AccueilNovlangue 2140FAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Novlangue est un univers totalitaire inspiré de 1984 (G Orwell)

Ambiance Blade Runer, The Island, Total Recall, et tant d'autres où les libertés sont étranglées...
Chut! Big Brother... La délation est l'arme des cafards...
Bienvenue dans notre Monde!

 

Partagez | 
 

 Jour 1 : Cyrano de Bergerac

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Orthodoxe
Esclave de corps et d'esprit

Masculin
Age : 39
Présentation du Personnage : Naissance...
Mes RPs : Jour 1 : Cyrano de Bergerac
Nouvelle Lune
Jour 2 :"Allo Docteur?"
Fan Club RP : 4

Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: Jour 1 : Cyrano de Bergerac   Mar 10 Mai 2016 - 6:16

Une lumière pâle traversait la lucarne rendue presque opaque par les évènements de la veille. Une forte odeur de poussière et de métal brulé s’était immiscée dans la loge.

Dans l’unique pièce de cet appartement, étendu dans le lit, un corps en position fœtale, enchevêtré de façon improbable dans un drap, prenait vit, lentement.

Klegan revenait petit à petit à l’état d’éveil, franchissant un à un les stades de la conscience. Il laissait échapper un gémissement, tandis qu’il basculait sur le dos.

Non aujourd’hui il n’avait pas envie ! Pas envie de se lever, pas envie de sauter hors de la chaleur de ce refuge.
Cette nuit fut très agitée, bien loin de tous les cris, les hurlements et même de la clameur de l’immeuble qui s’est effondré durant la nuit. Durant sa torpeur une étrange visiteuse était venue se joindre à lui. Une douce chimère, dont il ne conservait que quelques images évanescentes et ce goût d’une expérience jusqu’alors inédite, troublante.


Un sourire dévorait le visage de Klegan, tandis qu’il fixait le plafond où les ombres avaient cessé de danser. C’était une étrange sensation, qu’il ne réalisait pas encore et dont sa conscience peinait à prendre la mesure, un poids lui avait été retiré et quelque chose en lui le rendait plus léger. Son cœur semblait vouloir battre à tout rompre, cheval pris dans un galop frénétique, heureux de découvrir cette chose qu’il n’arrivait à cerner et dont il ne pouvait en ressentir que la plénitude, ce sentiment dont il apprendra bien plus tard qu’il se nomme Liberté.

Libre ! Ainsi se sentait-il, tellement libre. Tandis qu’il prenait conscience des détails de son être nouveau, une tension, une crispation… Un relief méconnu vint s’imposer à son anatomie.

Une main s’aventura sous le drap pour tâter le promontoire.

Le moment suivant c’est le regard paniqué qu’il se redressait. Il n’avait aucune idée de ce qui lui arrivait, mais il savait que ce n’était pas normal. Voilà tout était là, il n’était plus Normal, il était devenu défaillant. Et de la façon la plus difficile à cacher, s’agissant de cette aspérité.

Comment faire ? Lui faudrait-il désormais emmailloter cet appendice afin d’en dissimuler le volume nouveau ? Ou fallait-il aller consulter un de ces médecin qui décident de votre avenir en tant qu’élément et vous envoyer dans le cas de dysfonctionnement grave directement à l’euthanasie… Pas même de stage de reconditionnement au ministère de la propagande.

Evaporé la légèreté dans sa poitrine et déjà il était sous le joug de l’oppression qui enserrait son thorax, cette sensation de ne plus arriver à respirer… tout cela à cause de… ce truc. Qui déjà perdait de sa rigidité, décidé à revenir à un état normal, tandis que l’angoisse elle aussi refluait au plus profond de son antre d’où elle se tapirait désormais.
Qu’à cela ne tienne il lui fallait de toute façon se préparer et prendre sa fonction à l’usine, son retard ne devrait pas être détecté, sinon, on lui poserait des questions, et ça les questions, il n’aimait pas ça, il était obligé de répondre et… non décidément il n’était pas du genre à prendre la parole… et encore moins du genre à souhaiter un interrogatoire en règle.

