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Novlangue est un univers totalitaire inspiré de 1984 (G Orwell)

Ambiance Blade Runer, The Island, Total Recall, et tant d'autres où les libertés sont étranglées...
Chut! Big Brother... La délation est l'arme des cafards...
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 Mais si les corbeaux, les vautours...

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MessageSujet: Mais si les corbeaux, les vautours...   Mer 8 Juin 2016 - 23:46

Le monde est parti en couille à une vitesse pharamineuse. Comme au football américain, une fois qu'on a choppé le ballon on court jusqu'à la ligne. Tout ça est arrivé si vite, c'était si soudain. J'me suis retrouvé orphelin d'un monde que je connaissais à peine, ça laisse un drôle de goût dans la gueule. Pourtant, il fallait tracer, fallait aller tout droit. En une petite fraction de seconde, tout ce monde a fini par partir en couille. Je ne sais pas si quelqu'un peut sincèrement le regretter, à part ceux qui tiraient les ficelles et les sycophantes qui n'arrêtaient pas de le louer. Quelque part dans le chaos, il y a toujours une justice, il y a toujours un retour à la réalité. Elle est froide, elle est crue, elle fait mal mais elle est nécessaire. Ceux et celles qui fantasmaient sur la deadline, ont dû se taper une queue d'enfer en voyant un monde s'auto-détruire de l'intérieur. Peut-être qu'ils ne l'imaginaient pas comme ça et qu'ils imaginaient encore moins finir pour beaucoup sous un tas de graves, gravement blessé ou tout simplement mort. Oui, il y a une justice quelque part, mais son plus grand problème est d'être aveugle alors qu'elle se veut immanente. Autant l'éventrer définitivement, pour espérer toucher ce qu'il y aurait après, se rapprocher un peu plus, toujours un peu plus.

J'ai été entraîné et formé pour une chose dans ma vie : Analyser, dé-construire et préparer la chute finale de tout l'édifice de Novlangue. J'ai lu, j'ai vu, j'ai fais péter des trucs et j'ai recommencé comme avant. Lire, voir, faire péter des trucs. Lire, voir, faire péter des trucs. Sans doute qu'il y a mieux comme éducation et qu'apprendre à faire des dessins et jouer au football est peut-être mieux. Mais moi, c'était pas ce que je faisais. Je m'asseyais dans un coin et j'écoutais, la tête replié sur mes genoux et je le regardai. Lui aussi il me regardait, toujours avec ce même regard, avec cet œil unique qui semblait sonder mon âme. Je ne comprenais pas toujours, mais il répétait que c'était pour mon bien. Un jour, j'ai voulu faire comme lui. J'ai mélangé un tas de trucs quand il était pas là et BOOM, ça m'a pété à la gueule. On avait un chat qui dormait à côté, j'crois qu'il a commencé à prendre feu et il s'est cassé, on l'a plus jamais revu. C'est là que j'ai compris que je ferai sans doute les même choses que lui. Personne n'était au courant sur notre relation, sur ce qu'elle était réellement. Lui, il n'avait rien du tout. Ni ami proche, ni femme, ni frère, ni sœur. Il a toujours été tout seul et je me suis toujours demandé pourquoi est-ce que quand on va aussi mal, on cherche à changer le monde plutôt que sa propre personne ? Un mystère en soi.

Puis du jour au lendemain, il a été fauché. Fringuant et grande gueule, il a finalement faillit finir entre quatre planches. Je l'ai traîné sur des kilomètres après la fin du monde, pour pas le laisser crever dans un coin, ou même se faire bouffer par je ne sais qui, par je ne sais quoi. Fallait qu'il puisse plus se servir de ces guiboles, qu'il se retrouve totalement paralysé. Lui, qui semblait être plus vivace que la mort elle même, qui était sur le fil du rasoir constamment. Voilà qu'il ne rigolait plus du tout, enfin c'était pas comme si il souriait déjà avant. Si, je crois que je l'ai vu heureux une ou deux fois, mais c'était tout. C'était à cause d'une Orgienne je crois. Enfin, c'est ce qu'on racontait après j'étais pas là pour savoir. Mais c'était les rares fois où il se sentait bien avec lui-même, où il n'était pas le dernier des ronchons. Toutefois, c'était il y a une éternité. Dans le temps présent, plus personne n'arrive trop à savoir qui est réellement Guinea. On parle souvent d'un mythe, d'une légende. Il paraît qu'il faisait sauter des prisons, qu'il tuait des NODs par centaines ! Paraît aussi qu'il a tué tout ceux qui comptaient pour lui, même ses plus proches collaborateurs. Ah ! Tout ça, c'est bon pour les livres d'histoires, pour les racontards. Aujourd'hui, personne ne sait plus réellement qui est Guinea et si il est encore en vie. Un jour peut-être, qu'il réapparaîtra. Ou peut-être pas après tout.

