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Novlangue est un univers totalitaire inspiré de 1984 (G Orwell)

Ambiance Blade Runer, The Island, Total Recall, et tant d'autres où les libertés sont étranglées...
Chut! Big Brother... La délation est l'arme des cafards...
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 Free me from this world

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N.O.D
La mort vous va si bien...

Masculin
Age : 38
Présentation du Personnage : Free me from this world
Mes RPs : Nouvelle Lune
Petit Poucet de Novlangue
Alouette, gentille alouette
Petit précis de manipulation
Le prisme de nos attentes
À l'ombre de nos doutes
Fan Club RP : 18

Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: Free me from this world   Mer 18 Mai 2016 - 15:33

J’ai perdu ma clope, putain…

Je grogne alors que l’autre braille tant et plus à mes côtés. J’en ai rien à foutre de sa douleur, je voulais une bouffée bienvenue de saloperie néo-nicotinée dans mes poumons en pleine Apocalypse. C’est trop demander ça aussi ? Si tout a soudain décidé de se péter la gueule, qu’au moins je puisse crever à l’aise, mes lèvres autour du filtre. Mais non, elle est tombée quelque part et alors que le bâtiment éventré par le souffle geint comme un animal blessé, autant que mon coéquipier, vautré dans la poussière, j’ai pas vraiment le temps de tâtonner à droite à gauche pour la retrouver. Je regarde Drek avant de l’aider à se relever, alors qu’il me demande, blafard comme un cul pas encore irradié, si c’est grave. J’hésite… Presque trop longuement. Suffisamment pour que ça creuse ses traits. Face au conditionnement, c’est fou comme se sentir crever peut dézinguer les plus beaux préceptes. Je finis par dire :

_ Magne-toi, on a pas le temps de jouer à la couturière, on verra ça à la lumière. Si ça existe encore.

Y’aura besoin de sacrés soins pour que sa jambe cesse une bonne fois pour toute de pisser le sang, mais sous le coup de l’urgence, on se contente d’un garrot bien serré histoire qu’il ne tourne pas de l’oeil. Je finis par décamper de ce sous-sol qui s’est mis en tête de nous engloutir, tandis que les murs tremblent et que l’odeur d’une terre secouée, faite de chair brûlée et de résidus de pollution boostée à l’explosif, vient nous emplir les narines comme l’annonce du trépas. En vrai, j’en ai strictement rien à foutre, la seule chose que j’ai en tête, c’est de sortir de là. Je ne sais pas ce qu’on trouvera à l’extérieur et qu’importe. On nous a appris à agir vite, sans tergiverser pendant cinquante ans. Même si Drek a du mal à se traîner. Faut dire pauvre vieux… sa jambe en vrac est peu coopérative.

Ya un bruit dans une des galeries sombres, sur notre droite. Je tâte l’arrière de mon falsard, pas parce que ça me fait du bien, mais pour trouver de quoi faire feu si jamais un de ces connards de non implanté décidait de se pointer et de profiter de la situation. On les piste depuis deux jours, on y était presque. Vraiment presque… Je me serais pavané devant Daland, si j’avais rempli cette putain de mission. J’imagine qu’il y a des priorités dans la vie, dont la survie. Alors j’avance, grognant encore très ostensiblement.

J’ai perdu mon flingue, putain…

Vous me direz qu’entre ma clope et mon arme de service, je perds beaucoup de choses. Manquerait plus que je perde la boule et le tableau serait complet. Et selon les différents rapports, il paraît que ya des moments où ça menace d’arriver. Mais tant que le boulot est fait et que je ne perds pas de vue mes allégeances, il paraît que ça n’est pas problématique. J’emmerde les gens qui remplissent des dossiers, gratte-papiers de mes deux. Je me demande quel jargon pompeux ils emploieront pour décrire ce qui est en train d’arriver à la ville. Ils ont des façons de faire, au final, tout paraît ampoulé et sans substance. Ma course est interrompue, autant la course physique que la course mentale. Drek vient de s’étaler de tout son long.

_ J’suis désolé, Cy, j’y arrive plus.
_ Non, sans déconner…

Je reviens sur mes pas et je le soulève pour le charger sur mon épaule. Je peux pas prétendre que l’espace de quelques micro-secondes, j’ai pas eu envie de l’abandonner pour être sûr de sauver ma propre peau. Mais bon, même si ça me gonfle, ce connard fait parti de ma grise existence depuis trop longtemps pour le balayer d’un revers de main. J’ai beau être parfois un salaud, j’aime surtout l’être avec ceux qui sortent des rails. Il est lourd ce con, et j’ai pas une taille d’athlète, malgré l’entrainement. Mais bon, on reprend le chemin, ou plutôt moi, alors que lui se contente de distribuer son hémoglobine sur la manche de ma veste. J’ai les poumons en feu quand j’atteins cette foutue sortie, mais je suis suffisamment en forme pour le ramener au poste. De tous les côtés, ça tremble, ça crame, ça pue et les âmes agonisantes autour ne parviennent même pas à m’arracher l’un de mes regards froids. Je veux bien être un bon samaritain pour un des nôtres, le commun devra se démerder. Le béton armé de la centrale des NOD est encore tel que dans mon souvenir et ça a quelque chose d’assez rassurant, malgré la fresque de fin du monde tout autour. Drek s’est évanoui. Tant mieux, ça m’évite de l’entendre baragouiner tout un tas de conneries sur le reste du chemin.

***

Il est presque beau ce mur. C’est moins classe qu’un dôme m’enfin on peut quand même pas jouer au difficile. Faut dire qu’ils ont fait vite pour rétablir un semblant de normalité. Les hautes sphères bruissent encore du pourquoi, du comment, du bon vieux temps du End Vice qui était si pratique pour maintenir tout le monde sous camisole. Maintenant ça déconne à plein tube, mais bon, paraît qu’on a le droit de cogner pour que ça file droit. Qui oserait se plaindre hein ? Tout du moins chez nous.

La loi et l’ordre. Ça ou crever. Mes convictions profondes se sont érodées comme la ville s’est effondrée. Ya quelque chose de différent, mais tout, pourtant, semble foutrement pareil. C’est à en tourner la carte. Et beaucoup l’on fait. Mais des convictions, j’en ai jamais eu besoin. Je fais ce pourquoi on m’a recruté. Les regards en arrière et l’introspection dans les alcôves, ce sera pour plus tard.

Spoiler:
 

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_ It was a mistake imprisoning my soul _
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