AccueilNovlangue 2140FAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Novlangue est un univers totalitaire inspiré de 1984 (G Orwell)

Ambiance Blade Runer, The Island, Total Recall, et tant d'autres où les libertés sont étranglées...
Chut! Big Brother... La délation est l'arme des cafards...
Bienvenue dans notre Monde!

 

Partagez | 
 

 CHAMBRE 214

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Maitre du jeu
Ecoutez ma voix...

avatar
Fan Club RP : 34

Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: CHAMBRE 214   Ven 11 Juin 2010 - 17:21

...


Dernière édition par Corben Dallas le Sam 12 Juin 2010 - 22:54, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://novlangue-city.forums-rpg.com

Insurgé
Libre, même dans l'esclavage

avatar
Masculin
Age : 25
Fan Club RP : 3

MessageSujet: Re: CHAMBRE 214   Sam 12 Juin 2010 - 15:31

L'obscurité s'est faite pesante, jusqu'à m'engloutir et me noyer dans son flot de songe, emporté dans un sommeil comme un raz de marée déferlant dans mon esprit.
J'ai tourbillonné vainement dans une chute onirique irréelle, pendant des heures, tentant de m'agripper à tout ce qui pourrait ressembler de prés ou de loin à une prise solide mais rien ne se révélait vraiment efficace.

Et puis, d'un battement de cœur, je me suis réveillé, l'esprit et les yeux encore encrottés de ce rêve idiot.
Les murs humides et moisis de ma cachette ont étés remplacés par un intérieur propre et agréable à vivre et la pelure qui me sert de drap a disparu au profit d'un lit moelleux et confortable.
Je me redresse dans le lit, et m'adosse à un oreiller. Mes mains frottent vigoureusement mes deux tempes douloureuses, j'essaye de faire le point. J'ai un marteau piqueur coincé entre deux neurones.
Je ne suis pas chez moi. Cela sonne comme une évidence, mais résonne comme quelque chose d'anormal.
Où suis-je ?
C'est curieux, je ne me souviens pas de la journée d'hier. Je suis sorti des égouts, et....
Plus rien...
Comment ais-je pu atterrir dans cet endroit ?

Mes habits sont soigneusement pliés sur une table basse, et une enveloppe est posée sur celle ci.
Je sors du lit avec difficulté, due à une absence de motivation ( et une différence de température entre l'intérieur de la couette et le « dehors » ).
J'enfile un sous-vêtement, un pantalon, puis attrape la lettre.
J'hésite à l'ouvrir. Elle ne peux être source que de problème. Qui dit lettre dit contact avec quelqu'un de l'extérieur, et ça, c'est pas bon.
La lettre est totalement blanche à l'extérieur. seul un « A ouvrir à votre réveil » trône dessus, à l'encre noire en lettre capitale sobre et sans signe d'écriture particulière.
Dois-je ? Ne dois-je pas ?
Bon...
J'arrache plus que je n'ouvre l'enveloppe, et m'empare du message à l'intérieur.
....
Une invitation à un repas.
Sans fioriture ni politesse. Juste une invitation. La personne qui l'a posée n'a surement pas voulu me reveiller....

Qui a bien pu l'écrire, et où suis-je ? Je dois probablement être pris pour quelqu'un d'autre, ou quelque chose comme cela.
J'enfile mon tee-shirt et me passe un coup d'eau sur le visage. Je suis à peu prés présentable, si je réajuste un peu mes vêtements et que je parviens à effacer cet air hagard de mon visage.
Le moindre de mes traits est tiré par des sentiments contradictoires qui se mélangent et donnent un patchwork étrange. J'ai l'air fatigué et perturbé. Il ne manque que le sourire dément pour avoir l'air du parfait aliéné.
Un long soupir plus tard, je me décide et quitte la chambre, l'enveloppe et mon appréhension en main.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Insurgé
Libre, même dans l'esclavage

avatar
Féminin
Age : 32
Fan Club RP : 4

Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: Re: CHAMBRE 214   Dim 13 Juin 2010 - 13:35

-mmmh !

mal à la tête

-hmh ?

tient ? doux, moelleux... au putain j'ai chaud !
J'émerge et sort le nez de sous la couverture en prenant une grande inspiration.

