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Novlangue est un univers totalitaire inspiré de 1984 (G Orwell)

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 Eric le Pieu Et Silvius Le Canard

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MessageSujet: Eric le Pieu Et Silvius Le Canard   Sam 31 Juil 2010 - 9:52

Il était une fois un homme pieux nommé Eric, Croisé de son état. Il ralliait une terre à l'autre sur un petit navire à voile, sillonnant les mers pour apporter civilisation et foi. Dieu guidait les vents, pensait il, et rien ne pouvait lui arriver sous cette divine protection ; L'avis d'Eric, Dieu m'en est témoin, est erronée. Croisé ou non, si le barbu avait existé, il n'aurait pas offert sa protection à des psychopathes tranchant dans le lard des impies et des hérétiques. Ceci, Eric ne le saura jamais, la mort étant définitive malgré les croyances ...
Mais la mort ne survient pas tout de suite. Le couperet ne tombe que lorsque que personne ne s'y attend : La providence raffole des coups de théâtre !
L'histoire appuie également sur le fait qu' Eric manie mieux l'épée que les cordes, et que son itinéraires n'était probablement pas correct comme le démontre l'histoire suivante.
Vous êtes bien assis, je peux commencer ? Bien....



La mer est capricieuse, paraît il. Et impitoyable. A vrai dire, les deux affirmations sont correctes : L'immortalité leurs permet de ne pas se soucier des mortels et du temps qui passe.
Ce jour là, Eric le Pieux essuya la plus grande tempête de sa vie.
Dans un concert de vagues et de bulles, avalant la moitié de l'océan, il maudit la mer et son caractère digne de sa belle mère. Puis, après une liste incroyable de juron prononcés à haute voix par Eric, l'Océan en eu assez : Une ultime vague s'enroula autour de la coquille de noix et la réduisit en miette, puis en miette de miette pour ne pas faire dans la mesure.

Eric s'échoua sur une plage, au milieu d'une marée de débris et d'écume. Si lui pouvait se vanter de n'avoir pas rendu l'âme, son navire ne pouvait malheureusement pas en dire autant.
Se hissant sur ses membres rendus douloureux par le choc, il se mit debout et fit quelques pas dans le sable chaud. Rien de cassé, aucune contusions graves, aucun traumatisme. Son épée se trouvait toujours solidement harnaché à son dos.
Il fût aussitôt fier de sa santé et de son corps robuste, endurci par des années d'entraînement pour devenir croisé et servir les causes de l'église, qui lui avait permis de s'en sortir aussi facilement. Encore une fois, le pauvre avait tout faux...
Eric le Pieu, après avoir fait un rapide tour d'horizon, déduisit qu'il se trouvait sur une île et qu'il devrait trouver de quoi survivre le temps de refaire un bateau. L'île se trouvait être parfaitement cylindrique. Du sable tout autour, puis une forêt gigantesque au milieu.
Il se mit donc en route à travers la jungle d'un pas optimiste, l'esprit entièrement tourné vers Dieu et ses chemins impénétrables. Il marcha durant plusieurs heures, quand son regard croisa celui d'un palmipède. Un canard. Blanc. Au milieu de la jungle.
Eric, surpris de cette découverte incongru au milieu de la jungle, dégaina son épée et trancha par réflexe dans l'oiseau palmé qui fut littéralement sectionné en deux.
Puis, un second oiseau, intrigué par la mort de son ami, apparu. Et un troisième. Puis un quatrième. Finalement, ce fut tout une armée de coin-coin qui grouillaient au pied du croisé, tournant autour de leurs congénère mort.
Il leva à nouveau son épée pour se frayer un chemin dans cette mer de palmipède caquetant, quand soudain une voix retentit :
«Non ! Stop ! Stooooop ! Assez de mort !»
Ces mots virent d'un canards, aussi surprenant que cela puisse paraître. Eric fut surpris, aussi. C'est ca, la magie de la religion : Qu'un serpent parle ne pose aucun problème, mais concernant un canard c'est une autre paire de manches. Ou de palme, je ne sais plus trop.
Le palmé en question était différents des autres : Il portait un foulard rouge, et dans ses yeux brillait un regard humain.
«Vous venez de tuer mon frère. Oserez vous demander réparation ?»
Eric secoua la tête, cligna des yeux plusieurs fois éberlué, puis répondit d'une voix hésitante :
«Demander réparation pour un animal ?»
Le canard différent caqueta rageusement, ce qui eu pour effet de calmer l'excitation de la foule de palmés, respectueuse du canard différent d'eux, qui s'éloigna rapidement à travers la forêt. Bientôt, seul le croisé et le canard au foulard rouge restèrent.
Le canard repris la parole, d'un ton qui se voulait calme mais à travers lequel transpirait la rage :
«Oui, je demande réparation. Vous avez tué mon frère. Nous ne sommes pas de vrais animaux vous savez ? Nous étions humain avant, mais mes pairs ne s'en souviennent plus. Trop d'années se sont écoulées.... Je demande réparation !!»
Eric ricana : menacé par un canard ?!
«Et que me ferez vous, si je ne répare pas mes fautes, et qu'à la place je vous fait rôtir ?»
Le canard effectua une courbette méprisante.
«J'en dis que si vous me faites rôtir, le grand seigneur que vous êtes passerait à côté d'un trésors des plus inestimables.»
Eric dressa l'oreille au mot "trésors", l'imaginant brillant de milles feux dorés. L'or tend à calmer même les sangs les plus chaud sitôt prononcé.
«Que dites vous ?
- je dis que vous passeriez à côté du trésors qui se cache sur cette île. Voulez vous entendre mon histoire, à moins que vous préfériez faire un bon repas à base de canard ?
- Soyez tranquille, je ne toucherais à aucune de vos plumes. Racontez moi donc votre histoire.»

