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Novlangue est un univers totalitaire inspiré de 1984 (G Orwell)

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 Résurrection

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Les Ressacs
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MessageSujet: Résurrection    Mar 22 Déc 2015 - 3:04

Ils avaient quitté la Tanière et avaient, comme l'avait prédit Mad, trouver un taxi en très peu de temps.

Ils étaient restés silencieux pendant tout le voyage, et elle avait même, pendant ce trajet, respecté cette insoutenable distance entre elle et lui, sur ce siège de cuir miteux qui leur servit d’assise alors qu’ils traversaient la ville. En réalité, Quarante-Deux avait été trop occupée à observer les lampadaires défiler, les rues qu’elle ne connaissait pas se succéder.
Elle n’avait aucun souvenir de ce qui l’entourait, et elle finit même par se demander s’il elle avait un jour réellement mit les pieds dans cette ville, où tout était noir, où la crasse et la laideur, cachaient même jusqu’à la lumière de la lune et de ses astres
.

Elle avait été surprise par la réaction de l’homme qui les avait pris en taxi. Un chauffeur, casquette sur la tête portant le numéro 8, et cure-dent vissé aux lèvres, qui était somme toute assez normal, s’était arrêté pour les prendre en course : Il  l’avait regardé elle, de haut en bas, s’attardant sur ses jambes nues, et qui ensuite avait à peine regardé Mad.
Non par parce qu’il ne l’intéressait pas, mais, presque par peur. Ou par respect… Ou peut-être un peu des deux mélangés. C’est ce qu’elle avait ressenti alors.


Elle avait ensuite senti pendant tout le trajet le regard insitant du chauffeur, dans son rétroviseur, celui-ci n’avait pas l’air de se gêner de regarder ses jambes, mâchonnant son bâton, un sourire narquois affiché aux lèvres. Sourire qu’il perdait immédiatement, quand son regard, toujours dans ce même rétro, croisait celui de Mad.

Des centaines de questions se bousculaient alors dans sa tête : Pourquoi Mad inspirait-il autant la crainte ? Il était vrai que s’il traitait tout le monde avec le même égard qu’il avait eu envers elle, elle pouvait comprendre cette crainte qui semblait habiter le chauffeur de taxi.
Mais ce n’était pas tout : plus le trajet passait, plus elle se demandait pourquoi il avait été là, au début, dans cette chambre avec une arme collée sur sa tempe ; pourquoi encore, avait-il tenté de l’arrêter, en la passant littéralement à tabac, sous des coups qui auraient sans doute tué n’importe quelle personne qui n’était pas habitée. Puis,  pourquoi l’avait-il assommé, sur ce toit, et comment lui s’en était-il sorti ? Et les photos, dans son appartement. Et la crainte qu’il inspirait en tout et tout le monde…
Et … ces mots qu’il avait prononcés :

**"il faudra entrer sans se faire remarquer, jouer les NOD, tu sauras faire ? "... Jouer les Nod… Qu’est-ce qu’il a bien voulu dire par là ? Qu’est-ce que c’est un... Nod ? **

Ses sourcils étaient froncés, et plus les éléments s’assemblaient, plus elle avait l’impression d’un piège à loup qui se refermait sur elle.
Et si…

**Et s’il se jouait simplement de moi ? Si, tout cela, chez lui, ces étreintes et le reste…Merde… Il se foutait de ma gueule ?**


Ses poings se serrèrent sur ses jambes. Elle ne comprenait rien. Rien à cette soirée. Elle fut même tentée d’ouvrir la porte et de sauter, et de fuir, loin de Lui…

**Mais tu as promis**


Oui, mais elle avait promis. Mais, si… Si l’enfant n’avait pas été réel lui aussi… Si tout n’avait été que jeu et piège, dans le but premier qu’il avait eu de la tuer, ou de l’arrêter.

Elle ne savait plus, ne comprenait plus. Elle le voyait, son reflet dans la vitre, et le regardait. Etait-il vraiment capable d’une telle chose ? Elle n’en doutait pas…


Qui était-il…En fin de compte…

Soudain le paysage ne défile plus. L’homme tend la main en arrière, entre eux, et elle comprends qu’il demande de quoi êtré payé. Puis, son regard croise encore celui de Mad, et ces doigts se referment, comme les pattes d’une araignée, victimes de son dernier spasme.


« Ouai... Grogne-t-il, cadeau de la maison. Et bonne soirée Msieur… M’dame. »

La porte se claque derrière eux. Ils se retrouvent tous deux dans une grande rue. En face d’elle, une dizaine de marche. Puis une porte avec au-dessus écrit « Commissariat central ».

Elle regarde Mad… Et elle est partagée en deux, confiance… Pas confiance ?
Dévorée par le doute, elle se met en marche, et gravit derrière lui les marches du commissariat.

Et, elle se souvient de ce qu’il lui a dit, alors, elle remonte son col, rabat ses cheveux devant son visage, et plonge ses yeux par terre. Puis elle se met à sangloter, pas trop, pas de mélodrame. Une juste peine. De justes larmes.

Puis de vraies larmes qui les succèdent et un véritable chagrin qui l’envahit. Elle aussi a perdu un enfant, celui qui sommeillait en l’Autre, en Mad… Celui qui voulait voir la Lune et dont le croissant avait été effacé par la main du Fou, avant qu’il ne l’étrangle, avant qu’il ne l’embrasse et qu’il ne la serre contre son corps.

Elle pleurait la vérité et les mensonges, ses doutes et ses craintes.

Mais elle n’était plus Quarante-Deux, tout signe distinctif était caché derrière des cheveux, sous les vêtements, dans la paume de ses mains. Elle était la mère de l’enfant, retrouvée morte dans une chambre, le poignet tailladé par un Monstre.

La porte coulissa et s’ouvrit devant eux.



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MessageSujet: Re: Résurrection    Mer 23 Déc 2015 - 10:32

Avant d’arrivée, Mad frappe le chauffeur, une grande gifle derrière la tête pour lui remettre les idées en place, ou pour montrer qui est le maitre, et que c’est surement pas un connard de chauffeur de taxi qui fera la loi. Ou peut-être que c’est autre chose, une façon d’imposer le respect à la femme qui l’accompagne.
Quand il tend la main pour se faire payer, Mad fixe le visage du chauffeur, droit dans les yeux, un regard qui raconte l’histoire de sa mort. Le chauffeur se ravise et récupère sa main avant de la perdre dépecée en petits morceaux.


C’est ça, range-moi tous ces petits doigts, j’ai une furieuse envie de mordre.

On y est, et elle tient son rôle  à la perfection, une vraie petite mère qui pleure la perte de sa gosse.
Si elle continue, je vais fondre en larmes.

A l’intérieur, rien de neuf au pays des poulets, rien ne change ici, toujours le qui-vive et la méchanceté en guise de sourire. En même temps, c’est pas comme si on était là pour protéger la populace. Juste des soldats pour dézinguer ceux qui s’opposent au gouvernement.

J’avance avec la maman effondrée, elle en fait juste assez, je pourrais y croire si je savais pas la vérité. Je resserre mon bras autour de sa taille pour qu’elle oublie pas qui mène la danse.
Devant les NOD, j’ai pas besoin de dire grand-chose, on se connait, ils savent clairement que je pourrais être méchant même avec eux. On est tous méchants chez les NOD, tous un peu atteints, tous un peu ravagés pendant nos classes dans les camps. J’explique brièvement qui elle est et qu’elle vient reconnaitre le corps. Je me mouille grave, je prends des risques, je mens pour réparer ses erreurs, un massacre, une tuerie. Je mens pour elle, et j’hésite même pas. J’ai fait un choix, j’irais jusqu’au bout.

Un des gardes NOD désigne une porte, un long couloir sombre et on s’y engouffre. En chemin, à chaque pas, les doutes se posent là avec l’image du visage de la gamine en tête, je me demande si c’est le bon choix, et si elle va pas m’enfourcher encore une fois, j’hésite un peu quand même et je la fais marcher devant, juste une main sur l’épaule pour tenir la poupe et me préparer au pire. Et contrôler les apparences.

La morgue est au sous-sol, si ça dégénère, on devra refaire le chemin à l’envers, pas d’autre issue, un vrai piège à rats bien pensées par les Automates. Sale race ça… des putois vicieux.
On descend les escaliers, elle en larme qui en fait trop maintenant, et ça m’agace, j’avoue j’ai pas une grande patience et j’ai pas confiance. On m’a souvent trompé, ça aide pas à voir les beaux jours.
Encore un couloir à peine éclairé par des néons clignotants et il la morgue sa porte grise et derrière le tas de cadavres qu’on stock avant autopsie, puis on les crame. On garde jamais de trace.

A l’intérieur, c’est moins sombre et ça pue la mort. Il y a plusieurs pièces, normal on fait beaucoup de bavure chez les NOD.
Je pousse une porte, et ils sont là, les 2 corps.

Mais je pousse pas que sur la porte. Je pousse fermement 42. Je la bouscule pour qu’elle se heurte avec un lit, celui de la gosse.

C’est ton œuvre, alors répare ce que tu peux.
Moi, je crois plus aux miracles.


Je me ravise le temps de montrer patte blanche.

Maintenant que tu as compris ce que je suis, évite de devenir méchante, parce que t’es carrément dans la gueule du loup, et entre la sortie et moi, y a un paquet de garde tous comme moi, bâtis dans la même veine, et prêt à t’ouvrir la peau de la tête aux pieds.

J’ai de nouveau oublié mes bonnes manières, mais j’ai mal dormi.

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MessageSujet: Re: Résurrection    Jeu 24 Déc 2015 - 0:42

Le piège n'était plus une impression. Plus elle avançait dans ces couloirs froids, plus elle sentait les regards inquisiteurs se poser sur elle. Et la main de Mad qui avait perdue toute douceur. Le loup avait retrouvé sa meute, il n'avait plus besoin de faire semblant, elle le comprenait maintenant. Il s'était bien moqué d'elle.
Les uniformes autours d'elle, le froid... Autant d'élément qui lui glaçaient le sang, et faisaient rejaillir à la surface des choses qu'elle aurait aimé oublier.

Mad poussa une porte, et la poussa sans ménagement. Elle heurta la table sans douceur, étouffant un cri de surprise.
Elle se retourna vers lui, et l'espace d'un éclaire ses yeux virèrent au noir.


« C’est ton œuvre, alors répare ce que tu peux.
Moi, je crois plus aux miracles


Elle le regarda, de haut en bas. Elle allait lui répondre lorsqu'il enchaîna :

« Maintenant que tu as compris ce que je suis, évite de devenir méchante, parce que t’es carrément dans la gueule du loup, et entre la sortie et moi, y a un paquet de garde tous comme moi, bâtis dans la même veine, et prêt à t’ouvrir la peau de la tête aux pieds »

Elle le regarda à nouveau. Cligna lentement des yeux alors qu'il la regardait. Puis elle lui dit, détachant chaque mot:

« Ouai... Maintenant j'ai bien compris qui Vous êtes. Et le plus ridicule, c'est que j'ai presque faillis me faire avoir. »

Elle avait insisté plus que de raison sur le « Vous ». Elle lui sourit, un sourire franc, mais, dénoué de toute lumière. Oui elle avait compris : il n'était rien d'autre qu'un menteur, un sombre comédien. Le Diabulus in musica dans sa mélodie. La fausse note dans sa soirée. Et elle avait faillit se faire avoir. Mais lui, ces hommes... Ils étaient identiques. Tous. Les. Mêmes.

**Un problème que je réglerai plus tard. **


Elle retira sa veste, la jeta au sol, et elle perdit un poids. Comme si porter les vêtements de ce sombre personnage lui avait alourdit l'âme.

Pourtant, elle était là pour une raison. Et ce n'était pas Mad. Enfin plus maintenant. Au début ; elle l'avait fait pour lui, pour la tristesse qu'il lui avait montré sans s'en rendre compte. Mais maintenant, elle le ferai pour elle, et pour cette vie en trop qu'elle avait volé.
Mais pas pour Mad.

Mad était Fou.

Mad était un de ces hommes.


Il était un monstre.

**Et pourtant...**


Elle força son esprit à s'arrêter là. Elle allait avoir besoin de toute sa concentration, toute son énergie. Elle ne pouvait pas se laisser détourner par des pensées qui prenaient beaucoup, beaucoup trop de place en elle.

« Reculez s'il vous plaît. Et maintenant, Fermez là »

Elle sentit le poids de son regard, mais elle l'oublia rapidement.

Elle découvrit l'enfant. Son petit corps froid, et fragile, et ses yeux. Ouverts. Pour toujours. Non... Pour encore quelques instants seulement.

Elle regarda autours d'elle. Des objets tranchants sur une table en inox. Elle saisit un scalpel et revint près du corps de l'enfant. Sans un regard pour Mad .

Elle posa ses mains sur l'enfant, ramenant ses cheveux derrière ses oreilles, caressant doucement son visage . Elle se baissa et lui embrassa le front.
Elle se redressa et ferma la yeux.


**Nous... N'avons pas assez de puissance...
-Je suis certaine du contraire. Je sais que ce n'est pas la première fois... Aidez moi . Demain soir, je vous nourrirai à nouveau. Juste ce qu'il reste... Je vous en pries
-Tu nous en devra une belle, après ça, nous ne pourrons rien pour toi, jusqu'à la prochaine...
-Jusque la prochaine Lune, je sais. Merci**


Elle respira, profondément. Et elle sentit dans son ventre la puissance. Lentement, elle la sentit courir le long de son dos, dans son sang. Son cœur s’accéléra, et sa respiration suivi. Ses yeux devinrent rouges,  et, son tatouage s'anima, glissant sur sa peau, se mouvant dans des arcs et des arabesques, transformant son corps en fresque vivante.

Elle serra le scalpel dans sa main.

La puissance était en son cœur, et maintenant, elle était partout, pulsant en elle, attendant l'explosion.
Elle balança la tête en arrière. Ses yeux se révulsèrent.


Un feulement rauque s'échappa de sa gorge.
Et une voix qui n'était pas la sienne ampli l'air :


« Sangre, proclama Sangre, Morte, para nos, par nos. Que Morte sera Vita... Que... durma per eternal se va a la vita. Oïe me, Oïe me Luna. Que Morte sera VITA »

Et alors qu'elle prononçait ces mots en boucle, l'air se chargeait d’électricité, une sorte de bourdonnement remplissait la pièce, et, lentement, les lumières s'altérèrent, les ampoules grésillèrent , jusqu’à s'éteindre et s'allumer par alternance. Ses cheveux, et ses vêtements, agités par un vent invisible se soulevaient, dévoilant son corps par moments. Puis... on aurait juré qu'on eut pu entendre des coups, venus des différents casiers où étaient rangés les corps.
Le corps l'enfant lui même sembla se tendre soudain. Et alors qu'elle arrivait à la fin d'un des cycle d'incantations, elle leva le scalpel, tranchant son avant bras. Laissant le sang couler sur le corps de l'enfant, sur ses yeux, sur son visage, entre ses lèvres. Elle lâcha le scalpel, trempant ces doigts dans le liquide rouge, dessinant alors des signes païens sur le corps de l'enfant, sur son front, ses joues, son cou. D'un geste elle porta son sang à ses lèvres, puis, elle se pencha et pressa ses lèvres contre celles de l'enfant. Les lumières les plongèrent dans le noir, pendant quelque longues secondes. Puis, tout retomba. Toute l’énergie disparut.    Tout redevint calme. La lumière fut. Ses yeux redevinrent « normaux ».
Rien.
Puis...
Un souffle...
Presque rien...
Mais c'était régulier.
Le drap se soulevait. Et s'abaissait. Se soulevait... Et s'abaissait.

Et l'enfant se redressa.
S'assit.
Elle tourna vers Quarante-Deux son visage barbouillé de son sang. Ses yeux étaient vides de vie... Mais elle était belle et bien vivante.

Quarante-Deux sourit, prit alors appuie sur la table sentant son énergie la quitter. Elle était pâle, même pour quelqu'un qui avait le teint mate. Des gouttes de sueurs coulaient le long de ses tempes, se perdant le long de son cou puis entre ses seins. Elle était visiblement essoufflée. Et le sang coulait toujours le long de son bras formant à présent une petite tâche au sol.

Elle se retourna vers Mad, et n'essaya même pas de lui sourire.
L'enfant pivota à son tour, laissant tomber ses pieds nus dans le vide, les balançant doucement, fixant elle aussi Mad. La tête légèrement penchée sur le côté.

« C'est réparé. »

Elle prit une inspiration difficile.

« Et maintenant j'suis censé en faire quoi hein ?  Et ne me dites pas que ce n'est pas votre problème. C'est votre putain de problème maintenant.»

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MessageSujet: Re: Résurrection    Jeu 24 Déc 2015 - 19:51

J'ai beau être officier et sur une grosse enquête avec mon coéquipier, je ne peux pas m'empêcher de demander des gardes en plus.

J'aime me rendre utile.
Première classe lèche-botte.

Mais garder la morgue c'est pas vraiment mon passe-temps préféré. Même si j'aime bien ce lieu parce que c'est toujours très propre, extrêmement propre. C'est toujours bien rangé, silencieux. Les morts ne parlent pas. Et enfin peu de monde équivaut à peu d'emmerdeurs.

Le seul truc c'est que, voilà... Garder des morts... C'est aussi utile que de pisser dans un violon. Ils ne risquent pas de se lever et de foutre le boxon avant de partir. Je me dis que je serais plus utile ailleurs, je fais quand même partie de la jeune génération prometteuse.
Soldats. On ne discute pas les ordres. On ne cherche pas à comprendre une décision. Vous n'avez pas tous les éléments en votre possession. Obéir est votre seul credo.
Chef, oui chef.


Sauf que ce soir, c'est moi la cheffe. La cheffe de garde de la morgue.
Une véritable ascension.

" Soldat, du nouveau depuis ma ronde ? J'ai entendu du bruit."

" Oui, Officier Hammond, un soldat a amené une dame pour qu'elle identifie le corps de l'enfant. Mad Hatter Madame. Ils sont en bas Madame."


Mad Hatter. Sa réputation le précède.
On le dit fou, mauvais, un loup solitaire et enragé. Du genre qu'on n'a pas spécialement envie de croiser. Mais à priori il fait son boulot tant qu'on ne l'emmerde pas.
C'est ce qui dit, pour ma part je ne l'ai jamais croisé et ça me va comme ça.
Descendre, pourquoi faire ? Il fait ce qu'il a à faire, il n'a pas besoin d'un chaperon, enfin j'imagine et moi je n'ai pas besoin de m'en mêler.

J'hoche donc simplement et je reprends mon tour, tout en contemplant le paradoxe de ce monde bien huilé qui me plait tant et de l'attraction vers un peu d'animation. Bien que ce manque de décision m'angoisse un peu.
Obéir aux ordres, voilà, le sergent n'a jamais dit de surveiller les NOD, juste les morts.

Sauf que voilà, évidemment, quand je passe à côté de la porte, la lampe de sécurité vacille.
Je la regarde.
Non j'ai rêvé...

Elle vacille à nouveau. Une onde glaciale me parcourt.
J'entends une voix en bas, des paroles étranges.
Et merde.

Je descend les escaliers tout doucement, mon arme en main. Les paroles ont très vites cessé, maintenant je n'entends rien de précis. Je préfère rester discrète quitte à perdre du temps, de toute façon c'est la seule issue.

Quand j'arrive en bas, je reste quelques secondes dans l’entrebâillement de la porte à observer. Je vois un gamin assis sur la table d'un mort, le regard vide. Je vois une femme recouverte de sang. Je ne vois pas Mad.

Je passe la porte.
Mad est là, encore plus répugnant et repoussant que ce que je n'avais pu imaginer.
Je suis une petite conne prétentieuse et hautaine, oui, clairement, mais ça je ne le dis pas, je ne le pense même pas. Sur l'échelle de mes principes, il est au plus bas. Et elle ? N'en parlons même pas.

Pour autant, je baisse un peu mon arme. Je ne comprends pas ce qu'il se passe et ce n'est peut-être pas la peine de faire monter la tension direct.

" Qu'est ce qu'il se passe ici ? "
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MessageSujet: Re: Résurrection    Ven 25 Déc 2015 - 10:10

Non, t’as rien compris et tu sais pas qui je suis. Qui peut le savoir, je sais même pas moi-même.

Je bronche pas, je me contente d’attendre le miracle.
Attendre un miracle… là, dans cet enfer, quelle ironie.
J’observe ses gestes, j’entends ses mots, et machinalement je marche à reculons jusqu’à l’armurerie fixée au mur. Une armoire métallique blindée d’armes de tous les calibres.
Je choisis un flingue, toujours du vieux modèle. Je sais pas pourquoi, ça me colle à la peau les vieilleries, surement que c’est ça.

Elle, elle voit rien, elle est trop occupée à faire tout un cinéma avec son et lumière… Je me demande à quel point elle est pas complètement dingue. Et je me serais trompé sur elle ?
Plus grand-chose m’étonne, mais je m’attendais pas à ce que je vois. Je reste en retrait, le flingue aux aguets et j’attends près à lui faire sauter la cervelle… si j’ai pas le choix, c’est ce que je devrais faire. Pas que ça m’emballe, mais si elle me laisse pas le choix…
Je reste témoin sans broncher…
Pourtant, ça fait bizarrement mal de la voir s’ouvrir les veines et se saigner comme un porc.
J’ai comme un truc qui me dit de l’empêcher d’aller plus loin et d’enrouler son bras dans un tissu, n’importe quoi pour arrêter le sang. Et puis la serrer très fort et l’emmener loin d’ici, et de ce monde pourri.

J’ai pas les idées claires, je sais pas ce qui se passe, je comprends rien et ça m’énerve quand je comprends rien, pourtant, il a quelque chose qui m’apaise chez elle.

La scène se termine, je vois la gosse assise, mais son putain de regard, il a rien de vivant, et ça c’est pas normal.
J’avance pour la soutenir avant qu’elle s’effondre, elle, pas la gosse.
Et la gosse me regarde, et j’aime pas ça… par contre, j’aime bien la petite goutte de sueur qui a coulé là, entre ses seins…
Je me demande pourquoi… non rien, c’est la gosse, ça fout les jetons. Elle me fait presque peur. J’ai pas l’habitude, c’est plutôt moi qui fais peur aux gosses. A tout le monde d’ailleurs, sauf à elle. Je crois.

Je suis surpris par l’arrivée de la NOD. Jolie gueule. Bien roulée sur mesure dans son uniforme. Un point qu’on n’a pas en commun, je porte pas de camisole à barrettes.
C’est amusant ce mépris qu’elle a dans le regard quand elle me voit. Et c’est tout pour moi ? Je suis flatté. On dirait qu’elle va vomir. J’en ai autant pour toi chérie.

J’aime pas le ton qu’elle prend, j’aime pas qu’on me gueule dessus. J’ai les oreilles sensibles.

Bien. Surpris en plein flagrant délit. Je la bute sans sommation ou je tente une explication ? Pile ou face… je fourre une main dans ma poche pour en retirer une pièce. Je la jette en l’air, elle tourbillonne et retombe dans ma main. Pile ou face, c’est du pareil au même, je fais ce que je veux.
Je referme la main, sur cette dernière idée, la seule qui vaille le coup.

C’est rien. La gosse était pas morte c’est tout. Fallait pas vous gourer quand vous avez récupéré le corps.

J'ai du ajouter un "faut être con", je sais plus j'ai pas fait gaffe.

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MessageSujet: Re: Résurrection    Sam 26 Déc 2015 - 1:58

Mad ne lui répondit pas, au lieu de cela, il avança vers elle, et la soutint lorsqu’elle sentit ses jambes se dérober sous elle. Encore un geste inattendu. Elle était dorénavant perdue : qui était cet homme qui pouvait la pousser, lui faire mal et soudainement se montrer si prévenant.  Ce qui cependant lui parut moins inattendu fut cette arme qu’il tenait dans ses mains.

Elle allait parler lorsque la porte s’ouvrit. Quarante-Deux sursauta, se serrant un peu plus contre l’homme à ces côtés alors qu’entrait, également arme à la main, une femme que Quarante-Deux n’avait jamais vue.


" Qu'est ce qu'il se passe ici ? "

La voix était sèche, montrant une grande fermeté, et la bouche de Quarante-Deux s’ouvrit et se referma à plusieurs reprises:

**Oh rien Madame, je viens de ramener à la vie cette gamine que j’avais tué et dont j’avais bu le sang, et vous comment allez-vous ?**

Elle sourit furtivement à cette pensée mais resta silencieuse, ne sachant que dire qui expliquerait cette étrange situation. Par reflexe, elle dissimula son bras mutilé dans son dos, poussant discrètement le scalpel sous la table d’examen.


 Elle leva son regard vers Mad… Celui-ci prit alors la parole et  lui répondit, du même ton tout aussi assuré que celui de cette femme, en lui racontant cette incroyable histoire d’enfant toujours vivant emportée par erreur.

Elle observa la femme, uniforme et arme de poing, elle aussi devait faire partie de ce que Mad appelait les N.O.D. et qui pour Quarante-Deux n’était que trois lettres vides de sens. Mais, si les N.O.D étaient comme Mad les avait décrits alors elle doutait que la jeune femme se laisserait berner ainsi, par un mensonge aussi gros qu’un nez au milieu d’une figure.

Pourtant il n’y avait rien qu’elle eut pu dire. Ou faire. Car, même si ce que disait Mad était faux, ils n’avaient pas d’autre solution pour se sortir de là: même si elle attaquait la jeune femme, avec les force qu’il lui restait, sans l’aide des voix, elle ne donnait pas cher de sa peau. Et puis, combien même sortirait-elle triomphante que d’autres, comme eux, comme Mad et la femme rappliqueraient. Et elle se ferait abattre, elle n’en doutait pas, elle avait déjà été prévenue par Mad.

Jouer le jeu était la seule solution, être à nouveau cette mère venue reconnaître le corps de son enfant, s'étant tailladé les veines par désespoir et avec pour seule envie celle de rejoindre sa pauvre enfant, découvrant ensuite avec bonheur que celle-ci était vivante.
Quelle histoire à la con. Même elle, elle n’arrivait pas à y croire. Et pourtant cela aurait sans doute sauvé sa peau.

Elle se tourna alors vers l’enfant, et la prit dans ses bras, la portant sur sa hanche. L’enfant resta stoïque, le regard fixé à présent sur la nouvelle arrivante. Ce n’est que lorsque Quarante-Deux appuya sur sa tête, doucement, que celle-ci entoura les bras autours de son cou, et déposa sa tête au creux de son épaule. Comme l’aurait fait n’importe quel autre enfant. Vivant.
Elle chercha en elle, avec peu d’espoir, et constata que les voix étaient belles et bien éteintes. Epuisées. Tout comme l’était Quarante-Deux en ce moment même.
Elle se tourna vers Mad, et demanda doucement, timidement, comme l’aurait sans doute fait n’importe qui :

« Monsieur… Je…Pourrions-nous retourner chez nous ? La petite est gelée, et, vos armes lui font peur. J’aimerai juste la ramener à la maison. »

Elle se tourna vers la nouvelle venue et appuya un:

« Je vous en pries Madame… Pouvons-nous rentrer à présent

Convaincante, elle l’était, c’était certain. Cependant, elle ne connaissait rien, rien à l’endroit où elle se trouver, ni aux règles qui régissait tout ce système, mais, au vue des marques qu’elle portait sur son corps, la pitié et le sentiments semblaient être les dernières préoccupations des gens auxquelles elle se retrouvait confrontée.

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MessageSujet: Re: Résurrection    Mar 29 Déc 2015 - 11:57

Trop beau pour être vrai.
Mais en même temps, c'est bien d'y croire non ?
Je dis oui, c'est super, formidable. Et puis je me retourne, je remonte les marches, je m'en vais. Personne ne pourra contredire ma version qui est aussi la sienne.

Le gosse n'était pas mort chef !


Et comme ça je n'ai plus à regarder vers lui, ce... cet... Cet être immonde, inhumain qui n'a rien à faire chez les NOD. Il me donne la nausée.
Pourquoi ce rejet si physique et intense de sa personne ? Ce n'est quand même pas les racontars, je ne crois pas ce genre de choses complètement superficielles.
Parce qu'il a l'air brisé de l'intérieur.
Et que moi aussi.

Sauf que moi, à l'extérieur, je suis irréprochable, parfaite, pas un pli.
Se laver trois fois les mains.

Et lui, il ne se cache même pas.
C'est un monstre. C'est le diable.

Et puis elle alors ! Elle est quoi elle ? Avec son histoire et son sang.
Sa créature ?

Et lui, l'enfant, leur progéniture ?
Je le regarde, il me regarde. Mais son regard... Son regard est vide... Mort.

J'ai peur, je recule.
Je n'ai qu'à partir, le gosse n'était pas mort. Ce n'est pas ma faute.
Oui mais ce regard ? Il bouge non, donc il est vivant. Il respire. Est-ce qu'il parle ? Non, ça ce n'est pas grave. Est-ce qu'il mange ?
Regard, elle veut rentrer chez eux, le pauvre.

Mais oui, s'il n'était pas mort, ça a dû être terriblement éprouvant pour lui. Pauvre enfant. De quel droit je le fais languir encore plus.
Elle le prend dans ses bras, il pose sa tête contre elle. C'est beau. Il y a bien un mais, mais je ne le trouve pas. Sa mère.
Rentrer chez eux.

D'accord. D'accord.
Allez-y. Regardez, je baisse mon arme.

Sauf que là, il y a cet homme en uniforme rouge et noir. Un petit jeune tout juste sortie de sa formation. Une bonne petite recrue.
J'ai cru voir sa mâchoire se décrocher.

" Q-qu... quoi ? Mais, mais, l'enfant ! Je l'ai manipulé moi-même. C'est moi qu'il l'ai mis sur le lit. Il était mort de chez mort, pas un poul, je vous jure Officier.
Je le jure ! Sur ma vie ! "


Je lève mon arme, je la pointe sur elle puis sur lui.
Vraiment trop bon trop con Kes. T'as faillit y croire. Tu voulais y croire. Si seulement ce blaireau ne s'était pas ramené...

" Je ne vais pas le redire une troisième fois, qu'est ce qu'il se passe ici ? "
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MessageSujet: Re: Résurrection    Mer 30 Déc 2015 - 10:40

J’ai la gerbe, et putain ça fait chier de devoir faire des choix aussi définitif.
Ensuite, ce sera la fin d’un voyage, un tournant radical.
Tout est affaire de choix.

La gosse me rassure pas non plus, elle et son regard sans vie. On dirait que ma diseuse de bonne aventure a merdé quelque part.
Surement que c’est un peu compliqué et que dans sa recette d’outre-tombe, il manque des ingrédients.
Surement que c’est un peu trop compliqué quand on est six pieds sous terre.
Déjà que vivre c’est un beau foutoir.
Et pas toujours drôle, et même des fois franchement douloureux comme de se poser les bonnes questions au bon moment, ou au contraire, ne plus s’en poser parce que les réponses font encore plus mal et compliquent tout, et qu’elles seraient des chaines aux chevilles, esclave de ses propres choix sans la liberté de les vivre pleinement.





Je dégaine le flingue pris dans l’armurerie et je le braque sur la pute…
Le canon blotti sur son front, l’acier qui doit lui geler les miches.

Droit dans les yeux, j’enfonce les miens dans les siens, un rendez-vous d’iris à iris où personne d’autre ne peut aller. Un rendez-vous déjà manqué plusieurs fois. Mes yeux dans tes yeux pour que tu saches, que tu comprennes qu’un choix est un choix, et que parfois on a même plus le choix.
C’est plus qu’une question d’évidence.

Je fais un pas en arrière, et en même temps mon bras se déroule et se tend aussi raid qu’un sexe bien tendu, presque palpitant, je tiens ma queue dans ma main, braquée sur le front d’une ravissante poulette. Ça fait un drôle d’effet d’être le plus fort à bout de bras. Ça prend tout son sens d’être le patron, un jeu de quille à celui qui a la plus grosse. Et c’est moi qui gagne toujours.

Encore un pas en arrière, et l’acier se décolle du front. Je suis sûr qu’elle ressent le manque d’un coup, brutal et encore plus froid que le métal… le dernier contact, le lien qui se rompt, la dernière chance de me voir faire un autre choix, tout aussi définitif. En reculant, je me retire comme un amant entre les cuisses de sa maitresse, comme deux amants fous le soir au fond d’une ruelle, aussi douloureux que la fin d’une histoire arrachée au destin par cette autre pute qu’est la vie. A la mort. Saloperie de pute.

Maintenant, c’est fait.
Je recule le flingue accroché au bout du bras, prêt à tirer et lui faire sauter la cervelle comme une vielle casserole déjà foutue.
Je rejoins ma consœur, ma sœur de sang, ma chienne à la mort. Le soldat et son laquais, le petit nouveau, la nouvelle recrue trop zélée qui pouvait pas fermer sa gueule, fallait qu’il se fasse remarquer. Je le hais, je le déteste d’être devenu mon choix, lui ce petit homme aussi grand que 3 mouches à merde. De quel droit a-t-il pris mon destin entre ses mains toutes belles, toutes propres, des mains de puceaux qui ont décidé à ma place.

Je rejoins ceux de mon camp. Et je la tiens en joue, prêt.
Oui, prêt.
Le choix, je l’avais mais ce petit connard me l’a pris.

Son regard dans le mien ne me lâche pas. Elle a compris depuis notre rendez-vous d’iris à iris, la couleur du mot de la fin.
Je ne veux pas la décevoir.


La suite pourrait s’écrire au ralenti, si c’était possible, comme un film au compte-goutte qui se déroule image après image.

On y verrait Mad, tourner sur lui-même comme un tuteur et son bras qui change de direction et de cible
La surprise dans leurs regards, les deux NOD Keseena et la recrue.
Et puis son bras qui s’abaisse, le flingue qui suit la nouvelle ligne de mire
L’explosion quand il appuie sur la gâchette, la fumée, le recul qui fait sursauter le bras de Mad
La balle qui pénètre la cuisse de la recrue
Le regard de Keseena, paniquée, la surprise qui déchire les traits de son visage et surement le gout amer d’avoir été trahi
Et celui du jeune soldat qui s’effondre privé de sa volonté, plié par la douleur si soudaine, si violente qu’il ne pourra se relever
Et puis…
Mad prend son arme à deux mains, serre le canon avec l’autre main, et la frappe avec la crosse si fort qu’elle perd conscience instantanément
Keseena s’effondre assommée sans comprendre aux cotés de la jeune recrue qui tient sa cuisse en pleurant.

Au moment où elle touche le sol, il y a un bruit sourd, un bruit lent, long, étouffant, et c’est tout l’immeuble qui tremble… tout qui vacille, les murs, le sol, et le plafond qui se fend et s’effrite, qui se délite en fine poussière qui tombe comme une pluie de cendres, et puis encore de la poussière qui  s’engouffre dans la pièce.

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MessageSujet: Re: Résurrection    Mar 5 Jan 2016 - 4:40

Que restait-il à dire ? Le jeune homme les avait vus. Non, il avait vu le cadavre de l’enfant avant que Quarante-Deux ne la ressuscite.

A quoi bon mentir, mais comment expliquer cette vérité ?

Ces lèvres qui s’entrouvrent, puis, le temps qui se ralentis.
Mad qui pose le canon de son arme contre son front, les frissons qui recouvrent sa peau,  l’enfant, qu’elle laisse glisser doucement le long de sa hanche. Ses bras qui se lèvent, son corps qui se rend et ses yeux qui se ferment, puis les larmes qu’elle retient.

La trahison qui devait arriver.

Puis ses yeux qui s’ouvrent et qui plongent dans ceux de Mad et qui lui demandent :
« Pourquoi ? ».
Puis… Un rien… Un geste…Une lueur… Dans les yeux du fou.

Elle n’est pas certaine, car cela ne se peut. Pas lui, pas comme ça. Pas après s’être battu contre elle. Pour la livrer. Pour la tuer. Pour faire son travail de chien méchant.

Il recule, et son incertitude lui fend le cœur. Encore un tour de son esprit ? Ou vraiment…

Il se retire. Elle déglutit, son cœur s’emballe. Elle arrête de respirer.
Peut-être que ce ne sera pas si mal… Elle ne vivra plus avec ses images. Elle n’entendra plus les voix.
Puis le monde bascule. Son monde.
Et ce n’est pas sa tête qui explose, c’est son cœur. D’un sentiment trop compliqué pour être nommé ou décrit.


Le coup de feu qui la fait revenir à la réalité. La jeune recrue s’effondre, et Mad frappe la jeune femme. Violement.  Un coup suivis d’un bruit de chute.
Dans ces oreilles elle n’entend que l’homme qui hurle et qui va finir par ameuter du monde. La femme est au sol, elle semble inconsciente.

Aussitôt,  l’adrénaline fait son travail, comme Mad à fait le sien. Non, pas vraiment le sien. Mais…

**Il ne m’a pas trahis…**


Non ! Non pas le temps ! Pas le temps de s’émouvoir, juste celui de se baisser, et malgré les vertiges, malgré le sang sur son bras, se baisser et ramasser le scalpel. Elle se retrouve à genoux, derrière la recrue.

« Ferme là. Tais-toi. Chuuut » Elle murmure.

Elle appuie doucement sur la lame, à peine. Mais cela suffit. Elle le hisse, et il comprend qu’il doit se lever. Avec sa jambe qui traine et qui le porte difficilement. Un casier est ouvert, une table froide en dépasse.

« Allonge-toi là-dessus. »  

Phrase appuyée par une pression du scalpel. Il gémit, s’allonge.

« Ne bouge pas. »

Elle retire un drap d’une des tables, le déchire. Elle le noue au-dessus de la plaie par balle.

Et elle murmure des mots à son oreille, mais ce n’est pas sa voix. Celle-ci est faible, s’éteins par moment, comme exténuée.  Et elle prononce des mots.  Des mots d’une autre langue. Des mots d’un autre temps. Et la recrue se fige doucement. Ses yeux se ferment, il n’est pas endormi… Il est comme… En veille. Et elle lui murmure d’autres mots,  avec sa voix cette fois, lui façonnant d’autres souvenirs. Où c’est elle qui lui tire dessus. Ou Mad est aussi surpris. Ou Mad est une victime. Et elle force sa mémoire, elle y glisse les images que dessinent  ces mots.


Un donné pour un rendu.
Mad ne sera pas un traitre.


Et, avant de pousser la table dans le casier, elle dépose un baiser sur les lèvres de la recrue, et, penche sa tête vers sa plaie. Elle dessert le garrot et le flot de sang s’échappe. Et, elle y dépose ses lèvres. Pas longtemps. Pas  trop. Simplement parce que l’aide des voix va être indispensable.
Elle ressert enfin le pansement, et pousse la table.  
Elle referme le casier. Et, au bout de quelques secondes, des coups font vibrer la porte.

Elle reste à regarder, quelques secondes et retourne dans l’autre salle.

La femme est toujours au sol.  Elle s’avance, sans un regard pour Mad et s’agenouille aux côtés de la femme. Ses lèvres qui touchent son oreille. Et ces mots qui sortent à nouveau. Ces mêmes images.

Dans ses images, Quarante-Deux sort une arme de derrière son dos. Elle tire sur le jeune homme, et assomme la jeune femme. Et la dernière image qu’elle lui dessine, c’est l’arme que Quarante-Deux tien et qu’elle pointe sur  Mad.

Dans ces images, c’est elle le chien méchant.

Elle sait, que les images qu’elle leurs insufflent ne remplaceront pas la réalité. Qu’il persistera toujours un doute, comme une impression de rêve, comme une distorsion du réel. Pas assez pour les convaincre de l’innocence de Mad, mais juste assez pour qu’ils nient sa culpabilité. Le temps fera le reste.
Soit en leurs faveurs… Soit…

Une fois que sa voix s’éteint, elle dépose également un baiser sur les lèvres de la jeune femme.

« Et pensez à ouvrir le casier 37… Sinon il mourra de froid »

Elle regarde Mad. Et elle se rend compte qu’elle tremble. Puis son regard se porte sur l’enfant.
Elle ne peut pas la faire sortir, pas avec tous les chiens de gardes qui errent dans ses couloirs.

Elle s’abaisse alors, se met à genoux devant elle.


« Tu dois me pardonner. Pas de t’avoir fait partir, mais de t’avoir faite revenir… »

Elle se retourne vers Mad.

« Pouvez-vous sortir ? »

Elle se retourne vers l’enfant. Elle entend l’hésitation de l’homme. Son soupire. Puis ses pas.
Elle porte alors l’enfant, la hisse sur la table. Et la fait s’allonger. Elle dépose ses lèvres sur son front, se rend dans la salle à côté. Elle mouille un tissu, et revenant auprès de la non-morte, elle nettoie sons visage. L’enfant ferme les yeux. Ainsi elle à l’air de dormir.
Quarante-deux rabats le drap, recouvrant le corps immobile. Elle pose la pointe du scalpel sur son cœur, et donne un coup violent.
Ensuite...
Ensuite... Elle reste là. A regarder cette enfant. Morte deux fois. A cause d’elle
.

Enfin les larmes quittent ses yeux. Et baignent ses joues.
Elle ramasse le manteau de Mad. Elle redevient lui. Un chien méchant.


Mais avant de partir, elle a besoin des voix.
Elle remarque la caméra. Celle dans l’angle droit, en haut. Qui à tout filmé. Personne ne se trouve de l’autre côté, sinon, elle ne serait déjà plus là. Tout comme Mad.
Alors elle cherche en elle, elle demande, et elle supplie. Et à nouveau, faiblement, elle entend l’écho des voix. Faibles. Juste assez pour: Elle sent la boule d’énergie. Elle la voit traverser le mur. Des images lui parviennent. Floue. Des soldats, des couloirs. Puis les mots « Poste de surveillance ». L’énergie qui traverse la porte.  Qui passe au-dessus de l’épaule du soldat. Et qui fait exploser l’écran de surveillance, cramant la vidéo qui tourne et enregistre ce qui se passe derrière la porte du royaume de morts. Elle voit le soldat sursauter. L’image se floute… Et la puissance s’éteint. Encore. Pour longtemps.


Elle titube jusqu’à la porte. Mad est là. Il. Est. Là.

« Mad… Vous savez… Je… »

Et les mots fanent sur ses lèvres, son esprit se brouille.

« Sortons je vous en prie … »


Ses jambes se dérobent, et elle s’accroche au bras de Mad. Mais aux yeux du monde qui ne sait pas, qui ne veut pas voir, quoi de plus normale qu’une mère, brisée par la seconde mort de son enfant.

Le chemin est interminable. Et, lorsqu’elle sent finalement l’air vicié du dehors, une bruine mouille les trottoirs. Une pluie fine, qui s’immisce en elle, sur sa peau, dans sa nuque. Qui trempe ses épaules, et la chemise de Mad. Qui la glace. Qui la brûle.
Il descend les marches, elle se tient à lui. Et ensuite. En bas. Elle l’arrête. Et doucement elle tire sa manche et le retient

« Merci. »

Elle se hisse sur la pointe des pieds, effleurant les bouts de ses chaussures, et dépose, non effleure, sa joue avec ses lèvres. Puis elle baisse la tête, appuie son front contre son torse. Elle soupire. Sa présence. Ce qui vient de se passer.
Lui.
Mad.
Il est beau Mad... Magnifique même.
Ses yeux se ferment sur cette pensée, ses genoux ploient.
Elle s’effondre à genoux devant lui, inconsciente, sous la pluie .  

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MessageSujet: Re: Résurrection    Mer 6 Jan 2016 - 10:31

Je la regarde tout le temps, sans la perdre un seul bref instant du regard, chacun de ses gestes, chacun de ses regards, ses pas, la délicatesse de ses mots, son regard… comment a-t-elle pu assassiner et puis… je me demande s’il n’y a pas des questions qui doivent rester sans réponse. Elles pourraient tout détruire, tout abimer,  briser ce qui ne devrait jamais l’être.

Elle agit méthodiquement, geste après geste, elle range tout le bordel que j’ai foutu, moi et mes manières de sauvage, un peu brut de décoffrage Mad. Elle répare tout ce qui cassé, elle fait tout ça comme des petits miracles, elle efface, elle trace d’autres voies, elle dessine les destins des uns, des autres, et je reste perché sur mes jambes, une arme à la main, sans pouvoir dire un mot, sans faire quoi que ce soit. Juste, la regarder faire, et refaire.
Quand elle enfonce le scalpel dans le cœur de la gosse… pas un cil rien qui bouge, pas un sursaut ni le moindre frisson, rien, je ressens rien. Elle était déjà morte. Tout le mal est fait et je ne ressens rien ? Presque rien, ou autre chose, ou bien c’est cette… admiration ? De la voir agir et soigner, pour rendre beau ce qui ne l’était pas.
Je ne comprends pas très bien ce que je ressens, mais je comprends ce que je vois, ce qu’elle fait. Mais j’ignore comment elle peut faire tout ça, qu’est-ce qui l’anime, quel pouvoir a-t-elle entre les mains. Qui est-elle…

Ces putains de questions se bousculent dans ma cervelle, mon esprit dérangé et j’hésite… elle, pourrait ranger tout ce qui est à l’envers dans mon esprit, ramasser, plier, remuer, secouer, étaler, caresser…. Laver chaque once de sang volé, chaque once de honte que je traine comme un prisonnier. Et tuer, mon araignée au plafond. La buter cette garce, lui faire la peau pour qu’elle arrête de me torturer la nuit et tout le temps. Prendre les souvenirs et les nettoyer de la laideur, de tout ce qui pue et qui les si mauvais, et moi aussi. Les rincer, essorer le mal qu’il y a là, dans chacun d ‘eux, qu’on y a instillé jour après jour dans un camp, dans un endroit froid et terne, sombre comme la nuit sans les étoiles, sans la lune, sans tout ce qui est beau et qui fait rêver. Même quand on a plus de rêve. Ou qu’on les a chassé parce qu’on les méritait pas. Parce qu’on nous a fait croire qu’on valait rien, pas plus que ce putain de cafard qui grimpe sur le mur de ma cervelle, et qui s’enfonce dans cette minuscule fissure pour y déposer ses œufs. La gangrène qui jour après jour, rend méchant, et fait grandir ma sœur la haine et sa cousine la colère, deux sales putes qui rongent de l’intérieur, et qui tirent les ficelles de mes jours.
Merci la nuit, et ses méandres, merci pour ses caprices, ses morts lentes, ses agonies du matin en attendant le pire. Merci la nuit de savoir gommer tout ce qui dépasse, tous les mots, tous les traits grossis à l’encre pas sympathique. Et tous les maux, tous les vices, merci la nuit, et la tonne de cacheton que je glisse sous ma langue pour effacer, rendre beau et propre sous mes ongles, un peu de charité dans ce monde dégueulasse, et de rêve anecdotique. Trois fois rien, mais c’est bon, d’oublier. Merci la nuit, et ses bruits qui laissent sur la peau un délicat frisson. Une vrille de peur, un bris de glace de l’autre côté du miroir. Merci la nuit.
Merci… elle.

Je la vois qui s’approche, qui titube et… qui me touche. Qui s’appuie sur moi ?
Je penche la tête comme un vieux cabot. Interloqué.
Moi ?
Je ne fais que le mal.
Je suis le fruit pourri de l’intérieur. Faut pas me croquer, tu perdras tes jolis dents.
Et tes jolis yeux, lui et lui. Ils sont beaux. Tendres et différents. Suffit de loucher, et tout se mêle.
On marche, et c’est elle qui conduit, je suis bon à rien. Je me traine contre elle, mais je lui fais croire que non, que c’est moi qui mène la danse, moi, ma main, et un flingue ou un autre.
Et puis dehors. Dehors c’est mouillant, c’est froid et laid, gris et terne comme dans mon esprit.
Peut-être que… j’ose pas lui demander de regarder à l’intérieur, voir ce qui cloche.
Soudain c’est plus la pluie c’est l’orage, la tempête, l’orage qui s’abat et au milieu des torrents de boue, il y a cette douceur infinie, cette lumière au bout d’un tunnel rempli de saloperie où tout est laid, tout est piège, tout est enfoui et tire et arrache et étend ses pieds, ses mains, ses bras, ses ongles pour faire tomber d’un piège à l’autre. Ses lèvres ? Et tout ce qu’elle dépose d’insupportablement doux sur ma joue avant de tomber elle, à genoux, à mes pieds…
Surtout pas.
Je la relève, je la prends, je la redresse, je la soulève, je la porte, je la serre…
Et tout tremble, et tout s’effrite, tout se fend, le sol se soulève et je la tiens, la porte, je la serre contre moi, et il y a tout ce bruit, ce vacarme, les explosions, et la mort encore loin et pourtant, je renifle déjà son odeur. L’habitude.
Il y a le vent, la pluie qui dégringole, qui mouille et lave et nettoie son visage et le sang qui restait là, et puis là… et moi ? Non, moi c’est dedans qu’il faut nettoyer. Je lui demanderai plus tard, à elle. Peut-être. Un miracle.

Il fait encore nuit. Merci la nuit. Je dessine les contours de sa bouche, et puis ses lèvres, celles qui m’ont touché, effleurées, si doucement que ma peau brule. Mes doigts tremblent comme des cordes raides, le piano, les cordages d’un navire en détresse. Elle a l’air d’un ange. Et là, j’ai peur, je suis brutalement terrifié. Je pourrais la détruire, l’écraser entre mes bras, mes mains qui la serreraient trop fort et… Et si c’était les explosions ? Les attaques, les massacres… la terre qui se dérobe sous mes pieds, qui tremble, et ça hurle là-bas, au loin, au cœur de la ville, là où j’habitais.
Jamais, non. Ça n’arrivera pas. Pas cette fois.

Je sais où aller, je sais où on sera à l’abri. Oui je sais où aller… dans l’antre du mal. Le camp. Je connais ses sous-sols, là où trainent les boues d’en haut. Dans ses fondations, sous les tonnes bétons, sous les pieds de la bête. Et le poids des souvenirs.

C’est là que je la conduis, là qu’on va petite fille au cœur de fleur.
Je connais chaque recoin, chaque chemin détourné, chaque trou et chaque pierre pour y avoir séjourné, sous chacune d’elle écrasé comme un morceau de rien. Sans existence propre où la légitimité n’existe pas.
Je la porte toujours et sans qu’elle s’en doute, je m’y agrippe. Et jusque dans les sous-sols de la bête, sous l’animal vomissant la terreur. Je me sens broyé, écrasé dans la moelle. Je respire mal ici, mais c’est comme ailleurs, je l’ai dans la peau et tous les souvenirs qui m’encrassent et m’enveloppent et m’entraine au fond, dans les sous-sols du sous-sol.
Je me traine comme un animal sauvage, je montre des dents pour passer, retrouver les passages obscurs, et fendre la peau de cet autre animal qui m’a engendré. Jusqu’à trouver la cache, enfoncé sous des tonnes de pierres et de béton, entre terre et roche, dans un petit trou, au fond d’un autre trou, dans la peau de la bête. On y est.

Il y a un recoin là. Je n’ai pas oublié. C’est comme dans les métros, une petite pièce qui hébergeait ceux qui bâtissait la bête de l’intérieur. Une pièce en forme de voute, petite et humide, froide et noire, avec un néon qui clignote au rythme des gouttes qui coulent du plafond. PLic-Plac.

Là, il y a un lit moulé dans le béton. Je la dépose doucement dans cette bouche, si doucement et malgré la terre qui tremble par échos. Je me plie en deux, en quatre, pour m’assoir près delle, et l’envelopper dans mon manteau,  parce qu’il fait froid ici, et le temps va être long. Je replie les jambes contre mon ventre, je me serre contre moi, je m’enroule, me roule en boule, écrasé, terrorisé. J’imprime un mouvement léger, presque imperceptible, d’avant en arrière, et inversement. Comme un culbuto, comme un fou dans sa cellule capitonnée.
La nuit va être longue.

(je me relirai plus tard..)
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MessageSujet: Re: Résurrection    Dim 10 Jan 2016 - 13:02

Traitre...

Pauvre Keseena.
Assomée au fond de la morgue.
Inconsciente.

Autour d'elle le monde qui s'effondre, les explosions, les murs.
Au moins si elle meurt, elle sera déjà sur place.

Reprise de conscience, légère.
La douleurs, mais la vie.

Les idées qui fusent.
Les regrets.

Si je meurs...

Il y a cette image encore et toujours, cette fille qui étend son linge dans la campagne. Son regard, son sourire, ses lèvres... C'est juste un rêve, un fantasme, mais la fille existe... Pourquoi t'as jamais croqué dedans Kes ? Pourquoi ?
Pour les règles, pour la loi ? Et si tu meurs, elle t'aura servi à quoi la loi ?
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