-hhhhhah !


Ça surprend au réveil, un lit comme ça, confortable et tout. Mais où est la terre battue ? Ya trop de lumière... c'est jolie. Mais ça pique les yeux ! Il n'y avait pas de fenêtre dans la cave.
Et ses draps...

-mmmm

...trop. Surtout comme ça, au réveil. Est-ce que j'oserais m'étirer ? Oh putain non ! Ça décharge déjà bien assez. C'est pas le moment de m'étourdir, je ne sais pas où je suis.
Je me redresse pour observer les alentours. C’est joli, tout décoré, tout propre, accueillant. J’en suis prise de vertige et me rallonge. Le plafond impeccablement blanc et son lustre en verre scintillant tournent au dessus de ma tête.
Est-ce que c’est un rêve ? Soudain je me souviens d’un cauchemar. Le visage d’une fille aux yeux verts, encapuchonnée de rouge. Elle me scrutait, terrifiante. Une image assez traumatisante pour me sortir mon trip matinal.
Ah bah non, il fait nuit en fait. J’ai dormi toute la journée ?
Il y a l’électricité ici. Je ne suis sûrement pas dans les bas fonds ni dans les sous-terrains. C’est pas bon, ça. Comment j’ai atterri ici ? Je crois que j’ai intérêt à décamper discrètos avant de me faire chopper. En plus je crois qu’il y a quelqu’un dans le lit d’à côté. On va pas faire de bruit pour éviter de le réveiller.

Là bas, il y a une porte. Je vais m’enfuir par là. Je pousse doucement la couverture, m’en mort la lèvre de devoir quitter sa volupté. La fourbe glisse comme une caresse sur mon épaule, puis sur mon autre épaule, juste en dessus. C’est cruel de vouloir me retenir comme ça. Mais je ne peux pas rester. Si on me trouve ici, je suis foutue.
Je me lève donc doucement, et sur la pointe des pieds, me dirige vers la sortie. Je tourne la poignée avec précaution et me faufile derrière la porte. Ça y est, je suis lib… dans une salle de bain. Merde ! C’était pas la bonne porte.

Et maintenant, je n’ose plus ressortir. Je ne sais pas qui dors dans la chambre et ne tient pas trop à le savoir. Si c’est le proprio il risque d’appeler la police en me voyant chez lui. A moins que ce soit lui qui m’ait amené ici ? Pourquoi faire ? Dans un cas comme dans l’autre, ça sent mauvais.

Qu’est-ce que je fais ? Il faudrait que je sorte, que je prenne l’autre porte… en espérant ne pas me retrouver dans la cuisine, le placard à balai ou je ne sais quoi encore.
Mais elle est chouette cette sale de bain. Il y a même une baignoire. Non, ce n’est pas une baignoire, c’est une piscine pour hippopotame ! Elle est immense. Le miroir aussi est immense… j’ai une de ces têtes… crasseuse, les cheveux en vrac, mal coupés. C’est n’importe quoi, il y en a de toutes les longueurs comme je les taille moi-même pour ne pas qu’ils me gênent. Pas les moyens d’aller voir un coiffeur… et pas sûr qu’un coiffeur accepte les mutants dans son salon. Du coup, je fais un peu tache dans cette pièce toute clean.
Mais si je sort, j’ai peur de tomber sur quelqu’un. Il faudrait au moins qu’on ne voit pas ce bras. Je pourrais peut-être le dissimuler avec cette serviette marqué du nom d’un hôtel de Chinatown. C’est donc là que je me trouve ? Dans un hôtel chic. Mais qu’est-ce que je fout là ?
Bon de toute façon, même en cachant le bras, avec la tête que j’ai je serais grillée en un rien de temps. Il faudrait au moins que je me décrasse… mais si j’entre dans cette baignoire, je ne sais pas comment je vais en ressortir. Me voilà déjà obnubilée par son merveilleux robinet chromé qui me fait de l’œil. Il est lisse et brillant. Mince, trop tard, je n’aurais pas du y toucher. Je n’aurais pas du tourner le robinet non plus, ne pas me laisser enivrée par le chant chuchoté de l’eau qui chute et glisse au font de cette surface opalescente.
Tant pis, il faut bien que je me décrasse de toute façon. Alors je succombe au charme du bain, frémis quand mon orteil entre en contact avec l’eau limpide et chaude. La vapeur me monte à la tête.
L’eau qui cours sur ma peau, glisse, chatouille, et jet qui masse, s’en est piquant, électrique. C’est fort, ça me prend et ça imbibe mes vêtements. Merde, mes vêtements ! J’en ai oublié de les enlever, ils sont tout trempés. Je pose la pomme de douche, retire mes frusques et les essors. Ça fait un jus marron dans la baignoire. Je les jette sur le carrelage et tire le rideau de douche pour retourner plus décemment dans les bras de l’extase, mouillée toute entière et droguée par de délicieuses senteurs de shampoing.
Je crois bien que je n’en sortirais pas indemne.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

