AccueilNovlangue 2140FAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Novlangue est un univers totalitaire inspiré de 1984 (G Orwell)

Ambiance Blade Runer, The Island, Total Recall, et tant d'autres où les libertés sont étranglées...
Chut! Big Brother... La délation est l'arme des cafards...
Bienvenue dans notre Monde!

 

Partagez | 
 

 Dans le secret du Cloître

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Mentaliste
Le destin bat les cartes, nous jouons

Féminin
Age : 29
Fan Club RP : 23

Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: Dans le secret du Cloître   Sam 2 Juil 2016 - 20:36

Après quelques jours, la jeune femme à la seconde peau que j'avais trouvée dans le quartier radioactif commençait sérieusement à se remettre. C'en était incroyable, alors que tout le monde la condamnait au départ. Au point que sa combinaison en devenait presque obsolète, tant l'épiderme avait réussi à repousser là-dessous, neuve et claire comme la peau d'un nouveau-né.
Il fallait de la place et ordre avait été donné d'évacuer les blessés en rémission. La convalescence devrait se faire ailleurs, dans les familles, dans la rue, peu importe, mais s'ils n'étaient plus en danger critique, ils devaient quitter l'hôpital du Temple...

Je n'avais pas oublier la conversation houleuse avec la Reine de la Ruche, et je craignais, je redoutais que si je laissais maintenant la jeune femme partir, qu'elle se retrouve seule dans la rue, elle ne réchapperait pas aux filets de la royale Valkyrie.
Valkyrie, ma jeune abeille  devait pourtant en être une, et je savais qu'elle disposait d'une forme de pouvoir mental, j'en avais d'ailleurs eu un aperçu.
Ce pouvoir pouvait-il être mis au service de l'Ordre? Outre la sincérité de ma foi et l'envie de voir le plus grand nombre rejoindre nos rangs, je ne pouvais nier qu'une forme d'intérêt personnel guidait mes pensées. Peut-être pouvais-je ainsi me faire une alliée, une amie, une soeur, une confidente... bref, tout ce qui me manque ici depuis toujours.

La solitude me pesait de plus en plus, depuis que mes mentors de départ avaient disparus. J'étais de plus en plus déprimée, en proie aux doutes, cherchant à oublier cette douleur lancinante en m'activant auprès des blessés.
Une idée farfelue germa alors en mon esprit. Ma chance était que j'étais une figure un peu connue ici, bien que d'un grade peu élevé, et plus personne ne faisait attention aux va-et-viens de la soeur encapuchonnée que j'étais depuis bien longtemps.
Les chambres vides ne manquaient pas, le chaos engendré par les derniers événements à Novlangue avait plus que limité la bonne tenue des registres, ce qui me permettait de faire entrer assez facilement la jeune femme au sein du Temple.  Une novice de plus ou de moins, cela ne changerait pas grand chose et n'éveillerait pas trop de soupçons en ces temps troublés.

Alors un matin, tôt, alors qu'il n'y avait encore pas grand monde dans les couloirs, j'étais venue éveiller la jeune femme et je l'avais venue dans une cellule attenante à la mienne.
Depuis, le miracle avait continué d'opérer et en quelques jours la jeune femme avait repris des forces et du poil de la bête. je lui ramenait chaque jour des provisions, de quoi manger et boire pour lui redonner des forces.

Je rentrais justement d'une distribution de nourriture auprès des blessés. J'ouvre doucement la porte qui donne sur la chambre de Filgjia.

Bonjour, dis-je d'une voix douce et mélodieuse.
Comment aller aujourd'hui? Avoir faim?
Quand avoir pris des forces, nous essayer de travailler un peu ton pouvoir. Melian devoir découvrir comment toi être le plus utile ici. Pour rester et être en sécurité.

Je la regarde d'un air entendu, mais avec bienveillance. Je suis souvent avare avec les mots, mais j'entends par là que le Temple est sa meilleure chance de survie. Cela me paraît tellement évident que je ne lui demande pas réellement son avis. Elle saura bien me dire ce qu'elle veut le moment venu. Mais en attendant, elle avait encore besoin de se reposer un peu.

Je posais les aliments près d'elle, sur une petite table et attendis qu'elle ait mangé. Il y avait là du pain, du fromage et un peu de viande. Nous avions de la chance au Temple, nous bénéficions de vraie et bonne nourriture! Et bien que les catastrophes des derniers temps avaient limités la production, il restait quelques produits conservables tout à fait honorables pour se sustenter.
Quand elle a fini, je m’assois en face d'elle et lui demande.

Montrer à Melian ce que toi savoir faire. Avec ta tête. Melian avoir vu des images l'autre jour, quand la Reine être là. Pouvoir recommencer?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Valkyrie
Instrument de plaisir

Féminin
Age : 38
Présentation du Personnage : http://novlangue-city.forums-rpg.com/t2114-mais-qui-est-celle-qui-ne-sait-qui-elle-est

http://novlangue-city.forums-rpg.com/t2069-avant-le-grand-rien

Mes RPs : http://novlangue-city.forums-rpg.com/t1972-je-m-appelle-filgjia-avec-jude
http://novlangue-city.forums-rpg.com/t1975-elle-s-appelle-filgjia
http://novlangue-city.forums-rpg.com/t2263-toit-murs-et-courant-d-airs
http://novlangue-city.forums-rpg.com/t2305-une-chambre-sombre-une-table-trois-chaises-et-un-lit
Fan Club RP : 11

Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: Re: Dans le secret du Cloître   Lun 4 Juil 2016 - 11:42

Réalité de coton, douceur infinie de vivre. Même si la cellule est d'un confort rudimentaire, elle se sent bien. Et étonnement libre.
Son espace mental ne cesse de croître. Elle passe des jours entiers assise sur sa couche à voyager dans ses pensées.
La guérison rapide dont elle fait l'objet la remplie de questionnement, elle ne saura sans doute jamais qui a pu la soigner et la recouvrir de cette combinaison. Quoi qu'il en soit, une peau fine et transparente, laissant apparaître le système veineux, sa peau, restaurée, recouvre son corps tout entier.
Ses cheveux commence à repousser, ils sont mousseux comme le duvet d'un nouveau né, et surtout totalement gris.
Elle porte le voile fin des novices.
Depuis qu'elle a fuit la ruche elle n'a rencontré que de belles âmes, chacune à leur manière a sauvé sa vie. Transformant sa vision du monde, sa vision d'elle même.
Elle qui n'était qu'un objet voué au plaisir des autres, découvre peu à peu sa valeur propre.
Sa nouvelle amie vient la voir très souvent. Elles parlent peu, les échanges ne sont pas de cet ordre pour le moment. Mais elle prend soin d'elle. La nourriture, les vêtements, les produits d'hygiène. Elle ne manque de rien.
Alors elle se prend à imaginer rester là pour toujours.

Et puis viens aujourd'hui, aujourd'hui où elle lui demande de lui montrer ce qu'elle sait faire.
Filgjia met un moment avec de répondre, le silence est devenu comme un confort, cette voix qui résonne sonne comme l'interruption d'un repos si chèrement acquis, la tranquillité de son esprit est un équilibre fragile, instable parfois.

La projection mentale peut être dangereuse pour qui la pratique. La Valkyrie s'y adonne depuis son plus jeune âge, mais les personnes qu'elle emmène avec elle peuvent réagir de manière inattendu.
Les mentalistes ne font pas exception. Même si il est plus facile de faire glisser les êtres non pucés.

Elle hoche la tête, oui je peux t'emmener. Elle esquisse un sourire doux, le sourire d'une amie à une autre.
Mais elle ne parle pas, les derniers temps c'est mieux ainsi. Comme si la parole pouvait la réveiller, comme si le son de sa propre voix pouvait faire disparaître la cellule, le temple, jusqu'à la lumière elle même, et la ramener dans la nuit.
L'obscurité, le néant.

Elle saisit la main de Mélian, plonge son regard dans le sien. Les yeux de la Valkyrie change lentement de couleur. Elle cale sa respiration sur celle de la mentaliste.
Son autre main abaisse la capuche et se pose lentement sur la nuque douce et chaude, de la jeune femme. Elle sent pulser le sang, lent, régulier.
Elle ralentit son souffle, et elle sait que celui de Mélian ralentira également. Par mimétisme. Happé par le regard et les gestes. A l'unisson.

Alors elle ferme les yeux.

" Toutes deux sont au pied de la tour de verre, dans le quartier des automates. La plus haute des Tours. Elle tient toujours la main de Mélian. Toutes deux sont vêtues de blanc et or. De longues robes fluides qui accompagnent chaque mouvement.

Douceur, bien être, fierté.

Filgjia entraîne la mentaliste dans l'escalier lumineux, toujours plus haut encore plus haut. Jusqu'au sommet de la tour.
Le vent frappe le corps des deux jeunes femmes, le tissu cingle la peau, il est froid, mordant.

Froid, légère douleur, vertige.

Tout novlangue s'étale sous leurs yeux, et au dessus de lui un ciel limpide, un ciel parfait. Le bleue est d'une intensité incomparable.
Elles se retournent, tournent le dos à la dévastation, au mur de la honte et contemplent l'immensité à présent visible au delà des décombres de l'ancienne barrière

Tristesse.

Au delà s’étale la pleine et des forêts à perte de vue, au delà encore s'élèvent les montagnes aux sommets neigeux.

Émerveillement

La main étreint plus fortement et les pieds quittent la terrasse près du ciel, le vide les accueille.
Deux formes blanches s'élancent dans les airs, commencent à tomber, toujours plus proches du sol pavé par les orthodoxes, pour le confort des Automates, un sol imprégné de la sueur et du sang des ouvriers, ce qui devrait lui donner une lueur particulière, mais personne ne s'en aperçoit.

Vertige, peur, raideur des muscles, froid

Alors qu'elles devraient bientôt s'écraser le vent se met à les porter.
Et les emmène hors de la ville.
Le sourire aux lèvres Filgjia ne regarde même pas le visage de sa compagne de vol. L'entraînant toujours plus loin dans la projection, survolant les paysages de liberté.

Émerveillement, Joie, plaisir


Bien plus que des lieux imaginés, des lieux dont La Valkyrie a conscience, comme si elle était liée à cette terre, liée à chaque être vivant, à l'univers passé, présent et à venir
."

Une sensation de communion qui ne peut se décrire, juste se ressentir. Alors elle cesse, se stoppe, pour étreindre Mélian. La serrer dans ses bras. La ramener lentement vers la réalité.
La respiration profonde, le soupir d'une fin de voyage.
Elle relâche la pression mentale et l'amène à s'éveiller lentement.
Lui faisant prendre conscience de son corps réel par un doux touché.
Et par le fil de sa voix suave.

" Reviens maintenant, tu sens la chaleur parcourir ton corps, tu sens tes muscles se détendre et reprendre le mouvement et l'être. Tu ressens ma main , mes bras. Reviens...."

Une sensation semblable à du courant électrique parcours et contracte ses membres, c'est un peu douloureux, comme des crampes. Mais l'habitude a rendu cela très supportable, elle s'étire comme un chat avant d'ouvrir les yeux, comme après un long sommeil.

Puis elle attend que Mélian reprenne ses esprits.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Mentaliste
Le destin bat les cartes, nous jouons

Masculin
Age : 41
Présentation du Personnage : [url=LIEN vers le RP]Nom du RP[/url]
Mes RPs : [url=LIEN vers le RP]Nom du RP[/url]
Fan Club RP : 1

Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: Re: Dans le secret du Cloître   Mar 5 Juil 2016 - 1:34

Dans la pénombre, le silence. Dans le silence, une silhouette discrète. La discrétion est une arme puissante.
Jon rodait à nouveau dans le couloir qui menaient aux cellules. A une cellule bien précise, surtout. Profondément troublé, le mentaliste observait, scrutait, analysait, recueillait les informations. Et pourtant... Troublé, sans aucune doute, il l’était.
Quel était ce grain qui empêchait à ses rouages mentaux, si bien huilés, si bien expérimentés, de tourner normalement?
Des pensées qui ne tournent pas ronds dans l’esprit d’un mentaliste? Impensable!
Et pourtant…
Jon avait voué sa vie à l’ordre. Le chemin était pour lui tracé. Construire un monde nouveau était sa mission . Reporter l’ordre là où était le chaos, reporter l'harmonie là où régnait la confusion. Mais cette fois c’était différent. Le chaos, la confusion ne l'entouraient pas à ce moment là et, même si ça avait le cas, cela ne l’aurait pas perturbé. Le monde autour de lui était chaos et désordre constant et, justement parce qu’il en était conscient, il avait fait sa mission de reporter l'Équilibre parmi les humains.

Oui cette fois c’était différent. Le désordre était en lui.

Le grain de sable. Que conspiraient ces deux femmes? Que se passait il dans cette cellule?
Depuis quelques jours il les observait de  très près à leur insu. Jon en avait perdu ses repères. Sauté des séances de méditation. Perdu le fil de ses recherches historiques sur les société anciennes. Cela ne lui correspondait pas. Vraiment pas.

Il les observait. Voyeurisme? “NON!” hurlait il fermement dans ses propres pensées, comme pour chasser ce soupçon honteux lorsque ce dernier osait s’attarder dans les cogitations du mentaliste.
Non, Jon observait par esprit de devoir. Jon observait pour l’ordre. Jon observait pour défendre les bonnes moeurs. Simplement...

Mais alors… Pourquoi n’arrivait-il pas à agir comme il aurait du? La loi. Le devoir. Deux préceptes simples à respecter, simples à appliquer. L’ordre vit dans la simplicité. Pourtant tout lui semblait soudainement compliqué, tordu. Ses propres pensées se faisaient alambiquées, intolérablement alambiquées, pour la première fois dans son existance.
Vérifier le registre du temple? Cela était une obligation, si soupçon il y avait. En parler à Jermias, son mentor? Cela aurait été utile et probablement résolutif. Affronter ces deux femmes à visage découvert? Cela aurait mis fin immédiatement à leurs subterfuges. Mais Jon avait choisi de ne suivre aucune de ces options, aussi simple fussent-elles. Il avait manqué à son devoir. Il avait négligé la simplicité de ses obligations.

Il s’en étonnait lui même. Ce comportement était répréhensible  et Jon l’aurait condamné sans hésitation chez n’importe qui  d’autre mais maintenant…
Il s’approcha de la porte, assez pour ressentir la présence des deux femmes dans la cellule, mais pas assez pour espionner leurs discours.
Que se passait il donc? Qu’était donc ces mouvements suspects? Pourquoi cette mentaliste ramenait de la nourriture a cette novice mystérieuse? Et surtout pourquoi lorsque Jon tentait de scruter avec ses pouvoirs les vibrations mentales de cette jeune apprentie, dont il avait perçu la présence mais jamais vu l’aspect de ses propres yeux, rien ne correspondait à ce que l’on se serait attendu d’une mentaliste sur le chemin de la formation spirituelle? Son noviciat, seul, ne pouvait expliquer une telle anomalie.

Les question s’affolaient dans l’esprit de Jon dans un désordre autant inacceptable qu’irresistible.
Et puis par moment… Le plus troublant peut-être: des vagues émotionnelles le frappaient de plein fouet quand il s’approchait assez de ces deux femmes. Que se passait-il? Qui pouvait avoir des projections mentales aussi inappropriés, aussi lointaines de la recherche, de la science et de la spiritualité? Des émotions pures,  concentrées, cristallines jaillissaient de cette cellule et Jon en percevait l’écho là où celui-ci ne devait et ne pouvait joindre. Des émotions pures, brutes, primitives, sans aucune médiation de l’esprit rationnel. Des émotions pures, au coeur du Temple… Inconcevable!

Et puis cette mentaliste à la capuche toujours relevée… Jon la connaissait. Mais pourquoi n’arrivait-il pas à poser un nom sur cette figure qui n’avait de cesse de faire des va-et-vient vers la cellule d’une novice quelconque? Pourquoi ne se souvenait-il pas de l’avoir rencontrée?
Cela était pour lui profondément aberrant, faux, erroné. Jon ne pouvait connaître cette sensation de déjà-vu. C’était tout simplement impossible. Enfant, entraîné aux techniques de reconnaissance et identification, il avait appris à positionner avec précision parfaite un nom sur chaque visage, un visage sur chaque nom. Chaque chose à sa place et une place pour chaque chose, même les personnes. Alors pourquoi était-il dans l’incapacité de retrouver son nom? “Quelqu’un me manipule” pensa-t-il, avant de chasser cette hypothèse aussi brutalement que les précédentes. Cautionner un telle conjecture était insensé pour lui. Si elle était vraie, cela signifiait qu’un autre mentaliste pouvait prendre possession de son esprit, intégralement, et en faire une marionnette à ses ordres. Invraisemblable. Mais au contraire, si elle était fausse, cela voulait dire que Jon glissait vers la paranoïa. Inouï.


Jon arrivait alors même à douter de lui. Etait-il prisonnier d’une de ses propres projections mentales? Était-il bloqué dans un de ses dérapages psychotiques qu’il rencontrait lors de ses recherches?
Pour se rassurer, il se concentra et exécuta une vérification de réalité comme il avait l’habitude de faire lors des plus profondes de ses projections mentales. Il concentra tous ses pouvoirs sur une dalle grise du couloir. Dans son esprit, il visualisa cette dalle et la manipula à sa guise, changeant sa forme, sa couleur. Il en fit une rose, magnifique rose blanche striée de rouge, flottant dans les airs entre le plancher et le plafond. Puis coupa net le flux de ses pensées. La dalle était bien restée au sol. Grise. Immobile. A sa place. Jon était bien dans la réalité. Cité de Novlangue. 2140.
Mais voilà: Jon n’était plus à sa place! Et imaginer une rose candide portant sur soi les griffes de la passion… Ne fut-ce que pour tester la réalité!  “Quel soubresaut de la Raison!” pensa-t-il.


Mais Jon n’eut pas le temps de réfléchir plus longtemps à cette image spontanée et inappropriée qui avait jailli de sa projection. Soudainement, une autre vague émotionnelle déferla su lui, violente, plus forte et plus intense que toutes les autres. L’esprit de Jon fut emporté dans un océan de couleurs tourbillonnant autour de lui. Des mers bleues sans horizon, d'infinis soleils rouges, des vallées vertes sans fin s'abbattaient sur lui comme un ouragan déchaîné, pliant a tel point son esprit qu’il s’écroula au sol, à genou, se tenant la tête dans la main pour tenter de chasser ce… Ce chaos! Le chaos dans sa tête? Cela ne lui était jamais arrivé une seule fois en 40 ans de vie! Il en tremblait. Puis encore ses muscles  se contractèrent sous les coups de sensations violentes. Les couleurs devinrent émotions. Emerveillement... Joie... Plaisir... Elles explosèrent au plus profond de l'âme de Jon alors que rien dans son esprit n'avait oeuvré pour représenter de telles émotions....

La vague passa, comme les autres mais une subtile angoisse s’empara de Jon. Chaque vague laissait quelque chose en lui, un tremblement de l’esprit, un doute, un questionnement de plus et ce, toujours sans aucune réponse.
Il se releva, juste à temps pour se cacher dans l’ombre du couloir. La porte de la cellule s’ouvrit, laissant filtrer un faible rayon de lumière dans le couloir. Tari dans l’ombre, il avait les idées très claires. “Je dois immédiatement dénoncer ce qui se passe!”. Et la seconde d’après, il s’étonnait déjà de rester immobile, le souffle coupé pour ne pas se faire repérer, tous ses pouvoirs mentaux occupés à créer un brouillard psychique pour dissimuler sa présence dans le couloir.
Une fois de plus, il voulait observer, scruter, analyser, recueillir les informations. Sa dénonciation n’en aurait été ainsi que plus crédible. Oui, il serait aller dénoncer ce complot obscur, ces deux femmes troubles. Oui, il devait les dénoncer...  Oui, il voulait les dénoncer! Oui, il souhaitait tout simplement que l’ordre soit.  “Mais plus tard,” se disait-il, “plus tard… Quand les preuves que j’aurai recueillies,  les clouerons enfin à leur fautes et à leurs péchés…”. Puis il arrêta aussi de penser et fit le silence dans son esprit, se laissant glisser au plus profond de l’ombre autour de lui. Car la discrétion est une arme puissante.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Mentaliste
Le destin bat les cartes, nous jouons

Féminin
Age : 29
Fan Club RP : 23

Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: Re: Dans le secret du Cloître   Sam 9 Juil 2016 - 23:24

A ma demande, ma jeune apprentie semble songeuse l'espace de quelques instants. Puis elle finie par hocher la tête, un fin sourire étirant ses lèvres. Je comprend son message, même si elle ne parle guère. C'est peut-être d'ailleurs pour cela qu'elle m'a tant touché, qu'elle a tant attiré mon attention. D'une certaine manière, elle est un peu comme moi. Avare de paroles, même si ce n'est pas pour les mêmes raisons. Mais j'ai appris depuis longtemps que seul le silence permet d'être vraiment à l'écoute des autres.

Je sens un contact sur ma main, et je réalise qu'elle la serre déjà dans la sienne. Je passe outre mon aversion naturelle pour le contact physique, se traduisant par un frisson le long de mon dos. J'apprends jour après jour à m'y faire, à accepter un peu plus ces échanges tactiles. Et puis, je suis très curieuse, alors je plonge dans son regard qui m'appelle et la laisse prendre les choses en main.

Dès lors, je me sens prise d'une étrange sensation de léthargie. Je remarque à peine la couleur changeante de ses yeux, son contact s'approfondit, se fait plus fort alors qu'elle vient de son autre main baisser ma capuche et trouver prise sur ma nuque. Je ne réagis pas, je suis déjà ailleurs. Seuls les battements légers et lents de mon coeur rythme cet étrange moment de semi-conscience.

Et Filgjia m'emmène avec elle, je me retrouve englobée de lumière au pied de la Tour de Verre du quartier automate. C'est si beau, et me voilà vêtue comme une vestale fière de veiller le feu sacré du Foyer de Novlangue.
Puis nous montons au sommet, c'est si haut, je vacille presque, guère à l'aise à cette hauteur. Le froid me fait frisonner de toute part.
En bas, la dévastation, la destruction, le chaos... Mon coeur se sert et devient lourd, mais ma compagne me détourne de ce spectacle de désolation et je découvre émerveillée les montagnes et les vertes vallées qui s'étalent au loin.
Et alors je m'élève avec elle, dans les airs, en douceur, je flotte comme sur un nuage cotonneux. Mais soudain nous tombons, nous nous rapprochons du sol et j'ouvre la bouche pour crier mais n'en sort que le silence. J'ai mal au coeur, comme s'il voulais se décrocher de mon corps, mon souffle se coupe.
Et le ralentissement, un vent léger nous emporte par delà les murs de la ville, vers ces paysages incroyables, vers un nouvel avenir...

Mon corps, toujours dans cette chambre du Temple, vit vraiment toutes ces sensations. Ces émotions tellement intenses que des larmes coulent à présent sur mon visage. Je ressors plutôt bouleversée de ce voyage mental. Cette sensation de communion avec le monde était, si perturbante.
Je reviens doucement à moi, Sa voix douce s'élève et me ramène vers la conscience, et je regarde ma voisine d'un oeil nouveau. Son don est plus qu'impressionnant. Je me sens soudain oppressée, trop à l'étroit dans cette pièce, enfermée entre ses bras qui me serrent contre elle.
Je halète, mon coeur s'emballe, un début de panique. Il faut que je sorte et que je me calme. Je bredouille un peu, désireuse de ne pas laisser en plan Filgjia sans aucune explication.

Waww... Don très impressionnant... Melian revenir... Toi te reposer.

Je sors à grands pas de la pièce pour me retrouver dans l'obscurité et la fraîcheur du couloir. Je fais quelques pas avant de souffler fort toute la pression que j'avais accumulée en retenant mon souffle, je n'en prend conscience que maintenant. Je m'étonne moi-même de la maîtrise dont j'ai fait preuve. Il y a encore peu, je me serais effondrée en pleine crise d'angoisse du simple fait qu'elle me sert ainsi dans ses bras.
Je m'accoude à une rambarde du couloir, légèrement pliée sur moi-même. Je respire à fond pour retrouver un rythme cardiaque normal. La tête me tourne un peu, et il me faut quelques minutes pour retrouver la maîtrise de moi-même.
Je ne me doute pas de la présence d'un confrère à quelques mètres à peine. Durant les quelques minutes où je ne contrôle plus rien, il pourra ressentir lui aussi le malaise qui m'assaille, bien que ça soit totalement involontaire de ma part.

Calmée, je peux enfin retourner auprès de la jeune femme. Je viens m'asseoir à côté d'elle et lui souris avec douceur.

Toi être très douée. Beaucoup de potentiel. Pouvoir faire une excellente mentaliste.
Dans prochains temps, te reposer et nous entraîner. Quand le Temple être réorganisé, nous être prêtes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Valkyrie
Instrument de plaisir

Féminin
Age : 38
Présentation du Personnage : http://novlangue-city.forums-rpg.com/t2114-mais-qui-est-celle-qui-ne-sait-qui-elle-est

http://novlangue-city.forums-rpg.com/t2069-avant-le-grand-rien

Mes RPs : http://novlangue-city.forums-rpg.com/t1972-je-m-appelle-filgjia-avec-jude
http://novlangue-city.forums-rpg.com/t1975-elle-s-appelle-filgjia
http://novlangue-city.forums-rpg.com/t2263-toit-murs-et-courant-d-airs
http://novlangue-city.forums-rpg.com/t2305-une-chambre-sombre-une-table-trois-chaises-et-un-lit
Fan Club RP : 11

Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: Re: Dans le secret du Cloître   Lun 11 Juil 2016 - 16:55

L'étreinte se brise, l'épuisement la saisi. Il l'entraîne dans les méandres d'une pensée labyrinthe. Elle se laisse échouer sur l'oreiller immaculée.
Immaculée comme son âme. Car malgré tout ce qu'elle a pu vivre Filgjia est une âme pure. Aucune arrière pensée, aucune manipulation. Malgré la douleur, la colère... malgré la fugace explosion de haine tournée vers Keiko quelques semaines auparavant.

La pensée file et cours vive mais se perds, se heurtant parfois dans l'illogisme. Alors elle se concentre et retrouve en elle un peu de sérénité.
Elle l'a sentit. Sa projection filant à toute allure, a jaillit hors du cercle. D'ordinaire lorsqu'elle se projette avec "un client" elle imagine un cercle les entourant eux seuls.
Cette fois-ci elle était tellement exaltée par cette sortie mentale qu'elle a laissé le flux s'échapper.

Et elle l'a sentit... une aura d'un jaune éclatant brillant et rouge aussi. Qui d'un seul coup se sont déployées en couleurs plus sombres, en cercle tournoyant.
Indiquant clairement une distorsion dans l'énergie.
Filgjia ferme les yeux et cherche à trouver un chemin vers la personne dont émanaient ces couleurs pendant le voyage psychique. Elle se heurte alors à un écran sombre, étrangement cela lui indique qu'il y a bien une personne, mais elle ne peut l'atteindre. Elle force autant qu'elle peut ce phénomène en impulsant des émotions par vague.
Alors qu'elle s’évertue à cet exercice, plus par curiosité que par véritable intérêt, Mélian pénètre dans la chambre à nouveau. Brisant la concentration.

Elle reçoit avec simplicité les compliments de la jeune mentaliste. Un sourire pour la remercier. Un hochement de tête en signe d'acceptation, les mains ouvertes sans défenses. Une attitude corporelle qui exprime la confiance.

La dernière personne à qui elle s'est livré toute entière a disparu sans jamais lui donner de nouvelles. Elle en est encore à se demander si il est encore en vie. Mais avec la destruction tout autour cette question lui semble avoir une réponse toute trouvée.
Jamais plus son bien aimé ne reviendra la combler de ses baisers.
Sa chair, son esprit doivent se défaire de ses sentiments, qui la perturbe dans son équilibre énergétique. Et affaiblissent trop facilement ses capacités psychiques.

Elle n'y pensait plus, il a suffit qu'elle note la confiance que Mélian lui inspire pour revenir se lover dans cette sensation de manque.
Une ombre passe sur son visage, qu'elle n'arrive pas à chasser dans l'immédiat.
Le mieux étant de passer à l'entrainement et de laisser celui-ci l'aider à laisser derrière elle ce qui appartient au passé, elle reporte son attention vers l'avenir.

" Mélian, je serais honoré d'être ton apprenti. Et de devenir une novice au service de l'Ordre. Mais comment expliquer mon absence d'identité et de puce à mon âge. Comment me faire intégrer l'Ordre ?"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Mentaliste
Le destin bat les cartes, nous jouons

Masculin
Age : 41
Présentation du Personnage : [url=LIEN vers le RP]Nom du RP[/url]
Mes RPs : [url=LIEN vers le RP]Nom du RP[/url]
Fan Club RP : 1

Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: Re: Dans le secret du Cloître   Mar 12 Juil 2016 - 1:51

Une douce musique s'insinua dans les pensées de Jon. Une vieille rengaine du Kentucky, une chanson qui parle de blé et de la force des bras, de l'amour pour la terre et de l'amour des hommes.

Jon essaya de faire le vide. Que lui arrivait-il? Les projections qu'il utilisait pour ses recherches historiques semblaient soudainement le dominer. De la musique... Jon n'en avais jamais "entendu" en dehors de ses voyages mentaux de recherche dans le passé. Il puisa au plus profond des ses forces psychiques pour maintenir le brouillard qui l'entourait et éviter de se faire repérer par sa consœur qui ne se trouvait pas plus loin que cinq mètres de lui...
Quelque chose de fort, d'intense, d'innocent s'appliquait à percer ses pensées... Et le déstabilisait au point de ne plus savoir s'il se trouvait encore dans le monde présent ou bien dans celui ancien et disparu de ses recherches.
Ce  geste n'avait pourtant rien d'intrusif ou de violent. Au contraire, pur et candide, il paraissait ne vouloir aucun mal à Jon ou à quiconque d'autre. Mais quelqu'un savait malgré tout que Jon était là, ou du moins en soupçonnait la présence, sans qu'il puisse véritablement s'en défendre. Et cela le rendait fébrile.

Était-ce la mentaliste en face de lui? Elle avait pourtant l'air troublée, déstabilisée, accoudée à la rambarde du couloir... Elle semblait loin de se douter que l'on ne l'espionne... Mais jouait-elle la comédie? Trop occupé à se défendre lui même, Jon ne pouvait sonder les sentiments et les émois de la mentaliste.
La fille mystérieuse alors? Mais comment cela pouvait-il être possible? A moins que...
Lentement, Jon fit trois pas en arrière, espérant mettre la distance nécessaire entre lui et ces pensées étrangères qui le scrutaient de loin. Mais il sentait bien que cela ne suffirait pas: il y avait quelque chose d'étrange, de fort, de puissant qui le cherchait dans ce couloir et duquel il ne pouvait se soustraire. La rengaine continuait, entraînant Jon sur la frontière dangereuse entre deux mondes, aux confins du temps présent et du passé, qui ne doivent jamais se rencontrer.

Jon lâcha toutes ses pensées vers un point fixe imaginaire. Montagnes enneigées, champs de fleurs à pertes de vues, et puis des dunes, des lacs, des fleuves... Jon tentait de remplir son esprit d'un capharnaüm d'images aussi anodines que possible, tout en veillant à rester parfaitement occulté dans le couloir, pour détourner et égarer celui ou celle qui tentait de percer ses secrets. Ses forces commençaient à faiblir. Les ciels qu'il imaginait devinrent sombres comme avant la tempête. Le soleil qu'il faisait briller et resplendir de son imagination commença à s'éteindre rapidement comme durant une éclipse. L'esprit étranger qui était en train de sonder Jon au plus profond de lui même semblait juste vouloir jouer avec lui, s'amuser de ses efforts. Mais quels efforts! Et lui, épuisé, était en train de rejoindre la limite de ses forces. La nuit venait dans ses pensées quand soudain...

Comme une rafale de vent emporte les feuilles d'automne, l'esprit de Jon se libéra soudainement. Le silence se fit, dans le couloir et dans sa tête. Plus de rengaine, plus de fil ténu tendu entre deux mondes sur lequel Jon  marchait suspendu tel un équilibriste. Un grand soupir de soulagement s'empara de lui, mais celui-ci fut de très courte durée. Le mentaliste, désemparé, avait perdu la trace de sa consœur à la capuche. Elle avait certainement regagné la cellule mais... Ne fut-ce que le temps de quelques secondes, Jon avait perdu le contrôle de la situation. Et si cette exploration mentale dont il avait fait l'objet ne s'était prolongée encore ne fut-ce que de quelques brefs instants... Il aurait été repéré!

Une décision rapide s'imposait. Partir et tout garder pour soit le rendait complice de ces deux femmes. Bien trop dangereux.
Il ne lui restait plus qu'à accomplir son devoir alors. Tournant le dos à la cellule où se trouvaient les mystérieuses conspiratrices,  il s'achemina d'un pas décidé et définitif  vers la sortie. Il allait tout dénoncer, le moment était venu. Son devoir l'appelait. L'ordre, tout simplement l'ordre. Dans la simplicité et...
Jon trébucha. Il baissa la tête, troublé, et s'arrêta net. Quelque chose le retenait encore. Il n'était pas prêt. Il n'en savait pas encore assez
."Jon, avance! Jon, ton devoir est au bout de ce couloir. Ton devoir est l'ORDRE! Comprends-tu?"
La voix de John Wallace, son alter ego qu'il utilisait pour ses voyages de recherches historiques, lui explosa dans la tête, martial, violent, détonant comme une bombe. Pour la première fois depuis qu'il avait rejoint les mentalistes, Jon avait peur. Cela ne devait pas arriver... Cela ne POUVAIT pas arriver.
"Avance espèce de traître! Relève toi fiston! Et soit digne de ton père!" hurla encore cet avatar incongru, revenant du passé.
Quel était donc que cette sorcellerie? Jon ferma les yeux. Il récita une ancienne formule de méditation que lui avait enseigné jadis son mentor. Il se concentra sur sa propre respiration. Puis se laissa glisser dans sa propre imagination pour suivre le flux de son sang, percevoir chaque muscle de son corps et le détendre. Au prix d'un ultérieur effort sur son esprit déjà tari d'énergies, Jon repris le dessus. Il se releva péniblement. Il inspira et expira encore profondément quelque fois, avant de reconnaître que ce couloir long et étroit dans lequel il se trouvait n'était autre qu'un carrefour. Son carrefour.
Il devait choisir, et probablement se trouvait-il là face à la décision la plus compliquée qu'il n'ait jamais eu à prendre. Suivre sa doctrine et accomplir son devoir. Ou bien... A sa grande surprise, une autre solution s'imposait à lui. Une alternative: suivre son instinct et... rentrer dans l'inconnu. Un inconnu si compliqué, si incertain, imprévisible. Si loin de l'ordre!
Jon se retourna. A l'autre bout du couloir, la porte de la cellule et deux âmes mystérieuses. Il inspira très fort une dernière fois, et la brume psychique autour de lui se dissipa aussi tôt, selon la volonté de Jon.
"Quand la discrétion n'est plus l'arme adéquate, alors jouez d'attaque et profitez de l'effet de surprise"  pensa-t-il, se remémorant les paroles d'un ancien maître de go.

Il s'élança d'un pas calme et serein vers la cellule.
Le bruit des pas. Sa respiration. Peut-être même ses pensées. Sa seule présence. Désormais tout pouvait  le trahir. Mais là n'était plus la question. "Finalement" pensa-t-il, "elles sont piégées et alors... Oui, JE les ai piégées. Il faudra bien qu'elles s'expliquent. Qu'elles... m'expliquent!"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Mentaliste
Le destin bat les cartes, nous jouons

Féminin
Age : 29
Fan Club RP : 23

Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: Re: Dans le secret du Cloître   Sam 16 Juil 2016 - 11:28

Ma petite protégée me sourit, elle semble en accord avec le plan que je lui ai présenté. Elle ne se trouble pas à l'idée de devenir une mentaliste, de dorénavant représenter l'Ordre. Cela doit pourtant être bien différent d'une Valkyrie... Ces dernières restent un peu un mystère pour moi. Je n'ai jamais sauté le pas pour aller en voir une. Enfin, jusqu'à aujourd'hui d'une certaine manière.
Si elle peux faire voir ce qu'elle veut aux gens, voilà un pouvoir sacrément utile qui pourrait servir les intérêts de l'Ordre.

Je souris à mon tour et alors que je me détend, calmée après mon instant de malaise de tout à l'heure, un drôle de pré-sentiment vient perturber mon calme intérieur. Sentiment d'urgence, de danger qui fait écho à la soudaine question inquiète de Filgjia.
Mes doigts se rejoignent au niveau de mon ventre et se tordent un peu. Par réflexe, je tourne la tête à gauche et à droite, alors que je sais qu'il n'y a que nous deux dans la pièce.
Pourtant, je sens quelque chose je crois. Je ne suis pas sûre. Les entraînements de mon maître Vélios à l'époque m'avaient permis d'être un peu plus sensible aux auras des autres Mentalistes qui se situaient non loin. Mais il y a longtemps que je ne me suis plus entraînée ainsi...

Il me manque cruellement un maître expérimenté qui pourrait me guider et faire émerger les capacités qui se cachent au fond de moi lorsque je reste livrée à moi-même.
Et voilà que la jeune femme me demande d'être mon apprentie! L'ironie de la situation me fait presque sourire. Sus-je en capacité de former moi-même quelqu'un? Je peux lui apprendre les rudiments de la vie ici, mais je doute de l'aider à développer ses capacités, d'autant plus qu'elle semble déjà maîtriser parfaitement ses dons. Mais cette petite me plaît bien, et c'est peut-être moi qui apprendrais aussi à ses côtés.

Melian bien vouloir faire son possible pour guider toi, petite Filgjia, dans ce nouvel univers. Le Temple et ses règles, comment prêcher aux gens pour maintenir la loi à Novlangue...
Pas t'inquiéter pour la puce. Les Mentalistes pas en avoir, eux la griller très vite si cela arriver! Et avec explosions de ces derniers jours, s'être effondré certaines parties du Temple. Certains papiers et fichiers perdus. Ton pouvoir terminer de convaincre les derniers doutes.


Je termine sur un sourire confiant, avec tout le chaos de ces derniers jours, le subterfuge pourra fonctionner, mais il vaudrait mieux commencer à ne plus cacher complètement ma jeune apprentie. Elle doit être vue avec moi de temps en temps.
J'en suis à ces réflexions lorsque mon regard se tourne vers la porte. Je fronce les sourcils, il y a quelque chose, et soudain et vois la poignée s'abaisser avant que la porte ne s'ouvre. Instinctivement, je me place entre celle-ci et ma jeune apprentie et je me prépare, rassemblant mes forces mentales. Prête à intervenir en cas de besoin, je n'ai pas oublier que Filgjia a déjà été menacée à l'hôpital.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Valkyrie
Instrument de plaisir

Féminin
Age : 38
Présentation du Personnage : http://novlangue-city.forums-rpg.com/t2114-mais-qui-est-celle-qui-ne-sait-qui-elle-est

http://novlangue-city.forums-rpg.com/t2069-avant-le-grand-rien

Mes RPs : http://novlangue-city.forums-rpg.com/t1972-je-m-appelle-filgjia-avec-jude
http://novlangue-city.forums-rpg.com/t1975-elle-s-appelle-filgjia
http://novlangue-city.forums-rpg.com/t2263-toit-murs-et-courant-d-airs
http://novlangue-city.forums-rpg.com/t2305-une-chambre-sombre-une-table-trois-chaises-et-un-lit
Fan Club RP : 11

Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: Re: Dans le secret du Cloître   Lun 18 Juil 2016 - 14:47

Explosion!
Alors que son échange avec Mélian commence, l'espace semble se resserrer.
Un mouvement à peine perceptible et la porte s'ouvre.
L'espace éclate en volutes dorées et carmins.
Depuis que Filgjia a retrouvé la vue, tout est couleur vive et primaire. Aura et émanation.
Elle sait que la porte s'est ouverte mais l'être qui a pénétré la cellule lui est caché, la pièce aussi. tout n'est que couleur.

Comme la flamme rouge et or.
Dangereuse et réconfortante à la fois.
Dangereuse dans sa capacité de destruction.
Réconfortante pas sa chaleur et sa capacité de protection.
Tout cela, violemment exprimé, c'est la présence qu'elle a ressentit plus tôt pendant sa méditation.

Elle ne songe pas à se cacher.
Elle ne songe pas à fuir.
Si il y a un problème, alors elle trouvera une solution, avec Mélian. Et si aucune solution n'existe alors pourquoi s'inquiéter.
Elle se lève, se place à côté de Mélian. Paisible. Presque trop confiante dans ces capacités à faire front avec son amie et mentor.
Un léger sourire aux lèvres elle hoche la tête en signe de bienvenue à l'inconnu dont elle ne perçoit toujours que la silhouette en ombre chinoise.
Elle sent en elle grandir quelque chose, d'incontrolable. Une sensation douce, une sensation blanche et lumineuse.
Une voix s'élève profonde elle ne sait si c'est la sienne, ou si elle se l'imagine " Lorsque le feu gronde il faut le contenir "

Yeux fermés
Une main se lève
Respiration
Un instant de silence et tombe la neige
Les pieds froids
Au sommet des sommets du monde
Un battement de coeur, deux

Les yeux s'ouvrent, les flocons tombent du sol vers le ciel puis se figent.
Un battement de paupière et tourbillonnent dans le vent de décembre.
Un battement de cils et tombent du ciel vers le sol.

Au loin les lumières de villes décorées pour Noël.
L'écho de chants éteins depuis longtemps.
Moufles, écharpes manteaux et gants.
Emmitouflés transportés .
Où? Quand?

Projection? Téléportation? Une sensation de réalité dans ce flocon qui frôle la joue.

Filgjia rigole légèrement la main devant la bouche " Désolée, je suis allé un peu loin, je ne sais pas ce qu'il s'est passé? ça va mieux? "
Yeux mauves, joues rouges. Elle fixe Mélian à la recherche d'une réprobation dans le regard de la jolie mentaliste.
Mais ses yeux sont cachés comme toujours sous une capuche épaisse et doublés de fourrure.
Filgjia se mort les lèvres dans l'attente de la suite des événements : réprobation? sanction?

" Bonjour, je m'appelle Filgjia et je suis l'apprentie de Mélian enchantée! Excusez ma réaction , devant votre grande colère je n'ai pas su contrôler la projection et..."

Cela fait des semaines que sa langue refuse le moindre mot, et voici qu'elle semble ne plus vouloir s'arrêter, elle se force à se taire brusquement. Et pour la première fois depuis l'intrusion dans sa cellule, elle observe l'inconnu en penchant la tête sur le côté, il dégage encore une chaleur impressionnante, de la vapeur se dégage des vêtements d'hiver que Filgjia a imaginé. Et d'ailleurs la vapeur aussi elle se l'imagine.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Mentaliste
Le destin bat les cartes, nous jouons

Masculin
Age : 41
Présentation du Personnage : [url=LIEN vers le RP]Nom du RP[/url]
Mes RPs : [url=LIEN vers le RP]Nom du RP[/url]
Fan Club RP : 1

Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: Re: Dans le secret du Cloître   Mer 20 Juil 2016 - 1:13

New Jersey, hiver 1933.
Une luxueuse Buick Victoria verte et noire passe bruyamment dans la rue. John relève le col de son imperméable, indifférent au bruit autour de lui, tandis que les premiers flocons de neige tombent du ciel. Un crieur de journaux au coin de la rue annonce une édition extraordinaire, mais qu'importe? Vaguant dans les rues de Jersey, John passe indifférent devant la devanture étincelante d'un cinéma, annonçant en lettres cubitales "Alice au pays des merveilles". Marchant sans une destination précise, le cœur mélancolique, John arrive le long des quais. La neige tombe désormais copieusement. Accroché  à une rembarde comme à ses souvenirs, John fixe au loin, au delà du fleuve, les lumières reluisantes de la grande ville. Noël est dans l'air, mais pas dans son cœur...
Un an plus tôt, le long de cette même rembarde... Jane était avec lui. Si radieuse dans la nuit froide de décembre, emmitouflée dans son manteau de fourrure, les mains bien au chaud dans ses moufles que John trouvait si adorable. Alors comme aujourd'hui, de l'autre coté de l'Hudson, les même lumières festives de la ville. Et puis... Et puis leur premier baiser...

De toutes ses forces John s'extirpa de cette projection absurde. Il tituba mais rassembla toute sa concentration pour ne pas le montrer.
A peine rentré dans la cellule, il avait été investi violemment par ces images... Par SES images! Emporté par un tourbillon de couleurs, Jon s'était retrouvé John, avatar d'un autre monde et d'une autre époque, sans qu'il n'en garde réellement le contrôle. Quel était donc ce prodige? Cela faisait parti des nombreux voyages mentaux auxquels il avait l'habitude de s'adonner mais... Cette fois les images ne venait pas de lui!

Jon scruta les deux femmes face à lui. Il ferma les yeux un bref instant. Il sonda leurs vibrations, leurs émotions, pour autant que la mentaliste ne lui fasse pas barrage.
La mentaliste... Sur ses gardes, apeurée, incertaine. Incertaine? Une mentaliste? Étrange. Et toujours cette sensation incongrue, inconcevable pour Jon de la connaitre sans la connaitre. Dangereuse? Oui dangereuse car la peur et l'incertitude peuvent porter à faire de mauvais choix. "Mais les mentalistes font toujours le bon choix" pensa Jon, non sans se sentir concerné lui même pour la décision périlleuse qu'il venait de prendre à l'instant, en ouvrant la  porte de la cellule. "Serait-elle en train de me duper?" douta-t-il.

La fille mystérieuse... Souriante, détendue, accueillante même! Aucun instinct de fuite. "Pourquoi n'a-t-elle pas peur? Elle devrait" pensa Jon.
"Ou peut-être pas?"
Il lui sembla toutefois percevoir une ombre de crainte en elle, l'attente d'une... Réprobation? D'une sanction? Pour son comportement à la limite de l'insouciance peut-être? Jon sentait bien ne pas être à l'origine de cet émoi et fixa alors la mentaliste à nouveau.

Jon discerna clairement une tension entre les deux femmes qui se tenaient face à lui mais n'arrivait pas à en apprécier toute la portée. Qu'est ce qui les unissait?
Puis il fixa de nouveau celle qui s'était présentée à lui comme Filgjia. Et d'un coup... Un flocon de neige tomba sur son épaule. Les murs de la cellule pendant une fraction de seconde s’effacèrent, comme évaporés par une force psychique tout aussi splendide de beauté qu'affolante de puissance. Les lumières de New York scintillèrent à nouveau devant les yeux ébahis de Jon, laissant se croiser ouvertement deux mondes qui ne devaient jamais se rencontrer.
Jon tressaillit un instant mais à nouveau employa tous ses moyens pour ne pas le montrer ni le laisser ressentir.
Il ne faisait plus aucun doute que ces images provenaient d'elle. "Si elle est capable de puiser dans mes pensées les plus intimes" pensa Jon inquiet, "c'est bien elle la plus dangereuse alors..."

Jon fit quelque pas dans la pièce, en silence. Il tourna autour des deux femmes plusieurs fois, lentement, inspectant, scrutant, insinuant son regard entre les leurs qui se cherchaient sans cesse. Puis s'arrêta face à elles.

"Eh bien nous voilà enfin. Je vous observe depuis longtemps. N'essayez plus de me flouer, voulez-vous? Nous allons jouer à visage découvert, Filgjia et Melian... Alors permettez moi tout d'abord deux questions. Qui êtes vous réellement? Et que faites vous ici?"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Mentaliste
Le destin bat les cartes, nous jouons

Féminin
Age : 29
Fan Club RP : 23

Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: Re: Dans le secret du Cloître   Dim 24 Juil 2016 - 11:23

La porte s'ouvre comme au ralenti, et en émerge alors un curieux personnage, à l'aura particulière, entouré de mystère et de nébulosité. C'est un mentaliste, cela ne fait pas de doute dans mon esprit, mais c'est un collègue que je ne connais pas, ou du moins, je n'ai jamais eu affaire à lui.
Je me rend compte qu'en l'espace de quelques secondes, Filgjia s'est levée du lit et m'a rejoint pour faire face à ce mystérieux mentaliste. Je me tourne vers elle pour déchiffrer son expression. C'est incroyable comme elle est calme et paisible. Comme si elle ne redoutait rien, comme si elle savait déjà ce qui allait se produire. Elle a décidément un pouvoir bien étrange.

Je reporte mon attention sur mon sombre collègue, il a des yeux un peu hagards, comme s'il était dans ses pensées... Je fronce les sourcils, que lui arrive-t-il?
Il revient à lui au moment où je le scrute, et s'engage alors entre nous un duel de regards dans lequel il peut lire mes émotions, mais en retour, je peux aussi m'insinuer dans son esprit et je découvre la colère, le trouble, le doute à mon sujet. Surtout, je comprend qu'il ne sais rien de concret sur moi ou Filjia, il cherche à comprendre.
Et je perçois également autre chose de plus discret, plus ténu.. Mais j'ai bien du mal à l'analyser, c'est quelque chose de caché, comme des pensées ou des souvenirs parasites..

J'entends ma jeune disciple prononcer quelques mots alors que je me retire de l'esprit du nouvel arrivant. Et déjà elle nous emmène tous deux dans une nouvelle projection dont elle a le don, je sens le froid, la douceur de quelque chose qui tombe du ciel et l'écho de dizaines de voix qui chantent des choses inconnues... Une intuition me souffle qu'elle puise ces sensations de l'esprit du mentaliste en face de nous.
Cela dure quelques secondes et tout s'arrête. Filgjia s'excuse en demandant si tout va bien, légèrement incertaine lorsqu'elle lance un regard en ma direction. Je n'ai aucune raison de me fâcher de ce qu'elle vient de faire, moi-même je suis parfois victime de mon pouvoir intempestif. Alors je hoche la tête avec un sourire.

Tout aller bien oui, rien de grave, et peut-être ce collègue nous dire les raisons de sa venue aussi soudaine?

Filgjia enchaîne en nous présentant toutes les deux et en s'excusant de sa projection incontrôlée, parlant de la colère du mentaliste qu'elle a elle aussi ressentie. Elle s'interrompt alors qu'elle s'apprêtait à poursuivre. Comme si elle craignait d'en dire trop peut-être? Il est vrai qu'elle n'a pas été aussi loquace avec moi, nous comprenant parfois sans avoir besoin de beaucoup de mots.

L'homme se met alors à nous tourner autour, en silence, et je reste sur le qui-vive, attendant qu'il daigne prendre la parole. Mais monsieur semble vouloir savourer son entrée en matière et tarde un peu.
Lorsqu'enfin il brise le silence qu'il a lui-même instauré, c'est pour nous accuser de le flouer, de nous jouer de lui! Alors qu'on ne le connait même pas!
Voilà qui achève d'attiser ma colère, comment ose-t-il pénétrer ma chambre sans prévenir, tout supérieur qu'il soit par rapport à moi, et qui plus est pour ne pas se présenter et nous accuser de je ne sais quelle conspiration?

Je lui balance en pleine face une bonne bouffée d'indignation alors que je répond avec véhémence et force, sifflant comme un serpent son venin dans sa direction.

Mais quelle audace! Et vous alors, Melian vous retourner les mêmes questions! Nous être présenter alors que vous non! Nous avoir toute légitimité d'être ici, dans MA chambre, alors que vous non!
Vos secrets n'être que brouillard et poudre aux yeux autour de vous. Vous être aveuglé par vos propres subterfuges et espionnages. Et comment nous pouvoir vous tromper sans savoir que nous être observées?
Pas digne d'un maître mentaliste!

Je croise les bras sur ma poitrine d'un air renfrogné. Non mais de quel droit il ose venir nous accuser? Je suis prête à ameuter tout le quartier s'il continue comme ça.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Valkyrie
Instrument de plaisir

Féminin
Age : 38
Présentation du Personnage : http://novlangue-city.forums-rpg.com/t2114-mais-qui-est-celle-qui-ne-sait-qui-elle-est

http://novlangue-city.forums-rpg.com/t2069-avant-le-grand-rien

Mes RPs : http://novlangue-city.forums-rpg.com/t1972-je-m-appelle-filgjia-avec-jude
http://novlangue-city.forums-rpg.com/t1975-elle-s-appelle-filgjia
http://novlangue-city.forums-rpg.com/t2263-toit-murs-et-courant-d-airs
http://novlangue-city.forums-rpg.com/t2305-une-chambre-sombre-une-table-trois-chaises-et-un-lit
Fan Club RP : 11

Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: Re: Dans le secret du Cloître   Mer 27 Juil 2016 - 10:42

La projection cesse aussi brutalement qu'elle a commencé.
Comme si un fil avait été coupé.
C'est inhabituel ce "non contrôle" et elle va devoir travailler ça.
Quoi qu'il en soit elle a fait une percée dans la tête du mentaliste et a du mal à revenir.
A lâcher.
Mélian se met en colère face à l'attitude peu protocolaire du visiteur.
L'air est comme chargé d'électricité. Et c'est un dialogue qui a peu de chance d'aboutir qui s'engage.
Qui accuse qui? de quoi? et où cela peut il mener.
Étrangement la jeune Walkyrie se désintéresse du contenu. Aucun intérêt réel.
Par contre elle meurt d'envie d'explorer encore les désirs et les rêves. Ce n'est sans doute pas ce qui caractérise sa futur mission. Peut être n'est-elle pas autorisé à cela. C'est sans doute très mal de regarder dans les affaires des autres sans leur autorisation, surtout lorsque la porte que l'on ouvre est celle de la psyché.
" Ne faites pas attention à moi"

Elle lâche cette phrase comme une plume à la surface de l'eau. Flottant, légère. Persuadée qu'ils ne la remarque de toute façon que peu. Alors elle sort du cercle et des risques de tirs croisés. Il y a quelque chose de sulfureux entre ces deux là. Un lien peut être? Un passé commun? Pourtant il se parle comme des inconnus.

De retour sur sa couche de méditation, Fifi ferme les yeux et essaye de faire abstraction de la voix tendue et sèche de Mélian, de sa colère, de leur colère qui gronde.
Dans son monde d'avant ce genre d'échange finissait en général d'une seule façon. Les lèvres se faisaient taire mutuellement et les corps continuaient la lutte. Forte et passionnelle.
Cette évocation lui arrache un sourire, elle a du mal à envisager Mélian se laisser aller à de telles expériences charnelles.

Concentration! Un blanc, le vide, le son de sa propre respiration et la voilà qui essaye de se frayer un chemin dans l'esprit trop occupé ailleurs de l'homme tonnerre.
C'est comme un labyrinthe. Elle se cogne sans cesse à un mur.
Allons y lentement qu'il ne repère aucune intrusion. Il ne la voit pas. Il ne l'entend pas, elle n'existe pas. Qu'il se concentre uniquement sur Mélian et alors elle réussira. C'est un exercice, un défi. un peu comme une enfant avec un nouveau jouet, à qui on aurait oublié d'apprendre les consignes, sans limites il teste, explore, inconscient des dangers qui pourraient exister.

Au fil de son exploration, rythmée en millièmes de secondes, elle atterrit dans une pièce blanche, parfaite. Meublée de manière stricte, spartiate, immaculée. Tout est rangé, rien ne traîne. Une musique des années 50 qu'elle ne peut connaitre, le son a un grain particulier, un grain particulier empreint de nostalgie.

Un jeune enfant parfaitement habillé et coiffé joue sur une table à un jeu de construction.
Les pièces sont bleues. toutes de la même couleur.
Elle s'approche.
Lorsqu'il plonge ses yeux dans les siens elle fait un bond en arrière et se sent aspirée par le vide.
La voici de retour à la réalité, à la voix de Mélian qui tonne.
Elle est en nage, la sueur perle sur sa peau fine. Une goutte se détache de son front pour venir s'écraser au sol. Étrange sensation de malaise. L'esprit de cet homme est une exploration déroutante et dangereuse. Bien qu'elle n'y ai rien vu de particulier. Le ressentit est violent. Ses muscles finissent de se contracter, position foetale.

" quand vous aurez fini de vous disputer comme des étrangers alors que vous êtes liés, vous fermerez la porte, j'aimerais dormir"

Pourquoi cette phrase, sans aucun sens.
Parfois l'on dit des choses qui n'en ont pas.
Mais pourtant...
Elle se ramasse sur elle même, se glisse sous la couverture. Comme dans l'enfance on cherche à échapper aux monstres nocturnes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Mentaliste
Le destin bat les cartes, nous jouons

Masculin
Age : 41
Présentation du Personnage : [url=LIEN vers le RP]Nom du RP[/url]
Mes RPs : [url=LIEN vers le RP]Nom du RP[/url]
Fan Club RP : 1

Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: Re: Dans le secret du Cloître   Mer 10 Aoû 2016 - 23:30

Jon sourit aux remarques de la mentaliste face à lui. L'avait-il sous-estimée? Il se sentait malgré tout en position de force et commençait à se convaincre qu'avoir ouvert cette porte, était bien la décision à prendre.

Il s'assit sur la couchette de Filgjia, quelques centimètres à peine d'elle. Il allongea la main, lentement, comme pour vouloir la caresser, puis soudain se retint juste avant de la toucher. Il dirigea son regard vers Melian, avec un large sourire de défi. "Elle n'a pas à être ici, tu le sais". Sa main se posa finalement sur la jambe de Filgjia paisiblement. Pourquoi cet instinct en lui de la caresser? Cela ne lui correspondait pas... Quand il l'effleura, quelque chose de troublant s'empara de lui.

"Son aura... Ses projection... Était-ce judicieux de la conduire ici? Audace, moi,  dis-tu? Certes mais..."
Il se releva et s'approcha de Melian, essayant de la dévisager sous sa capuche, à nouveau sans succès: "L'as tu dûment signalée sur les registres, 'audacieuse' consœur?"
Jon se remit à lui tourner autour, moins pour la scruter que pour l'agacer et, par sa propre colère, la déstabiliser. "C'est une blessée qui a été soignée à l’hôpital du Temple n'est-ce pas?" dit-il en faisant quatre pas de plus autour d'elle. "Compte tenu de son état, elle aurait déjà du être évacuée, selon les ordres que nous avons reçus..."
Puis il enchaîna encore quelques pas, toujours dessinant des cercles imaginaires autour de Melian. Il jeta un coup d’œil fugace vers Filgjia qui semblait s'être retirée dans une sorte de fuite méditative, comme si elle avait eu l'intuition, la terreur d'un duel cinglant auquel elle ne voulait en aucun cas assister.
"Et pourquoi la gardes-tu ici alors, en dépit du bon sens et des ordres reçu?". Jon n'arrivait toujours pas à croiser le regard de Melian et celà l'agaçait.
"Est-ce dans l’intérêt de notre congrégation, ou bien as-tu cédé à un besoin personnel?" demanda-t-il, tout en veillant à déployer le meilleur des ses arts psychiques pour offusquer sa propre fascination pour la jeune femme.

Il retourna s'asseoir à coté de Filgjia et posa encore une main délicatement sur ses jambes. Le contact réveillait des sensations lumineuses et colorées qui l’affolèrent de surprise. Résonnait encore en lui l’écho de cette dernière image qu'elle avait laissé filtrer de son esprit, avant de se retirer dans son étrange méditation aux traits si enfantins... Un enfant... Un jeu de construction... Bleu. Et puis comme un coup de tonnerre: que s'était-il passé? Qu'avait-telle aperçu qu'elle n'aurait pas du?

Jon inspira profondément. Filgjia avait raison. Non, il ne voulait pas se disputer "comme un étranger" avec Melian, qu'il fixa en silence quelques instants. Il essaya de chasser toute forme de négativité de son esprit et ferma les yeux pour envoyer, discrètement, une vision d'apaisement et de sérénité autour de lui. Il laissa échapper un soupir révélateur. Finalement, en scrutant au fond de son propre esprit,  il dû se résoudre à accepter que par les questions inquisitoires qu'il posait, il ne cherchait à trouver rien d'autre que les réponses à ses propres interrogations. Fatigué de cette joute, il lâcha prise et si cela pouvait passer pour un signe de faiblesse auprès de sa consœur... Qu'importe!

"Mon nom est Jon".
Puis sèchement mais sans agressivité, sans tours de phrases ni fioritures, le doigt pointé vers Filgjia mais toujours en fixant la mentaliste, il lui demanda: "De quel lien parle-t-elle?"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Mentaliste
Le destin bat les cartes, nous jouons

Féminin
Age : 29
Fan Club RP : 23

Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: Re: Dans le secret du Cloître   Dim 14 Aoû 2016 - 16:21

Visiblement, ma jeune apprentie n'aime guère l'aura de colère que je dois maintenant dégager. Elle se détourne, repars méditer sur sa couche. J'ai parfois moi aussi du mal à la suivre. Elle un esprit tellement différent de ce que je connais ici. Elle a la luminosité et le grain de folie propres aux Valkyries. Même si elle ne m'en a encore jamais parlé, j'ai finis par deviner un peu de son histoire, les bribes entrevues lors de la confrontation avec la Reine de la Ruche.

L'intrus vient alors s'asseoir au bord, regardant Filgjia avec une lueur dans le regard qui m'évoque autant le prédateur que le dévot. Je gronde d'une voix sourde, exprimant ma désapprobation, alors qu'il allonge la main comme s'il voulait... la toucher. Cette simple pensée me hérisse, même si ma phobie du contact n'affecte en rien la jeune Valkyrie qui semble se laisser faire, voire ne sens pas ce léger effleurement.

J'écoute les paroles du mentaliste, me préparant à rétorquer sans trop hésiter. Il me cherche, me scrute mais visiblement, je suis pour le moment encore bien à l'abri de son regard de braise sous ma capuche. Il est calme mais menaçant, alors je me force à lui répondre d'une voix égale et sans crier.

En ces temps troublés, quiconque avec ce genre de don qui le souhaiter pouvoir être ici. Même si à la base elle n'être pas Mentaliste. Les registres être perdus ou incomplets depuis quelques temps, Melian être peut-être audacieuse ce jour-là, ou avoir outrepassé ses fonctions, mais pour le bien de notre Ordre.

Il se remet à me tourner autour, comme on le fait d'un cobaye, d'une chose, d'un animal ou d'un NOD que l'on dresse. Mentaliste défectueuse
Je fais l'effort difficile de ne pas entrer dans son jeu et de rester droite, sans suivre ses mouvements ou le suivre du regard. Comme s'il restait simplement devant moi. Mais inévitablement, mes émotions enflent et la colère gronde plus fort alors que je concède à ses affirmations.

Oui oui! Elle être blessée et soignée au Temple. Sa Reine l'avoir menaçée alors que Melian être en train de veiller sur son état. Le Temple avoir une mission de protection de ses croyants, Filgjia être menaçée et elle vouloir servir maintenant notre Loi.

En ai-je déjà trop dit? Il finit par me rendre folle à me tourner autour comme ça comme une mouche! Je fais finalement un pas sur le côté au moment où il veut à nouveau me contourner, de manière à lui bloquer le passage. Mon ton est désormais fort et sec.

HAA mais STOP! Cesser de tournicoter!
Melian penser aux Mentalistes avant tout. Filgjia être à la fois utile et fervente, des atouts pour notre congrégation, cher frère!


J'affiche un air buté qu'il ne verra peut-être pas mais tout en moi affiche mon agacement.  Tellement obnubilée par mes sensations, puissantes et assez inattendues, moi qui suis habituellement calme et discrète, je ne remarque pas tout de suite ce que mon confrère fait de nouveau avec la jeune femme.
Je remarque soudain qu'elle est pâle, en sueur comme si elle avait fait un effort intense, et elle se recroqueville sur elle-même, ramenant la couverture sur elle après une phrase de reproche un peu décousue à notre égard.

Immédiatement, ma colère retombe et l'inquiétude pour ma jeune protégée fait place. Je m'approche et la contemple quelques instants, il vaut mieux la laisser dormir. D'un geste machinal, je repousse très légèrement ma capuche, juste assez pour qu'il puisse croiser mon regard bleu glacé qui signifie qu'il n'a plus intérêt à la toucher.

C'est alors que je ressens une onde d'apaisement, qui semble venir de lui, accompagné d'un petit soupir, comme un renoncement. Mais nulle victoire dans mon esprit. Juste le soulagement de lui avoir visiblement donner réponses à ses interrogations. Je souffle aussi, je préfère le calme. Et tant mieux s'il s'est rendu compte de ses manières de rustres et si l'échange peux se poursuivre plus sereinement.

J'en viens même à sourire lorsqu'il se présente enfin officiellement. Je suis cependant étonnée qu'il se présente uniquement avec son prénom. Je hoche la tête en retour, en guise de salut. Puis entreprend de répondre à sa dernière question.

Melian pas vraiment comprendre le sens. Sans doute nous être lié par notre Ordre, notre fonction.  Melian pas avoir d'autres souvenirs de vous avoir déjà vu.

A moins que... dans le cadre de ma "formation", mon "redressement"... les expériences... les substances et les piqûres... tous ces visages sans formes.... Se pourrait-il..?
C'est à mon tour de blêmir un peu, mal à l'aise de ressasser ces vieux souvenirs enfouis.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Valkyrie
Instrument de plaisir

Féminin
Age : 38
Présentation du Personnage : http://novlangue-city.forums-rpg.com/t2114-mais-qui-est-celle-qui-ne-sait-qui-elle-est

http://novlangue-city.forums-rpg.com/t2069-avant-le-grand-rien

Mes RPs : http://novlangue-city.forums-rpg.com/t1972-je-m-appelle-filgjia-avec-jude
http://novlangue-city.forums-rpg.com/t1975-elle-s-appelle-filgjia
http://novlangue-city.forums-rpg.com/t2263-toit-murs-et-courant-d-airs
http://novlangue-city.forums-rpg.com/t2305-une-chambre-sombre-une-table-trois-chaises-et-un-lit
Fan Club RP : 11

Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: Re: Dans le secret du Cloître   Lun 5 Sep 2016 - 15:18

Il y a des instants dans la vie qui se posent en travers de votre perception. Ils vous laissent perdu et sans défense. Un dédale, un labyrinthe de l'esprit.
Il n'y a nul part où se réfugier, et personne pour vous guider.
Et puis à d'autre moment tout semble facile, les bonnes personnes, les bonnes décisions au bon moment et tout semble devoir vous réussir.

Aujourd'hui est un mélange des deux pour Filgjia, elle ressent une profonde reconnaissance pour Mélian. Sans elle, la ruche se serait à nouveau refermé autour d'elle. Peut être aurait elle était sanctionné durement, et elle n'avait aucune idée de ce qui l'attendait réellement. L'imagination perverse de Keiko était sans limites.
Elle ne pouvait qu'être reconnaissante envers les forces supérieures et mystérieuses d'avoir placés la mentaliste sur sa route.

D'un autre côté cet homme suspicieux venait remettre en cause sa place dans le temple. Et elle ne savait pas ce qu'il avait le pouvoir de faire. Si il les dénonçait se retrouverait elle dans l'obligation de partir?
Elle s'enferme dans ses songes, ses pensées files comme des étoiles tombant du ciel.
Elle laisse la myriade scintillante emplir son esprit afin de trouver un peu d’apaisement.
Mélian la protégera elle fixe toute sa pensée sur ce simple fait.
Elle sent à peine le frôlement léger sur sa jambe. Et fait le vide, le vide dans ses perceptions. L'homme en devient absent. Comme une pièce de puzzle manquante.

Depuis quand s'était elle mise à fuir ainsi la réalité sous la voûte céleste, s'imaginant jouer à saute mouton de planète en planète. Attraper des rubans de comète et .... rêver.

Ce monde si laid méritait un autre départ, une autre fin, une boucle différente pour ne pas s’effondrer, pour que jamais Novlangue, pour que jamais aujourd'hui ne soit.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Mentaliste
Le destin bat les cartes, nous jouons

Masculin
Age : 41
Présentation du Personnage : [url=LIEN vers le RP]Nom du RP[/url]
Mes RPs : [url=LIEN vers le RP]Nom du RP[/url]
Fan Club RP : 1

Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: Re: Dans le secret du Cloître   Ven 16 Sep 2016 - 23:46

Jon observait Melian et Filgjia. La tension semblait retomber, et cela lui paraissait bon.
Pourtant il se sentait mal à l'aise. Un agacement subtile semblait roder autour de ses pensées.

Il y avait quelque chose d'anormal dans cette pièce. Il le sentait, sur sa peau, physiquement.
Tous les gestes qui l'avaient emmené dans cette pièce, Jon les repassa dans sa mémoire. Le pistage de la mentaliste et de Filgjia. Sa façon compulsive de les espionner. Et puis cette porte qui aurait du rester fermée.

"Pourquoi?" se demanda-t-il. Tous ces gestes lui paraissaient justes, nécessaires et bons quelques minutes auparavant. Et maintenant qu'il avait accompli son choix, plein de ses certitudes, il lui semblait d'avoir commis quelque chose de terriblement faux, inutiles et mauvais.
L'ordre, la simplicité. Ni l'un ni l'autre n'avait guidé ses choix. La curiosité et la jalousie l'avait fait. "Jalousie?" s'étonna-t-il lui même. La jalousie de quoi? De qui?
Chaque chose à sa place et une place pour chaque chose. Mais plus Jon se regardait autour de lui, dans cette pièce spartiate et trop petite pour trois personnes, plus il sentait bien que quelque chose n'était plus à sa place.
Une sensation lourde, oppressante s'empara de lui. Un poids imaginaire sur sa poitrine lui provoqua une douleur néanmoins très réelle. Angoisse. Peur. Des émotions qu'il n'avait jamais éprouvé, sinon de façon quai imaginaire, lors des dérapages de ses projections mentales.
L'ordre, la simplicité. Où étaient-ils maintenant?
Il ferma les yeux. Il engagea l'une des ses projections. Mais la respiration n'arrivait pas à se faire plus lente ni plus régulière. Ses muscles ne se détendaient pas. Il ne vit que ombres, brouillards et ténèbres.
La peur. Sa propre peur.
Il se leva. Il examina à nouveau la pièce. Ordre... Ordre... Désordre. Désordre. Rien que du désordre dans sa tête et dans ses gestes, à posteriori indiscutablement irréfléchis!
Il ferma à nouveau les yeux, et plus il tentait d'activer une projection, plus l'angoisse s'emparait de lui. De l'ombre et des ténèbres surgirent des silhouettes, noire, froides, sans forme et sans visage. Des aiguilles... Et ses yeux se rouvrirent comme un coup de tonnerre. Jon observa Melian. Ses ombres venaient d'elle. Etait-elle en train de lui jouer un mauvais tour? Jon se cru trahi. Il lui tendait la main en voulant apaiser les esprits et elle tentait de l'anéantir profitant de sa faiblesse, pensa-t-il. La peur. L'angoisse. La paranoïa.

Et puis la sensation de ne plus être maître de rien. Comme si des émotions, des idées, des désirs d'autrui s'étaient emparé de lui et le pilotaient à distance.
"Pourquoi?" se demanda-t-il à nouveau. Pourquoi avait-il manqué à ses devoirs et n'avait-il pas rapporté à ses supérieurs ses suspicions? Pourquoi avait-il même eu des suspicions alors que maintenant les deux femmes, face à lui, semblaient innocentes et inoffensives?
"La colère! Le jalousie! Le désir". Une voix chuchotait dans sa tête et cette voix avait le visage monstrueux de toutes ses vies imaginaires passées, de toutes ses projections de recherches historiques qui avaient dérapé, sous les coup de ses délires psychotiques qu'il croyait maîtrisés.

L'ordre, la simplicité, soudainement étaient perdus. Fondus comme neige au soleil.
"La colère! Le jalousie! Le désir". La voix devint plus forte. Jon comprit enfin. Le désordre... L'élément qui n'était plus à sa place et qui n'avait plus sa place... C'était lui même!

"LA COLERE! LA JALOUSIE! LE DESIR!". La voix hurlait dans sa tête désormais.
Jon fit comme un bond et courra vers la porte. Fuir, vite, loin... Pour retrouver le silence, l'ordre. Mais sur le pas de la porte la voix dans sa tête cria encore plus fort et Jon tomba à terre, à genoux.

Il se tourna vers Filgjia. Il croisa son régard et y vit encore espoir, rêve, jeu... Une ancre à laquelle se rattacher.

Dans le tapage insupportable qui explosait dans sa tête, dans la terreur qui terrassait son cœur, Jon rassembla ses dernières énergies pour lancer un cri de secours à Filgjia, sans même savoir s'il avait eu la force de le dire ou juste de le penser. Puis il s'effondra au sol.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Mentaliste
Le destin bat les cartes, nous jouons

Féminin
Age : 29
Fan Club RP : 23

Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: Re: Dans le secret du Cloître   Lun 19 Sep 2016 - 19:28

Dans ma crainte à propos de cette étrange phrase de Filgjia, dans le doute d'avoir déjà croisé ce Mentaliste, je convoque mes plus affreux souvenirs, mes pires cauchemars pour tenter d'en discerner la silhouette qui se profile devant moi.
Je deviens plus pâle, ma tête tourne légèrement, alors je m’assois sur une chaise proche, juste à côté du lit où ma protégée s'est allongée pour se reposer de toute cette agitation autour d'elle.

Il y a des choses qui doivent rester enfouies, je devrais le savoir. Les ombres tapies dans l'obscurité ne demandent qu'à resurgir et à me hanter. Très vite, trop vite, je me laisse submerger par ses douloureuses images et je ne contrôle plus mes émotions.
Sans le vouloir, sans le savoir, je projette mes visions en direction du nouveau venu. La jeune Valkyrie à ses propres rêves pour elle, elle est naturellement protégée contre mes projections involontaires, mais pas le mentaliste.

Au milieu des ténèbres, des ombres mouvantes et difformes et des aiguilles, je perçois soudain le visage horrifié de mon collègue. Comme un signal d'alarme, je reviens soudain à la réalité et remise tous mes cauchemars au placard. Je rouvre des yeux un peu hagard sur la pièce et croise le regard accusateur et perturbé de mon confrère. Je grimace. Se pourrait-il que mes visions l'aient à ce point affectés? Ais-je projeté si fort ces images terrifiantes qu'il les ai vécus comme une réalité? Comme s'il était à ma place?

Pourtant sa folie continue, et je vois son visage déformé par la colère, la douleur, la peur... Il fuit vers la porte, mais finalement tombe à genoux en gémissant.
Je regarde ce spectacle sans vraiment comprendre, et soudainement je prend conscience que je dois l'aider. Je me lève d'un bond alors qu'il émet un cri à demi articulé, une pure détresse et une main figé en direction de Filgjia qui, les yeux mi-clos, semble s'être détachée de la réalité.

Jon?

Je murmure presque son nom, tant je redoute le pire. Je m'accroupis près de lui, il semble inconscient.

Je me retourne vers Filgjia, qui semble être ailleurs elle aussi. Je ne comprend pas, je n'arrive pas à trouver la logique des choses qui viennent de se passer, mais pourtant, dans ma tête, il me semble savoir ce que je devrais faire.

Heureusement que la chambre n'est guère très grande. Je viens m'asseoir en tailleur, non loin du lit, de sorte de pouvoir être en contact avec ma protégée mais aussi avec le mentaliste. D'une main, j'attrape celle, figée et froide, de mon collègue inconscient, tandis que mon autre main vient se poser sur l'épaule de Filgjia. Je ferme les yeux, tentant d'entrer en contact avec eux, tâtonnant aux abords de leurs conscience.
Si je suis capable de ressentir leurs émotions et de projeter les miennes, peut-être puis-je également servir de "transmetteur" entre les deux, et faire profiter au Mentaliste des rêves de ma jeune apprentie.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Valkyrie
Instrument de plaisir

Féminin
Age : 38
Présentation du Personnage : http://novlangue-city.forums-rpg.com/t2114-mais-qui-est-celle-qui-ne-sait-qui-elle-est

http://novlangue-city.forums-rpg.com/t2069-avant-le-grand-rien

Mes RPs : http://novlangue-city.forums-rpg.com/t1972-je-m-appelle-filgjia-avec-jude
http://novlangue-city.forums-rpg.com/t1975-elle-s-appelle-filgjia
http://novlangue-city.forums-rpg.com/t2263-toit-murs-et-courant-d-airs
http://novlangue-city.forums-rpg.com/t2305-une-chambre-sombre-une-table-trois-chaises-et-un-lit
Fan Club RP : 11

Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: Re: Dans le secret du Cloître   Mar 27 Sep 2016 - 16:10

Tout cela est tellement vide de sens.
Si même ici elle n'est pas en sécurité.
Si même ici les luttes de pouvoir vous mettent en danger, alors où aller?
L'être humain est tel que rien ne peut le sauver. Rien.
Cela tourne en elle, elle se réveille en sursaut.
Une chaîne invisible les relie.
Une chaîne matérialisée pourtant par les mains de Mélian.
Ce qui l'a réveillé c'est l'entrée en contact, comme un doux grésillement dans ses pensées.
un chatouillement de l'âme.
Elle devient présente au monde.
Elle est JE.
Je suis Elle.

J'observe Mélian et Jon, je suis profondément triste. Triste pour eux et ce que je perçois de leur parcours, il est comme le mien. Ce sont des enfants arrachés à une vie d'enfant, persuadés d'être à leur place, mais perdus. En quête de perfection et d'absolu.
Je replonge dans ma projection de tout à l'heure. La Neige, Noël, les chants de Noël, les fenêtres décorés d'où l'on peut apercevoir des familles en train de s'attabler pour le repas du réveillon.
La neige est de plus en plus épaisse, nous entourant de froid et de douceur.
Mélian et moi sommes vêtues d'un manteau long étroit à la taille et évasé jusqu'au genoux, suivant parfaitement la forme de notre petite robe à jupon. De gros collant de laines nous grattouillent et les chaussures fourrées, nos bonnets et écharpes sont l’élégance même.
En face de nous Jon a un beau manteau fourré, assorti à ses gants et son bonnet également.

Nous sommes tous les trois réunis dans une ronde immobile, en plein milieu d'une rue.
De chaque coté des maisons superbement et ostentatoirement décorées. L'ombre de la maison dans mon dos se met à grandir grandir... comme si elle devenait immense.

Je m'aperçoit alors que nous avons perdu notre haute taille d'adulte. Soudain nous n'avons pas plus que 14 ou 15 ans. Des adolescents en habits d'hiver, en habits de fête.

Derrière nous encore une porte s'ouvre, une voix mélodieuse appelle :

" Jonathan, Fiona, Mellany ! rentrez, nous passons à table ! vous allez attraper froid à rester là "

Je lâche la main de mes compagnons de voyage. Le froid picote mes joues, mon nez. Tellement réel que j'en arrive à douter. Où commence la projection et où s'arrête t'elle?
J'hésite un instant, avant de leur faire un signe de tête et de les encourager à me suivre. A passer la porte vers la chaleur de cette maison qui semble être la nôtre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Mentaliste
Le destin bat les cartes, nous jouons

Masculin
Age : 41
Présentation du Personnage : [url=LIEN vers le RP]Nom du RP[/url]
Mes RPs : [url=LIEN vers le RP]Nom du RP[/url]
Fan Club RP : 1

Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: Re: Dans le secret du Cloître   Dim 30 Oct 2016 - 22:21

Jonathan rentra dans la maison en se tapotant les épaules avec les mains pour essayer de se réchauffer. Il accrocha son manteau, secoua ses chaussures pour en faire tomber la neige qui y était resté accrochée.
“Maman, j’arrive!” hurla-t-il vers le couloir, pour bien confirmer à sa mère qu’il était rentré.

Il s'installa au salon, à table. Son père, assis dans son fauteuil, lisait le journal.
“Papa, te souviens-tu des Winston?”
Le père baissa le journal qu’il était en train de lire, et fixa son fils. “Gerald et Marie? Ceux qui habitent au fond de la rue?”
“Oui. J’ai croisé Gerald. Il a encore un souci avec le boitier de vitesse de sa Pontiac. Crois-tu que je puisses passer cet après-midi lui donner un coup de main?”
Son père le regarda de travers. Il n’appréciait guère les talents de mécaniciens de son fils, surtout pour un fils d’avocat destiné un jour à fréquenter Harvard. “Fiston, tu ne crois pas que tu exagères? C’est un jour de fête, et tante Sarah va nous rejoindre cet après-midi. Il me semble que…”

Sa femme l’interrompit, ramenant au salon une dinde rôtie qui sentais bon les souvenirs d’enfance et des fêtes de fin d’années. “Arrête de faire ton rabat-joie” lui fit-elle, “tu es vraiment un ours. Tu n’as donc toujours pas compris?”
“Qu’y a-t-il à comprendre?” s’agaça le père.
“Jon à raison chéri, Gerald est tout juste rentré de Corée: soutenir et aider nos vétérans devrait être le devoir de tout bons voisins. Et puis tu sais, surtout… Notre cher Jonathan s’intéresse moins à leur Pontiac qu’à Charlène, leur fille…" expliqua-t-elle, ajoutant un petit clin d’œil adressé à son époux.
"À propos de filles…”. La mère s’adressa alors à Jonathan: “Jon, trésor... Tu veux bien aller appeler Fiona et Mellany? Pourquoi ne sont elles pas rentrées avec toi quand je vous ai appelés? “ s’agaça-t-elle.

Jonathan retourna à la porte en grognant. Il dû se rhabiller, remettre son manteau et il regarda dehors, au delà du porche et jusque dans la rue. Il avait eu tellement froid auparavant qu’il décida d’enfiler en plus ses gants et son écharpe.

Une fois dehors, aucune trace ni de Fiona, ni de Mellany.

Juste au coin de la rue, en contrebas, deux étranges femmes, l’une encapuchée, mystérieuse… L’autre brune, fine, portant un fin voil sur la tête… En les voyant, Jonathan éprouva un frisson dans le dos. Une sensation désagréable, lui collant à la peau. “Ai je… peur?” se demanda-t-il, la boule au ventre, comme si la question même était terrorisante en soit. Il descendit la rue, appelant les filles à tue tête. Cette situation commençait à l’agacer. Pourquoi ne venaient-elles pas?

Les deux jeunes femmes s'approchèrent alors de Jonathan qui resta immobile en suivant leur pas du regard, comme figé par l’angoisse. Pourquoi se dirigeaient-elles vers lui? Elles portaient les mêmes manteaux, les mêmes robes à jupons que ses sœurs mais… Qui étaient-elles? Il en avait peur et en même temps, quelque chose de familier semblait percer à travers leurs regards. Comme hypnotisé, Jonathan se sentait attiré par ces deux étranges figures qui traversaient le froid et les lumières de Noël comme si elles étaient d’ailleurs, d’un autre monde, échappées d’un rêve. Ou d’un cauchemar?
Le deux femmes lui tendirent leurs mains et sans que Jonathan n’en ai réellement conscience, il leur tendit aussi les siennes. Soudain au contacts de leurs doigts, une sensation de chaleur lui envahit le corps. Une sensation enveloppante, profonde et sensuelle. Jonathan ferma les yeux et se sentit transporté ailleurs. Des images étranges, sombres, charnelles se bousculèrent de façon désordonnée dans sa tête et avant qu’une quelconque forme d’ordre puisse se rétablir, la voix de sa mère retentit.

" Jonathan, Fiona, Mellany ! rentrez, nous passons à table ! vous allez attraper froid à rester là "

Fiona lacha la main de Mellany et de Jonathan, et se dirigea vers la porte.
“Pourquoi portes-tu ce voile?” lui demanda Jonathan.
Il n’obtint aucune réponse.
Il se tourna vers Mellany. “Qui es-tu? Pourquoi caches-tu ton visage?”
Aucune réponse.

Fiona fixa Jonathan d’abord et ensuite Mellany. La chaleur dans le cœur de Jonathan se fit encore plus intense. Il regarda la maison, sa maison. Leur maison. C’était un magnifique jour de fête. La neige rendait tout si candide et brillant. Qu’y avait-il à craindre?
Jonathan exhorta ses sœurs: “Rentrons, vite! La dinde va refroidir sinon. Et tante Sarah ne va pas tarder non plus.”  
Pourtant un frisson glacé lui traversa à nouveau le dos… Deux mots incongrus lui vinrent à l’esprit sans qu’il n’en comprenne le sens et surtout l’opportunité à cet instant précis. Ordre. Simplicité.
“Aidez moi” pensa-t-il, “je ne sais plus où… Je ne sais plus qui….”.
Fiona lui adressa un dernier regard, doux, intense, réparateur, comme si elle avait lu dans ses pensées...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Mentaliste
Le destin bat les cartes, nous jouons

Féminin
Age : 29
Fan Club RP : 23

Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: Re: Dans le secret du Cloître   Jeu 3 Nov 2016 - 23:10

Je me concentre, j'ai une chose importante à faire, qui nécessite de cesser de penser et... Non. En fait je ne sais plus. Qu'avais-je à faire déjà? Pourquoi m'imposer une quelconque obligation quand je peux être dehors et profiter de la neige? Les fêtes de Noël sont imminentes et une joie profonde  et innée, innocente s'est emparée de moi. Plus rien ne m'importe vraiment que d'être moi-même, m'amuser tranquillement avec mes frères et sœurs.

Tiens, en parlant d'eux, je crois qu'ils ne sont pas loin. Je regarde autour de moi et aperçois Fiona, qui me sourit et porte tout comme moi un charmant petit ensemble d'hiver, parfait pour l'extérieur tout en restant au chaud. Nous nous rapprochons de Jonathan, qui nous regarde approcher d'un air étrange. Quelle mouche l'a donc piqué?
Nous nous rejoignons et naturellement nos mains se tendent et s'étreignent, en un cercle parfait, en une communion sans limite avec le monde. Et tout devient évident, comme quelque chose qui était jusque-là caché et qui se révélait à nous, du moins est-ce ainsi que je le ressens.

La voix de notre mère interrompt notre communion silencieuse, nous invitant d'une voix légèrement réprobatrice et impatiente à rentrer au chaud. C'est alors que Jonathan nous pose de drôles de questions, à Fiona et moi. Nous avons toutes deux nos bonnets et écharpes, de quoi parle-t-il?
Finalement Fiona est partie devant et nous entraîne à sa suite, ravivant la joie et la chaleur dans nos âmes. Je prend la main de Jonathan et le guide à l'intérieur, le poussant devant moi joyeusement.

Viens!

Après avoir taper les bottines et m'être débarrassée du manteau et des accessoires, je viens finalement m'asseoir à table, passant devant le sapin superbement décorés et chatoyant de nombreux reflets dorés. L'odeur de la viande, des petits gâteaux et toutes les décorations illuminent la maison d'un éclat particulier, d'une beauté simple.
Tranquillement installée à table, face à ma famille, mon frère et ma soeur, je leur souris. Mais quelque chose cloche soudain, me gêne. je ne suis pas à l'aise, pas comme il faut! Leurs visages s'éloignent, s'assombrit, la lumière vacille.
Je réalise alors que, comme mon frère l'avait prédit, une grande capuche sombre me couvre la tête et une partie de mon visage, cachée!

Je suis cachée, protégée, j'ai toujours souhaitée l'être. Mais avec eux, dans cette ambiance de fête, cette pureté de l'esprit, je ne peux pas me cacher. Je lève une main hésitante et rabat ma capuche, m'en débarrassant d'un coup pour dévoiler mes cheveux noirs et mes yeux bleus presque métalliques, alors que mon autre main va se poser sur celle de Jonathan en face de moi.

Tout va bien! fais-je en souriant. Nous sommes pareils....
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Dans le secret du Cloître   Aujourd'hui à 20:46

Revenir en haut Aller en bas
 
Dans le secret du Cloître
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

+
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Novlangue est un univers totalitaire inspiré de 1984 (G Orwell) :: Novlangue -§ Zones sous contrôle
[ Forum RP - Cité de Novlangue ]
 :: Temple des Mentalistes :: Temple
-
Sauter vers: