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Novlangue est un univers totalitaire inspiré de 1984 (G Orwell)

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 Dans le sous sol du sous sol...

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MessageSujet: Dans le sous sol du sous sol...   Jeu 7 Jan 2016 - 2:03

Tout était sombre. Tout était noir. Dehors, elle entendait des voix. Des cris. Mais pas de douleur. C'était mélodique. C'était sauvage. Et rassurant.
Et elle entendait... Le bruit des percussions. Un rythme frénétique, soutenu, qui appelait à la guerre, qui appelait au sang. Elle se redressa sur sa couche de paille, elle n'était pas seule. Les femmes étaient autours d'elle, la plus âgée faisait brûler de l'herbe, les femmes autours d'elle chantaient, se balançaient d'avant en arrière.
Dehors, les hommes chantaient également, le même chant. Elle les entendait. Malgré la brume dont l'herbe à songe lui avait rempli l'esprit.

Elle avait été choisi. Dès sa naissance. A cause de ses yeux.

Elle voyait les hommes au-dehors, danser autours du feu. Leurs ombres, leurs silhouettes, découpées dans les flammes. Elle les entendait, nommer des dieux oubliés depuis longtemps, appeler et crier, et chanter. Elle entendait également des cris d'animaux... Des loups, qui grognaient et hurlaient.
Elle se leva. Et les femmes l'entourèrent. L’Ancienne lui retira tous ses vêtements. Plongeant ses doigts dans un bol emplit de liquide rouge, et lui dessina des signes païens sur son visage. Elle porta ensuite le bol à ses lèvres puis la fit boire ensuite. Sa tête tournait. Les chants s'accéléraient.


Elle sortie, nue, de sa demeure, elle, en tête des femmes. Et les hommes se tournèrent vers elles. L'un d'entre eux s'avança, les marques rouges ancrées sous sa peau se mouvaient.

Les cris, les chants. Le feu et les tambours. Un autre bol circulaient entre les mains des hommes, et chacun ouvrait la paume de sa main avec une dague, sur laquelle une tête de loup était gravée, et y déversait du sang. Enfin, l'Ancienne récupéra le bol. Les loups hurlèrent à nouveau, et la cadence de la musique s'accéléra encore.

L'homme au tatouage s'avança. Et lui déposa un baiser sur la bouche, lacérant sa poitrine avec le même couteau. Elle ferma les yeux, plus par surprise que sous la douleurs. Il lui tournait autours, entaillant ses bras, son dos, sa poitrine et son cou. De grosses entailles et le sang coulait. Puis l'Ancienne trempa ses doigts dans le sang des guerriers, et en badigeonna chaque plaie. Et la où le sang teintait sa peau, les coupures se refermaient, capturant sous son épiderme les sang des hommes de sa tribu.
Les chants s'intensifiaient.  Les loups grognaient. Les tambours frappaient. La lune, ronde, pleine fut recouverte de nuage. Alors que l'homme au tatouage ouvrait son poignet.
Elle alors que le vent se levait, alors que la lune les baignait, il pressa son bras contre sa bouche. Et elle but. Jusqu'à ce que l'homme s'effondre. Jusqu'à ce qu'une douleur se mette à la prendre, d'au dedans. Tout son corps. Sa tête bourdonnait. Son ventre se tordait, son cœur se serrait. Tout ce bruit, les femmes qui criaient, les loups, les hommes... La lune.
Elle hurla. Et avant de sombrer à son tour, elle entendit une voix murmurer dans sa tête:


"Sanguinaire..."


Elle ouvrit les yeux. Il faisait froid. Ses yeux se fermèrent sous l'éclat d'un néon qui vacillait. Elle entendait un bruit assourdissant de gouttes d'eau qui tombait. A un rythme régulier. A rendre fou dans ce silence. Elle était allongée sur une couche. Et, un lourd manteau la recouvrait.

Son manteau.

Elle entendait un bruit au loin... Non, des bruits. Réguliers. Des bruits qui signifiaient la mort. Sans savoir comment, cette idée s'était imposée dans son esprit. Elle ferma les yeux.
Et lui... Où était-il ? Où pouvait-il...

Elle se redressa, et le vit. Recroquevillé. Assis en boule. Au sol. Il se balançait doucement, d'avant en arrière. Et... Mon dieu... Il semblait terrorisé.
Était-ce l'enfer à ce point au dehors ? Où autre chose lui faisait-il peur ?
Elle peut être. Le monstre qui tuait des petites filles, qui invoquait des puissances oubliées. Elle, dont les yeux changeaient de couleur. Elle ; cette chose brisée, qui avait silencieusement promis de lui offrir les plumes de la Lune, parce qu'il était beau, et qu'il semblait l'ignorer.
Il était brisé.
Le passé est tenace, et ses fantômes presque immortels.
Presque.

Parfois, une main, un geste, des lèvres... Même sur une joue.

Elle se leva, balançant ses pieds hors du lit. Ses pieds nus touchèrent le béton froid et elle frissonna.
Elle regarda autours d'elle. Elle n'aimait pas cet endroit. De mauvaises choses y avaient eut lieu, les murs s'en souvenaient..
.

« Mad ? »

Elle avait murmuré son prénom. Pour ne pas le brusquer, pour ne pas lui faire mal. Mais il ne réagit pas. Aussi, elle sera le manteau autours de ses épaules. Et elle se leva, titubante encore, vidée de toute énergie. Elle s'avança vers lui, avec sa chemise sur le dos, et sa veste. Et elle s’accroupit face à lui.

« Mad... » Elle tendit sa main, jusque son menton. Elle souleva sa tête. Doucement.

Elle prononça son nom une troisième fois. Et alors qu'elle plongeait son regard dans ses yeux, sa main glissa sur sa joue, caressant sa barbe. Sa joue, au creux de sa paume, son pouce qui caressait le tatouage sous son œil, cette chose si semblable à une larme. Indélébile. Gravée à jamais. Une larme qui coulerait toujours, même s'il apprenait à sourire.
Ses yeux fouillaient dans les siens, et y voyaient cette tristesse, cette force. Tout ces combats en lui. Toutes ces douleurs

Doucement, elle desserra ses genoux. Et se glissa entre ses jambes. Elle déposa sa tête au creux de son cou, ses lèvres déposées vers son épaule, et un de ses bras glissa derrière sa nuque, pour se serrer contre lui. Il faisait froid par terre. Encore plus que dans le lit. Elle tremblait contre lui.
Son visage glissa contre le sien, jusqu'à ce que sa joue se colle à la sienne, et que ses lèvres trouvent son oreille :


« Tu viens Mad ? On va voir la Lune ? »

Elle se desserra de lui et prit ses mains. Et lui, léger comme un plume de lune, il se leva. Elle s'assit sur le lit. Elle se glissa au fond, contre le mur, et l'attira dans le lit, contre elle. Lorsqu'il fut allongé, elle déposa son manteau sur leurs deux corps. Elle lui tourna le dos, et c'était comme si, leurs corps avaient été conçu l'un pour l'autre.
Dehors, une explosion retentit, plus proche semblait-il et elle ferma les yeux très fort.


« J'ai peur Mad . Tu entends ? Dehors ? Où on est Mad. Là. Où tu m'as emmené ? 
»

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MessageSujet: Re: Dans le sous sol du sous sol...   Dim 10 Jan 2016 - 10:23

Il n’a pas entendu quand elle le nomma. Son nom qui n’était pas le sien.

Il la laissa faire, le toucher, lui parler doucement, effleurer son visage que personne n’avait touché, son tatouage en forme de larme pour remplacer celles qu’ils ne versent pas.
Il la laissa fouiller son regard, droit dans les yeux sans lui crever les siens.
Il la laissa s’approcher encore plus près, si près qu’il aurait pu la broyer.
Il la laissa se coller à lui, poser son visage contre lui, et sa joue sur la sienne, sans vouloir l’arracher à lui et l’écraser avant de la projeter loin comme un pantin démantibulé.
Il la laissa l’entrainer dans le lit, et se coucher contre lui, comme personne ne l’avait jamais fait, pas dans cette vie, pas dans l’autre. Nulle ne part avant.
C’était doux et chaud, tout ce qu’il avait oublié, et c’était trop, insupportable. Sa chair brule, ses os s’écrasent sous sa peau.

Il n’a pas entendu quand elle lui parla.
Il était ailleurs, son esprit retourné plusieurs années en arrière.

Il se leva, silencieux, et se glissa hors d’elle… du lit et de tout ce qui est beau, pour rejoindre le sol glacé, le mur froid, le passé.







Je me souviens de tout, des cris, des coups dans les tuyauteries, la nuit, et les menaces incessantes, insupportables, et la peur, la terreur qui se visse au ventre sans jamais rien lâcher. Le peur au ventre qui part jamais, qui reste là pour rappeler que la liberté c’est ailleurs.

Y a qu’ici que j’étais tranquille, personne pouvait m’atteindre ici. Assis contre ce mur, je m’inventais le reflet de la lune contre le mur. Je m’inventais des amis normaux, des gens normaux, une vie comme avant le camp.
Je serrais les yeux très forts pour me souvenir. Mais c’était de plus en plus difficile. Dans mon esprit, tout se mélangeait, c’est leur faute. Je voulais pas oublier, si j’oubliais je savais que ce serait terminé.
C’est comme si tout devait mourir en entrant dans le camp. Comme si j’étais mort, déjà.
J’ai lutté longtemps, je me suis acharné, entêté pour ne pas les laisser gagner. J’ai serré les poings et j’ai encaissé les coups, les tortures, les couteaux, les insultes, et toute la merde qu’ils ont mis dans ma tête jour après jour.
Je leur ai rendu les coups, œil pour œil, j’ai craché dans leur gueule, j’ai mordu et arraché l’oreille du toubib et un doigt de la main de ce fils de pute avant de vomir sur sa jolie blouse blanche. Et j’ai hurlé à en perdre la voix quand ils ont versé l’acide sur mon torse. J’ai encore les cicatrices, comme un bout de peau de lézard qu’on aurait mélangé avec la mienne. Le temps l’a estompé, mais ça grésille encore parfois, comme maintenant.  Ça brule et c’est comme hier, comme au premier jour, tout est là-haut, intact et les montres rodent.
Ça grésillait, ça brulait, et j’ai hurlé comme un loup, je me  suis débattu comme un dément, mais j’ai pas lâché, j’ai tenu bon, j’ai tenu… bon.

Souvent, je m’échappais, et c’est ici que je venais, ils pouvaient pas me trouver, ils pouvaient pas.
Je restais là des heures sous la terre, avec le froid et le silence, et les rats. Je les bouffais, j’avais si faim. Je restais là, assis contre le mur, et je me souvenais. Je voulais rien oublier, mais les souvenirs devenaient de plus en plus flous, et je savais plus si c’était les miens. Je savais plus.

Un soir, ou plutôt une nuit, ils ont tapé trop fort. Je me suis trainé jusqu’ici, j’ai rampé comme une larve, comme un chien écrasé, j’ai trainé des pattes avant des pattes arrières sur le poil et les os, j’ai léché le sol avec mes dents pour revenir ici, même si c’était la dernière fois, ici, j’étais libre sous des tonnes de roche et de béton. Y pouvaient plus me faire mal.
Je me suis assis exactement là, où je suis assis maintenant. Et j’ai frappé. Frappé plus fort qu’eux, pour pas qu’ils partent, les souvenirs, pour me souvenir encore, ne rien oublier, ne rien leur laisser, lutter, vivre libre, encore, et j’ai frappé, ma tête contre le mur, le sang coulait, je sentais pas la douleur,  je voulais juste me souvenir.
Mais c’était un bruit blanc. Ma tête était vide. Tout était mort.
Ce soir, là, j’ai oublié tous les souvenirs. J’avais plus de parents, plus de famille, plus rien. Et je leur appartenais.
Je suis devenu Mad Hatter.

Mad parlait et parlait enfin, il racontait, et sa tête cognait le mur, un aller-retour sans fin, un mouvement perpétuel qui mime le passé, l’écho du petit garçon qui ne voulait pas oublier ce qu’il était. Et puis plus fort, et cognait, plus fort entamant le cuir chevelu, sa chair à nouveau abimée, le sang qui trempe la chevelure et le mur pour rejoindre le passé, au même endroit son histoire laissée ici qui renait avec le bruit des bombes et des murs qui tombent. Comme un loup sous la peau, un vice à l’étalage des perfections, et dehors tout s’écroule sous les bombes, tout sauf ici, immuable comme si le temps été figé.




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MessageSujet: Re: Dans le sous sol du sous sol...   Lun 11 Jan 2016 - 4:38



Elle n’avait pas compris. Il semblait l’avoir complétement ignoré, pire, il la repoussait.  Une boule de honte se forma dans son ventre lorsqu’il se retira du lit, laissant à ses côtés et en elle, une empreinte glacée… Comment… Comment avait-elle put se tromper autant sur lui. Déjà ses poings se refermaient et ses yeux se serraient forts, pour empêcher les larmes de piquer. Elle se mordit la lèvre, et, se roula en boule. Puis… Puis elle l’entendit.

Il parlait. Non…. Il racontait. Et peu à peu elle se redressait, jusqu’à s’asseoir sur le lit, les genoux contre sa poitrine, recouverte de son manteau. Elle écoutait, ce récit déchirant, douloureux. Ces souvenirs. Il s’ouvrait à elle, comme jamais personne ne l’avait fait. Elle chacun de ses mots venait se planter en son cœur. Chaque douleur, chaque violence, chaque cri.

Elle le voyait se balancer, doucement d’abord. Puis de plus en plus fort.


Elle mit du temps à réagir, l’épuisement altérait ses sens. Mais, ses yeux captèrent une traînée pourpre sur le mur, et elle ne comprit qu’ensuite qu’il se blessait. Elle sauta du lit à ce moment, lui hurlant d’arrêter se précipitant sur lui. Elle mit sa main, entre sa tête et le mur, et voyant qu’il continuait à se balancer, elle l’attira. Contre elle.

« Arrête ! Arrête ça ! »

Sa voix dérailla. Les larmes débordèrent. Sa main recouvrait sa plaît, pleine de sang,  et le mur, témoin de ces douloureux souvenirs était tâché.
Elle le serra, aussi fort qu’elle put.


« Arrête, je t’en pries stop. C’est moi que tu blesses. »

Elle pressait sa tête contre sa poitrine, appuyant toujours sur sa plaie.

« Mad… » Puis elle se ravisa, comprenant que cela n’était pas son prénom.

