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Novlangue est un univers totalitaire inspiré de 1984 (G Orwell)

Ambiance Blade Runer, The Island, Total Recall, et tant d'autres où les libertés sont étranglées...
Chut! Big Brother... La délation est l'arme des cafards...
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 Du sourire aux larmes

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Mentaliste
Le destin bat les cartes, nous jouons

Masculin
Age : 29
Présentation du Personnage : Du sourire aux larmes
Mes RPs : [url=LIEN vers le RP]Nom du RP[/url]
Fan Club RP : 1

Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: Du sourire aux larmes   Dim 17 Jan 2016 - 15:55

La porte vola soudain en éclats. Assise sur son lit, Cindy hurla de surprise et de peur alors qu'un homme des brigades d'intervention avançait, fusil d'assaut braqué dans la direction de la jeune fille. Sous l'effet de la terreur, elle n'eut pas même le temps de réagir, mais l'homme fut brutalement poussé sur le côté. A sa place se trouvait maintenant une femme. D'une main qui semblait pourtant si douce, elle tenait l'homme plaqué contre le mur. Elle arborait un sourire innocent, juvénile, insouciant.

« Doucement, mon frère. Vous n'étiez là que pour ouvrir les portes. Maintenant que vous avez brillamment accompli votre mission, retournez à l'entrée de l'appartement avec votre camarade et empêchez toute intrusion. »

L'homme tenta de protester, mais la main qui le tenait au niveau du torse remonta aussitôt sur son cou. La femme souriait toujours.

« J'ai horreur de me coltiner les gros bras écervelés du NOD, mais les ordres sont les ordres. Les miens sont clairs, les vôtres aussi. Or il se trouve que ce soir, c'est moi qui commande. Alors exécution. »

Le flic avala péniblement sa salive puis hocha la tête. L'étreinte sur son cou fut relâchée. Lorsqu'il se retourna pour sortir de la chambre, la femme en profita pour lui administrer une petite tape sur la fesse.

« Brave garçon. Venez donc me voir à la fin de votre service. »

Elle pivota vers Cindy. Elle souriait toujours.

« Bon, à nous deux jeune fille. Non, restez assise. Permettez que je m'installe près de vous. »

Le sommier grinça lorsque le poids de l'armure de combat s'enfonça dans le matelas. La femme prit une posture désinvolte, jambes croisées, les mains posées sur le genou.

« Si je suis là, c'est pour avoir une petite conversation au sujet de vos agissements. » Elle leva la main pour interrompre toute protestation.
« Non non non, inutile, je sais très objectivement ce qui s'est passé. Ne vous inquiétez pas, nous avons déjà rendu visite à vos camarades de classe. D'ailleurs veuillez excuser le désordre, c'est l'inconvénient de travailler avec le NOD. Vos parents seront remboursés par le Temple. Car c'est bien le Temple qui m'envoie. Oh, mais je manque à tous mes devoirs : je suis membre de l'Ordre des Mentalistes, plus précisément de l'Adepta Sororitas, et l'on m'appelle Soeur Sourire. » Elle se mit à sourire de plus belle.
« Voyez-vous, Cindy, mon travail, que dis-je, ma mission parmi les Mentalistes est d'intervenir auprès des âmes égarées. Nous craignons en effet que vos camarades de lycée et vous-même ne vous soyez égarés, tourmentés par la lecture de ces manifestes tout droit sortis des esprits déments de ceux que l'on appelle les Insurgés. Ah, je vois que vous commencez à comprendre. Mais non, voyons, ne tournez pas la tête. Ne tournez pas la tête. Dis, tu m'écoutes, oui ? Tu veux que je t'attache la tête en bas pour que tu restes attentive ? »

Un voile sombre venait de passer dans les yeux de la Soeur, mais lorsque Cindy reporta un regard terrifié sur elle, toute tension sembla s'apaiser et le sourire éclatant revint.

« Voilà qui est mieux. Oui, j'étais là, Cindy, lorsque votre ami a amené ces documents dans l'arrière-salle de la bibliothèque du lycée pour que vous puissiez les lire ensemble et tenir des propos diffamant sur le bien-fondé de notre société. J'étais là, mais vous ne vous en souvenez pas. Nous avions le début de la piste, je suis venue confirmer nos soupçons, et nous avons ainsi pu prendre le temps d'approfondir notre enquête avant de passer à l'action. Vous ne m'avez prêté aucune attention, et c'est parce que j'ai ce pouvoir en moi. Je peux faire en sorte que les gens ne me remarquent pas. Oh non, je ne deviens pas invisible, simplement, je génère comme une aura d'indifférence et d'inattention. C'est très pratique. Je te dis que c'est très pratique, jolie poupée de sucre mauve. Tu veux que je te le grave sur le front avec tes propres canines pour que tu t'en souviennes ? Non ? »


Ce nouvel accès de colère sourde fut bien mieux contenu que le précédent, mais dès que Cindy se mit à pleurer, Soeur Sourire s'apaisa et l'entoura de ses bras, berçant doucement la jeune fille contre elle.

« Ne pleurez pas. Je vous en prie, ne pleurez pas. Là... ça va aller. Personne ne vous veut du mal.
Je ne suis pas intervenue tout de suite à la bibliothèque parce que je ne voulais pas perturber le bon fonctionnement du lycée. Les NOD savent très bien faire des démonstrations publiques, mais moi je préfère user d'un peu plus de douceur. Et puis, comprenez que mon apparence peut faire peur. C'est bien à cause de la dangerosité de nos ennemis que je suis obligée de porter cette armure et ces armes. J'ai aussi été formée à de nombreuses techniques de combat, mais c'est avant tout la passion qui m'anime. Une place pour chacun, et chacun à sa place, tout cela sous le contrôle impartial mais néanmoins bienveillant du Gouvernement. J'ai parfois entendu dire que cela me rendait quelque peu fanatique. Pensez-vous que je le sois ? Pensez-vous que ma conviction, que dis-je, ma foi peut parfois m'aveugler et obscurcir mon jugement ? Peut-être bien. Mais mes Soeurs et moi-même sommes pourtant nécessaires. Les Automates ne sont que des comptables, et les NOD des gros bras. Ce sont les Mentalistes qui détiennent le véritable esprit de notre culture et doivent propager la bonne parole, et c'est à l'Ordre de la faire respecter et de prendre en charge la déviance qui ronge notre société.
Regardez le rouge de cet uniforme, n'est-il pas chatoyant ? Il rappelle la douceur d'un foyer réconfortant, et c'est bien cela que nous voulons défendre. La liberté pour tous nos concitoyens d'avoir une vie calme et sûre, loin des cabales et des vices. Qu'en pensez-vous, Cindy ? N'est-il pas plus bel avenir que la tranquillité offerte par notre bon Gouvernement ? Mais il est vrai que ce rouge rappelle aussi la couleur du sang. C'est malheureusement parfois le prix à payer pour garantir la sécurité de nos concitoyens : un peu de sang sacrifié sur l'autel de notre salut à tous. »


Soeur Sourire écarta soudain Cindy d'elle et la désigna d'un doigt accusateur.

« Sale petite pute, pute, pute, pute ! Je vous hais, tous autant que vous êtes, misérable engeance rampante jouissant sous les fouets du Malin en lui léchant les cou... »

Elle sembla comme frappée par un éclair de raison, regarda un instant dans le vide, interdite, puis elle secoua la tête.

« Qu'est-ce que je disais ? Qui êtes-vous ? Ah oui, pardon. Quel dommage que vous soyez encore trop jeune pour être implantée. Sachez que vos camarades ont été conduits en clinique spirituelle, où ils se voient offrir l'occasion de méditer sur les conséquences de ce délit. Car leur esprit est perverti, et le vôtre aussi, Cindy. Vous allez devoir les rejoindre. »


Lorsque Cindy se remit à sangloter, Soeur Sourire ne parvint pas à garder son calme très longtemps...

« Arrête de pleurer. Ma patience a des limites. Arrête de pleurer. Qu'est-ce que tu regardes ? Mon flingue ? Je sais à quoi tu penses, salope. TU VEUX LE VOIR DE PRES ? »

Détonation.

Alerté par le coup de feu, les NOD revinrent en courant, mais ne purent que constater le carnage. A bout portant, le calibre surdimensionné avait traversé la boîte crânienne, la faisant éclater comme un melon.

Soeur Sourire avait déjà rengainé son arme et se tenait toujours assise sur le lit, les mains sagement posées sur les cuisses.


« Messieurs, c'est ainsi que s'achève notre mission. Vous avez fait du bon travail, je saurais en référer à votre supérieur. Maintenant rentrons, voulez-vous ? »

Elle souriait toujours.
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