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Novlangue est un univers totalitaire inspiré de 1984 (G Orwell)

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 Golgoth

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Mentaliste
Le destin bat les cartes, nous jouons

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Un peu d'histoire :

MessageSujet: Golgoth   Jeu 8 Avr 2010 - 19:30

&hl


L’homme l’aime, mais il ne sait pas lui dire.

Le gamin le déteste, mais n’ose pas lui dire.

Le mieux qu’il puisse faire, c’est taper dessus. Déjà avant lui, avant la crise, il avait la main leste, mais son intégration dans les NOD n’a rien arrangé. Alors quand ils ont commencé a virer les vieux flics, sa main est devenue carrément lourde. Le gamin, si l’on pouvait voir sous les boursoufflures qui ne quittent désormais plus son visage, est beau. De cette beauté froide, qui ne frappe pas, n’attire pas l’oeil, mais l’apaise. Ses yeux, que les larmes jamais n’ont mouillé, sont d’un gris anthracite, profond, son regard en est déstabilisant. Mais le pire, c’est qu’il a celui de sa mère. Et l’homme désespère de pouvoir jamais le voiler de larmes, pour moins y voir son aimée.

Tout est de sa faute, de toute façon. C’est lui qui a tué sa mère. Du moins est-ce ce que l’homme pense. Un peu avant que le gamin n’arrive, ils l’ont emmenée. Il ne sait pas qui ils étaient, il ne les a pas vu. Ils l’ont emmenée dans une sorte d’hôpital, pour faire des examens au gamin, car les naissances seraient désormais contrôlées, qu’on lui a dit. Quand enfin il a été appelé à l’hôpital, le gamin, enroulé dans une couverture, l’attendait dans un casier à son nom, et jamais il ne l’a revue, si ce n’est dans ses yeux, à lui.

Dans l’enfance de l’homme, son père lui avait parlé un peu des religions, et dedans, il se rappelait d’une chose qui lui faisait penser à la mort : le Golgotha. Alors il appela le gamin Golgoth, parce qu’il était la mort, à ses yeux.

La mère avait donné ses yeux à l’enfant, et l’enfant avait donné ses larmes au père. Et de ce jour, jamais il n’y eu d’autre contact entre eux que les coups de l’homme sur le gamin.

L’homme pleurait souvent, et l’enfant pas. Et l’homme buvait.

Et ce soir, alors qu’il bois depuis un bon moment, il a compris. Il comprend. Il comprend que pour ne plus souffrir au moindre regard de son fils, il n’y a qu’une solution. Il faut les fermer à jamais. Alors ce soir, il va renvoyer son fils à sa mère.

Mais ce qu’il n’a pas vu, c’est que le gamin a grandi. Pas beaucoup, mais suffisamment pour être agile, assez pour ne plus être le tas de viande sur lequel tape l’homme. Mais ça, le père ne s’en est pas rendu compte.

Et, l’espace d’un instant, il le regrettera.

L’enfant le voit approcher, lever la main, mais il ne sait pas quoi faire, il n’a pas appris, lui, contrairement à son père, à se battre, et puis il est trop petit, trop faible. Il voudrait que ça s’arrête, que les coups ne pleuvent plus, il voudrait pouvoir dormir la nuit sans être réveillé par la douleur qui transperce son visage, il voudrait juste vivre comme les autres gens, qu’il voit parfois passer par la fenêtre, et qu’il pense, par sa naïveté d’enfant, être heureux. Il voudrait qu’il meure.

Quand le coup tombe, l’enfant écarquille les yeux, au grand désespoir de son père. Mais un instant après, il n’est plus sur la trajectoire du poing. Le coup dans le vide attise la haine du père. Il se retourne, cherche le gamin, et le voit, près de la table. Déséquilibré par le mouvement brusque et l’alcool, il avance lentement vers lui, la main déjà levée.

L’enfant, lui, ne sait pas trop ce qu’il fait, comme si ses bras, ses jambes, son corps entier décidait seul de ce qu’il avait à faire. Le couteau avec lequel son père coupait sa viande se retrouve dans sa main, et là, il reprend la maîtrise de ses geste.

La, devant son père qui semble avancer au ralenti, devant cet homme alcoolique et violent, qui durant huit ans l’a frappé, un sourire aux lèvres et les larmes aux yeux, il est maître de son corps, de son avenir, et quand le bras s’abaisse à nouveau, d’un geste rapide, précis, il enfonce de toutes ses forces la lame dans le ventre de son père, et la remonte jusqu’à ce qu’elle se bloque dans les côtes, alors il tire dessus, attend le coup qui lui brisera les vertèbres, mais son père s’écroule dans un long râle. Il se penche sur son visage, et comme l’homme commence à fermer les paupière, il le regarde une dernière fois dans les yeux et lui crache au visage.

Quand il se relève, il voit l’homme en noir qui l’observe depuis la porte d’entrée, un large rictus fendant son visage taillé à la hache.

- Tu regrettes ?

- Non.

La voix du gamin n’est à peine plus qu’un chuchotement, mais elle est assurée.

- Ca te dirait d’apprendre à te servir de ton don ?

- Don ?

- Tu crois qu’un merdeux de ton âge pourrait se déplacer et réagir aussi vite que tu viens de le faire ?

- Pas fait exprès.

- Je sais, et si tu viens avec moi, tu apprendras à faire exprès, et si tu travaille bien, tu pourrais peut-être devenir Mentaliste de l’Ordre.

- D’accord.

Il ne sait pas ce que c’est, mais il ne voit pas ce qu’il pourrait faire d’autre que suivre cet homme, alors il y va.

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