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Novlangue est un univers totalitaire inspiré de 1984 (G Orwell)

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 La fête de l'insignifiance

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Valkyrie
Instrument de plaisir

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Féminin
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Présentation du Personnage : Récits d'ailleurs

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En marche pour devenir Valkyrie.
Chinatown, anim Premier sign
Restaurant de sushis à Chinatown.
Suite, à l'hôtel Kamata.
Formation Valkyrie
Suite de Nina. (en cours)
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Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: La fête de l'insignifiance   Lun 15 Fév 2016 - 11:12

Je ris et j’avance.
Ma voix rauque et sexy résonne entre les murs, délabrés ? Non, ici tout est presque aussi beau qu’avant.
Un peu de casse, quand même, c’est vrai.

Je ris et personne ne se préoccupe de moi.
Suis-je invisible ? Insignifiante ?
L’insignifiance est un réel pouvoir.
Regardez la masse insignifiante à laquelle j’appartenais avant. Elle grouille et fait ce qu’on attend d’elle. Insignifiante oui, mais elle tient cette ville par la force de ses bras. Son sang est l’huile de coude que personne n’a envie de donner à autrui. Pour toutes les feignasses qui peuplent cette terre, la solution miracle : l’esclavage. Et la masse se laisse traire comme une vulgaire vache à lait, encore et encore. Jusqu’à la moelle, jusqu’à ce qu’il ne reste que la peau et les os. J’ai en tête l’image d’un gros automate bien portant et bedonnant suçant le pie rose et frais de l’orthodoxe pour en extraire la précieuse huile jusqu’à ce que celui tourne au gris puis au noir. Et il suce et il suce jusqu’à la dernière goutte.
Il pompe donc il est.
Et sous lui, la masse fait tourner la ville.

Et moi je trouve ça cynique et hilarant.
Je crois comprendre que la désinvolture est permise aux valkyries.
Ou bien est-ce cette funeste ambiance qui fait que l’on m’ignore tant ?
Je ne sais, mais de fait, je peux juger, critiquer, me moquer et surtout rire. Jamais je n’aurais pu faire ça quand je donnais moi-même ma précieuse huile. Volontaire désignée sur la liste des donneurs.
Sourire forcée.

Insignifiante.
Je suis la reine de la rue.

Je crois que je ressens même quelque chose, enfin. C’est très léger, comme un picotement sur le bout des doigts. Et la pointe du coude.
Divin.

Tiens, était-ce le temple ici ?
Il n’a plus si belle allure.

Ici ça s’active, moi je m’en moque.
J’avance au milieu de tout le monde.

Et tout le monde s’en fout.
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Mentaliste
Le destin bat les cartes, nous jouons

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MessageSujet: Re: La fête de l'insignifiance   Lun 15 Fév 2016 - 23:31


Le monde tremblait, autour. La Terre grondait, la populace criait.
Je pouvait sentir les doux fumets de la peur et de la mort d'ici.

J'étais assise à mon bureau, et les murs avaient beau trembler, le ciel avait beau gronder dehors, je ne levai pas le nez de ma paperasse. Je voulais finir d'écrire ma phrase, mais une secousse violente fit riper le stylo de ma feuille. Navrant. J'agrippai le bureau, pour ne pas tomber à la renverse sous la violence de ce qui semblait être un souffle d'explosion. J'avais à peine entendu le bruit, le travail m'emplissait trop l'esprit. Mon pouvoir d'abstraction pouvait être étonnant.
Peut-être devrais-je sortir d'ici. Le Temple semblait s'être fragilisé ... Il souffrait. Et s'il croulait, s'il cédait aux martèlements des explosions, je mourrai avec lui. Et ça, c'était inacceptable.

Je me levai donc calmement, remit la chaise en place (car le désordre m'insupportait) et m'extirpai de là. Je me dirigeai vers la salle commune, croisant dans les couloirs des Mentalistes tentant tant bien que mal de limiter les dégâts ou d'aider leurs  consœurs. Je ne m'arrêtai point, regardant d'un œil tout à fait neutre mes collègues. Tant qu'il n'y avait pas d'intrusion, ou d'assaut, elles se débrouilleraient sans moi. Je suis peut-être une Sœur, mais je ne donnait pas dans la charité et la gentillesse. Les autres s'en occuperaient très bien à ma place, et mieux que moi.
Alors que j'atteignis la salle commune, un voix dématérialisée retentit dans le bâtiment (ou plutôt ce qu'il en restait), propageant une nouvelle des plus fâcheuses, au-delà du bruit des sirènes et des cris ambiants :


- Le Primarque est mort ! Le Primarque est mort !

Voilà qui était inattendu. Et contrariant. Plus d'autorité, je n'aimais pas ça. C'était comme si on venait de m'enlever mon toit ... Pas que nous avions été intimement proches, mais un chef mort, ça voulait dire que l'ordre établi serait vacillant tôt ou tard. Et l'ordre qui s'effondre, ça ne me plaisait pas beaucoup. Les rébellions, encore moins.
Une fois passé le seuil de la salle, je me postai devant les baies vitrées qui avaient toutes explosées, pour me permettre de voir ce qui se passait au dehors. De longs flashes de lumière perçaient l'obscurité ambiante, accompagnant les néons dysfonctionnels et les lampes de poche des plus prévoyants. Le feu avait rougi l'horizon, et la fumée en résultant ressemblait à un monstre grossissant et devenait de plus en plus menaçant. La poussière s'engouffrait massivement par les vitres cassées.
Je croisai les bras (aussi bien que je le pouvais avec mon armure) et plissai les yeux.
Regardez-moi toutes ces brebis égarées ... Elles courent, le loup les a dispersées. Elles veulent s'enfuir, mais n'ont pas l'intelligence de savoir où. La peur leur brouille l'esprit, et les larmes leur brouillent la vue.

Cela dit, il y en avait une qui tenait plus du mouton noir que de la brebis égarée. Celle qui marchait non loin, avec désinvolture, en offrant un rire rauque à tout ceux qui croisait son passage. Elle, elle n'avait pas les sens embués. Elle, elle voyait que tous ceux-là étaient ridicules. Elle, elle passait aussi au milieu des blessés et des morts, et s'en fichait.
Cela pouvait dire deux choses : soit elle avait l'esprit si faible qu'il s'était craquelé au point de laisser s'écouler toute sa sanité, soit ... soit son esprit était aussi résistant que l'irridium, et elle se foutait bien de la tête de tous ces gens qui ne savaient que se lamenter sur leur propre sort, ou se faire dessus, au choix.

Il était peut-être temps de me mettre à l'abri, à présent. J'étais venue contempler l'étendue des dégâts, mais si je ne m'abusais, les retours de l'explosion ne s'annonceraient pas cléments. Cela dit, la belle femme qui se tenait au milieu des autres fourmis avait réussi à piquer ma curiosité ... J'avais, sans pouvoir me l'expliquer, le sentiment que je devais l'emmener avec moi. La garder à l'oeil. Pourquoi ? J'en n'en savais rien. Mais si son mental s'avérait effectivement être à toute épreuve, nous saurions quoi en faire ici. Oui, la ville pouvait péter autour de moi, ça ne changeait pas le fait que je servais mon gouvernement. Je mangeais, respirais, vivait le gouvernement. Et les meilleurs atouts pouvaient se trouver n'importe où, n'importe quand.

J'enjambais les vitres crevées, et les décombres qui s'était posés sur mon chemin, pour m'approcher du mouton noir. Je plante mes yeux dans les siens, et la fixai de mes yeux verts perçants.


- Vous. Si jamais l'idée de survivre aux retombées radioactives vous intéresse, je connais un endroit parfait pour ça.

Le Temple avait son lot d'abri nucléaires, et les Soeurs, de réputation paranoïaque bien méritée, avaient tout un complexe sous terre prévu à cette effet. Rien de démesuré non plus, mais de mémoire, il était relativement vaste, pour pouvoir accueillir la majorité de la Sororité.

- Mais vous devez faire votre choix rapidement.
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