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Novlangue est un univers totalitaire inspiré de 1984 (G Orwell)

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 Pour une poignée de boulons

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MessageSujet: Pour une poignée de boulons   Jeu 28 Jan 2016 - 12:10

J'entends encore les paroles de Trevor.
« Vous devriez accepter ce travail, Monsieur Morgan. Ce ne sera pas bien payé, j'en conviens, mais pensez que vous allez participer au bien de la communauté. N'est-ce pas une belle récompense en soi ? Et puis vous pourrez toujours en profiter pour mentionner vos petits soucis de système immunitaire... »


Y'a pas à dire, le vieux Noir sait parler aux gens. Il sait très bien que j'ai une certaine tendance à ne pas vraiment me soucier du devenir de mon prochain, alors il utilise les bons arguments.
Toujours est-il que je ne sais pas comment il fait pour financer son réseau et le faire vivre. D'ordinaire, un intermédiaire fait son beurre en prenant une commission de chaque côté, mais cette fois c'est lui qui apporte sa contribution en me rétribuant. Voilà comment on devient quelqu'un comme Trevor au lieu de rester quelqu'un comme moi.

Mais au fond, je m'en cogne.

Même à travers mon masque, les odeurs caractéristiques du Mirail parviennent encore jusqu'à mes narines alors que j'avance dans ce dédale de tunnels. Le faisceau de la lampe intégrée à ma combinaison balaye les murs de béton nu, parcourus de graffitis en tous genre. Certains sont destinés à mettre en garde contre la fin du monde, tandis que d'autres vantent au lecteur les bienfaits de la pratique du coït anal avec sa génitrice.
C'est sous le charme intemporel de cette délicate poésie ambiante que j'arrive à la clinique. Hôpital ? Dispensaire ? Cabinet ? Disons clinique.

J'entre, tente de ne pas prêter trop longtemps attention aux maux et blessures qui accablent les divers patients, et me dirige sans tarder vers la première personne qui a l'air de travailler ici.


- Je cherche le Docteur Sălbatic. C'est Trevor qui m'envoie.

Il est possible que j'ai oublié de dire bonjour. On verra ça si la remarque est soulevée.
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MessageSujet: Re: Pour une poignée de boulons   Jeu 28 Jan 2016 - 20:15

[Petite précision, si quelqu'un s'aventure à lire ce topic, les événements se situent avant les explosions !]

C'était la fin de la matinée , et un groupe d'Insurgés qui s'étaient frités avec les N.O.D. était arrivé en trombe dans leur souterrain-clinique.

- James et Artie se sont pris des balles, nous on a quelques égratignures plus ou moins profondes, mais ça devrait aller. Faudrait plutôt s'occuper de ces deux-là ...

Les gars du personnel qui étaient en face d'eux n'eurent pas le temps de répondre, que je leur lançai depuis le seuil de la salle adjacente :

- Envoyez-les deux troués par ici, et pour les petits bobos ça sera votre affaire, fis-je aux deux gars plantés devant le groupe de blessés.

Je préparai deux tables en inox, pour accueillir les nouveaux arrivants, et allumai la lumière crue des deux projecteurs, qui contrastait net avec la semi-obscurité ambiante. On n'avait pas de lampes d'examen dignes de ce nom ... Par contre on avait pu récupérer des projecteurs de scène dans le foutoir que l'ancien propriétaire avait laissé, alors on avait fait avec. La salle était remplie d'un bordel organisé, on était loin de l'aspect immaculé et complètement impersonnel des MedTech officielles. Ici ça sentait le système D à plein nez, tout paraissait crade et les objets semblaient être jetés là au hasard. Mais c'était pas le cas. Enfin, pas pour tous, en tout cas.
Les gars arrivèrent, on les plaça sur les tables et le travail commença. Comme d'habitude, Moriakov bossait avec moi, il s'occupait de James, et moi d'Artie. Les "bips" et autres ronflements des machines accompagnaient les cris de douleurs des blessés. Puis j'entendis une voix sourde dans la salle d'à côté, que je ne reconnaissais pas. Je retire un éclat de balle qui fait gémir Artie, des pas se font entendre, et un collègue s'arrête devant l'entrée de la salle et me fait signe.


- Y'a quelqu'un qui veut te voir. Il dit que c'est Trevor qui l'envoie. Il a pas l'air aimable.

Trevor, Trevor ... Ah oui, Trevor. C'était peut-être pour cette foutue machine d'imagerie qui était tombée en panne. Un de leur potes qui bossait dans une MedTech connue avait réussi à leur refiler un vieux modèle de machine à imagerie hybride, type SPECT-CT. Et en tant que gratteurs professionnels, une occasion de récupérer une machine aussi chère, ça se refuse pas ... On avait un peu galéré pour la ramener, mais on avait réussi. On l'avait utilisée deux ou trois fois, puis elle avait soudainement refusé de fonctionner à nouveau. J'avais jamais vu le fameux Trevor moi-même, mais ils avaient déjà fait appel à lui pour quelques bricoles. Et apparemment ce jour-là il devait lui envoyer le gars qui devrait réparer la machine.
Je me mis à penser qu'on avait globalement le même boulot, à la seule différence que ses patients à lui ne gueulaient pas à vous perforer les tympans quand vous touchiez à leurs bobos.


- Bouge pas, fis-je en m'adressant à Artie.

Je sortis de la salle, en gardant mes mains en l'air et tournant mes paumes vers moi pour ne rien toucher (les tâches de sang c'est chiant à nettoyer), et allai à la rencontre du fameux gars. C'était-lui ? Le gars avec le casque ? Drôle d'allure qu'il a, ce type. Je me plantai devant lui, en lui faisant en signe de la tête pour le saluer avec mon habituel regard à moitié blasé.

- Je vous serrerai bien la main, mais bon. Docteur Demetra Sălbatic.

Je fis une pause pour qu'il se présente à son tour. Que la réponse vienne ou pas, j'enchaînai :

- Vous m'avez demandé ? Si c'est Trevor qui vous envoie, c'est que vous êtes là pour la panne, je me trompe ?


Dernière édition par Demetra Sălbatic le Ven 29 Jan 2016 - 2:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pour une poignée de boulons   Jeu 28 Jan 2016 - 22:52

La personne interpellée me demande de patienter, ce que j'entreprends de faire avec compréhension. Même si la panne doit les incommoder dans leur travail, j'imagine sans mal qu'on ne m'attendait pas non plus comme le Techno-Messie.

J'ai à peine le temps de me perdre dans la contemplation du capharnaüm entassé dans un si petit espace qu'un bruit de pas se fait entendre.

Quelqu'un approche en mode zombie. Tout est là : les mains pleines de sang, le teint blême, le regard vide...
D'une friction sur un potentiomètre à l'arrière de mes lunettes, j'éclaircis le filtre anti rayonnement, ce qui a pour effet secondaire de laisser plus apparaître mes yeux derrière les verres jaunâtres. Ce n'est donc pas un zombie, mais la personne que je cherche. Tout bien réfléchi, s'agit-il d'une bonne ou d'une mauvaise nouvelle ?

Je ne tends pas la main, de toute façon je n'ai pas envie de serrer des gants dégoulinants d'hémoglobine. Je suis pas trop branché liquides biologiques, plutôt huile moteur et lubrifiant pour roulements. Voire éthanol, à la rigueur.

Puis vient la question rhétorique. Je n'ai jamais aimé cette saleté. D'accord, ça m'arrive de l'utiliser, comme tout le monde, pour autant je ne l'apprécie pas. Certainement parce que j'ai toujours eu l'impression de ne pas être assez instruit pour la manier avec pertinence et délicatesse...
Alors quand j'entends la question du Doc, j'ai une furieuse envie de répondre « oui, vous vous trompez, allez salut ». Mais il y a quelque chose que j'ai su comprendre, avec l'aide éclairée de Trevor : il est peut-être temps que j'arrête de faire l'asocial et que je fasse en sorte d'aller de l'avant.


- Warren Morgan. J'enlèverai bien mon masque, mais bon, j'ai un Wiskott-Aldrich. Je suis bien le réparateur. Désolé de vous avoir dérangé en pleine intervention, Trevor ne m'avait donné que votre nom. Je vais juste avoir besoin de quelqu'un qui peut... Wamo, ta gueule. Elle est en train d'opérer, là. Attends ton tour. Écoutez Docteur, le mieux c'est peut-être que je vous laisse finir et qu'on en discute après. J'ai le temps.

La machine à réparer, quel que puisse être son état, ne risque pas de décéder d'une hémorragie. Mais à voir l'état des gants de Salbatic, ce n'est pas le cas de tout le monde.
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MessageSujet: Re: Pour une poignée de boulons   Ven 29 Jan 2016 - 2:57

Le mec, il balançait son syndrome rare comme ça, entre deux banalités. Mais du coup, je me suis dit que je l'aimais bien. Parce que ça me donnait une occasion de voir ses effets sur une personne en chair et en os, et pas sur des gens dans les photos des bouquins de médecine. Opportunisme ? Mais non. Curiosité professionnelle, plutôt.

- Non non, tant pis pour Artie, il se démerdera bien sans moi. Laissez-moi juste le temps de me débarbouiller et de m'arranger avec un autre collègue, et je vous rejoins dans la salle où se trouve l'appareil, M. Morgan.

Je pointai un doigt ensanglanté vers la salle à sa droite.

- C'est par là. Allez-y toujours, j'arrive. Et d'ailleurs, plus tôt elle est réparée, cette machine, plus tôt je pourrai me remettre à faire ce que j'aime faire et dans les meilleures conditions possibles. Alors non, du coup, j'ai hâte que vous fassiez opérer votre magie.

Sur ces mots, je tournai les talons pour retourner dans la salle d'où je venais. Pendant que je retirais mes gants, ma blouse tâchée, et que je me lavais les mains dans un petit lavabo qui aurait bien besoin d'un coup de détergent, je lançai à Moriakov :

- Le réparateur est là, je vais rester avec lui, on sait jamais de quoi il peut avoir besoin. D'aide, d'indications ... ou d'une greluche qui lui sert à rien pendant qu'il bosse, je sais pas trop. Enfin dans tous les cas, je t'envoie quelqu'un pour qu'il s'occupe de la tête brûlée à ma place.

Moriakov hocha la tête sans lever le nez des blessures de James.

- Allez, ça va bien se passer, dis-je à Artie.

Avec mon air désabusé et mon ton sans variations, il dut se demander si je l'encourageais vraiment ou si je me foutais de sa gueule. J'en étais pas bien sûre moi-même, en fait. Je ressortis, et choppai le premier gars que je savais capable de prendre la relève pour lui demander d'aller continuer le boulot. Une fois le topo fait, je me dirigeai vers la salle où se trouvait la machine, pour rejoindre monsieur W.A.S.

- Voilà, j'imagine que vous avez eu le temps de faire connaissance avec la sale bête, lui dis-je en entrant dans la salle.

C'était une salle de taille moyenne, destinée uniquement à faire des examens avec ladite machine. On plaçait les patients au centre et toute la machine se mettait en mouvement pour vous balancer des rayons invisibles à la tronche. Même si la plupart des méthodes utilisaient des composants radioactifs, ça m'éclatait toujours autant. Mais bon, maintenant qu'elle fonctionnait plus, elle était moins marrante.

- Si vous avez besoin d'assistance, je suis là, sinon, bah ... je suis là quand-même.
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MessageSujet: Re: Pour une poignée de boulons   Ven 29 Jan 2016 - 12:29

Changement de programme, le Doc décide de passer la main et de m'accompagner sans perdre de temps. Bien, je ne formule aucune critique. Les toubibs s'organisent bien comme ils veulent, et autant je ne suis pas aux pièces, autant plus vite j'en aurais fini, plus vite je pourrais faire... eh ben, autre chose. J'imagine.

L'accent prononcé de cette femme m'interroge. D'où peut-elle bien venir ? J'ai toujours cru que tout le monde parlait de la même façon depuis qu'un langage commun était imposé, mais il semblerait que certaines origines linguistiques aient réussi à passer outre les nombreux filtres imposés par le gouvernement.

Dès que je pose un pied dans la pièce indiquée, je m'arrête, embrassant du regard l'objet de mon intervention. Un léger sifflement s'échappe de mes lèvres. Sacrée bécane...
Je commence à poser le blouson et les gants, puis je fais le tour de la machine jusqu'à ce que le Doc me rejoigne. Je hoche la tête à sa remarque et me fend d'un commentaire à ce sujet.


- Oh, on vient juste de briser la glace, mais je crois que je vais devoir explorer sa personnalité un peu plus en profondeur...

Allez, c'est parti. J'ouvre le logement de mon avant-bras gauche et y enfonce mon index droit pour y adapter l'outil nécessaire à l'ouverture des différents capots. L'index se creuse, la tête d'outil vient s'y encastrer, puis je lance une courte rotation pour vérifier que tout est bien dans l'axe. Je ne cherche pas vraiment à savoir si la mise en route de mon matériel cybernétique intéresse le Doc. Je suis là pour bosser, pas pour exhiber mes prothèses.
Alors que je commence à dévisser doucement, je continue sur la lancée entamée par Salbatic.


- J'aurais besoin d'aide, oui, parce que j'y connais rien en matériel médical.

Wamo, putain... La délicatesse ! Maintenant elle va croire que t'es juste un blaireau avec une visseuse !

- Je veux dire par là que je ne pourrais pas contrôler moi-même si le résultat est bien celui attendu. Je peux faire en sorte que ça fonctionne, mais pour les réglages il me faudra votre participation.

Le premier capot s'ouvre, et un nuage de poussière sauvage me saute à la tronche. Heureusement que j'ai le masque et les lunettes, mais je ne peux m'empêcher de me tourner vers le Doc.

- On dirait qu'il va falloir commencer par un petit nettoyage...

Sur la main gauche, j'installe une buse de ventilation, histoire de virer toute cette crasse volante. Je continue mon œuvre, je dévisse, je dépoussière, dévoilant petit à petit les entrailles de la bête.

- Jusqu'ici c'est plutôt simple. Ensuite, ça va se passer en deux temps. J'imagine qu'on peut faire un parallèle avec votre boulot. D'abord je vais prendre des mesures et faire des relevés pour comprendre comment fonctionne cette bécane et diagnostiquer le problème, puis on pourra passer à la réparation proprement dite.
Pour la partie diagnostic, il me faudra un peu de puissance de calcul. Mon processeur intégré peut compiler les données, mais vu le calibre du bestiau ça risque de prendre pas mal de temps. Vous auriez un poste informatique avec un lecteur de stick mémoire express ? Pas besoin d'une machine de guerre, un bouzin qui peut compiler tranquillement dans son coin suffira.
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MessageSujet: Re: Pour une poignée de boulons   Ven 29 Jan 2016 - 18:58

Je me dirigeai vers la console de l'appareil qui se situait non loin, tira en arrière la chaise qui était posée devant, et m'assis, croisant les jambes et les bras. J'allais pas non plus rester plantée debout derrière-lui comme un pot de fleur ... De un, parce que quand quelqu'un me faisait le coup pendant que je bossais ça m'emmerdait, et de deux, j'allais en profiter un peu pour prendre une pause anticipée. Mes doigts allèrent comme par réflexe trouver l'étui à cigarettes au fond de la poche de ma veste, et j'en portai une au coin de mes lèvres. Zut, je l'ai allumée sans demander son avis au mécano, alors que ça l'emmerderait peut-être. Bon, tant pis.

- Si ça vous dérange vous m'dites, je l'éteins. Sinon, compris pour les vérifications, même si pour le moment on pourra pas tester les fonctions les plus poussées, sachant qu'il nous faudra sous la main un patient sous MRP ... Ca prendrait du temps, en plus il nous faudrait un volontaire. Mais bon, la bonne nouvelle, c'est que contrairement aux débuts de ce genre de machines, on n'a plus besoin de faire ingérer des solutions radioactives aux patients pour la majorité des examens. Enfin bref, oui, quand vous voudrez lancer les tests, vous me direz.

Il disait qu'il y connaissait rien en matériel médical. Si on était parano, ça serait presque passé pour du dégoût. Mais je ne relevai pas le ton ambigu de la phrase. Je me dis que je sonnais pas super sympa tous les jours non plus (peut-être jamais, en fait), alors j'aurais été assez mal placée pour réprimander qui que ce soit par rapport à ça. Puis surtout, il s'était rectifié juste derrière. Et maintenant qu'il commençait à déballer l'attirail nécessaire pour bosser, je remarquai enfin qu'en fait ce mec n'avait plus de bras. Enfin, si, mais pas des bras organiques, en tout cas ... Ce con avait des implants qui avaient du lui coûter la peau du cul. De beaux bras cybernétiques parfaits, avec des modules multiples à tête changeante et des mécanismes réglés au millimètre près. C'était pas tous les jours, qu'elle en voyait, des comme ça. Je pris une bouffée de fumée, et éloignai la tige de tabac à nouveau, la main gauche en l'air et le coude posé dans la droite. J'avais le regard concentré sur ces merveilles de science bionique.

- Doamne ! C'est du beau boulot ce que vous avez là, M. Morgan. Visiblement c'est pas une tanche qui s'en est occupée.

Un compliment, eh ben. Ce jour était à marquer d'une pierre blanche. Mais bon là pardon, fallait reconnaître le travail bien fait.

- J'aimerais bien pouvoir en faire, des comme ça. Je veux dire, j'en ai fait dans le même genre, mais en  moins avancé. Faut dire que pour ce genre de choses, mes connaissances médicales ont leurs limites, faut toujours avoir un prestataire pour le côté mécanique approndie. Bon après, maintenant que je suis ici, je peux plus trop en faire, des projets comme ça.

Clair que quand j'étais encore implantée et dans mon ancienne clinique, ce genre de projets compliqués étaient facilités par la multitude de moyens, le matériel et l'argent considérable alloué à la R&D MedTech. C'était pas ici que j'allais me lancer dans ce genre d'idées un peu folles.
Et hop, à chacun son tour pour déballer son petit discours. Cela dit, il avait vulgarisé le sien, et c'était clair comme de l'eau de roche. Je ne pus m'empêcher de me sentir un chouia vexée par contre, parce que j'avais l'impression qu'on me prenait pour une imbécile. Mais c'était sûrement tant mieux, sans ça j'aurais probablement rien bité à ce qu'il venait de dire.


- On doit avoir ça, oui.

Je me levai et allai fouiller dans le placard posté derrière le moniteur, Moriakov planquait toujours un mini-ordinateur à écran holographique par ici ... ah, là. Je l'attrapai et allai vers lui pour lui donner.

- Tenez.

Bien que je n'attendais pas grand chose de nos conversations avant d'entrer dans la salle (je m'attendais d'ailleurs plus à un long silence chiant et gênant), les sujets à aborder s'avéraient être particulièrement intéressants, grâce à ses implants cybernétiques et à sa condition médicale. Je ressentais un enthousiasme ridicule à cette idée, et ça me fit me dire qu'il fallait vraiment que je prenne des vacances.
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MessageSujet: Re: Pour une poignée de boulons   Sam 30 Jan 2016 - 1:27

Le nez dans l'électronique complexe de la machinerie médicale, j'ai d'ores et déjà adapté les appareils de mesure aux extrémités de mes prothèses. Je fais un simple geste de la tête pour signifier que l'odeur de tabac ne m'incommode pas, sans me lancer dans de plus amples explications. Je pourrais ajouter que je suis moi aussi fumeur, et que même si je ne l'étais pas, mon masque technique peut filtrer tout un tas de gaz à effet nocif, mais c'est à dire que là je suis dans la bécane jusqu'aux coudes et donc, j'ai pas vraiment que ça à faire.

Eh oui, je suis peut-être un pro, un technicien hors pair, doté aussi bien d'un talent naturel que de vastes connaissances théoriques et d'une solide expérience, mais j'ai quand même besoin d'un minimum de concentration.

Sur mes lunettes, les informations récoltées défilent en réalité augmentée. Je n'y prête pas grande attention, puisque pour l'instant je veux seulement faire un maximum de relevés. J'entends que le toubib me parle, et je suis conscient qu'elle attend peut-être une réponse, mais ce n'est pas le moment. Alors je redouble d'efforts, pour bien montrer que je suis en pleine intervention et qu'à l'instar d'un chirurgien en train d'exercer son art, mon attention est focalisée.
Je fais plusieurs fois le tour de la machine, effectue de minuscules modifications pour étalonner mes mesures, et lorsque la récolte touche à sa fin, je me relève et contemple l'ampleur de ce qui m'attend. Mon cerveau n'a évidemment pas les capacités de compilation d'un processeur, mais j'ai vu passer quelques valeurs et mesures qui m'ont fait tiquer.


- Eh ben, ça va pas être du gâteau.

Ai-je prononcé cette phrase à voix haute ? Tant pis.
De toute façon, jamais un gâteau ne m'a attendu après une opération réussie. Le gâteau est un mensonge.

Je range mes outils dans les logements de bras, m'approche du micro-ordinateur et éjecte le minuscule stick mémoire de l'arrière de mes lunettes avant de l'insérer dans le lecteur ad hoc. L'exécutable se met en route, les données commencent à défiler, il n'y a plus qu'à attendre.

Le moment de la pause est donc venu. En avant pour la cérémonie habituelle : je détache le bas du masque, enlève les lunettes, retire l'intégralité de la cagoule, craque une capsule antiseptique dans mon inhalateur puis, me souvenant que je suis dans un lieu rempli de microbes, germes, virus, agents pathogènes et autres cochonneries, j'utilise une seconde capsule. Ensuite je tire une cigarette de mon paquet, la coince entre mes lèvres, et j'installe la tête de fer à souder sur mon pouce gauche afin d'allumer ladite sucette à cancer. Pratique.

La première bouffée me brûle la gorge, mais je sais que cette sensation va vite passer. Réaction habituelle entre les agents antiseptiques et les composés toxiques de ce tabac synthétique.


- Alors, vous disiez ? Je peux enfin croiser le regard de la toubib sans être dissimulé derrière les verres de mes lunettes. Oui, ces bras. A la base, j'ai pas trop eu le choix, on m'a installé ça quand j'étais encore là-haut, du côté des Orthos. C'est d'ailleurs à cause de ça que je suis ici, un recruteur a cru qu'il s'agissait d'armes. Il m'a pris pour un genre de super guerrier cybernétique, alors que j'étais.. que je suis juste technicien de maintenance. Enfin bref. D'après ce dont je me souviens, je crois que c'est surtout de la machinerie, les seuls défis d'ordre médicaux sont la connexion au système nerveux et la conversation de l'énergie métabolique. En tout cas c'est hyper pratique. De la bonne came, ça ouais.

Je tire une autre bouffée. Les paroles de Trevor me reviennent en tête. « Participer au bien de la communauté ». Elle a bien parlé d'un "prestataire" ?

- Doc, si un jour vous avez besoin de compétences en micromécanique pour concevoir des implants... Il faudra un peu de matière première à travailler, mais si on ne cherche pas le raffinement ultime je suis certain que je peux bricoler pas mal de pièces pour en adapter le fonctionnement.

Non parce que réparer, c'est très bien, mais concevoir et fabriquer, c'est encore plus intéressant.
Ah tiens, j'ai dit Doc. Eh ben, Wamo, on devient familier ? Bon, c'est peut-être pas très grave.


- Et puis, appelez-moi donc Warren. Ou même Wamo, si vous préférez.
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MessageSujet: Re: Pour une poignée de boulons   Sam 30 Jan 2016 - 16:37

J'avais blablaté sans avoir de réponse. Il était pas très bavard, celui-là. Sûrement qu'il était concentré, et je pouvais difficilement lui reprocher de porter toute son attention à la réparation de mon "petit" jouet. Le fond sonore était ponctué de cris que les blessés des salles d'à côté laissaient échapper parfois, ça donnait une ambiance un peu bizarre, mais personnellement j'en avais fait l'habitude. Après lui avoir donné le mini-ordinateur, j'allai m'appuyer contre l'arrière du moniteur de la machine, les bras et jambes toujours croisés, comme à mon habitude.

- Eh ben, ça va pas être du gâteau.

Du gâteau ? Mon estomac entendit ces mots, et rappela à mon cerveau que c'était la fin de la matinée, et qu'il avait besoin de grailler. Hmm. Peut-être qu'il sera temps de faire une vraie pause, à un moment. Je me sentais pas tellement d'attendre trois heures le ventre vide que mon CT-SPECT soit opérationnel.
Après avoir inséré le stick dans l'ordinateur, le mécano sembla se dire que ça allait prendre du temps à compiler, car il fit un break à son tour. Avec tout un rituel incluant un inhalateur, des capsules, une cigarette, et des cliquetis de bras bioniques.  Allumer son tabac avec un fer à souder, voilà qui était original. Et pratique. Je pouvais difficilement ne pas regarder ses bras, mais j'essayais quand même de dissimuler mon intérêt. C'était pas poli de fixer du regard. Et moi, Demetra Sălbatic, je suis peut-être désagréable, mais j'essaie un minimum d'être polie, comme ça, ça contrebalance.
N'empêche, maintenant qu'il avait enlevé tout ce bazar sur sa tête, j'avais moins l'impression de parler à un robot. D'ailleurs, il avait de jolis yeux. Et une jolie pilosité facile négligée. En fait, je me sentais un peu déstabilisée à partir de là, parce que j'avais pas l'impression de parler à la même personne, sans ces ronds de verre orangé pour filtrer l'humain qui se trouvait dessous.

Je tirai sur ma fin de cigarette, et l'écoutai répondre au monologue que j'avais fait plus tôt. Ah, bah finalement, j'avais peut-être pas parlé dans le vide. Je partis jeter mon mégôt dans le cendrier mural, et revint à ma place.


- Les cons. Se retrouver transformé en rebelle et avoir sa vie complètement changée alors que vous vouliez juste faire votre boulot.

Alors que la phrase s'échappait de mes lèvres, je me dis que mon cas était un peu similaire. Mais je m'en plaignais pas, j'étais contente ici, quoi que j'en dise.

- Dans tous les cas, je suis admirative. Parce que oui, les "seuls" défis comme vous dites, sont quand même de taille ... Dans le sens où il faut non seulement penser à la synergie, mais avec autant de fonctions combinées, le risque de rejet est beaucoup plus élevé que la normale. Et avec ça, l'opération pour connecter toutes les terminaisons nerveuses doit s'avérer très délicate et complexe. En tout cas, le jour où vous avez un dysfonctionnement, je me ferai un plaisir d'y jeter un œil. Même si ça sera pas forcément un plaisir pour vous.

Ma proposition était sincère, même si elle pouvait paraître déplacée. En tout cas, il me dit une chose qui piqua ma curiosité :

- Alors ça vous intéresserait, ce genre de choses ?
[Oh ! Une question rhétorique ! Niéhéhé !]

Je marquai une petite pause pour réfléchir.

- Eh bien, Monsieur Mor ... Warren, je vous propose d'en discuter autour d'un repas. Parce que je sais pas vous, mais moi j'ai sacrément faim.

Pour le moment, Warren, ça irait. L'appeler "Wamo" me donnerait un peu trop l'impression qu'on avait torché le cul des vaches mécaniques ensemble, et puis en plus, j'étais pas du genre à utiliser des diminutifs. Bien que les gens avaient pour usage de m'appeler par le mien quand-même.

- Et vous pouvez m'appeler Demetra. Ou Dem.
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MessageSujet: Re: Pour une poignée de boulons   Lun 1 Fév 2016 - 5:51

Une chose apparaît clairement au fil de l'échange : je n'ai pas affaire à un charlatan. Elle est peut-être à peu près aussi expressive qu'une pile de linge sale, certes, mais au moins elle sait de quoi elle parle.
Ce qui nous fait un point commun. Pas pour la pile de linge, quoique... Je ne suis pas forcément du genre très expansif et extraverti non plus. Mais chacun dans un domaine différent, nous sommes des spécialistes, et par là-même nous ne sommes pas en mesure de discuter de notre art dans les moindres détails avec le tout-venant. Mes excuses au tout-venant, mais quand même, les gars, des fois faut bien avouer que vous êtes sacrément cons.

Je préfère ne pas poursuivre au sujet de ma conversion forcée à une vie d'instabilité et de bidouilles. Peut-être qu'on en causera plus tard, mais pour l'instant cette discussion est toujours trop personnelle pour que j'entre dans les détails.
Par contre, j'ai une « petite » info qui risque d'éveiller encore plus l'intérêt du toubib, et je ne vais pas me priver de la partager avec quelqu'un qui est à même de comprendre de quoi il s'agit et la portée que cela peut avoir.


- Au contraire, Demetra. Ces implants sont entièrement adaptés et personnalisés à mon utilisation exclusive. Les concepteurs de mes prothèses ont mis au point une interface assez révolutionnaire à base de cellules qui sont à la fois organiques et robotiques. En gros, des nano-bots codés sur mon ADN. Vous m'excuserez si je parle vulgairement, après tout je suis technicien et pas biologiste, mais ce que je sais, c'est que cela réduit le risque de rejet au zéro absolu. Par contre, si on essayait d'adapter ces bras sur quelqu'un d'autre, aucune chance que cela fonctionne à moins de refaire toute l'interface.

Je marque une petite pause, le temps de tirer une autre bouffée, pour que l'étendue de cette révélation s'imprègne bien dans l'esprit de mon interlocutrice.

- Après, la vérité c'est que j'étais un sujet de test. Si ça n'avait pas marché, je me serais retrouvé estropié des deux bras et on m'aurait probablement envoyé au... recyclage. Mais ça a fonctionné, tant mieux pour moi.

Quinte de toux sèche, sensation de poitrine enserrée dans un étau. Je laisse passer un peu de temps, à l'écoute de ma respiration. Ça siffle un peu, mais je n'ai pas l'impression que l'effet des deux capsules soit déjà terminé... Je relève les yeux vers la toubib, elle peut noter que la toux m'a embué les pupilles.
Dans le même temps, le poste informatique arrête de ronronner, signe qu'il a fini la compilation. Je vais vers le clavier pour entrer quelques lignes de commande et remplacer les données brutes par les résultats des calculs. Éjection de la mémoire, puis je réinsère la puce à l'arrière de mes lunettes.


- Pour la suite, c'est comme vous voulez. On peut manger un bout d'abord et j'attaque les réparations après, ou le contraire, à votre convenance. Faudra aussi qu'on discute rétribution. Trevor a bien insisté sur le fait que cette intervention ne serait pas la mieux rémunérée de ma carrière, mais si je pouvais bénéficier d'un paiement en nature...
Formulation, formulation, formulation. Arrête de déconner Wamo, pense un peu à ce que tes interlocuteurs peuvent interpréter... T'as vraiment envie de passer pour un pervers ?
- Je veux dire, comme vous l'avez remarqué, j'ai quelque soucis de santé, alors je ne serais pas contre un check-up de ma condition physique et quelques capsules pour mon inhalateur, si c'est envisageable.


Dernière édition par Warren Morgan le Lun 1 Fév 2016 - 14:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pour une poignée de boulons   Lun 1 Fév 2016 - 14:33

Le nerd-talk dominait. Mais j'adorais ça. Ce genre de conversations était celui que je préférais ... Au moins on parlait pas de la pluie et du beau temps ou de potins, non, aucune de ces conneries. C'était une discussion menée par la passion de nos métiers respectifs, et ça, c'était vraiment intéressant. Un petit frisson parcourut mon corps, pour une raison qui m'échappa.

- Des nano-bots ? C'est vraiment pas bête, comment solution. C'est en fait une réponse relativement logique au problème ... Mais fallait y penser. Bien que la phase de coordination du séquençage de l'ADN doit s'avérer un peu pénible, au moins, ça marche à tous les coups. J'imagine qu'ils s'adaptent, en plus ? Si vous me dites que vous aviez ces implants avant qu'on vous grille votre puce ... Enfin bref. C'est fascinant. On pourrait développer pas mal de choses utiles par ici en utilisant cette base.

Cet exploit biotechnologique avait donc été un test ... Avait-il été volontaire ou désigné volontaire ? Je me retins de lui poser la question, ça ne me regardait pas.

- Une chance pour mon joujou que ça ait fonctionné, oui, fis-je en désignant du menton le scanner.

Le mécano commença à tousser de manière assez inattendue et ininterrompue. Sûrement la faute à son syndrome ... Je me tus, l'observant s'étouffer à moitié, sans raison apparente. Une quinte de toux instoppable comme on les aime. Je fronçai légèrement les sourcils, peut-être par empathie, ou alors parce que mon cerveau de médecin était en train de travailler pendant qu'il voyait ça, je savais pas trop. Dans tout les cas, j'eus envie de lui dire que la cigarette n'était peut-être pas une addiction très judiciseuse pour lui. Mais bon, il ne m'avait pas demandé mon avis, et surtout, il devait déjà le savoir. Il n'était visiblement pas con. Et puis, est-ce que ça existait, une addiction judicieuse ... ?
Ah, apparemment, les données avaient fini de tournicoter.
Il posa un choix. Choisir, je n'aimais pas beaucoup ça ... et puis, je lui avais déjà dit ce que je voulais.  Tant pis, s'il fallait trancher, autant laisser parler son estomac.


- Sans vouloir faire ma petite nature, si je ne mange pas bientôt, je vais sûrement faire un malaise.

Ce qui n'était sûrement pas difficile à croire, vu mon sempiternel teint maladif. Il se mit à parler rétribution. Wait a minute ...

- En natu ... ? Ah. Oui, bien sûr, ça serait la moindre des choses. Il y a sûrement moyen de vous aider. De toute façon, on a en effet nous même peu d'entrées d'argent, alors je dis oui pour le check-up. Pour les capsules aussi, et si vous en voulez plus par la suite, ça dépendra si notre relation s'arrête-là ou si elle continuera sur le long-terme, j'imagine. Je veux dire, si vous bossez régulièrement pour ou avec nous, on pourrait trouver un accord qui arrange tout le monde. Après tout, les machines qui tombent en panne ici, on en a tout le tour du ventre.

Je fis une petite pause, repensant à ce qu'il avait dit plus tôt.

- Et d'ailleurs si bosser sur cette histoire d'implants vous intéresse réellement, la compensation pourrait à terme s'avérer plus satisfaisante encore. Mais bon, nous n'en sommes pas encore là. En tout cas oui, j'avais remarqué, et le fait que vous m'ayez gentiment balancé à la figure votre syndrome en me saluant plus tôt n'y est probablement pas pour rien.

Oups, attention Demetra, tu redevenais un peu sèche.

- Enfin, pas que ça m'ait dérangée, ça m'a fait sourire intérieurement, malgré les apparences.

Puis je remis le sujet précédent sur le tapis.

- Sinon, j'ai l'habitude de faire un saut à China Town pour manger. Si c'est pas votre tasse de thé, je vous laisse choisir autre chose, je suis pas difficile. Et si ça vous va, je vous propose d'y aller maintenant.

Des phrases hachées, et un ton redevenu sec, par la même occasion. Comme me le disaient mes parents, "obiceiurile vechi mor greu" (les mauvaises habitudes ont la vie dure).


Dernière édition par Demetra Sălbatic le Lun 1 Fév 2016 - 22:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pour une poignée de boulons   Lun 1 Fév 2016 - 19:48

Oui, une chance pour son joujou que ça ait fonctionné. Ha-ha-ha. Par contre, ma vie... Bof, macache wallou tintin la balayette.
Non mais c'est bien, il ne faut pas perdre de vue le sens des priorités. Après, ça peut aussi être dit avec un peu plus de tact. Conclusion : je ne suis pas le seul à avoir des problèmes de formulation.
Ou alors elle s'en cogne velu. Cela serait quand même un peu étonnant de la part d'un toubib, mais je n'en suis pas à mon premier paradoxe.

Je la laisse déblatérer la suite de sa réponse, intérieurement vexé mais tâchant tout de même d'en laisser paraître le moins possible. Résumons ça en deux idées : elle accepte ma proposition d'échange de bons procédés, et j'ai même des perspectives de boulot. Bien.

Je hausse ostensiblement les épaules lorsqu'elle mentionne ma façon de me présenter. C'est vrai que c'était un peu étrange, « bonjour je suis Warren et je suis malade », mais j'avais mes raisons. Ne serait-ce que le plaisir de lui envoyer une réponse du même acabit que ce qu'elle m'avait fait comprendre à ce moment-là. Mais ça, je vais le garder pour moi.


- J'ai plus l'habitude de parler avec des types qui ont déjà du mal à comprendre la définition du mot « syndrôme », alors vous pensez bien que je n'allais pas laisser passer l'occasion de discuter avec quelqu'un qui sait ce que sont des anticorps et à quoi ça sert. Holà, un compliment sauvage apparaît ! Vite, une saloperie à balancer à chaud. Mais rassurez-vous, moi aussi ça m'a fait sourire, malgré l'absence d'apparence.

C'est vrai qu'avec mon barda sur la tronche en quasi-permanence, j'ai parfois du mal à réaliser que je peux être difficile à cerner. On ne perçoit pas mes expressions, mon regard passe difficilement, et même le ton de ma voix est brouillé, assourdi par la couche de matériaux qui recouvre mon visage.
En parlant de ça...


- Chinois, très bien. J'y vais pas souvent, ça me changera un peu. Vous comprendrez que je suis obligé de remettre tout ça en place pour faire la route...

Maintenant que j'ai fini ma clope et puisque nous sommes sur le point de sortir, je commence en effet à remettre tout le matériel en place. Si je me met à vomir du sang à mi-chemin, ça risque de faire un peu désordre et de briser l'échange de vacheries raffinées dont nous semblons beaucoup nous amuser.

Je déconne pas, malgré le ton que nous utilisons pour communiquer verbalement, j'ai vraiment l'impression qu'on est en train de s'amuser, elle et moi. Parce qu'elle a ce petit côté farouche, qui me laisse une sensation de « Je suis tout à fait capable de tenir un discours construit, ou même enflammé par la passion, mais la plupart du temps je me dissimule derrière une barrière de nonchalance parce que j'ai mes propres raisons et que je t'emmerde ». Et ça me rappelle furieusement quelqu'un : moi.

Je crois que je commence à dérailler, une bonne bouffe me fera du bien.

Allez, en route.
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