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Novlangue est un univers totalitaire inspiré de 1984 (G Orwell)

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 Secours populaire

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MessageSujet: Secours populaire   Ven 15 Jan 2016 - 2:22

J'ajustai mes lunettes R.A. télescopiques pour la quatrième fois en quelques minutes.

- Non et non, ça va pas. Qui c'est qui me l'a recousu, celui-là ? Creier de maimuta. La prochaine fois je le fera moi-même, si c'est pour avoir à rattraper du travail de cochon pareil, dis-je en fronçant les sourcils.

Je jetai mon petit appareil à ausculter sur le plateau en inox (ce qui eut pour effet de casser les oreilles à quiconque se trouvait à 10  mètres à la ronde), et me dirigeai vers le vestibule aménagé pour retirer ma blouse et jeter mes gants de latex, abandonnant complètement mon patient dans les vapes suite à une anesthésie assez violente. Bah, il m'en voudra pas. De un, parce qu'il était assez défoncé pour voir des éléphants roses, et de deux, parce que je savais que quelqu'un s'en occuperait pendant que je serais absente.

- Prends le relais, Moriakov. J'vais m'en griller une.

Je repris mon sac à main dans le casier rouillé, me mis une clope au coin du bec et partai un peu plus loin, vers un espace fumeur qu'on avait créé avec des bancs et des tables piqués à la surface. Espace "fumeur", comme si l'air qu'on respirait aujourd'hui ne nous noircissait pas autant les poumons qu'une bouffée de produits chimiques enroulés dans du papier ...
Je m'asseyai sur la chaise en bout de rangée et allumai ma cigarette. Il y avait deux autres personnes, des collègues. Personne que je ne connusse intimement, juste des têtes que j'avais l'habitude de croiser, et à qui je faisais un signe de tête pour dire bonjour si j'étais de bonne humeur (c'est à dire pas souvent).
Je croisai mes bras et mes jambes, les yeux un peu dans le vague mais les sourcils toujours froncés, essayant de profiter de l'un des seuls moment de détente que je me permettais.
Je glissai un regard vers ma SmartWatch. Il était déjà tard dans la soirée.
J'expirai de la fumée, ce qui était en fait un soupir déguisé. Pourquoi soupirer ? Je savais pas trop. J'en avais envie, là, comme-ça.


BOUM.
Secousse.

Mes muscles se tendirent involontairement l'espace d'une seconde, la cigarette en suspens au bout de mes doigts. Les autres écoutaient. Moi aussi. Qu'est-ce que c'était que ça ? Un assaut musclé au-dessus de nos têtes ?

BOUM.

Les autres se levèrent dans un sursaut. Je restai les bras croisés. Putain, y'a pas une journée qui s'passe tranquillement dans cette ville ?

BOUM.

BOUM.


Bon ok, quelque chose clochait, clairement. Ils s'échangeait tous des regards de merlu dans la salle, ne sachant trop à quoi s'attendre. Moi, je gardais mon éternel air vexé.
Je me lèvai, écrasai ma moitié de clope (de toute façon mon moment de relaxation était déjà foutu), et me redirigeai vers la salle de soins. C'était pas l'endroit le plus hygiénique du monde, certes, mais on avait fait notre possible pour que l'endroit soit assez convenable pour pouvoir pratiquer quelques opérations. On avait sué sang et eau pour faire de réels travaux et améliorer la salubrité de l'entrepôt spacieux. Un gars riche le possédait, jusqu'à ce qu'il clamse, et que personne ne réclame sa planque. Il y avait foutu plein de merdes. Des trucs pour bricoler, de vieilles pièces détachées, des vêtements, des appareils, et d'autres trucs dont on connaissait pas trop l'utilité. Mais bon, au final, ça nous avait bien servi pour donner un coup de neuf à l'endroit.


BOUM.

- C'est quoi ça ?

Moriakov s'était occupé de désinfecter les plaies du patient que j'avais abandonné un peu plus tôt.

- Bah, j'en sais rien. Un couillon qu'a mal installé les feux d'artifices pour sa fête d'anniversaire ? Des N.O.D. en plein PMS ? Qu'est-ce que tu veux que j'en sache ?

BOUM.

- Par contre, ce que j'sais, c'est que ceux qui connaissent notre petit business vont vite débarouler. Parce que des "boum" comme ça, ça vous arrache des bouts de corps facile.

Moriakov aquiesça. Il était plutôt calme, comparé au reste des gens qui avaient tout de suite fait des têtes de débile à cause de l'inquiétude. C'est pour ça qu'elle l'aimait bien, ce vieux con. Il était posé, et réagissait quand il fallait réagir, et pas avant. Voilà, un gars correct, quoi. Ca faisait un moment qu'ils bossaient ensemble maintenant, et leurs personnalités se complétaient bien, quand ils bossaient.

- Bon sinon, plus sérieusement, une fois que ça se sera calmé là-haut, j'irai voir ce qui se passe. Et peut-être essayer d'aider, des fois qu'y ait potes qui sont dans la merde.

- Je viendrai.

Puis, faisant abstraction des explosions au-dessus de sa tête, elle se remit au boulot et porta à nouveau toute son attention sur son patient.


Dernière édition par Demetra Sălbatic le Ven 22 Jan 2016 - 22:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Secours populaire   Ven 22 Jan 2016 - 22:48

Sauf qu'avec toutes ces explosions, c'était dur de se concentrer.

- Bon sang ...

- Moriakov qui s'énerve, on aura tout vu.

- Je ne m'énerve pas, juste que ... C'est pas simple de bosser sur un truc qui demande de la minutie quand le sol et le plafond dansent la java.

- Certes.

Je levai les yeux en l'air. De la poussière commençait à tomber du plafond, ça devait secouer sévère là-haut.

- Bon ... Je propose qu'on s'arrête là pour aujourd'hui. C'est pas très hygiénique de bosser dans ces conditions.

- Je suis assez d'accord. Allez, tu peux partir, fis-je en m'adressant au patient.
On reprendra quand ça se sera calmé. Si ça se calme.

Le patient quitta la salle en les remerciant, et en leur disant qu'il repasserait plus tard.

- Reste quand-même dans le coin, on sait pas trop ce qui se passe dehors.

Il aquiesça et partit s'asseoir dans l'espace d'attente. Il avait l'air tendu par les gros bruits, lui aussi. D'ailleurs, ça n'avait toujours pas arrêté. Je perdai à partir de là mon petit côté sarcastique pour me remettre dans la Demetra habituelle, celle qui se tient droite et qui pense tout pareil.

- Ca sent mauvais cette histoire, Moriakov.

Il ne répondit pas. Mais son silence en disait long, et je n'avais pas besoin de réponse de toute façon.
Je soupirai encore une fois. Nos regards se croisèrent, et je lui fis un signe de la tête pour lui faire comprendre qu'on avait mieux intérêt à s'occuper ailleurs que dans la salle de soins si on voulait pas rester les bras ballants.


- Y'a la salle d'opération à nettoyer, au pire. Pas vraiment besoin d'être précis, pour ça. Puis y'a un des patients qui a calanché, il était pas très poli, et Drake s'est amusé à l'ouvrir pour satisfaire sa curiosité morbide tout autant que pour se venger. Autant te dire que ça a été un sacré carnage.

Moriakov eut un regard légèrement blasé et et ils s'engagèrent dans le couloir qui menait à la salle d'opération, elle aussi aménagée du mieux qu'ils avaient pu. Elle était plutôt pas mal, et jusqu'à maintenant elle fonctionnait bien, tant côté hygiène qu'au niveau de l'affluence des patients. Personne n'était mort pour infection jusque-là, en tout cas.

Les explosions n'avaient toujours pas cessé. Moriakov et moi on gardait le silence, mais on pouvait sentir l'inquiétude s'installer, et les questions fuser sous nos crânes. Mais on la fermait, parce qu'on savait très bien que ça servirait à rien de les poser, puisqu'aucun de nous deux n'avaient les réponses.

Une fois dans la salle, j'attrapai un seau et une éponge, changeai de blouse et de gants, et entreprit de laver les murs carrelés horriblement crades. Il y en avait partout, c'était presque comme si la salle avait servi de micro-ondes géant.


- Euh ...

- Me demande pas.

Je trempai l'éponge dans l'eau savonneuse et commençait à gratter énergiquement, à l'ancienne. La solution ultra-désinfectante en vaporisateur fera le reste du travail une fois le plus gros de la couche de confiture humaine enlevé.

Le sol et le plafond continuaient de trembler.
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