Le canard s'assit sur une pierre, puis pris un air triste ( Ce qui est extrêmement difficile à faire pour un canard ) :
«Mon histoire n'est pas joyeuse, sachez le. Tout a commencé avec l'arrivée de mon bateau sur cette maudite île en compagnie de ma famille et d'autres passagers. Nous avons survécu, tant bien que mal pendant quelques semaines, avant de nous rendre compte de la présence d'autres humains ici...
- Ici ?
- Dans la forêt... En fait, ils s'agit d'un couple... Ils se sont servis d'un talisman pour tous nous changer en canard afin de nous dévorer.
- C'est moche...
- Je sais.... Mais nous nous sommes échappés, non sans y laisser des plumes.
- Donc ? Quel rapport avec un trésors ?
- Le trésors se trouve au même endroit que le talisman ! Dans la montagne au centre de l'île. Si tu me change en humain, je te guiderais vers la clé du trésors.
- Pourquoi un pal.... Palmi... Palmif... Un canard comme toi connaîtrait autant de chose ? Parce que tu piaille, tu piaille, mais qui me dis que ce n'est une ruse ?
- Tout d'abord, je ne piaille pas ! Je caquète ! Et ensuite je vous l'ai dit ! Je ne suis pas un Vrai Canard !
- Bon, peu importe. Tu prend tes coins et tes coins et tu m'emmène au trésors, si tu veux pas finir en gésier ! T'as un nom ?
- Silvius. Silvius le Canard.
- Ton nom est ridicule.
- Je sais !
- Bon, en route.»

Le canard râla un peu pour le principe, puis traversa la forêt en se dandinant. Eric le suivi.
La forêt aurait pu émerveiller Eric, si son esprit n'avait pas été rempli à ras bord du métal précieux qui l'attendait. C'est donc avec un air émerveillé gravé sur le visage et une démarche pensive que le croisé fit route vers la montagne renfermant le coffre et l'amulette.
La montagne n'étant pas si abrupte, le canard et son nouvel ami ne mirent que quelques heures à atteindre le sommet. De temps à autre durant la promenade, les palmes douloureuse, le canard improvisait des pauses avant d'être remis en route par un coup de pied au fondement administré par le religieux.
Puis, le sommet de la montagne, enfin.

Silvius tourna son bec jaune vers le croisé, et coin-coina :
«voilà l'entrée... A l'intérieur, l'amulette et le trésors. Tu n'oublie pas ta promesse, pas vrai ?
- Je n'oublie pas, je n'oublie pas»
Eric Le Pieux hésitait à rendre sa forme au canard. Après tout, s'il le faisait, il devrait la moitié du trésors à l'humain, alors qu'un canard n'est pas intéressé par l'argent. Était-ce une bonne affaire ?
Le canard parût tout de même satisfait de la réponse :
«Bien, alors, suivez moi.» Caqueta-il en dandina son croupion à l'intérieur d'une grotte creusée dans la fameuse montagne.
Au bout de la grotte humide, accompagnés par les bruits provoqués par les gouttes d'eau s'écrasant sur le sol, Eric eut le plaisir de découvrir un coffre de taille modeste posé dans un coin et une amulette d'éclat violet non loin de lui.
Eric, n'écoutant que son avidité mis ses bras en tenaille sur le coffre, pris appuis sur le sol et fit levier avec son corps. Le coffre ne bougea pas d'un iota. Il s'y pris de différentes façons, mais ne parvint pas à l'ouvrir ni à entamer le métal dont le coffre était façonné.
«Je vous l'ai dis,» Répéta le canard, «il faut une clé. Mais je vous y conduit si vous me changez en humain grâce à cette amulette posée là bas.»
Eric secoua la tête, et émit un simple «non.»
Silvius parût attristé ( autant qu'un canard puisse l'être... Tient, je l'ai déjà dit, ca ) et s'assit sur le sol humide de la grotte :
«Vous m'en voyez désolé, mais jamais je ne vous révèlerais l'emplacement de la clé sans que vous ne m'ayez tout d'abord rendu ma forme première. Voyez vous, j'ai trop peur de vous offrir le coffre et d'ensuite finir aussitôt à la broche.»
Eric Le Pieux hésita, puis :
«Bon, vous avez gagné. Je vous rend votre forme humaine, et ensuite nous partirons à la recherche de cette clé.»
Le croisé prit l'amulette entre ses doigts, qu'il soupesa pour évaluer sa valeur, puis l'enroula autour de son cou avant de fermer le clapet à l'arrière.

Un jeune homme à foulard rouge finit d'ajuster les vêtements du croisé, puis regarda d'un air amusé le palmipède : Eric le Palmé. Le croisé avait désormais des plumes.
«Désolé, mais il me fallait un gogo pour redevenir humain.» murmura Silvius.
« Quoi ? Quoi quoi ? QUOI ?» s'écria le canard, d'un caquètement outragé.
Le canard, surpris de sa nouvelle forme et énervé par la ruse, se mis à secouer ses ailes aussi violemment que possible. Le jeune homme à foulard rouge l'attrapa délicatement.
« Cesse de te débattre et accepte ta nouvelle condition. Moi aussi je me suis fait avoir de la même façon il y a quelques années. Une seule personne changée en canard par l'amulette à la fois. A ton tour. Par contre, n'essaye pas de voler, l'espèce en laquelle l'amulette nous change ne possède pas d'ailes adéquates. »
Il enlève le joyau violet du cou du canard et la repose délicatement sur le cailloux.
«Tu devrais retourner en bas, dans la forêt : Tu retourne dans le troupeau de canard sauvages, tu te mêle aux canards ordinaires et tu offre le même mensonge au prochain visiteur à s'échouer sur le rivage... »
Silvius défit son foulard rouge, et le laissa tomber au sol.
«Avant de partir, je te l'offre. Si tu arrive à l'enfiler avec tes ailes, bien sûr. Il permet de te démarquer des autres canards, qui, eux, sont des vrais, évidements. J'ai jamais compris pourquoi l'île regorgeais de ces trucs à plumes, mais bon. Ça dois faire parti de la malédiction. Bref, je te souhaite une bonne chance, et je te laisse. Adieu. Moi, je file, il y a un petit radeau dans une crique pas loin, pas question pour moi de m'éterniser.»
Il s'éloigne, et le nouveau canard du nom d'Eric le Palmé ne le revit jamais.


Eric le Pieux, surnommé Eric le Palmé après cette affaire, ne profita guère de sa nouvelle condition. Il fut mangé peu de temps après, mettant un terme définitif à la malédiction sur l'île. Il paraît que son goût fut appréciable grâce aux fruits dont il raffolait, merci à lui.

Morale : Si un jour vous vous faites bouffer, arrangez vous pour avoir bon goût.
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