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Novlangue est un univers totalitaire inspiré de 1984 (G Orwell)

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 Alouette gentille Alouette...

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N.O.D
La mort vous va si bien...

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Présentation du Personnage : Un physique d’Apollon, enfin un jour sans doute .
Une Haleine à dégivrer le pare-brise d'un hypothétique hiver.

Swann est un séducteur, sauf qu'il n'y a que lui qui soit au courant.
Il a souvent soif... l'air est sec par ici. Et l'eau est polluée...
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MessageSujet: Alouette gentille Alouette...    Lun 13 Juin 2016 - 13:47

venant d'ici

J'ai pris les airs, et filé entre les immeubles. J'ai toute la place qu'il faut étant donné que les véhicules se font rare.
tout ce qui est électrique, technologique, tout est bon pour le recyclage.
Mais moi je recharge ma vieille chérie sur le générateur de la centrale NOD, c'est réservé aux véhicules de patrouille. Mais bon... La vieille qui s'occupe du garage m'a à la bonne.
C'est pas sexuel, je suis pas antiquaire.
Je lui fournit un petit cru de ma réserve personnel.
En échange j'ai le droit de poser mon véhicule direct dans la Hangar du poste principal. Et de m'y brancher. Chacun sa débrouille.

Le petit con a du courage, je dois au moins lui reconnaître ça. Il a pas bronché quand je lui ai montré mon corbillard, et proposé de conduire alors que j'ai un petit peu bu.

La voiture est aussi délabrée dedans que dehors, et elle est un chouillat en désordre.
J'ai du virer les déchets du siège passager avant de le faire monter.
Juste un coup d'avant bras.
tout s'est retrouvé à ses pieds. Il a juste eu à le pousser du bout de la chausse.

Honte? non pas du tout , ça fait longtemps que je me pose plus la question de l'image que je renvoi.
Mais ça je vous l'ai déjà dit non?
J'adore énerver, dégoûter etc...

Je me gare en coucou en travers de la plateforme d'atterrissage et je lance les clés à Germaine ( elle s'appelle pas vraiment comme ça mais je trouve que ça sonne plutôt bien comme prénom pour la vieille peau), je m'avance jusqu'au contrôle de badge et je me souviens que je n'en ai plus.

Pas grave je laisse passer le bellâtre devant moi. Je le suis de près.
Mon Haleine chargée et ma bedaine me précèdent.




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N.O.D
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MessageSujet: Re: Alouette gentille Alouette...    Mar 14 Juin 2016 - 12:55

Je ne salue pas Germaine, que pour ma part je nomme plutôt "la vieille chouette" dans ma tête dès que je la croise. Cependant, je remarque dans le hangar qui surplombe la zone d’atterrissage, où Daland a bien pris soin de s'étaler avec son antiquité, histoire qu'on ne puisse pas nous louper, les contours d'un speeder et je souris en coin. Comme quoi, foutre la tronche des p'tits jeunes dans les pavés tactiles de leur deck, ça sert toujours à quelque chose. Il a dû demander à mamie de l’affréter pour moi. Moins de consommation qu'un véhicule de patrouille ordinaire, plus de discrétion et de rapidité et... ne nous mentons pas, beaucoup plus de frime aussi, ce qui n'est pas totalement pour me déplaire.

Je passe devant mon collaborateur du moment qui nous gratifie de relents dignes d'une distillerie des bas-fonds, un peu comme celle de L.K. Je ne plisse pas le nez, ya des odeurs bien pires que celle-là. Rien que me rappeler les parfums exquis du cadavre de ce matin me rend la présence de Swann et de sa fragrance si personnelle presque agréable. Je passe ostensiblement mon badge devant son nez, que j'assortis avec le contrôle rétinien de rigueur, et la porte se déverrouille en un grand "clang" bien sonore : bienvenue à la maison.
Je ne fais pas causette dans les escaliers, je sais qu'il me suit et qu'il connaît les lieux comme sa poche (quoique vu son degré d'alcoolémie sans doute qu'il ne sait pas trop ce qu'il y fourre, dans ses poches, mais passons...) et je ne lui fais pas l'offense de vérifier qu'il tient le rythme.

Une puis deux volées de marches métalliques, avant que nous ne soyons avalés par le monte-charge, qui nous crache beaucoup plus bas, dans les entrailles de la Centrale qui ne bruisse plus comme à l'accoutumée. C'est une bête blessée par l'explosion, qui faute d'agoniser, renâcle à se remettre debout comme pour sursoir à ses responsabilités. Le bloc pénitentiaire est encore en travaux et pour l'instant, on parque les prévenus dans des pièces aux atours de bureaux, qui finissent en chambre des horreurs, tellement on arrive à en caser au mètre carré, quand ça ne dégénère pas simplement en salle d’exécution. Il faut bien faire de la place...

Le jeunot qui arbore toujours cette magnifique marque rouge sur son front confirme mes présomptions : "Agent Wilde, normalement, votre speeder devrait être chargé d'ici quelques heures." Je souris de toutes mes dents "Bah tu vois, Nelson, quand tu fais des efforts." Je lui passe devant sans commentaire additionnel, prenant garde à ne pas tergiverser, comme s'il était tout naturel de trimbaler un alcoolique derrière moi. J'en suis à espérer qu'aucun connard ne posera de question quand je croise un collègue (Brett ? Nate ? Selk ? Je ne me souviens absolument plus de son nom et je m'en contrefous) qui veut visiblement faire causette :

_ Qu'est-ce que tu fais là ? L'unité Delta n'est pas dans le secteur 42 ce matin ?
Je la fais très courte :
_ Qu'est-ce que tu veux que ça me foute ? Ils sont là-bas, j'y suis pas, fin de ce passionnant échange qui aura éclairé ma journée. Vire de là, j'ai à faire...

Mais il ne se pousse pas, parce qu'il veut me raconter comment son unité hier, a coincé cinq Orthodoxes hors la loi et si je me prends à m'imaginer l'étrangler pour qu'il se la ferme, je sais que Swann va saisir l'opportunité de filer jusqu'à mon bureau pour éviter toute question subsidiaire comme "et lui qu'est-ce qu'il fout là ?" Je me doute que le vieux est retors et avant que je n'aie pu clouer le bec à cet imbécile, il n'est plus derrière mes basques.

J'emprunte le couloir jusqu'à ma porte où avant mon nom, il y a mon matricule gravé, question de préséance : la fonction avant l'identité. Je pousse le battant et grommelle pour Daland :

_ C'est "Mandrake" le mot de passe.

De quoi accéder au dossier de notre tronc putréfié pour en apprendre un peu plus. Je lui donne les accès à mon deck sans sourciller, il n'y a rien là-dedans qui ne contienne de près ou de loin quelque chose de personnel. Mon bureau est à l'image de ma froideur, vide, épuré, blême. Seul le deck donne un ton bleuté à l'ensemble, dès lors que l'écran semi-translucide au repos s'opacifie pour dévoiler l'interface des ordinateurs du N.O.D. Le cendrier et l'odeur trahissent mon besoin compulsif de nicotine, les trois mugs de synthé-kaf tous plus ou moins délaissés complètent presque le tableau de mes addictions. Celles moins légales gisent dans mes logements, même pas dissimulées aux yeux de ceux qui pourraient y pénétrer, comme une preuve crachée à la gueule du monde que je dévisse de plus en plus et que je l'assume. Des habitudes communes chez les flics, qui ne disent rien sur moi, comme le matricule vient écraser le nom dès l'orée du domaine de mes habilitations. Jusqu'à ce jour, ça ne m'a jamais posé le moindre problème : ma fonction était mon identité. Depuis que certaines prunelles me hantent... Je me surprends à me sentir un peu mal à l'aise ici et l'écho de sa voix résonne à mes oreilles avant que je ne parvienne à la chasser de mon esprit, ou plutôt à l'endormir dans les zones grises de mes incertitudes. Je préfère regarder l'écran et être désagréable :

_ Tu tapes là-dessus comme un vieux, à ce rythme-là on y est encore demain...

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MessageSujet: Re: Alouette gentille Alouette...    Ven 8 Juil 2016 - 8:47

Qui me parle?
Je me fiche totalement de ce jeune con, et encore plus de ses remarques
Il me prend pour qui l'autre?
Je suis ptet vieux mais je sais quoi faire avec une machine.
C'est comme une femme, on vous dit d'y aller en douceur alors qu'un peu de brutalité a du bon.
Et souvent ça marche comme ça!
un bon coup et... bref je m'égare Edgard!
Je cherche et je trouve que dalle putain de merde!
Cette nana est blanche comme neige, absente de nos bases de données.

Si elle a croisée le chemin de notre dingo je sais pas comment.
Je fini pas donner un grand coup de poing dans le Deck, qui me répond d'un bip rageur.
Vas te faire foutre !
Je me lève et donne un coup de pied dans le siège.Qui rebondit avant de revenir rouler sur Cypher.
Je bougonne, des excuses peut être.
quoi qu'il en soit cette merde ne me dit rien.

" Vas y toi si t'es doué comme tu le penses, je veux savoir qui est ce gamin, mais il nous faudrait quelqu'un de capable de restaurer les fichiers, que le nom de ce sale gosse de riche réapparaisse. MERDE!"

Et puis là j'ai une idée, ce qu'on peut avoir ce sont les noms des agents qui ont pincé monsieur X. Et avant même que cypher ne touche à l'écran je suis à nouveau dessus. ouai je l'ai peut être un peu bousculé mais il s'en remettra.

" ma caille, je vais sortir les noms des agents de faction qui ont arrêté mon suspect sans nom. Eux doivent se souvenir d'un détail. Ce taré est souvent venu dans les murs, et a été relâché aussi vite qu'il y est entré. Une vrai savonnette. ça énerve, ça agace, et du coup ça reste dans les mémoires "

En transférant l'info sur mon carnet... avec un vrai stylo je me sens reprendre du poil de la bête.
I'm the best and I know it!

En me redressant je tapote le bout de mon stylo sur la tempe de gueule d'amour!
"Fait pas cette tronche mignon! tonton t'en laissera un morceau! D'ailleurs moi je peux pas interroger tout ce petit monde donc c'est ton taff, mais je reste derrière la vitre sans teint , et oreillette tu vois le truc? j'vais pas trop vite pour toi? "

J'adore titiller son égo, il m'agace parce qu'il est comme moi en plus jeune. Et ça a tendance à me les briser menue. Son petit côté je sais mieux parce que t'es trop vieux. J'peux pas m'empêcher d'avoir une envie de lui casser un membre, ou deux...

Le pire c'est que je devrais lui être reconnaissant un petit peu.
Et oui là c'est difficile à avaler.
Heureusement que j'ai du whisky pour faire passer tout ça
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MessageSujet: Re: Alouette gentille Alouette...    Lun 11 Juil 2016 - 20:40

Je reste stoïque dans mon coin, jusqu'à ce que son gros poing de frustré atterrisse droit sur le clavier du deck, qui geint son incompréhension devant tant de violence injustifiée. Je grogne avant de commenter, tout plein de mauvaise foi, parce que je ne peux pas prétendre ne pas lui avoir fait subir le même sort bien des fois auparavant :

_ C'est sûr que ça va aider...

Je me reçois le siège de bureau dans l'estomac pour toute réponse, que je renvoie valdinguer dans sa direction aussitôt, comme un môme qui réplique dans la cour de récré. Il ne faut pas trop trop jouer avec mes nerfs, surtout en ce moment. D'un coup, avec mes instincts cyclothymiques, je n'ai plus envie de l'aider et je manque vraiment de le renvoyer dans les cordes en l'insultant copieusement quand j'entends, incrédule, l'ébauche d'une excuse dans ses maugréments. Je laisse filer et fais un pas pour le sortir de l'ornière, tant je suis empreint de magnanimité (au moins), m'interposant entre ses relents de bourbon bon marché et mon bureau. Mais soudain, c'est la tornade Dalland 2.0 et je me fais de nouveau malmener au passage, ce qui déclenche mes aboiements :

_ C'est bien parce que t'es proche du déambulateur que je te refais pas le portrait, va falloir arrêter d'entrer dans mon espace vital, putain.

Je sais que d'habitude, j'ai une meilleure emprise sur mes réactions. Mais depuis elle...c'est devenu impossible. Je suis une boule de frustration, prêt à en découdre avec le moindre objet qui renâcle un peu à obtempérer, alors... imaginez les gens. Je l'assassine du regard, même s'il s'en contrefous, vu que le voilà de nouveau à caresser le clavier duquel il obtient des faveurs, sans rancune quant à ses agissements précédents. Comme quoi, c'est peut-être vrai qu'il faut taper sur le corps d'une femme pour qu'elle vous accueille avec encore plus de ferveur la prochaine fois que vous vous pointez. Je hausse les épaules pour moi même. Si j'ai bien envie de faire des choses à l'ombre de la silhouette gracile de Nyriss, qui a pris ses quartiers dans ma tête pour ne plus jamais s'en enfuir, que ce soit la nuit ou le jour, ce n'est pas la cogner. Je l'écoute à peine, perdu une fois encore dans mon propre cerveau et cette envie qui me tenaille de partir à sa recherche, même si je ne sais pas où commencer cette quête ridicule, me contentant d'un moqueur :

_ Ouais, super, papy cyberconnecté, tu m'en diras tant. J'ai des étoiles plein les yeux tellement je...

Mais il est déjà en train de me tapoter la gueule avec son stylo, que je chasse d'un mouvement de la main rageur, avant de dire :

_ Je vois le tableau, forcément, toi tu la coules douce derrière les carreaux pendant que je parle hein ? Ça tombe bien, faire causer, j'adore ça. Prépare-toi à les voir avouer ce qu'ils ont bouffé il y a dix ans au p'tit dèj et...

C'est une manie de m'interrompre aujourd'hui sans doute. La porte du bureau s'ouvre sur Wrenn, que je déteste (même si je déteste un peu tous mes collègues, quoiqu'il y ait des échelles dans le déchaînement que je donne à ma haine) parce qu'il a des méthodes particulièrement brutales sans aucune finesse. Je dois avouer que ça donne des résultats, mais je préfère les miennes, peut-être plus viles, mais au moins ne se terminent-elles pas en d'infâmes boucheries.

_ Wilde, ya le p'tit qui te dit que ton pass pour le speeder a été homologué. J'suis pas coursier, alors la prochaine fois va... Il fait quoi lui ?

Il vient de désigner Swann, d'un mouvement de sa grosse paluche et je réponds sans laisser de blanc :

_ C'est mon tout nouveau décorateur. Paraît qu'il manque un peu de feng-shui dans la pièce. Merci. Au revoir.

Wrenn est peut-être une brute, mais il n'est pas con, et s'il connaît Dalland, il l'aura reconnu à coup sûr. Il plisse du regard, nous gratifiant d'un coup d'oeil à tour de rôle, sans mot dire. Il y a des silences qui augurent parfois pire qu'une menace édictée à haute voix. Lorsqu'il referme la porte, je dis à "tonton" :

_ Tu la connais cette grosse endive ? Parce que fais lui confiance pour balancer ta présence si jamais c'est le cas. Ce qui nous laisse peu de temps... Ça va, tu vas pas péter un anévrisme sous un trop plein de stress hein ? File-moi les noms de tes connards, on prend un aller simple pour la salle d'interrogatoire, même si va falloir faire mine que ç'en est pas, tu connais l'esprit buté des collègues hein ?

Comme si nous ne l'avions pas, l'esprit borné, tiens. Le problème principal de ce bordel, c'est qu'un N.O.D n'apprécie pas du tout d'être interrogé par un autre N.O.D. Mais bon, la hiérarchie ne peut être véritablement ignorée, même lorsque l'on se croit supérieur à tout être vivant à Novlangue. S'il s'agit de secouer les agents en faction qui ont signé quelques rapports matriciels, ça ne posera aucun soucis face à moi qui suis rattaché aux affaires de mœurs. Puis c'est pour la bonne cause. Il suffira de m'armer de finesse et de morgue, et c'est mon lot quotidien, non ?

Alors que nous repartons dans les entrailles de la centrale, j'attends qu'il me donne les matricules des concernés, tandis que je lui balance une oreillette, appairée à la mienne. Je me fous des procédures légales, si jamais Wrenn bave un peu trop sur notre étrange duo du jour, les concernés vont commencer à se méfier et à monter une défense qui même si elle revêt les atours de la culpabilité, freinera l'investigation avant qu'elle n'ait repris son envol. Je préfèrerais les cueillir par surprise, sur le vif de leurs manigances inavouables, surtout qu'ils n'attendront pas ce genre de question de ma part.

Je déverrouille une porte pour dévoiler ses nouveaux quartiers à Dalland, l'antichambre du voyeurisme, que j'ai habitée de nombreuses heures quand ce n'était pas moi qui posais les questions. Je me contentais de demeurer assis à savourer les masques qui glissent sur des visages contractés par la douleur, où bientôt les larmes baignent la honte, où les sursauts de bravoures sont mâtinés d'angoisse. Une simple chaise derrière une vitre sans teint, décor aussi fendard que les salles qui servent pour les exécutions, mais qui provoque chez son locataire des frissons d'infinie puissance. Mon reflet dans la vitre se brouille à mes yeux fatigués, je crois y découvrir la hantise de mes nuits dont la solitude est devenue infâme. Elle perdure en moi comme l'écho de mes manques, et le souvenir si vif de ses mots et de ses gémissements me rendent fou. Je fuis ma propre vue pour regarder derrière le miroir : une table métallique tout ce qu'il y a de plus simple, deux ou trois sièges qui ne pourront pas surprendre les prévenus cependant. Les N.O.D savent que ces sièges sont équipés de gadgets imaginés par des esprits pervers et avides de sang, conçus pour arracher des aveux dans une douleur atroce. Mais nous n'allons pas torturer nos amis, simplement leur arracher quelques informations.

Je récupère mon communicateur pour convoquer notre premier invité, qui est en poste aujourd'hui, ce qui tombe bien. En attendant, je tourne un regard un peu moins agressif sur Dalland : me plonger dans le rythme intense du travail chasse mes chimères aux yeux bleus électriques. Ça ne durera qu'un temps, mais je me retrouve à pitoyablement quémander tous les répits que je suis en mesure de m'offrir, pour ne pas courir ma folie sur des chemins sans retour :

_ Fais-moi le portrait de ce mariole.

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MessageSujet: Re: Alouette gentille Alouette...    Lun 18 Juil 2016 - 16:12

J'regarde mon papier vite griffonné et déjà un peu chiffonné. J'ai pas écris grand chose.
Le nom, le matricule et l'âge. J'essaye de me rappeler ce que j'ai lu vite fait, des lignes succinctes qui disent pas grand chose de la personne. Le plus fournit c'est pas pour nos Zig

Desfois qu'on voudrait savoir ce que les gradés ont sur un collègue! Pour sur j'aimerais lire ce qu'on dit de moi. Bon pour la casse, Bon pour le recyclage. Dès qu'on aura formé les nouveaux purificateurs!
Est ce que ça me fiche la pétoche? Non m'sieur dames, J'ai des couilles grosses comme celles d'un taureau qu'on emmène baiser sa grosse vache.
Qu'ils y viennent les connards, pour me mettre à la retraite d'une balle entre les deux yeux.
Ils ont intérêts à être très silencieux. Et rapide.
De toute façon j'ai pas peur de mourir, mais j'ai encore trop de whisky dans ma réserve. Et j'veux léguer ça à personne.
Laissez moi finir tout ça d'abord merde!

Je cherche dans le labyrinthe de ma cervelle, rendue complexe par des années d'alcool, de sexe et de rock&roll ( j'ai le coups de rein le plus rythmé de l'ouest!).

" Le premier a 21 ans. c'est un bébé! Il est puceau et il lui coule du lait du nez quand tu presse dessus. total acquis à la cause Novlanguaise, à l'ordre, à la hiérarchie. Quand les automates ont la chiasse c'est lui qui a mal au cul "

un regard de biais, et je me retiens de ricaner. J'espère que ma description du ptit qu'il s’apprête à interroger sous mon regard lui convient. Parce qu'à mon avis c'est tout à fait ça.
Je me demande du coup ce que devient ma chérie, ma petite Kes, ma petite pucelle adorée.
Je repense à ses cheveux dorés et à son parfum.
Et j'ai chaud dans mon calbard.
Bordel Kes si tu entends  mes pensées lubriques de là où tu es, j'espère que tu vas bien. Et laisse pas le bon docteur mettre ses doigts n'importe où.

Je m'installe sur la chaise de la pièce d'observation. Je peux voir sans être vu, je peux parler directement à Cypher sans être entendu par le suspect, enfin par le collègue là pour le coup. Je peux faire ce que je veux... sauf rester assis me disent mes fesses douloureuses au bout de 5mn. Pourvu qu'il soit efficace et que ça ne dure pas une heure!

Le petit NOD entre dans la salle, il a l'air à l'aise. Un regard niais sur la face. Sans doute même un peu fier d’être appelé par le grand Cypher. Même pas un peu la trouille, ce qui indique certainement un degrés de connerie encore plus grand que je ne l'envisageais. Les ancien comme nous, avons vu et fait tellement de choses que les plus jeunes ont la trouille. Pas une crainte respectueuse non! Plutôt dictée par la certitude de la folie en nous. Ancien, drogué ou alcoolo, border-line à qui on inflige les pires des missions, parce qu'on prend presque plaisir à ça non? Parce que tuer n'est plus un problème.
Alors si tu es pas trop con pour le savoir, lorsque tu es convoqué par un ancien dans la salle d’interrogatoire, tu dois au minimum avoir des traces de freins au fond du calbute, si tu t'es pas déjà carrément fait dessus.
Mais celui là a l'air frais comme un œuf de poisson tout juste sortie de sa mère, ce qui me le rend suspect au plus haut point.
J'aime pas!
On peut pas avoir l'air si détendu c'est pas permis par la constitution suprême un truc pareil. Ou alors il a pas de cerveau... ce qui est peut être une explication logique.


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MessageSujet: Re: Alouette gentille Alouette...    Mer 20 Juil 2016 - 17:21

J'abandonne le patriarche du club du troisième âge à sa séance de voyeurisme avec les informations en tête, et bien d'autres maux qui trainent à l'orée de ma conscience comme la traine pernicieuse de mes conflits intérieurs. Lorsque je referme la porte pour me rendre dans le sas qui mène à la salle d'interrogatoire, je prends le temps de souffler loin de tous les regards, afin de me composer un air d'une neutralité effrayante. J'ai remarqué que c'était ce qui fonctionnait le mieux, souvent lorsque je l'assortissais d'un sourire faussement jovial. Un minot à peine sorti de l'entrainement, c'est une promenade de santé, même lorsque je suis harassé par la fatigue et des pensées parasites. Je songe un instant au portrait plus qu'imagé qu'a fait Dalland de ma future victime et un rire sombre m'échappe. Je me couperai la langue plutôt que de l'avouer, mais bosser avec le vieux n'a pas l'unique vertu de me permettre d'échapper à mes idées noires, ça me change des enquêtes sans surprise, où ne gisent que la brutalité sous couvert de justice. Il me permet de m'accrocher à une vérité qui échappe à la patience, et je suis prêt à mordre dedans aussi fort que possible, jusqu'à ce que l'aigreur vienne étouffer mon estomac de bête affamée. La vérité, je m'en tape, le fond des choses importe peu et je saurai dormir s'il s'agit d'un taré qui aime à se balader avec la tripaille de ses victimes en guise de porte-jarretelles dans les cocktails mondains. Ce qui me tenaille, c'est l'enquête, le dessin des indices et les travers du mensonge bien propret que nos témoins sont sûrement prêts à nous servir, comme si nous avions des oreilles crédules et une âme incapable de jauger la noirceur de ceux qui nous font face.

_ Tu m'entends ? N'hésite pas à monter le son si jamais tu étais dur de la feuille hein ?

J'attends de me faire copieusement injurier ou d'obtenir un silence qui en dit plus long que tous les mots pour m'engouffrer dans la brèche de la porte que je pousse sans ménagement. Rien de mieux qu'une entrée volontaire, histoire de planter le décor d'un interrogatoire. Le petit de 21 ans relève un regard pas farouche sur mon visage froid et aussitôt, sans savoir que je pense comme mon acolyte, son attitude un brin trop détendue et son sourire niais en réponse à mon "Agent Gayle" de circonstance, en guise de salut presque militaire, me donne déjà envie de lui foutre ma main dans la gueule histoire de lui rappeler qu'il n'y a rien de marrant quand on se fait convoquer ici. Ce n'est pas une classe de vacances pour demeurés.

"Vous vouliez me voir Agent Wilde ? C'est pour votre dernier dossier ? Parce que si c'est le cas, sachez que j'ai rempli le rapport du dernier témoin il y a pas moins d'une heure et..."
_ Loupé.

Je l'interromps parce qu'un peu plus et je lui fais bouffer ses dents. Par tous nos dieux morts jadis pour des guerres inutiles, il cause comme un foutu moulin et d'une voix un peu aigrelette qui a malgré tout l'avantage de trahir une nervosité qu'il n'affiche pas mais qui est bien latente, quelque part enfouie dans son corps déjà un peu trop empâté. Les séances avec le sergent instructeur ne doivent plus être ce qu'elles étaient, parce qu'à mon souvenir, on ne se trimballait pas avec du bide en sortant de l'école. Bref.

"Ah et de quoi s'agit-il alors ?"
_ Oh mais si tu me laissais causer, mon gars, je te le dirais.

Je prends le temps de m'assoir, pour arrêter de le toiser, histoire d'éviter de l'écraser d'emblée en le zyeutant du haut de ma stature qui, si elle n'est pas franchement imposante, est parfois si sèche que cela compense ce que la nature m'a dénié. Il me suit des yeux et a le bon sens de se la fermer lorsque je pose mon datapad, avec un soin calculé, dans un silence seulement dérangé par le crissement de l'objet technologique sur le revêtement métallique de la table. Le silence est toujours plus menaçant que les mots et j'attends de voir qu'il pianote sur son genou droit, avec impatience ou nervosité, pour entamer ma charge. Je ne reprends pas mon souffle et les mots pleuvent. Le noyer dans le contraste pour qu'il parle sans s'en rendre compte, ma spécialité :

_ Le jour 215.7 vous avez enregistré l'arrestation d'un individu X dans nos murs suite à une interpellation au sein du secteur 6, par l'agent Gibson si mes informations sont bonnes, c'est bien exact ? (Je ne lui laisse pas le temps de dire oui, comme si ce n'était pas réellement une question, et le vouvoiement plein de formalité laisse déjà la familiarité au placard) Vous avez ensuite procédé, le même jour à la sortie de l'individu sus-mentionné, seulement 5 heures après l'entrée de votre si mystérieux pensionnaire. Alors... Avant de revenir sur les raisons de ce qui fait que la centrale du N.O.D s'apparenta alors plus à un agréable séjour, digne des villégiatures qui nous sont vantées par les agences de loisirs, à l'orée du mur de plaisance au sud de notre cité. Avant de vous demander comment il se fait que vous, un garçon si bien noté par votre instructeur, si scrupuleux des règles, doué d'un esprit si fin qu'il fait pâlir ses camarades de promotion. (Un peu de flatterie sur un ton de mitraillette, j'aime bien...) Avant de subodorer que vous avez agi avec précipitation, omis de remplir les détails d'un dossier que pourtant vous remplissez toujours avec soin, et c'est là un euphémisme, avant de me dire que vos sourires du jour ne sont qu'une façade et que votre posture qui se statufie au fur et à mesure que je cause sont des faits non négligeables de ce que vous savez mais que vous taisez. Avant de vous sortir enfin l'arsenal de nos textes pour vous faire souffrir vos manques clamés par un rapport extrêmement vide qui hurle votre négligence, auriez-vous, je vous prie, l'obligeance de m'éviter de gâcher ma salive, de tromper mes doutes pour éclabousser de la lumière de vos souvenirs une situation qui, je suis certain, ne doit pas manquer de clarté pour celui qui se trouvait au centre du cyclone au jour que j'ai cité ?

Un temps d'arrêt et la déglutition du petit pour seule musique, qui s'est tassé très perceptiblement au fil de ma diatribe intense, où mon regard ne l'a pas quitté une seule seconde. J'ajoute, avec un sourire félin, qui lui fait visiblement froid dans le dos :

_ À moins que vous ne songiez soudain que les faits importent peu et que vous foutre de ma gueule en me parlant du dossier en cours qui est digne de l'intérêt d'une amibe soit d'une importance plus capitale que votre putain de devoir. Bien entendu.

Il ne faut pas dix minutes pour que le marmot se décompose et bégaye un discours qui au départ n'a pas beaucoup de sens, mais qui se fluidifie au fur et à mesure que je lui laisse un peu d'espace, alors que je m'adosse à la vitre sans teint comme pour faire corps avec Dalland, qui doit tout écouter. À chaque fois qu'il me donne un peu de grain à moudre sur la fameuse soirée, j'attends que papy commente dans mon oreillette et oriente mes questions, pour compléter ce qui semble nous manquer.

_ Attendez, je résume. Vous êtes donc en train de me dire que vous avez reçu à 21h l'ordre formel de relâcher un suspect alors que des preuves avaient été enregistrées. Un ordre provenant de...

Il vient de nous raconter qu'il y avait eu un rapport, qu'il avait bien tout fait comme on lui avait appris, qu'après tout, il n'avait jamais dérogé aux règles, que le type avait l'air quelconque, pas trop petit, pas trop grand, pas trop causeux non plus, comme s'il savait qu'il ne resterait pas longtemps. Ça, le petit le dit au moins deux fois, ça a l'air de l'avoir chamboulé. Puis il rajoute :

"C'est l'autre agent en faction. Dent qu'il s'appelle. C'est lui qui a dit que ça avait été validé par en haut. Alors moi j'ai fait ce qu'on m'a dit, vous comprenez ? On m'a appris qu'un ordre, c'était un ordre."

Je roule des yeux, en me retournant face à la vitre, pour ponctuer ce précepte ridicule, et demande d'autres détails :

_ Et si on revenait à votre monsieur tout le monde. Pas grand, pas petit, pas vraiment brun, pas vraiment blond non plus, mais qui était détendu comme si on lui avait proposé une partie d'échecs aquatiques (oui ne me demandez pas, il paraît que les Automates jouent à ce genre de truc...). Vous devez bien savoir d'où il venait non ? Il avait bien un signe un peu distinctif ?

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MessageSujet: Re: Alouette gentille Alouette...    Jeu 21 Juil 2016 - 15:02

Je suis au spectacle, C'est du grand Cypher.
Le loup, le prédateur. Montre les crocs et j'aime le regarder faire.
Hoooo je te vois v'nir ! non je ne mange pas de ce pain là! c'est une appréciation purement professionnelle.

Il y a quelque chose dans son regard. Une faille que l'on voit souvent chez les anciens. Mais pourtant il n'a pas autant d'années de service derrière lui que moi. Son personnage, sa grande gueule, je ne le sais que trop bien, ne sont qu'une façade. Derrière il y a cette putréfaction, collante, remuant la vase et les odeurs de merde persistante comme sur les docks des Harbourgs. La justice n'existe pas.
Le gouvernement nous dicte ce que nous devons penser, ce que nous devons réprimer. Qui vivra ou non. Mais même le plus violent des conditionnements ne peut rien contre le fait qu'au bout de nombreuses années de service, la crasse s'entasse.
Non pas que nous ayons des doutes, ce serait plutôt le contraire. Nous avons cette certitude que nos actes sont mauvais! Et que par extensions nous sommes nous aussi sacrément pourris.
Alors après nous avoir utilisés, brisés, ils nous suppriment. Merci pour tout et bon vent!

Cette affaire c'est un peu ma rédemption, l'occasion de prouver que je ne suis pas qu'un pion et qu'on peut pas m'empêcher d'arrêter les méchants, même protégé du système.
Et Cypher, avec ses airs supérieurs, est comme un as dans ma manche. Tu sais cette carte qui est juste celle qu'il te manque pour rafler la mise.
Ce type c'est ma carte maîtresse.

Je sais qu'il ne lâchera pas, tout comme moi. Nous rongerons cet os jusqu'à ce qu'il n'en reste rien, jusqu'à perdre toutes nos dents si nécessaire. De putain de pitbull voilà ce que nous sommes.

Je l'écoute, l'admire, les coudes sur les genoux, je me dis qu'à un moment le gamin ne saura même plus où il habite. Il est vexée qu'on puisse croire qu'il n'ai pas respecté la procédure à la lettre. C'est pas moi c'est les autres! la rengaine préféré des mômes comme lui. un sacré suce boule.
Cypher s'arrête comme si il attendais que je lui donne une indication supplémentaire ou que je participe, jusque là j'ai rien dit, on interrompt pas un artiste dans son art.
Je vais faire une exception à mes principes je vais lui faire un compliment :

" Génial mon pote tu le tiens par les couilles là le ptit! on a plus qu'à cueillir Dent et l'interroger pareil"

Le petit s'arrête plus de parler, un vrai moulin, et ça ne sert pas à grand chose. Il nous décrit le suspect à force de détail insignifiant, les trois quarts des mecs ici correspondent à ça.
Puis un détail me chatouille l'oreille

" il était tatoué, un chat noir et une phrase “Le chat n’est pas tenu de vivre selon les lois du lion.”
ça m'a frappé déjà parce qu'un automate n'est pas tatoué normalement non? Je l'avais écrit ça dans mon rapport. Je vous jure, je l'ai fais le rapport j'ai tout écrit. L'automate, sa taille , ses empreintes, le nom de la fille tout
"

Le petit se fait enfin dessus, presque, enfin je l'imagine, mais ça me rassure sur sa capacité intellectuelle. ou presque...
Devant Cypher il en oubli le secret pro, il a pas à dévider ce qu'il sait sans en référer à celui qui dirigeait l'enquête. Mais en l’occurrence on s'en bat les miches.

"Quelle fille! Et où le tatouage Cypher? " Je hurle dans le micro sans me rendre compte que ça doit siffler dans ses oreilles, c'est pas exprès juste une réaction de pure intérêt, une réaction un peu disproportionnée.

Je meurs d'envie de voir Dent se liquéfier devant mon As, et en lacher toutes les informations que nous avons.
Je tape sur l'autocom une recherche de matricule pour convoquer Dent dans la même salle d’interrogatoire. Je veux voir sa réaction quand il verra que le petit est là. Et quand Cypher lui parler de l'affaire il fera le lien. Je veux voir comment son corps parlera, aussi bien , peut être mieux que ses mots.
Dent est une sombre merde, un tas d'os, tellement maigre que j'me demande comment le souffle des bombes ne l'ont pas entraîner aux confins des mondes. Pas une grande perte pour le NOD.
Mais il est toujours sur pieds, toujours debout sur les allumettes qui lui servent à se déplacer. Quand je le croise je me retiens pour pas souffler dessus voir si il tombe.
Il y a beaucoup d'histoire sur lui. Pourri comme nous évidemment. Nous serions mal placé pour juger. Mais ça me trou l'cul d'être comparé à des types comme lui.

Je tape son matricule dans l'autocom avec un message urgent le convoquant à la salle d'interrogatoire. Et j'utilise l'identifiant de Cypher évidemment.
Le mien il se déplacerait pas et prendrait ça pour une blague.

Je jubile, on avance à grand pas. C'est bien un automate le salop, et en plus il est tatoué, par difficile de remonter la piste.
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MessageSujet: Re: Alouette gentille Alouette...    Ven 22 Juil 2016 - 20:36

Bordel ! Je n'arrive pas à m'empêcher de porter mes doigts à mon oreillette qui vient de m'envoyer en larsen la si mélodieuse voix de Dalland, en plein dans les tympans. Je crois que je grogne, plutôt fort, et le petit qui doit se dire que ce comportement semi-animal est déclenché par sa présence et ses informations vaseuses se confond presque en excuses. Un instant, je crois qu'il va se mettre à chialer et je ne me prive pas de lui opposer un visage fermé, aussi aimable que les portes blindées de la salle qui servait à cramer les sujets peu coopératifs à notre si gentil régime. Je n'ai rien contre lui, mais quelque part, ma nature parfois franchement sadique se complaît à le voir se décomposer encore plus, comme si j'étais le détenteur de sa tragique sentence. Ce pouvoir me grise, je le déteste autant que je l'adore et ma nature burinée à l'acide de nos velléités de justice transformées en violence souvent aveugle se baigne dans sa détresse pour en sortir exaltée. Cet interrogatoire me façonne de nouveau dans mon état que je crois naturel, affirme mes froideurs : putain, que j'aime être un salaud. Puis, dans mon envolée lyrique suintante de cette violence intérieure, une petite voix me susurre que quand elle s'apercevra que je ne suis que cela, ce monceaux de noirceur et d'envies dévorantes de pervertir l'autre, jamais plus elle ne saura poser son regard sur moi sans avoir envie de le détourner aussitôt. Mes yeux se troublent un trop bref moment pour que ce petit abruti réalise ce qu'il se passe dans ma tête... Pas assez vite sûrement pour qu'un vieux comme Swann ne l'ignore. J'aboie les questions qui viennent de me vriller la gueule jusqu'à perdre un instant le rythme, le pressant tant et plus :

_ Où il était ce foutu tatouage ? Et de quelle fille causez-vous Agent Gayle ? Je commence sérieusement à croire que vos approximations sont des couverts pour votre non professionnalisme qui entache à chaque seconde un peu plus la digne institution que vous avez juré de servir.

Mon ton dégouline de fiel et il relève le nez, indigné que j'entache ainsi, sans aucun scrupule, ses idéaux trop neufs pour avoir été corrompus par les actes dont il se défend encore. Je me surprends à envier sa jeunesse, à envier ses certitudes, à lui souhaiter de sombrer comme nous tous dans les eaux troubles de la déliquescence jusqu'à en crever. Le texte du tatouage tourne dans mon esprit, entrant en résonance avec mes prétentions de toute puissance. Ne sommes-nous pas tous avec ce leitmotiv en étendard ? Combien de lois avons-nous justifiées en les bafouant une à une, pour mieux les servir ? Ma colère retombe sur ce fantôme qui croit que sa caste le protège et ce n'est plus ce pauvre agent insignifiant que je condamne à la chute, mais bien ce dégénéré que je brûle de serrer et de voir éliminé de notre monde déjà trop sombre pour supporter les passions d'un taré.

"Heu bah, sur... sur le bras. Le bras je crois."

_ Quel bras ? Vite. J'attends.

"Le bras gauche, au dessus du poignet, à l'intérieur. Oui c'est ça."

_ La fille. Dépêchez-vous un peu, je n'ai pas la journée pour entendre la liste à rallonge de vos pathétiques échecs.

"Ah oui, pardon. La fille qu'il avait embarquée dans un sous-sol. Vous voyez ? L'agent Gibson l'a trouvé en train de... (le gosse a un frisson et son ton de voix s'écroule dans un murmure, comme s'il s'agissait d'un blasphème) ... lui découper les... (il rougit et mon regard assombri le fait accélérer la cadence) seins. Elle hurlait, elle a été envoyée à l'hosto et puis on a relâché le prévenu comme je vous l'ai dit. Je n'arrive plus à me souvenir de son matricule complet, une Orthodoxe... heu... Eva_XZ23 quelque chose... Je ... pardon."

Je vois qu'il a fait un effort surhumain pour me sortir le début de son identifiant civil, si bien que je cesse de l'invectiver. Je ne pousse pas le vice jusqu'à le remercier, hochant sèchement la tête, pour le congédier sur un menaçant : "Ce sera tout jusqu'à la prochaine fois. J'espère que vous vous souviendrez qu'aujourd'hui j'épargne votre misérable carcasse de la honte et des sanctions disciplinaires. Sachez que ce que je donne, je finis toujours par le reprendre, d'une façon ou d'une autre." Mes yeux le suivent jusqu'à ce qu'il s'efface vers la sortie, ayant déjà perdu de l'innocence qui l'accompagnait quand il a pénétré ici.

Dalland ne me laisse pas une seconde de répit, m'annonçant que j'ai l'insigne honneur de recevoir bientôt une visite attendue. Je retourne un signe agressif vers la vitre, mon majeur bien en vue pour tout commentaire et la porte qui glisse sur son rail dans un crissement désagréable dévoile Dent : ce grand échalas trop maigre pour l'armure dont il est paré. Je me demande comment il arrive à la porter, oubliant bien vite que je suis un gringalet en l'occurrence. Le personnage est pourri en effet, comme l'indique son rictus prétentieux lorsqu'il s'assied face à moi. Pourri comme notre duo du jour, mais dont la putréfaction a atteint l'âme pour la recracher pleine de la suffisance de ceux qui appliquent ce qu'on leur dit avec bonheur, avec une putain de bonne conscience. Luxe que nous n'avons pas... Je sais que ça ne sera pas pareil qu'avec le minot qui vient de s'en aller, Dent n'a pas peur de moi, il a l'idiotie sans aucun doute de n'avoir peur de personne. Je reste debout, ne lui offrant pas le loisir de ne pas avoir à lever la tête pour me regarder. Je m'allume une clope, ajoutant un sourire presque similaire au sien sur ma face cave. Les prémices d'une fausse connivence. Me muer en lui pour le faire causer... Car la confrontation ne me mènera nulle part.

_ J'commence à en avoir sacrément marre de me coltiner les moeurs, tu sais ? Pas plus tard que la semaine dernière, j'ai juste couru après une putain de furie qui souhaitait juste se faire enculer par la moitié du quartier 65. Tu parles d'un truc original pour quelqu'un dont la puce déconne ? Tu crois que j'aurais le droit à un petit crime vraiment tordu ? Je demande pas grand chose, juste un truc qui sort de l'ordinaire, comme quand ce gros connard de Gibson a trouvé son taré et a résolu l'affaire dans la foulée. Un gros con comme lui qui clôt une enquête, j'y croyais même pas. Enfin bref, c'est pas pour ça que j't'ai fait venir. Je veux savoir si c'est toi qui t'occupes des scellés de la salle des preuves. Paraît qu'ils ont été corrompus, paraît qu'il va y avoir une enquête interne. Paraît que ça craint. Enfin bref... j'voulais juste te prévenir.

Je clope et le regarde directement, l'air de rien. Il ne croit pas en mes façons désintéressées, je le vois bien, mais mon bobard sur la salle des preuves le fait tiquer. Aucun NOD n'aime être soupçonné. Le problème pour lui, c'est qu'il est à la tête de pas mal de trafic au sein de la Centrale. Je le sais pertinemment, j'ai récupéré pas mal de drogues en tout genre grâce à lui. Je souffle ma fumée dans sa direction et il demande d'un ton égal :

"Qu'est-ce que tu veux Wilde ? En échange de ton amour débordant pour moi qui te pousse à me prévenir ? Puis t'en fais pas pour Gibson, aucune de ses enquêtes n'a été close, surtout pas celle dont tu parles. Faut pas confondre les ordres venant d'en haut avec du travail bien fait."

_ J'veux la même chose que d'habitude, Dent. Mais avec un beau sourire en plus. (Je n'en dit pas plus, même si nous n'avons pas activé l'enregistrement de nos interrogatoires pas vraiment dans les règles. Il va falloir justifier sacrément par de la paperasse... ou mieux, serrer notre savonnette et la plomber, ou bien la pousser aux aveux. Ce qui est bien avec notre système judiciaire, c'est que les aveux prévalent sur les moyens pour les obtenir... Les temps ont bien changé.) Et c'est pas ce que m'a dit Gibson, t'es en train de le traiter de menteur ? Puis d'abord, qu'est-ce que t'en sais, rien comme d'hab, tu persifles mais t'étais pas là donc...

"Ah si j'étais là, mon p'tit, et je peux même te dire que c'est moi qui ai transmis l'ordre de clôture. Ouais ouais, comme je te le dis. Libellé 42, en provenance directe du conseil restreint. Qu'est-ce que tu dis de ça ?"

Il est tout fier, relevant le nez comme s'il s'agissait d'être éclaboussé par l'importance du conseil restreint des Automates. La piste devient lumineuse... J'appuie une fois encore sur la corde que je caresse depuis le début : sa vanité.

_ Le conseil restreint ? Tu te fous de ma gueule ? Jamais ils nous donnent directement des ordres, t'avais picolé oui, voilà ce que je crois. C'est pas crédible pour deux crédits ta putain d'histoire.

Je ris légèrement pour me moquer, affichant une incrédulité certainement agaçante. Il s'empresse de renchérir sur des détails que nous attendions. Nous n'attendions qu'eux d'ailleurs :

"Je raconte pas des salades. Le conseil restreint je te dis. Même que c'est l'Automate Friedrich qui m'a directement causé d'accord ? Tu vas me dire que Friedrich a pas les accès classe 1 peut-être ?"

Je m'incline. Je bas des cils, l'air impressionné, j'ajoute des interjections pour être crédible, je siffle et hoche de la tête, terminant ma clope. Puis je balaye l'air en conclusion, comme si ça ne m'intéressait pas plus que ça : "Hmm ok ok, tu connais du beau monde. M'enfin t'as intérêt, si cette enquête sur les scellés s'avère vraie. Tu te souviens de mon nom pour ce qu'on a dit hein ? Tu vas pas l'oublier en chemin, ce serait vraiment bête..." Il secoue la tête : "Ouais ouais, comme si je pouvais t'oublier. On fait comme d'hab. J'te dis pas merci, ça te ferait jouir." Je souris de toutes mes dents : "Mais non, merci à toi Dent. Toujours un plaisir de faire des affaires."

La salle est pleine du silence de ma jubilation intérieure. On a bien plus qu'une piste sérieuse : entre la victime repêchée de peu moyennant ses nibards, et les fichiers qu'on trouvera à l'hosto, ainsi que le nom de Friedrich et le coup du tatouage... On aura bientôt notre homme. Je sonde la vitre sans teint comme pour croiser les yeux de Swann, puis je me désigne :

_ Merci qui ?

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MessageSujet: Re: Alouette gentille Alouette...    Mer 27 Juil 2016 - 10:09

merci qui?:
 


" oui oui! Merci , t'es doué c'est bon! voilà t'es content!"

J'souris de toute mes dents, qui sont encore presque toutes vraies!

Quel enculé ce Dent! Une vraie Fiente qu'on a envie de balayer d'un coup de spray Javel.
Mais là j'avoue qu'il s'est répandu plus vite qu'après avoir mangé des Burritos triple piment de chez San-chez en plein Chinatown.

J'en prend plein la vue avec ce Cypher.

" Par contre là ma couille ça va pas être aussi simple. Aller toquer à la porte du conseil restreint! A moins que tu ai des entrées chez ces peigne cul! Et puis il va falloir passer le mur avec une habilitation spéciale. J'connais qu'une seule personne qui voudra nous dégoter ça. Il faut aller à la nouvelle Ruche. Keiko mon pote! Moi j'ai plus vraiment le droit d'y aller tu vois. Il parait que je suis pas assez classe. J'comprends vraiment pas! Mais bon elle vent pas que des arts et des fesses, si tu vois c'que j'veux dire. Elle a des yeux et des oreilles partout. Le grand chef a souvent fait affaire avec elle pour du renseignement d’Alcôve.
Certaines de ses abeilles se sont perdues dans les Evènements, elle est en plein nouveau recrutement. Mais on peut voir avec elle.
Imagine que le Friedrich il aille là bas se divertir... imagine qu'on puisse guider une nana dans l'interrogatoire, sur l'oreiller. Voir même imagine qu'elle ai enregistré un truc? Je pense qu'on devrait commencer par là.
Des NOD qui passent le mur pour se payer du luxe et des p..lumes c'est plus simple à obtenir comme laisser passer! non
?"

Tout en parlant dans les écouteurs suis sorti de l'ombre et je l'ai rejoint dans la salle d'interrogatoire.
Les pouces dans la ceinture, je me détends les reins d'avant en arrière pour les débloquer un peu. Putain de chaise.
J'avoue que le mouvement a quelque chose de suggestif surtout quand on parle des plaisirs de la Ruche.

Maintenant on trouve des putes à tous les coins de rue, on les embarque plus ou moins, on réprime celle qui traîne sur les trottoirs. Mais des bordels ont ouvert et contre ceux là , pas vraiment grand chose à faire. Ils nous graissent la patte ou la queue, ou alors ils sont géré par des factions armées. Zone de non droit que certain fréquente de toute façon.

Rien ne va plus dans le Royaume de Novlangue. Il y a quelque chose de pourrit.
En attendant la débauche et le crime n'ont jamais autant fait recette ici.

Keiko dans sa tour de verre offre des services de luxe à présent réservé aux automates, étant donné qu'il n'y a plus de pucé. Moi avec mes petits moyens, mon gout pour la gnôle et ma dégaine je fait tâche.
Par contre je veux bien mettre l'uniforme c'coup ci. Et faire amende honorable.
Profil bas comme on dit, même si du coup je racle le sol avec ma brioche.


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