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Novlangue est un univers totalitaire inspiré de 1984 (G Orwell)

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 Nouvelle Lune

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MessageSujet: Nouvelle Lune   Mer 18 Mai 2016 - 11:33

Père et Mère.
Juste une farce de mauvais goût. Celle qu'elle appelait ainsi avait fini par lui expliquer comment étaient livré les bébés à Novlangue.
Et les explosions avaient achevé de lui enlever ses illusions.
Elle se retrouvait seule.  

Ne lui restaient que des questions.

Pourquoi ?
Pourquoi lui avait on caché ce qu'elle était.
Pourquoi sous sa chair à vif, il y avait des tubes en fer et des fils rouges et bleues.
Qu'est ce qu'elle était?

Pour la première fois de sa jeune vie, elle ressentit une vive douleur dans la poitrine, des sueurs froides. Des difficultés à respirer soudaines.
Elle voudrait savoir ce qui lui arrive.
Peut être devrait elle aller voir leur médecin.
De l'air elle a besoin d'air, sortir des décombres de sa vie passée.

Chercher des réponses.

Alors elle pensa ses plaies et se vêtit de manière à cacher ce drôle de bras .
Son cerveau allait à toute allure, calculant et recalculant les nouvelles données.
Pourtant elle n'arrivait plus comme avant à obtenir de réponse immédiate.

La migraine la saisie à ce moment là.
Vive comme un éclair blanc perçant sa rétine.

Une fois présentable, comme elle en avait toujours eu l'habitude, elle se mis en route pour ...
Pour où.

De son immeuble il ne subsiste que la moitié, une partie de la façade encombre la rue.
L'appartement dans lequel elle réside comporte à présent une grande terrasse à ciel ouverte à la place de son salon.

Tout est différent, les rues ne sont plus à leur place. Comment se repérer si la maison ou le magasin encore là hier, ne l'est plus aujourd'hui?

Ruines après ruine, elle déambule sans but.
Ses pas l'amènent au pied de son usine.
Le seul chemin qu'elle connaisse depuis des années.
Et il n'y a que des gravats.

Alors elle fait demi tour pour rentrer chez elle.
Que faire d'autre.

Elle ne comprends pas ce sentiment qui s'anime en elle.
Totalement perdue.

Elle lève la tête un instant et ne peut s'empêcher de rester bloquée le nez au vent, Une énorme boule argentée éclaire la nuit. Et des milliers de petites lumières illuminent le ciel à ses côtés.
C'est tellement beau que Mathilda marche ainsi, sans regarder où elle met les pieds.
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MessageSujet: Re: Nouvelle Lune   Jeu 19 Mai 2016 - 7:02

Déglan déambule.
Le hasard de ses pas le mène à des lieux qui lui sont jusqu’alors inconnus. D’autant que depuis le cataclysme, plus rien désormais ne lui semble familier.

Il tente de surnager dans un marasme d’émotion et de souvenirs flous, d’images dénuées d’affects en un espèce de catalogue de procédure… Comment se rendre ici, qui voir pour cela…
D’un haussement d’épaule il prend donc le parti de ne pas y prêter davantage attention, seul compte l’instant présent.

Les rues sont presque désertées.
Aussi s’amuse-t-il, du bout de ses botte de chantier, il frappe dans divers cailloux, la myriade d’étoiles sont ses spectateurs battants de leurs raies de lumière pour l’acclamer.

Il apprécie chaque détail.
Le vent qui balaie le sol soulevant des volutes de poussières, bataillant avec ses cheveux et en arrachant quelques frissons, ponctué par l’exultation de sa peau à l’expérience de nouvelles sensations.
Le panorama apocalyptique qui découpe d’étranges formes d’immeubles à l’agonie. Il repère, amusé tantôt l’improbable sculpture d’un arbre ou encore celle d’un chat assis.

Quelques rares survivants se figent puis fuient à l'approche de ses semelles raclant les débris. Étranges suricates humains apeurés par le joug d’une main de fer désormais rouillée.

Déglan s’émeut des merveilles qu’il découvre.
Il trouve un point de vu intéressant selon ses propres attentes, s’assied contre un pan de mur encore debout et goûte les ombres projetées par les rares lueurs du centre-ville, embrassant leur balai étrange et presque hypnotique qui se joue juste pour lui.

...


Vient un son de pas, lent et irrégulier.
Puis une grotesque silhouette aux dimensions disproportionnées se pose au travers la rue.

Combien de temps est-il demeuré là ?
Il se fige à son tour, que faire… Fuir ?

Les pas se rapprochent. Elle apparait, étrange jeune femme, le nez accroché à la voute céleste.
Elle est comme lui… Une enfant de cette cité, une enfant de Novlangue.
Il hésite tandis qu’elle arrive à sa hauteur. Elle ne l’a pas vu, assis revêtu de l’ombre d’un mur mourant.

"Bonjour citoyenne…"


Bonjour ? Etait-ce le bon terme ? Jamais il n’avait pris l’initiative de pareille apostrophe.
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MessageSujet: Re: Nouvelle Lune   Ven 20 Mai 2016 - 0:15

Spoiler:
 
Ça ronronne dans ma tête, ce que Drek m'a baragouiné alors que je suis passé le voir dans son lit blafard de mec qui a failli canner, juste avant de m'arracher de là fissa. Tu crois que ça ne change rien, tout ces morts ? Des morts partout, bordel, Cy. Ça change forcément quelque chose. Je lui ai dit de se la fermer et de prendre ces foutus cachetons, histoire qu'il arrête de me saouler avec sa métaphysique à la manque. Qu'est-ce que ça change hein ? Ouais, la population a diminué, ouais d'accord, ya des gens qui sont condamnés tellement ils se sont pris une bonne bouffée radioactive sur le chemin de leur usine, alors que le monde tombait en morceaux, ouais enfin, ils ont tous cet air hagard de celui qui découvre la vie, parce que putain, par l'enfer de nos lois gravées dans nos murs effrités, ils ressentent quelque chose.

C'est sûr que ça change la donne pour nos emplumés des hautes sphères. Des gens en pleine possession de leurs moyens, c'est tout de suite moins coopératif. Pour nous aussi, parce que si à un moment ça dérape, on s'apercevra vite qu'il y a moins de N.O.D que d'Orthodoxes. Maintenant, ressentir, ils vont sans doute comprendre que c'est aussi surfait que la purée gélifiée des restaurants pour prolo. Tu parles d'un concept toi, l'émotion. S'ils savent gérer, ya pas de quoi fouetter ceux qui pleurent les cadavres de leurs voisins, et s'ils savent pas... les ordres sont limpides : à nous de faire en sorte que ce le soit. 
Je ne regarde pas la voute céleste, je crois que je n'ai même pas eu l'idée de la zyeuter plus que deux secondes cinquante, peut-être parce que je suis trop occupé à river mes prunelles sur le moindre mouvement suspect dans le secteur que je suis chargé d'encadrer à la faveur de la nuit. Pas de trainards pour le moment, ou tout du moins un type qui titubait un peu et qui en entendant le pas caractéristique de quelques N.O.D a bien vite fait d'arrêter là sa petite expédition nocturne. Je me suis extrait de la troupe, parce qu'ils ne peuvent pas s'empêcher de débattre sur l'après. Je m'en tape de l'après, c'est maintenant qui m'intéresse. J'ai profité d'être à l'écart pour emprunter une ruelle aussi sombre que les souterrains qui ont failli s'effondrer sur ma gueule ya pas si longtemps que ça. La jambe de Drek s'en souvient et j'espère qu'il retrouvera sa mobilité, ça l'empêchera de s'interroger comme ça, en boucle. Rien de pire que d'être cloué au plumard. Les docs sont optimistes sur la récupération, mais faudra se passer d'une prothèse cybernétique pour améliorer le regain musculaire : le rationnement d'énergie ne permet plus ce genre d'opération. Je m'allume une clope, et la flamme éclaire un instant mon visage cave. Bah quoi, j'ai dit que je ne m'appesantissais pas sur des questions, pas que je ne m'en posais jamais. Surtout la nuit. Putain, les insomnies c'est chiant.

Ya une voix plus loin. Je vérifie que mon flingue est dans ma poche arrière, dissimulée sous le long trench-coat et je sais pas pourquoi... peut-être que c'est l'ennui. Peut-être que c'est la curiosité. Peut-être que c'est du voyeurisme de bas étage, mais je me rencogne sous ce qui fut sans doute une porte cochère mais qui n'est plus qu'un trou béant, plein du néant de la destruction, pour me choisir un point d'observation. Je distingue celui qui a causé... Moins celle à qui il s'adresse, mais suffisamment pour voir que c'est une silhouette féminine. Je sais pas ce qu'ils foutent. Normalement je devrais me montrer, leur rappeler que ya un couvre-feu et qu'ils ne doivent pas trainer le nez en l'air, mais bon... le voyeurisme, comme je vous dis. Il sera toujours temps d'intervenir à un moment ou à un autre.
Alors je reste là, à fumer ma clope, l'oreille aux aguets.

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MessageSujet: Re: Nouvelle Lune   Ven 20 Mai 2016 - 9:49

Bonjour?

Elle répond comme on pose une question. Parce que d'habitude chacun file vers le but que l'ordre lui a donné, sans faire un pas de côté. Sans se regarder. Et puis quel intérêt.
Son cœur a manqué un battement, et elle le sent à présent s'emballer étrangement.
Elle doit vraiment être très malade.
Toutes ces soudaines apparitions de sensations physiques! Cela l'inquiète énormément, et même comme elle ne sait pas ce qu'est l'inquiétude, son inquiétude l'inquiète.

Elle se fige au milieu de la rue, toujours en pleine analyse de données, ça en fait trop. Et maintenant elle sent ses mains qui tremblent un peu. Si quelqu'un lui disait qu'il s'agit simplement de l'effet d'un afflux d'adrénaline dans son cerveau. Cerveau qui réagit tout à fait normalement à tout un tas de nouveaux paramètres qui eux ne sont pas du tout normaux.
Si on lui expliquait de manière rationnelle tout cela, le corps de Mathi se calmerait peu à peu. Libéré de ce stress qui finira peut être même par la tuer. Ou alors peut être s'habituera t'elle à ce tsunami d'émotion.

Pour le moment l'ignorance, amène une amplification des symptômes, et le sursaut provoqué par ce bonjour l'amène à faire un faut mouvement.
Juste un pas en arrière là où la salutation l'a stoppé.
Un petit pas.
Une petite pierre.
Elle manque de tomber en arrière, et pour rétablir la situation elle fait une drôle de cabriole. Une ondulation sous la lumière blafarde de ce nouveau ciel.
Une fois son équilibre rétablit elle lisse son manteau et réajuste son chapeau.

Ses yeux clairs cherchent à apercevoir le citoyen qui l'a interpellé.
Elle n'a aucune idée du couvre feu. Les derniers jours sont flous pour elle. Elle ne se souvient pas vraiment. Elle a veillé sa mère. Jusqu'à son dernier souffle. Puis elle est resté cloîtrée... enfin cloîtrée n'est peut être pas le bon mot lorsqu'on parle d'un appartement à moitié arraché et ouvert sur l'extérieur.

Et elle ne sait pas que les nuits sont devenues dangereuses pour les jeunes femmes non accompagnées.

Elle a toute la naïveté d'un enfant qui ne sait pas qu'autour de lui rodes toutes sortes de dangers.

L'absence de peur, l'illusion de la sécurité. Bien sur elle a peur des explosions, des cataclysme, ce que  les événements lui ont enlevé en est la cause.
Mais elle n'a pas peur des êtres humains.
Alors elle s'approche, pour voir cette personne qui lui a parlé. Elle se place de manière à ce que les rayons de la lune améliorent sa vision.

Elle sourit lorsqu'elle aperçoit son visage... puis s'arrête aussitôt, qu'est ce que c'est ? elle porte une main sur le coin de sa lèvre.
Décide de ne pas y prêter attention.

- Bonjour, citoyen.
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MessageSujet: Re: Nouvelle Lune   Lun 23 Mai 2016 - 7:00

Le rythme hypnotique des pas de la jeune femme s’était tus, tandis qu’elle était prise d’un petit sursaut en réaction à aux salutations de Deglan.

L’instant suivant, au profit d’un rayon de lune qui venait caresser ses traits, l’orthodoxe découvrait le visage candide de la jeune femme que le chapeau tentait de lui dissimuler. Un fin sourire lui grignotait la face, que ses doigts fins tentaient de le saisir, lui semblait-il.

Deglan s’abstint de respirer, quelques secondes, il avait brusquement oublié cette fonction. Seul le tambour sourd dans sa poitrine battait, perdant brusquement de sa régularité, soudainement anarchique, pris dans un étrange bœuf.

A son tour, son visage s’éclairait d’un sourire. Cette réaction, il commençait à l’apprivoiser et il attribuait à une réponse face à un émerveillement, candide chaque fois qu’il contemplait un fait nouveau.

Il se sentait fasciné et déconcerté à la vue de la citoyenne, étrangement ses yeux semblaient s’ouvrir sur une des plus belles choses qu’il avait observés, ou était-ce autre chose ?


"C’est beau…"

Il s’étonnait, c’était une affirmation, alors qu’il voulait partager une question. Pourquoi sa voix, ses mots le trahissaient-ils ?

Il pointa par-dessus l’épaule de l’étrangère l’index de sa main rugueuse, désignant le firmament étoilé.

"Voulez-vous vous installer un moment avec moi, pour observer ce tableau ?"

Il s’inquiétait de sa présentation. Le questionnement lui parut bizarre, il avait travaillé. Quoi de plus noble que le labeur. Ainsi toute la journée il avait charrié des pierres, des corps et de la poussière avant de s’écrouler, de pleurer, de dormir à même le sol. Sa combinaison était loin d’être fraiche et immaculée, sa peau sale et égratignée. Sang, poussière et sueur… La vie, sa vie en quelques sortes.
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MessageSujet: Re: Nouvelle Lune   Lun 23 Mai 2016 - 9:18

Il ouvrit la bouche et sa voix provoqua un afflux de chaleur en elle. Partant là, du creux du ventre.
Encore un symptôme inquiétant.
Une voix basse, grave et chaude.
Lui aussi avait cette expression qu'elle n'avait jamais observée avant. Les coins de la bouche qui se relèvent. Et qui provoquait quelque chose d'agréable en elle, l'amenant à répondre par le même mouvement.
Elle enregistra cette information.
C'était donc normal.
Elle s'approcha en hochant la tête pour répondre à son invitation de regarder ce nouveau ciel.
C'était comme une évidence.
Elle pris dans ses mains gantés son long jupon et le souleva pour passer par dessus les décombres.
Cette longue jupe n'était pas des plus pratiques pour marcher dans les gravats.
Elle se dit mentalement qu'il ne serait peut être pas inconvenant de porter un pantalon. D'autres femmes le faisaient, toutes presque.
Mais ses " parents" tenaient à ce qu'elle porte des jupes longues... alors elle n'avait que ça à mettre.

Un pas, un autre, et quelques petits sauts, elle arriva à sa hauteur. Lui souris. toujours silencieuse.
Elle pris place à ses côtés. un étrange besoin de contact naïf l’amène à se placer très proche de lui.
Leurs épaules se touchent.
C'est une sensation nouvelle et agréable.
Tellement de sensations nouvelles, et d'un seul coup elle se demande si elles ne sont pas normales. Peut être n'est-elle pas malade finalement.

" Merci de la proposition, c'est agréable de partager ce spectacle, je n'avais jamais éprouvé ça en regardant quelque chose"
En disant cela elle se tourne vers lui , plongeant ses yeux bleus dans les siens. Elle entend son propre cœur battre, et sens ses joues envahit de chaleur.
Si elle pouvait se voir elle s'apercevrait qu'elle vient de rougir violemment.
Elle a la bouche sèche.

Étrange tout cela. Du coup elle détourne les yeux et les rive sur le ciel.





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MessageSujet: Re: Nouvelle Lune   Lun 23 Mai 2016 - 9:49

Ils sont inoffensifs. C'est ce que je me dis. Ils sont comme des enfants. Parfois on en voit (enfin on en voyait), des mômes sortis du centre, fourgué à la famille, qui grandissaient petit à petit, pas encore pucés. C'était les seuls à regarder les flics avec de grands yeux écarquillés, entre la peur et la fascination. Les autres n'offrent que des regards mornes, une ouverture sur le vide de leur être. Parfois ça me frappe, souvent ça glisse sur moi parce que les années d'entrainement ont tout fait pour. Parce qu'on m'a appris que c'était comme ça que ça devait être. On nous a appris aussi à ne pas interagir avec les gamins justement.
Mes ces deux-là, qui font connaissance en plein air, un air encore vicié, et qui charrie au détour de certaines rues des relents de mort, ils sont dans l'attente de ce que va faire l'autre. Qu'est-ce que ça peut foutre hein ? Je vais les laisser encore pour voir, et après je leur demanderai de rentrer. Je ne sais pas pourquoi je ne suis pas tenté de juste aller leur gueuler après. Peut-être parce que le spectacle de deux êtres qui découvrent leur individualité a quelque chose de fascinant.

Je jette le mégot de ma clope dans les décombres, et j'en entame une autre, toujours muré dans mon silence. Je l'observe lui surtout, parce qu'on sait très bien que sans le End Vice, on va vite retrouver ce pourquoi on a décidé d'endiguer les émotions. L'instinct, la bestialité, les appétences tues jusqu'alors. Je n'aimerais pas qu'il soit soudain mené par ce qu'il a entre les jambes. M'enfin, faut un moment pour que ça devienne prégnant ou des conditions qui font qu'on ne pense plus qu'à se vider. Et alors que je pense à ça, ya le flash d'une insurgée, d'il y a quelques années, que j'avais chopée en flag'. Chopée c'est le cas de le dire. Y'avait une certaine saveur à ne pas banquer pour écarter les cuisses d'une fille, il faut l'avouer. Il paraît que des N.O.D comme moi ont perdu tout leur conditionnement à cause des yeux d'une nana. Ils en devenaient fous, ils finissaient par aimer coucher avec, ça devenait un besoin mental plus qu'un besoin juste viscéral. Je les vois comme des monstres, faut quand même être faiblard pour croire que le bref instant de plaisir vaut la perte d'un statut. Mais c'est peut-être parce qu'on nous a dit au camp, que c'était mécanique, que ça ne valait rien, que ça n'avait aucune importance et que c'était dangereux pour les masses. A en juger par l'attitude de certains, faut croire que c'est vrai.

Je hausse les épaules pour moi-même. Ce sont des concepts flous pour moi et je préfère ne pas y penser trop longtemps, au risque de ressembler à Drek. Je reviens à mes deux innocents, qui commencent à se rapprocher l'un de l'autre pour observer la voute nocturne. L'air impur ne m'apporte que quelques bribes de leur conversation, assez suffisamment pour m'indiquer que c'est un échange qui semble cordial. Mais ça me frappe, cette façon qu'ils ont de se sourire. Mon oeil habitué à saisir les expressions pour traquer un déviant qui n'aurait pas été pucé fait que je ne manque pas cette transformation de leur visage. C'est la merde. Je devrais me montrer maintenant, briser tout ça, le piétiner à bon gros coup de bottes, histoire de leur rappeler que le monde qui les entoure est plus que pourri et que la ville n'entretient pas sa population pour papoter dans les coins sombres.

Et pourtant je ne le fais pas, je reste là comme un con, à terminer ma clope, à les juger depuis mon monticule d'obscurité, quand ils sont baignés par les lueurs de la Lune.

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MessageSujet: Re: Nouvelle Lune   Mar 24 Mai 2016 - 6:26

Il observait ce petit corps se mouvoir avec grâce et se placer à ses côtés. Le souffle suspendu à ses pas, un étrange chambard se produisait en lui, tandis que la jeune femme prenait place à ses côtés.

Il ne pouvait dire exactement pourquoi, mais il était troublé, des fourmillements couraient sous son épiderme, une touillette lui retournait le bas du ventre et le soufflet de son diaphragme lui semblait plus difficile, plus rigide. Bien que ces sensations auraient pu, aurait dû, le déranger, il se sentait étrangement bien, d'autant plus lorsque leurs épaules entrèrent légèrement en contact. Un petit soupir de contentement lui échappa.

Malgré les épaisseurs de tissus, il sentait la chaleur de l’épiderme de la demoiselle. Celle-ci semblait se diffuser en lui, surtout dans son cou et son visage. Naturellement, il ne comprenait pas trop ce qui lui arrivait, mais pris simplement son parti de l’accepter, comme il avait accueilli l’ensemble des modifications qui s’opéraient en lui depuis hier.

Son regard s’attarda quelques instants dans la contemplation silencieuse de la jeune femme. Son visage de porcelaine aux traits fins et fragiles lui apparurent, découpés par la lumière blafarde de la lune. Et ses yeux le magnétisaient, jamais il n’avait éprouvé pareil émerveillement et bouleversement en même temps.

Il n’aurait pu classer ce qu’il ressentait, il aurait bien voulu, mais il n’y arrivait pas.
Un emplacement pour un objet, une place pour chaque sensation. Son esprit pratique aimerait pouvoir agir de la sorte, cela aurait peut-être eu un aspect réconfortant, mais plus il faisait d’expériences nouvelles, plus il se sentait perdre pied, tout en prouvant cette sensation de béatitude en même temps.

Ainsi les formes que découpaient les ombres mouvantes, le spectacle des constellations qui s’offraient à leurs yeux ou le contact de la petite créature contre lui... Il se sentait bouleversé. Lui l’ouvrier n’ayant eu qu'un minimum d’éducation, il n’avait pas les mots, car on l’avait très tôt destiné à sa fonction guère plus, comme on l’aurait fait d’une pince ou d’un tournevis.

Il déglutit avec peine, la gorge serrée. Fixant le bleu azuréen de la demoiselle.

"Oui c’est… époustouflant."

Jamais il n’avait utilisé ce qualificatif, d’ailleurs il n’avait su exactement ce qu’il signifiait, mais cela devait correspondre à ce qu’il ressentait à ce moment précis, à ce qu’il éprouvait.

Imperceptiblement, il appuya d’avantage le contact de son épaule contre la sienne, c’était si agréable.
Il s’arracha à son regard et retourna à la voute étoilée. Ce que ces prunelles provoquaient en lui l’éprouvait, mais une fois qu’il s’en était extrait, le manque se faisait immédiatement ressentir.
Sa main chercha son corolaire chez la jeune femme, et se glissa sous elle pour, tout en guidant le bras désigner à l’unisson les étranges formes dans le ciel. Epaule contre épaule, bras contre bras, sa main sur la sienne, il dessina des êtres merveilleux qu’il n’avait vu que dans les vieux manuels du centre de conditionnement et les nommait pour autant qu’il réussît à se souvenir des mots.

"Regardez-là, vous voyez ces lumières, on dirait un serpent… et là le groupe là-bas, un chien…"

Certes vous en conviendrez que pas mal d’astrophysiciens s’en seraient arrachés les cheveux, mais vu la calvities qu’ils avaient décidés de porter dans leur grande majorité et le fait que leur nombre avait surement sévèrement décru au décours des décennies passées et de l’explosion récente, finalement le nom que l’on donnait aux constellations, n’avait que peu d’importance.


Dernière édition par Deglan Russell le Mar 24 Mai 2016 - 18:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Nouvelle Lune   Mar 24 Mai 2016 - 10:51

Petit sursaut intérieur, frissons.
Picotement.
Sensations délicieuses.
Cette chaleur qui s'insinue dans chaque partie de son corps.
Son corps qui par endroit se tend, douloureusement, merveilleusement.
Et lorsqu'il lui prend la main pour lui montrer le ciel. Elle se sent comme liquéfiée.
Électrisée.
Elle ne sait comment expliquer tout cela, et d'ailleurs elle n'essaye même plus de l'analyser.
D'ailleurs, elle ne comprend pas pourquoi on ne lui a pas expliqué avant à quel point toucher les autres et être touché était agréable.
Elle sait déjà qu'elle en voudra encore. Elle ne veut plus qu'il pose sa main. C'est tellement, tellement bon.
Et cette chaleur dans son corps, elle veut la garder aussi.
Alors elle se colle légèrement plus. Hochant la tête quand il lui parle des étoiles.
Alors qu'en fait elle n'entend plus vraiment ce qu'il dit.