En tout cas, c'est à moi qu'incombe le devoir de le préserver. Depuis qu'il est paralysé et ne peux plus se servir de ces jambes, il s'est endormi. On dit qu'il est mort, d'autres disent qu'il est dans le coma. A vrai dire, j'en sais rien. Quand j'ai du temps, je passe le voir, dans cette pièce qui a été aménagé pour lui. Personne ne sait qu'il est ici, sauf une poignée. Moi, j'reste à ses côtés, je lui parle de tout et de rien, j'essaye de me souvenir d'un tas de détails futiles et j'espère secrètement qu'il m'écoute et peut-être qu'il va se réveiller. Par moment je bondis, j'ai l'impression de le voir bouger. Mais non, c'est juste mon imagination qui a envie que cela se produise, alors qu'il ne se passe rien. Alors, je m'en vais me poser à cette grande fenêtre qui donne sur le foutoir ambiant, sur cet univers apocalyptique plongé dans les ténèbres. Alors qu'il fait nuit, on n'arrive rien à y voir à cause des tourbillons de poussières et des nombreuses retombées qui sont encore là. Je reste cramponné mon arme, je scrute. Ils vont revenir, ils veulent toujours nous exterminer jusqu'au dernier. Ils ne le trouveront pas, j'en fais la promesse. Puis, quand j'ai finalement fini de me morfondre, je lui dis que je reviendrai et je sors doucement, comme si je ne voulais pas le réveiller. Je ferme la porte et alors, je pleure. Ouais, je pleure. Guinea me disait souvent qu'un homme ça peut faire beaucoup de chose, mais ça ne pleure pas. Pourtant, paraît que c'est attendrissant un homme qui pleure. Paraît qu'on a envie de le prendre dans ses bras, qu'on à envie d'essayer de le réconforter. Non, définitivement j'peux pas continuer à pleurer comme une madeleine.

Je me casse de là, après plusieurs minutes avec toujours le même timing. Ici, la vie se reconstruit. Ici finalement, on se retrouve pour comploter, on se retrouve pour tenter d'améliorer un peu ce monde de dingue, qui est encore plus dingue. Certains parlent encore de révolution, on parle de se soulever une dernière fois. Moi, j'ai pas envie de me soulever pour des gravats et des radiations à en crever. Fallait le faire avant, avant que ces salopards d'être robotiques décident de tout faire péter. Pourtant, il y en a beaucoup qui y croient réellement. Après que les bombes aient tout rasé, une nouvelle génération d'insurgés se sont levés. Muet sous la domination gouvernementale, ils ont soudainement eut envie de jouer au plus fort, de trouver des armes et de se mettre à vouloir faire la révolution. Moi, je les ai jamais vu avant et maintenant, ils se prennent pour celles et ceux qui feront la différence. Ils feront que dalle, parce qu'ils n'ont que dalle à part une grande gueule. Pourtant et malgré mon opposition à leur simple existence, j'ai finalement concédé de les rejoindre. D'une parce qu'il fallait bien que j'trouve un endroit où pouvoir mettre le vieux en sécurité et d'autre part, parce que j'avais la haine. Mais aussi parce que j'étais l'un des seuls à pouvoir manier des explosifs et pouvoir fabriquer de manière rudimentaire, ce qui pouvait servir à provoquer des explosions. C'est un don précieux, un don familial faut croire. Je ne sais pas de quoi sera fait demain, ni ce dont quoi parlent les insurgés. Ce que je sais, c'est que l'ordre social qu'ils voudront ériger sera toujours mieux que celui que l'on a vécu avant et que l'on est entrain de vivre actuellement, donc je me dois de le soutenir par défaut, par sentimentalisme.

En fait, j'suis pathétique.
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MessageSujet: Re: Mais si les corbeaux, les vautours...   Ven 10 Juin 2016 - 14:17

A chaque fois que Avalga Kory, j'étais poli et je l'écoutais parler. Il y avait toujours énormément de monde qui venait l'écouter, ne serait-ce que pour son timbre de voix et par sa manière de rythmer ses discours. Il y avait souvent des applaudissements qui éclataient, avec quelques cris par ci par là. Moi, j'essayais seulement de comprendre ce qu'elle voulait réellement dire, entre les ligne et ce que tout ceci voulait dire politiquement pour les Insurgés. Cependant, je n'y voyais pas grand chose. Sans doute que dans une société structurée, Avalga Kory aurait pu être une romancière, une poétesse qui sait jouer sur le lyrisme mais guère plus. Non pas que je puisse dire que je m'en sortirai mieux qu'elle à sa place, mais qu'elle ne faisait que jouer sur les sentiments des nombreuses personnes qui venaient l'écouter. Là était tout le problème, il ne suffisait pas simplement de bien parler, de dire que l'on aime profondément l'humanité et que l'on est révolté, pour subitement être capable de proposer quelque chose à quelqu'un. Derrière toutes ces clameurs, je sentais beaucoup de naïveté et d'incompréhension de la situation. Comment Avalga Kory était subitement devenu une grande prêtresse de la révolte ? Moi j'le savais très bien.

Elle n'est pas morbide, elle montre simplement que certaines personnes savent se placer au bon moment, pour en récolter tout les fruits. Kory était l'un des plus ardentes partisanes de Philos, que j'ai connu avant que les bombes ne tombent et que Novlangue ne soit plus qu'un cimetière atomique. Lui et moi, on a été contre Guinea au sein du Comité. Puis, quand j'ai vu que Philos recherchait en fait simplement à tuer 'le père' pour être calife à la place du calife, j'avais compris que je ne pouvais plus rester à rien faire. Kory avait du sang sur les mains, comme nous tous et toutes durant cette période. Mais elle, sans doute encore plus, vu qu'elle suivait Philos comme son ombre. Paraît que certaines personnes mal-intentionné la soupçonnait de faire plus que le suivre, mais ça ne me regarde pas après tout. Une fois que Philos a été buté par Guinea et Nej, il y a eu une période d'accalmie dans le Mirail. Se sentant responsable de ce qui s'était passé, Guinea avait décidé qu'il n'y remettrait plus les pieds et que le ménage nécessaire avait été fait. Sauf que Avalga Kory, elle avait réussit à se casser à temps pour ne pas finir lyncher. Il est donc étonnant de voir qu'aujourd'hui, face à une amnésie générale, elle puisse se revendiquer comme une tête des pensantes et dirigeantes des Insurgés. Marx disait que l'histoire se répète toujours deux fois, la première fois comme une tragédie et la seconde fois comme une farce. Et qu'elle farce, putain !

Si personne ne savait qui était Avalga avant que tout ne soit rasé, personne ne devait réellement savoir qui j'étais également. Peut-être que dans un malheur collectif, nous avons pu ressortir de toute cette tourbe pleine de merde, totalement nettoyé de nos pêchés. Mais moi comparé à elle, je n'oserai pas me faire passer pour ce que je ne suis pas. Niveau organisation, c'est tout autre chose. Alors que Guinea chiait des parpaings pou essayer de structurer tout le mouvement, il semblerait bien qu'ils aient enfin pu mieux s'organiser et mieux se structurer pour devenir efficace. Fini les petits coups fourrés et les petits plans en catimini. Ce qu'il manquait plus que tout, c'était une direction. Une direction qui soit capable de poser les véritables problèmes, de se comporter comme un pôle capable de faire avancer les choses.  Avalga Kory se tenait bien de tenir un tel rôle, vu qu'elle ne faisait que de l'agitation et qu'une grande partie des Insurgés semblaient trouver ça parfaitement normal. Toutefois, ce n'était pas mon cas. C'est à cause de Guinea, toujours la faute de ce vieux borgne faut croire. Parce qu'il m'a fait lire, lire et encore lire. Avant de pouvoir me servir d'une arme, il me répétait qu'il fallait que je sache utiliser ce qui me servait de caboche. Bon et depuis, je sais toujours pas vraiment me servir d'une arme mais je sais par contre très bien me servir de ma tête. Je suis sauf sur l'un des deux tableaux, soit ?

