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Novlangue est un univers totalitaire inspiré de 1984 (G Orwell)

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 CHAMBRE 212

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MessageSujet: CHAMBRE 212   Mar 1 Juin 2010 - 14:48

...
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MessageSujet: Re: CHAMBRE 212   Mar 1 Juin 2010 - 16:23

Encore une nuit de "luxure maitrisée", encore une nuit à faire semblant avec le masque du plaisir sur le visage, encore une nuit identique à toutes les autres, seuls les clients changent. Au réveil, tout recommencera, encore, inlassablement. A quand le vent du changement? Cette vie l'emmerde. Marre de faire semblant. Marre de se réveiller tous les matins en espérant que ça change et constater en ouvrant les yeux que rien n'a changé.

Pourtant cette fois... Une odeur étrangère qui embaume la pièce. Les draps aussi semblent différents, moins doux, moins parfumés. Et cette sensation de ne pas être seule dans la chambre... Encore ce rêve? Le rêve que tout va enfin changer? Et que sa vie sordide va être chamboulée? Ou pas...

Elle hésite... Va-t-elle ouvrir les yeux ou continuer à espérer les yeux fermés? Attendre, espérer encore quelques minutes... Après seulement elle regardera la vérité en face...
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MessageSujet: Re: CHAMBRE 212   Mar 1 Juin 2010 - 16:47

C’est ici. 212. C’est marqué. Le même numéro que sur la clé. Bon, ok, j’avoue qu’avant d’essayer cette serrure, je les ai toutes tentées. Mais pas parce que je sais pas lire les numéros hein, j’suis balèze dans les chiffres. Même que Féli elle m’appelait son petit génie quand c’était pas Choufi. Non, c’était pour voir, au cas où, histoire de. Ok c’était pour voir si je pouvais rentrer dans d’autres chambres, pour aller chouraver un truc ou deux, ou pour fouiner dans les affaires des richards. Mais ça n’a pas marché. Alors je me contente de la 212.

Un tour, un cliquetis, et je baisse la poignée. Ça s’ouvre. J’avoue que j’ai aussi envisagé qu’elle s’ouvre pas. Que ce soit une fausse clé. J’ai un peu peur d’y rentrer dans cette chambre. Si c’était un piège… Allez, courage Marty.

Yaaataaaaa !!!

Pour me rassurer, je fais une entrée ninjaesque. Saut sur le lit, mouvement rapide des bras, aye kick fronte kick direct dans les dents de si y’a quelqu’un et cri qui tue de rigueur. On dirait que tout est calme.

Bon…

Je me laisse tomber sur les fesses, pour rebondir légèrement sur le matelas. Que faire maintenant. Manger ? Dormir ? Prendre un bain ? Je me tâte.
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MessageSujet: Re: CHAMBRE 212   Mar 1 Juin 2010 - 23:20

Il me faut une dose. Juste de quoi faire passer la pilule et oublier cette journée de merde. Une de plus avant la prochaine. Je me dis que la prochaine pourra pas être pire. Je me demande si j’ai raison.

Je claque la porte derrière moi. Enfin seul. Seul… Je le suis toujours.
Du sang. Plein les mains et la tète. Ses reflets qui voilent mon âme. Faut que je me lave, que je fasse partir cette merde de mes mains. Pour ce qui reste dans ma cervelle, c’est cause perdue. Pas la peine de gratter l’intérieur, c’est déjà taché depuis longtemps.
Au moins, j’en ai conscience.

Devant le miroir, dans la salle de bain, je me regarde en laissant couler l’eau dans le lavabo. Ce que j’y vois me coupe l’appétit. J’ai un hoquet, une envie de gerber, un relent de remord au fond de la gorge.
Je prends l’eau dans mes mains pour me noyer le visage, le sang dégouline au travers de mes doigts. Les filets rouges se mêlent à l’eau et s’effilent en ondulant autour des phalanges écorchées. C’est presque beau. Rouge, sang.
Je me reconnais pas. Ça fait longtemps que je reconnais pas ce visage dans la glace.
Rien à foutre. Je vis avec.
Y en a qui crève pour moins que ça.
Moi, je survis.

L’eau coule toujours et emporte le rouge de mes mains dans le trou, dans la bonde du lavabo.
Je me demande quand est-ce que j’ai souri pour la dernière fois.
Je me sèche les mains, le visage. La serviette est rouge comme tous les soirs, et comme tous les soirs, j’ouvre l’armoire à pharmacie pour prendre la petite boite de médicaments. Pilules grises. Comme tout le reste.
Je fais sauter le bouchon, ma bouteille de champ, et j’expédie la dose sous la langue. Trois pour une nuit, c’est pas cher payer pour fermer l’œil. Pourtant, je sais que je me réveillerais dans une heure, peut-être deux si j’ai de la chance.

La tête commence à tourner, la vue se trouble, bientôt je serai dans le cirage, les yeux renversés en arrière, l’air mort d’un putain de cadavre.
Je me colle dos au mur avant de perdre le contrôle et de me vautrer le front sur le lavabo.
Je glisse lentement…

[…]

Je suis tiré de mon sommeil par des bruits. Pas normal, y a pas de bruit chez moi.
Putain, je suis dans le coletard.
J’ai un mal de chien à ouvrir les yeux.
J’ai le corps en miettes.
Je me hisse en m’appuyant sur le bidet. Sauf que c’est pas mon bidet.
Je tiens à peine debout, mais je peux quand même voir mon reflet dans le miroir, et c’est pas mon miroir.
Ma gueule, elle… Comme d’hab, je la reconnais pas.
Sur la serviette blanche… pas de sang… mais un truc brodé : « Grand Hotel de Chinatown ».
Je pige que dalle. Qu’est-ce que je fous dans un hôtel…

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MessageSujet: Re: CHAMBRE 212   Mer 2 Juin 2010 - 16:35

Je me rêve sur un bateau. A moitié allongé, les mains sous la tête et les jambes tombant du lit, je m’y vois déjà. Mes pieds qui se balancent caressent l’eau pendant que je regarde un ballet de mouettes. Je m’imagine voler avec elle, lâchant de temps à autre des projectiles bien gluant sur la tête des humains d’en bas. Je plonge même pour aller attraper un petit poisson. Petit poisson attend moi, je viens nager avec toi !

Sauf que je ne sais pas nager. Alors je me noie. Mais heureusement je redeviens mouette, j’arrive à me sortir de là. Sauf qu’avec les plumes trempées, je ne peux plus voler droit. Toujours allongé sur mon bateau, je ferme les yeux pour sortir de ce rêve éveillé. Un autre clignement, et je suis de retour dans la chambre. Dans le noir le plus total. Et j’ai faim.

Où sont les interrupteurs ? Peut être que c’est des lampes clapclap. Je tente le coup. Je frappe fort, une fois, deux fois dans mes mains. Et je recommence. Plus fort encore. Encore plus fort. Mais la lumière ne se fait pas. Une seule solution, mission découverte en position de sécurité. Les genoux pliés pour me rapetisser, je tends mes bras devant moi. Une à hauteur de visage, l’autre de genou. A chaque petit pas, mes bras se baladent à la recherche d’un obstacle ou d’une trouvaille. Premier contact, une chaise. Aucun intérêt pour l’instant. Deuxième rencontre, le lit. Là, je comprends pas. Je pensais pourtant avoir marché droit, comment suis-je revenu à mon point de départ ? A moins que le type de l’accueil se soit foutu de moi et m’aie refilé un dortoir…
Dans tous les cas, je risque de lâcher toutes mes forces dans cette recherche, sans rien trouver. C’est là que mon esprit fait tilt. Comme quand on joue au vieux jeu avec Suzy, et qu’on le secoue trop fort. Paf, il s’éclaire de partout et sonne. Là, pareil.

Utilise tes sens petit scarabée qu’il me dit mon esprit. Le mode shinobi se met en marche. Concentration, ouverture des paraboles puissance max, inspiration profonde pour se concentrer et…

Hé !

Ça sent la bouffe ! J’ai senti, et je crois que c’est par là. Ou par là. Tiens, j’avais pas vu ce trait de lumière. Surement une porte. Avec de la bouffe derrière. Tout droit vers la lumière, jusqu’à poser la main sur la poignée. Je pousse, j’entre, et je laisse la porte se refermer. Mais pas de bouffe à l’horizon. C’est pas la cuisine mais la salle de bain. Avec un type en plus. Qui a un air pas très catholique. Entre la jouer cool et caïd, mon cœur balance.

Hey m’sieur, qu’est ce tu fous dans ma piaule ? Tu saurais pas où trouver à grailler ? T’as b’soin d’aide ? T’as pas un’ clop’ ?

Trop d’hésitation apporte du conflit dans ma caboche. Du coup j’ai tout joué d’un coup. En même temps, le gars trouvera surement une phrase qui l’interpelle dans ce que je viens de balancer.
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MessageSujet: Re: CHAMBRE 212   Mer 2 Juin 2010 - 23:09

Mauvais reflex. Je chope le marmot par le col, et je le décolle jusqu’à mon nez. Nez à nez, je pourrais le mordre et arracher sa gueule d’ange.
Le temps de réaliser, je lâche le petit corps léger comme une plume, pourtant, c’est une tonne que j’avais à bout de bras.
Putain, je suis pas clean, je vacille. Je tiens pas encore la barre.

Désolé. On t’a pas appris à taper ?
Garde ça en tête pour la prochaine fois. J’aurais pu être méchant.


Je suis toujours méchant. C’est ça que j’aurais du lui dire. C’est mieux qu’il le sache, on sait jamais des fois que je dérape.
Je suis pas fait pour avoir des marmots dans les pattes, et lui, qu’est-ce qu’il fout là ? Et c’est quoi ce putain d’hôtel ?
Je comprends rien.

Qu’est-ce que tu fous là toi ?

C’est quoi ici… une chambre, j’aperçois des lits dans la pénombre.

La lumière.
Dépêche.


Je vais pour saisir mon arme… pas d’arme. C’est la merde.

Bouge, je te dis !

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MessageSujet: Re: CHAMBRE 212   Jeu 3 Juin 2010 - 0:02

Soit elle dort encore profondément, soit il se passe quelque chose de très étrange.

Non seulement sa perception de la pièce lui semble différente de celle de son appartement mais en plus elle n'y est pas seule. Un bruit de clé dans la serrure, la porte qui s'ouvre suivi d'un cri
d'enfant qui semble sauter comme un chimpanzé sur un autre lit. Des bruits étranges qui proviennent également d'une pièce dans le fond, la salle de bain sans doutes.

Elle doute encore de la réalité de ce qu'elle perçoit jusqu'au moment ou quelque chose, sans doute l'enfant, viens s'appuyer contre le lit où elle est allongée. Plus de doute tout ceci est bien réel, et de plus en plus flippant. Elle ouvre les yeux pour voir ce qui passe et où elle se trouve car une chose est sûre ce n'est pas son appartement. Mais c'est le noir complet, on ne distingue rien du tout.

Les pas de l'enfant s'éloignent et soudain la lumière de la pièce voisine vient envahir la chambre. Une chambre un peu miteuse d'ailleurs par rapport à son appartement. Dans l'entrebâillement de la porte elle peut voir le jeune garçon si turbulent et visiblement bavard face à un homme qui semble peu commode. Un homme du NOD sans doutes. Il n'y a qu'eux pour réagir aussi brutalement devant un enfant et le soulever ainsi du sol pour le menacer.

Il veut de la lumière? Et bien on va lui en donner.

Elle tend le bras vers la table de chevet à la gauche du lit et allume la lampe.

Monsieur est satisfait?


Dernière édition par Evey le Sam 5 Juin 2010 - 17:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: CHAMBRE 212   Jeu 3 Juin 2010 - 14:35

La chute n’est pas longue, mais l’atterrissage sur les fesses ne se fait pas sans douleur. Il est complètement jeté lui !

Quand il m’a soulevé, quand je me suis retrouvé aussi grand que lui, perché dans le vide, j’ai vu. Parce que je ne pouvais pas regarder autre chose. Ses yeux… Ils sont tout vide. Non, en fait ils sont tout noirs. Et ils crachent des flammes. Ils envoient des éclairs, des flèches empoisonnées, des dards affutés qui pénètrent dans les veines et remontent au cerveau pour le faire exploser. Si le diable existe, je suis sur que c’est lui.

Les fesses toujours à terre, je recule en m’aidant des mains. De ses premiers mots, je n’ai retenu que « méchant ». Et comme ce n’est pas moi le méchant, c’est forcément lui. Et je le crois sans la moindre hésitation. Pourtant, quand il me demande ce que je fous là…

Tout en me redressant sur mes jambes, je me concentre.

Hé j’te signale que c’est ma chambre ! Le monsieur de l’accueil m’a donné la clé quand j’ai dit mon nom.

Je la lui montre, ma clé. Je tiens fermement le morceau de métal, tout en laissant pendre le bout de bois gravé.

212. C’est ma chambre. J’ai rien fait. J’ai rien volé. C’est ma chambre j’ai la clé.

Si je continue à me justifier comme ça, je vais avoir l’air suspect. D'autant plus que si je faisais le caïd au départ, je sens bien que ma voix se fait de plus en plus faiblarde et tremblante.
Mais là, je ne peux pas m'arrêter de parler. Je suis prêt à tout avouer. Sans même qu’il me pose la moindre question. Sans même qu’il m’écoute. Lui me lance des ordres. Mais je te signale que si j’avais trouvé l’interrupteur, ça fait longtemps que je l’aurai allumé cette foutue lumière !

Haaa !!!

Il demande la lumière, et elle vient. Sans qu’il ne fasse rien. Sans que je ne touche rien. C’est qui ce type bordel ? Mon angoisse retombe vite quand j’entends cette voix de fille. A la fois douce et autoritaire. Je me retourne et quand je la vois, je n’ai qu’une envie, me jeter dans ses bras, et me cacher entre ses doudounes. En même temps, je lui ai peut être sauté dessus tout à l’heure, elle pourrait prendre mal le fait que je m’installe dans son lit. Alors je reste là, planté comme un piquet, sans bouger. Ou presque. Parce que j’ai la tête qui fait des allers-retours, gauche droite, pour regarder mes camarades de chambrée.
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MessageSujet: Re: CHAMBRE 212   Ven 4 Juin 2010 - 22:28

Il semblerait qu'allumer la lumière a fait son petit effet, du moins sur le jeune garçon, qui a sursauté lorsque la lumière s'est allumée.

Le pauvre, cette homme l'a terrifié. Mais il a dit que cette chambre était la sienne. Depuis quand on donne une chambre double à un gamin? Et surtout si c'est sa chambre et qu'est ce que j'y fais? Et qu'est ce que cet homme antipathique y fait également? Je doute qu'il ai des réponses mais ça ne coûte rien d'essayer.

Visiblement les choses ne sont pas claires. En revanche, l'image de cette femme qui s'impose à son esprit l'est particulièrement. Son regard semble transpercer son âme de part en part. Et bien que ce visage s'estompe aussi vite qu'il est apparu, l'expression de son visage et la sensation qu'il lui laisse reste gravée en elle comme un avertissement, une menace.
A en croire l'expression sur le visage des autres occupants de la chambre, elle n'est pas la seule à avoir eu une vision étrange. Elle se redresse dans son lit, tenant bien le drap autour de son corps nu et interpelle alors le jeune garçon.

Aller, viens par ici bonhomme. On va parler un peu tous les deux.


Dernière édition par Evey le Sam 5 Juin 2010 - 17:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: CHAMBRE 212   Ven 4 Juin 2010 - 23:29

Le petit bavasse, et moi, j’écoute rien. J’ai vu l’autre, celle qui s’allume avec la chambre. Qu’est-ce qu’elle fout là, elle aussi.
Ta gueule le mioche… ma tête… j’ai la tête carbonisée, faut pas… non, faut pas me faire chier quand je suis comme ça… surtout pas… recule éloignes-toi de moi…

Spoiler:
 
Je comprends rien, ça me fout la haine…

J’ignore, l’une comme l’autre. Je les ignore et me dirige vers un des lits pour m’y asseoir et réfléchir, rassembler mes idées qui foutent le camp dans quelque chose que je comprends pas.
La tête enfoncée dans les mains, le tout posé façon tablette sur les genoux, j’essaye d’aligner trois idées qui tiennent la route.
Rien. Je comprends rien et j’ai envie de tout foutre en l’air, d’exploser cette chambre et ce putain de luxe qui me donne envie de vomir.
J’ai la rage dans les veines, je les sens bouillonner sous ma peau, là sous les poignets, juste sous les cicatrices des sangles.

Je me sens mal putain…
Je sursaute d’un coup, droit comme un piquet, planté devant le lit et les deux autres nazes.
Il y avait une troisième personne… je l’ai vu. Je suis pas fou… pas complètement. Ouais, ça se discute.
Je l’ai vu.

J’ai vu la pendule sur le mur… le temps… merde, pourquoi ça a fait ça, pourquoi cette saloperie s’est mise à se dérouiller si vite.
Là, ça va pas du tout. Je sens… la tête qui tourne, tout se déforme devant mes yeux… j’ai le pouls qui part sur un cent mètres.
Le manque. Je suis en manque. D’habitude, je prends deux doses par 24 heures. Je me souviens plus… mais ça fait plus de 24 heures depuis ma dernière prise, vu l’état de mon cerveau, j’ai pas rêvé, le temps vient d’avancer trop vite…
Y a urgence à trouver de quoi calmer mes neurones… Je vais tout péter. Je vais commencer par les écraser. Je vais… non, non, non !
Rappelle-toi… la douleur…
Ne les frappe pas, Mad…
Non...

C’est là que j’ai foutu mon poing dans la vitre. Le verre a explosé littéralement sous le choc.

J’ai le poignet suspendu au milieu d’une fenêtre vidée de son verre.
Ça pisse le sang.
Mais ça fait pas mal.
Je vacille encore, les jambes en molleton.
Je tiens plus… je tombe sur la moquette rouge. Les moquettes, c’est toujours rouge.
Enroulé comme une larve, j’ai mal au bide et je tremble comme une fillette devant son chat écrasé.

C’est pas un spectacle pour les enfants.

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MessageSujet: Re: CHAMBRE 212   Sam 5 Juin 2010 - 17:03

On en appelle un et c'est les deux qui viennent. L'homme semble plus que perturbé, désorienté. Il titube jusqu'au lit, s'y assied un instant. Que lui arrive-t-il? Il semble aussi perdu qu'elle. Peut être que lui aussi ignore comment il est arrivé là, pourquoi il s'est réveillé ici sans même se souvenir comment il y est arrivé.

Soudain il se redresse, d'un bond. Son regard fouillant la chambre, comme s'il cherchait quelque chose, quelqu'un. La femme qu'elle a vu l'instant d'avant? Peut être. Il fixe aussi l'horloge au mur.Une horloge à laquelle elle n'avait pas fait attention jusqu'à maintenant. 19 Heures. Déjà si tard? Elle a dormi si longtemps? Enfin en même temps sachant qu'elle ne se souvient pas comment elle est arrivée là, elle ne sait pas non plus à quelle heure elle s'y est endormie.

L'homme les fixe du regard, elle et l'enfant qui est venu la rejoindre auprès du lit. Une lueur de cruauté intense dans son regard la fait frissonner de tout son être.

Seigneur, mais il va nous tuer...

Elle prend l'enfant contre elle, le sert contre son corps, redoutant le pire alors qu'elle le voit contourner le lit, se rapprocher dangereusement. Mais ses pas ne le mène pas vers eux mais vers la fenêtre qu'il explose d'un coup de poing. La lueur dans son regard s'est éteinte, laissant un vide béant à la place. Puis il s'effondre au sol, la main ensanglantée, pris de spasmes et de tremblements, replié sur lui même comme un enfant apeuré. Elle a déjà vu ces symptômes. Les conséquences des conditionnements barbares du gouvernement. Un Junky.

Elle dessert son étreinte sur l'enfant, et le décale quelque peu pour pouvoir sortir du lit enroulé dans le drap qu'elle tient toujours bien serré. Et elle s'approche de l'homme toujours prostré au sol et s'agenouille à ses côtés, posant une main douce sur son dos pour le calmer en chuchotant à son oreille. L'instinct maternel qui prenait le dessus sans doutes.

Chhhht, Chhhhhhhht, là doucement. Ça va aller, on va s'occuper de vous.

C'est peut être une erreur mais je ne peux pas le laisser comme ça. Après tout il ne m'a rien fait.
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MessageSujet: Re: CHAMBRE 212   Dim 6 Juin 2010 - 19:38

Spoiler:
 

Insupportable… ses mains… mon dos… des griffes dans ma peau, qui lacèrent et déchirent et découpent et tailladent et arrachent la chair sous les ongles, les ongles qui s’enfoncent, qui hachent les muscles… la chair meurtrie, le sang qui coule, la douleur, mal… mal… non… non…

Nooon !!!!

Je la repousse et recule sur la moquette affolé, apeuré. Comme un ver je réclame la terre, six pieds sous terre. Je bute contre le lit, comme un meurtri, je jette le bras sur le lit, j’agrippe le matelas, les couvertures qui s’embarquent dans ma main crispée sur elles. Dans le désespoir de la douleur qui me vrille le dos, les reins, sous la peau, dans la chair au fond des os et des tripes, je me hisse sur le lit, loin d’elle et de la douleur. Haletant, en manque putain, en manque !

Le cœur s’acharne à vouloir sortir de ma poitrine
J’étouffe
Je vais crever. Mais elle, qu’elle s’éloigne.

Laisses-moi…
Éloignes-toi…


Je suis un sale gosse. C’est l’autre qui l’dit. Maman, pourquoi t’es pas là, pourquoi t’es jamais revenue, pourquoi tu m’as laissé, pourquoi maman, pourquoi !!!
Je te hais salope !


Je la hais dans mon corps et mon esprit
Je la hais dans ma chair arrachée
Je la hais pour la tuer.

Le délire… Le manque.
Froid
Chaud
Je tremble
Comme la feuille battue par les vents de loin par delà les montagnes du nord, des Sirocco des pays du désert
La neige flirte avec le sable
Et fouette le sable
Et brule la neige
J’ai mal au os
J’ai mal dans les dents, sous les gencives.

Arraches-lui un ongle !

J’aurais pu crever, ou la crever, elle. Je sais pas qui c’est.
Si j’avais pas un rabe de médocs coincés dans la poche. De quoi remplir le trou du manque. Pas le suivant. Ce besoin irrépressible de remplir tout ce qui est vide.
Le vide… un trou se remplit, le sablier coule son sable dans la cavité, la mer échoue sa bave sur la plage, le sable fin, chaud, c’est doux, la chaleur, le soleil sur le visage, les yeux éblouis qui se ferment sur la nuit de l’âme, morte.
Je m’extirpe du fond de l’eau salée
Je respire
Comme un nouveau né, je hurle en pointant la gueule au plafond
Je remplis mes poumons, enfin.

J’ai pas crevé
Elle, je suis pas sur
Je sais pas qui c’est.

J’ouvre les yeux remplis de larmes
Elle vit, je l’ai pas tué.

Ne me touche plus jamais.

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MessageSujet: Re: CHAMBRE 212   Dim 6 Juin 2010 - 23:30

Elle entre sans frapper, sans crier garde. Culottée ou transparente ?
Peu importe, elle vous salue, vous sourie et vous invite pour le repas du soir.

Vous n’aviez pas fait attention à l’heure ? C’est ballot.

20 heures dans le Restaurant de l'hôtel, soirée habillée.

Elle repart comme elle est arrivée.
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MessageSujet: Re: CHAMBRE 212   Mer 9 Juin 2010 - 20:59

Il sursaute, il s'éloigne, il a peur, il souffre, presque à l'agonie mais il refuse son aide, son soutien, sa pitié sans doutes. Le pauvre, incapable de discerner de la compassion dans un simple geste. Il est là, acculé contre le lit comme un animal blessé. Un animal trop sauvage pour être approché et qui pourtant a besoin d'aide. Elle fait un pas vers lui. Un geste simple, innocent qu'il repousse sans même y avoir gouté. Alors elle reste là, à le regarder se débattre dans les couvertures, se débattre avec lui même. Elle hésite, que faire, le laisser mourir comme ça... Non, ça elle ne le peut pas. Mais il l'a déjà devancé et lui demande de reculer.

Ses yeux s'emplisse de larmes alors qu'elle le regarde, torturé qu'il est par ses démons. Des démons sans doutes imposés. Elle en a déjà entendu parler... De ces belles et grandes institutions qui accueillent les jeunes dans le but d'en faire la chair à canon des NOD. Des camps de concentration oui, où les jeunes sont torturés, formatés, conditionnés et tout ça grâce à des drogues odieuses donc la recette est bien gardée par le gouvernement sinon ces pauvres gamins n'auraient pas de raisons de rentrer au bercail pour avoir leurs doses chaque soir. Tant de cruauté au nom de l'ordre. Tant de cruauté au nom du bien être du gouvernement. Elle a plutôt envie de vomir devant tant d'atrocités. Surtout maintenant qu'elle en voit les effets en direct.

Elle tombe à genoux pendant qu'il délire, qu'il se débat avec lui même à la recherche de son Saint Graal. Il n'a rien de Saint au contraire, il serait plutôt démoniaque. Alors elle pleure à le voir se remettre après avoir pris cette petite pilule trouvée au fond de la poche. Elle pleure et compatis, oubliant de cacher son âme au regard d'un ennemi. Dis-moi Evey où as tu mis ton masque?

Oh mais le masque revient bien vite lorsqu'elle entend ses mots. Un masque, vraiment? Non, plutôt la rage. "Ne me touche plus jamais". Des mots qui résonnent, tourbillonnent, s'amplifient et la rage qui éclate alors que son visage est encore mouillé de larmes.

Que je ne vous touche plus jamais? Ah mais bien sûr, et la prochaine fois que vous agonisez à cause de cette saloperie que vous prenez je vous laisse crever devant c'est ça? Sans lever le petit doigt? Je vous regarde juste crever? Vous voulez pas me donner votre arme aussi au passage que je puisse vous achever comme on achève un animal blessé?

Parce que franchement vous croyez que je suis du genre à laisser quelqu'un souffrir sans intervenir ! Ah non hein ! Je vous toucherai encore s'il est nécessaire même si j'y risque ma vie, que vous le vouliez ou non, la prochaine fois que vous serez dans cette état je referai exactement la même chose. Parce que voir mourir quelqu'un sous mes yeux j'ai déjà donné et j'ai pas spécialement envie que ça se reproduise !

Alors maintenant si vous voulez pas que ça se reproduise vous pouvez très bien...


Pas le temps de terminer son sermon qu'elle est interrompu par un femme de chambre qui les invite à descendre prendre le repas du soir, soirée habillée. La pression retombe d'un coup. Le masque se reforme. Elle a dit ce qu'elle avait à dire et passe donc à autre chose, même si elle n'en reste pas moins sur place à attendre le retour de flamme, car elle le sait, quand elle s'emporte de la sorte, il y a toujours le retour de flamme. Mais elle pense à autre chose, et quoi qu'il puisse dire elle ne l'entendra que d'une oreille et sa façon de penser ne changera pas pour autant.

C'est vrai qu'il commence à faire faim. Et des vêtements je trouve ça où? Parce que je doute que le drap soit considéré comme une tenue de soirée. Dans l'armoire ou la commode? Non on trouve pas de vêtements dans les chambres d'hôtel. Je suis bonne pour une descente à la boutique avec mon drap autour de moi. En espérant qu'ils aient une boutique...
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MessageSujet: Re: CHAMBRE 212   Jeu 10 Juin 2010 - 23:07

Ce pourquoi les gens s’évertuent à croire qu’on a besoin d’eux.
Rien à cirer. Je sais seulement que si elle continue à me fourrer son bavardage au fond des tympans, je lui enfourne une fourchette dans la bouche.
C’est une petite phrase que je lui servirais bien, une lame sous la langue, l’autre exactement appliquée sur la carotide.
Chérie, tu me saoules. On n’a pas élevé les gorets dans le même bouge. Le tiens était surement plus classe que le mien.

Je me redresse un peu pour voir la greluche qui vient déranger ce petit tête à tête flamboyant.
Un courant d’air, aussitôt arrivé, aussitôt repartie.
Tant pis, je reste en compagnie de la bruyante héroïne.
Mais… merci de m’avoir aidé à vivre. Ce fut un plaisir.

Si on peut appeler ça « vivre ».

Je suis mort, il y a longtemps, entre les mains des gens qui te payent pour lustrer la cervelle des larves.
Petit animal de compagnie.

Merci, un peu.


Ce pourquoi je suis méchant.
Qui le sait, me le dira.
Je n’ai pas à être autrement.
Je ne sais pas ce qu’est, cet autrement.
Au plus loin que je me souvienne, je suis méchant. J’ai toujours été ainsi, méchant. Laid. C’est le miroir qui me crache ça tous les matins, en pleine gueule.
Un molard à la place d’un visage. Ça aide pas.
C’est sur.

Je suis NOD. Je vais faire ce que je sais faire.
Trouver, éliminer, classer.

T’es pas obligé de me suivre, j’ai pas besoin de toutou pour me pisser sur le mollet.

… Faut trouver quelque chose à te mettre sur le dos.


Mon bon cœur me perdra.

Peut-être qu’il y a une part de moi qui n’est pas si mauvaise, après tout. Apres, le tout. Le tout est méchant, mauvais, détestable, à vomir en gerbe comme une méningite.
Je me suis fait à l’idée de ne jamais connaître les joies de la gentillesse.
Faut être en vie, et moi, y a rien de vivant la dedans, juste de quoi nourrir le peu d’esprit intact qu’il me reste. La dope, ça flingue gracieusement les neurones.

Je me lève comme je peux, mal. Fourbu et courbaturé.
Une pause le temps de trouver l’équilibre. Je sens que le bateau prend la mer à bâbord. Redresses-toi Mad…

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MessageSujet: Re: CHAMBRE 212   Dim 13 Juin 2010 - 14:22

Il blablate et elle continue à penser à autre chose. Les insultes fusent mais il vaut mieux le laisser croire ce qu'il veut sur sa condition de vie et ce qu'elle pense que de risquer de dévoiler sa pensée profonde qui est que ce monde pue, qu'il est à gerber et qu'elle rêverai de faire tout sauter si seulement elle était sûre que ça changerait quelque chose à l'histoire. Mais ça fait longtemps que d'autres le font sans que rien ne change, à quoi bon faire couler le sang d'innocents si leur sacrifice n'apporte rien de plus.

Le sacrifice, c'était ce qu'il disait aussi. Il parlait bien, c'est lui qui lui a ouvert les yeux. Comme il était beau et comme elle avait été imprudente de tomber amoureuse. Au début, elle avait laissé faire les choses, comme d'habitude.Il passait pour le parfait Orthodoxe, en apparence et en pensée. Pourtant elle avait senti tout de suite son "End-Vice" piraté. Mais elle n'avait rien dit, elle voulait savoir pourquoi, pourquoi il était venu la voir, elle. Ils avaient fait connaissance, parlant plus qu'autre chose. Ça la changeait et elle aimait ça. Par sa façon d'être et ses belles paroles, il l'avait charmé et petit à petit elle ouvrait les yeux sur le monde tel qu'il était vraiment, mais aussi sur ce qu'il pourrait être si tout le monde élevait une même voix contre le gouvernement. Une ouverture d'esprit qui pouvait s'avérer dangereuse pour elle face à des mentalistes ou des NODs bien entrainés. C'est lui qui lui avait appris à construire son masque, à se bâtir un mur autour de l'âme pour cacher ce qu'elle pense.

Un mur qui lui avait sauvé la vie cette nuit là. A elle, mais pas à lui. Elle ignore comment ils ont su mais en pleine nuit, alors qu'il était avec elle, ils sont venus. Ils étaient trois NODs et un mentaliste. Ils ont fait irruption dans la chambre et les ont séparés immédiatement. Les NODs s'occupaient de lui, l'interrogeant à la manière forte, pendant que le mentaliste s'occupait d'elle. Elle avait bâtit son mur, habillé son masque. Il l'emmena dans la salle de bain pour que la discussion se passe au calme. Une chance pour elle qui n'avait plus le visage de l'homme qu'elle aimait en train d'être torturé sous les yeux. L'image était derrière le masque. Derrière le masque elle était paniquée, elle pleurait, mais rien ne transparaissait. Face aux questions du mentaliste elle avait fait l'idiote, l'innocente, l'ignorante, et ça avait marché. Elle lui avait dit que c'était un client comme un autre et qu'il payait bien, elle n'avait rien de plus à demander à ses clients. Elle ne paniquait pas. Elle n'avait pas peur. Elle ne tremblait pas. Il n'y avait aucunes hésitations dans ce qu'elle disait.

Il ne restait donc plus qu'un seul test qu'elle devait passer pour qu'il puisse s'assurer de sa franchise. Un test impossible à réussir. Un test qu'elle se demande encore comment elle l'a réussi. Sortir de la salle de bain et regarder cet homme, son homme, se faire torturer sous ses yeux. Et elle en crevait intérieurement. Elle souffrait comme seule une femme qui aime peut souffrir. Le mentaliste fit un signe aux NODs, le signe décisif, le signe de l'ultime test qui lui était destiné. Les balles fusèrent, mais le supplice de son homme avait pris fin, c'était tout de même un soulagement. Elle n'eut qu'une seule réaction qui avait pour but de garder son masque intact. Elle ne dit que quelques mots, des mots horribles qui la torturent encore à ce jour mais qui lui valent d'être encore en vie. "J'espère au moins que vous allez me nettoyer tout ça, moquette comprise !"

Des mots grâce auxquels elle peut se retrouver là aujourd'hui, face à ce NOD, et l'ignorer royalement, quoi qu'il dise. Ses insultes ne peuvent pas l'atteindre, elle sait ce qu'elle est au fond d'elle, qu'il croit ce qu'il souhaite. Mais elle doit tout de même réagir un peu si elle ne veut pas paraitre suspecte.

Oui en effet, des vêtements ne sont pas de refus, même si ça risque de me gêner pour vous pisser dessus en bon toutou que je suis.

Elle prend le jeune garçon jusque là toujours silencieux par le bras, tiens le drap autour d'elle de l'autre et fais face à l'homme.

Vous avez une idée?

Ah et au fait moi c'est Evey, ça passera mieux que lustreuse de cervelle en public !

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MessageSujet: Re: CHAMBRE 212   Mer 16 Juin 2010 - 22:53

Encore ce marmot…

Le gosse… on est obligé de se le coller aux basques ?

Je sais pas comment on s’occupe d’un gosse. J’ai jamais eu de gosse, je connais que ceux du Centre, tous des petites merdes, sauf…

Je le veux pas dans les pattes.

C’est un hôtel, on va trouver des fringues.


(Direction le dressing)
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