Puis au final elle pose sa tête sur son épaule.
Les yeux grands ouverts. Et le corps en éveil. Se laissant porter par ce qu'elle ressent.
Ce souffle court.
Ces petits coups d’électricité dès qu'il la frôle.
Son ventre qui se tord.

" J'aime bien tout ça "

Elle le dit naïvement, un peu comme on retrouve des sensations de l'enfance. Des émotions oubliées, et interdites. Un petit goût de liberté.


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MessageSujet: Re: Nouvelle Lune   Mer 25 Mai 2016 - 8:22

Le contact de la tête sur son épaule, sembla donné un tour nouveau à ses sens. Ils étaient en alerte, avides de toutes informations susceptibles de les parcourir, enivrés par la proximité de la jeune femme. Son parfum chatouilla mes narines, tandis que ma joue s’imprimait légèrement contre se cheveux pour en éprouver le grain soyeux sur ma peau tannée.

Il percevait chacune de ses inspirations, le souffle de ses expirations courant sur son épaule et cette chaleur qui se diffusait au travers du tissus jusqu’à inonder son épiderme.

Bientôt le spectacle le plus fantastique qui s’offrait à lui n’était pas celui se jouant devant ses yeux mais juste à côté de lui, tout contre lui ce petit corps se lovant et provoquant un surprenant feu d’artifice intérieur.

Son bras retombait, la voute céleste lui apparut soudainement beaucoup plus fade. Son univers se rétrécit et seul ne comptait plus désormais que la jeune femme et lui, et l’étrange alchimie qui se déroulait à cet instant.

Avec mille précautions, son autre main vint se placer sous celle de demoiselle, pour laisser ses doigts s’immiscer, s’imbriquer parfaitement entre ceux de sa parfaite symétrie. Tandis que son bras à nouveau libre, l’espace d’un instant, vient entourer la taille du petit corps, juste pour effacer davantage cette infime et intolérable distance qui pouvait encore les séparer.

Il inspira profondément, laissant s’égrainer les battements de cœur, sourds et un peu trop rapide, puis libéra son souffle, lentement se laissant baigné par ses sensations nouvelles.

"Moi aussi, j’aime beaucoup."
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MessageSujet: Re: Nouvelle Lune   Mer 25 Mai 2016 - 13:20

A la faveur de la nuit
Les cœurs s'en mêlent.
Les doigts s'emmêlent
Les heures s'égrainent
Légères et discrètes.
A la faveur de la nuit
les enfants de novlangue
vivent leurs premiers émois
chimie, alchimie,
et au delà de ça
Sous la poussière,
les décombres
la pureté pulse encore.
La vie renaît
Dans le chaos.
Dans le tumulte des émotions.
Plus de barrière, la loi se heurte
aux vivants.
Le nez respire au creux du cou
Les corps s'attirent
et l'air rend soul
Ivre de vivre, Ivre d'ivresse... rempli d'envie
D'envie de se blottir.
D'envie de se fondre
D'envie d'exister enfin dans ce monde
Autrement que par le produit
Etre un, en dehors de la masse.
un sentiment de liberté,
simplement dans cette main serrée.
Deux enfants
une cité
Une loi, vidée de sens.

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MessageSujet: Re: Nouvelle Lune   Mer 25 Mai 2016 - 15:01

Je suis médusé, les yeux rivés sur ce rapprochement de deux corps, tableau charmant qui devrait révulser chaque fibre qui compose mon être glacé. Et pourtant je regarde toujours, les iris aimantées à deux esquisses de ce que pourraient être deux amants. Un claquement de langue agacé quitte ma bouche, parce que je sais ce qui va suivre, je le sais d'instinct et pas seulement parce que j'ai déjà vu ça chez les insurgés. Les sentiments... La lie de la société, la fêlure dans l'ordre établi. Durement établi, et pourtant si nécessaire. J'en suis persuadé. Je suis né pour en être persuadé. Mon indiscrétion pèse sur le tableau, mais la distance fait qu'ils ne peuvent pas s'en rendre compte. Et quand bien même, ils sont tellement absorbés l'un par l'autre qu'ils seraient bien incapable de s'arracher à la contemplation que leur offre le miroir d'un visage heureux.

Je n'aurais pas à agir que je me marrerais franchement. Ils ne sont plus inoffensifs, ils sont à présent pathétiques. Et notre société carcantée n'admet pas le pathos. Elle n'admet pas les rapprochements, la compréhension, le sentimentalisme, ou encore même... l'Amour. Rien que le concept m'arrache un grognement et je sais qu'il me faut intervenir. Que les N.O.D sont garants de la stabilité et que si je laisse rien que ces deux-là vagabonder sur leurs pensées jusqu'à ce que les gestes les lient tout à fait, c'est une écharde dans le tableau lissé de nos existences. Et que les échardes finissent par déclencher des infections dans les organismes les plus sains.

Je ne sais plus combien de clopes j'ai fumées, je balance un autre mégot qui vient rejoindre les autres, les gravats, l'air nocturne et à présent enfumé de mon recueillement. Et je sors de mon observation. Sans que je n'aie à me le commander, je fais un premier pas. Sans me presser, comme pour peser l'importance de ce que je m'apprête à briser.

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MessageSujet: Re: Nouvelle Lune   Jeu 26 Mai 2016 - 6:52

Le temps suspend son vol.

Il sent le courir sur son cou le souffle chaud, presque haletant de la jeune femme, délicieuse caresse éthérée qui s’immisce sous sa combinaison courant sur son torse. Une vague de frisson le surprit, lui arrachant un sourire, presque un rire sous la chatouille. C’était si agréable...

Il profita de l’instant encore un peu, puis, sa main tremblante desserra son étreinte de la taille pour partir à l’assaut de l’escalade de son flanc, effleurer les côtes, roulant des pleins aux creux ; et glisser jusqu’à sa nuque, protégée par l’épais col de son manteau. Ses doigts marquèrent l’arrêt, hésitants anticipant un danger inconnu, puis délicatement se posèrent sur sa joue rosie par la naissance d’un émoi mystérieux. Tout d’abord, du bout de la pulpe il éprouve le grain de sa peau, savourant le picotement de sa chaleur, des deux chaleurs dansantes, se mêlant. Ensuite les phalanges et les doigts s’allongent soulignant la pommette, se posant sur sa joue délicate. Communion des épidermes désormais aimantés, sa main ne tremble plus, elle déguste, exulte. L’ivresse gagne le long de son bras, remonte jusqu’à son épaule, lui arrache un soupir de contentement.

Oui, ça aussi il aimait beaucoup, aurait-pu-t-il dire.

Mu par une curiosité nouvelle, il déplaçait légèrement se tête, son nez venant se poser sur son front, ses lèvres se poser sur sa tempe. Il ferma les yeux et inspira profondément les fragrances délicates de cet alter ego, ses lèvres se tendirent pour se poser sur sa peau. Déjà, les retirait-il, pour glisser le bout de la langue, les humecter et les redéposer, appréciant le sel de sa peau dans un baiser involontaire, résultant uniquement de cette appétence inconnue.

Il s’attardait, observait le détail de ses traits si fins, si fragiles. Le galbe de ses cils battants la mesure des tambours nichés aux tréfonds de mon torse. Il percevait l’éclat envoûtant de ses yeux et la finesse charnue de ses lèvres.
L’espace d’un instant, il se demandait quel goût pouvait-elle avoir, la seconde suivante, des lèvres froissaient les siennes dans un doux baiser volé.

Il se demandait bien pourquoi avait-il fait ça.
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MessageSujet: Re: Nouvelle Lune   Jeu 26 Mai 2016 - 9:11

Aimez vous la danse? Avez vous déjà vu des ballets? De vieilles vidéos du passé?
Vous avez le sentiment que les corps des danseurs sont parfaitement accordés. Tout semble élégamment naturel.
A chaque mouvement de l'homme répond un mouvement de la femme.
Un appel, une réponse.
Une main, un bras, le torse qui s'approche et se colle.
Une ondulation, une approche.
Les espaces disparaissent et le vide se rempli.
Naturelle chorégraphie, rien n'est appris. Le corps sait.
Lorsque sa main se pose sur sa joue, Maty pose son visage, dans la paume de cette main inconnue.
Son corps s'enflamme et se projette en avant cherchant le contacte des mains douces et tendres.
Elle tremble, sursaute et frissonne encore. Dans une intensité qui appelle une suite.
Une suite qu'elle vient chercher du bout des doigts sans réfléchir.
Une main qu'elle vient placer à la taille, attirant son compagnon d'un instant vers elle.
Elle se tourne totalement vers lui, ses jambes posées tout contre les siennes, jusqu'à s'y emmêler.
Son autre bras posé à l'arrière presque contre le mur, elle le remonte en caressant le dos, jusqu'à ce que ses doigts viennent frôler la nuque et viennent se perdre dans la chevelure.
Et lorsque leurs lèvres se rencontrent c'est comme une explosion.
Les lèvres se touchent, se goûtent et se cherchent.
Des papillons par milliers parcourent son ventre et se répandent de bas en haut.
Sans savoir pourquoi elle se presse encore plus contre lui si c'est possible, s'y accroche. Elle veut goûter encore ses lèvres, si bien que sa langue vient timidement les parcourir.
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MessageSujet: Re: Nouvelle Lune   Jeu 26 Mai 2016 - 15:01

Une petite décharge électrique se produisit en lui lorsque leurs bouches entrèrent en contact. C’était… agréable.
Il se sentait étrangement bien, calme, et à la fois ébranlé de l’intérieur, troublé.

Ses yeux avaient papillonné, étonné de la saturation de ses sens… Le frisson d’une caresse. L’orchestre de percussion dans sa poitrine battait à tout rompre. Le souffle lui manquait.

Et tandis qu'ils reculaient, ses lèvres orphelines de leurs corollaires, hurlaient leur détresse, soudainement esseulées, amputées. Il tenta de prolonger l’instant goûtant de sa langue le sel de sa bouche, trace fantôme sur la sienne. Cela avait été la plus belle expérience de sa vie, simplement exquise. Il gonfla ses poumons du parfum de sa peau. Son regard se perd dans ses yeux et passe à ses lèvres, il ne sait lequel me trouble le plus.

Sa vision périphérique se trouble, son monde se restreint à cette jeune femme et lui, il se sentais vaciller dans une spirale vertigineuse.

Alors qu’il boit la chaleur de son souffle, ma main libre vient s’accrocher avec douceur au creux de sa machoire. Il l’attire vers lui, ses doigts tout autant que ses lèvres se languissant de sa caresse.
Il voulait de nouveau goûter le fruit savoureux.

"Encore…" souffla-t-il en un murmure.

Avant de prendre feu sous ses lèvres, soudainement enivrées. Son étreinte se fit moins timide, moins hésitante. Le bout de sa langue aventurière franchit la barrière de sa bouche pour lécher, prendre, s’offrir, devenant plus avide.

Victime d’un tsunami sensuel, Deglan halète sous le baiser, se détache presque affolé.

Il sourit…
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MessageSujet: Re: Nouvelle Lune   Jeu 26 Mai 2016 - 15:08

Vous savez quoi, alors qu'on est tout jeune au camp des N.O.D et qu'on se prend des claques dans la gueule (quand c'est pas pire) plus souvent qu'à son tour, particulièrement quand on a un côté grande gueule comme moi, bah on apprend à être discret. Qu'il s'agisse des missions, ou simplement de ne pas se faire gauler par son supérieur. Au départ, je m'étais imaginé fondre sur le petit couple clandestin comme la bombe atomique sur notre sol, à grand renfort d'une marche semie-martiale, les bottes cloutées qui résonnent sur les gravats, et le son si caractéristique de nos armes de service lorsqu'on les charge pour qu'elles soient prêtes à dézinguer ceux qui seraient un peu trop gênants dans le paysage. Le bourdonnement de la mort, selon l'expression populaire, paraît-il. Mais bon... Une bombe on s'en est déjà prise une sur la tronche ya pas si longtemps que ça et même si j'aime bien buter des gens, je ne compte pas envoyer ad patres ces deux-là, à moins qu'ils m'y contraignent. Et vu d'ici, avec leurs gestes hésitants à dévoiler de la peau nue, bah... ça semble pas être leur genre en fait.


Alors je suis la discrétion incarnée, parce que quitte à être au turbin alors que j'aimerais mieux dormir, autant être le spectre de leurs amours. C'est fou comme j'aime gâcher ces moments là, et j'ai presque le sourire aux lèvres quand je trace mon chemin jusqu'à eux, dissimulé à la faveur de mes habits noirs dans cette nuit épaisse, malgré la Lune qui nous nargue. Puis, ils sont trop occupés à s'inspecter de la langue pour m'entendre arriver en fait. Ils seraient presque mignonnets, ainsi embrassés. Je peux vous dire que lorsqu'on paye une Valkyrie, on a pas de l'amourette d'adolescent, ça non. C'est donc mon murmure moqueur qui leur parvient en premier, un son lancé dans le silence de leurs émotions à fleur de peau. Puis c'est drôle de les surplomber aussi... Si bien que la "conversation", même si je ne suis pas forcément là pour faire causette, s'amorce sur un ton railleur qui m'est caractéristique. Sachez que ça m'a valu souvent des remontrances, et parfois même quelques séjours au trou. Reconditionnement qu'ils disent... Tu parles. Bref. Le tout, c'est de montrer qu'on fait respecter la Loi. La respecter soi-même, disons que c'est pratique de faire partie d'une caste. On a jamais prétendu être un exemple.


_ Et merde... Faut croire que j'arrive un peu tôt, ça aurait été bien plus savoureux que vous soyez à poil. M'enfin, j'imagine que personne n'est là pour prendre ma plainte ?


J'enfonce mes mains dans les poches de mon trench qui me donne l'air de ce que je suis. L'artisan de la souffrance, l'élite des jours sombres, du dictat, et donc... des emmerdes. Quand on croise un N.O.D, on baisse la tête et on essaye de pas se faire remarquer. Malheureusement pour eux, ils se sont fait remarquer à grand renfort d'embrassades qui tombent pile poil dans ce qu'on nous a sommé de surveiller. Leur inexpérience me fascine autant qu'elle me fait frissonner de mépris. J'ajoute, mon sourire en coin se faisant plus marqué :

_ Je vous dérange pas au moins ?

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MessageSujet: Re: Nouvelle Lune   Jeu 26 Mai 2016 - 15:24

La frustration qu'elle ressent lorsqu'il s'éloigne la saisi, elle grogne. Et puis ses lèvres reviennent, avant de s'arrêter encore.
Il sourit
Il est beau
alors elle le lui dit.

" tu es beau"

Puis elle plonge vers lui. Maladroitement, brusquement.
Elle aussi elle veut encore ce truc avec les lèvres. Comme ça s'appelle?
en tout cas c'est...
ça demande à être étudier un peu plus.

" Je voudrais goûter encore, et si on essayait ça... "
Elle prend sa lèvre entre les siennes, explorant.
Et puis comme il l'a fait elle passe sa langue entre, cherchant sa langue à lui.

Les considérations hygiénistes sont loin. La curiosité et le plaisir sont plus intéressant.
Posé contre lui en déséquilibre, seul le corps de l'autre lui sert d'appui.

Elle se tient agrippé à ses bras. Et pour assurer sa position, elle passe ses deux bras autour de son cou. Chaque geste maladroit et gauche menace leur duo de chute.

Soudain elle aperçoit un mouvement léger dans son champ se vision et se recule brusquement, lorsque la voix de l'homme en noir s’élève.

Elle n'a pas bien compris ce qu'il entendait dans sa première phrase " à poil"? qu'est ce que c'est?
Par contre elle a bien compris le ton méprisant et le reproche à peine voilé.
Elle essaye de se redresser et de rajuster son chapeau.
Au lieu de quoi elle se vautre au pied du représentant de la loi.

Malgré tout elle se redresse encore une fois, sautant presque sur ses pieds. Droite comme un i.
Lissant sa jupe.
rouge aux joues
Cheveux emmêlés.
C'est beaucoup moins joli maintenant.
Le moment est gâché et peut être même seront ils sanctionnés. Comment expliquer la position dans laquelle on les a trouvé.

Elle bafouille essayant de trouver une explication.
qui ne vient pas.
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MessageSujet: Re: Nouvelle Lune   Ven 27 Mai 2016 - 8:12

Une nouvelle invitation à la découverte mutuelle à laquelle il ne sait résister, ils se dégustent, ils découvrent.

Un vague bruit, presque irrita son oreille. Non pas cet étrange bruit de succion. Une voix, haute, qui tonne, pleine de la suffisante supériorité d’un membre du N.O.D. lorsqu’il s’adresse à un Orthodoxe.

Deglan sursaute et s’éloigne vivement de sa partenaire d’exploration. Presque d’une impulsion, il se dresse sur ses pieds, fait un pas en avant pour masquer la jeune femme de la vue de l’agent.
Pour s’exposer lui plutôt qu’elle à la sanction ? Ou pour faire disparaître ‘l’objet du délit’ ?

Son cœur battait à tout rompre, baigné par une brusque et inconnue décharge d’adrénaline. Une poigne invisible l’enserrait. Le bout de ses doigts tremblait, presque imperceptiblement. Une vague de sueur glacée coulait le long de son dos.

L’agent était là, lui envoyait toute sa suffisance à la gueule. Deglan se fige au garde à vous, le dominant de près d’une tête. Le regard droit face à moi, au loin, au travers du sombre individu.
Que dire ? Que faire ?

"Je suis désolé, citoyen, cela ne se reproduira plus…" de la voix forte et monocorde, presque mécanique du bon petit soldat.

Il porte un regard attristé par-dessus mon épaule vers la frêle silhouette, drôle de façon de faire les présentations.

"Citoyen Russel Deglan, Matricule D-3-5-1-2-5-2-E, ouvrier de la manufacture ADP201C."

Voilà, les présentations étaient faites dans les formes. Ses pires craintes du matin prenaient corps, le N.O.D. savait pour son dysfonctionnement… Il sentait une faille s’ouvrir en lui, c’était l’euthanasie à coup sûr pour lui. Et pour elle ?

La question silencieuse le troubla. Les pires scénarios pour la jeune femme caressaient son esprit. Il sentait un bouillonnement intérieur l’envahir, refluer vers son cou et crisper sa mâchoire.

L’espace d’une pulsation cardiaque, il considéra le fauteur de trouble. Il était petit et ne semblait pas bien épais.
Peut-être… Peut-être, si la situation l’imposait pouvait-il - son esprit peinait un instant à matérialiser l’idée - à lui faire mal, à l’empêcher de révéler sa découverte… à rejoindre le grand charnier qu’il avait charrié toute la journée. Un de plus qui verrait la différence ?
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MessageSujet: Re: Nouvelle Lune   Ven 27 Mai 2016 - 9:09

" citoyenne Mathilda Valey P-530, ouvrière de la manufacture de carton OPQ054D"

Analyse rapide.
Il n'y a plus d'énergie donc le matériel d'identification ne marche pas. Il ne peut vérifier ce qu'ils vont dire maintenant.
un peu de vérité, et un peu de mensonge.

" Veuillez nous excuser Monsieur, j'ai fais un léger malaise et mon co-citoyen ici présent a tenté de me faire revenir à mes esprits. Permission de rentrer chez nous Monsieur? "

Co-citoyen, le terme désignant les personnes assignées à vivre ensemble pour élever les petits orthodoxes à leur sortie de la Matrice. Avec un peu de chance il va les laisser rentrer, pensant qu'ils sont attendus dans leurs quartiers.

Elle parle avec assurance, la fébrilité du moment est passé.
Elle désigne la tour éventrée derrière elle de la main.
Puis prend place à côté de Deglan posant sa main sur ce poing serré.
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MessageSujet: Re: Nouvelle Lune   Ven 27 Mai 2016 - 9:38

Ma voix a fait se suspendre l'instant, qui s'est irrémédiablement froissé dans les sursauts de ses deux corps qui ne voulaient pourtant que s'apprivoiser. Elle en vient à se vautrer par terre, presque sur mes godasses et j'esquisse une moue suffisante. Je pourrai esquisser le geste de la relever. Peut-être qu'un jour j'ai fait ça. Être à l'écoute de la population de la cité. Ou peut-être jamais. L'être que je suis à présent ne se fendrait pas d'un mouvement pour apaiser la crainte qui la transfigure, et qui la rend très objectivement jolie. Je hausse un sourcil moqueur quand elle se relève et époussète ses fringues, comme si ça avait de l'importance, avant de tourner mon regard vers lui. Le geste qu'il fait en premier le trahit immédiatement et je jubile intérieurement. Il tente de la protéger de moi. Des réactions de déviants, de gens qui se perdent pour ne plus jamais retrouver le chemin, quel qu'il soit. Mais d'un côté, je suis satisfait qu'il fasse ça. Déjà parce que ça les incrimine, ensuite, parce que tous mes talents de manipulateur vont pouvoir se déployer. J'ai toujours adoré interroger les gens pris la main dans le sac. Parce que je ne paye pas de mine, voyez-vous.


D'ailleurs, lui aussi, lorsqu'il reprend empire sur lui-même, il doit se faire la réflexion que je suis un gringalet. Ça m'a valu bon nombre de boutades, au camp. Et encore aujourd'hui à la Centrale. Du moins de la part des gens qui ne me connaissent pas. Les Orthodoxes ne se méfient pas de mes incursions dans leur vie parce qu'hormis mes habits sombres, j'ai l'air comme eux. Normal d'apparence. Peu se sont relevés pour se souvenir que l'entraînement d'un N.O.D, même qui paraît sauter les repas comme moi, ne laisse que des os brisés, et une infâme douleur. Mais je n'ai pas particulièrement envie de lui rappeler de baisser le regard à coup de poing dans la gueule, même si ce serait facile. Je suis un instant tenté, parce que j'aimerais qu'elle crie pour le protéger à son tour... Mais ça peut attendre.

L'instant passe dans notre échange de regards, et il me débite son matricule. Je ne peux pas vérifier ce qu'il dit mais je m'en tape un peu en fait. Je suis plutôt fasciné par le combat intérieur que l'homme semble mener, qui parfois fait que sa mâchoire se crispe. On nous a dit que la puce déconnait, on nous a bien prévenus. Mais... C'est autre chose de le voir de ses yeux. De le vérifier sur les Orthodoxes, si bêtement mécaniques d'habitude. C'est presque intéressant. Mon regard se plisse et je lance, plein de morgue :

_ C'est bien. Brave garçon qui récite sa petite leçon.

Je regarde derrière lui, d'un regard de prédateur sans doute, ajoutant :

_ Et elle, elle a perdu sa langue ? J'avais pourtant l'impression qu'elle s'en servait très bien tout à l'heure.

J'entends Drek me sermonner, comme s'il était là. Il me dirait de les laisser tranquille. Qu'il y a eu assez de morts partout. Qu'ils ne mettent pas en danger le régime. Que bordel ce ne sont pas deux poseurs de bombe en puissance. Qu'on ne peut quand même pas buter les deux tiers de la population qui redécouvre ce qu'est un putain de sentiment. La voix de la raison. Que je silence sans effort, vu que ce débile n'est pas là pour jouer les consciences. On l'a mis dans mes pattes pour que j'évite de jouer au connard je crois.
Elle me surprend en se tenant droite à côté de lui, sans frémir, récapitulant son matricule d'une façon à ne pas laisser place à discussion. Je pourrais abréger leur souffrance, prendre un ton condescendant pour leur dire de ne pas recommencer, d'éviter de soi-disant se pâmer dans les gravats à l'avenir. Toutefois, je m'entends arguer :

_ Qu'est-ce qui ne se reproduira plus ? Que tu l'aides à se relever, citoyen Russel, à grand renfort de tripotage ou que vous me preniez tous les deux pour une bille ? (Je leur offre un grand sourire) Après tout, ça ne représente rien, c'est ce qu'elle vient de suggérer non ? A ta place, je m'interrogerai sur mes piètres talents. Je serai vexé même. 

Je l'humilie, c'est plus fort que moi. J'ai toujours fait ça, c'est ma façon de fonctionner. Pas seulement avec les Orthodoxes ou les insurgés d'ailleurs. 

_ Imaginons que je sois un gros abruti qui trimballe une couche de gentillesse sous son manteau, et que je sois prêt à vous croire... Je m'attends à un argumentaire plus appuyé que "il a essayé de me ranimer, pardon monsieur." A priori, on ne s'apprête pas à écarter les cuisses quand on a un malaise ? Ou alors j'ai loupé un truc ?

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Dernière édition par Cypher Wilde le Sam 28 Mai 2016 - 18:50, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Nouvelle Lune   Ven 27 Mai 2016 - 11:54

Le jeune femme… Mathilda… se pose à mes côtés. Elle avait parlé, d’un malaise, il me fallut quelques battements de cil pour comprendre qu’il s’agissait-là d’une ruse.

Mon poing s’était refermé sans même que je ne m’en rende compte. Pourtant je le serrais à en avoir mal aux articulations. Le contact de sa paume sur ma peau, fit quelque peu refluer la tension qui courrait en moi.

Mais celle-ci revint encore plus vive quand le petit homme commençait à discourir, plus pour lui-même d’ailleurs. Il posait les questions à la volée et se chargeait également d’y répondre. Je ne comprenais pas la moitié de ses questions…

Quelque chose de mauvais se dégageait de lui, oh oui comme chez tous les N.O.D., mais plus encore chez lui. Si j'avais su comment les nommées, j'aurai dit 'vanité et autosatisfaction'.

Dans chacun de ses mots, je pouvais sentir une insulte qu’il distribuait. Je sentais mes sens et mon être en ébullition, jamais je n’avais été sous l’empire de cette émotion, palpable presque physique.
J’avais gonflé le torse et ne respirais plus que par petits volume, par le ventre. La musculature de mon cou s’était tendu, tandis que j’entendais la voix du pieux représentant de l’autorité. Je sentais mon cœur battre à mes tempes et le long de mes carotides. Je nous savais en danger et les gifles de sarcasmes, que je prenais dans la gueule, n’étaient pas pour améliorer mon humeur.

Les ailes de mon nez s’ouvrirent tandis que je prenais une vive inspiration, et dans une expiration…

"Je ne comprends ce de quoi vous nous parlez au sujet de vos cuisses… Agent."

Non, le ton n’était plus très neutre, il avait pris une tournure plus voilée, légèrement plus rauque aussi. Je parlais beaucoup moins fort, que tout à l’heure. Finis le bon petit soldat...
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MessageSujet: Re: Nouvelle Lune   Sam 28 Mai 2016 - 18:45

Je pars d'un grand éclat de rire, qui vient déchirer le silence de la nuit et se répercute sur les quelques structures métalliques éventrées alentours. Je n'y peux rien, ce citoyen me fait marrer, avec sa colère rentrée, sa fausse naïveté, cette façon de me regarder comme s'il allait mordre. Il a compris le danger et bordel, je crois que c'est le premier soir (hormis celui où les explosions ont frappé et que j'ai failli y laisser ma peau) que je me sens en vie. Vraiment en vie, avec cette envie de montrer les dents, de les aiguillonner encore plus, jusqu'à ce qu'ils saignent sous les sarcasmes. J'ai face à moi un adversaire et c'est chose rare. Je n'ai d'habitude que des pantins obéissants, ou des tarés qui souhaitent buter tous ceux qui représentent ce système qu'ils abhorrent. Certes, ce n'est pas un adversaire en mesure de résister à un N.O.D, même d'1m70, mais le combat physique n'est pas ce que je recherche. Je cherche une joute plus subtile je crois et ce type réagit tandis que je lui sers mon monologue agaçant. 

Ne vous y trompez pas, j'ai toujours fait chier mes semblables, par ce côté hyperactif tout azimut qui semble tracer la ligne si mince que je franchis trop souvent. Celle de la perte de contrôle. Ils ont essayé, de me réprimander, de me cloisonner, de dessiner des contours quant il y avait tant d'énergie à revendre. Et ils ont lamentablement échoué. "Vous êtes un taré, Agent Wilde. - Wilde, surveillez votre langage. - Vous avez encore dépassé les bornes, on a dû euthanasier cet orthodoxe, que ça ne se reproduise plus." Le fait que j'ai assez d'intelligence (ou bien d'instinct de survie) pour me la fermer quand il le faut vraiment m'a toujours évité l'annihilation raisonnée de nos autorités. Je sers le régime de Novlangue, même si je le sers d'une façon parfois très irrationnelle et chaotique. Et j'ai le don pour faire avouer les déviants. Ils préfèrent parler que de mourir d'agacement en m'écoutant causer, faut croire. 

Mon rire finit par mourir et c'est un rire aussi froid que mes yeux, qui ne les fait pas briller une seconde. Un rire qui n'a jamais pu s'épanouir dans l'écrin d'un événement heureux. Car après tout, qu'est-ce que c'est que d'être heureux hein ? Vu la tronche qu'ils tirent depuis que je suis arrivé dans leur petite bulle dégoulinante de bons sentiments, je crois que mon éclat semi-hystérique ne vient nullement de les rassurer. Je regarde Deglan une fois encore, avant de faire un geste vers la poche intérieure de mon trench-coat pour en sortir non pas une arme mais mon paquet de clopes. Je prends le temps de le tapoter d'un geste sec pour en sortir une, avant de l'allumer et de cracher une première volute de fumée en statuant :

_ Quelle vie de merde vous avez...

Ils ne comprennent pas mes sous-entendus. Forcément, vu qu'ils n'ont jamais baisé de toute leur existence. Les Orthodoxes ne peuvent pas s'offrir ce genre de services et ils n'en ont même pas l'idée d'ailleurs. Voilà pourquoi ils se goûtaient l'un l'autre avec tant de précaution. Et cette pensée me débecte autant que sans doute je la jalouse. L'innocence est un état que jamais je ne connaitrai, quelle que soit ma putain de route sinueuse. Il y a peu, j'attendais la mort avec passivité, après tout, avec les radiations, la condamnation était réelle et jusqu'à ce que ce médecin en blouse blanche avec son air condescendant m'assure que je ne risquais rien à court terme, je n'en avais strictement rien à battre. Même crever ne m'affole pas plus que ça. Mais surprendre l'intimité de ces deux-là et voir enfin quelqu'un qui me tient tête plutôt que de m'offrir un infâme automatisme, c'est rafraîchissant. De quoi me pousser encore plus dans ce dialogue que, pourtant je le sais, je ne devrai pas tenir :

_ Je ne parle pas de mes propres cuisses, petit, je parle des siennes (et de mes doigts squelettiques et blêmes, je la désigne, comme s'il s'agissait là d'une condamnation). J'te fais une démonstration si tu veux. Tu devrais t'en foutre, vu que l'erreur commise ne se réitèrera plus jamais, c'est ça non ? Alors que je la touche, là, sous tes yeux, quelle importance hein ?

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MessageSujet: Re: Nouvelle Lune   Lun 30 Mai 2016 - 5:40

Il riait. Je me demandais bien ce qu’il pouvait y avoir de drôle. Les instructions qu’il avait émises n’était pas claire, je ne devais pas avoir saisi un sous-entendu. Il m’affronte du regard et non je ne me détournerai pas.

Ce N.O.D. n’est pas comme les autres qui ne s’attarderait pas à tergiverser pour appliquer tel ou tel article de règlement.  Nous devrions être soit réprimandé d’un "et que ça ne se reproduise plus", ou tout simplement embarqué pour un interrogatoire dans leurs quartiers.

Il glisse sa main près de là où devrait se situer son arme et en sort un paquet de clope, avec un sourire de triomphe, alors que l’idée qu’il allait tout simplement nous abattre m’effleura l’esprit. En même temps s’il l’avait fait, je n’aurai pas été contraint d’écouter toutes conneries qu’il débite.

Je m’interroge, s’il est vraiment armé. Certes le tabac tue, cela ne constitue pas un danger immédiat pour nous.
Peut-être devrait-on se contenter de partir ? Que pourrait-il faire nous souffler dessus sa fumée ?

Puis cet individu suffisant se propose de faire quelque chose à Mathilda. Je ne sais pas ce que c’est mais vu l’expression qu’il prend en disant ces mots, toutes les fibres de mon être se rebellent avec violence.

Je me défais du contact rassurant de la jeune femme et d’un demi-pas me place devant elle. Je suis à moins d’un mètre de l’avorton.
Je place ma main devant moi, à quelques dizaines de centimètres de son sternum, paume face à lui, lui bloquant le passage.

"Je ne vous permettrais pas de la toucher, dis-je avec un ton de menace."

L’idée de le percuter avec le plat demain main germe en moi. Je me demande à quelle distance je pourrais envoyer un pareil fétu. Il ne doit pas être bien lourd, si ce n’est le poids de sa suffisance, mais ça, ça ne compte pas. Je devrai certainement l’expédier quelques mètres derrière, suffisamment pour nous ouvrir le passage.

"Maintenant, dites-nous de circuler."

Oui, c’est beau je demande qu’il débite la phrase magique et COURTE, le fameux « Circulez ». Mais je sens déjà qu’il va repartir dans un long monologue. Une question germe dans mon esprit… Peut-il tuer par l’ennuie ?
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MessageSujet: Re: Nouvelle Lune   Lun 30 Mai 2016 - 9:53

Quelque part, dans une salle d'interrogatoire, quelqu'un s'est sans doute déjà posé la question fatidique de Deglan. Sentant que la mort approchait, le suspect a dû l'appeler de tous ses voeux plutôt que de subir une seconde de plus le discours ininterrompu du N.O.D qui nous occupe aujourd'hui. Sans doute même certains ont-ils déraillé, et attaqué le freluquet pour se faire refroidir plus vite. Un suicide by cops mais par dépit. Nous ne le saurons jamais.


Je change de tempo, passant du rire à quelque chose de bien plus sombre. Je ne savais pas que ce serait aussi satisfaisant de pousser ainsi les Orthodoxes sans le secours de leur putain de camisole. J'ai tout fait pour le mener à une erreur flagrante, plus flagrante qu'un vague baiser échangé que je n'avais pas vu de bien près. Pour le voir s'oublier devant mes yeux et venir jauger mon autorité. Je ne dis rien mais sans doute mon visage, faussement avenant lors de la conversation, s'est transfiguré et mon masque froid est revenu prendre son emprise sur mes traits. Alors qu'il manque presque de me toucher, même s'il ne le fait pas, se maîtrisant au dernier moment, et je tiens à le dire, heureusement pour lui, je termine patiemment ma clope, mes yeux dans les siens. C'est difficile car ma rage qui n'est jamais bien loin, est en train de s'élancer dans mes tissus, rendant presque ma déglutition saccadée. Ça semble durer des heures ce petit duel, avant que je ne balance mon mégot et que je lui attrape le poignet. Pour la petite démonstration, car le jeu a assez duré.


Il doit s'apercevoir que les apparences sont trompeuses. Je serre, d'une pression classique pour la plupart des gens, mais qui avec mes capacités de N.O.D ainsi qu'avec mes augmentations qui ont été finement et très très douloureusement placées sur chacune de mes articulations, me permet de déployer une force considérable. Ils aiment bien ça, au camp d'entrainement, nous transformer en machine à tuer, quand on le mérite, quelle que soit notre constitution de base. Les citoyens qui n'ont jamais eu de problème ne savent pas à quel point nous sommes des êtres tournés vers le meurtre, plutôt que vers la protection. Il doit avoir peur que je ne brise net son poignet, mais j'ai appris à doser ce que je fais, même en colère. Je débite lentement, presque doucement, avec un calme apparent qui tranche avec ce que je lui fais :


_ Tu es certain de vouloir te permettre de seulement me dire ce que je peux faire ou non ? Je t'assure, et laisse-moi te le dire aussi clairement que possible, que si j'ai envie de la foutre en pièce sous tes yeux et de te la faire bouffer ensuite, je vais le faire. Et tu ne pourras pas m'en empêcher, parce que tu es toi, un être qu'on pourrait aisément remplacer, un tout petit rouage, et je suis la Loi, celle que tu sers et respecte en fermant ta grande gueule. Je ne suis pas celui qui s'autorise à entretenir un rapport malsain avec une femme, jusqu'à quoi ? Laisse-moi rire, connard, la protéger ? (je crache le mot, presque incrédule). Et tu ne t'étouffes même pas de honte ? Tu oses me défier après t'être comporté ainsi ? Quand je te regarde, je vois ce que la société risque, je vois la déviance, et je dois intervenir. J'te dirai de circuler quand j'aurai fini de t'apprendre ce que ça coûte d'oublier nos lois et ta place, et tu seras reconnaissant d'être encore entier.


J'appuie encore un peu, pour marquer mon propos. Je veux lire la douleur sur son visage. Il veut ressentir quelque chose ? Qu'il se contente de ça... Je pourrai vraiment jouer les durs et le démonter, mais je sais qu'une réplique sadique et mesurée a plus d'impact que le déchainement. Sans le lâcher, je tourne mon regard assassin sur elle et je lui dis sur le même ton détaché :


_ Et toi, plutôt que d'attendre un rempart plein de bons sentiments, est-ce que tu as encore un soupçon de raison qui va faire que tu vas me dire, sans sourciller et sans trembler, qu'il est dans l'erreur, qu'il te dégoûte maintenant qu'il montre son vrai visage, et lui rappeler au passage le premier verset de la loi 3.14 : "Tout sentiment envers autrui me conduit dans l'obscurité... etc." Avant que je ne lui pète le bras. A moins qu'il ne veuille se repentir, bien entendu.

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MessageSujet: Re: Nouvelle Lune   Lun 30 Mai 2016 - 11:56

Connaissez vous ces moments où tout va très vite, et en même temps étrangement lentement.
Laissez moi vous expliquer ce que cela revêt de particulier pour Mathilda.

Jamais le temps ne s'accélère, il reste ce qu'il est. L'horloge pragmatiquement avance seconde après seconde. Mais notre perception, elle, change fonction de ce que nous faisons, voyons, ressentons.
Les journées de profond ennuis semblent ne pas vouloir se terminer. Les jours agréables filent trop vite.

En cas d'agression, l'adrénaline libérée par votre système développe votre acuité, vous entendez finement, et vos réflexes sont accrus, deux buts principaux que votre animalité choisira, calculant les chances de survivre : La fuite ou L'attaque.

Mathilda avec ses implants de haute technologie est programmée pour une acuité supérieure, des réflexes à un temps de réponse immédiat. Son cerveau a été complété pour analyser et agir en un temps record.
Le bras dont la chair a été dénudée pendant la catastrophe comporte un squelette ultra résistant, et confère à sa porteuse une force considérable.

Les paroles de l'homme en noir la heurte et elle fait l'expérience de la colère.
Colère contre cette homme qui dit vouloir la toucher, qui malmène et insulte ce qu'ils sont.
Colère contre l'injustice de cette domination imposé par un si petit nombre de privilégié.

Elle perçoit chaque mouvement, comme si la scène tournait au ralentit.
La cigarette qui se consume brille d'une étrange lueur. Le cercle que le reste du mégot trace dans l'obscurité avant de percuter le sol.
La main qui torture et le cri de douleur.
L'homme en noir lui site la loi...
Fuire ou se Battre...

A cet instant un éclair blanc explose dans sa rétine et sa migraine atteint son paroxysme. Elle porte les mains à ses tempes, le visage tordu de douleur, et son hurlement s'étire dans le silence nocturne.
Quelques secondes seulement.
Et ses yeux s'ouvrent, exprimant la froideur et la détermination. En une fraction de seconde, les micros implants reprennent du service, avec une amplitude facilitée par l'absence de contrôle des émotions.
Ses cours d'anatomie animale dispensés à l'école lui reviennent en bloc, les hommes ne sont pas différent. Et puisqu'il voulait toucher son entrejambe, après tout elle peut faire de même.

Tout sentiment vers autrui rend obscur, pourtant cette haine soudaine semble lui donner une vision incroyablement claire.
Mathilda s'élance, pose un genoux à terre et  son bras mécanique vise l'entrejambe de l'adversaire, un coup sec , précis. Et se redresse pour le frapper au niveau du sternum avec la même force.

La veste s'écarte sous le choc laissant apparaître, l'éclat de l'arme portée sous la veste, elle s'en saisi et la broie dans sa main.
Maintenant que l'attaque est faite, il ne lui reste qu'à courir.
Plus tard surement elle regrettera son geste, pour le moment ils sont loin d'être tiré d'affaire et cette réaction pourrait bien les avoir mis bien plus en danger que la violation de la loi contre la fraternisation.
Elle jette un regard rapide à Deglan et l’entraîne dans sa course.
Elle ne se dit pas qu'après avoir vu ce qu'elle vient de faire il souhaiterait fuir également, très loin d'elle.

Spoiler:
 
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