Alors que j'errais tel un fantôme dans cet ancien bordel que l'on avait entouré de beaucoup de prévenance et que l'on faisait passer pour tout sauf pour ce qu'il était réellement, je me suis demandé si j'allais passer les quinze prochaines années à moisir ici. Peut-être que ce qu'il y avait dans les zones radioactives n'étaient pas belles à voir, je ne pouvais pas me dire que j'allais rester ici indéfiniment, même si le vieux est toujours inopérant jusqu'à je ne sais pas trop quand. D'ailleurs, j'ai réussi à faire venir quelqu'un qui se disait être un médecin, pour voir comment est-ce qu'il allait. Avec beaucoup de minutie et une patience en or, il effectua comme il pouvait tout les examens de routines qu'il pouvait faire. Une fois que cela fut fait, il vient me trouver alors que j'étais dans un coin de la pièce, recroquevillé sur moi-même, entrain de regarder une photo. Sur cette photo, se trouvait sans doute le personnage le plus étrange, le plus fascinant et le plus... Bref. S'agissait d'une boîte de conserve comme de nombreuses autres, mais avec qui Guinea entretenait une relation des plus particulières. Il s'agissait de Nej, un mélange particulier entre Gary Cooper et Margareth Thatcher, qui assurait de ne être une orgienne et pleins de trucs comme ça. Tiré de ma torpeur par le médecin, il me souffla que l'état du vieux était stable mais qu'il ne pouvait pas en dire davantage, que quand il se réveillerait il y aurait peut-être des dommages irréversibles au niveau de son cerveau. En gros, peut-être que ce sera un légume. Je fais comme si je n'avais pas entendu ce qu'il racontait et je lui fis signe de bien vouloir foutre le camp.

Une fois sorti de la chambre, je me suis assis sur le coin du lit et j'ai de nouveau regardé la photo attentivement, avant de la ranger. Un médecin à la con ne pouvait de toute façon pas être capable d'aider Guinea. Par contre, les saloperies robotiques qui avaient subitement disparu après l'Armageddon devaient être capable de pouvoir faire des miracles. Il fallait que je trouve Nej, pour ensuite mettre la main sur l'autre orgienne qui elle, savait pas mal de choses sur la médecine, mais également sur Guinea. Mais l'idée de devoir me casser d'ici et laisser Guinea sans réelle surveillance, me répugnait quelque peu. Il fallait que je m'entoure de prévenance et de personnes de confiance pour qu'il puisse rester en sécurité. Qui sait, peut-être qu'il existe encore des personnes qui veulent que Guinea soit définitivement mort, ce qui n'aurait rien d'étonnant en soi. Dans un autre temps, il fallait que je me prépare à me casser d'ici pour partir à l'aventure. Heureusement, les Insurgés avaient une tonne de matos qu'ils avaient récupéré quand tout est parti en fumée. Des armes, des combinaisons, du matos de toute sorte qui pouvait toujours être utile pour s'aventurer sous le ciel radioactif. Un grand plongeon vers l'inconnu en sorte. Pour la dernière fois, j'allais embrasser le front du vieux et lui murmurer quelques paroles, avant de sortir à mon tour de sa chambre et de me mettre en quête de ce que je cherchais. J'irai remuer ciel et terre, pour trouver la clé qui permettra de me ramener mon père, même si cela doit être par la force.
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MessageSujet: Re: Mais si les corbeaux, les vautours...   Lun 13 Juin 2016 - 11:26

Dans quelle direction se mouvoir ? Aucune idée, puisqu'il y avait une potentialité pour qu'au-delà de ses murs, il ne trouve plus rien, sinon du désespoir et un déferlement de haine. Malgré tout, il fallait qu'il s'élance à travers ce nouveau grand monde, peut-être même qu'il puisse le quitter définitivement avec Guinea quand il sera de nouveau sur pied. N'étant plus mis sous cette chape de plomb qu'était le dôme, les possibilités devenaient nombreuses, mais restaient dans le domaine du peu probable. De plus, tant qu'il n'y avait pas de solution pour l'état de santé du vieux, point d'échappatoire. J'étais donc entrain de me ronger les poings en me demandant par où commencer, dans ce vaste bordel qui recouvrait désormais la surface du monde que je connaissais. Je me nourrissais d'espoir en me disant que je finirai par trouver ce que je cherchais, qu'il y avait une grande possibilité pour que toutes les personnes que j'ai pu entrevoir avant les bombes, puissent toujours exister ou être encore en vie. Restait à savoir où chercher et comment pouvoir mener les recherches. Ce qui était sûr, c'est que je n'allais pas sortir dehors à poil et que les investigations seraient longues, chiantes et fastidieuses. Alors, par quoi commencer ?

Soumettre ici au questionnement de tout à chacun, la possibilité de pouvoir trouver des personnes qui ressemblent ou sont des Orgiennes n'est pas des mieux placé par ici. Qui sait la réaction violente que je vais me taper dans la tronche si jamais je commence à exhiber des photos d'Orgiennes. Non seulement je vais me faire rouer des coups, mais on va m'accuser d'avoir un fétichisme pour des pièces de métal. Quel vie de merde sérieusement. Alors, j'ai décidé de fouiller dans les affaires du vieux, pour essayer de trouver quelque chose. Ce qui avait de bien avec lui, c'est qu'il écrivait quasi tout les jours ce qu'il faisait, il pouvait sortir une biographie en plusieurs tomes sur tout ce qu'il a pu faire. Pourtant, à travers ces écrits fastidieux, il fallait que je trouve l'essentiel. Mais l'essentiel ne se trouvait pas là et je n'allais sans doute pas trouver ce que je recherchais, mais je pourrai avoir des indications sur le chemin à suivre, ou des déductions plausibles qui allaient pouvoir me guider. Alors que j'étais entrain de me perdre dans mes innombrables schémas pour essayer de retrouver l'Eden mécanique, je me suis fait renversé dans un des couloirs par une énorme masse qui m'est rentré dedans et m'a stoppé net. Une armoire à glace qui s'est à peine excusé et à continué son chemin. Vraiment, ce n'est pas parce que la société peine encore à exister qu'il faut se comporter n'importe comment.

Alors que je continuais mon chemin à travers le dédale des anciennes chambres et anciens couloirs qui servaient de fonction officielle pour un tas de filles publiques, j'ai rapidement tâté mes poches pour me rendre compte qu'elles étaient vide. Du coup, j'ai commencé à paniquer et à fouiller toutes les poches possibles que je pouvais avoir, y compris celle sous mes yeux, pour essayer de retrouver l'un des seuls indices qui pouvais me guider à travers l'immensité radioactive. Je fis rapidement demi-tour jusqu'au couloir où j'ai été percuté par l'autre brutasse et me suis mis à quatre patte pour essayer de retrouver la photo, comme un chien qui était entrain de chercher une balle. Au bout d'un moment, je me suis rendu à l'évidence que quelque chose ne clochait pas et encore moins quand je sentais que j'étais observé par plusieurs personnes. A vrai dire, je n'ai pas eu le temps de réellement relever les yeux avant que je ne me prenne une grosse tatane dans la gueule. Voilà, il n'y aura pas d'esquive à la Mohammed Ali et je me retrouve couché sur le sol, totalement détruit. Quand je parviens à me réveiller quelques instants plus tard -en ayant pas réellement de notion du temps qui s'est écoulé-, je me suis retrouvé saucissonné sur une chaise, tentant tant bien que mal de bouger une fois à droite, une fois à gauche. Mais rien n'y faisait, j'étais ficelé pour de bons. Avec exaspération, je lâche un lourd soupir en me balançant d'avant en arrière.

Puis, je me retrouve à nouveau planté sur le sol. Je lève mes yeux pour savoir ce qui se passe et je recroise l'autre armoire à glace de tout à l'heure. Je le regarde et j'hésite entre sourire et lui cracher à la gueule. Mais je n'ai pas le temps, car tout un beau monde rentre dans la même pièce, bien habillé et aussi très bien armé. Je suis quelque peu interloqué par ce qui est entrain de se passer, sans doute que mon froncement de sourcils et mon regard interrogateur permet de comprendre que je ne comprends pas ce que je fous ici, pourquoi on m'a attaché et... Je n'ai pas vraiment le temps de penser davantage, parce que de toute façon on commence à me parler dessus dans tout les sens, à me poser une pluie de questions dont je n'ai même pas le temps de répondre. De temps à autre, Gargantua me met des taquets derrière la tête en croyant que cela va me forcer à répondre, alors que j'y comprends que dalle !

- Est-ce que vous pouvez arrêter de me gueuler dessus pour commencer ? J'ai un putain de mal de crâne et c'est pas comme ça qu'il va subitement disparaître. Vous me voulez quoi, PU-TAIN ?

Petit flottement, tandis que je regarde tour à tour les personnes qui me font face et qui me dévisagent à mon tour. Ce jeu de dupe commence sincèrement à être pénible au possible. Alors que je m'apprête à gueuler de nouveau sur mes pitoyables conditions d'incarcérations et sur la non-présence d'un avocat, une dernière personnes fait son entrée. Je fais une mine étrange avec ma tête, qui mélange à la fois surprise, incompréhension et délirium : C'était Avalga Kory.

- Tiens, c'est étrange de te voir autrement qu'à quatre pattes toi, c'est norm...

Bon évidemment j'ai pas le temps de finir, car Gargantua me colle une grosse taloche derrière les oreilles qui me fait basculer en avant et il me rattrape pour éviter que je ne me casse la gueule. Il m'en remet une autre et je crois que j'ai compris que je ne suis pas en position pour réellement mener la discussion.

- C'est bon, je m'excuse car ça ne se dit pas ce genre de choses.

- Tes excuses tu peux te les mettre au cul, comme les photos que l'on a trouvé sur toi. Alors maintenant, tu vas nous expliquer comment tu les as eu, qui sont ces Orgiennes et où est-ce qu'on peut les trouver.

- J'en sais rien, je voulais vous demander la même chose en fait. J'ai besoin de ces zigotos pour faire en sorte que le vieux puisse sortir de sa longue sieste. Vous voulez les buter, c'est ça ? Toi, t'as rien appris de la dernière fois...

- Oh si, pour preuve nous avons même remis en place un Comité structuré comme celui que vous aviez avec Guinea et Philos. Sauf que cette fois-ci, nous avons toutes les cartes en mains pour réussir. Donc, tu ne sais pas où elles sont et tu espérais que nous allions t'aider à les retrouver ? Soit. Nous pourrions peut-être passer un accord ?

- Je ne vais buter personne moi, je tiens juste à le préciser. Si vous avez une rancœur personnelle contre les boîtes de conserves, ça ne me regarde pas. J'ai besoin d'elles pour sauver Guinea et une fois que ce sera fait, on vous les laisse et nous on se tire.

- Tu fais une affaire, c'est encore plus simple que je ne le pensais. Mais qu'est-ce qui me dit que tu vas tenir parole et pas te casser une fois que tu auras ce que tu voulais ?

- Tu sais comment me prendre en otage, puisque tu sais où se trouve la chambre de Guinea. T'as un moyen de pression assez fort pour que je ne dévie pas. Si vous me filez du matos pour que je sorte d'ici, on fait affaire.

- D'accord, marché conclu. Ne fais pas n'importe quoi, sinon tu ne reverras jamais le borgne. Et le Comité à des yeux absolument partout, alors tâche de ne pas dire ou faire n'importe quoi. Content de t'avoir revu Bordiga, prends soin de toi là dehors, tu vas en avoir besoin.

D'un geste un peu dédaigneux, Kory me donna quelques petites tapes sur la joue paré d'un grand sourire. Alors toi, je te promet que quand j'aurai tout terminé avec le vieux, je te ferai ta fête. Mais pour le moment, je ne peux pas jouer la fine bouche. Je me content de sourire niaisement en plissant les yeux, en attendant qu'on veuille bien me délivrer de mon saucissonage fait maison. C'est pas pour dire du mal, mais je suis dans la MERDE.
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MessageSujet: Re: Mais si les corbeaux, les vautours...   

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