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Novlangue est un univers totalitaire inspiré de 1984 (G Orwell)

Ambiance Blade Runer, The Island, Total Recall, et tant d'autres où les libertés sont étranglées...
Chut! Big Brother... La délation est l'arme des cafards...
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 La porte est ouverte

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Orgienne
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Nuit pluvieuse.
Rencontre avec un ressac.
Même nuit, au Murphy's, rencontre avec des insurgés...
Journée.
Déguisement.
Deuxième nuit.
L'anarchie s'organise.
Attaque de la prison.
Rencontre avec Melian aux docks.
Troisième nuit.
Réparation de la jambe et papotage.
Retour au Murphy's.
Visite du QG, sentiments et sensualité brute.
Quatrième nuit.
Croiser une soeur...
Et l'embarquer dans un plan foireux, retour à la prison. (annulé)
Chinatown (anim Premier signe)
Plus tard, dans Chinatown, l'épidémie fait rage.
Dans l'hôpital.
Bien après.
Retrouvailles avec Guinea.
Burger Bitch (annulé)
Nuits lambda.
C'est en faisant n'importe quoi qu'on devient n'importe qui. (annulé)
Des petits trous dans le cerveau.
Un gros trou dans le cerveau (en cours)
Une autre nuit sur les toits.
Que va-t-on faire de toi Nej ?
Encore plus tard.
Little boxes (annulée )
Et une autre nuit.
Essaye de tuer Charmant (en cours)
Des mois plus tard
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MessageSujet: La porte est ouverte   Lun 25 Jan 2016 - 21:33

Aslinn est si adorable. Elle a grandit.
Oui, elle est si grande. Mais je voudrais qu'elle reste pour toujours une enfant, et je crois que c'est ce qu'elle veut aussi. Ne pas grandir.
Comme Jude.

Elle si belle, elle comprend tout, elle comprend tout mieux que moi.
Lui aussi il est si beau.
Je m'efface, je les laisse parler, j'écoute et j'apprends. Et je deviens un peu une enfant. Juste un peu et juste devenir, parce que je n'ai jamais été une enfant.
Je n'existais pas et puis je fus adulte, sans liberté, sans droit de penser. N'est ce pas extrêmement étrange ? Cela m'a toujours perturbée.



Un peu plus tôt nous avions ressentit un souffle. Nous avons vu la lumière et puis la nuit.
Par chance nous étions loin.
Je les ai quand même couvert et puis nous avons couru. Couru encore.
Je n'ai rien vu, rien compris. J'ai arrêté la vague de bombes... Alors comment est-ce possible ?

Qui ? Quoi ? Comment ? Ce ne peut pas être les orgiennes.
Mais je n'ai rien vu, rien vu venir et je ne sais pas ce qu'il sait passer.
J'ai juste mal au cœur.

Je ne veux pas y penser, je veux être une enfant. Oublier ce que j'ai fait. La folie. La cruauté. Je pleure, ça ne se voit pas. Mais je pleure et je saigne. Sans larmes et sans sang.



Un pas de plus.
Et c'est le vide devant nous.
Un petit vide.
Quelques mètres plus bas la terre ferme.
La vraie terre.

Elle doit être dégueulasse, polluée et pleine de déchet. Mais c'est la terre.
Je n'ai jamais marché sur la terre.

Je ne peux plus avancer.
Je suis bloquée, coincée, collée, engluée au sol.
Moi je suis béton, fer, métal, pierre, acier, brique, cuivre.
Je suis plexiglas, carbone, plastique, verre.
Physique et chimie.
Pour le meilleur et pour le pire.

Devant il y a la terre, la vie, la nature.

Et j'ai peur.

Je regarde derrière.
Je saigne, je pleure toujours.
J'ai mal car mon cœur s'est disloqué, face à l'horreur et à la honte.


J'ai trop peur d'avancer dans cet inconnu terrifiant.


Je ne peux pas faire un pas de plus.
J'appartiens à Novlangue.


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: La porte est ouverte   Ven 29 Jan 2016 - 16:53

Je suis assis parce qu’elle m’a posé là. La jeune femme jolie. Avec un  seul bras.
Posé là à côté de la petite fille pas plus âgée que moi. Mon âge n’est que de quelques années, probablement moins qu’elle. Ce qui fait que je suis plus jeune qu’elle. Ça ne se voit pas.

Je parle peu. Non, je dis rien mais je la regarde d’en haut. D’une taille adulte de plus qu’elle. Je souris aussi. Je souris toujours. Et si ce n’est pas avec la bouche, c’est avec le regard.
Et je la regarde en souriant.
Elle est rouge avec deux grands yeux bleus. C’est joli. Je comptais ses taches de rousseur plic-plic, et puis j’ai oublié. C’est la faute à dehors.

Je regarde le plafond de l’appareil. Je me demande si on voit encore la lune dehors. Parce qu’il y a la secousse, la lumière, le bruit avant et le bruit après, et c’est plus le même.
Je m’invente un rêve vite fait pour oublier dehors. Un rêve où les Hommes ne se font plus mal. UN monde où les enfants ont le droit de sourire. Et rire. Avec des éclats plein les yeux qui pétillent. Et d’autres qui courent dans le ciel, et qui sautent d’une étoile à l’autre. Moi, je regarde le monde d’en bas, assis sur la pointe de la lune.

Et puis, la réalité me tape sur l’épaule.
Toc-toc, il y a quelqu’un ?
J’ai voulu me répondre que non, il n’y a personne parce que sur la pointe de ma lune, le monde est beau et serein. Et c’est reposant.
J’ai eu mal aux yeux, et le rêve s’est replié sans prévenir. Je l'ai enfoui dans ma poche sous mon mouchoir à souvenir. Pour voir la vérité en face. Et rêver sur la pointe de la lune après. Quand j’aurai mal à la tête.

Je vois là, par un hublot
La folie des Hommes
Pour la première fois depuis que je suis petit, je pleure
Je crois que c’est la première fois
Ou j’ai oublié.
C’est mouillé dans mes yeux, sur la joue. Et dans le cou, ça chatouille.
C’est trouble aussi. Je vois comme dans le fond d’un verre plein.
Les bras tendus et les mains posées sur les genoux, je revois tous les livres d’histoire que j’ai lue. Chaque image qui est restée gravée dans mon esprit. Toutes ces images qui montrent la folie des Hommes. Avec des noms, des titres, des villes rasées détruites par l’atome.
Le mot folie revenait souvent, et je me disais que cette folie-là ne pouvait pas recommencer. Il y avait déjà assez de folie dans Novlangue.
Pourtant dehors, l’histoire se répète. Comme un écho revenu de loin qui frappe à la tête. Qui fait perdre l’équilibre et tomber de la lune.
Je suis tombé si par terre tout à coup.

Du bout des doigts de ma main, j’enlace la sienne. La main d’Aslinn.
Je me demande si je pourrai être un papa.
Les pensées sont comme ça dans ma tête, elles vont et viennent et forment des idées surprenantes. Enfin moi, elles ne me surprennent jamais. Les autres, toujours.
Je regarde la jeune femme jolie. Je me demande si je pourrai être un mari.

Quand, elle s’est levée, j’ai oublié de penser à quelque chose. Je sais plus quoi. Encore une pensée perdue, pour plus tard.
Je l’ai regardé rester sur place. Figée comme un robot devant la sortie de l’appareil. Ou l’entrée. Ça dépend de quel côté on y pense.

Je me suis redressé sans perdre la petite main de la petite fille. Encore une fois, je me suis demandé quel effet ça fait d’être un papa.
J’ai fait un pas et deux. Et elle a fait un pas et deux.
Jusqu’à la jeune femme jolie. A côté d’elle.
Encore une fois, je me suis demandé quel effet ça fait d’être un mari.
C’est bizarre, toutes ces pensées. Je les dépose sous mon mouchoir elles aussi. Pour pas encombrer mon esprit qui vague et zigue.

J’ai souri à nouveau. Il était temps que je le retrouve celui-là. En la regardant avec son air. Un air qui a peur ?

Vous avez peur ?

Il ne faut pas. Là c’est beau, c’est dehors. On peut respirer sans tousser.
Plus loin, il y a des arbres pour grimper et s’assoir et la regarder.
Vous l’avez déjà vu ?
Je vous la montrerai. On y va ?

Plus tard, il faudra vous reconstruire.
Je pourrai le faire, j’ai appris dans les livres. Tout.

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MessageSujet: Re: La porte est ouverte   Ven 29 Jan 2016 - 21:40

On est ailleurs, loin de ce qui me semblait si étrange.
La ville, c'est étrange, c'est pas naturel de vivre dans quelque chose d'aussi gris.
C'est pas naturel de grandir sans parents.
Ne pas se serrer l'un contre l'autre quand on a froid au cœur.
Ces gens étaient mort déjà et ils savaient juste pas.

Moi j'ai envie de serrer dans mes bras, de me rouler dans l'herbe, de grimper dans les arbres.
J'ai envie de sortir loin et de laisser le gris derrière.
Tout est détruit , vide et je voudrais courir vers le vert.

je me tourne vers Jude et je le prend dans mes bras, je l'enlace fort. Et le lâche aussi vite parce que je vais faire pareil avec nyny. Puis je la lâche aussi avant de filer en courant.
Je vais me rouler dans la couleur de mon monde à moi.

Un monde qui chante.
Alors je me mets à rire.

Parce que le rire ça vient tout seul .
Il est libre mon rire, plus rien pour l'arrêter, alors il ne résonne pas comme entre les murs de mon placard.

Il y a de toutes petites fleurs, je commence à les cueillir et à les tresser, assise en tailleur.
La tête penchée sur les mains, mes cheveux qui me font comme une cabane, ils sont si long à présent.

Je me sens juste bien.
Et je relève la tête je fais un signe de la main à mes amis si précieux pour moi. Je les appelle.

Un sentiment étrange en regardant maman Nyriss, comme si ses pieds étaient collés entre les deux mondes.

Rien ne la retient pourtant, je ne comprends pas, la tête penché sur le côté.

C'est un sentiment étrange, retrouver ce que j'ai toujours connu mais tout est différent. Comme si je le voyais avec de nouveaux yeux
ça ne m'a jamais paru si beau.
Et l'air ne m'a jamais paru si bon
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Journée.
Déguisement.
Deuxième nuit.
L'anarchie s'organise.
Attaque de la prison.
Rencontre avec Melian aux docks.
Troisième nuit.
Réparation de la jambe et papotage.
Retour au Murphy's.
Visite du QG, sentiments et sensualité brute.
Quatrième nuit.
Croiser une soeur...
Et l'embarquer dans un plan foireux, retour à la prison. (annulé)
Chinatown (anim Premier signe)
Plus tard, dans Chinatown, l'épidémie fait rage.
Dans l'hôpital.
Bien après.
Retrouvailles avec Guinea.
Burger Bitch (annulé)
Nuits lambda.
C'est en faisant n'importe quoi qu'on devient n'importe qui. (annulé)
Des petits trous dans le cerveau.
Un gros trou dans le cerveau (en cours)
Une autre nuit sur les toits.
Que va-t-on faire de toi Nej ?
Encore plus tard.
Little boxes (annulée )
Et une autre nuit.
Essaye de tuer Charmant (en cours)
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MessageSujet: Re: La porte est ouverte   Sam 6 Fév 2016 - 10:45

Je regarde ce bras que je tiens dans ma main. Je regarde le trou vers l'épaule avec les circuits qui dépassent.

J'essaye de lui montrer pour qu'il voit.
Regarde, je ne suis pas humaine.
Je n'ai ni chair, ni peau.
Si je meurs dehors, dans la terre. Je ne serais pas manger par les vers et avaler par le sol.
Je serais un déchet, un déchet qui va polluer la terre et l'eau. Polluer la vie.
Je n'ai pas ma place dans la nature.

Je ne sais même pas si je peux mourir...

J'ai passé mon bras sous mon bras. Oui c'est bizarre comme phrase, c'est rare qu'un humain puisse en dire autant.
Et j'ai glissé mes doigts dans sa main pendant qu'il me parlait.
Il a raison j'ai peur.
Et je serre sa main très fort. Mais j'espère pas trop fort, je ne veux pas lui faire du mal.

Il a raison aussi, il ne faut pas avoir peur.
C'est beau là dehors. Il suffit de voir Aslinn qui court dans les fleurs.
Et qui rit.
Elle est tellement merveilleuse. En la regardant, je ne peux que sourire aussi et retrouver confiance.

Aussi parce qu'il me tient la main et me rassure.
Je le regarde.
Lui et son visage d'adulte et son regard d'enfants. Et ses yeux rouges...

- Vous avez pleuré ?

Une question innocente, les sourcils froncés, une pointe de déception.
Je ne veux pas qu'il pleure, ni qu'il soit triste.
Pourtant je devine pourquoi, et c'est de ma faute.
Mais je ne peux lui dire, je ne peux le dire à personne. J'enfouis ça au fond de moi en avalant ma salive.
Je ne peux pas me racheter, je ne peux pas lui faire oublier, mais je peux surement le faire sourire à nouveau.
Et moi je dois apprendre à étouffer ma peine, alors même que je la sens prête à déborder à n'importe quel moment. Elle boue à l'intérieur de moi.

- Je n'ai jamais vu d'arbres.


De vrais arbres. Les rares de Novlangue ne comptent pas. Non, ce ne sont pas des vrais arbres.

- Je n'ai jamais vu de fleurs non plus, je n'en ai jamais toucher. C'est doux ? Il parait que ça sent bon !

Je laisse passer un éclat de rire sous l'émotion.
Je pousse du pied la carcasse de l'orgienne, prête à l'abandonner ici. Enfin prête- à passer de l'autre côté.

- On y va.

Je n'ai plus besoin de la technologie, j'ai tout fait pour être entièrement autonome. Alors je peux partir, bien sûr que je peux partir. Et je pourrais revenir aussi, si je le souhaite.

- Montrez moi tout s'il-vous-plait ! Mais ne me lâchez pas...


Après lui, je pose un pied dans la terre, puis dans l'herbe. C'est étrange, c'est mou. Et légèrement humide. C'est très agréable. La lune se reflète sur mes dents blanches que je dévoile sans complexe.
Je n'ai jamais rien connu de tel.
Je devrais avoir honte d'être si heureuse après avoir causé un tel désastre. Mais je n'y pense juste plus tellement la beauté, la vraie beauté vient de me frapper.
C'est la petite fille rousse qui joue avec les fleurs devant nous, celle vers qui nous avançons.
C'est l'herbe qui craque sous moi.
Les gouttelettes d'eau qui se déposent sur mes chaussures.
Le sol qui s'enfonce légèrement à chaque pas.

Et il y a encore tant de choses à découvrir.
Découvrir en vrai tout ce que j'ai vu dans les livres et dans les films.
C'est encore plus beau.
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MessageSujet: Re: La porte est ouverte   Dim 14 Fév 2016 - 11:40

Dehors c’est ici.
Je sens sa main qui saisit la mienne. J’écoute ses questions qui vont avec. Et sans attendre que j’y réponde, elle m’entraine dehors.
Il y a la petite fille et elle et moi. Et là, tout le reste, dehors.
Tout qui frétille et brille et vie.
Là, il s’envole ! Lui et lui et tous les autres comme lui. Une nuée de papillons aux mille couleurs qui volent et tourbillonnent comme une vague dans l’air qui nous enveloppe, s’enroule autour de nous, d’elle et d’elle, et moi. Je laisse la main de la jeune femme jolie pour tendre les miennes et les sentir m’effleurer.
Toutes ses caresses colorées. Toutes ses ailes qui chatouillent mes paumes et qui s'y posent et qui s'époussettent.
Alors, je souris parce qu’au moins ici, c’est vivant.
C’est dehors.

Je fais grise mine quand même, quand je vois les nuages passer là-bas, un peu loin.
Je pense à l’autre nuage, celui qui ne fera pas pousser les fleurs et les champs et les herbes hautes. Le nuage sur la ville.
Les papillons ne voleront pas, là-bas. Pas dehors.
Il n'y a plus de papillon.
Mes yeux qui sourient toujours tout le temps, clignent.
1, 2, 3 et plein d’autres clignements comme des ailes qui battent l’air.
Je le sais, j’ai compté.
C'est pour chasser l'eau qui coule.
Instinctivement, j’enfonce la main dans ma poche pour décoiffer un air de musique. Je soulève mon mouchoir et la mélodie joue un air gai. Je souris à plein poumon.
La mélodie envahie mon esprit, c’est beau ça joue et c’est remplie de jolies couleurs.
C’est du piano, un air de Bach ou pas, ou Mozart c’est sûr, et les notes s’envolent comme la nuée de papillons.

Je me laisse choir et m’assois dans l’herbe grasse.
Tout d’un coup comme ça comme un enfant.
Je délace mes chaussures et enlève mes chaussettes pour les rouler en boule et les enfoncer dans mes chaussures. J’attache les lacets ensembles, et je les pose autour de mon cou.
Mes pieds dans l’herbe, nus, jouent du bout des orteils un tam-tam cabriolé, un air de Django du bout des pieds, dans l’herbe c’est heureux, joyeux, gai, et je souris et même éclate de rire. Tout ça c’est pour rire, c’est pour beau, c’est pour ça qu’on vit.

Alors, je chante des yeux, du regard, et je souris des pieds, des orteils.
Dans l’herbe fraîche, humide et rosée du matin.
Le soleil s’est levé, c’est beau, c’est chaud, doux comme du coton sur la peau, dans les yeux, et le regard tout mouillé tant c’est si beau la vie, c’est dehors, ici.

Je lève le bras vers son bras et attrape sa main.
Elle est douce pour du plastique. Et chaude et tiède un peu.
Je l’enserre et tire.
Pour qu’elle s’assoie ici aussi, près de moi dans l’herbe qui n’appartient à personne.

Je regarde son regard surpris, ses yeux et ses lèvres qui ne bougent pas encore.
Je souris, il faut.
Et quitte son regard des yeux pour regarder ses pieds.

Et puis la regarde à nouveau.

Il faut les enlever !
Et toucher l’herbe avec la voûte et la plante et les orteils.
Et danser du bout des pieds des orteils !
C’est le début, c’est comme ça qu’on apprend à aimer et ensuite, c’est plus possible de s’en passer.

Ecoutez !
Vous l’entendez ?
La mélodie !


A côté, plus loin, il y a la petite fille plus vieille que moi qui sait déjà tout ça. Qui rit et joue. Elle est d’ici, c’est sûr. C’est son monde à elle.
Et moi ?
Où est-il ? Mon monde à moi…
Pas dedans, et ici pas dehors non plus.

Je suis pas d’ici, vous savez ?
Et vous ?
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MessageSujet: Re: La porte est ouverte   Mar 16 Fév 2016 - 11:08

Je sais pas très bien à qui il s'adresse, je fais oui de la tête . Comme ça si la question est pour moi j'ai répondu.
Mais si il pose la question pas à moi ben, il me regardera pas.
Il verra pas que j'ai pas suivi la conversation.

Parce qu'en fait je suis pas très attentive à ce qu'ils font.
Je suis plongée dans l'oublie de ce qui est moche, je ne veux pas regarder plus loin vers les fumées noires, vers le nuage.
Ce serait penser à ce que ce nuage va faire de mauvais bien au delà du dôme.

D'ailleurs il faut peut être partir très loin.
Bien bien au delà de ce que l'on voit.

On est pas très normaux, et à nous voir, nous entendre, je me demande si en fait je ne suis pas morte.
Jude serait mon ange gardien, ma conscience, celui qui me rappelle qu'on peut être grand sans vraiment l'être.
Et nyny serait ce qui me reste de monde d'avant.
Peut être que c'est le rêve juste avant la fin.
Et que leur rôle c'est de m’amener de l'autre côté, retrouver mes parents.

C'est pas très drôle comme pensée, du coup je souris plus.
Je me lève en regardant par terre et je marche en tournant le dos à l'ancienne mégapole.

Je marche vers la forêt, vers je sais pas où.
Je sais pas où ça fait un peu peur.
Mais c'est toujours mieux que de rester trop près du nuage.

" Je pense que nous devrons marcher longtemps. Vraiment longtemps, On dirait qu'on serait en voyage de vacances et qu'on irait voir la mer"

Faire semblant c'est bien, ça enlève le poids sur les épaules, et on peut repenser à rire.
Alors je rigole en cascade et je me mets à courir, à trottiner
" Et vous avez qu'à essayer de m'attraper"


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MessageSujet: Re: La porte est ouverte   Sam 27 Fév 2016 - 9:54

Derrière c'est la mort partout.
Et ici c'est l'école de la vie.

Le contraste est étonnant, détonnant, émouvant.
Comme toujours quand je ne sais pas, j'observe, j'apprends et je reproduis. Comme un être humain mais la spontanéité en moins. Pour autant, ça n'en n'est pas moins sincère.

Un papillon ? Je n'en avais jamais vu en vrai. Il n'y a pas ça sous le dôme.
Alors un nuage ?
Au début j'ai eu peur. Cette nuée d'insectes qui volent de façon anarchique, on aurait dit une tornade malfaisante. J'ai eu peur parce que je ne savais pas ce qui allait se passer si j'entrais en contact avec.
D'autant que Jude m'a lâché.

Et puis je l'ai vu lui, toujours si beau de cette âme d'enfant dans un corps d'homme. Je l'ai vu se précipiter dans le nuage et tendre les bras, je l'ai vu être heureux.
Alors j'ai fait pareil, un pas puis un autre. Et j'ai tendu les bras, paume vers le ciel, avec la grâce d'une danseuse. J'ai regardé les papillons se poser sur mes bras et virevolter autour de moi. Le regard, le sourire et le cœur fascinés.
La nature me cachait encore bien des merveilles, je n'aurais jamais fini de découvrir, d'apprendre.
La beauté tenait à si peu de chose, le bonheur était si simple.
L'oubli aussi.

Et puis soudainement, quelque chose entoura ma main et je fus attirée vers le sol, à côté de Jude.
Jude qui n'avait pas fini de me montrer ce que je ne devais surtout pas louper. Il savait lui, il connaissait toutes les belles expériences derrière ses grands yeux innocents.
Aussitôt, je délaçai mes chaussures et plongeait mes pieds dans l'herbe humide.
Doux et frais, et ça chatouillait.
Je faisais tout comme il disait et j'apprenais à aimer.

Aimer la vie.

Il regarde Aslinn, et je le regarde lui. Je dessine son visage avec mes yeux, d'abord le contour, puis les traits les plus importants. Les yeux. Et surtout cette lueur dans ces yeux. Je ne le sais pas mais je le regarde avec la même lueur. Avec la mélodie en toile de fond.
J'imprime tout ça dans mes circuits, et j'en fais une copie quelque part sous haute protection. Jamais je ne voudrais oublier.

- Je ne suis pas vous.
Je viens de là-bas, j'ai été fabriqué par eux.

Mais je suis juste moi.
S'il-te-plait, ne m'appelle plus vous.


Je lui pointe du menton la ville, l'affreuse cité.
Aussi laide que son âme.
Mais que je ne pourrais me résoudre à complètement abandonner.
Il y a de belles choses aussi, là-bas dedans.

Il ne faut pas trop regarder par là-bas. Il n'y a que de la peine et de la souffrance.
J'ai honte mais mon regard fuit, je préfère voir Jude.
Jouer encore un peu avec mes pieds dans l'herbe.

Jude...
J'ai envie de savoir si au toucher sa peau est aussi douce que dans mon dessin, celui que j'ai gardé au plus profond de mon esprit.
Mais Jude il est fragile, j'ai peur de le casser, ou pire de le fuir.
C'est comme s'il était éphémère, trop beau pour être vrai.
Sauf que si je le touche, il sera bien réel.

- Jude, est-ce que c'est un rêve ?


Les papillons, les fleurs, lui... L'herbe qui chatouille les pieds.
Aslinn et sa chanson.
C'est peut-être même trop pour un rêve.

J'ai besoin de savoir et je tends la main.
Je sens sa chaleur émaner sur ma peau, d'abord. Je souris avec mon ventre.
Je pianote du bout des doigts sur sa pommette, délicatement. Et je descends doucement jusqu'à ses lèvres en suivant la courbe de son sourire. Sa ride du bonheur.
Puis je pose ma main contre sa joue. Contre ? Non, pas vraiment. Je n'ose pas le toucher, je le sens juste à quelques millimètres de ma paume. Sa douceur, son magnétisme. Je replis la main, le frôlant toujours puis je la ramène vers moi alors que j'entends Aslinn loin.

Loin ?!
Je me retourne.
Elle part.

Vite Jude, vite !
j'attrape sa main et je l'entraine derrière moi.
Je cours vite, vite, vite.
Tellement vite que je risque de tomber.

J'ai laissé mes chaussures derrière, c'est pas important.
Ce sont des choses de la ville.

- Vite, il faut la rattraper !

On ne dirait rien Aslinn.
On pourrait aller voir la mer, pour de vrai. Sans faire semblant, sans prétendre.
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MessageSujet: Re: La porte est ouverte   Jeu 17 Mar 2016 - 14:49

Ne m’appelle plus vous ?
Mais comment autrement… tu ? Mais tu c’est intime… c’est proche… c’est quand on se connait. Et tu, je vous connais pas. Il faut apprendre. Comment on fait pour se connaitre ?


J’oublie pas ma question. C’est la faute à ses pieds. Je les regarde qui jouent dans l’herbe. Ils sont jolis, fins et presque parfaits. Ou simplement parfaits ? Elle est faite pour l’être. C’est une machine parfaite. Je me demande ce qui est parfait, à quoi ça ressemble. Comment c’est fait.

Vous êtes parfaite ?
Je dis ça pour vos pieds.

Un rêve ?
Ah oui, j’ai entendu mais j’ai pas voulu répondre avant de savoir comment on fait pour se connaitre.

Je sais pas. Il n’y a pas assez longtemps que je suis né. J’ai pas fait suffisamment de rêves pour faire la différence.
Les rêves, c’est pas toujours beau ?
Alors pourquoi vous êtes triste ?

Je lève les yeux au ciel pour faire celui qui voit pas, qui n’entend pas, qui dit rien. Je suis trois petits singes. Parce que je suis un peu embarrassé. On n’avait encore jamais pianoté sur mon visage. Ni toucher mes lèvres. Ou alors, j’ai oublié. C’était il y a longtemps. Ou ça comptait pas.

Vite ? Déjà ? La mer ?
On y va !
Mais, j’ai pas oublié mes questions.
Vous répondrez en chemin !

C’est comment d’être une machine ?

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MessageSujet: Re: La porte est ouverte   Jeu 24 Mar 2016 - 9:49

Promenons nous dans les bois
Pendant que le loup y est pas...
Mais si il y était?

Que feriez vous mes petits?
Je vous observe.

Mon nom est Zaemoth
Je suis l'alpha de cette meute.
Mon regard rouge vous observe? Depuis ce bosquets d'arbres, sentez vous brûler mon regard et celui de mes semblables.

Cependant je ne fais aucun geste pour vous suivre, nous allons entrer dans la ville.
Passez.
Éloignez vous.

D'un geste je retiens Azméal.
Il bave déjà à l'odeur de l'enfant.
Mais celle de cette femme ne me plait pas.
Nous attendrons la nuit.
Pour envahir la ville.
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