N.O.D
La mort vous va si bien...

avatar
Masculin
Age : 30
Fan Club RP : 0

Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: Re: CHAMBRE 214   Lun 14 Juin 2010 - 19:16

Voilà plusieurs heures qu'il est là, allongé sur le dos à se triturer l'esprit, les yeux fermés. Aucune hypothèse pertinente concernant l'origine de son arrivée dans ce lit ne lui traverse l'esprit, rien. Tout comme dans ses poches, où son arme et son argent se sont faits la belle. Sa concentration est fortement perturbée par ces flashes qui jaillissent dans son esprit ; le visage de cette femme qu'il n'a jamais vue auparavant. Et ces yeux... Ces yeux...

Il a ouvert les yeux en se réveillant, naturellement, et après avoir noté qu'il n'était pas à l'endroit où il s'était assoupi mais dans une chambre d'hôtel inconnue, il les a refermés, préférant attendre que cet environnement extérieur et inconnu agisse avec lui plutôt que l'inverse. Quelqu'un connaissait la raison et/ou était à l'origine de son arrivée ici, il attendrait donc que la quiétude des lieux soit perturbée.

... Les heures passent...

Alors qu'il est sur le point de se rendormir, un miaulement éveille ses sens et les met en alerte. A quelques mètres de lui, sans doute dans un autre lit, quelqu'un vient de se réveiller. Les minutes passent, bruits de pas légers, ouverture et fermeture de porte. Au vue de la provenance du bruit de cette dernière, la personne n'est pas sortie. La porte n'avait aucunement l'air d'une porte d'entrée de chambre, plutôt une donnant sur les toilettes ou la salle de bain.

... Les minutes passent...

De l'eau qui coule. Rapide analyse de la situation qui amènent l'homme à penser que l'autre connait les lieux. Une personne saine d'esprit, dans un lieu inconnu et où se trouvent d'autres inconnus n'aurait pas comme premier réflexe de se diriger vers la salle de bain et d'y prendre un bain. Il rouvre les yeux, et scrute plus attentivement les lieux. Les autres lits sont vides, il est donc seul en compagnie de quelqu'un pouvant l'informer sur sa situation. Faire cracher le morceau, c'est son domaine, ça ne devrait pas être compliqué...

Il se lève, fouille discrètement les tiroirs, les armoires, le salon, la cuisine. Un couteau à pain dans la poche et un torchon pour bâillonner plus loin, il s'avance contre la porte. Elle s'ouvre vers l'intérieur de la salle de bain, il suffira donc lorsque la poignée tournera, de donner un coup très violent sur celle-ci pour étourdir ou assommer son partenaire de chambre.

... Les secondes passent...

Il visualise encore et encore le mode opératoire, prêt à le mettre en action.

_________________
J'pourrais avoir un p'tit baiser avant que vous ne vous en alliez ? J'me sens très seul ici...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Insurgé
Libre, même dans l'esclavage

avatar
Féminin
Age : 32
Fan Club RP : 4

Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: Re: CHAMBRE 214   Lun 14 Juin 2010 - 21:11

Enfin propre à mort et shootée comme un sous neuf, je sort en m'accrochant en au rideau de douche pour ne pas me crouter la gueule.
Oups ! Le bord de la baignoire était un peu trop haut par rapport à mon pied et le rideau de douche a lâché prise sur sa tringle. Je m'étale la face sur le carrelage, mais même pas mal.

Putain, cette douche, c'était de la bonne ! Heureusement que je ne fais pas ça tous les jours. D'habitude un peu d'eau de pluie dans une bassine rouillée, c'est bien suffisant. Il ne faut pas abuser des bonnes choses. Surtout quand on a un sens exacerbé de ce qui est bon.

Bon, c'est pas tout de flemmarder par terre, il faut que je me relève et que je m'en aille. Bon sang que la terre est basse !
Appuyée sur le bord du lavabo, je vois mes cheveux mouillés ruisselant sur une joue encore toute empourprée. Ça fait du bien, le carrelage froid sous les pieds. Trop de bien dans mon état. J'ai fermé les yeux, puis les ai rouvert en me sentant vaciller. Je crois que je vais m'assoir, le temps de me sécher et de redescendre un peu sur terre.

La serviette est douce et chaude. Je piquerais bien un petit roupillon, enroulée dedans. Mais je ne dois pas oublier qu'il y a quelqu'un dans la pièce d'à côté. Il m'a peut-être entendu tomber. Ça l'a peut-être réveillé.
Ouais, j'ai intérêt à ne pas m'éterniser là.

L'ennui, c'est que mes vêtements sont trempés. Ça fait encore plus ressortir la crasse et ça risque de se voir, surtout dans un endroit aussi chic. Et il y a ce troisième bras comme un panneau clignotante marqué "Je suis une insurgée. Tuez-moi". Comment faire pour ne pas me faire prendre ?
Si j'enroule la serviette autour de moi comme ça, par dessus ma poitrine et mon épaule la plus basse et si je garde le bras plié bien contre moi ? C'est pas trop mal... bon, ça fait quand même une bosse. Mais si je met mon autre bras gauche devant, comme ça, l'air de rien ? Si je croise quelqu'un je m'arrangerais pour qu'il me voit du côté droit.
De toute façon, je n'ai pas vraiment le choix.

Je devrais avoir peur en m'approchant de la porte. Au lieu de ça, je titube encore de mes excès et pose une main euphorique sur la poignée.
Ensuite, BAM et blackout. K.O., mon corps fiévreux tombe lourdement sur le carrelage froid de la salle de bain. Je n'ai rien vu venir. Même pas eu le temps de sentir mon crâne heurter le sol.
Game over et bonjours marchant de sable.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

N.O.D
La mort vous va si bien...

avatar
Masculin
Age : 30
Fan Club RP : 0

Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: Re: CHAMBRE 214   Mer 16 Juin 2010 - 0:15

Vite fait bien fait, comme dit le proverbe.

L'homme entre dans la salle de bain, couteau de cuisine dans la main droite, juste au cas où... Il s'assure que la femme soit bien endormie pour ranger l'ustensile de cuisine...

Il regarde indifférent les gouttes de sang perler du nez de l'inconnue, pendant qu'il la traine par les pieds jusqu'à la chaise du bureau de la chambre. Il la soulève par les bras, et l'installe sur cette dernière. Un rapide retour jusqu'à la salle de bain pour récupérer une serviette, la déchirer en deux et attacher fermement les deux* bras de sa compagne de chambre aux accoudoirs de la chaise.

Il sort le torchon d'une des poches intérieures de sa veste, et bâillonne la belle au bois dormant. Tout étant prêt pour la phase de réveil, il retourne jusqu'à la salle de bain, remplit un verre d'eau fraîche, se perd dans son reflet quelques instants, puis retourne rejoindre sa compagne. Aucun élément perturbateur n'a compliqué son plan, il espère que les informations sortiront de sa bouche aussi aisément que le sang de son nez suite à son heurt sur le carrelage de la salle de bain.

"Splash !"

Le verre d'eau en plein visage fonctionne à chaque fois, et voilà la belle qui se réveille, embrassée par un jet d'eau glaciale. Elle a un côté sauvageonne, elle se débat, tape du pied, essaie de hurler, mais rien n'y fait. Bâillonner, attacher, faire en sorte que la chaise soit sur de la moquette afin de limiter l'impact sonore, tout cela n'est que routine pour lui, reste à attendre que le calme ne regagne la chambre.

Les minutes passent, et la quiétude regagne les lieux. Elle semble plus effrayée par le visage estropié de l'homme que par la situation dans laquelle elle se trouve. Étant à priori liée à son arrivée dans cette chambre, elle devrait pourtant savoir qui il est, son rôle dans la société et imaginer les prochaines minutes qu'elle va passer en sa compagnie... Il s'approche d'elle, retire délicatement le torchon de sa bouche, le jette par terre puis, d'une voix calme :

- Et si nous faisions connaissance ?

*N.b. : le bras étant bien camouflé sous la serviette et n'étant pas d'humeur à se rincer l'œil, il n'a pas remarqué le nombre improbable de bras...

_________________
J'pourrais avoir un p'tit baiser avant que vous ne vous en alliez ? J'me sens très seul ici...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Insurgé
Libre, même dans l'esclavage

avatar
Féminin
Age : 32
Fan Club RP : 4

Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: Re: CHAMBRE 214   Mer 16 Juin 2010 - 1:37

Arglp ! mouillé
Je ne suis pourtant plus sous la douche.
Ça coule avec un petit gout bizarre. J'ai mal.
J'essaie de porter une main à mon nez, mais quelque chose m'en empêche. Je commence un peu à flipper.

J'ouvre les yeux péniblement, tente de faire le point et... l'espace d'un instant je regrette un peu de m'être réveillée.
Je suis attachée à une chaise avec un truc dans la bouche et un type louche se tient là, juste devant moi. Mon premier réflexe est de gigoter et de gueuler, mais ça ne sert à rien et je m'arrête juste à tend avant qu'une troisième main ne sorte de sous la serviette. Une chance qu'elle soit toujours en place. Elle commence un peu à glisser du côté droit. J'essaie de la retenir le plus discrètement possible par en dessous avec ma main libre plaquée entre mes seins, et ne bouge plus d'un pouce.

Peut-être qu'il ne s'en rendra pas compte. Peut-être que j'arriverais à passer pour quelqu'un de normal. Peut-être qu'il ne saura pas que je suis une rebelle. Peut-être qu'il ne va pas me faire de mal... mais dans ce cas, pourquoi m'avoir assommée et ligotée ? Putain, je le sent très mal ce plan là !

Pitié dite moi que ce n'est pas un NOD ou un mentaliste !
Oooooh.... il a une sale tête. J'aime vraiment pas ça. Je ne veux pas savoir comment il s'est fait ça au visage et encore moins subir le même sort... ou pire...

Les doigts des deux mains du haut cramponnés aux accoudoirs, la troisième serrée contre mon cœur qui galope à cent à l'heure, je le regarde s'approcher, pétrifiée. Je respire mal avec le baillons et le pif explosé.
Il me l'enlève, le torchon. Il n'est peut-être pas si méchant qu'il en a l'air en fait. Si ? Peut-être. Mais au moins je respire... un peu trop fort. C'est la trouille. Je n'ai qu'une envie, c'est de me barrer en courant.

Mon souffle se coupe quand j'entends sa voix.
Il veut faire connaissance ? ou bien c'est un petit jeu de mauvais gout ? Un truc de sadique. Moi je veux bien jouer du moment qu'il ne me fait pas de mal.

-Ok... ok...

Faisons connaissance alors. Il faut que je me présente ? J'aurais bien envie de lui dire que je ne suis surtout pas une insurgée, mais ce serait sans doute plus crédible si je faisais comme si ça ne m'était même pas venu à l'idée qu'il puisse penser que j'en suis une. Mais du coup, je lui dit quoi ?

-euh... moi c'est Emilie... Vous habitez ici ? C'est beau comme tout... heum...


Pas sûr que de complimenter ses gouts en décoration d'intérieur m'attire sa sympathie. Il a l'air tout sauf sympathique ce monsieur. Et je devrais peut-être faire un peu plus gaffe à ce que je dis. Du coup, je n'ose pas dire un mot de plus. Pourtant, j'aurais bien d'autres questions. Qui est-il ? Qu'est-ce qu'il me veut ? Est-ce qu'il a l'intention de me torturer et de me tuer ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

PNJ

avatar
Féminin
Age : 27
Fan Club RP : 0

MessageSujet: Action PNJ   Jeu 17 Juin 2010 - 10:05

Ici aussi...

On frappe à la porte et sans attendre une réponse :

Bonjour, M'ssieur dame
Le repas est servi à 20 heures, restaurant de l'hotel.


Un rapide coup d'oeil dans la chambre.
Curiosité ?

Claquement de porte.
Sydney n'est plus là.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Insurgé
Libre, même dans l'esclavage

avatar
Féminin
Age : 32
Fan Club RP : 4

Fichier Edvige ♫ ♪♪
<b>Particularité </b> Particularité :
Un peu d'histoire :

MessageSujet: Re: CHAMBRE 214   Mar 29 Juin 2010 - 15:28

Elle a vu, la dame, mais elle s'en fout ? Ya donc personne pour venir me sauver ?
Bah non. Les parias et les monstres comme moi on ne les sauve pas. On ne peut pas jouer les princesses en détresse avec une coupe de sauvage et un membre en plus. Faut que je me sauve moi-même quitte à bouffer mes liens comme un rat.

Vite, c'est le moment où jamais ! Tant qu'il tourne la tête, distrait par la dame, je sort ma troisième main -tant pis pour la serviette, je préfère être à poil mais en vie que de crever sur cette chaise- et me grouille de défaire les liens. Vite ! Vite ! Vite !
Et hop, je me lève et je cours ! Non, merde, je suis encore attachée de la main gauche du haut, j'ai été trop vite. Merde ! Merde ! Merde !
Je traine la chaise sur un mètre ou deux, renverse une table basse, paf le vase. Merdouille !

-M'approche pas twaaa !!


Est-ce que je panique ? Qu'est-ce qui me fait le plus peur, lui qui pourrait me chopper avant que j'ai le temps de filer ou le bordel que je fais avec cette putain de chaise ? J'ai les cheveux dans les yeux en plus, je vois que dalle. Je ramasse le vase et le lance dans sa direction au cas il se rapprocherait. Puis me remet à cavaler jusqu'à la porte sans regarder en arrière, pour voir s'il me suit.

Arrivée dans le couloir, je stop deux secondes pour finir de me détacher de la chaise et cours aussi vite que je peux.

Oui, je sais, une mutante qui cours à poil dans les couloirs d'un hôtel chic, ça fait un ptit peu désordre. Mais c'est pas ma faute. Je veux vivre ! Parce que c'est tellement bon, de vivre, on en mourrait.


[direction, se pas où, au pif peut-être]
[EDIT : hop ! lancé de dé et c'est par là ]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: CHAMBRE 214   

Revenir en haut Aller en bas
 
CHAMBRE 214
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

+
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Novlangue est un univers totalitaire inspiré de 1984 (G Orwell) ::  :: Archives de Novlangue :: Animations terminées :: [ANIM TERMINEE] Elle 21 :: Grand Hotel de Chinatown :: Chambres du Grand Hôtel-
Sauter vers: