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Novlangue est un univers totalitaire inspiré de 1984 (G Orwell)

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 Chapitre 4 : Post-apocalysme

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MessageSujet: Chapitre 4 : Post-apocalysme   Dim 14 Fév 2016 - 13:01

/ Destruction


BOUM.

Un premier bruit assourdissant, court et sec. Puis un autre et encore un autre.
La terre tremble, les murs aussi à chaque boum.
Très vite ces sons disparates et espacés deviennent un véritable capharnaüm, les fondations de la ville s’ébranlent et ne s'arrêtent plus de trembler, vrillent le sol et la terre, sous le bitume et dans le béton, au cœur de la ville, dans son ventre, sa chair. Les tympans crissent, les ondes résonnent jusque dans les cœurs. La panique déjà. Et puis c'est l'alarme de la ville qui fend ce qui vous reste d'ouïe. Les sirènes crachent tous leurs décibels et l'angoisse monte comme une véritable envie de vomir. C'est la guerre, sous les feux d'un ennemi invisible et magnifiquement dangereux.

Dans le ciel, des feux d'artifices explosent partout, par centaines, par milliers. Oh oui, c'est beau, c'est magnifique. Mais… qui se soucie vraiment de regarder ça ? Très vite un épais nuage gris recouvre les étoiles rouges, et vertes et bleues, voilant tout éclat de lumière.

Le martèlement incessant des explosions, régulier, de quoi vous rendre fous.

Et d'un coup, ce qui était presque devenue une routine se brise. Des dizaines d'explosions simultanées retentissent sur le pourtour de la ville, créant avec elles un léger tremblement de terre. Le dôme disparait, la pluie cesse. Le ciel est dégagé et les feux d'artifices laissent places aux véritables étoiles, juste un instant. Car très vite la fumée recouvre tout. Certains ont peut-être eu la chance d'apercevoir la lune qui a fait une brève apparition.

Désormais il fait nuit, nuit suie. Cendre pour cendre, particules pour particules, poussières pour poussière. Il n'y a rien d'autres dans l'air. Rien que la mort. Les lueurs des lampadaires filtrent à peine au travers du nuage immense et chaud qui s’élève doucement, ravageant et tuant sur son passant, ils forment un halo de quelques centimètres, le reste est gris. Gris sale.

Devant l'opéra, les spectateurs quittant la salle suffoquent dans ce nuage atroce qui leur ronge les yeux, le nez et leur brûle les poumons. Des dizaines de morts. Non, des centaines, plus encore.
La voie ferrée s’éventre sous une langue de terre quittant son encaissement, elle se fissure, se suspend en l'air. Un train déraille. Des milliers de morts.
Un immeuble de Wall Street s'effondre littéralement, happer par le sol. Des centaines de morts.

Partout dans la ville les murs tremblent, se lézardent et puis un bruit insupportable comme un nuage de guêpes retentit et le sol cède, il s’effondre. Quelle angoisse quand sous vos pieds le monde se dérobe et vous aspire vers le néant, n'est-ce pas ? Tout s'effondre ou presque, écrasant, broyant, étouffant. Des corps dépecés, coupés en deux, lacérés, aplatis, ou même complètement dévorés. Et là-bas, c'est un quartier qui cède, il s’écroule entièrement avalé par la terre. Des dizaines de milliers de morts.

Dans les sous-sols de la ville, les tuyauteries sont percées et répandent leurs eaux dans un torrent si violent qu’il emporte tout jusque dans les alcôves habitées, plongeant le Mirail sous les eaux. Des milliers de morts.

Des centaines de milliers de morts.

Les alarmes stridentes martèlent encore et toujours les tympans, la poussière s'infiltre dans tous les pores de la peau, attaquant toute matière organique. Ça fait mal sous la peau dans la chair. Les NOD et les mentalistes sont partout et nul part, leurs sirènes font échos à celle de la ville, ne rajoutant qu'un bruit de plus au brouhaha. Ils sont là, ils s'activent et pourtant ne font rien : ils sont dépassés.

Nul n'est à l'abri nulle part.


[...]

Les explosions cessent, les dernières ondes de chocs se répandent et puis les murs enfin cessent de trembler lorsque ceux fragilisés ont fini de céder.
Il n'y a plus que cette insupportable sirène qui sonne comme un courroux infernal, comme l'annonce de l'apocalypse sur Novlangue. Il y a de quoi devenir fou. Des heures déjà qu'elle retentit, des heures d'une longueur épouvantable. Les survivants se relèvent face à ce calme apparent, portant secours pour les plus courageux, s'enfuyant pour se mettre à l’abri pour les plus égoïstes. Il n'y a pas à constater les dégâts, ils sont colossaux et ce partout dans la ville.

Au quartier orthodoxe, un pâté de maison entier est parterre, aucun survivant ne se relève, il n'y a personne, personne pour constater, personne pour pleurer sa mère, son mari, son frère ou sa fille. Ils sont tous morts. Et ce n'est pas le seul endroit.

Ils croyaient que c'était l'horreur, que c'était le chaos, la catastrophe. Ils croyaient que c'était enfin fini après plusieurs heures d'agonie.


Et puis...


Boum.



Plus court, plus sec, à peine audible.
Différent.


Le silence. La nuit. Comme l'eau qui se retire avant un tsunami, il n'y a plus un bruit, plus un son. Tout est inspiré par cette chose que peu ont entendu, encore moins ont vu mais que tous ressentent dans leurs tripes. La sirène s'est subitement arrêtée. Toutes les lumières se sont éteintes. La lune et les étoiles sont définitivement masquées par la poussière. Les end vice ont arrêté de fonctionner. La ville se tait, elle a peur, elle sombre dans le noir complet. Non pas juste la peur, plutôt la terreur, l'angoisse infinie et effroyable comme une boule rivée au ventre que le pire n'est pas encore passé. Mais personne ne comprend, tout le monde s'arrête, tout le monde regarde, cherche. Que se passe-t-il ?



Et puis...



Plus le temps de se mettre à l'abri, de se couvrir. Les quelques foules rassemblées dans les rues les moins touchées, au centre commercial, à la ruche, à la centrale, deviennent des nuages de fourmis désorganisées. Les plus forts marchent sur les plus faibles, sans la moindre pitié, sans la moindre humanité.



Une énorme explosion sans précédent dans l'histoire de la ville. Un bruit qui vient jusqu'à gratter l'intérieur de l'oreille, grésillant, beaucoup trop fort. Un nouveau tremblement atteignant jusqu'aux murs porteurs, faisant vibrer toute la cité jusque dans son cœur et dans ses os. Une lumière aussi intense que fugace, complètement aveuglante. Vient ensuite l'onde de choc, dévastatrice, brûlante, corrosive. Enfin, un sifflement aigu, insoutenable, terriblement long. Bien pire que la sirène qui a retentit des heures, ce n'est même pas comparable. Ce genre de bruit qui vous donne l'impression de mourir de l'intérieur, de fondre sur place. Un bruit tellement puissant que tout le reste semble se taire, alors que pourtant les visages montrent leur douleur, hurlent leur peine, le désespoir se lit sur tous les faciès. Le désespoir, ou la mort.

Des millions de morts.

La centrale thermonucléaire a explosé, emportant tout sur son passage à plusieurs kilomètres à la ronde. Sur les docks, un vaste néant s'étend désormais, il n'y a plus rien, plus une centrale, plus une usine, pas un seul survivant. Tout autour, hommes, femmes et enfants sont brûlés, ils agoniseront des jours ou des heures, les bâtiments ont été effacé. Plus loin encore, des survivants, peut-être. Un nuage radioactif s'échappe de la source de l'explosion, se dispersant rapidement dans la ville et plus loin encore.

Catastrophe sanitaire.
Catastrophe écologique.
Catastrophe économique.
Catastrophe humaine.

Crime !
Crime contre l'humanité on entend déjà crié dans les hautes sphères bien à l'abri de l'horreur. Un coupable tout désigné par ceux qui n'ont jamais rien à se reprocher : les Orgiennes.

Qu'en est-il réellement ?

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