« Rien n’est ta faute. Tu n’es pas un monstre. Tu te plais à le croire, je te l’ai déjà dit. Mais c’est pas toi. C’est eux. Ceux qui ont construit ces murs, ceux qui t’y ont enfermé. Ceux qui t’y ont détruit. »

Elle le décolla d’elle et le regarda.

« Mais regarde toi. Regarde ce que tu es. Tu as peur, n’importe qui aurait peur. Mais… Ce que tu as fait, tout à l’heure, pour moi. Tu m’as sauvé. Et les monstres ne sauvent pas. Ils détruisent. Tu ne leurs appartient pas. Sinon je serai morte à l’heure qu’il est »

Des larmes coulaient sur ses joues, traçant deux sillons. Elle pleurait, elle tremblait.  En elle, tout était en train de bouillir. Elle détestait ces gens, qui avaient brisés l’homme qui se trouvait devant elle. Elle détestait cet endroit. Cette ville. Cette terre. Elle détestait l’univers, et la lune. Elle haïssait jusque la vie elle-même, pour ce destin brisé qu’elle serrait dans ses bras.

« Tu n’es pas ce qu’ils ont voulu faire de toi. Et si tu penses l’être alors tiens

Elle ramassa l’arme qu’il avait emportée avec lui et lui plaça dans la main.  
Elle appuya le canon entre ses seins et le regarda.


« Tu as eu mal, tu as souffert et ils t’ont détruit… Mais, tu peux changer, tout le monde change.  Ils n’ont pas gagné. Ce que tu étais, ces rêves… C’est en toi, c’est quelque part et c’est tout sauf mort. Mais si jamais c’était mort, alors tu devrais me tuer moi aussi. Parce que je pourrai jamais tenir ma promesse »

L’arme reposait toujours entre ses seins, se soulevant et s’abaissant au rythme rapide de sa respiration.  Elle posa son front contre le sien, fermant les yeux, ses larmes coulant entre leurs deux corps, échouant tantôt sur ce sol emplit de poussière, tant sur la main de Mad qui tenait l’arme.

« Laisse-moi t’aider.  Je… je n’ai rien d’autre qu’une main tendue vers toi. Mais tu peux la prendre cette main. Elle ne te laissera pas. Je ne te laisserai pas. »

Elle sentait sa main, qui était resté depuis le début appuyée derrière son crâne, poisseuse de sang.  Dehors, une explosion énorme ébranla le bâtiment, et elle sentit les murs trembler. Mais sa peur c’était évanouie, remplacé par une autre : celle de voir se détruire l’homme qui était en face d’elle. Celui qui avait voulu la tuer. Et qui au final lui avait sauvé la vie.  Cet homme qu’elle aurait pu haïr mais que maintenant elle voulait protéger.

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MessageSujet: Re: Dans le sous sol du sous sol...   Mer 13 Jan 2016 - 15:30





Mad le fou…
Un peu parti un peu ailleurs, mais dans quel monde, dans quel état, est-il le petit Mad, et sa folie meurtrière ? Son passé est ici, entre ses murs sous les tonnes de bétons, et au-dessus de lui, ces bourreaux.
Et elle, en face de lui qui lui tient la tête et retient le sang qui macule le mur et les cicatrices qu’il y a laissé des années auparavant, quand il était tout petit, trop petit pour pas devenir fou.
Et si c’était elle sa raison ?
Si elle était la seule personne au monde capable d’apaiser l’animal, la bête sauvage dressée dans ces murs.

Il la regarde enfin, il revient au monde des vivants pendant que dehors tous meurent, tout s’effondre.
Il revient pour elle. Elle et ses gestes, et ses mots, et toute la douceur qu’il découvre et qui l’apaise, qui font taire la bête et la colère, la mère des vices.
Elle, qui lui donne ce que personne n’a fait, parce que c’est un monstre, et qu’il tue sans la moindre pitié, sans sourciller quand sa victime s’écroule lentement à ses pieds.

Il penche la tête quand il réalise qu’elle pointe une arme sur sa poitrine
Mad le fou
Et sa main
Qu’il regarde et puis lève devant ses yeux, son regard
Les larmes qui la mouillent
Et ses mots qu’il écoute
Qui le bousculent
Qui s’entrechoquent dans son esprit déséquilibré
Qui se frayent un chemin à travers ses terreurs, tous les cauchemars, les vices et sous sa peau, au cœur d’un précipice noir, tellement noir où rien ne vit
Comme une main qui se tend, qui l’appelle, qui tremble
Mais qui n’a pas peur
Sa main qu’elle tend vers lui, pour lui, pour prendre la sienne et,
L’entraine vers la lumière
Loin du noir trop profond pour y vivre
Il ressent sa main dans son esprit de fou qui nettoie l’horreur et berce la terreur, et c’est du bleu qui irradie maintenant
Du bleu

Sa main se pose sur la sienne. 42, un chiffre comme lui finalement
Son regard change et du noir, il devient bleu
Et si on regarde comme il faut, on dirait qu’il sourit
A l’intérieur
Et un peu sur ses lèvres
Un peu
Il prend l’arme lentement, et la laisse tomber sur le sol qui résonne et au loin, l’écho
Et puis dehors, le bruit des explosions, et la dernière plus forte qu’il devine avoir fait trop de dégâts
Et puis, il y a cette idée qui efface tout à l’intérieur, dans son esprit de fou
L’esprit du fou
Pas elle

Malgré tout, dehors les bruits, dedans les secousses, il ne la quitte pas du regard pas une seul instant, pas une once de particule de temps
Il sourit, et elle le voit
Elle

Il approche sa main d’elle
De son visage et ses yeux si beaux, différents l’un et l’autre
Comme elle et lui
Lui et elle
Deux vairons
Il l’effleure doucement prudemment sans trembler ou un peu juste un peu
Rien qu’un peu parce que
Il la pose et enveloppe sa joue, touche sa peau
Sans faire mal
Sans rien détruire, sans rien abimer

Il la trouve belle et nouvelle, neuve et fraiche, il aurait pu l’appeler petite chose et la détruire
Mais, il la voit grande et comme un ange

Il pose sa main sur l’autre
La sienne
A elle
Celle qui protège sa tête du mur
Et de tout le mal qu’il témoigne
Il la referme et la prend pour lui,
Jusqu’à ses lèvres
Mais avant, il la regarde sa main
Maculée elle-aussi de son sang
Il la pose sur sa joue à lui
Elle est douce
Elle
Sa main
Et elle

Chacun sa joue

Mad le fou
S’approche doucement
D’elle
Jusqu’à ses lèvres
Et les effleure
S’interrompt
Reste là, contre elle, contre ses lèvres
Sans faire mal, sans la casser, sans la briser
Juste suspendu à ses lèvres
Et plus rien n’existe
Dehors et dedans au-dessus les bourreaux
Il n’y a qu’elle et lui
Deux vairons.



Dernière édition par Mad Hatter le Lun 18 Jan 2016 - 23:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dans le sous sol du sous sol...   Ven 15 Jan 2016 - 3:04

Elle sent l’arme qui se décolle de sa poitrine, et respire normalement.
Un soupire glisse d’entre ses lèvres. Elle regarde Mad, elle le ressent.
Il est là.
A nouveau.
Puis elle frémit.
Elle tremble.
De peur ? Non, non pas du tout.
C’est autre chose. Quelque chose de plus doux, quelque chose qui parcoure son corps, qui part du sommet de sa tête jusqu’au bout de ses pieds.
C’est… Des papillons. Une nuée entière, qui prend son envol et va se poser dans chaque recoin de son corps. Tant que sa peau frissonne, tant que son cœur fait de petits soubresauts, tant que son souffle n’est plus qu’un mince filet qui effleure ses lèvres. Tant que les larmes, d’autre larmes lui montent aux yeux.

Elle se repose, son visage, sa peine, ses douleurs, sa vie au creux de cette main. Cette main douce, hésitante. Cette main dont chaque pore, chaque ligne, chaque courbe appelle à la tendresse. Cette main qui se tend  vers elle, lumière dans l’obscurité, battement de cœur dans l’apocalypse. Cette main qui se pose sur elle, et qui recueil ses larmes, et tous ses mots, ceux qu’elle n’a jamais pu prononcer, ni même imaginer. Ces mots qu’elle n’a su que dessiner, et cacher en elle. En dessous de la crasse et de la laideur, en dessous de la monstruosité et de l’âme brisée. Si biens cachés, qu’on ignore même jusqu’à leurs existence. Si bien caché, qu’ils se sont faits oublié.
Mais sa peau contre la sienne, sa joue au creux de sa main, creuse, et fouille, et retourne le gâchis, et plante des graines, nommées Espoir, et Vie. Et les mots enfouis se montrent timidement. Et en elle, tout bouillonne, tout tourbillonne.
Tout s’effondre.



Puis, ensuite, il y a ses lèvres, sur sa main, et enfin sa joue dans sa paume. Symétrie du bonheur, elle en lui, lui en elle, se reposant, une épaule, par-dessus laquelle regarder pour voir autre chose. Autre chose que le béton, autre chose que la mort, d’autres couleurs, d’autres dessins.
Pour sortir de leurs chemins tracés, pour connaître et créer de nouveaux mots.
Pour voir la Lune. Enfin.

Elle en lui et lui en elle.


Puis, vient le moment où tout s’arrête. Tout se fige. Le temps qui défilait stoppe sa course, ralentit, s’étire. Les secondes deviennent des minutes, les minutes des heures et les heures une éternité.
Elle cligne des yeux, son regard dans le sien. Un sourire, deux lèvres qui s’étirent, timidement. Et c’est le plus beau sourire qu’elle ait vu et ressentit.
Et ses larmes, et mains, et sa peau.

Elle en lui et lui en elle.


Le temps figé, le cœur qui explose. Les pieds qui s’envolent et qui ne touchent plus sol. Tout est doux, tout est du coton. Tout ce que qu’elle n’a jamais connu, tout ce en quoi elle refusait de croire.
Tout se résumait à lui, à lui et à son mouvement, son corps qui se penche, qui se tend vers elle, deux sphères qui n’en créent plus qu’une.
Et puis….
Ses lèvres.
Rien. Pas un souffle.
Plus un bruit.
Le monde est le néant. Tout est noir et il est la seule lumière. Elle le goute, doucement, timidement. Puis il se retire… Non, non pas encore, non pas déjà, non… Pas tout à fait.
Il reste là, à portée de souffle, son visage déposé contre le sien, ses lèvres qui butinent ses lèvres.


Elle et lui. Et lui et elle.

Et plus rien n'existe.
Et elle en veut encore. De lui, de cette douceur, de toutes ces choses auxquelles elle ne veut pas croire. Toutes ces choses qui n’existent pas, et qu’il lui dessine. Et son cœur qui bat, la mécanique qui s’enraille, les rouages qui sautent, le cadenas qui… Non. Lui reste en place. En ne déverrouille pas un cœur aussi facilement. Pas le siens. Parce qu’elle a enfermé ce cœur et qu’elle en a perdu la clé, dans le même endroit oublié que tous ces mots.
Pour plus avoir mal. Pour ne plus être brisée.

Elle veut encore. Elle en lui, lui en elle, elle et lui… Lui et elle.
Encore.

L’a-t-elle dit ?
Ses lèvres ont bougées mais le son n’est pas venu.


Elle s’approche, et c’est elle qui lui offre cette fois. Cette douceur, et les papillons qui vont avec. Elle dépose ses lèvres sur les siennes. Doucement. Lentement. Et le temps s’étire à son maximum. Elle se retire doucement, son souffle comme une caresse qu’elle lui abandonne. Elle ouvre les yeux, sans se souvenir les avoir fermés. Et elle le fixe.

C’est ainsi que tout devrait s’arrêter. Elle et lui. Ils ne sortiraient jamais de ce sous sol, elle se nourrirait de sa douceur, et le monde les oublierait.

Mais ce n’est pas ainsi que tout s’arrêtera.

Et elle peut l’entendre. Le temps. Il reprend sa course. Le silence cependant règne encore. Mais il n’est plus agréable. Ce silence est de nouveau ponctué par les gouttes d’eau qui se suicident du plafond.
Des sirènes, des alarmes. Au loin. Des cris. Dans un autre univers, dans l’univers du dehors.


Mais pour l’instant, elle doit trouver quelque chose pour le soigner lui.
Et il en état de la suivre? Elle n’en sait rien. Elle ira seule.


« Je… » Sa voix déraille comme si sa gorge était devenue trop étroite pour laisser le son passer.

« Je dois trouver quelque chose pour te soigner. Tu saigne, tu as l’air de t’être sacrément amoché. »

Elle le regarde, et, sa main quitte sa joue. Elle entend la déchirure dans son cœur. Et elle se retire de sa chaleur, et déjà, elle le veut à nouveau.
Elle hésite. Se blottir contre lui, et oublier le monde.

Ou bouger. Et survivre.

Elle se redresse. Ramasse l’arme et la dépose aux côtés de Mad.


« Ecoute, je trouverai quelque chose j’en suis certaine, si il y a quoi que ce soit. Tu tires. Tu fais du bruit. J’en sais rien »

C’était lui le spécialiste, pas elle. Il avait eu une formation rude, mais militaire. Depuis quand était-elle devenus comme lui.
Quarante-Deux, c’était son identité, son nom, pas son Matricule.

Elle voulut déposer un dernier baiser sur ses lèvres, mais le temps rattrapait son retard, et le moment n’était plus propice.

Elle prit sa veste à lui. Elle tremblait. Il faisait froid. Ses pieds nus sur le sol.
Elle sortit de la salle.
Elle avança tout droit ; les lumières crues lui déchiraient les pupilles.
Elle arriva à un croisement. Au mur le vestige d’indication.

« C1.
B2.
CANTINE.
INFIRMERIE
SALLE DES EQUIPEMENTS
DORTO…
»

Le reste était illisible. Mais elle avait lu l’essentiel.

Un plan à côté des panneaux. L’infirmerie. Elle mémorisa le tracer. Gauche, gauche, droite, gauche, droite, porte du fond.

Elle s’enfonça dans les couloirs. Certains étaient baignés dans le noir ralentissant sa progression. Et plongée dans ce noir, elle sentait la vie autour d’elle. Les vestiges du temps, imprégnés dans les murs. Les cris et les douleurs.
Et les rats.
Elle les sentait passer, entre ses jambes, fouetter ses chevilles nues.

Elle traversa un couloir ou l’eau lui arrivait jusqu’au mollet.
Mais elle avançait, mue par on ne sait quelle réserve.
Elle entendit du bruit. Comme des coups réguliers portés sur un tuyau vide. Un bruit qui bougeait, qui tantôt s’approchait, tantôt s’éloignait.
Plusieurs fois, elle eut l’impression de ne plus être seule.
Plusieurs fois et se retourna pour faire face aux couloirs vides, aux néons pendants, au noir.
A l’abysse.


Elle marcha longtemps. Le temps était devenu indécis.

Et enfin, elle tourna une dernière fois à droite. La porte de l’infirmerie était entre-ouverte. La lumière y était allumée. Mais pas la lumière crue des couloirs. C’était une lumière rouge, qui semblait tourner.
Un voyant alerte s’était allumé dans son cerveau.
Au sol, une barre de métal. Elle s’abaissa pour s’en saisir et se redressa vivement.
Avait-elle imaginé le mouvement qu’elle venait de percevoir ?
Elle cessa jusqu’à sa respiration.
Rien.
L’écho des gouttes, des rats, et cette lumière hypnotisante.


Elle arriva devant la porte qu’elle ne toucha pas. Elle se faufila dans l’ouverture. Et se stoppa sur le seuil. Des traînée rougeâtres, marrons, tapissaient certains murs. La table d’examen était retournée. Les placards ouverts, certains cassés.
En face d’elle, une vitre sans teint en partie brisée.
Du liquide non identifié au sol.
Sa peau se couvrit de frissons. Ses sens en alerte.
Des blouses, couvertes de poussières étaient accrochées: Dr Smith ; Pr Wallas, Dr Mariowski. Une blouse était au sol. Elle la ramassa et l’accrocha à côté de ses sœurs.

A côté, un bureau, une chaise reversé qui gisait devant.

Un cahier ouvert. Une écriture en pattes de mouche.


« J21 : Le sujet ne semble plus réagir aux injections de neuroleptiques. Possible a-réactivité du système parasympathique. Pas d’activité respiratoire constatée depuis dix minutes. Cœur toujours en activité. Electro-encéphalogrammes difficile à déchiffrer, plusieurs zones semblent s’être activées en simultané. Injection de 200 ccs d’Adrénaline réalisée. Incision de l’abdomen pratiquée, la plaie ne saigne pas.
10h10 : arrêt de l’activité cardiaque. Réanimation Engagée. Les constantes redeviennent bonnes.
10h20 : activité oculaires notables. Mydriase de la pupille gauche. Myosis de la pupille droite. Lèvres cyanosées. Le sujet semble remarquer ce qui l’entoure mais montre une agressivité importante.
Injection d’hypnotique réalisé. Inefficace. Contentions mises en place.
10h30 : Il semble certain que le suj…
»


Et tout s’arrêtait net.

Elle entendit un bruit. Un peu plus loin dans le couloir. Des pas ? Non. Impossible. Imagination trop fertile.
Elle avança vers les placards.
Un bruit régulier se faisait entendre. Il venait de par-delà la vitre sans teint. Elle trouva rapidement dans les placards de quoi soigner Mad, et trouva même un sac à dos, au sol, au-dessous des blouses.
Elle le remplit. Et… Ce bruit. Toujours régulier. Elle avait sa barre à nouveau dans la main. Elle s’avança, sac sur le dos, en direction de la vitre sans teint. Par-delà, une salle avec des ordinateurs, des moniteurs. Et en face d’elle une porte blindée avec une serrure électronique. La porte s’ouvrait et se fermait, buttant sur quelque chose. D’ici elle ne distinguait rien. Elle aurait dû faire marche arrière. Aller retrouver Mad. Mais la curiosité....

Elle se hissa par la vitre brisée, prenant garde à ne pas se blesser en marchant sur un éclat. Une chaise était dans l’entrebâillement de la porte, et c’est ce qui l’empêchait de se refermer. Elle la repoussa. Et la porte se ferma. Au sol, elle remarqua un pass, une carte électronique. « Pr Zolov. Accès réglementé aux zones A, B, C. »

Elle le glissa dans le sac et se dirigea à nouveau vers la vitre, pour repasser de l’autre côté. Et s’arrêta net. La porte par laquelle elle était arrivée était fermée.
C’est alors qu’elle fut plongée dans le noir.

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MessageSujet: Re: Dans le sous sol du sous sol...   Lun 18 Jan 2016 - 23:29




Mad est un sucre d’orge, un chamallow ridicule  et mou, un chewing gum écrasé sur lequel des centaines de chaussures essuient leurs semelles.
Petit Mad le fou, petit garçon stupide et puéril, qui pleure et qui chouine  comme une fillette abandonnée. Petite chose inutile abandonnée par son papa et sa gentille maman. Bou pauvre petit garçon à sa maman. Il a fait bobo et c’est la grosse pute qui t’a lâché ici dans la meute des loups que tu appelles ?!

Tu n’es plus rien ici, juste l’ombre d’un cafard, une raclure qui rampe au premier claquement de doigt, tu n’existes plus, tu n’existes pour personne, ton identité est effacée, radiée, détruite. Tu nous appartiens, entièrement corps et âme, tu es le chien du système. Couché, debout, mange, dors, chie là et maintenant c’est un ordre !
Rien, tu n’es rien qu’un matricule, un parmi les autres, rien qu’un chiffre parmi un nombre.
Mad Hatter !
Ton numéro de matricule est le 154940 !
Tu es le fou, un assassin qui n’a aucun sens du remord. Nous avons effacé cette donnée de ton esprit. Tu ne ressens rien. La compassion est une donnée inutile. L’empathie est un défaut majeur pour lequel tu pourrais être démonté et mis aux rebus.
Tu es un chien enragé, jamais tu ne dois mordre la main de ton maitre !
Rampe chien, et viens à nous, viens chez toi, dans ta maison…

Forrest ? Viens mon petit.. c’est maman ! Viens Forest, viens voir maman! Ici, il y a tout ce dont tu rêves, tout ce que tu as espéré est ici. Viens mon enfant, mon petit, mon fils adoré, maman t’attend, elle est en haut, elle a fait du chocolat chaud.

Et bute-là !!
Réduis-la chienne en vomi
Crache-lui à la gueule et crame ses jolis yeux au vitriol !!
Gifle la chienne, griffe la pute, ouvre son ventre et fait des nœuds avec ses boyaux !
Refais-lui la gueule à coups de talon !

Chef, oui Chef !
Prends l’arme Mad… Prends… glisse la main sur le sol jusqu’à elle, et prends-la…
Ouiiiii c’est ça prend l’arme Mad !
Et rattrape-là, et détruit le sujet 42.


Détruire le sujet 42… je dois exécuter l’ordre et détruire le sujet 42… détruire le sujet… le sujet… 42… détruire… annihiler… détruire… supprimer…. Détruire le sujet… 42…
Je dois le faire, c’est mon travail !
Ce qu’on m’a appris ! Je suis fait pour ça, détruire. J’obéis, je suis un bon soldat, oui Chef !
Chef… détruire… le… sujet…
42.

Je sais exactement ce que je dois accomplir. Détruire le sujet 42.
Tuer la pute !
Réduire en miette la vermine et nettoyer tout.
Faut que ça brille !
Les chaussures aussi
Tout
Doit
Briller
Mad !
Détruire… détruire, détruire, détruire, détruire, Détruire… détruire, détruire, détruire, détruire, Détruire… détruire, détruire, détruire, détruire, Détruire… détruire, détruire, détruire, détruire, Détruire… détruire, détruire, détruire, détruire, Détruire… détruire, détruire, détruire, détruire, Détruire… détruire, détruire, détruire, détruire, Détruire… détruire, détruire, détruire, détruire, Détruire… détruire, détruire, détruire, détruire, Détruire… détruire, détruire, détruire, détruire, Détruire… détruire, détruire, détruire, détruire, Détruire… détruire, détruire, détruire, détruire, Détruire… détruire, détruire, détruire, détruire, Détruire… détruire, détruire, détruire, détruire, Détruire… détruire, détruire, détruire, détruire, Détruire… détruire, détruire, détruire, détruire, Détruire… détruire, détruire, détruire, détruire, Détruire… détruire, détruire, détruire, détruire, Détruire… détruire, détruire, détruire, détruire, Détruire… détruire, détruire, détruire, détruire, Détruire… détruire, détruire, détruire, détruire, Détruire… détruire, détruire, détruire, détruire, Détruire… détruire, détruire, détruire, détruire, Détruire… détruire, détruire, détruire, détruire, Détruire… détruire, détruire, détruire, détruire, Détruire… détruire, détruire, détruire, détruire, Détruire… détruire, détruire, détruire, détruire, Détruire… détruire, détruire, détruire, détruire, Détruire… détruire, détruire, détruire, détruire, Détruire… détruire, détruire, détruire, détruire, Détruire… détruire, détruire, détruire, détruire, Détruire… détruire, détruire, détruire, détruire, Détruire… détruire, détruire, détruire, détruire, Détruire… détruire, détruire, détruire, détruire, Détruire… détruire, détruire, détruire, détruire, Détruire… détruire, détruire, détruire, détruire, Détruire…

Mad suit les pas de 42, méticuleusement comme le limier qu’il est, il remonte sa piste à l’odeur près, il aurait pu renifler sa petit culotte.
Tout ici est sa maison, son chez-lui, là où c’est familier, tout ce qu’il connait, tout ce qu’il a connu.
Sa maison…
Au cœur du mal dans un système rompu aux pratiques les plus inhumaines pour détruire l’âme humaine et créer les soldats d’un régime à bout de souffle.
Mais, sa maison.

Quand Mad entre dans la pièce, il voit 42 allongée sur le sol
Et puis eux, les soldats
Et puis, les armes
Celles des soldats
Les NOD
Ses frères d’armes.


Détruire le sujet 42…. Détruire…. Le…..


« Elle en lui et lui en elle.

Puis, vient le moment où tout s’arrête. Tout se fige. Le temps qui défilait stoppe sa course, ralentit, s’étire. Les secondes deviennent des minutes, les minutes des heures et les heures une éternité.
Elle cligne des yeux, son regard dans le sien. Un sourire, deux lèvres qui s’étirent, timidement. Et c’est le plus beau sourire qu’elle ait vu et ressentit.
Et ses larmes, et mains, et sa peau.

Elle en lui et lui en elle.

Le temps figé, le cœur qui explose. Les pieds qui s’envolent et qui ne touchent plus sol. Tout est doux, tout est du coton. Tout ce que qu’elle n’a jamais connu, tout ce en quoi elle refusait de croire.
Tout se résumait à lui, à lui et à son mouvement, son corps qui se penche, qui se tend vers elle, deux sphères qui n’en créent plus qu’une.
Et puis….
Ses lèvres.
Rien. Pas un souffle.
Plus un bruit.
Le monde est le néant. Tout est noir et il est la seule lumière. Elle le goute, doucement, timidement. Puis il se retire… Non, non pas encore, non pas déjà, non… Pas tout à fait.
Il reste là, à portée de souffle, son visage déposé contre le sien, ses lèvres qui butinent ses lèvres.

Elle et lui. Et lui et elle. »

Mad tire.
Un des soldats tombe raide mort d’une balle dans le crane. Le sang gicle avec sa calotte crânienne et la moitié de son cerveau. Oui 42, c’est de la matière grise qui coule dans ton cou.
Le deuxième est plié en deux par une volée de balle qui lui découpe les entrailles, mais c’est un Soldat NOD, il ne tombe pas, pas encore.
La troisième rafale se loge dans le cœur du troisième soldat, et puis son épaule, et son torse, et son ventre, son corps secoué balle après balle, ravagé perforé par des dizaines de balles, troué, déchiqueté, il n’est plus qu’un amas de chair et de sang, d’os broyés.
Mad n’oublie pas le deuxième qui tient encore sur ses jambes malgré ses tripes qui dégoulinent sur ses cuisses baignées de sang.
Un vrai soldat, Chef oui Chef !
Il tire, et tire sans s’arrêter sans fatiguer, sans savoir ce qu’il fait ?
Il le sait, il sait exactement ce qu’il fait à un détail près : la folie meurtrière qui s’est emparé de lui, sa main qui tient l’arme et le doigt qui appuie sur la gâchette sans vouloir s’arrêter, incapable d’arrêter le massacre. Il tire. Et les balles déchirent le soldat, sa chair, ses os, sa vie. Il tire dans le corps de cet homme qui porte le même insigne que lui, NOD. Il s’acharne alors qu’il est mort depuis longtemps.

Il ne s’arrêtera que lorsque l’arme sera vide, déchargée de ses munitions.

Il lâche l’arme devenue inutile et avance vers les hommes, et s’arrête devant le visage défiguré du deuxième homme.
Ce n’est pas un soldat, mais un médecin.

Mad, s’accroupie devant son corps en charpie et fixe son visage ravagé, les yeux partis ailleurs, loin en arrière rejoindre les fantômes du passé
Il le connait
Brutalement, il le frappe avec la barre qu’avait ramassait 42
Il le frappe si violement, si fort avec tant de colère et de rage sans pouvoir s’arrêter, sans vouloir s’arrêter comme un dément comme un fou… comme s’il voulait détruire et réduire en poussière la moindre particule de cet homme, et qu’il n’existe plus
Qu’il ne fasse plus jamais mal
À aucun enfant.

Epuisé de rage, sauvage et couvert de sang, il se laisse tomber sur le torse du monstre, son bourreau.
Il n’est plus qu’une mare de sang.
A lui, il a craché à la gueule quand il était gosse quand on l’avait conduit dans le camp
Mais, il lui a volé son esprit
Et il est devenu un monstre
Mad le fou.

Mad, pleure et il crie dans le silence, il suffit de regarder son visage pour entendre ses hurlements, et ses mains fermées accrochées aux tissus qui couvre le bourreau, qui serre les poings, qui tremble, et il y a ses larmes qui se mêlent au sang et le sang à ses larmes comme si la boucle était bouclée, comme si c’était terminé.
Ses sanglots et ses mains baignent dans le sang du bourreau.

Il pleure Mad et il lève sa main, et son poing qui frappe à nouveau le corps du bourreau et frappe et frappe encore et le sang éclabousse et le sang mouille, et le sang coule et couvre Mad et toute sa peur, toute la terreur qu’on a mis en lui, tout ce qui git sous sa peau depuis déjà si longtemps toute sa peine, toute sa douleur, toute son histoire, tout ce qui l’étouffe et fait de lui un monstre.

Il est rouge Mad, comme le sang il coule sur le sol froid.


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MessageSujet: Re: Dans le sous sol du sous sol...   Jeu 21 Jan 2016 - 5:57

Au vu de l’état des couloirs et de ce sous-sol, elle l’avait pensé désaffecter.

Avec ce qu’elle avait découvert, l’endroit, ravagé, elle pensait que personne ne mettait plus les pieds ici. Mais elle s’était amèrement trompée.

La lumière s’était éteinte, elle avait attendu, dans le noir, essayant de percevoir les bruits qui pouvaient lui parvenir. Mais elle ne voyait rien… Elle avait perdu tous pouvoirs, les voix s’étaient tues bien trop épuisées de l’avoir aidé dans cette morgue.

Elle avait avancé à tâtons, marchant à nouveau dans le verre brisé, ne lâchant pas sa barre. Elle avait enjambé la fenêtre mais n’y voyant plus rien, s’était entaillé les mains, assez profondément. Mais cela n’était pas important, elle avait de quoi se soigner dans son sac à dos…
Elle devait simplement sortir de la salle, et aller retrouver Mad.

Elle avança, se cognant dans la table d’examen renversé au sol, tâtonnant dans l’obscurité.
Elle croyait maintenant percevoir des ombres qui se mouvaient autours d’elle.


**Impossible, c’est impossible… Sorts d’ici et va le retrouver, allez, allez**

Puis… Un bras saisit sa taille, sans aucune douceur et une main étouffe un cri, appuyant sur ses lèvres.  Elle donne un coup de tête, violent en arrière et elle sent les bras lâcher prise… Elle se précipite en avant, et on l’a repousse soudainement.
Les lumières s’allument. Des hommes… Semblables à ceux qu’elle a croisés dans le commissariat, semblables à la femme, et à Mad. Et un homme qui porte une blouse blanche.
Il tient une seringue à la main, et les deux hommes se dirigent vers elle.  Elle se met alors à frapper, en décrivant de cercles autours d’elle. Elle frappe pour les empêcher d’approcher, et cela semble les faire rire. Des rires qui résonnent affreusement à ses oreilles, grinçants et blessants.

Ils parlent... Elle n’entend même pas ce qu’ils disent, elle frappe, jusqu’à être frappée à son tour. Un coup au visage, une si jolie arcade…. Dommage… Le sang coule sur son visage, noie sa vue...
Puis l’autre, avec son arme, qui abat la crosse sur elle. Elle lâche sa barre, et ses jambes se défilent sous elle. Elle tombe au sol, un coup dans son ventre, elle étouffe un cri, un coup dans le dos, elle ne sait plus comment se mettre pour se protéger.


Elle lâche prise… Attends les prochains coups qui ne viennent pas… Ou si, mais sous la forme d’un coup de feu. Elle enfonce sa tête sur le sol, la recouvre de ses mains, et se transforment à la plus petite boule de corps humain. Elle entend des cris, des bruits étouffés… Des choses, humides, lui éclaboussent la nuque. Elle ferme les yeux très forts, se bouche les oreilles…
Puis plus de bruit… Lorsqu’elle ouvre les yeux… Elle reste interdite.
La salle qui avant n’était déjà pas reluisante, ressemble à la salle de découpe d’une boucherie. Des corps gisent, découpés par les balles, les chairs enfoncées par les coups.

Son regard parcourt le carnage… Et elle le voit… Mad. Assis sur feu le médecin…
Une bouillie informe à la place de son visage, et  Mad au-dessus, les mains en sang… Non… Le corps en sang…
Elle se traine vers lui, lentement, laissant de côté la douleur. Et elle intercepte son poing levé qui allait frapper encore…


« Il est mort… Arrête » prononce-t-elle avec douceur.
**Ils sont tous morts**

Elle le regarde, avec tout ce sang elle n'arrive même pas à voir s'il est blessé… Elle le regarde oui, et pour la première fois, elle a peur de ce qu’elle voit. Il semble brisé, il semble absent… Les lueurs dans ces yeux, le sang sur son visage… Le sang partout…
Elle à un mouvement...Un mouvement de recul, imperceptible.  Elle essaye de comprendre…ce qui vient de se passer. Mais elle sait qu’il est l’un des leurs.
Elle abaisse doucement son poing mais ne lâche pas sa main. Doucement, elle l’attire au sol, pour que son corps quitte le cadavre du médecin…
 

Ils se retrouvent à genoux, face à face. Lui maculé de sang. Elle glisse sa main dans ses cheveux, à l’arrière de son crâne, elle sent qu’il résiste, comme s’il voulait la repousser, comme s’il se débattait. Elle voit les sillons que dessinent les larmes sur ses joues… Elle tient fermement sa tête, et se redresse, et pose son front sur le sien. Ses gestes ne sont pas doux, mais ils ne sont pas violents. Ces gestes sont fermes, elle veut le ramener de là où il est partit.
Elle plonge son regard dans le siens, et le serre soudainement contre sa poitrine. Son visage qui repose entre ses seins.  Et ses larmes qui coulent sur sa peau, et qui la teintent de rouge
Il peut crier, pleurer, se débattre. Elle le serre contre elle.
A l'abris du monde...

Puis soudain, tout tremble. Le monde autour d’eux. Une explosion comme jamais elle n’a entendu...  Les lumières se coupent à nouveau. Un bourdonnement qui remplit l’air. Tout semble vibrer, trembler, sur le point de s'écrouler....
Puis le silence….
Puis une sirène qui hurle, qui hurle sans se taire.
Dehors le chaos.
Dedans, c’est presque pareille… Mad, toujours serré contre sa poitrine. Deux âmes plongées dans le noir…
Et cette fois, elle a vraiment peur.

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MessageSujet: Re: Dans le sous sol du sous sol...   Jeu 21 Jan 2016 - 14:00




Moi j’ai pas peur
Il faut posséder pour avoir peur ou tenir à la vie ou à quelque chose ou quelqu’un
Parfois c’est la même chose
Et moi j’en ai rien à foutre, rien à perdre qui vaille la peine de se faire mal, rien qui vaille la peine de s’esquinter encore un peu, rien dans cette foutue vie à laquelle je tiens pas plus qu’à une paire de godasse taille 42.
Taille 42…
Je m’en fous d’elle, comme du reste
Je taille ma route seul depuis des lustres, pourquoi changer de chemin ?
Pour ses yeux ? Ils sont même pas pareils
Parce qu’elle m’a secoué la cervelle au point de devenir une putain de guimauve ?
Je préfère le chili qui ramone les intestins et l’alcool qui déchire l’estomac. C’est un peu dégueu tout ça, mais ça aussi, j’en ai rien à foutre. J’étais pas malheureux avant elle, j’étais juste pas heureux.

Alors, dégage
Toi, tu dégages

Je l’ai pas dit fort, presque pensé tout haut, juste assez pour qu’elle entende.

Moi, je vais rester là encore un peu, encore un moment pour contempler mon œuvre, ce fils de pute qui ressemble plus qu’à un gros tas de merde rouge.
Je suis méchant ? C’est ce que tu penses ? Mad est méchant, vilain Mad le méchant loup dans la bergerie
Toi, t’es l’agneau.

Je suis dangereux, trop dangereux pour toi et tout ce que tu trimballes dans ta cervelle
Je risquerai d’être tenté d’aller y jeter un coup d’œil, et voir comment ce que c’est dedans.

J’ai dit ça après tout le reste, tout ce qu’elle a fait pour moi et son regard que je supporte plus et toute sa gentillesse qui me donne la gerbe
Je regarde le vide derrière elle, le mur froid qui me ressemblé parce que si je le fais, si je la regarde, je vais tomber trop fort, et j’aurais une raison d’avoir peur.

Et puis, tout s’ébranle, tout secoue, tout casse, et il y a le bruit, le vacarme, le sol qui se soulève et semble vouloir s’étirer pour nous réduire en cendres avec tout le reste. On dirait que la ville aura du mal à se relever de tout ce bordel.
Et je l’ai vu, je l’ai regardé, tant pis c’est foutu, mais…
J’ai pas peur
Et quand tout veux s’effondrer sur nos gueules, je pense à la sienne
Et je la retiens, je l’attire et la tiens
Je nous traîne dans un coin de la pièce, dans l’angle d’un mur
Je la serre fort contre moi, l’entasse et l’enferme dans mes bras, cache son visage et tout son corps, je la camoufle dans moi, avec moi et comme ça, je servirais de bouclier, et pour une fois, ce sera pas pour rien.

La lumière s’éteint…
Et puis, le silence
Et puis le noir, plus noir que dans mon esprit
Et puis la sirène qui couvre le silence dans la nuit, insupportable et qui ne s’arrête pas
Maintenant c’est trop tard

J’ai peur.


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MessageSujet: Re: Dans le sous sol du sous sol...   Ven 22 Jan 2016 - 21:12


Elle l'avait entendu.... Malgré tout le vacarme, malgré la fin du monde... Avant que tout s'écroule et que tout ne sois que poussière. Elle l'avait entendu... Et elle avait eut mal.
Plus mal que lorsqu'il l'avait frappé, plus que quand il avait brisé son genoux, plus encore que lorsqu'il avait tailladé sa chair avec son couteau...
C'était une nouvelle douleur, une de celle qui vous arrache un morceau de coeur.


"Toi, tu dégages"

Elle resta muette et immobile, jusqu'à ce qu'il la sert fort, qu'il l'attire avec lui dans un coin de la pièce. Jusqu’à se qu'elle se retrouve sous lui, presque fondu en lui, les yeux fermés et les mains repliés sur sa poitrine. Elle avait arrêté de le serrer. Elle ne voudrait plus le faire.
Enfin, tout cessa de trembler, la sirène était là, hurlante, obsédante... Mais elle semblait tellement lointaine. Elle sentait son corps sur elle, comme s'il était un poids. C'était un contacte qu'elle refusait.
Elle avait fait une promesse mais pour la première fois elle le regretta. Elle ne avait même pas pourquoi elle s'était juré de le protéger de lui, du reste du monde. Il avait l'air assez doué pour le faire seul. Et elle, quand lui recommencerait à être le chien méchant, qui la protégerai?
Il avait raison, elle devait dégager. Loin de lui et de tout ces doutes, de toutes les images de ses lèvres contre les siennes et de lui, en elle.

Elle ouvrit les yeux, après ce qui semblait être une éternité, la sirène s'était tue... Remplacée par un silence, encore plus morbide... Imaginait-elle les cris qui semblaient parvenir du dehors? Dans ce silence de mort... Elle se mit à regretter les tremblement et les sirène... Car elle s'entendait trop penser...
Ils étaient plongés dans le noir, mais ses yeux semblaient s'accommoder de l'obscurité....
Elle se retrouvait donc sous Mad, noyée dans l'étoffe de sa veste, maculé de son sang à elle et de celui des autres, de tellement d'autre.
Elle ne le supporta pas. Elle le repoussa, violemment, fortement et se dégagea de sous lui. Elle le regardait de loin, enfin, autant que faire se peut dans le noir, elle le regardait comme si elle le voyait pour la première fois.... Il était sans doute plein de sang... Et ses yeux... Noirs... Fous...


"Tu..es..."

**un monstre, fou, un connard, va te faire foutre je te hais, mauvais, méchant, monstre, fou, fou, fou, fou, FOU!!!**

"C'est quoi ton putain de problème? Tu sais quoi, j'ai pas besoin de toi, et toi..."
Elle leva les bras désignant le carnage autours... Les corps en charpie dont on devinait les contours. "T'as pas l'air d'avoir besoin de moi non plus, et je veux pas... Je veux pas être la prochaine à qui tu feras ça..."

Elle s'approcha de lui:

"T'es incontrôlable, t'es comme eux, taillé dans le même modèle... Et moi... Putain, je sais même pas ce que je viens foutre là."

Elle était proche, très proche... Si proche... qu'elle aurait pu mettre fin à tout ça en pressant ses lèvres contre les siennes... Mais pas cette fois...

"Je sais même pas pourquoi je m'accroche à toi, pourquoi j'ai besoin que tu sois là alors que tu as essayé de me tuer un nombre de fois incalculable. Je... Tu sais quoi... tu as raison, vaut mieux que je dégage... Et au passage... Va te faire foutre."

Elle recula, retrouvant l'endroit ou elle était tombé, elle passa le revers de son bras pour essuyer le sang sur son visage. Elle fouilla le sac et lui balança des bandages qu'elle avait ramassé.

"Tiens, déjà que ça a l'air déjà bien esquinté dedans, essaye au moins de soigner les apparences"

Elle se dirigea vers la porte...Elle s'arrêta sur le seuil... Elle fut tenter de retourner vers lui et de le serrer... Fort... Et...
Et elle sortit de l'infirmerie....
Les couloirs étaient plus clairs que la salle, aussi elle arriverait à entrevoir les portes, et le dédale...
Elle avait besoin de trouver de quoi s'éclairer, de quoi s'habiller, et de quoi se défendre. Si l'endroit grouillait d'hommes ou d'elle ne savait quoi d'autre, elle allait avoir besoin de s'armer. Elle se souvenait d'avoir croiser une salle d'équipement, dans un couloir annexe... Elle avança dans le couloir, laissant Mad derrière elle.

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MessageSujet: Re: Dans le sous sol du sous sol...   Ven 22 Jan 2016 - 23:36

Je suis sûr qu’elle m’a niqué un tympan à gueuler comme un torturé

C’est ça, dégage.

C’est le bon endroit pour gueuler, et maintenant, fonce, sors vite avant qu’ils t’attrapent et fassent de toi leur nouveau jouet. Tout dans la discrétion hein.
Et puis, va chier.
Ce que t’as connu de moi, c’est du petit lait à coté de cet enculé à qui j’ai refait le portrait, et dans ces murs, y a encore un tas d’enculés comme lui près à te découper. Avec ce qui a sauté dehors, tu crois qu’ils sont en train de piquer un somme ?

Mais oui t’as raison, c’est ça, barres-toi !

Tu sais même pas de quoi il était capable, tu sais rien, et t’as oublié un détail avant de me juger, la gosse que t’as saigné, et la femme c’était sa mère ?
Ça t’as fait quoi de les voir crever ? Et ta conscience, elle en pense quoi de tes petits jeux ?

Et j’en ai rien à foutre de tes pansements, j’ai eu mille fois pire, des trous plein la tête et le corps et pire que tout ce que tu peux imaginer.
J’ai rien demandé, rien.


Mais t’as raison, Mad est fou, et toi t’es saine d’esprit…
Même que t’as l’air habité par un paquet de monde
Même que j’en ai plus rien à foutre

Va te faire foutre…

Loin de moi
J’ai pas envie de voir ça

Surtout pas, et fous-moi la paix, et va crever ailleurs, ici, c’est pas pour toi
Et tu me fais chier
Et tout ça aussi

T’as oublié que si on est là c’est pour sauver tes miches !

Mais barre-toi, c’est rien, c’est pas si grave
Moi j’ai mes petites amies, mes copines pour la nuit et vu le bordel qui a secoué la taule, elle risque de durer longtemps.
Putain de nuit, putain de ville de merde
Sale pute

J’ai foutu un dernier coup de latte dans ce fils de pute, dans sa gueule et je encore parce que cette pute est partie avec ma veste. Je suis bon pour me les geler, tant pis, c’est du détail, rien à foutre.
J’en ai toujours sur moi, plein les fouilles, des pilules de toutes les couleurs et qui mènent toutes au paradis.

Je me cale dans un coin, au fond du noir, y a moi et mes cafards, mes frères de tous les soirs, et dans ma main, un joli paquet de pilules du bonheur que je m’enfile sous la langue, et vive le vent, ça va décoiffer cette nuit.
Je replie les jambes et je pose les avant-bras dessus, je bascule la tête en arrière pour regarder le plafond dans le noir et des couleurs et des étincelles, et tout ça pour pas un rond, et je pars pour la grande virée. Ce soir, c’est la tournée des grands ducs.


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MessageSujet: Re: Dans le sous sol du sous sol...   Lun 25 Jan 2016 - 6:00

Cela faisait peut être dix minutes qu’elle marchait dans le couloir. Elle avait tourné, presque sûr de son sens de l’orientation…. Mais la fatigue et l’énervement avaient eu raisons d’elle.
Elle tournait en rond.
Et le noir n’arrangeait rien.
En elle la bataille faisait rage. Sa conscience semblait vouloir la blâmer d’avoir abandonné Mad après tout ce qu’il avait fait, mais ensuite, sa raison faisait l’inventaire de tout ce qu’il lui avait vraiment fait : le genou, les coups, la douleur et la peur…

Oui mais….

Oui. Mais
.

Mad aurait fini par la tuer. Dans un de ses excès d’elle ne comprenait toujours pas. Il était un agneau et la minute d’après, il tuait tout le monde de sang-froid, puis il semblait loin, très loin trop loin pour attraper une main tendue… Elle ne comprenait pas...
Déjà qu’elle ne savait pas qui elle était, elle ne pouvait pas s’encombrer d’un…

Ses pensées furent interrompues. La lumière était revenue, mais pas la lumière crue des néons. Cette lumière faisait mal aux yeux, elle était une semi obscurité, juste assez pour pouvoir se diriger, mais loin d’être un jour complet.  Elle entendit une voix, provenir de haut-parleurs au-dessus d’elle qu’elle n’avait pas remarqué mais qui ponctuait régulièrement les couloirs.


« Activation du générateur de secours. »

Bien au moins voyait-elle ou elle marchait maintenant. Elle serra la barre dans sa main, un peu plus fort, malgré le verre qui y était logé. Ses pieds étaient en sang, elle était clairement très mal en point. Son arcade était ouverte, un bleu fleurissait sur sa joue droite et au niveau de  ses côtes  et du bas de son dos, là où les soldats l’avaient frappé, une douleur sourdait.

Elle se rendit compte ensuite, qu’elle n’était pas aussi éloignée du bon chemin qu’elle ne le pensait. Elle traversa à nouveau ce couloir où l’eau lui arrivait à la cheville, sans doute les explosions étaient-elles la cause de cela.
Elle tourna ensuite à gauche, comme ses souvenirs lui dictaient de le faire, et elle félicita sa mémoire. Elle sourit même… Brièvement, car le lieu ne se prêtait pas à cela.


La salle d’équipement était devant elle, fermée. Elle sortit alors du sac à dos le pass. Elle devrait en profiter: ces ouvertures étaient électroniques, et les générateurs ne seraient pas éternels.
Elle inséra la carte dans la fente au-dessus de la poignée de la porte, et un voyant vert s’alluma.
Elle poussa non sans effort la porte, juste assez pour se faufiler, et referma derrière elle.

De nombreux casiers, trop nombreux pour être comptés s’alignaient devant elle. Chacun comportait un numéro… Elle posa sa barre, et essaya les premiers casiers qu’elle rencontra. Forcément tous étaient verrouillés.  Elle s’enfonça un peu plus loin dans la salle. En face d’elle, le mur semblait former une limite avec une salle d’eau où des dizaines de douches s’alignaient. Juste avant, sur la droite, un lavabo surplombé d’un miroir. Elle eut un mouvement de recul en se voyant. Elle s’avança alors fit couler un filet d’eau chaude… Elle recueilli l’eau dans ses mains et s’en aspergea plusieurs fois le visage et le cou. Elle saisit une serviette, et, se séchant en tamponna ses joues.

Son regard était fatigué, ses traits tendus. La plaie à son arcade n’était pas jolie et laisserait une cicatrice visible.
Elle se baissa pour ramasser son sac, et se stoppa net. La porte avait émis un « bip » sonore et semblait être en train de s’ouvrir. Vite, elle sauta dans une allée, se collant aux casiers.
Elle entendit alors des pas, avancer lentement dans l’allée juste derrière la rangée où elle se trouvait. Elle se força à calmer sa respiration. Elle devait rejoindre la sortie. Mad avait eu raison, l’endroit devait être bourré de gens comme lui. Elle se maudit intérieurement, pestant d’être partit, mais il était trop tard pour les regrets….

Elle entendit alors un bruit qui la fit frissonner. L’homme qui était entré, humait l’air… Comme l’ogre dans les histoires pour enfants… Il humait l’air bruyamment et il finit par prononcer :

« Il y a ici une petite souris, une sale petit vermine de rongeuse qui n’a rien à y foutre… Viens… Gros minet serait ravis de faire ta connaissance… »

Il continuait à marcher lentement, remontant l’allée, alors qu’elle se dirigeait à son opposé. Plus que quelques mètres et elle aurait mis la main sur son arme improvisée. Elle continuait d’entendre ses pas :

« Petite pute de rongeuse, viens, viens tu vas voir, tu vas apprécier faire joujou avec nous… Aller… Sort donc… Qu’on te fasse mal »

Elle accéléra ses derniers pas, plus que trois, deux, un.
Elle voulut hurler mais la surprise lui serra les cordes vocales. Elle avait foncé droit dans les bras d’un homme en uniforme. Il l’attrapa par la gorge et la colla aux casiers la décollant du sol.
Elle était en train d’étouffer, ses deux mains accrochés aux bras qu’il la maintenait en l’air. Elle suffoquait, poisson sur terre, et, des points noirs commençaient à brouiller sa vue… Il la lâcha et elle s’étala sur le sol. Il attrapa ses cheveux pour la faire se mettre debout. Le deuxième homme se trouvait devant elle. Il était grand, immense, ses bras et son cou, chaque partit de son corps qui dépassait de sa tenue militaire était recouverte de tatouages. Son regard était dur, d’un bleu glaciale.


« Attrapée la petite souris »

Elle il se mit à rire. Il la colla aux casiers. Il approcha son visage du siens, humant son odeur. Elle ferma les yeux.

« Regarde-moi… Allons, allons, ne fait pas l’enfant, ouvre tes petits yeux »

Elle le regarda, elle frissonna : il souriait à pleine dents, un sourire carnassier. Son partenaire tenait toujours ses cheveux.


« Voyons, raconte nous comment tu es arrivée ici, mon ami et moi adorons les histoires et la tienne risque d’être passionnante »

Elle ne dit rien. Il retira alors son couteau, qu’il portait à la taille et le glissa sous sa gorge.

« On ne désobéit pas dans ce genre de situation tu sais… J’ai l’impression que tu ne sais pas dans quoi tu te trouves… Et quel mal nous pourrions de faire »

Et il s’approcha alors, descendant le couteau entre ses seins, faisant sauter les premiers boutons de sa chemise. Il pressa alors ses lèvres contre les siennes, mais recula violement quand elle le mordit.
Il se redressa, du sang perlant de sa lèvre… Il riait. Et son visage devint soudain sérieux. Il porta le premier coup dans son ventre et Quarante-Deux se plia en deux, crachant tout l’air de ses poumons. Il la redressa, lui décrochant une gifle monumentale qui l’envoya valser contre le deuxième homme.

Il s’approcha à nouveau d’elle.

« J’adore qu’on me résiste, mais, crois-moi, tu supplieras qu’on te tue lorsqu’on en aura fini avec toi »

L’homme derrière elle lui arracha son sac. Le tatoué fit quelque pas en direction d’un casier qu’il ouvrit. Il en sortit une paire de chaussures et les lança sur Quarante-Deux.

« Enfile ça »

Elle s’exécuta, n’ayant plus du tout la force de résister. Il la souleva ensuite, collant violement son visage contre les casiers, maintenant ses mains dans son dos.

« Tu crois que parce que tes petits copains ont fait péter la ville que la justice par en fumée ? La ville peut cramer, il y aura toujours des NOD pour faire régner l’ordre »

Elle ne comprenait rien… La ville avait donc réellement explosé. Et qui étaient ses copains dont il parlait. Il l’a fit marché devant lui, et alors qu’elle suivait le soldat devant elle, une vive douleur lui foudroya la nuque. Elle perdit connaissance.
***

C’est l’eau glacée qu’on lui balança à la figure qui la fit remonter à la surface. Elle prit une grande respiration, et se mit instantanément à trembler : le froid de l’eau et de la pièce dans laquelle elle se trouvait…  Tout était trop dur à supporter. Un nuage de fumée se formait devant ses lèvres, le tissu lui collait comme une seconde peau.

« Qui es-tu ? »
Souvenirs ou réalité ? On souleva son menton. Réalité.
« Je répète, qui es-tu? »
« Quarante-Deux »

L’homme se redressa en fronçant les sourcils.

« Ce n’est pas une identité » Il la gifla « Fait attention, notre patience à des limites »
« Je… Je suis le sujet d’étude N°42… C’est tout ce dont je me souviens, je… Je vous le jure »

Adieu la dignité, elle avait bien trop peur et bien trop froid. Elle se mit à pleurer.

« C’est tout ce dont je me rappelle… Je suis le sujet n°42… Numéro…42 … Je… 42 »

L’homme semblait hésiter à la croire. Il se redressa finalement.
« Comment est tu entrée ici... »

Elle n’en savait rien, elle s’était réveillée dans un lit, et Mad était avec elle.

« Je… Je n’en sais rien… »

Elle ne vit pas venir le coup qui lui porta. La chaise bascula en arrière et elle tomba lourdement sur ses mains menottées derrière le dossier. Il redressa la chaise rapidement. Elle ne tiendrait pas longtemps, face à son poing leste…

« Ne te casse pas la tête, nous savons que c’est un des nôtres qui t’a fait entrer. Notre système de vidéo surveillance s’est mis hors d’état de fonctionner 15 minutes après le début des explosions. Et nous savons qui t’a amené. Dis-nous où il est, ce n’est qu’une question de minutes  avant que nous mettions la main sur lui… »

Elle ne dit rien, scellant ces lèvres.

« Tu sais…nous savons tout. » Il prit une chaise et s’assit en face d’elle.
« Comme je te l’ai dit, tout peux bien exploser, mais la justice elle restera entière… »
Il sourit.
« Tu crois que nous ne savons pas qui tu es, et ce que toi et ton petit camarades avez fait ? »

Il se leva, sortit… Revint après de longues minutes avec un dossier.
Il en sortit des clichés : l’enfant, sa mère… leur entrée à la morgue… La photo de la jeune recrue blessée, Mad et elle sortant du commissariat, elle inconsciente dans les bras de Mad alors qu’il pénétrait ces lieux. Mais aucun cliché de ce qui c’était passé dans la morgue… Une bonne chose…


« Tu sais ce que c’est ça ? »
Il l’attrapa par les cheveux et colla son visage à la photo de l’enfant.
« Ça, ça veut dire que toi et l’officier Mad Hatter allez crever, assez rapidement et assez douloureusement… Et je m’occuperait de toi de manière personnelle »
Elle le regarda…  Son esprit tournait aussi vite qu’il le pouvait…
« Tu peux continuer à te taire, dès que nous l’aurons retrouvé, car je sais qu’il se cache ici, nous lui réserverons le sort pour ceux qui trahissent leurs rangs »

Mad… Elle avait… Elle ne pouvait pas…. Les laisser lui faire du mal.
« Cet homme… Cet officier… Il n’est pas mon complice.
-Quoi ?
-J’avais besoin d’un de vos crétins de pantins… Pour effacer mes traces… Et vous autres, faibles d’esprits, vous êtes si faciles à manipuler… »


Il a dévisagea.

« Ces photos le montre à tes côtés, il ne semble pas contraint, comment explique tu cela. Et ça a intérêt d’être crédible »

Elle le regarda droit dans les yeux, se concentra… Et ses yeux changèrent de couleurs, non sans un effort épuisant.

« Je le répète: je suis le Sujet d’étude N°42, Department of Paranormal Activities , rien de bien compliqué pour quelqu’un comme moi… Sur de pauvres cons faibles d’esprits comme vous »

Et elle sourit. Le coup ne tarda pas, et elle mit du temps à revenir cette fois. Il avait l’air de ne plus savoir quoi dire ou quoi faire, il tournait soudainement en rond. La porte s’ouvrit alors. L’officier qu’elle avait déjà vu demanda à l’autre de venir. Elle tendit l’oreille et distingua clairement les mots « Retrouvé, mal en point, cadavres… Conduit à l’infirmerie »
L’homme revint dans la salle, il tournait, comme un lion en cage, et soudain, il attira la chaise où était assise Quarante Deux à Lui.
« Vous les avez retrouvé n’est-ce pas ? Vos hommes…  Et mon petit jouet… Ce pauvre, pauvre NOD » Elle prit un ton surfait, faussement éplorée, puis elle rit

« Je me suis particulièrement bien amusée avec votre blouse blanche » Elle sourit à nouveau. Il la saisit à la gorge :
« Pourquoi… Comment…
-La ville est à feu et à sang, vous l’avez dit. Et il fallait à… Mes petits camarades quelqu’un pour venir tout remuer de l’intérieur… Boom bada boom… Pfiouuuu Adieu la Justice et les NOD… Vous êtes en train de partir en fumée »


Il contenait difficilement sa rage. Au moins l’avait-il cru. Elle se serait crue elle-même en réalité, si seulement elle avait su ce qui se passait réellement dehors. Elle ne le quitta pas des yeux, et serra les dents quand elle le vit foncé sur elle en poussant un cri de rage. A nouveau il fit basculer la chaise en arrière. La chute fut lourde. Elle sentit les deux premiers coups de pieds, dans les côtes et dans le thorax. Et heureusement, elle perdit connaissance.
« Conduisez là dans une cellule, et dès que l’officier Hatter sera en mesure de nous parler, nous irons lui rendre visite. »

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MessageSujet: Re: Dans le sous sol du sous sol...   Jeu 28 Jan 2016 - 16:16

Sauf que l’officier Hatter vous emmerde bien profond.

Vous croyez vraiment que j’allais rester dans mon coin à m’enfiler des petites pilules du bonheur ?
Sans profiter de cette merveilleuse occasion d’assouvir des petites vengeances toutes personnelles…

J’ai reconnu l’alarme, je devine facilement ce qui se passe à l’extérieur, et ça doit être un beau bordel à en juger par la dernière détonation, et l’enclenchement des batteries de secours. Il doit pas rester grand-chose debout, dehors… ça doit sentir le cramer à plein nez et le putain de cadavre déchiqueté.
Dans le Centre, je sais déjà que c’est le branle-bas de combat et que tout ce qui est en âge de porter une arme doit être en route pour maitriser la situation.
Le bâtiment doit être un vrai gruyère, et aujourd’hui c’est mon jour, je suis Mad, Mad la souris, Mad le rat, un peu souris un peu rat, je vais jouer avec le chat et lui niquer la gueule.

Je termine de suçoter la pilule qui glisse sur ma langue et je la cafte au fond de la gorge. Tout le paquet direction la cervelle pour fouetter l’animal et lui faire sortir ses griffes. Je vais avoir besoin de tout ce qui me reste comme douceur pour faire mon trou dans la taule et grimper jusqu’en haut, et jouer ma partition.

Je me demande ce qu’elle fout. Elle est idiote, c’est une petite fille dans la gueule d’un gros tas de grand-mères qui ont déjà fait la peau à cinquante paires de loups, des putains de grand-mère qui sont du genre à arracher la tête aux poupées, et salement mal intentionnées les vieilles dames en jupons dentelle.
La lâcher dans le filet, c’est comme mettre directe les poiscailles dans la poêle, un service directe du producteur au consommateur.
De mon côté, j’ai foutu tout ça aux rebus. C’est un peu dans le diapason du « chassez le naturel, il revient au galop ». J’ai juste oublié les jolies choses qu’elle a voulu m’enfoncer sous la peau, mais là-dedans, là dessous, c’est bien trop moisi pour faire la place aux belles choses. C’était pas un choix très heureux que de vouloir me sauver la peau. Faudrait d’abord la débarrasser de ce tout qu’il y a comme pourriture.

Je me découennerai tout seul, un de ces jours, si j’y pense.

Sans mon manteau, je me sens un peu nu, un peu raide comme un vieux chien perdu sans collier. Tant pis, je ferai mes grâces un autre jour, quand les putes auront des couilles.
En attendant, je me faufile comme un rat dans les trous, et je grignote du terrain comme une petite souris verte.
Je connais tout ici, j’y ai fait mes études, vous saviez pas ?
Ici, m’ssieur-dames, c’est la pause pipi, au fond du couloir à gauche, c’est là qu’on enferme les vilains garçons qui connaissent pas la sainte prière NOD, cette pourriture de cuisine lyophilisée pour fabriquer du soldat de pointe. Et par là, c’est l’armurerie, c’est là que je vais faire des provisions pour remplir mon frigo, parce que ça va avoiner cher. Plus loin, y a ma destinée, ma vilaine petite tuerie personnelle, ma vengeance œil pour œil et dent pour dent, mais l’addition a de la plus-value, y a un paquet d’agios à rembourser, et je suis dans la banque. Banco, je vais faire sauter la banque.

Pas de pause pipi pour le rat d’égout. Juste un direct dans l’armurerie pour faire ma petite dinette et remplir mes poches de tout ce qui faut pour me faire rembourser ma dette.
Couteaux, flingues, canons sciés, je suis de la vieille école, j’aime ce qui fait pan et qui fait des gros trous pas propres du tout.
Et hop, je termine de charger la mule, on dirait une armée à moi tout seul.
T’as pris du poids Mad.
C’est sûr, je pèse mon pesant d’or.
J’allais oublier… le kit complet du dynamiteur.

Au fond du couloir à gauche… c’est un incontournable. Par-là que je dois trainer mes groles pour saboter toute cette merde. Ma dette, elle commence par leur putain de salle de bon traitement. Là où on ma dépucelé et appris que le mal c’est tout un Art. Et on m’a appris le métier. C’est là que je vais faire un bandage au docteur et une désinfection bien sulfurée.

J’ai un peu l’estomac qui me remonte dans le fond de la gorge en passant par les cellules de dégrisement. J’y ai laissé mes plus belles années, et des ongles arrachés, beaucoup trop, et des litres de sang, celui d’un petit gosse qui pouvait pas comprendre ce qu’on lui faisait. Alors, forcément, retourner dans cet enfer, ça m’emballe pas plus que ça.
Je me motive en ajoutant ça à ma dette.
Tout se paye, tôt ou tard. Et on est tard.

Je fais risette aux caméras, toutes en rades grâce à la panne générale. C’est jour de chance, je vais bruler un cierge entre les couilles d’un gentil docteur Follemamour.
Et lui recoudre une autre paire aux ciseaux à bois.

Evidemment, ça loupe pas, y a toujours un os, un truc auquel on s’attend pas, le grain de sable ou de sel, c’est au choix du roi.
C’est la pute, ces connards l’ont choppé et la trainent comme une merde pour la jeter dans une cellule.

Je me fais tout petit comme la souris verte dans un costume de Rambo… vous, je vous buterai peut-être pas, vous êtes juste des pantins comme moi. Entre frères ennemis, faut se respecter.

Ils se barrent, je rase les murs, et je jette un coup d’œil par le trou de balle de la porte blindée.
Pas très en vie
Elle a voulu jouer les filles de l’air ?
C’est son problème, moi j’ai déjà donné.
Je me casse.

Et merde…

Je crochète la serrure… marche pas. Pooum, je dézingue la vilaine fille avec un tonton flingueur.
La porte s’ouvre et je me prends dans les dents ce putain de reflet, un truc qui me fout à genoux, qui me renverse comme une merde, je sens plus mes jambes, je tiens plus debout, putain je suis scié en deux mille bouts.
Je m’écroule putain… pas maintenant, pas si près du but…
Je suis couché sur le sol, le regard planté dans le béton et le mur, et sur le béton, les reflets de la lune, ou alors, c’est moi qui l’imagine. C’est ma cellule, j’ai failli oublier tout le temps passé ici.
Les souvenirs déboulent comme des crevures dans ma tête et ma chair et j’ai mal putain, mais à crever, mal des souvenirs mal d’être à nouveau enfermé dans cet enfer de béton et d’acier.
Plié en quatre-vingt, je roule sur le coté, en face d’elle. La pute à deux balles.
J’ai dit ça, mais je le pense pas. Je le sais quand je regarde son regard qui dort.
J’ai envie de lui dire un gentil « bouge ton cul chérie », mais les mots sont paralysés et mes lèvres collées au mortier.

Je roule du regard vers le haut, sur le plafond et je regarde ses fissures et ses trous.
Je bats des cils comme une danseuse en tutu
Si je reste là, je perds ma seule chance…
Faut juste que…
Alors, je sais pas comment j’ai fait, mais j’ai ficelé tous mes vieux démons, je les ai rangé dans un coffre à secrets, et j’ai tourné la clé pour plus tard.

Encore une minute pour me refaire une santé, je respire un grand coup d’air comme un poisson qui cherche l’eau, et je me relève.
Je me relève pas haut, juste assez pour planter les genoux au sol.
Là, perché, je me dis que quitte à me faire rembourser ma dette, je pourrais peut-être en profiter pour régler la mienne. Et sauver une vie.

Je lui fous une grande baffe pour la réveiller, terminé la sieste chérie, faut se tirer ailleurs.

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MessageSujet: Re: Dans le sous sol du sous sol...   Sam 30 Jan 2016 - 5:13

Tout était noir. Tout était froid. Elle était dans un endroit qu’elle ne connaissait pas. Ou elle ne voyait rien.

Les limbes, elle était dans les Limbes.
Avançait-elle ? Était-elle arrêtée ? Elle n’avait pas les yeux ouverts, elle n’avait pas les yeux fermés. Elle parlait mais sa voix ne sortait pas. Elle pleurait sans larme, elle riait sans rire, elle hurlait, et c’est dans sa tête que la voix explosait. Les voix n’étaient pas là. Personne n’était là, elle était seule. Face à elle-même. Face à ses souvenirs.
Elle et la douleur. Elle et la tristesse. Elle et la peur.
Tout se mêlait, le passé le présent. Elle était perdue. Elle était morte. Elle n’était plus.
Tout se mêlait. Mad, et ses hommes, et les autres, ceux qui lui avaient fait du mal. Tout vibrait en elle, au fond du purgatoire. Elle voulait que cela se termine, et si cela pouvait se finir vite… Cela serait le mieux. Fermer les yeux. Et se reposer. Enfin.

Sa joue s’enflamma. La douleur fut vive… Mourir serait pour plus tard.

Elle eut du mal… Et le chemin au travers l’obscurité fut long.  Et enfin une lumière blafarde finit de la guider, au travers de ses paupières qui s’agitaient, qui n’arrivaient plus à s’ouvrir.  Sa tête bascula en arrière sans qu’elle ne puisse la contrôler. Elle ouvrit les yeux avec un regard hagard pour le plafond.  
Le sang qui s’écoulait doucement de son arcade ouverte la brûla lorsqu’il coula dans son œil. Elle était sacrément amochée. Sa joue était bleue, du sang à la commissure de ses lèvres avait séché, elle n’était que maux.  
Une douleur la lançait aux côtes et dans le dos, lui arrachant une grimace à chaque respiration. Elle souffrait. Clairement.  Et elle faisait peur à voir.

Elle était encore trempée, elle était morte de froid. Sa vision était trouble. Elle secoua la tête… Et le regretta. Quand elle sentit l'étau se resserrer autours de ses tempes.

Elle mit du temps à remonter. Du temps à s’ancrer de nouveau dans la réalité.. Et lorsqu’elle se rendit enfin compte de celui qui se tenait devant elle….  Son cœur s’arrêta. Elle ouvrit la bouche pour parler, mais sa voix ne vint pas.

Il était à genoux devant elle, la porte de la cellule avait la serrure explosée. Elle voulut bouger, mais elle était toujours menottée à la chaise. Elle observa Mad, n’y croyant pas qu’il soit venu pour la chercher. Elle était ailleurs, et ici, son esprit semblait ne pas réussir à rester concentré sur la réalité.
Les limbes… L'attiraient... Il y faisait froid, mais moins qu’ici.
Il y faisait mal... Mais moins qu'ici...

Elle se retint de repartir. Dans l’état où elle était, elle ne se sentait capable de rien. Sans doute plusieurs de ses côtes étaient-elles cassés, son dos la faisait souffrir. Elle regarda Mad et lui murmura :

« Il faut que tu dégage de là.  Ils te cherchent… »

Sa bouche était pâteuse, elle eut du mal à déglutir.

« Va t en Mad… s’ils t’attrapent ils… »

Elle ne termina pas sa phrase. Dans le couloir, au loin de pas résonnaient. Elle redressa la tête et tendit l’oreille. Elle entendait réellement des pas et des voix… Lointaines pour le moment… Mais cela se rapprochait… Irrémédiablement.

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MessageSujet: Re: Dans le sous sol du sous sol...   Lun 1 Fév 2016 - 14:52

Je fais ce que je veux chérie.
Tu l’as pas encore pigé, on dirait.


Alors, je lui fais fasse et l’entoure avec mes bras pour défaire ses liens, ses menottes plutôt, pour la libérer. J’aurais pu me barrer mais en entrant dans la cellule, je savais que j’irai plus en arrière.
On est si près, si proche, elle sent l’odeur de ma sueur et moi l’odeur de son parfum ? Non, ça fait longtemps qu’elle n’a plus ce genre d’odeur. Mais, je le devine, un relent, comme une trace sur la peau, une odeur qui me plait, chocolat et gouté, caramel et vanille, des parfums d’enfance.

C’est un voyage sans retour que je te propose…

Je lui glisse ses mots au creux de l’oreille, tout en me bâtant avec ses putains de menottes. Avec n’importe qui, j’aurais choisi de couper la main. Parce que les autres arrivent et qu’on n’a plus le temps. J’aurais pu trembler à cette idée, mais au contraire, elle m’excite… je suis là pour en terminer, une fois pour toute, et je vais pas faire dans la dentelle.

Je finis par ouvrir ces saletés de menottes et comme elle allait se relever, je pose les mains de part et d’autres de ses épaules pour l’empêcher de bouger, et à voix basse toujours au creux de l’oreille…

Bouge pas, garde les mains dans le dos…
On va jouer.


Je file lestement vers la porte, juste le temps d’entendre les pas derrière elle, et qu’ils l’ouvrent brutalement, et moi, je suis là, armé comme Rambo, je l’ai déjà dit. Et prêt à me faire rembourser ma dette.

Combien sont-ils ? Deux, trois ? Quelle importance, il n’en reste qu’un.

Les autres s’écroulent à coté de 42, du sang se mêlent à l’eau croupie qui couvre le sol, en même temps que la porte se referme.
Je fais barrage devant elle et range le flingue pour le remplacer par un canon scié rien que pour lui, le tatoué. Ce gentil fils de pute qui caresse mon envie de lui faire bouffer mon fusil, mais après avoir joué avec sa petite gueule d’enculé, et racler ses dents contre l’acier pour qu’elles se brisent, ouille, ça fait mal ça… l’idée me plait, je lui dis…

Et je lui demande si c’est lui qui a abimé ma copine.
Sauf que je me fous de la réponse et je lui balance la crosse dans la mâchoire. Deux dents sautent, deux dents en moins, c’est le début de ma reconversion professionnelle.

Dentiste, c’est mon futur job.
Crache sale fils de pute, et rinces-toi la gueule avec l’eau croupie.

42, si tu veux bien te donner la peine.


Je lui sers presque une révérence la main tendue et le cul enfilé par un bâton bien raide. Un spécial princesse qui l’invite à se lever, jeter ses putains de menottes et filer un grand coup de latte au tatoué.

Non ? Pas de problème princesse, je m’en charge !

Vlan ? Ouch… dans les cotes… fêlées… cassées ? Tant mieux…

Ça, ça fait mal… pas pu me retenir Chef !
Chef oui chef !!


Je me penche et lui gueule ça dans sa face, nez-à-nez, yeux dans les yeux ma poule, encore un peu je te plante les dents dans le cuir, et j’arrache tout ce qui vient.

Fallait pas toucher à ma copine.

Tu sais ce qui te dit le soldat Hatter ?


Je recule, je fuis presque imperceptiblement… un pas… deux… je tends le bras, le fusil… j’ai pas peur, mais je veux pas lui ressembler, faut que je me freine que je ralentisse, sinon je vais l’écrabouiller comme un ver pour tout ce qu’il a fait aux types comme moi.

Alors, je lui laisse, à elle, à toi…

Je lui tends mon fusil…

Et j’en sors un autre. Rambo, j’ai dit.



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MessageSujet: Re: Dans le sous sol du sous sol...   Mar 2 Fév 2016 - 5:54

Tout ce déroulait au ralenti. Mad l’avait détachée, et il l’avait empêché de se lever. Dans sa tête une phrase tournait, qu’il avait prononcé alors qu’il tentait de défaire ses menottes :

« C’est un voyage sans retour que je te propose… »

Allait-il la tuer ? Etrangement même si elle avait pu en douter, elle ne le pensait plus. Il n’y avait qu’a voir le nombre de fois où il avait risqué sa vie, juste pour sauver la sienne.
Si elle mettait ses actions « héroïques » d’un côté, et le fait qu’il avait essayé de lui tirer dessus et qu’il lui avait broyé un genou en début de soirée –cela semblait des jours entiers avant- le côté sauveur l’emportait sur le méchant Mad.


Pourtant au vu du spectacle qui se déroulait sous ses yeux, Mad n’avait clairement rien d’un bon samaritain, et il avait fallu que ces hommes l’eu fait souffrir grandement dans une autre vie pour qu’il se venge ainsi.
Et alors que les balles sifflaient et qu’il parlait, son esprit lui renvoya une image de Mad qui la déchira : Lui, qui se tapait la tête, contre le mur d’une cellule, lui racontant ce qu’il avait vécu en ces murs.


C’est à ce moment précis que ce fut assez, que Quarante-Deux décida qu’elle haïrait les hommes et les femmes qui porteraient cet uniforme. Tous.
Tous sauf Mad qui maintenant s’attaquait à l’homme tatoué.


Quelque chose de sauvage avait éclot en lui, peut-être même était-ce de la folie, mais elle s’en fichait clairement. Il se faisait justice et cela ne la regardait pas. Tout comme le fait qu’il assumait en réalité être un traitre. Le chien méchant qui se retournait contre la main nourricière… Mais punitive. Ils avaient forgés Mad, tant pis pour eux.

Toute embrumée qu’elle était, elle prit une décision ; la même qu’elle avait pris une éternité de cela. Elle l’aiderait. Elle l’empêcherait de se faire mal. Et autant que faire se peut, elle empêcherait qu’on lui fasse du mal.
Il lui tendit l’arme. Elle sortit brutalement de ses pensées. Elle prit cette arme dont elle ne savait absolument pas se servir. Mad lui avait laissé le tatoué. Une offrande de réconciliation ?

Elle lui sourit, un sourire las et plein de douleurs, mais ces yeux trahissaient une lueur de vie et de feu.

Elle se leva et s’abaissa aux côtés du soldat qui l’avait malmenée. Elle tournait le dos à Mad.
L’homme au sol était encore vivant… Et elle…. Elle, elle était une Sanguinaire, et elle avait besoin de lui.
Elle retira le couteau qu’il portait à la taille... Mad voulait savoir ce qu’il c’était passé dans l’immeuble avec la mère et l’enfant? Il n’avait qu’a regarder.


Elle plongea son regard dans celui du soldat et lui sourit. Elle se pencha, lui murmurant quelques mots au creux de l’oreille et pressa ensuite ses lèvres contre les siennes. Elle saisit le couteau qu'elle avait retiré de sa ceinture, et, elle lui entailla le cou. Puis elle pressa ses lèvres contre la plaie, la tête soudée à son corps, donnant l’impression d’une étrange hydre.
Elle but, longuement. Et à mesure qu’elle buvait, elle sentait la chaleur revenir dans son cœur, et ses plaies, bien que ne guérissant pas, lui faisait moins mal, à l’instar de ses côtes et de son dos.
Ses peintures se mouvaient, doucement, lentement…
La vie reprenait son territoire.


Elle se sentait bien, et elle aurait maintenant le temps d’attendre pour se soigner. Le facteur « mal » en moins était un bel avantage. Le reste n’était que physique de la chair déchirée et de l’os brisé. Elle s’y attarderait plus tard, quand la douleur reviendrait.

Elle se redressa, s’essuya les lèvres d’un revers de manche. L’homme gisait sous elle, toujours en vie, émettant de vils gargouillis. Elle leva son couteau, et, prit un certain plaisir à l’enfoncer dans les chairs de son torse, transperçant la poitrine, et le cœur, avec un sourire.

A nouveau, elle pressa ses lèvres contre les siennes, sentant le dernier souffle s’échapper de lui. Passer du statut de vivant à celui de mort.

Elle ramassa l’arme que lui avait donné Mad. Elle mit le couteau à sa ceinture. Et elle le suivit lorsqu’il sortit de la cellule. Mais avant de sortir, ses yeux captèrent une ombre, un reflet… Ou était-ce un simple tour de son esprit.
Sur le mur se détachait la silhouette de la lune…
Elle sourit face à cette vision, et pris le pas de Mad.


Les voix étaient silencieuses, mais elle les sentait. Vibrantes et présentes en elle.
Combien de temps avant que ceux qui restaient entre ses murs ne soient averti de leurs présence ? Ils n’avaient rien fait pour faire dans la discrétion, et elle n’avait rien d’autre à faire que de suivre Mad. Ils passèrent devant une porte ouverte, et à côté de cette porte, une vitre sans teint, où elle croisa leurs reflets.

Ils étaient beaux, d’une certaine manière. Lui, sa beauté brute, sauvage, ses traits déformés par un rictus semblant tantôt de joie, tantôt de rage. Et elle, du sang sur la figure, une arcade ouverte, des bleus qui tâchaient sa peau. Ils avaient fière allure…

Elle tira alors sur la manche de Mad. L’attirant contre elle, elle le fit pivoter face à leurs reflets. Ses yeux étaient deux billes noires à présent, et elle lui souriait dans le miroir. Il tenta de repartir. Elle le tira à nouveau. Face à elle cette fois. Elle le regardait, ils avaient le temps… Ce n’était pas  important.

Elle monta sur la pointe de ses chaussures, se hissant ainsi à sa hauteur. Et pressa ses lèvres contre les siennes. Elle regarda par-dessus son épaule, juste à temps pour voir deux jeunes recrues prendre le virage du couloir.

En quelques secondes elle l’attira dans la salle, dans l’obscurité, de l’autre côté de la vitre sans teint. Elle vit les deux jeunes passer devant eux, trop jeunes pour être des gradés. Elle attrapa malgré tout le couteau délaissant l’arme que Mad lui avait offert. Et attendit de savoir si elle aussi, devait se transformer en chien méchant. Et mordre.

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MessageSujet: Re: Dans le sous sol du sous sol...   Mar 9 Fév 2016 - 10:18

Bien joué, j’apprécie gentiment le couteau enfoncé dans la poitrine, j’ai failli jouir dans mon pantalon. Une partie de ma dette qu’on me rembourse et c’est que le début, tout commence et ça s’arrêtera quand je l’aurai décidé. Pas avant.

Au moment de sortir de la cellule, je m’arrête et me retourne. Surement un moment de nostalgie. Cette cellule c’est une partie de ma vie, mes plus belles années gisent ici, entre terre et mer, entre cafard et rat, et là sur la peau du mur suinte un reflet du passé, et mon sang sous la pierre, et mes ongles sur le ciment.
Je fais un pas, deux et le troisième c’est juste pour lui filer un coup de pied, un dernier, l’ultime et ensuite, j’irai retrouver ton cousin ou ton grand frère et je lui écorcherai le visage et j’extrairai ses dents au chalumeau.
Je sors un explosif et je le colle derrière la porte.

Ça c’est fait. On sort, on se cache, on fait mirette dans le miroir, et elle me roule un patin.
Et là, c’est beau d’un coup, comme ça, ici c’est volé arraché à tout ce qui pue, tout ce qui est laid, tout ce qui renifle la gangrène au fil des années la terreur, et la faim, la soif, les séances de torture pour faire plier et devenir un pantin, le rang juste en dessous de l’esclave.
C’est bon,  c’est beau, ça sent la vanille du bout des lèvres, comme une plume sur la peau, des plumes de neige qui tombent. Après tout ici, tout ce qui peut tomber c’est les coups, mais elle, c’est autre chose, c’est beau, juste et bon, juste à moi, pour moi, rien que pour moi pour une fois… Rien que pour moi et sans vouloir un gage à la fin, pas de jeu de maux cette fois, juste un don et sa sublime gratuité, l’annonce d’un avenir qui promet d’être à vivre, un lendemain autrement enfin.

Ensuite, y a ces deux connards qui passent, et elle qui m’entraine. Je suis un pantin tout frais moulé à sa mesure, je la suis, je me laisse modeler à sa guise, et cette fois je lui fais confiance.
J’ai faim, j’ai soif, et c’est d’elle. Je m’en fous d’eux, les guignols qui font une ronde dans l’enfer de béton et d’acier.
C’est elle que je veux gouter encore. Maintenant, j’y ai pris gout, c’est comme si et c’est trop tard, comme si elle et moi, on est un, alors faut plus que le monde nous fasse chier et si on la touche, je mords et j’arrache sans pitié, ce luxe des enfants gâtés.

Tapis dans le noir, adossé au mur, je la soulève les mains posées sur sa taille, un plutôt je l’invite à grimper sur mes chaussures, mais cette fois, elle n’a pas à se hisser, je viens la cueillir et voler ses lèvres, un baiser dans la nuit presque violent, presque sauvage, tant désiré, attendu depuis si longtemps que je m’y attendais pas. Je la veux, je le sens et c’est pas une autre. Elle, juste elle et son regard noisette dans le noir, et sa poitrine qui rebondit contre la mienne qui cogne un poum-poum d’un genre nouveau.
J’embrasse ses lèvres et sa peau, ses mains et son corps ses seins, ses reins, la paume de sa main, son sourire et sa joue rosie, ses yeux qui brillent même dans la nuit, ses genoux, sa hanche et là, exactement là, si près et je termine sur la point des orteils à sucer le bout de son auriculaire et puis l’autre, et puis l’autre et puis l’autre jusqu’au pouce parce que c’est le sien, comme un enfant je suce mon pouce. Je reprends mon souffle court, je respire enfin comme il faut, vite et fort et à fond, je prends tout l’air qu’elle me donne, qu’elle insuffle dans mes branchies, je suis un poisson dans l’eau sous sa peau qui racle et rêve et qui aime entre deux eaux, elle et moi.
A la fin de ce baiser symphonie, je reste perché à ses lèvres, à peine effleuré, le regard dans le sien et c’est pas rien de le dire, dans le noir, le sien brille.

Je dégaine mon flingue chargé à bloc, je m’extirpe d’elle et moi, et je la laisse là, posée comme la plus jolie des statues. Je fonce et je dézingue à tout va à travers la vitre qui explose et le sang coule et jaillit, tant pis c’est fini, c’est la fin. Ces deux-là tombent et pissent leur vie sur le béton froid. Ici, tout va changer, je reprends mes droits, mes groles et mes fringues, je retrouve mes os et ma tête contre le mur, toutes les araignées au plafond que j’ai laissé là, il y a déjà des années. Et c’est pour pas qu’on la touche.

Je me retourne et la regarde au fond de la pièce, ses deux yeux noisettes, ma statue de vie. Je sors un explosif et je le colle sur le mur à côté de la glace explosée.
Je la rejoins cette fois, je la quitte plus, sans un mot, sans rien dire, je la dévisage, ses yeux, son regard, ses lèvres, ses joues, j’approche et embrasse son arcade abimée, doucement j’embrasse sa plaie, le sang séché, la peau déchirée doucement comme pour la soulager et nettoyer la plaie d'une étrange façon. Comme un animal lèche la plaie de l’autre animal blessé.

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MessageSujet: Re: Dans le sous sol du sous sol...   Dim 14 Fév 2016 - 19:24


Ils étaient des dieux. Ils avaient atteint ce stade. Ils étaient des divinités dont le glaive punissaient ceux qui avaient faillis. Ils étaient l'épée, les deux tranchants d'une même lame, qui s'abattait sur tous les Damoclès que comptaient ces sous sols.
Ils étaient Eros et Thanatos, la jouissance et la mort réunis dans une étreinte.

Elle avait délicieusement savouré chacun de ses baisers, sans peur cette fois, et sans douleurs. Même les voix s'étaient retirées, pour lui laisser toute la place. A Lui. Qui donnait Mort et Plaisir. Lui dont les lèvres avaient brûlé sa peau. Il était Azraël, l'Ange de la Mort. Il était Lucifer, et brûlait son corps de ses caresses.

Lorsqu'il se retira, lorsque ses lèvres quittèrent les siennes, elle sourit. Ses yeux brillaient de plaisir, et étrangement, son corps se tendit d'excitation lors qu'elle le vit mettre fin à la vie des deux jeunes en uniformes. Et son coeur se mit à battre, comme pour fuir sa poitrine, lorsqu'il revint vers elle, captura son arcade entre ses lèvres.
Ses mains passèrent sur lui, sentant tout le métal des armes qu'il transportait. Ses mains passèrent sous sa chemise, effleurèrent une cicatrice, pareille aux vestiges d'une brûlure, sur son torse. Et alors, qu'elle pressait ses lèvres, ses mains passèrent sur ses hanches, y ancrant ses ongles, puis, descendirent, plus bas. La, juste là, pressant son désir, encore prisonnier du tissus. Mais elle ne fit qu'effleurer, doucement, comme un baiser, comme un souffle. Il semblait aussi excité qu'elle.

Eros et Thanatos.

Elle pressa son bas ventre contre lui, ses lèvres quittèrent les siennes pour trouver le lobe de son oreille, que tira doucement avec ses dents, puis elle lui murmura:


"Qu'il n'en reste plus un seul. Je suis à tes côtés Mad. Cette nuit est ta nuit."

Sa voix s'était légèrement modulée, elle le sentit, car elle sentit la puissance en elle vibrer. Elle savait que les peintures se mouvaient, elle ne sentait ni douleur ni fatigue, et elle savait que la chute serait dur. Mais pour le moment Il était le seul à avoir de l'importance.
Ses mains quittèrent son corps, et ses lèvres déposèrent un dernier baiser dans son cou.

Elle retrouva le couloir, et avança. Arrivé au bout, sans le consulter, elle prit à droite. Avançant vers ce que les plaques au mur indiquaient être une "salle de repos".
Au vu de la situation au dehors, ou du moins des explosions qu'elle avait entendu, la salle risquait d'être vide.

Ou pas.


Elle entendait des voix. Pas dans ça tête cette fois.
Alors elle jeta un coup d'oeil à Mad, elle lui sourit. Un sourire carnassier.
Et Naturellement, elle toqua à la porte. Elle prit l'arme que Mad lui avait donné.

Elle entendit les discussions s'arrêter, des pas se diriger vers la porte. Les derniers pas que l'homme ferait.
La porte s'ouvrit.


"Livraison à domicile" dit elle avec ironie.

L'homme était une femme. Son visage avait été joli. Avant la balle qui traversa son front, l'éclaboussant, tachant ça jolie blouse blanche, la jolie blouse blanche de l'homme derrière elle, laissant à jamais une expression de surprise sur son visage. Elle tomba au sol, presque avec grâce. Ses long cheveux roux recouvrant son visage, ses long cheveux roux tachés de matière cérébrale sanglante et visqueuse. Et ses jolis yeux verts, recouverts du voile que Quarante-Deux voyait apparaître chez les personnes dont elle avait volé la vie
Quatre personnes restaient dans la pièce. Quatre blouses blanches qui ne le serait bientôt plus. Ils s'étaient levé et s'agitait comme des rats pris aux pièges. Ils appelaient à l'aide. Elle rit.
Elle se retira, une révérence pour inviter Mad à entrer avant elle.


"Après vous mon cher"

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MessageSujet: Re: Dans le sous sol du sous sol...   Mar 23 Fév 2016 - 19:21

Tout a changé, c’est un voyage sans retour et je suis plus tout seul
Je rectifie cette pute de vie, cette salope qui m’a envoyée dans ce camp de la mort, la foire aux âmes disséquées
Je change la donne, je corrige toutes les erreurs du passé et je me fais payer ma dette.

Avec moi 42, cette femme qui peut être aussi cruelle que moi, qui me suit et que je suis, on se côtoie depuis pas mal de temps, et même jusqu’ici dans le fond du fond
Je m’en fous qu’elle ait buté une gosse, c’est dégueulasse mais tout est dégueulasse dans cette ville, et dehors, plus rien n’existe comme avant
J’ai encore son regard dans la tête quand elle a crevé ce putain de bourreau droit dans le cœur, c’était jouissif
Maintenant on est soudés, je la veux à moi
Elle et moi, on va faire le ménage du passé
Nettoyer toute cette saloperie et à la fin, il ne restera rien
Comme Bonnie and Clyde, on va ratisser la taule du sol au plafond
Et si on crève, on aura au moins essayés.

Elle presse son bas ventre contre le mien et je la désire
Je pose les lèvres sur épaule pour la mordiller juste après avoir aimé sentir son odeur.
J’écoute ses mots et j’ai envie d’elle
Elle réveille un feu que je croyais n’exister que sous dope, mais c’est elle, pas une autre, pas autre chose, juste elle.
J’ai vu ses marques sur sa peau qui s’agitent, et l’envie de les suivre du bout du doigt jusque dans les moindre recoins, et si c’est entre ses cuisses, je prendrai pas la tangente, j’irai au feu chercher la braise et souffler dessus pour qu’elle s’enflamme
Mordille-moi encore…. Vas-y excite-moi je te prendrais contre le mur, tant pis si tout le stock d’armes pèse un peu sur nous, on saura faire ce qui faut pour grimper aux rideaux
Mais non, c’est pas le moment, c’est pas encore
C’est bientôt, après, quand on aura rasés toute la baraque du sol au plafond, après qu’on verra la lune dans le ciel et qu’on fera l’amour comme des bêtes sauvages, libres enfin.

Je la suis dans le couloir aux lumières tamisées, un rendez-vous spécial dans un endroit spécial
Même pas sur la pointe des pieds, elle toque à la porte et dégomme la première blouse blanche
J’aime cette femme
Les autres c’est pour moi, j’ai un sort spécial pour eux… ça fait si longtemps que j’en rêve. Non c’est des conneries, j’en rêvais pas, je savais pas que ça arriverait
Et c’est là devant moi, à porter de canon, c’est le rêve qui devient réalité
Et les voir faire dans leurs frocs et ça, ça me fait bander
Quel plaisir quand les rôles sont inversés, quand c’est moi qui tiens la trique raide
Quel plaisir de lire la trouille dans leurs regards affolés de cafard
Y se regardent entre eux ces connards comme s’ils avaient encore une chance d’être sauver
C’est des charognards, y sont prêts à se balancer entre eux tellement c’est des merdes
Y posent des questions, celles d’usages que j’écoute pas… « mais qui êtes-vous », « que voulez-vous », et blablabla
j’en n’ai rien à foutre, je suis pas là pour écouter
Je suis l’ange de la mort et je vais tous les crever.

Je tends le bras droit devant, le canon pointé entre les yeux du premiers, et puis le suivant, et l’autre et ainsi de suite, je les passe en revue tous, je les tiens en joue un à un et au jeu de pile ou face qui gagne ?
Pan t’es mort…
Toi ou toi sinon ton frère…
Je me tâte, c’est tellement bon et la dette est lourde
Ça fait un bail qu’elle pèse, qu’elle m’écrase chaque instant plus lourd que le précèdent
Alors je fais durer le plaisir mais pas trop, y a du monde dans la taule
On va pas y passer la nuit.

Je me tourne vers elle, 42, et je souris
Mon bras s’abaisse, les coups partent
Pan…
4 coups, 4 genoux qui explosent
J’avais envie de jouer, de faire mal comme ces chiens m’ont fait mal, et prendre le temps de les regarder souffrir.

Ça gueule et ça pisse le sang, et moi j’aime ça et je souris et je colle 42 contre moi ma main plaquée sur son cul, ventre contre ventre et l’érection du plaisir de les voir souffrir
Il était temps, il le fallait, c’est leur dette envers moi
C’est juste et la justice.

Je me frotte contre elle en l’embrassant, sauvage et sanguinaire, juste après avoir reniflé son odeur, lu dans son regard des secrets entre nous, et aimé qu’elle soit là avec moi et pas une autre.

Tu m’excites…

Je reprends mon souffle pour dévorer ses lèvres et prendre sa bouche comme mon chez moi, et c’est bon, c’est doux, c’est chaud, tentant, ça sent l’impatience et la fougue et l’envie de la plaquer contre le mur, et lui faire l’amour sans gant, nos mains pendues au-dessus de sa tête, ses cuisses écartées et moi qui la prends, elle, et pas une autre
Sauvagement, à grand coups de reins sublimes et à deux, comme une partition à quatre mains, un jeu de reins et de main dans la main.

Sauf que les détonations ont réveillé l’eau qui dort
Apres, le choc des explosions dehors
Ils se réveillent et se demandent surement ce qui se passe dans leur mur
L’alarme retentie
Branlebas de combat

Toi et moi chérie, c’est pour pas tout de suite mais je te garde au chaud une place sous ma peau.

Faut qu’on mette les bouts, qu’on accélère, on va avoir tous ceux qui sont encore dans le bâtiment sur le dos.

Toujours prête pour le voyage sans retour ?


En attendant sa réponse, je dézingue les 4 blouses en survies
4 pans dans la tête et tout un tas de matière grise qui giclent, c’est dégueulasse mais pas autant que ce qu’ils m’ont fait
Je colle un explosif sur le mur, prêt pour la suite.





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MessageSujet: Re: Dans le sous sol du sous sol...   Sam 27 Fév 2016 - 21:02


Il y avait en elle quelque chose de nouveau. Quelque chose qu'elle ne connaissait pas. C'était né grâce à lui, à cet homme à ces côtés.

Désir...

C'était le bon mot. Un mot qu'elle n'avait jamais prononcé, un mot qui apparaissait dans son cerveau comme une grossièreté. Quelque chose auquel les gens cassés comme elle ne devait pas avoir le droit, auquel ils ne pouvaient pas penser. Pourtant c'était cela. Le bon mot.
Elle tuait pour lui, et elle aimait ça. Sa main, pressée sur ses fesses, complétement indécente... Elle l'adorait. Ses lèvres qui la dévoraient, à tel point qu'elle sentait sa barbe lui griffer les joues, elle la chérissait... ça... ça et cette bosse qui se formait contre son bas ventre.

Les 4 coups de feu partirent, et Quarante-Deux captura les lèvres de Mad entre les siennes, tirant doucement sur sa lèvre inférieur avec ses dents, ses yeux totalement rouges à présent. Elle vibrait au rythme de son souffle, de celui de ses mots. Il était l'archet qui se frottait aux cordes du désir, de l'amour, de l'envie. Il était le peintre qui ajoutait de nouvelles couleurs à la palette de ses sentiments.
Il était Mad. Unique. Un diamant Brut, coupant, brillant et éclatant. Qui n'avait pas sa place dans ce monde terne. Dans ce gris.
Ou peut être si, justement. Balayer la crasse et la laideur, les bleus sous la peau. C'était leur mission.

Elle plongea ses yeux dans les siens, et sa main se glissa dans son pantalon, le saisissant dans sa paume. Elle l'effleura, tout tendu qu'il était et le captura, le temps d'une caresse. Elle sourit pendant ses gestes, prenant plaisir à regarder le visage de son compagnon de jeux changer d'expression.
Elle pressa son ventre contre lui, et sa main exerça une nouvelle pressions sur son sexe.


"C'est pas d'un voyage sans retour dont j'ai besoin. Je te veux. Toi. Et, tout toi. Alors, on a intérêt à s'en sortir, parce que si tu crève, je te tue."

Elle retira sa main de son pantalon.

"Je compte bien la mériter cette place au chaud... et pas que sous ta peau."

Elle ne se reconnaissait pas. Éros et Thanatos encore. Deux héros sombres, et vengeurs... Elle et lui. Contre le monde du sous-sol.

"Allez papy, on se bouge"

Et à son tours, elle lui colla la main aux fesses. Et elle rit. Ici, au plus profond des ténèbres, alors que le monde se mourait, elle rit.

Ils avancèrent dans le couloir. La lumière avait déjà diminuée, comme si le générateur de secours s'essoufflait déjà.

Et le haut parleur, au dessus de leurs têtes se mit à hurler


"A TOUS LES HOMMES PRÉSENTS DANS L’UNITÉ, INTRUS DÉTECTÉS, JE RÉPÈTE, INTRUS DÉTECTÉS. TIREZ A VUE SANS SOMMATION, TIREZ A VUE SANS SOMMATION!"

Quarante-Deux prit son arme et tira en direction du haut-parleur qui émit un cri de protestation avant de s'éteindre. Elle se tourna vers Mad, les choses allaient devenir plus intéressantes. La fin du monde était un jour parfait pour prendre des vies.
Et ils devaient accélérer.
Elle avança dans le couloir.


**Attention**
Une petite alarme rouge s'alluma dans un coin de son cerveau. L'espace de dix secondes, elle eut une visions claire de son corps vu d'en haut... Et l'image bougea, s'anima. Elle avançait dans le couloir, prenant le seul virage, la seule direction possible. Une dizaine d'hommes, portant des masques à gaz étaient là, tout proches. Sa vision se porta sur l'homme devant qui portait dans sa main une arme de poing, et un objet qu'elle n'avait jamais vu mais sur lequel elle déchiffrait "M18 Smoke Red".
La seconde d'après, elle était dans le couloir. Elle n'avait pas avancé, mais, sa tête lui tournait et elle comprit.


**La haut!**

Elle écouta la voix et leva la tête. Une bouche d’aération. Elle avait certes récupéré une bonne condition physique, mais pas à ce point. A moins que... Elle fit signe à Mad en silence, et il ne lui suffit que de quelques secondes pour monter dans les tuyaux.

Elle recula, au fond du couloir et, vit l'objet atterrir loin devant elle et la fumée rouge en sortir. Bientôt le couloir fut inondé de fumée. Elle toussa et ses yeux pleurèrent, et cela dura une minute environ.
Elle avait levé les mains dans un signe de reddition son arme dans la main et quand elle y vit claire, elle compta très exactement 9 hommes en uniformes, tous avec des armes pointées sur elle.


Le silence était lourd. La fumée finissait de se dissiper. La seule chose qu'ils purent voir au travers de leurs masques ce fut le sourire carnassier, et les yeux devenus noirs de Quarante Deux.
Elle ouvrit le feu. Touchant l'un des hommes qui tomba, et ils répondirent alors.
Et les balles se heurtèrent à un champs de force invisible. Elle sentait la puissance vibrante en elle, qui s’échappait doucement par tous les pores de sa peau, l'entourant et la protégeant. Les balles fusaient, filaient, touchant les néons et les faisant éclater, arrachant des pans de plâtre du murs entier. Le bruit était puissant, insoutenable presque, mais au delà, le rire cruel de Quarante Deux résonnait, alors qu'elle tirait dans la mêlée des hommes en colère qui s'acharnaient à tirer dans sa direction. Le bouclier tiendrait, assez longtemps pour que Mad puisse agir. C'était sa vengeance. Il avait tous les honneurs. Il avait le droit de vie et de mort sur toutes les âmes qu'ils croisaient. Il était le Maître de ce royaume des ténèbres. Il était Hadès et elle était Perséphone, attendant son Roi qui conduirait les âmes des damnés au royaume des Morts...


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