Vite se préparer, s’habiller et… Oui, c’est ça ! Ne pas oublier d’aller acheter de la vaisselle pour remplacer celle qui s’était brisé la veille rien ne devait changer, rien. Et surtout, personne de devait s’apercevoir que tout avait changé.


Dernière édition par Deglan Russell le Mer 11 Mai 2016 - 6:12, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Orthodoxe
Esclave de corps et d'esprit

Masculin
Age : 39
Présentation du Personnage : Naissance...
Mes RPs : Jour 1 : Cyrano de Bergerac
Nouvelle Lune
Jour 2 :"Allo Docteur?"
Fan Club RP : 4

Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: Re: Jour 1 : Cyrano de Bergerac   Mer 11 Mai 2016 - 6:12

Tandis qu’il refermait la porte de son appartement, Deglan se persuadait de rien laisser paraitre des changements qui s’étaient opérés dans la nuit, et plus encore, de ceux du petit matin. Aussi il tentait de se composer un masque impavide, placide comme le petit mouton qu’il fut, un quark dans une masse de matière.

La cage d’escalier, encombrée çà et là de débris et de poussière, était étrangement déserte. A cette heure. Il avait l’habitude de croiser quelques-uns de ses voisins qui se rendaient eux aussi au travail. Ils échangeaient un regard morne, un léger signe de la tête et parfois pas. Les autres l’avaient toujours indifféré.

Arrivé au bas de l’immeuble, un paysage de dévastation s’offrit à lui. A perte de vu, son monde n’était plus qu’un panorama de gravats et de bâtiments plus ou moins abimés. Une odeur de poussière, une odeur de brûlé, une odeur de mort, vint rapidement lui saturer le nez. Une brise chaude soulevait des volutes de cendre et de débris, et pourtant sous sa caresse, il ne pouvait s’empêcher de frissonner, sans savoir pourquoi.

Quelques orthodoxes avaient été mobilisés pour déblayer des décombres, organisés par des agents du NOD, bien trop peu nombreux. Çà et là, des corps étaient alignés à même le sol en attente d’un ramassage futur pour leur retraitement.
Lentement, ses jambes s’animaient et commençaient à l’amener là où devait être. Hagard, il se posait devant l’arrêt du bus pour l’usine, là, avec les autres, qui comme lui attendaient le transport qui ne viendrait pas.

Au bout de quelques temps, un agent du Nod se pointa, l’air peu commode et même exaspéré.

Putain ! Les corniauds ! Vous faites quoi là ?
Avant même que l’une d’entre nous ait formulé une réponse, il reprit, la voix emprunte de lassitude…
Le bus ne viendra pas, votre usine, toutes les usines ont été détruites pendant l’explosion.
Sans même nous laisser le temps d’intégrer la nouvelle, il poursuivit…
Mettez-vous avec les autres et récupérez-moi les gravats. Les corps vous les coller sur la chaussé, là avec les autres. Exécution Citoyens !

Ainsi, Deglan passait une partie de sa matinée à charrier pierres et chairs. Tant de lourds débris et tant de corps désarticulés...
De nombreuses questions pointaient en lui.
Qu’était-il arrivé ? Pourquoi tous ces immeubles s’étaient effondrés ?  

Mais aussi il était troublé par des questions qui lui étaient bien plus étrangères.
Qui étaient ces gens ? Pourquoi sont-ils morts ? Est-ce le prix à payer pour vivre au sein de cette cité ?

Au fur et à mesure que les heures de labeur passaient, il se sentait de plus en plus troublé, de plus en plus agité, mal à l’aise avec ces dépouilles d’hommes, de femmes, d’enfants, tous fauchés, brusquement. Certains allaient se mettre au lit, d’autres nus, se lavaient certainement au moment des évènements, tous vaquaient aux tâches, à l’emploi du temps qui leur avaient été assignés.

Petit à petit, Deglan prenait conscience non seulement des faits, mais aussi et surtout de la vie des autres, dont le sablier avait cessé de couler et qu’il tenait désormais dans ses mains.
Cela aurait pu être moi…

Le malaise grandissait en lui et, vers midi, il profitait de la surveillance sommaire pour s’éloigner davantage dans les décombres. Regardant les vestiges des vies qui s’étaient arrêter, luttant contre cette oppression qui allait crescendo dans sa poitrine. Il s’affalait, adossé contre les vestiges d’un mur et blottit ses jambes contre lui, posant la tête sur ses genoux.
Il ne comprenait pas trop ce qui se déroulait en lui, il sentait sa détresse croitre sans la comprendre. Son corps fut secoué par des tremblements et un souffle diaphragmatique fut expulsé vers son larynx, puis un autre, ses yeux s’humidifiaient comme irrités par la poussière. Le voilà qui était secoué de ton son être par des sanglots silencieux, des larmes traçaient un sillon immaculé se long de ses joues crasseuses.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Orthodoxe
Esclave de corps et d'esprit

Masculin
Age : 39
Présentation du Personnage : Naissance...
Mes RPs : Jour 1 : Cyrano de Bergerac
Nouvelle Lune
Jour 2 :"Allo Docteur?"
Fan Club RP : 4

Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: Re: Jour 1 : Cyrano de Bergerac   Ven 13 Mai 2016 - 13:54

Combien de temps était-il resté là ? Il ne pouvait le dire. La chaleur moite qui étouffait naguère ces quartiers, avait laissé place à une fraiche brise. Il frissonnait, tandis qu’il émergeait de la torpeur salvatrice dans laquelle il avait plongé après le long moment, qui avait succédé à ses pleurs, lentement ils s’étaient tus.
La nuit était tombée, noire dans ce black-out, quasi aucun éclairage ne filtrait des fantômes des immeubles restés debout, sentinelles veillant les morts de cette apocalypse.
Son regard s’abima sur voûte céleste qu’il découvrait pour la première fois, en même temps qu’un sentiment d’émerveillement. Les épingles de lumière jouaient à cache-cache avec l’ombre des sombres nuages. Un large sourire vint manger son visage. Jamais, il n’avait vu pareil spectacle… Jamais il n’avait ressenti un tel typhon intérieur. Son être tout entier résonnait au son d’altération qui lui étaient inconnues. Il découvrait des réactions qui lui paraissaient énigmatiques, inquiétantes par moment. Il était défaillant, mais se sentait léger tant il était excité par ses découvertes.
Baigné par ce qui se cachait au-dessus de la coupole, allongé à même le tas de gravats, il s’adonna à une contemplation silencieuse du spectacle qui se jouait pour lui, rien que pour lui. Il se sentait fort, ‘unique’… Unique et précieux en même temps.

Lentement il se releva, accompagné par le son de pierres qui glissent les unes sur les autres. Regarda autour de lui… personne. Pas âme qui vive ne l’avait pourchassé, peut-être même personne n’avait même remarqué son absence…
Unique, fort… et invisible… Aussi profita-t-il de ces instants de grâce pour faire un tour, il éprouvait le besoin de se promener dans le dédale de ruine. Il se sentait si léger, si… Vivant, tout simplement.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Jour 1 : Cyrano de Bergerac   Aujourd'hui à 20:51

Revenir en haut Aller en bas
 
Jour 1 : Cyrano de Bergerac
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

+
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Novlangue est un univers totalitaire inspiré de 1984 (G Orwell) :: Novlangue -§ Zones sous contrôle
[ Forum RP - Cité de Novlangue ]
 :: Quartier Orthodoxe
-
Sauter vers: