AccueilNovlangue 2140FAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Novlangue est un univers totalitaire inspiré de 1984 (G Orwell)

Ambiance Blade Runer, The Island, Total Recall, et tant d'autres où les libertés sont étranglées...
Chut! Big Brother... La délation est l'arme des cafards...
Bienvenue dans notre Monde!

 

Partagez | 
 

 Jour 2 : "Allo docteur ?"

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage

Orthodoxe
Esclave de corps et d'esprit

avatar
Masculin
Age : 40
Présentation du Personnage : Naissance...
Mes RPs : Jour 1 : Cyrano de Bergerac
Nouvelle Lune
Jour 2 :"Allo Docteur?"
Fan Club RP : 4

Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: Jour 2 : "Allo docteur ?"   Sam 4 Juin 2016 - 20:30

Non sans méfiance, deux orthodoxes marchent côte à côte sous le visage souriant de la Lune.
Ils se touchent au gré du chaos de leur pas, ou peut-être est-ce au gré du chaos de leur corps alanguis se cherchant, s’offrant le contact rassurant de l’autre.
Mais ils n’osent se prendre la main, trop dangereux dans ce monde, décombre d’une civilisation.

Ils déambulent sur la route déserte de toutes âmes vivantes, des corps sous des bâches sur les trottoirs, les bâtiments délabrés, en ruines, pour haie d’horreur.
Aucun n’ose vraiment ouvrir la bouche, en proie à l’inquiétude, à ses propres introspections… Et puis…
Il ne faut pas faire suspect, mais peu importe le couvre-feu, bientôt le jour va se lever, le couvre-feu avec lui.
L’horizon se pare lentement de ses vêtements de feu, orangés puis peu à peu rougeoyant, faisant refluer lentement les constellations.

Mes pas s’arrêtent. Je me tourne vers une allée de décombres, puis un peu plus encore vers Mathilda.
"C’est ici…
Tu veux bien m’attendre, je n’en ai pas pour longtemps."


Bruits de rocailles glissant sous mes pieds, je m’aventure entre des immeubles terrassés, d’autres à l’agonie.

Il demeure quelques corps çà et là, abandonnés, les yeux ouvert une expression d’horreur, de terreur sur leur visage. Elle a bien été cruelle cette explosion, l’onde électromagnétique avait couru bien plus vite que le blast ou l’onde thermique. Ainsi ces pauvres erres, n’ont vécus leur mort sous le coup de la seule émotion qu’ils n’auront jamais connues, celle de la souffrance et la peur en sentant son être mangé par les flammes, de son corps se broyant sous la chute de leur habitation.

J’évite de trop m’attarder sur leur visage, la position de leur membre, je suis si mal-à-l’aise…
Je ressens, lorsque je les regarde une partie de leur agonie. J’ai du mal à le supporter.
Personne pour se préoccuper de leur sort, de qui ils avaient bien pu être, juste cette société qui les incinère, les retraites.
J’ai une pensée pour Mathilda, elle peut-être s’inquiéterait-elle de mon sort si je disparaissais.

Au gré de mes pensées, de ces émotions que je ne réussis à contrôler, j’arrive devant lui.
Les yeux ouverts en grand comme pour me dire tout l’horreur qu’il a vu au moment où ses fonctions ont cessé. Un reproche peut-être à mon intention.
Je ne sais pas comment il s’appelle. Pour seule information, j’ai le souvenir de lui montant dans le bus le matin et le soir pour les trajets qui nous menait à l’usine.
Je me rappelle de lui, mais ne sais finalement rien.
Nous avons travaillé toute notre vie d’Orthodoxe ensemble, séparés par nos existences sans saveur, sans intérêt.
La sienne s’est arrêtée. La mienne, non.

De nouveau, je suis submergé.
Et de nouveau, je pleure alors que mes mains s’enfouissent dans les poches de sa veste, palpant cette chair froide, abandonnée par la vie.
Je trouve et enfourne le trousseau dans ma poche, j’ai un regard pour mes doigts, qui seulement aujourd’hui, ont connu le contact de la chair froide, durcie, de ce collègue anonyme.
Les larmes coulent et tombent sur les débris de son existence, sur les pavés de cet endroit.
Je crois que c’était un lieu de consommation. Je ne sais, je n’ai que mes doutes. Ce n’est pas ce qui importe, finalement.
Nous devons gagner du temps, j’ai un regard d’excuse pour lui alors que je place des pierres sur son corps brisé, crispé dans cette dernière convulsion funeste.
Je le recouvre pour qu’il ne soit pas retrouvé trop vite, pour que son logement ne soit pas réquisitionné non plus.
Cela devrait nous permettre d’avoir quelques jours, avant… Avant je ne sais.


Je me secoue intérieurement, j’essaie de me défaire de cette tristesse que je ne cerne pas, que je ne comprends pas. Je me fais le serment silencieux de ne jamais plus venir en ce lieu, à chaque fois il produit sur moi ce chamboulement.
Mais la brûlure de mes yeux ne disparait pas.
Je ne comprends pas.
J’ai froid.
J’ai ce besoin de m’enfouir dans la chaleur des bras de Mathilda.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Jour 2 : "Allo docteur ?"   Sam 4 Juin 2016 - 21:15

Chaque pas semble si lourd. Un peu comme si le poids de ce monde s’appesantissait sur leurs épaules.
Au final à leur âge approchant la quarantaine, ils n'avaient rien vécu, et ils s'éveillaient dans un monde où le désespoir était partout.
Dans chaque tours effondré, dans chaque âme errante et torturé, ces ombres blotties au creux des décombres.
Ils marchent, leurs épaules se touchent presque, leur mains parfois se frôlent.
Dans les bras l'un de l'autre ils avaient oublié la laideur du temps. A présent ils ont revêtu leur vêtement de grisaille et elle tombe sur leur cœur.

Mais le vivant prend toujours le dessus, il EST, comme ces arbres qui fendent le macadam ou poussent sur les façades des immeubles parfois. C'est ainsi. La mort cède toujours avant de revenir pour la toute dernière fois. Elle n'a aucun mal à céder la place pour le moment, elle sait bien qu'au final, elle gagnera.

Ils finissent par arriver là où Deglan veut chercher une clé, dans la poche d'un cadavre. MAthi essaye de ne pas y penser.
Mais quand ils s'éloignent d'elle et s'enfonce dans la ruelle sombre, elle ressent une profonde angoisse.
La solitude, le silence percé par des bruits inconnus et de ce fait effrayants, la lueur blafarde de la lune, révélant ça et là des formes: bras, mains, perçant les décombres.

Le temps lui semble long, et puis il devient réellement long. Les ombres se déplacent marquant le temps lunaire.
Alors elle n'y tient plus et décide de le suivre, de pénétrer l'obscurité, prudemment, en essayant de garder son équilibre.
Elle murmure son nom, au cas où un improbable être vivant l'entendrait, ou un être mort?
Elle frissonne et hâte le pas.
Elle le retrouve finalement, ramassé sur lui même.
Il émet un étrange son, un léger gémissement.

L'inquiétude lui saisi l'estomac, et elle s’accroupit à ses côtés, lui passant un bras autour des épaules et posant une main sur sa joue. Elle y cueille des larmes, et elle sait alors l'émotion qu'il ressent, même si elle n'en connait pas la cause.
Elle murmure son nom, comme une interrogation, la voie légèrement tremblante?
Et le serre contre elle.
Toute cette douceur, elle la lui offre, comme le seul rempart à leur bouleversement intérieur.








Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Orthodoxe
Esclave de corps et d'esprit

avatar
Masculin
Age : 40
Présentation du Personnage : Naissance...
Mes RPs : Jour 1 : Cyrano de Bergerac
Nouvelle Lune
Jour 2 :"Allo Docteur?"
Fan Club RP : 4

Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: Re: Jour 2 : "Allo docteur ?"   Dim 5 Juin 2016 - 8:21

Elle n’avait pas écouté, et finalement j’en était content.
Lorsque qu’elle me touche pour la première fois, je trésaille, surpris.
Mais ses bras se tendent et m’entourent, je m’accroche à elle comme un naufragé à une planche.
Je ne sais pas pourquoi mais c’est ça qu’il me faut, comme un baume posé sur ma détresse.
J’essaie de respirer, d’inspirer sans que l’expiration ne m’échappe, saccadée. Je lutte pour refaire surface. Les minutes s’égrènent avant que je n’y arrive.

L’ombre distordu, grotesque, des bâtiments survivant se projettent sur nous. Ils affichent leur façade ravagée, les pans de mur abattus, les étages manquant comme autant de blessures de guerre.
Un rayon de lumière carasse nos visages.

Agréable sensation, un peu de sérénité m’envahis, bercé entre la chaleur de Mathilda et celle de ce pâle soleil. Quelques brumes matinales commencent à s‘élever des décombres, avec elle cette odeur tenace, accommodante, indiquant que les vivants n’ont pas leur place en ces lieux.

Lentement je me déplie, me redresse. Je reprends corps, le temps s’était suspendu un instant. Mais, maintenant, il nous faut y aller pur éviter le tumulte de la journée qui s’annonce.

J’enserre Mathilda contre moi encore une fois puis me sépare d‘elle, le danger est trop grand ici.
"Merci Mathilda"

Je ne comprends pas trop ce qui m’est arrivé, ce qui m’a submergé, je commence seulement à en définir grossièrement les contours, mais je sais que la jeune femme a fait ce quelque chose qui s’est avéré efficace.

Il nous faut presser le pas et nous rendre, dans notre refuge.

Nous traversons les rues qui peu à peu sortent de leur torpeur, pour nous présenter devant un immeuble préservé, comme par miracle dans ce paysage où nombre de ses frères d’armes furent tous fauchés, estropiés.

Cachés sous le perron, je joue du trousseau pour ouvrir l’entrée. Je m’attarde sur les boites aux lettres espérant trouvé une indication, mais un grognement d’impuissance, je me rappelle, je ne connaissais pas son nom. Je parcours le trousseau à la recherche d ‘un indice et finalement j’use de la clef qui semble correspondre à celles des boites aux lettres, pour ouvrir la numéro 35. Marvel Martins, c’est donc ainsi qu’il se nommait.

Nous filons dans les escaliers pour, au troisième étage trouvé dans la pénombre de ce couloir ouvrir l’appartement.

Spartiate, propre, aux normes de Novlangue, certes quelques livres et effets sont au sol, cause de l’onde de choc, mais tout est fonctionnel.
Une fois entré je referme la porte, y fait tourner la clef. Un soupir de soulagement m’échappe.
"Nous sommes chez nous…" Un temps.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Jour 2 : "Allo docteur ?"   Dim 5 Juin 2016 - 18:57

Chez eux...pas tout à fait mais ça devrait faire l'affaire.  Et le plus important était d'être en sécurité. Ils étaient bien loin d'imaginer qu'à cet instant le NOD avait d'autres préoccupations que deux orthodoxes déviants. Cependant Mathilda se sentait bien au côté de cet homme. Qui comme elle ressentait , et voulait vivre librement ces mystérieuses nouveautés.

Un fin filet de lumière naissante penetrait dans l'appartement. Elle y voyait peu mais suffisamment pour se déplacer sans se blesser sur les coins des meubles. Le désordre était relatif étant donné le peu de décoration et d'objet. En effet les orthodoxes n'en avait pas besoin. Rien ne leur importait que le nécessaire pour vivre.
Sans émotions peu importe que les murs soient blanc ou taupe. Peu importe que le canapé sois en cuir ou en synthétique. Du moment que cela soit fonctionnel. Et la propreté et l'ordre étaient une évidence. Puisque la santé et la praticité en decoulaient.
Non vraiment il n'y avait rien d'encombrant dans ce logement. Il correspondait à la fonction de la personne et à ces besoins élémentaires.
Et en terme de besoin Mathilda ne pensait qu'à une seule chose. Une douche. Elle ouvrit toute les portes jusqu'à trouver la salle de bain. Laissant Deglan derrière elle.Et remettant à plus tard l'étude de leur corps.

Ses vêtements rejoignirent le sol en vrac.Elle n'eu même pas l'idée de les replier comme avant. Tout ce qu'elle voulait c'était retirer de sa peau la poussière et ce drôle de liquide. Liquide à présent sec et qui lui tirait la peau.

Elle trouva la douche à taton ainsi que les robinets, la pièce était sans fenêtre et donc presque obscure si ce n'est la luminosité venant du couloir. Elle ouvrit à fond Et poussa un cri perçant. De toute évidence l'eau chaude ici dépendait d'un chauffe eau électrique. Et c'est de l'eau froide qui se déversa sur elle.

Passé la première surprise et le premier cri. Elle pu trouver du gel de douche et se savonna rapidement malgré la température de l'eau et les picotement sur sa peau.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Orthodoxe
Esclave de corps et d'esprit

avatar
Masculin
Age : 40
Présentation du Personnage : Naissance...
Mes RPs : Jour 1 : Cyrano de Bergerac
Nouvelle Lune
Jour 2 :"Allo Docteur?"
Fan Club RP : 4

Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: Re: Jour 2 : "Allo docteur ?"   Dim 5 Juin 2016 - 20:05

Je restais là à l’observer prendre possession des lieux, à observer son corps gracieux se mouvoir dans la lumière de ce jour naissant. Je trouvais que cette image avait un parfum surréaliste.
Mathilda se précipita dans la salle de bain, laissant la porte ouverte. Je la contemplais donc pendant qu’elle se déshabillait. J’étais curieux et il y avait cette chaleur qui grandissait en moi. Je la trouvais belllllleuuu.

Elle poussa un cri en entrant dans la douche, alors que je me décidais à mon tour à mettre un peu d’ordre, je m’introduis donc dans la pièce.
Ça va Mathilda ?
"… Tout en ouvrant le rideau de douche."
Je la voyais dans le plus simple appareil et ne pus m’empêcher de ponctuer le spectacle d’un ‘ooooh’ admiratif.
Je restais un instant sans voix, sans réaction, mais à l’intérieur ça faisait de nouveau un grand chamboulement. C’est l’eau froide qui mouillait abondamment le bas de ma combinaison qui me tira de ma rêverie.

"Tout va bien ?"
Je ne pus empêcher un fin sourire béat.

"Tant que je suis là, tu veux que je te fasse le dos ?"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Jour 2 : "Allo docteur ?"   Dim 5 Juin 2016 - 20:25

Elle a presque terminé, avec ce froid cela ne peut être que rapide.
Quand il arrive en trombe.
Elle avait en effet laissé la porte ouverte . Mais pour la lumière.
Ou inconsciemment peut être pour lui.
Elle n'a pas vraiment le loisir d'y réfléchir, il lui propose son aide, comme si ils se connaissaient depuis des siècles et le plus naturellement du monde semble t'il.
Elle lui retire le rideau de douche des mains et se couvre légèrement avec.
Elle écarquille les yeux, et ressent une vive irritation.
Pas aussi forte que contre le NOD la veille.
Mais presque...

" Je n'ai pas besoin de toi pour me laver! je me débrouille bien toute seule"

Elle attrape une serviette à proximité sur une étagère après avoir éteint l'eau et s'enroule à l'intérieur.
Il ne bouge pas, et la fixe bizarrement.
Elle fronce les sourcils et passe devant lui pour sortir de la pièce.

" A toi, je te laisse la place, tu en as bien besoin aussi. Et j'espère que l'homme qui vivait là fait ta taille parce que cette combinaison mérite de passer au feu"

Elle a un ton sec et mordant.
Pas très sympathique même au vu des circonstances, après tout il l'a déjà vu nu. Elle ne sait pas pourquoi cette fois c'est différent.
Le jour est à présent pâle et elle repère assez facilement le lit.
Elle laisse tomber la serviette et se glisse nue sous les draps , les bras croisés sur la poitrine.
Le cœur battant, furieuse sans trop savoir pourquoi.
Elle a à la fois cette envie qu'il la touche et en même temps d'être à mille lieux d'ici, ou de revenir à sa calme vie d'avant.
une vie ou aucun NOD n'essayait de la poursuivre, ou aucun homme de jouait avec sa langue, ou aucun homme ne la surprenait sous la douche, ou aucun feu ne grondait sous sa peau juste là entre ses cuisses.

Après quelques instant de réflexion elle glisse la main juste là... pour tester.
Si les mêmes causes produisent les mêmes effets.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Orthodoxe
Esclave de corps et d'esprit

avatar
Masculin
Age : 40
Présentation du Personnage : Naissance...
Mes RPs : Jour 1 : Cyrano de Bergerac
Nouvelle Lune
Jour 2 :"Allo Docteur?"
Fan Club RP : 4

Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: Re: Jour 2 : "Allo docteur ?"   Dim 5 Juin 2016 - 21:21

Je la regardais quitter la pièce avec un haussement d’épaules. Et comment que ma combinaison était sale quand on sait quelle a été ma tâche durant la journée précédente, mais de toute façon l’odeur de poussière et de chair brûlée saturait toute la ville.

Aussi, sans autre forme de procès je mettais à bas toutes mes affaires et entrais dans la douche. Une bonne douche bien fraîche.
Tandis que je me lavais, un son sorti entre mes lèvres, je fronçais les sourcils, et je modulais le son au gré de mes envies, donnant au tout une petite mélodie légère. Je m’interrogeais sur les raisons qui me poussaient à faire ça, mais je trouvais le rendu plutôt agréable.
La douce finie, j’enjambais le tas de vêtements et pris à mon tour une serviette pour m’essuyer vigoureusement. Je me rendais dans la chambre, la serviette finalement sur l’épaule, continuant à chantonner.

Je partais en expédition dans le placard et en extirpais une combinaison et quelques sous-vêtements… L’ancien occupant des lieux, Marvel avait approximativement la même carrure que moi, aussi je posais tout ça au bord du lit et m’y assis.
Après un bref état des lieux, il fallait remettre en ordre vite fait les différents objets qui étaient tombés au sol et trouver deux gélules à manger… C’est qui se faisait faim… Ensuite, dormir probablement.

Restait la question de vêtements pour Mathilda...

Je me tournais vers elle, pour lui livrer mes conclusions
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Jour 2 : "Allo docteur ?"   Dim 5 Juin 2016 - 21:44

Les doigts se faufilent et caressent les creux, et s'attardent là ou cela fait le plus de bien.
La chaleur rosi ses joues au grès des sensations de plaisirs et des frissons.
Les jambes se raidissent et des picotements naissent au creux du ventre.
Elle s'arque un peu, et glisse un peu dans le lit.
Sa respiration s'accélère.
Elle se sent comme absente à la pièce et ....
Les yeux fermés et la bouche entre-ouverte

Le lit est secoué.
Elle s'interroge à peine sur la provenance du mouvement.
Quand la voix de Deglan s'élève elle sursaute et se redresse brusquement.
Si brusquement que les draps glissent et l'emportent avec eux, ou alors c'est elle qui glisse et emporte les draps.
Quoi qu'il en soit elle atterri à côté du lit, honteuse et confuse.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Orthodoxe
Esclave de corps et d'esprit

avatar
Masculin
Age : 40
Présentation du Personnage : Naissance...
Mes RPs : Jour 1 : Cyrano de Bergerac
Nouvelle Lune
Jour 2 :"Allo Docteur?"
Fan Club RP : 4

Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: Re: Jour 2 : "Allo docteur ?"   Lun 6 Juin 2016 - 6:21

Je me plaçais face à elle.
Les yeux clos elle dormait, en proie à un étrange songe, sa respiration s’était accélérée.
S’agissait-il d’un cauchemar où elle était poursuivie par le N.O.D. ?

Doucement, je me penchais sur elle et lui chuchotais un…
"Mathilda…"

Ma main n’eut pas le temps de se porter sur son corps qu’elle se réveillait en sursaut et disparaissait dans un maelstrom de bras et de textile, le temps d'un battement de cils.

Je restais une seconde hébété puis, je m’allongeais au travers du (petit) lit, pour prendre des nouvelles, savoir comment ça allait en contrebas.
La chaleur de son corps prisonnière de la literie se diffusait à mon épiderme, c'était une douce caresse qui n'était pas pour me déplaire.
Une fugace expression inquiète parcouru mon visage, puis un éclat de rire pris son envol depuis mon torse.

"Que t‘arrive t’il ? Je suis désolé si je t’ai surprise. Tu ne t’es pas fait mal au moins ?"

Mais visiblement tout semblait aller.
Je me hissais un peu plus sur le lit pour pouvoir déposer un doux baiser d’excuse sur la tempe de la jeune femme en aval.

"Je te laisse reprendre tes esprits, ensuite, nous avalerons un truc et puis au lit, nous avons besoin de dormir."

Et c’était vrai, les émotions et la nuit blanche pour nos organismes rodés à un rythme régulier depuis nos seize ans, commençaient à marquer mes traits, quant à Mathilda, elle semblait s’être endormi le temps de poser la tête sur l’oreiller.
Je me redressais tout en gardant un regard au lit.

"Bon, faudra se serrer un peu mais ça ira."

Enfin je commençais à remettre un peu d'ordre dans l'appartement à regrouper les choses qui étaient au sol, à mettre les livres en tas, certains d'ailleurs n'étaient pas des ouvrages autorisés par le régime.
Ce pouvait-il que Marvel fut un contestataire ou avait-il certains travers inavouables ?
Je haussais les épaules, cela n'avait plus grande importance maintenant.

L'appartement repris rapidement forme, restait le tas de fringues mais ça attendrait.

Dans la cuisine, je trouvais rapidement un pot de gélules vertes...
"Le repas est servi", dis-je avec un sourire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Jour 2 : "Allo docteur ?"   Lun 6 Juin 2016 - 10:06

Le feu au joue elle s'aperçoit qu'il ne s'est pas rendu vraiment compte de ce qu'elle était en train de faire. L'enchevêtrement de drap cache sa nudité et tout embarras s'enfuit.
Il est doux, et gentil, son baiser est tendre, provoque en elle une bouffée de bonheur. Et au final elle sourit, et son rire provoque le sien. Sensation de joie agréable après ce petit passage mélancolique. Tout parait simple à ses côtés.
Alors qu'il quitte la pièce elle va fouiller dans le placard afin de se vêtir un peu. Elle refuse de porter à nouveau les vêtements et sous vêtements souillés de la veille.
Après avoir défait une partie des tiroirs elle opte pour un boxer blanc et une longue chemise blanche.
De toute façon il n'y a pas trop de choix.
chemises blanches, chaussettes blanches, boxer blanc , pantalons et vestes noirs, combinaisons grises. Une armoire d'ouvrier orthodoxe.

Elle passe ses doigts dans ses longs cheveux brun-roux pour les démêler, ils tombent sur ses épaules en cascade bouclés.
Et voilà, prête pour le repas.

Son estomac grogne et elle se sent épuisée.
Elle se laisse guider par la voix et le rejoint dans la cuisine. Un grand sourire sur les lèvres.
Elle grimpe sur le haut tabouret qui fais face au plan de travail sur-élevé.

" Quel horreur! j'aimerais un jour manger autre chose que ces gélules sans saveur! Je suis persuadée que les Automates doivent avoir toute une gamme de plats cuisinés, avec de bonnes odeurs. Comme dans les livres! "

Mathilda fait la grimace, elle prend une gélule et la contemple. Toutefois comme son estomac se rebelle, elle l'avale de mauvaise grâce.
Il y a encore si peu de temps elle ne se préoccupait pas du plaisir que pourrait lui procurer un repas. Et là soudainement elle ne supporte pas l'idée de manger la même chose trois fois par jour.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Orthodoxe
Esclave de corps et d'esprit

avatar
Masculin
Age : 40
Présentation du Personnage : Naissance...
Mes RPs : Jour 1 : Cyrano de Bergerac
Nouvelle Lune
Jour 2 :"Allo Docteur?"
Fan Club RP : 4

Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: Re: Jour 2 : "Allo docteur ?"   Lun 6 Juin 2016 - 10:57

Je penche un peu la tête lorsqu’elle entre dans la cuisine.
Elle avait fait quelque chose à ses cheveux.
Et je lui souriais pendant qu’elle maugréait sur le menu, tournait et retournait la gélule dans tous les sens à se demander par quel sens elle devait la manger. Elle fronçait le nez pendant qu’elle l’avalait.
Je trouvais ça délicieux et fondait presque.
Mes phalanges vinrent à la rencontre de ses boucles aux reflets de braise, s’enroulèrent autour. Le bout de mes doigts se déposait au creux de sa nuque et, dans une caresse, glissèrent jusqu’à l’angle de sa mâchoire.
Mes lèvres effacèrent la distance pour effleurer les siennes. Déjà je me dégageais, un sourire gavroche dévorait mes traits. L’acier de mes yeux riait et quelques rides d’expressions se dessinaient à l’angle de mes paupières.

Mes doigts se saisirent de l’aliment et je le callais entre mes dents, avant de le gober, un verre d’eau suivi.

"Peut-être que les automates mangent mieux, qu’ils ont de plus beaux meubles, des lits plus douillets… Mais ils n’ont pas ce que j’ai devant moi à ce moment précis, et pour ça je ne les envierais pas une seule seconde. Rien ne ferais que j’échangerai leur vie contre cet instant."

C’était un peu ça que je ressentais finalement depuis mon éveil. J’avais cette impression de voler les premiers instants de ma vie, et ils étaient merveilleux, malgré la répression du système, malgré la misère, la mort et le dénuement, j’étais empli de ce sentiment d’exister, de… liberté.

Mes doigts se déplaçaient tapis contre le plateau de la table, et du bout de la pulpe, dansaient et jouaient à saute-mouton avec ceux de Mathilda, et ce sourire qui ne se fanait pas, je croquais son visage du regard comme je croquais cette vie qui nous avait été refusée trop longtemps.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Jour 2 : "Allo docteur ?"   Lun 6 Juin 2016 - 11:23

Il joue avec ses cheveux, la taquine, fais la chasse avec leurs doigts.
Elle découvre l'émerveillement dans les yeux de Deglan.
Il la fait rire, et sourire et se moque gentiment de sa réticence aux gélules. Elle finit par lui tirer la langue, fronçant son nez couvert de tâches de rousseurs.

Elle lui décoche un petit coup sur l'épaule, de son bras ganté. Celui qu'elle ne peut pas montrer. Elle ne frappe pas fort. Enfin elle ne pense pas.
C'est pour taquiner.
Jouer?
Elle a joué enfant, elle se rappelle, avec ses petits camarades, avant l'adolescence, avant qu'on ne lui insère la puce.
Elle se souvient des cris, des courses folles, touché! attrapes mois si tu peux.
Des écorchures aux genoux, des parties de caches caches.
Elle s'en souvient à présent.

Et ses yeux s'allument de souvenirs.

" TOUCHé, c'est toi le loup!!"

Et elle se carapate en courant, le regarde depuis le pas de la cuisine : " attrapes moi"
Et file dans l'appartement en gloussant.
Elle a 7 ans, elle a 15 ans, ou 38? Peu importe. Elle a l'âge des souvenirs, et de la capacité à en rire, et à les apprécier, sans rien regretter.
Elle est rempli de cette sensation de joie. Et comme cela apparaît avec Lui, elle le relit à sa présence. Et quand elle le regarde c'est comme si son cœur gonflait, à en exploser.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Orthodoxe
Esclave de corps et d'esprit

avatar
Masculin
Age : 40
Présentation du Personnage : Naissance...
Mes RPs : Jour 1 : Cyrano de Bergerac
Nouvelle Lune
Jour 2 :"Allo Docteur?"
Fan Club RP : 4

Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: Re: Jour 2 : "Allo docteur ?"   Lun 6 Juin 2016 - 12:11

Elle me désarçonne lorsqu’elle pique un sprint de deux mètres cinquante en poussant des petits cris.

Non, pour peu que je me souvienne que je ne jouais pas avec les filles étant gamin… Peut-être était-ce le moment de m’y mettre.

Je parlais dans ses pas, la ratant gauchement lorsqu’elle m’esquive, fluette. Un véritable remue-ménage se passe dans l’appartement, les piles de bouquins s’étalent au sol, les draps s’envolent lorsqu’elle s’enfuit d’un bon au-dessus du lit, me les envoyant au visage.

Finalement au bout de quelques minutes, je feins l’épuisement et me saisit d’elle par la taille pour la charger sur mon épaule lorsqu’elle passe à proximité, pour me taquiner.

Des petits cris, des rires, je la renverse sur les lits. Tous deux débraillés.
Je tombe à ses côtés, hors d’haleine, un bras passé autour de son petit corps.

Etrange amusement puéril, mais a-t-on réellement pu murir, quand on vous a amputé, oblitérer durant tant d’années, d’une partie de votre conscience ?

Je me laisse bercé par nos respirations.

Dehors, le jour est levé.

Les membres pris d'une soudaine langueur, toutes ces heures éveillé, toutes ces émotions...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Jour 2 : "Allo docteur ?"   Lun 6 Juin 2016 - 13:28

A bout de souffle , elle se laisse aller à apprécier son bras autour de ses épaules, la douceur et souplesse du matelas à mémoire de forme. Elle roule sur le côté et se niche au creux de son épaule.
Elle regarde son profil, et remarque à quel point il est détendu.
Elle, malgré cette fatigue dans tout ses membres, est surexcitée.
Mais la position, la chaleur, provoquent en elle un début de torpeur. Elle fait passer sa main droite sur le torse de Deglan et viens tendrement lui caresser la mâchoire avant de la laisser poser sur son cou.

Il a les yeux à demi fermé et bien sûr il va surement s'endormir, alors elle lui tourne le dos en gardant son bras sous sa tête, restant bien au creux,c'est plus confortable qu'un coussin.

Elle ramène ses genoux vers sa poitrine, comme en position fœtale, une position qu'elle a toujours apprécié. Tout est calme, le soleil caresse son visage au travers des rideaux, elle en ressent la chaleur. Avant sous le dôme le soleil ne brûlait pas, il ne chauffait pas la peau. Elle se laisse remplir par ce sentiment de bien être.

Tout est bon.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Orthodoxe
Esclave de corps et d'esprit

avatar
Masculin
Age : 40
Présentation du Personnage : Naissance...
Mes RPs : Jour 1 : Cyrano de Bergerac
Nouvelle Lune
Jour 2 :"Allo Docteur?"
Fan Club RP : 4

Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: Re: Jour 2 : "Allo docteur ?"   Lun 6 Juin 2016 - 22:30

J’étais épuisé, je fermais les yeux, juste une seconde, voilà comme ça. Et puis une de plus encore…
Mathilda bougeait dans mes bras, je crois qu’elle s’organisait pour la nuit, en fait la journée, bref les quelques heures de sommeil dont nous avions besoin. C’était si bon de sentir son petit corps dans mes bras. Je me laissais dériver dans cette bulle d’intimité, de douceur, dans les fragrances portées par ses cheveux, je m’en imprègne, mollement je dépose un baiser sur le haut de son crâne, puis je sombre dans le repos.


Je cours, je suis poursuivi. Je ne sais pas de qui il s’agit, mais je n’ai que cette angoisse qui m’étreint, cette urgence qui m'harangue à ne pas m’arrêter.
Les immeubles s’effondrent sans un bruit soulevant pierres et poussières. J’émerge des volutes, gris fantôme de moi-même, je halète. J’oblique à l’angle des débris d’une rue, je la vois, Mathilda, menacée par l’agent du N.O.D….
Je sprinte autant que mon souffle me le permet, j’ai peur et je cours vers elle, je fuis mes poursuivants.
Les distances s’allongent dans un kaléidoscope psychédélique, une main émerge des décombres me saisit, je vois le visage de Marvel qui s’extrait des rocailles que j’avais posées sur lui, bientôt rejoint par la foule des anonymes brulés, mutilés, démembrés, ceux que j’ai charriés toute la matinée d’hier, ils pointent vers moi un index accusateur.
Mathilda est aux prises avec l’agent. Je rampe, je m’approche… Math…



Math..
Je me réveille, le cœur près à rompre. Je suis hagard quelques secondes, encore sous le coup de la terreur qui m’avait assaillie, je réprime les derniers tremblements, me réfugie dans sa chaleur.
Je reste là quelques minutes encore le temps que se dissipe la frayeur.
Elle est toujours là et elle va bien, ce n’était qu’un rêve.

Mais jamais je n’avais eu pareil cauchemar, jamais il n’y eu une telle intensité, jamais je n’avais eu aussi peur…

Mon bras se glisse sur elle, l’enserre un peu plus encore. Ma main s’égare sur un carré de peau, au profit d’un bouton de chemise qui s’était ouvert lors des chamailleries. Je retrouve là le contact réconfortant de son épiderme, m’y ressourçant.

Je me détends, somnole, bercé par le balancement de son sein sous mes doigts.
Elle bouge quelque peu, pose son bassin au-dessus du mien. Je dérive, me laisse porté entre deux eaux. Je sens vaguement une rigidité se réveiller, enfermé tout contre la chaleur de Mathilda.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Jour 2 : "Allo docteur ?"   Mar 7 Juin 2016 - 10:47

Un soupir exhalé, dans un demi sommeil.
un sommeil sans rêve, jusqu'à ce que.

" Elle est nue, entouré de draps rouges, et flottant.
Des mains soudains parcourent son épiderme et vont chercher le moindre des recoins de son anatomie.
Elle les sent se glisser, s'immiscer et faire monter le plaisir, de plus en plus haut.
Elle s'élève, flotte, de plus en plus haut.
Les draps bougent comme soufflés par le vent et frôle sa peau. Provoquant des frissons divin.
"

Elle gigote et gémis dans son sommeil, ses cuisses se frottent l'une contre l'autre. La main de Deglan qui se faufile accentue la sensation onirique, rendant plus réel, plus intense.
L'humidité grandit. Les cuisses se serrent.

" Les draps sont comme soulevés dans les airs, emportant le corps de la jeune femme avec eux. Elle commence à manquer d'air et respire avec difficulté, les mains vont et viennent avec force. Et soudain elle tombe, le tissu s'envole sans elle, la chute est vertigineuse le vide l'aspire. Jusqu'à ce qu'elle percute non pas le sol mais de l'eau. De l'eau qui la submerge toute entière, chaude et épaisse... "

Elle ouvre les yeux et sens :
la main de Deglan dans sa chemise
ses doigts fermement arrimés à son sein.
La chaleur contre ses fesses
La forme oblongue calé entre eux

Elle pousse un soupir de contentement et souris
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Orthodoxe
Esclave de corps et d'esprit

avatar
Masculin
Age : 40
Présentation du Personnage : Naissance...
Mes RPs : Jour 1 : Cyrano de Bergerac
Nouvelle Lune
Jour 2 :"Allo Docteur?"
Fan Club RP : 4

Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: Re: Jour 2 : "Allo docteur ?"   Mar 7 Juin 2016 - 11:45

Mathilda bouge légèrement.
L’infime mouvement que produit sa respiration sur son bassin, croit et se transforme lentement en une oscillation légère, à peine perceptible. Ses cuisses se serrent sur l’éperon de chair.
Encore à semi-endormi, je sens la chaleur monter en moi prenant naissance contre ses fesses, elle monte jusque dans mon ventre et envahit mes poumons, m’arrachant un souffle chaud.

Doucement, ma main prend vit, et caresse, vient flatter son sein, se fait plus entreprenante. Mes lèvres se déposent sur la base de sa nuque, dans un baiser humide et tendre.
Mes doigts se font plus audacieux, avides, s’extraient de la chemine pour glisser sur la peau de son ventre emportant avec eux l’étoffe de la chemise. Une soif de son épiderme grandi en moi, de sa chaleur, de ses caresses... de cette intrigante humidité qui m’obsède et juste d’y penser me chavire en même temps.
Ma main droite sous son bras se rabat sur elle capturant une coupole de chair libérée, tandis que la gauche, cajole son ventre et se glisse, là où ses mains se rejoignent, au creux de ses cuisses, flattant la moiteur cachée, enfermée dans le boxer. Mes doigts glissent aisément sous l’ample tissu, le faisant refluer quelque peu, et massent le sommet de son intimité.

Son dos callé tout contre mon torse, je picore çà et là une moisson de baiser puis me pose, intéressé par ses réactions à mes gestes.
Ses mains se saisissent de l’intérieur de ses cuisses, les écartant légèrement de fait.
Mes phalanges profitent de la brèche pour s’infiltrer plus avant, repoussant encore davantage l’odieux sous-vêtement masculin, invitation également à la découverte partagée.


Dernière édition par Deglan Russell le Jeu 9 Juin 2016 - 17:53, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Jour 2 : "Allo docteur ?"   Jeu 9 Juin 2016 - 14:00

Elle s'extirpe lentement de son rêve, elle ressent encore la fatigue de cette nuit blanche mais les caresses aventureuses de Deglan l'éveille tout à fait. Elle feint de ne point être réveillé et le laisse parcourir son corps en entier, sait il qu'elle a les yeux à demi ouverts, qu'elle se mord la lèvre et profite du plaisir qu'il lui offre.

Elle essaye de ne pas réagir trop ostensiblement à chaque geste, mais sa peau frissonne et les sensations impriment bientôt un mouvement irrépressible. Elle se cambre rencontrant le bas ventre et porte ses mains entre ses cuisses, là où la sensation devient si forte. Il profite de ce moment pour pousser plus loin son exploration.

Elle murmure son prénom, un murmure particulier et rauque. Elle l'aide à faire descendre la barrière de coton. Le boxer entrave encore ses cuisses, elle se tortille un peu pour le chasser définitivement au bas du lit. Et voilà. De toute façon à quoi cela peut servir d'être habillé pour aller au lit.
D'ordinaire elle ne s’embarrasse pas de vêtement pour cela.

Elle remonte les doigts, caressant au passage ceux de son comparse et vient déboutonner la chemise découvrant sa poitrine entièrement.
A un moment, se retourner face à Deglan pour s'occuper de lui également lui effleure l'esprit, mais elle trouve cet instant parfait, comme un prolongement de son rêve si sensuel.
Elle le sent en entier, sa chaleur, les formes de son corps, dont celle qui se développe sous les mouvements frottant de son bassin.
Et encore mieux à présent qu'elle se retrouve dénudée en partie.

Le fait qu'il soit à l'initiative des caresses lui procure un frisson supplémentaire. Alors elle ne tourne que la tête légèrement, espérant pouvoir cueillir un baiser.
Elle passe le bout de ses doigts sur les mains et les avants bras de l'homme. Étouffant des gémissements lorsqu'il la parcoure et caresse ce petit bouton qu'elle a elle même découvert plus tôt et qui lui provoque des petits spasmes plus bas.
Mathilda passe la main entre eux, elle ne peut résister plus longtemps à l'envie de le sentir, de sentir à nouveau ce plaisir qu'elle peut lui procurer ainsi. Elle glisse et s'immisce à son tour massant le membre dressé, le sortant peu à peu de ce qui l'emprisonne.

Elle marque un temps d'arrêt, une petite hésitation lorsqu'elle se rappelle la texture du liquide qui explosa dans ses mains suite à ces manipulations, et cependant, la recherche de plus de plaisir, et l'incontrôlable instinct prennent le dessus. L'amenant à continuer ce massage contre la chair tendre et douce au bas de ses reins.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Orthodoxe
Esclave de corps et d'esprit

avatar
Masculin
Age : 40
Présentation du Personnage : Naissance...
Mes RPs : Jour 1 : Cyrano de Bergerac
Nouvelle Lune
Jour 2 :"Allo Docteur?"
Fan Club RP : 4

Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: Re: Jour 2 : "Allo docteur ?"   Ven 10 Juin 2016 - 8:00

Elle s’effeuille, baignée par cette lueur de encore étrangère à nos yeux. Les draps ont depuis longtemps abandonné le lit. Elle n’était vêtue plus que cette chemise blanche ouverte, offrant ses seins à la vue de l’astre solaire, qui en sublimait les courbes, leurs donnant les couleurs des dunes du désert.

Elle me volait un baiser ; je dégustais sa peau l’instant suivant, curieux et méticuleux, je léchais, baisais, pinçais et mordillais la peau de son cou cheminant jusqu’à de son épaule, observant à la dérobée les réactions que je produisais.
Mais à ce jeu, c’était assurément la pulpe de mes doigts qui semblaient s’attirer les lauriers du succès, volant gémissements et petites convulsions à chaque inflexion dans la délicieuse moiteur.

Lorsque sa main libère et s’enferme sur mon membre, je goûte un instant le doux mouvement qu’elle imprime, mais finalement préfère m’esquiver. Sa réaction, la tristesse qui a fait suite à mon incident de cette nuit, m’a laissé l’ombre d’une inquiétude, aussi cela attendra, en dépit de la fébrilité que je ressens lorsque ses doigts se referment sur moi et massent ce sulfureux organe.
Je préfère me réfugier au bas de ses fesses, posé tout contre ses cuisses, mes hanches collées aux siennes pour en chasser la plus infime distance. Là, elle ne m’atteindra pas et me laissera découvrir la mécanique céleste de son corps, et jusqu’où montent ces gémissements qui se transforment en râles, puis en petits cris et tandis qu’elle chavire peu à peu, je me demande si elle va elle aussi ressentir ce que j’ai éprouvé cette clameur intérieure des sens…

"Non, maintenant c’est à toi de découvrir…"

Découvrir quoi, je n’en sais rien. C’est bien là mon sujet d’étude.

Ma tête se glisse sous son bras, alors que j’infléchis un petit basculement de son buste. Ma bouche poursuit son travail de sape sur soie de la peau fine de ses côtes pour gravir le vallon de son sein.
La musique de ses gémissements se mue peu à peu en soupir de voyelles, et son bassin débute un lent balai hypnotique à mes sens. Infléchissant son mouvement à mon membre érigé là où sa chaleur est la plus forte, percevant une moiteur faisant jour.
Cette pensée me chamboule, provoquant une contraction à mon éperon charnu.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Jour 2 : "Allo docteur ?"   Ven 10 Juin 2016 - 13:37

Deglan Russell a écrit:




"Non, maintenant c’est à toi de découvrir…"


Alors elle se concentre, sur ce point précis de plaisir.
Sur tout ce qu'elle ressent.

Les baisers dans son cou provoquent des décharges électriques qui la secouent. Cris et gémissement parviennent à ses oreilles sans qu'elle puisse déterminer que cela vient d'elle.
La sensation est d'autant plus intense qu'elle est nouvelle. L'alternance de l'endroit embrassé, mordillé, et l'inconnu l'emprisonne dans un cocon empli de tremblement, de sursaut.

Il est difficile de décrire l'explosion des sens. Il faudrait pour cela avoir assisté à l'éclosion des fleurs de printemps, un jour il n'y a rien, l'autre des bourgeons, et le lendemain tout n'est que verdure et vie. Les couleurs explosent sous la rétine.
Ou alors avoir vu à la tombé de la nuit, les lueurs du plancton phosphorescent, qui s'empare des embruns lorsque la mer roule.

Si vous avez vu cela, au moins une fois dans votre vie, alors vous toucherez de la pensée une infime partie de ce que Mathilda vie sous les doigts, les mains et les lèvres de Deglan.
Se laisser faire et lâcher prise n'a rien de facile, le fait de ne pas savoir ou ira le geste prochain empêche de prévenir le geste suivant et d'en compenser la sensation. Les contractions de ses muscles sous le frôlement en est presque douloureux. Elle presse de ses mains sur celle de l'explorateur pour en atténuer l'effet.

Doucement...

Après avoir explorer le reste de son corps il se concentre sur l'entre jambe. Et à l'écoute des sensations de la jeune femme il s'arrête sur le bouton, le petite excroissance qui enfle et tiraille.
Elle ressent un fourmillement de plus en plus prégnant dans cette zone, et plus il s'y attarde plus elle ressent des spasmes dans la zone plus bas.
La zone où il a introduit ses doigts la veille.
Elle y repense en un nouveau spasme se produit.
Son ventre se contracte, et les muscles fessier également.
Elle ressent quelque chose grandir dans son ventre et gémis plus fort.

Soupirs, respiration saccadée. Vagues qui vont et viennent.
De sa main posé sur celle de Deglan et de son bassin ondulant elle imprime un mouvement plus rapide.
Elle sent le sexe enflé et dur frotter contre sa fesse et alors qu'elle bouge celui ci glisse naturellement entre ses cuisses. Elle le sent filer à l'extérieur de cette fente, et glisser sur l’humidité qui coule d'elle au fur et à mesure que l'excitation monte.

Ce contacte lui fait monter des idées en tête, des idées qui germe au fur et à mesure que son bouton roule sous les doigts de son compagnon.

De plus en plus vite, de plus en plus intense, la paroi de son intimité semble vibrer et se tendre d'un seul coup, une explosion de plaisir saisie son bas ventre, la faisant crier. Un peu plus de liquide s'échappe d'elle alors que des spasmes frénétiques serre et desserre ses chairs gorgées, enflées.

La sensation reflux, mais semble latente, comme prête à revenir la remplir. Mais la sensibilité de la zone est telle qu'elle stoppe sa main, tout en continuant à onduler. En serrant les cuisses.
Encore... Elle ne veut surtout pas que ce moment cesse. Ne pas rompre l'intensité. La fusion.
Chercher encore.
Apprendre encore.
Revivre cette sensation.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Orthodoxe
Esclave de corps et d'esprit

avatar
Masculin
Age : 40
Présentation du Personnage : Naissance...
Mes RPs : Jour 1 : Cyrano de Bergerac
Nouvelle Lune
Jour 2 :"Allo Docteur?"
Fan Club RP : 4

Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: Re: Jour 2 : "Allo docteur ?"   Ven 10 Juin 2016 - 16:52

Mathilda n’est plus là. Mathilda est ailleurs.

Ne reste que ce corps qui s’agite dans une danse transcendantale, cherchant à donner de l’harmonie à nos gestes peinant à se synchroniser, à s’ordonner au rythme des vagues du ressac de ce plaisir qui vient lécher ses sens échauffés.
Le requiem va crescendo, redouble d’intensité. Je la vois s’abimer dans les abysses de la jouissance.

Le mouvement de ses hanches sur mon membre glissant sur l’humidité entre ses cuisses m’ensorcelle, m’ébranle de l’intérieur. Mon esprit se perd un instant, se laissant aller à imaginer cet endroit découvert au-delà du mont charnu que taquine le bout de mes doigts, je sens un chaud vertige me submerger à cette pensée.

Une fine perlée couvre son corps, le faisant luire sous la lumière, donnant au tableau un caractère de scène sacrée, touchant au divin.

Et l’humidité entre ses cuisses se fait plus présente, plus épaisse, glissante sous mes phalanges

Son chant se fait cris.
Je suis effrayé, inquiété, fier aussi… Et en même temps, peut-être un peu jaloux de la puissance de cette exquise expérience.

Elle retombe, reprend son souffle, et pourtant son bassin pousse toujours sur mon sexe, et son intimité gorgée, ruisselante, s’entrouvre.

Ses ondulations, cette tension qui tempête en moi et fait palpiter ma verge, j’entre dans un nouveau monde, m’arrachant une inspiration d’étonnement, tout autant que de ravissement dans cette chaleur, dans laquelle je m’enferme. La sensation est trop avenante pour que je ne réponde à l’invitation, aussi je m’y enfonce lentement balançant à mon tour légèrement mes hanches.
Puis m’immobilise dégustant cette nouvelle perception, toute mon attention focalisée sur mon étrange organe.

…Et cette idée qui de nouveau fait jour, m’arrache un frémissement d’anticipation à ce plongeon inconnu qui me harasse. J’ai le souffle court, mon cœur cogne avec violence.

…Je me détache légèrement. Ma main abandonne son entrejambe et vient guider mon éperon, pour qu’il se pose, là où cette nuit, ont cheminé mes doigts.

Je m'établis à l’orée de cette nouvelle découverte, que je sens encore parcouru de spasmes. Je perçois un monde de volupté près à se révéler, derrière cette frontière taboue.

J’hésite, je tergiverse, j’ai cette soudaine urgence à voir ses yeux à y lire l’accusation silencieuse, la honte que je devrais ressentir à ce moment précis, pour me raviser à opérer cette danse du ventre dont l’envie grandie en moi.

Je dysfonctionne, je le sais… Juste bon pour le recyclage…

Je me tortille, me redresse. Augmentant un peu plus de fait la pression sur ce lieu inconnu, m’y engageant à peine.
Je refoule tant que je peux la bouffée voluptueuse qui m’assaille, un soupir saccadé m’échappe et coure sur sa peau, elle aussi humide par l’émoi.

Je capte son regard, je suis inquiet et agité, et… ce puzzle a l’air si parfait, j’ai faim de le compléter.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Jour 2 : "Allo docteur ?"   Dim 12 Juin 2016 - 9:00

Comment penser que tout ceci n'est pas naturel.
Comment croire que tant de plaisir puisse être criminel.
Et si ce corps enfin éveillé sait ce qu'il fait, alors pourquoi le freiner par le jeu d'un esprit jusqu'alors ignorant.
Sentir, voilà tout ce qui doit dominer sur la pensée.
Les sens ne peuvent mentir, ils enseignent à l'apprenti.

Mathilda est à moitié humaine, Mathilda analyse et enregistre ce que son épiderme lui dit.
Et à cet instant précis exaltée, fiévreuse, emportée, elle ne voit pas où pourrait être le mal.
Jusqu'ici leur découverte n'est que délice.
Il n'y a rien de mal à ce que Deglan explore encore, et elle désire plus que tout aller de l'avant et savoir encore. Sentir encore.

Le membre dressé, va et vient entre les replis soyeux, les ouvre, les écarte. Et le mouvement cadencé, les emporte comme une transe.
Lorsqu'au porte de l'inconnu l'homme se fige, il la regarde et elle lit la crainte, l'hésitation. C'est comme une brèche dans leur monde à part. Comme le retour des anciennes barrières.
Par un sourire Mathi assure, tout vas bien, elle veut briser les dernières résistances que le système a imprimé à leur chaire.

Elle s'arrache pour quelque instant à leur étreinte et se met face à lui.
Une jambe se glisse autour des hanches de son partenaire, toujours recherchant le contact de leurs intimités.
Elle se fait caressante. Tendre. Douce comme le miel.
Elle parcours de ses lèvres, épaules, cou , oreilles et mâchoire.. avant de venir cueillir un baiser, de plus en plus exigeant et de plus en plus dévorant, comme ce feu qui parcours ses veines. Ce feu qui réclame sa nourriture, là entre ses cuisses.

Et alors que les langues se mêlent , elle attire les hanches de Deglan vers les siennes.
Il n'a rien perdu de sa vigueur et celle ci reprend sa place, dans ce face à face où le plaisir est maître.

Elle sent l'objet de son désir frôler à chaque passage toute la longueur fendue, du bouton à l'entrée jusqu'alors inconnue, et elle respire profondément, elle tient d'une main la hanche de Déglan et le fait venir vers elle, avec douceur. Accompagnant le geste de son propre mouvement.

Elle pose son front sur le sien et le regarde, elle ne lâche pas les yeux, observant les pupilles qui se dilatent.
Observant que leurs respirations se calquent.

Et maintenant....

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Orthodoxe
Esclave de corps et d'esprit

avatar
Masculin
Age : 40
Présentation du Personnage : Naissance...
Mes RPs : Jour 1 : Cyrano de Bergerac
Nouvelle Lune
Jour 2 :"Allo Docteur?"
Fan Club RP : 4

Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: Re: Jour 2 : "Allo docteur ?"   Mar 14 Juin 2016 - 6:41

Je suis une balance aux plateaux oscillants entre ma faim de sa chair, appétit inconnu bouillonnant sans borne, étrange et inquiétante bête sauvage sommeillant au plus profond de moi ; et ma certitude d’avoir perdu la raison, que tout ce qui se joue là n’est pas un fonctionnement normal, écrasé par le poids de ma moralité et des principes inculqués à grands coup d’oblitération électroniques des pulsions…

Pourtant lorsqu’elle me sourit et ma fébrilité, mon dilemme, tout disparait.
Ne reste que son visage de porcelaine, dont je souligne les traits d’un pouce vagabond,
Ne reste que sa peau albâtre apposée à la mienne, baume de nos souffrances, remède à mes tergiversations, d’un coup tout s’envole,
Ne reste que l’échauffement de nos sens. Elle… Moi… Rien d’autre n’a d’importance…

Ses gestes lascifs harcèlent ma raison vacillante. Le trajet de ses lèvres, son baiser affamé, met à mal le tambour régulier de mon cœur.
Elle m’attire à elle, m’attire en elle.
Mes yeux ancrés dans les siens, seule amarre dans ce monde qui se délite. Ma bouche s’entrouvre. Un souffle chaud et saccadé s’en échappe, qu’elle capture tout en même temps. Je m’immisce en elle, lentement les chairs se refoulent et d’ouvrent. Je m’enfonce dans la chaleur soyeuse, offerte.
Les yeux s’étrécissent puis s’écarquillent, une respiration suspendue, nos corps se figent une seconde, se demandant ce qu’il se joue là, submergés par une lame de fond de sensations nouvelles et inconnues. Puis le hâle ardant, presque un gémissement.
Une petite crispation sur son visage, je me retire mais sa jambe, sa main suspendent la retraite de mes hanches.

"Je te fais mal…"

Mais pour toute réponse, elle m’oppose un mouvement de bassin et me capture un peu plus profondément. Mon corps frissonne de ce désir inavouable, d’excitation, d’appréhension, de peur… De ce tumulte, cette agitation intérieure, je capitule me laisse porté par ces émotions dont je ne saisis pas même l’essence.
Avec lenteur, la mécanique céleste se met en place et à mes assauts répondent un déhanchement savoureux. Je m’insinue en elle et frappe une entrave, barrage à une extase inconnue, mais l’envie est plus forte, et sa main s’affermit sur mes fesses brisant l’obstacle. Son visage se crispe puis hoquette d’assouvissement alors que m’enfonce en elle, opère quelques va et vient et me fige au plus profond. Je soupire, je suis en elle, cette idée me chavire tout entier, j’en aurais presque un vertige, tant elle m’émeut.

Je demeure là, immobile, suspendu tout contre son corps, ma virilité battante contre la paroi de ce monde secret. Je lui vole un baiser avide, presque sauvage auquel elle me répond d’un petit cri étouffé, de surprise et de ravissement. Nos lèvres se séparent, je suis bouleversé, je tremble… Une larme isolée s’égare, roule sur ma joue et se pose sur celle de Mathilda.
La danse de nos bassins reprend, s’accentue, devient chaotique, peine à se trouver, mais finalement, les corps savent. Les respirations se font haletantes, de la barrière de ses lèvres s’échappe de petits gémissements. Elle se cambre et m‘ensorcelle un peu plus encore, ses mains se crispent, les miennes s’ancrent un peu plus encore dans le drap.

Mon cœur s’emballe perd sa cadence, je cogne avec plus de rudesse. Elle geint, elle râle, sa tête roule dans le lit et tandis qu’elle s’arcboute, je sens un typhon de plaisir exulter mes chairs en un doux frisson. Ma respiration se fait anarchique, haletante.
Une lame de fond se fait jour.
Je gonfle, je palpite en elle, ivre de plaisir, un gémissement, un râle, s’échappent de mon torse.

Je frémis, en nage, vaincu, épuisé, éblouis. Je me réfugie contre la chaleur de son corps, froissant la soie de ses lèvres en un doux et tendre baiser.

"Waouh…"

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Jour 2 : "Allo docteur ?"   Ven 17 Juin 2016 - 14:56

Après le plaisir, la douceur du repos et les caresses douces.
Les questions sans réponses ont trouvées une résolution dans ce corps à corps qui la laisse endolorie et alanguie. Elle ressent une mélancolie douce et rêveuse.

Une légère douleur pulse entre ses cuisses, une fois la chaleur de leurs ébats retombée elle se rend compte que oui, elle a eu mal. Cependant le plaisir a recouvert un instant ce fait pour au final l'amener à oublier totalement.
Un bref froncement de sourcil, aussitôt remplacé par le masque de la volupté.
volupté la conduisant au plus haut, la laissant à présent dans un état de faiblesse au porte de l'endormissement.
Elle passe ses doigts dans les cheveux de Deglan, chevillée à son corps. Elle ne peut cesser ce contact, qui lui procure une satisfaction délicieuse.

Elle se sent si bien, aucun mot ne pourrait décrire ce qu'elle est à cette instant.
C'est alors qu'elle la remarque, sombre sur le draps,désignant les coupables de ses bordures de dentelles. Le pourpre sur le lin blanc.
Mathilda fait le lien, la douleur, le sang, le délice, une étrange combinaison.
Ils sont coupable, ont transgressé la règle sur les rapprochements, et voici la preuve de leur rébellion.

Elle a cessé de s'inquiéter. Quelque chose de nouveau vient d'éclore en elle.
Le sentiment puissant de la liberté.
Un désir de vie au dessus de ce qu'elle pouvait imaginer.
Loin de la masse qui efface votre identité, la jeune femme se sent pour la première fois elle même.
Et elle décide de n'être personne d'autre, de ne plus se fondre, et de se livrer totalement à cet homme qui somnole à ses côtés.

Cette réflexion lui fait repenser à son bras mécanique, cybernétique, qui d'ailleurs la démange de plus en plus depuis quelque minute.
Elle retire son gant d'un geste lent, juste à temps pour observer que la peau, se régénérant, est en train d'occulter les dernières lueurs de lumière bleutée émanant de ses circuits. Sous ses yeux la peau renouvelée se meut, comme parcouru de petite bille, courant glissant sous l'épiderme. LE dernier trou est en train de se refermer, elle aperçoit des petites pattes métalliques s'affairant rapidement, tissant, cousant, et refermant la plaie qui il y a encore quelques heures était béante.  

Elle avale difficilement sa salive. Une part d'elle est une femme, découvrant peu à peu l'immensité des possibilités que la vie peut lui offrir, et avide de cette découverte. Une autre part, mystérieuse, échappe à sa compréhension.
Les informations qui lui ont été laissées par sa "mère" à l'agonie sont insuffisantes.
Elle devrait hurler devant le spectacle, s'affoler, mais non, elle reste là, le regard figé sur ce bras, tout neuf, tout doux, comme si jamais l’apocalypse n'était passé par son corps au travers d'un pan de mur.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Orthodoxe
Esclave de corps et d'esprit

avatar
Masculin
Age : 40
Présentation du Personnage : Naissance...
Mes RPs : Jour 1 : Cyrano de Bergerac
Nouvelle Lune
Jour 2 :"Allo Docteur?"
Fan Club RP : 4

Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: Re: Jour 2 : "Allo docteur ?"   Dim 19 Juin 2016 - 5:53

J’échoue à son côté, blottis tout contre elle, mon corps toujours affamé du doux contact du sien.
Une main se promène et imprime du revers des doigts une légère caresse sur son corps, flattant, çà et là, ses flancs, son abdomen, ses seins. Mon nez réfugié dans ses cheveux, mes lèvres remuent et effleurent la fine peau de son cou.

Je dérive sur un continent de tendre langueur, éprouvant le poids croissant de mes membres, le plus insignifiant d’entre eux ayant capitulé.

Ma paume finit par se poser, seul un pouce gigote sur l’épiderme, seul témoin du reliquat d’une activité volontaire. Un petit frisson me parcourt, mais le drap est trop éloigné, trop parterre de toute façon pour m’arracher à elle et affronter mon propre engourdissement.
Je me contente de lui voler un peu plus de sa chaleur jetant une jambe par-dessus sa cuisse, et me laisse emporté par le flux de mes pensées, bercé par les ondulations de sa respiration.
La bulle de silence est ponctuée par le frottement de nos épidermes.

Ainsi nous venons d’explorer un usage secret et défendu de nos corps, ou s’agit-il du seul témoin d’une défaillance, un misérable et heureux dysfonctionnement qui chante la voluptueuse symphonie de nos corps, mis en résonnance ? Cette fonction nous est-elle spécifique ou d’autres en sont porteurs ? N’est-ce pas quelque chose que l’on nous a tout simplement caché, réprimé à grand coup d’implant électronique et de conditionnement ? Existe-t-il d’autres secrets à explorer ?
Mathilda… J’ai cette impulsion, ce désir qu’elle m’appartienne, de lui appartenir.
Ai-je seulement le moindre droit sur elle ?
Etrange idée que celle-là. Et si ce n’est pas le cas, qui d'autre en aurait ?
Les Automates ont-ils le droit de nous assujettir de la sorte ?
Acceptera-t-elle une reprise de l’étude de nos corps ? Nous reste-t-il tant d’autres découvertes à faire ?

Je suis si bien tout contre elle. C’est la première fois, que je me souvienne, que j’éprouve un contact physique qui n’est pas mû par une nécessité opérationnelle. Celui avec la jeune femme est intime, inquiétant, avide, poussé par une force, un besoin irrépressible, celui du contact de sa peau, véritable baume pour moi, lorsque je l’applique contre moi, je ne peux réprimer ce long soupir de soulagement, d’apaisement. Et peu m’importe les affres de ce qui nous est extérieur. J’aimerai cet instant éternel, suspendu dans la bulle de notre réalité, exclusive.


Mais je sais la fragilité de notre situation, il va me falloir patrouiller autour de nos appartements, peut-être essayer d’y récupérer des effets personnels et revenir ici en prenant soin de ne pas être suivi. Il va aussi définir notre avenir, nos actions futures. Nous n’avons que peu d’argent. L’idée saugrenue de me rendre à la banque pour récupérer ma petite épargne…
Nous nourrir, avoir un toit et un peu de sécurité… Voilà les priorités à pérenniser. Ce que nos décisions vont définir à l’avenir.

Un étrange bruit me fait ouvrir les yeux. Je regarde par-delà des vallons du corps de Mathilda par la fenêtre. Le ciel s’est obscurci et quelque chose en tombe.

Je dépose un baiser distrait sur l’épaule de la jeune femme, sans d’ailleurs me demander pourquoi j’ai cette impulsion, je me contente d’y céder sans trop me poser de question, comme j’exécutais les instructions que l’on me donnait à l’usine et dans ma vie d’avant.

Puis je me redresse, hypnotisé par ce qui se passe dehors, avale les quelques enjambées, et me poste, nu comme un ver, pour observer l’étrange phénomène, le nez à la fenêtre.
Un liquide, de l’eau peut-être tombe de sombres formes suspendues dans le ciel, produisant le son que fait la douche lorsque l’on ouvre les robinets à fonds.
Est-ce donc cela que l’on appelle de la pluie ? Je me souviens en avoir entendu parlé au centre de conditionnement lorsque l’on nous donnait les bases de l’éducation de tout bon Orthodoxe. Elle y était brièvement abordée dans la section ‘dangers de l’extérieur’. Elle y était décrite comme froide dangereuse et pourvoyeuse de maladie, rien de plus.

Je fronce les sourcils, troublé…
Quelle tenue convient-il de mettre pour s’y déplacer ? Doit-on être nu en dessous comme sous la douche ? Probablement ça éviterait de mouiller les vêtements…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Jour 2 : "Allo docteur ?"   

Revenir en haut Aller en bas
 
Jour 2 : "Allo docteur ?"
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

+
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Novlangue est un univers totalitaire inspiré de 1984 (G Orwell) :: Novlangue -§ Zones sous contrôle
[ Forum RP - Cité de Novlangue ]
 :: Quartier Orthodoxe :: Zone de Sommeil
-
Sauter vers: