier. L'enfant prisonnier du grand méchant loup. Ou alors était-ce un mauvais garçon qui avait dévoré le pauvre loup. Il était tout, il était le jour et la nuit. Il était le Lune et le Soleil. Mais la lune et trop lointaine pour être atteinte, et à s'approcher de l'astre de feu, on se brûle.
Elle prit alors deux résolutions, folles, sincères: Elle l'aiderait, quoi qu'il puisse lui faire. Et elle accepterait de se brûler les ailes pour qu'il puisse voler un peu.
Alors que sa main retombait de son visage, elle se faisait se serment intérieur. Elle l'avait brisé physiquement, et elle voyait à présent. Et elle se haïssait.


Elle rampa de sous le bureau et attrapa sa main, doucement le fit sortir, et le lâcha: elle lui avait fait trop mal, pour que ce contacte puisse lui être agréable. Elle ne voulait pas faire fuir l'enfant. Elle était en sécurité avec lui. Elle se tint à genoux devant lui, comme, supposait-elle, les grands faisaient pour expliquer un jeu.


"Ecoute
**Mad... Non, non ce n'est pas Mad. Mad c'est l'Autre**
Ecoute , murmura-t-elle, je vais t'emmener la où on peut voir la lune, ce sera comme jouer à chat, on va le fuir, et se cacher. Mais je te fais confiance, si tu entends qu'il revient, tu dois me prévenir car s'il m'attrape je ne pourrai plus te délivrer, et on aura perdu... D'accord?"

Elle sourit, doucement. Elle voulu lui prendre la main, mais elle eut peur de lui faire mal à nouveau.

"Viens..."

Alors elle l'entraina hors de la salle, au bout du couloir, en haut de l'échelle. Là si ils levaient la tête, une bout de nuit se découpait sur fond de ténèbres.

"Il faut monter pour trouver la Lune"

Elle l'aida même, lui et sa jambe blessée, oubliant son mal, pour qu'il monte l'échelle et puisse respirer l'air -vicié- libre avec elle. Ils se tenaient dans une ruelle sombre, seuls. Et elle ne savait même pas où aller.

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MessageSujet: Re: Le Rituel d'Apaisement.   Mer 9 Déc 2015 - 12:32

Il se laisse faire, conduire, aider, choyer ? C’est quelque chose qu’il ne connait plus. Peut-être ne l’a-t’il jamais connu.
Elle prend soin de lui comme une mère le ferait ?
Mad est fou… pourra-t-il accepter ça ? Pourra-t-il le comprendre, comprendre ces gestes doux et chauds qu’elle a pour lui, après lui avoir défoncé le crane contre un mur ?
Combien de temps… combien de temps faudra-t-il pour réveiller l’animal…
Mad est fou… il ne faut jamais, jamais lui tourner le dos, ni lui faire face, ni le regarder dans les yeux, il en a exorbité plus d’un.
Gentil garçon Mad… gentil le chien…

Il se laisse conduire dehors dans la nuit, dans la rue, comme un enfant, un enfant à sa maman, un chien à sa chienne.
Elle prend soin de lui et ménage chacun de ses mouvements. Est-ce prudent ? Lui qui ne sait pas ce que c’est, ça pourrait le faire réagir.
Mad est fou, il est imprévisible, un chien fou, un animal blessé, meurtris tout abimé, toujours prêt à bondir et détruire.
Mad est fou, il détruit tout ce qui traine sur son passage, tous ceux qui se mettent sur son chemin, tous ceux qui le dérangent, faut pas taper sur son épaule, c’est surement pas votre ami.

Et maintenant, que va-t-il se passer ?
Mad est fou…

Avec ses yeux et son cœur d’enfant, et son souffle qui va qui vient s’en va et rythme des airs étrangers, Mad suit la femme et ses airs de vouloir lui faire du bien maintenant, après lui avoir fait si mal qu’il en a perdu la raison, un peu, ce peu de raison qu’il avait. Mais quelle raison ? Il n’en a plus, volée arrachée dans un camp de conditionnement. Il ne reste plus d’humanité, plus la raison des Hommes qui les poussent à bien se conduire, avec justesse, sagesse, calme, amour… tout ce qu’il n’est plus.

Oui, il est fou Mad, et maintenant c’est lui qui lui prend sa main et la guide, la tire derrière lui oubliant sa cuisse, la douleur appartient à un autre monde un autre Mad, et il oublie ce qu’il lui a fait, son genou brisé. Il oublie et l’entraine derrière lui, il n’a plus mal il est libre de voler, s’envoler, grimper là-haut sur les toits, plus près du ciel dans la nuit et la voir enfin, belle et brillante, qui luit et se reflète sur la ville assombrie, la lune qu’il veut attraper ? Non, juste sauter dessus et s’en aller, partir loin loin de tout le mal qu’il répand, loin de lui, de sa fureur de sa rage, du mal qui le ronge et qui ne lui appartient pas, ce mal qu’on a mis en lui. Il n’était qu’un enfant, il ne voulait que vivre et jouer, rire et rire encore. Une mère, un père, et des tonnes de bras pour l’entourer.
Il coure et boite, il saigne et il s’en fout.

Elle le suit, elle a mal surement, oui, mais tant pis, l’enfant ne le sait pas. Et il coure, et grimpe aux échelles qui bardent les immeubles, une à une jusqu’au sommet de la montagne de fer et de béton, sur les plus hautes roches. Il haleté, et respire, souffle et avale tout ce qui peut entrer dans ses poumons, et jusqu’en haut, au bout de la dernière échelle. Il la tire, la hisse, la fait basculer sur le toit, sur le sommet de la montagne où coule la neige avant qu’elle ne gèle et se fige.
Il ne voit pas sa souffrance, son genou qui tient à peine, qui vrille et brinquebale, ça doit faire mal, mais il ne sait pas, c’est un enfant ! Et il continue, il est pressé Mad, il marche vite, ses pas laissent des marques derrière lui dans la neige du sommet, et jusqu’au bout du toit, au bout de la nuit là-haut perché sur le sommet du monde, dans la nuit, il peut la voir enfin.

Il reste debout au milieu du toit, au milieu des neiges du Kilimandjaro, le visage planté dans les étoiles, les bras levés vers le ciel pour la recevoir, il la cherche, elle, la lune, la fin du tourment.
Il regarde, il la cherche impatient, où est-elle ?
Il a oublié…
Le dôme masque la lune.

Des larmes coulent sur son visage et la peine déforment ses traits, il saigne de ne pas la voir, de ne pouvoir l’atteindre. Son dernier espoir de partir loin de tout, quitter ce monde qui n’aurait pas du être le sien, ce monde qui n’est fait pour personne.

Mad est fou…


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MessageSujet: Re: Le Rituel d'Apaisement.   Mer 9 Déc 2015 - 23:39

Elle l'avait suivit. Canalisant comme elle le pouvait la puissance des Voix, mais cela n'était clairement pas suffisant. La douleur à son genoux était atroce, et, avec la fatigue qu'elle ressentait, la douleur devenait insoutenable.
Elle aurait aimé arrêter, ne plus le suivre... Mais une promesse était une promesse, même à demi-mots, même silencieuse. Même connue uniquement par elle.

Elle le suivait au gré des échelles, et, là, dans la crasse et la laideur de cette ville, elle gravit à ces côtés le bâtiments le plus haut des environs. Une vielle tour à moitié délabrée. Il manqua de se rompre le cou à plusieurs reprise, mais il avançait, comme un automate. L'enfant qui n'avait pas de prénom dans le corps de l'adulte Fou.
Et folle qu'elle était, elle le suivit jusqu'à ce qu'il s'arrête, jusqu'à ce qu'il lève la tête et qu'elle fasse de même.
Elle s'était mise à espérer... Comme lui. Au milieu de ce sang, de cette noirceur, que la Lune les réchaufferait et les réconforterait. Non, elle n'était pas comme lui, comme l'enfant, prête à chevaucher un croissant lumineux, mais l'astre nocturne l'appelait. Et les Voix le lui avaient murmuré des centaines de fois. Elle était une nocturne et seule la lune pouvait être le témoin silencieux de ses méfaits.
Alors elle avait grimpé, elle l'avait suivis. Pour rien.

Pourtant elle l'avait vu elle la lune. Elle l'avait vu. Avant, il lui semblait des années au paravent. Avant qu'elle n'entre sous le dôme. Pourtant c'était en réalité quelques heures plus tôt dans la même journée.
Et là, seulement à cet instant. Elle se rendit compte qu'elle était fatigué, horriblement fatiguée. Que depuis son réveil en dehors de ce qui semblait être un dôme, elle n'avait cesser de fuir, de courir, de se battre et de tuer. C'était beaucoup pour une femme, aussi nombreuses fussent les voix qui l'habitait. C'était même trop.

Elle était resté un peu en retrait par rapport à lui, elle le voyait maintenant secoué de sanglots, se morfondre sur les miettes d'un rêve brisé. Il était un enfant à qui l'on avait enlevé ses espérances. Il devait être frustré et triste, et en colère... Et la colère c'était l'Autre... Mad... Mad était.. Fou.
L'enfant lui -parce qu'elle était sûre qu'il était quelque chose comme ça- était... non, semblait si fragile, si innocent. Mais la colère risquait de faire revenir Mad. Et là, elle ne donnerait que très peu cher d'elle. Elle s'avança, et se tint juste derrière lui.
Quelques centimètres seulement les séparaient... Elle aurait put l'étreindre.
Elle s'approcha de son oreille en murmurant...

"Tu sais, parfois la lune est fatiguée. La Lune dort. Et... Parfois elle se cache, un peu intimidée par les lumières alentours. Je l'ai vu une fois, elle était belle et ronde... Et elle souriait. Elle affichait une face douce et bienveillante, et, elle avait des un collier de comète, et elle riait, car la queue des comètes lui chatouillait le cou. Cette nuit là, la Lune tenait des milliers d'étoiles dans les bras. Des étoiles qu'elle agitait, une à une, dans une douce mélodie. Ferme les yeux... Ecoute... Tu entends la mélodie? Tu entends la Lune qui rit? Oui? Alors la lune n'est pas loin. Et nous irons un jour la trouver. Je te le promets"

Il y avait... bien trop de lumière de toute les façons pour voir le ciel. Elle eut une idée... Qui serait folle mais peut être concluante.

Elle abandonna Mad...L'enfant. Puis elle descendit. Avec beaucoup de peine.. Et beaucoup de douleurs. Dans la rue, elle leva les yeux et aperçut ce qu'elle cherchait. Comment elle le savait? Elle ne se rappelait pas, mais elle savait que ces grands poteaux avec ses grands fils étaient les conducteurs de la lumière artificielle. Aussi elle supplia intérieurement.

**Je sais que vous êtes fatiguées, je le sens, mais aidez moi, une dernière fois, et demain soir, j'accomplirai à nouveau le Rituel. Je vous en pries, un peu de votre puissance, juste un peu. Pour un enfant malheureux **


Et elle la sentit, faiblement d'abord, puis soudainement forte. Elle poussa un cri alors que ses yeux fixaient  l'un des gros câbles. Une boule d'énergie, invisible à l'œil, quitta son corps. La seconde d'après, l'immeuble et les rues alentours étaient plongé dans le noir, le câble pendait, l'une de ses extrémités avait laché, et il s'agitait, comme un serpent qui mourait. Et... Elle se sentit soudainement vidée.

**Merci...**

Elle remonta. Terminant son ascension à bout de souffle. Elle se tint à côté de l'homme. Et pointa son doigt au ciel.
La haut, un timide croissant, masqué partiellement encore par la crasse accumulée sur ce dôme et par la distance qui les en séparait, se montrait. Elle sourit, prononçant doucement:


"Cesse de pleurer, regarde... Elle est bien trop occupée avec les étoiles pour nous voir, mais maintenant nous savons où elle se trouve et je..."

Elle fut saisit d'un vertige. Elle glissa à genoux. Elle avait vraiment besoin de repos. Elle leva la tête et son regard croisa la cuisse en sang de Mad. Elle retira le ruban qui retenait sa cape et l'entoura autours de la jambe de l'homme. Serrant fort. Difficilement, elle se redressa, ouvrit sa veste. Elle prit le sachet de pilule.
Il était devenu pâle, il avait perdu beaucoup trop de sang, et, malgré ses larmes il devait avoir mal. Elle mit une pilule au creux de sa paume et remit dans une des poches du pantalon le petit sachet.

"Tiens ouvre, prend un bonbon" et elle glissa la pilule entre ses lèvres.

Elle entendit une voix en elle essayer de la mettre en garde, lui murmurer que cela ferait peut être revenir l'Autre. Mais il devait avoir mal, tellement mal. Et ce sang, partout sur son corps, sur son visage... Elle décida alors de prendre le risque tandis que la voix se mourait. Elle alla ensuite s'appuyer contre un petit muret....plus rampant que marchant... Et elle ferma les yeux, juste quelques secondes... Juste pour un peu de repos.

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MessageSujet: Re: Le Rituel d'Apaisement.   Jeu 10 Déc 2015 - 16:15

J’ai perdu la mémoire, je sais plus où je suis,  je regarde le plafond du dôme, très haut dans le ciel, et rien. La lune, c’est dans les livres.
Et tout revient, la lumière de la chambre est allumée.
Et les souvenirs… j’entends des mots, des sons, des bruits, des pas qui boitent, des frôlements, des mains qui me touchent… aie… ça fait mal, j’avais oublié ça, la douleur. C’est terrible la douleur, pour délier les langues.
L’odeur du sang, le mien vient rejoindre ma sœur la douleur, cette pute qui me vrille la cuisse, et puis, c’est doux, tout chaud, c’est comme du chocolat au gouté. L’immense douceur entrouvre mes lèvres pour y déposer quelque chose. C’est toujours aussi doux, et c’est tendre, ce geste. Si doux que je me demande qui peut être comme ça, et tendre.
Et c’est elle, oui, elle qui m’a fait traverser un plafond, une fenêtre, perforée la cuisse et ouvert le crane contre un mur.

Pourquoi ?

Je la regarde qui rampe, elle souffre, elle a mal, et pourtant, elle prend soin de moi.
J’ai failli la tuer, la briser comme une branche. Elle est dure à crever…
Ça aussi, c’est un pourquoi.

Je l’observe et repense à cette marque dans le ciel, c’est elle… elle a fait ça pour moi… encore un pourquoi.
Ça fait plein de pourquoi.
Des pourquoi comme le rouge et le noir, le mal et le bien, les coups et la douceur.
Qu’est-ce que je fous au milieu à balancer de l’un à l’autre ? Et au prochain balancier, elle me poussera par-dessus le rebord du toit, encore ? Elle plantera son couteau où cette fois, dans mon dos ?

Je recrache dans ma main la pilule qu’elle a glissée dans ma bouche.
Je la regarde épuisée, allongée contre le muret, son genou doit lui faire terriblement mal, peut-être plus que ma cuisse.
Du bout des doigts, j’effleure ma cuisse, je lisse le garrot qu’elle a fait.
Je referme ma main, celle qui tient la pilule. C’est elle qui détient la réponse, où s’arrête le balancier.

Je marche en boitant jusqu’à elle, et je la rejoins. Je fais ce qu’elle a fait quelques minutes plus tôt. Adossé au mur, la jambe étalée, blessée, meurtrie et la douleur oui.
Je bascule la tête en arrière et regarde là-haut, rien en fait, seulement ce mur qui masque la liberté, la fin du tourment.

Ma tête roule vers elle, pour encore la regarder.

Ouais.

Y a rien à d’autre à dire.

Je bouge, je me soulève pour enlever mon manteau rougie de sang, déchirée, définitivement miteux, pour nous envelopper à l’intérieur. On ressemble à un tas de chiffons au milieu d’un tas de neige. C’est sûr, on fait tache sur la neige propre. Mais la nuit, tous les chats sont gris, même les pires.

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MessageSujet: Re: Le Rituel d'Apaisement.   Ven 11 Déc 2015 - 16:11

Elle le voit de loin, recracher la pilule, et elle le sang. C'est infime, c'est comme cette sensation d’électricité dans l'air avant la foudre, comme ce sentiments lorsqu'on se réveille le matin et qu'à cause du calme et des bruits étouffés, on comprend que les premières neiges sont tombés. D'ailleurs elle à froid. A cause de lui, et à cause du temps. Elle le sent.

Mad est revenu.

Mais cette fois encore, quelque chose à changé. Il marche vers elle, et ne la soulève pas, ne la frappe pas. Il s'assoit, simplement, près d'elle, tout près, trop près. Elle frissonne et malgré la fatigue, elle met la main sur son couteau. Au cas ou. Comme si elle avait eu encore la force de résister.


"Ouais"

Il se soulève, elle attends le deus ex machina qu'il va encore lui sortir mais de nouveau il la surprends. Il les recouvre tout les deux, de son manteau miteux, mais qui bien que frêle crée une barrière contre le froid. Elle attends encore quelques instants, ses pensées filent au galop. Et enfin elle tourne la tête vers lui. Ses yeux plongent à nouveau dans les siens, elle le scrute. Non ce n'est plus l'enfant, mais... Ce n'est pas non plus le Fou, pas encore, pas tout à fait. Mais elle sent que tout est fragile, que tout ce joue dans un équilibre infime, aussi petit mais vital qu'un battement de coeur.

Des centaines de questions se précipitent dans sa tête, avec des centaines de Pourquoi. Pourquoi l'avait-il suivit dans cette chambre, pourquoi cette traque et cette volonté de la stopper -ou de la tuer simplement-, pourquoi ce changement, pourquoi sa veste sur leurs corps.
Ils étaient aussi brisés l'un que l'autre, aussi frigorifiés et aussi fatigués.
Elle détourne son regard du sien...

"Vous savez, murmure-t-elle, la... J'ai envie d'un endroit chaud... Genre avec de l'eau et un bon lit..."

Elle sourit.

"Et peut être d'un guérisseur.."

Elle s'apprête à parler encore, quand elle entend quelques choses. Ça vient d'en bas de l'immeuble.

"La, c'est la que le câble à été sectionné, vous fouillez les bâtiments, vu les cadavres qu'on à déjà sur les bras, à mon avis, la coupure de courant n'est pas un fait isolé. Bouclez moi le quartier. Et grouillez vous. Il fait assez froid pour se pellez le cul des heures dans ces quartiers de merde."

La voix est dure. Les ordres fermes. Elle se redresse subitement. Elle entends plus bas, dans les rues, le pas de bottes qui battent le pavé. Elle avait été bête de penser que la coupure n'attirerait personne. Elle ne savait pas ce que c'était ni ce qui se passait. Mais, un voyant c'était allumé dans son cerveau et il clignotait en lettres rouges: Danger! Danger! Danger!

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MessageSujet: Re: Le Rituel d'Apaisement.   Mar 15 Déc 2015 - 14:16

J’aurais pu lui dire : Y a plus qu’à se tirer… jamais tranquille, ça fait chier putain.
Sauf que j’ai tous les droits ici, et ce qui nous arrive en bas dans la rue, ça me gêne pas plus que ça.
C’est même un heureux contretemps.
Je sais pas si elle a compris ce que je suis…

Je me relève comme elle, et sans lui laisser le temps de réagir et comprendre ce qui lui arrive, je lui cogne sur le crane, un grand coup bien placé. Crack…
Je boite comme un vieux chien jusqu’au bord du toit pour faire signe à ceux d’en bas, et qu’ils bougent leurs culs jusqu’ici.

Quand ils arrivent, je dis pas grand-chose. Généralement il suffit qu’on voit m’on identification pour savoir que je dirais rien et que c’est mieux de me foutre la paix. Je dis juste qu’elle est avec moi, et vu notre état, on nous prend en charge illico pour nous soigner.
Je suis pas stupide, je laisse pas trainer mes affaires pour que n’importe qui s’en mêle. Ce qu’elle a fait, je le sais déjà, j’ai eu droit au débriefing.

Tout frais bandés, parfumés au désinfectant, je fais signe qu’on nous laisse au coin de la rue. J’habite là, au milieu des dégénérés. La meilleure planques qui soit quand on est un putain de limier.


(La suite à venir... Dans ma tanière.)
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